Bonjour à tous! Voici déjà le second chapitre ;)
yumi-elfeuw; En effet, c'est Dumby le méchant!
rosla; Merci beaucoup Rosla pour ton commentaire :) Cependant je me suis trouvé une correctrice aujourd'hui même! Je poste tout de même ce chapitre et éditerai quand elle aura fait la correction.
shenendoahcalyssa; Tu auras sans doute remarqué que je n'aime pas beaucoup Arthur et Ron, ainsi que Jenny... Et oui, je te rassure que Harry fera bien regretter ce qui a été fait à Severus! Cependant je ne sais pas encore comment il y aura de chapitre, je les retravailles en même temps que je les postes. Pour le rythme, je ne sais pas non plus, au moins un chapitre par semaine c'est sûr, sans doute aux deux jours mêmes.
stormtrooper2 Merci de ton commentaire :)
Quand à Severus, je vous laisse lire pour découvrir ;)
Tout est noir autour de moi. Non, en fait, il ne fait pas noir, c'est tout simplement qu'il n'y a rien, c'est le néant. Pourtant, dans ce néant il y a la douleur et cette douleur je deal avec elle depuis une éternité, ou cela ne fait-il que quelques minutes? Je ne me souviens plus, je ne sais plus. Je me souviens de mon nom, je me souviens de Tom, oui, c'est comme ça qu'il s'appelle cet être serpentin aux yeux rouges. Je sais aussi que je devrais le détester, pourtant je suis attiré par lui comme un papillon de nuit l'est par la lumière mortelle. Je me souviens qu'il a tué ma famille, mais pourrais-je réellement appeler ces trois êtres ma famille? Je ne suis pas très sûr. Je me souviens qu'il m'a demandé de lui prendre la manche, qu'à la place je l'ai serré dans mes bras, mon visage enfuis dans son cou.
Tom dégage une odeur de fer, surement de sang?, mais aussi de chrysanthème. Ironie qu'il se dégage de cet être le parfum de la fleur, symbole de mort et d'immortalité? J'ai mal à mon cou comme si on y avait planté une fourchette. Est-ce Tom qui m'a attaqué? Un de ses serviteurs? Non… Je me rappel d'une langue, on m'a mordu, sucé le sang.
Soudain j'ai soif, terriblement soif comme si je n'avais pas bu depuis des mois! Peut-être est-ce le cas. C'est quand la dernière fois que ma tendre tante m'a laissée boire? Je grogne, ma gorge me fait un mal de chien, je sens une présence à mes côtés. Je voudrais lui prendre la main, me blottir dans ses bras, mais je suis incapable de bouger, flottant dans ce néant qui est peut-être ma vie. Vide de sens.
Je pense à mes supposés amis qui doivent pleurer des larmes amères, au Directeur qui doit pester de ma mort. Mais suis-je réellement mort? Non, que dans le sens figuré. Ni vivant, ni mort, même si j'ai dû décéder pour en être là où j'en suis. Maigre sacrifice en sachant que je n'ai jamais réellement pu goûter à la vie. Peut-être pourrais-je mordre dans l'éternité? Je l'espère sincèrement, j'aimerais m'amuser un peu de ce monde magique désemparé par le décès subit de leur héro. Mais je m'en fiche. Pour eux je n'étais qu'un gibier de potence, simplement là pour être envoyé à l'abattoir pour pouvoir tuer le loup en même temps. Dommage pour eux que je sois las de ce jeu, que je ne veux plus être sous le contrôle d'un autre que moi.
Finalement mes yeux s'ouvrent, je ne vois rien durant un moment, plisse les yeux devant tant de lumière. Je frémis du nez, une douce odeur me parvient, m'assoiffe d'avantage même. J'entends un cœur battre rapidement, un autre au ralentit, deux voix qui se parlent en faibles murmure jusqu'à se taire quand je grogne en me redressant. Deux ombres glissent à moi. Je reconnais celle de Voldemort, vêtu comme lorsqu'il est venu tenter de me tuer chez moi. Pourquoi se cache-t-il ainsi? Mais il n'est pas seul. Je grogne sur l'autre venu, un vampire à tout cracher avec sa peau pâle est ses yeux brillants. Le concerné semble surprit, recule et lance un regard d'incompréhension au Lord noir qui me regard, fasciné. Bah quoi? Je ne vais pas me laisser approcher par ce mec, qu'importe de qui il s'agit. Mes yeux d'émeraudes, qui brillent maintenant comme ceux d'un chat, ne lâchent pas l'inconnu que je toise comme si je voulais le dévorer.
