Bonjoir à toutes et à tous!
... Oui, je suis encore vivante! J'ai du mal à repartir mais je suis revenue, vous voyez?! Je risque pas de poster toutes les semaines mais je compte pas abandonner...
Enfin, après tout ce temps, je suis bien là avec un chapitre! Non ce n'est pas une blague, un vrai chapitre, promis!
Alors bon, je souhaite une bonne lecture à toute personne qui passera ici, que ce soit un ancien lecteur ou un nouveau!
Voiça mon chapitre 16! :D
Chapitre 16
On the road again
« Gandalf, enfin ! m'exclamai-je, impatiente d'entendre ce qu'il avait à nous dire.
– Bonjour à toi aussi, Maëra, répondit-il d'un ton léger, bien que je puisse percevoir une once de reproche dans sa voix.
– Euuuh oui, désolée ! Bonjour ! Mais où étiez-vous toute la journée ? lui demandai-je, consciente de lui poser la question dont nous mourions tous de connaître la réponse.
– Et où est notre hôte, d'ailleurs ? renchérit le hobbit.
– Une question à la fois ! maugréa le magicien. Et pas avant la fin du souper, ajouta-t-il, car je n'ai rien avalé depuis des heures. »
Et nous dûmes tous avouer que cette idée n'était pas pour nous déplaire. On ne remet pas la nourriture à plus tard, voyons ! Surtout de la bonne nourriture préparée par des animaux magiques, cela nous changeait des réserves de survie que nous emportions lorsque nous étions en déplacement... Une fois le repas terminé, nos ventres bien remplis, et nos assiettes vides, Gandalf se décida enfin à nous faire le récit de sa journée.
« – Je vais d'abord répondre à la première question... Mais, oh ! Voilà un endroit merveilleux pour les ronds de fumée ! »
What ?
Ne venait-il pas de faire la transition la plus incompréhensible de l'histoire de son existence ? Ce que nous voulions tous à ce moment, c'était qu'il nous raconte ce qu'il avait fait ! Pas qu'il se défonce à l'herbe à pipe !
J'échangeais un regard perplexe avec les deux jeunes frères, alors que le reste de la compagnie se contentait de fixer le magicien, essayant de comprendre ce qu'il lui arrivait, tandis que ce dernier s'amusait à envoyer des ronds de fumée tournoyer au plafond, comme un enfant qui joue avec des bulles de savon.
Finalement, au bout d'une bonne demi-heure, Gandalf se décida à revenir parmi nous.
« J'ai relevé des traces d'ours, commença-t-il. Il y a dû y avoir un rassemblement la nuit dernière, il y en avait beaucoup trop pour qu'elles soient toutes de Beorn. Je dirais qu'il y avait des ours de toutes tailles, et qu'ils sont venus de toutes les directions, sauf de l'ouest, où il y a la rivière à franchir. Dans cette direction-là ne menait qu'une seule série de pas, et partant d'ici, seulement. J'ai suivi ces traces jusqu'au Carrock, où elles disparaissaient dans la rivière, mais l'eau était trop profonde et le courant trop fort pour me permettre de passer au-delà du rocher. J'ai parcouru plusieurs kilomètres à pied avant de trouver un endroit assez peu profond pour que je puisse marcher à gué puis nager. Après quoi j'ai dû parcourir encore du chemin en sens inverse pour retrouver les traces. Et à ce moment-là, il était déjà trop tard pour que je puisse les suivre sur une longue distance. Mais elles partaient en direction des forêts de pins du versant oriental des monts brumeux... Là où nous avons eu notre petite altercation avec les wargs. Et ainsi je crois avoir également répondu à votre deuxième question », dit il enfin.
S'ensuivit un long moment de silence, avant que Bilbo ne se décide à parler.
« Qu'allons-nous faire, s'il ramène ici tous les wargs et les gobelins ? Ne nous aviez-vous pas dit qu'il n'était pas de leurs amis ? s'exclama-t-il, inquiet.
– C'est exact. Ne soyez pas stupide ! Vous feriez mieux d'aller dormir, vous avez l'esprit fatigué. » Et c'est sur ces mots que Gandalf se retira, nous laissant perplexes.