- « Harry, je suis Dragomir, je suis celui qui t'a transformé… tu es mon enfant vampirique, tu ne devrais pas agir ainsi, me repousser… » fait le vampire d'une voix douce, décidément blessé, mais je montre encore plus les crocs, mon grognement se fait plus profond alors que je crache mes mots.
- « Plus jamais on ne se servira de moi comme marionnette Dragomir. »
Je ne sais pas comment l'expliquer, mais je sais qu'il ne veut pas du bien à Tom, qu'il ne m'a mordu que seulement parce que je suis Harry Potter, qu'il pensait qu'en étant mon créateur il aurait main mise sur moi. Voldemort vient pour parler, mais je bondis déjà de mon lit pour sauter sur mon créateur. Pris de panique, l'être vampirique bondit à son tour pour tenter de m'échapper, mais je suis plus rapide que lui. Avantage de nouveau-né sans doute, et ma main transperce ses chairs. Je sens son sang englober ma main, poisseux, si doux à l'odeur. Mes doigts se referme sur un cœur qui bat si vite, trop pour une créature buveuse de sang. Je le serre, je l'arrache, avant de planter mes canines dans le cou de mon créateur, buvant à la source ce sang comme un nourrisson boit le lait maternelle. Lorsque je le lâche, il ne reste plus une goûte du liquide vitale et je ronronne comme un chaton repu, léchant mes doigts avant de tourner mon regard de pierre précieuse verte vers l'autre homme de la pièce, mordant le bout de mon doigt tel un gamin prit en faute.
Voldemort, son sang est comme un aimant. J'entends son cœur qui bat dans sa poitrine, le sang qui coule dans ses veines à une odeur délicieuse. Mes yeux se pose sur son artère qui saille dans son cou, sourit comme un psychopathe avant de m'approcher de lui, ignorant superbement le corps de mon créateur mort. Le cœur de Tom manque un battement quand je m'arrête à quelques centimètres de lui. Une odeur douceâtre de peur, émane de lui, mais je ne lui veux aucun mal, au contraire. Ne lui ai-je pas promis de me battre à ses côtés? Lui offrir mon immortalité pour l'aider à vaincre ce vieil homme? Je suis à peine plus petit que lui, ce grand homme qui n'a plus rien d'humain, mais qui pourtant a toujours un cœur. Je sens en lui plus d'humanité qu'en une autre personne. C'est comme si j'avais ouvert les yeux, non… mon cœur et que maintenant je voyais le vrai visage des gens, au-delà de l'apparence, au-delà des Ténèbres dans lesquels j'étais moi-même engloutis.
J'ai pris plusieurs centimètres, mon corps à pris du muscle et je réalise enfin que je ne suis qu'en caleçon, mais je m'en fiche. Je lève ma main propre et caresse sa joue avec doucement, plongeant mon regard dans celui de sang de mon vis-à-vis. Sa peau est étrangement chaude, plus que ce don je me souvenais, sa peau était légèrement écailleuse comme si les écailles étaient microscopiques. J'aime sa peau, son visage, ils n'ont rien de monstrueux pour moi contrairement à ce que les gens pourraient penser. Mais une question me chiffonne, je sais qu'il ne me répondra sans doute pas.
- « Pourquoi cacher ton visage Voldemort? » soufflais-je comme question, faisant mine de retirer le voile qui me cache la vue de son visage, mais il l'attrape à deux mains, m'en empêchant, sans me répondre, je lui souris. « Je me sens vivre enfin… » je me retiens de lui dire que son sang semble m'appeler, si doux, si délicieux. Je retire ma main de son visage. « Combien de temps a pris ma transformation? »
- « Elle a été anormalement courte, cela ne fait même pas vingt-quatre heures Harry… Mais déjà tout le monde est au courant de ta mort. Dragomir a fait du bon travail pour faire à croire que tu as été tué par l'un des siens. Le monde magique est en plein deuil »
J'éclate de rire doucement avant de me mordre le bout d'un doigt, le regard brillant d'excitation.
- « J'ai tellement hâte de faire mon apparition! De leur montrer que je suis mort, sans l'être réellement! Je veux voir la tête du citronné –Dumbledore Tom, Dumbledore est un vieux citronné du cerveau! – et celle d'Hermione, de Ron! De tout ce fichu monde magique qui me prenait pour une pièce de viande. Maintenant, ce sont eux le gibier… » je rigole doucement alors que Tom sourit, amusé. Je ne le vois pas sourire, son fichu tissu me cache le bas de son visage.