Pourquoi Beorn était-il parti en direction des monts des gobelins, comme le laissait penser les découvertes de Gandalf ? Était-il digne de confiance ? Étions-nous vraiment en sécurité ici ? Tant de questions perturbaient mes amis, mais elles furent chassées alors que certains nains se mirent à chanter, rapidement suivis par les autres.
Une vague de fatigue me submergea alors, et j'eus seulement le temps de m'allonger sur un matelas de paille, avant de sombrer dans un profond sommeil, bercée par les voix de mes compagnons de route.
Le réveil fut assez rude.
Imaginez donc… Deux jeunes nains, qui malgré leur jeunesse sont bien plus âgés que vous, complètement réveillés, s'amusant à vous chatouiller les pieds ?
Ce doit être assez dérangeant, quand on ne les connaît pas. Malheureusement pour moi, il s'avérait que je connaissais plutôt bien ces jeunes gens, ainsi je ne fus même pas étonnée lorsqu'à mon réveil, je retrouvais deux visages hilares presque collés au mien.
Le petit-déjeuner avait apparemment été excellent, assez pour qu'il ne reste presque plus rien lors de mon approche furtive et discrète de la table où reposait normalement la bonne nourriture.
« – Bonjour Maëra ! s'exclama Dori en me voyant approcher – pas si discrètement que ça, finalement.
– Heeey ! Bonjour à toi Dori ! Dis-moi, il ne reste plus rien à manger ?
– Eh bien, malheureusement pour toi, ma petite, je crains qu'il ne reste plus grand-chose… Nous nous sommes tous levés assez tôt, nous partons bientôt.
– Déjà ?! Ô nourriture ! »
Je me précipitai sur la table ou reposaient encore quelques grosses miches de pain, une jarre de lait et un grand pot – à moitié vide – de miel, mais malheureusement pour moi, une douleur aigue me transperça la hanche, et je me retrouvai au sol, devant une dizaine de nains interloqués et inquiets.
– Maëra ! s'écria Fili en se précipitant sur moi, si rapidement que je n'eus pas le temps de savourer mes retrouvailles avec le sol que j'avais déjà un nain à mes côtés. Que t'arrive-t-il ?
– Eh bien, pour tout te dire… Je crois que ma hanche a décidé de se révolter. Trop d'effort trop tôt, elle n'est pas du matin…
– Oh, c'est vrai que tu es blessée ! Est-ce que ta hanche te fait encore mal ? me demanda Ori, inquiet.
– Nooon ! Tranquille, ça devrait aller, n'vous en faites pas ! leur répondis-je avec un petit sourire pour masquer ma douleur (douleur qui, heureusement, commençait à s'estomper).
– Si tu t'étais vue tomber, comme nous l'avons vu il y a quelques minutes à peine, tu serais aussi inquiète que nous, contra Bofur, l'air particulièrement sérieux.
– Or je ne me suis pas vue tomber, donc pas de problème de ce côté-là ! m'exclamai-je, déjà debout, en me dirigeant vers l'imposant banc en bois.
– Si tu le dis… Je garde un œil sur toi, ma petite, me prévint Balin en fronçant les sourcils.
– Eh bien… »
On ne vous a jamais appris que c'était mal élevé de couper la parole ? Moui, je me disais aussi. Il semblerait que ce n'était pas le cas de notre ami Beorn, qui déboula dans la salle, débordant d'énergie, et me coupa en plein milieu de ma phrase.
« Ainsi vous êtes encore tous là ! s'exclama-t-il, avec un air étonné assez crédible. Étrange. Vous n'avez pas encore été dévorés par les wargs, les gobelins, ou les méchants ours à ce que je vois… »
Il s'assit ensuite à table, et se mit à manger avec appétit, et je m'empressai de saisir une miche de pain ainsi qu'un gobelet, de peur de me retrouver le ventre vide. Entre deux bouchées, il nous raconta en détails son aventure de la veille. Tous les membres de la compagnie l'écoutaient avec attention, et je vis du coin de l'œil Bilbo se joindre à nous.
Beorn avait effectivement remonté la rivière, comme l'avais dit Gandalf, mais avait continué jusque dans les montagnes. En arrivant au niveau de la falaise, les arbres brûlés et les wargs morts lui avaient confirmé la véracité de cette partie de notre histoire, mais il avait surtout attrapé un gobelin dans la forêt, et avait réussi à en tirer des informations.
Il était maintenant convaincu de notre sincérité. Et n'en fut que plus enclin à nous aider. Il nous donna bien plus de vivres que nous ne pouvions en transporter, de l'eau, et de la nourriture qui durerait longtemps, comme des noix, en quantité. Il nous proposa des poneys, pour nous aider à porter tout ça, au moins un peu… Et nous congédia, soulagé de notre départ, mais aussi compatissant. La prochaine étape de notre aventure était Mirkwood…
Ainsi notre petite compagnie quitta le changeur de peau et la sécurité que sa maison nous procurait. Nous nous dirigeâmes vers le nord, bien que la forêt ne soit pas loin devant nous, le seul sentier… Hum, « sûr », dirons-nous, se trouvait quelques centaines de mètres plus loin, en direction des montagnes grises. Beorn nous avait prêté des poneys, mais nous devions les relâcher à l'entrée de la forêt. Ce serait un peu embêtant par la suite de transporter nos affaires, mais l'ours avait déjà fait énormément pour nous, et nous ne pourrions infliger la traversée de la forêt à ces poneys, même s'ils étaient à nous.
« Maëra ! m'appela Gandalf, d'un ton assez grave.
– Euuuh, oui ? »
Je n'osais m'approcher plus qu'à deux mètres, paralysée. C'est donc lui qui vint à ma rencontre, à mon plus grand dam.
« Comment vous sentez vous ? »
Et il avait repris le vouvoiement ! Ce constat m'attrista. Mais au moins, il ne me réprimandait pas.
« Je me sens bien, je suppose. J'ai encore mal aux côtes, et mon épaule me lance. Mais je me rétablis plutôt bien, pour une grande blessée de guerre. Je serais bientôt prête à retourner au combat ! plaisantais-je.
– Je ne trouve pas ça drôle, jeune fille. Ne parlez pas de combat comme d'un jeu !
– Oh, mais je plaisantais, monsieur ! Quelle ambiance funeste cela doit être chez vous...
– Ce n'est pas en plaisantant que vous allez survivre dans cette forêt, sachez-le, répondit-il sèchement ».
Je l'avais surement vexé, le pauvre vieux…
« Je peux essayer au moins ! » rétorquais-je, moi-même un peu refroidie.
Il me quitta sur ces mots, gagnant l'avant du cortège, très certainement pour retrouver Thorin et Balin.
J'entendis la voix de Bofur s'élever de derrière moi :
« Rire un peu ne lui ferait pas de mal. »
Ralentissant pour être à son niveau, je lui répondis :
« C'est indéniable… Espérons que le reste du voyage soit un peu plus gai… Cette forêt est déjà assez sombre comme ça.
– Alors je compte sur toi pour apporter un peu de joie ! me dit-il franchement.
– J'essayerai de ne pas te décevoir, alors, lui répondis-je, sincère.
– Je sais que tu y arriveras », m'assura-t-il avec un sourire désarmant, avant que Gandalf ne prenne la parole. Nous étions arrivés à la lisière de la forêt…
« C'est ici que nos chemins se séparent, annonça-t-il. Relâchez les poneys, qu'ils retournent chez leur maître.
– Comment ça, vous ne venez pas avec nous ?! s'étonna Ori.
– Je vous assure que ce n'est que par extrême nécessité, dit-il sous le regard noir de Thorin.
– Vous nous abandonnez au moment où nous avons le plus besoin de vous… maugréa Gloin.
– Mais dois-je vous rappeler que je ne fais pas partie de cette compagnie ? Je vous ai accompagné jusque-là car je voulais m'assurer que tout se passerait bien. Et j'ai bien fait d'ailleurs ! Je n'ose imaginer où vous seriez sans moi… dit-il en me lançant un regard entendu. Cependant j'aurais pu vous laisser n'importe quand. Mais je ne le fais que maintenant, parce qu'on a besoin de moi ailleurs. Et que je pense que vous êtes assez forts pour traverser cette forêt sans encombre… Enfin, sans rien de bien handicapant pour la suite, je l'espère. Croyez bien que je vous accompagnerais si j'en avais la possibilité, déclara le magicien, très sérieux. Et maintenant, assez parlé ! Vous feriez mieux de partir tout de suite si vous voulez avoir assez avancé et trouvé un endroit à l'abri à la tombée de la nuit. Et si vous voulez arriver à Erebor avant le jour de Durin, bien entendu.