Sans réfléchir je me serre dans ses bras, entour sa taille fine, squelettique de mes bras et pose ma tête au creux de son épaule, fermant les yeux. Je respire son odeur, le sentant se tendre.
- « Merci de m'avoir permis de revivre, Voldy » je le relâche juste après, lui souriant. « Alors, tu me présenteras comment à tes laquait? » je souris quand il prend un regard perplexe. « Eh oh, ce n'est pas parce que je viens d'arracher le cœur de mon créateur que je suis incontrôlable, sinon je t'aurais déjà sauté dessus » je ne réalise que le double sens de ma phrase, combiné à mon charmant sourire que lorsqu'il lève un sourcil légèrement choqué. « Oh bon sang! Pas dans ce sens-là » geignis-je en me frappant le front de la paume de main. « Attends, on parle bien du double sens-là? » erreur, là il me regarde avec deux yeux en soucoupe, complètement outré. « D'accord, on oublie ce que je viens de dire…. »
- « Je vais mettre ça sur le compte de tes hormones d'adolescent » soupire-t-il en roulant finalement des yeux. « Je te présenterai à la prochaine réunion que je tiendrai, sans doute demain… »
Il n'a pas le temps de finir sa phrase qu'un feu verdoyant crépite dans la cheminée avant qu'elle ne crache une masse de tissus noirs déchirés et sanguinolents. L'odeur me frappe l'odorat, me fait frémir et je m'approche rapidement accompagné de Tom avant de me figer d'effroi en reconnaissant le corps mourant à mes pieds.
- « Severus… »
C'est le Lord qui à sifflé le nom alors que je tombe à genoux, prenant le corps dans mes bras. Ses chairs sont brisées, fendues, le liquide vital écarlate en coule librement, ses os craquent quand je le redresse pour le blottir contre mon torse. Il ne doit pas avoir un os qui n'a pas été réduit en miette! Une plainte déchirante me parvient quand j'écarte un pan de tissu, un souffle roque, sa poitrine qui se soulève lentement. Il est trop tard...
- « Professeur… » ma voix se brise, il ouvre les yeux et je plonge mon regard dans le sien, je plis une jambe pour soutenir son dos brisé. « Qui vous a fait ça? » je ne peux retenir ma main de caresser sa joue, chassant les mèches grasses et imbibées de sang, de son sang.
- « Dum…Dumbledore… Weasley… père et fils » il siffle les noms, à bout de souffle, grimace de douleur.
Je coule un regard à Tom alors que je sens l'enseignant trembler de souffrance, tousser, cracher le sang qui coule dans ses poumons. Je sens quelque chose de poisseux, liquide, couler sur mes joues. Je pleure du sang, carrément. Je serre doucement le corps dans mes bras.
- « Tout ira bien professeur, je vais m'occuper de vous et…. PROFESSEUR! »
J'attends son cœur faiblir, son corps devenir mou alors qu'il perd conscience dans mes bras. Je ne réfléchis pas plus longtemps et plante mes ongles dans ma jugulaire, déchire mes propres chairs jusqu'à sentir mon sang couler sur mon torse. Je porte les lèvres du mourant à la blessure, le force à boire mon sang et, sans hésitation, plante mes canines dans sa chair tendre. Je n'ose boire trop de son sang, préfère laper le liquide écarlate. Je sens ses os se déplacer sous sa peau, se ressouder. Ses blessures se referment lentement, trop, grâce à mon sang qui est bien plus efficace que celui d'un simple phénix. J'entrevois Tom qui utilise un sort de soin, pour aider à soigner l'enseignant que je serre de plus en plus dans mes bras.
- « Battez-vous professeur, battez-vous…. »
Je retire mes crocs de son épaule, le remord, mais dans le cou cette fois et recommence le manège à de nombreuse reprise, paniqué. Mon instinct de vampire prend finalement le dessus. Ma langue glisse sur la peau endommagée par ma peur de sa mort, pose un doux baisé sur l'artère jugulaire avant que lentement mes canines ne la percent.