– Vous reverrons-nous avant la fin du voyage ? s'inquiéta Kili.
– Oui, je vous retrouverai à Erebor, quand vous serez sortis de là.
– Très bien. Lâchez les poneys. Gandalf, à bientôt, dit sèchement Thorin.
– Je vous souhaite bon courage, traverser cette forêt n'est pas la plus joyeuse partie de votre voyage. Mais elle est nécessaire. Et n'oubliez pas, ne vous écartez pas du sentier. Si vous vous perdez dans cette forêt, il n'y aura aucun moyen pour vous de trouver la sortie, nous prévint-il, avant de partir au galop.
– Bien, le magicien n'est plus là. Je suppose qu'il ne nous reste plus qu'une chose à faire… » dit Thorin, avant de ramasser deux sacs et de pénétrer dans la forêt. En quelques instants, il avait déjà disparu à moitié dans son obscurité inquiétante.
Nous le suivîmes tous, lentement. Cette forêt faisait vraiment flipper ! Genre vraiment. Je me sentais mal, comme si un Détraqueur était dans le coin… Me rapprochant de Fili, je me résignais à avancer plus vite, avant d'être perdue et seule.
« – N'aie pas peur, ça va aller ! me dit le blond.
– C'est trop glauque… Je ne me sens pas bien.
– Hm... Je suppose que c'est normal que tu sois plus sensible à cette forêt que nous, tu es plus jeune, plus délicate », me dit-il gentiment.
Haussant un sourcil, je lâchais un rot magnifique.
« – Délicate oui, c'est sûr, répondis-je tandis que le nain riait à côté de moi.
– Oublie ça ! Tu es un aussi délicate qu'une pierre ! Une vraie naine, corrigea-t-il, un immense sourire aux lèvres.
– Merci bien, je suis touchée par tes paroles si tendres ! » riais-je à mon tour, avant de lui planter un baiser sur la joue.
Il m'avait rendue de bonne humeur, alors que quelques secondes avant j'étais partagée entre la perspective de faire dans mon pantalon ou de vomir mon petit-déjeuner dans la capuche de Thorin… Une des deux idées me plaisait plus, tout de même, mais je préférais être joyeuse.
Nous marchions depuis déjà plusieurs heures, j'avais une soif incroyable et mon envie de sortir de cet endroit se faisait plus pressante. Oui, une envie pressante. La compagnie s'arrêta le temps de faire une pause, le soleil ne tarderait pas à se coucher, et nous n'avions toujours pas d'endroit ou passer la nuit, un peu en sécurité. Je dis bien un peu, cette forêt ne m'inspirait vraiment pas confiance.
Nous avions beaucoup marché et mes côtes commençaient à m'élancer, alors je m'assis contre un tronc, crevée. Le hobbit s'assit près de moi.
« Bonjour Maëra », me salua-t-il.
C'est vrai que nous n'avions pas eu l'occasion de nous parler depuis la veille.
« Salut Bilbo !
– Comment te sens-tu ? »
Il était un peu inquiet, ça s'entendait.
« Ca va, je me rétablis, lui dis-je, sincère.
– Hm… Et ton épaule ?
– Quoi, mon épaule ?
– Eh bien, tu avais une blessure assez profonde.
– Oh ! Je n'y avais pas pensé… En fait, je ne la sens plus vraiment… »
A ces paroles, le hobbit fronça les sourcils, et se leva.
« Puis-je voir cette épaule ? » me demanda-t-il.
Un peu gênée, je retirais ma cape, puis dégageais mon épaule de sous mes vêtements. Oin me l'avait bandée après avoir nettoyé la plaie, et il avait changé mon pansement avant notre départ. Mais la blessure saignait encore. .
« Depuis combien de temps n'as-tu pas changé ce pansement ?
– Euuhm… ce matin ! Il sembla soulagé.…
–Bien », répondit-il.
Puis il se leva, et me laissa là, interloquée… Pourquoi était-il parti d'un coup, comme ça ? Je décidai de ne pas y faire attention, et commençai à me rhabiller quand je le vis revenir vers moi avec deux autres membres de la compagnie.
« Déshabillez-vous », m'ordonna Thorin.
Je sentis le rouge me monter aux joues... Hein ?! Après quelques secondes d'absence je me repris et exposai mon épaule à la vue de mes trois compagnons.
« La blessure saigne encore, à ce que je vois. s'exclama Oin.
–.
–Votre épaule a besoin d'être nettoyée souvent, si vous voulez récupérer entièrement.
– Ah ! Je pense aussi que c'est une bonne idée.
– Ne rigolez pas avec ça, c'est très sérieux », me réprimanda froidement Oin.
Pas marrant…
« Maintenant Maëra, on va nettoyer ça », me dit Bilbo d'un air plus doux.
Il retira le pansement doucement, j'esquissai une grimace. La blessure en dessous n'était pas belle à voir, aussi je détournais les yeux. Mon regard se planta dans celui de Thorin. Il avait un air sévère, distant, mais il y avait aussi quelque chose de… doux dans ses yeux. C'était assez étrange.
Il s'approcha de moi tandis qu'Oin nettoyait ma plaie.
« Vos côtes vous font toujours souffrir ?
– Non, plus vraiment.
– C'est la vérité ? demanda-t-il en haussant un sourcil.
– Oui ! Je ne mens pas, sérieusement ! »
Pourquoi est-ce que personne ne me croyait ?
« Permettez-moi d'en douter, déclara Oin d'un air sceptique. Et même si c'était le cas, je ferais mieux de jeter un coup d'œil. »
Thorin prit un bout de tissu, attendant que Oin termine d'appliquer un onguent odorant, puis il banda soigneusement ma peau, en faisant attention à ne pas appuyer sur la blessure même.
« Maintenant, examinons cette hanche. » me dit Oin.
Un peu gênée, je baissai légèrement mon pantalon et relevai mon haut, exposant mon ventre au soigneur. Il m'examina quelques secondes, appuyant ici, là, me demandant si j'avais mal, comme tout bon médecin.
« - Rhabillez-vous. Vos côtes sont encore sensibles, et ménagez votre hanche, vous pourriez vous retrouver dans l'incapacité de marcher quand vous serez un peu âgée. Je vais vous laisser. Venez me voir tous les jours, si possible, afin que je puisse m'occuper de tout ça. Entendu ? »
Oin sonnait comme une maman… Cette pensée me fit sourire intérieurement.
« D'accord ! Je tâcherais de ne pas oublier. Merci beaucoup. A tous les trois.
– Bien, nous y allons », finit le hobbit avec un petit sourire.
Ils repartirent vers le reste de la compagnie, et je craignais que la pause soit terminée quand je vis Thorin se placer au milieu de nos compagnons et tâcher d'attirer leur attention.
« Nous allons nous arrêter de marcher pour aujourd'hui. Trouvez un endroit où monter le campement, qui ne soit pas trop exposé », déclara-t-il.
Parfait ! J'allais pouvoir dormir un peu… Je rejoignais le groupe en quête d'un emplacement où passer la nuit.
Enfin, au bout de plusieurs minutes de recherche intensive, Dori nous trouva une clairière à quelques mètres à peine du sentier, assez grande et dégagée pour tous nous accueillir. La compagnie commença à s'installer. Le souper ne fut pas fameux ce soir-là, nous devions économiser au maximum les réserves. Nous savions combien nous avions de nourriture, mais pas sur combien de temps nous devions la répartir…
Il n'y eu pas de grande animation non plus, cette forêt était bien trop sombre et ne nous donnait pas envie de rire. L'atmosphère était pesante, aussi j'accueillis avec soulagement le moment d'aller dormir, me glissant sous ma couverture. Blottie entre un arbre et Dwalin (qui dégageait pas mal de chaleur), j'avais une place plutôt convenable, et j'espérais grandement que cette nuit me permettrait de me reposer pour être en forme le lendemain, bien que je doutais de ma capacité à dormir paisiblement dans un tel endroit…
Et effectivement, j'avais raison, me dis-je deux heures plus tard, peu avant de trouver le sommeil. Enfin.
Hey! Merci d'avoir lu jusqu'au bout!
Je ne sais pas combien de temps je mettrai à poster là suite mais je vais essayer de ne pas trop trainer...
En attendant je te fait plein de bisous et à bientôt j'espère!
P.S : Si tu veux donner ton avis, ou même taper la discut, n'hésite pas! :3