Enfin une connexion s'établie entre nous, j'entends la moindre de ses pensées, ressens la moindre de ses souffrances. Une douce plainte douloureuse traverse ma gorge, je serre presque tendrement ce corps contre moi comme pour le réconforter. J'entends Severus demander que je l'achève, me demande de mettre fin à ses souffrances, mais puis-je réellement tuer l'être qui a sauvé ma vie plus d'une fois? Non… je ne peux pas, je dois au moins sauver son existence une fois…
- « Tout ira bien professeur Snape, tout ira bien, je vais prendre soin de vous. Combattez, parce que je ne vous laisserai pas mourir. Je vous dois la vie, laissez-moi payez ma dette… »
Je le sens sombrer dans ce néant qui a été le mien, j'arrête de boire son sang, de peur de le vider complètement, mais laisse le mien couler dans sa gorge. Mon regard devenu carmin glisse sur son corps brisé, regarde les blessures et fractures ouvertes se refermer, entend clairement les os se ressouder et reprendre leur place grâce à mon sang. Je caresse avec une douceur toute paternelle la tête du professeur de potion, sentant grandir en moi un sentiment de protection que je ne me connaissais pas, considérant maintenant mon aîné comme mon enfant. Quelle sensation étrange! Cet être tant torturé allait devenir mon enfant vampirique alors que j'étais moi-même qu'un nouveau-né. Je serre de façon possessive l'homme contre moi, ferme les yeux et pose ma tête contre la sienne, ronronnant légèrement. J'en-trouve les yeux, regarde le plus vieux de nous trois.
- « Tom…. Peux-tu faire couler un bain? Que je le nettoie de son sang…. » ma voix n'est qu'un murmure, je ne réalise pas que j'emploie son vrai nom, ne le vois pas tressaillir en l'entendant, mais le mage noir se lève, me répond avec sarcasme avant que sa voix s'adoucisse étrangement.
- « Je m'en occupe Harry »
Je le remercie, commence à bercer le corps dans mes bras avec tendresse. Les yeux clos je plonge dans l'esprit de l'enseignant comme si on m'y avait aspiré. Ce qui m'y attend, c'est juste une vision d'horreur, une sensation de souffrance.
Tout est noir, sombre, aucune lumière, mais je vois deux silhouette en face de moi, en face de lui. Je suis derrière Severus, qui pend lamentablement à des chaînes attachées à ses poignets. Il n'arrive plus à se tenir debout, ses genoux ne touche même pas le sol. Des rires, des cris de souffrances quand un Sectumsempra lui est jeté, suivit de d'autres sorts aussi cruel. Je cris, je leur cris d'arrêter, mais personne ne m'entend. Pris d'une sombre rage je bondis sur Ronald. Je suis dans l'esprit de Severus, rien n'est réellement, mais pourtant… pourtant je sens le corps de Ron entre mes doigts, la vision réagit même à mon geste, la peur est présente dans ses yeux. Je grogne et plonge mes mains dans son corps, lui arrache les os, les boyaux, j'attends son père me crier d'arrêter, me jeter des sorts qui ne m'atteigne pas, ne m'affecte pas. Finalement je laisse tomber un corps en charpie à mes pieds, mort et je m'occupe de l'aîné. Je lui arrache chaque membre, les yeux, la langue, je me défoule sur lui et quand j'en ai fini, il y a des morceaux de lui partout sur moi, dans ces cachots sombres. Je me lance un sort de nettoyage et m'approche de l'enseignant tremblant de douleur. Je prends ses chaînes dans mes mains et les arraches du plafond. Severus s'écroule dans mes bras que je referme autour de son corps, tombant à genoux. J'éclate en larme, le berce ce pauvre homme qu'on a torturé sans raison. Severus me murmure des mots, des mots qui me font mal. « Ne me laissez pas seul, Potter »
Soudain je suis retiré de son esprit.
Je papillonne des yeux, perdu. Je prends quelques minutes avant de réaliser que je suis de retour dans ma chambre d'éveil, Voldemort me secoue pour me réveiller. Je plonge mon regard dans le sien, je réalise que les larmes de sang qui sont miennes ne se sont pas taries, au contraire. Je respire profondément avant de me lever, portant le corps de Severus dans mes bras comme une princesse. Je regarde Tom, je tremble de tout mon corps alors que Severus se décide à me mordre le cou. Je frémi de contentement.
- « Je me réserve Arthur et Ronald Weasley…. » murmurais en grognant et mon homologue souris en hochant la tête. « Merci, Voldemort, pour le bain… »
- « Ce n'est rien. Je vais préparer la réunion de demain, s'il y a le moindre souci avec Severus tu n'as qu'à appeler Syris, c'est mon elfe de maison »
Je le remercie encore avant que Voldemort ne quitte la pièce et que Severus ne prenne mon cou pour un steak. Étrangement, ça ne me fait pas mal, qu'il me morde ainsi, au contraire même. Je marche lentement vers la salle de bain, attrape ma baguette au passage, et dépose l'enseignant dans le bain. Je suis cependant dans l'incapacité de me relever, devant faire lâcher prise à l'homme tant ses dents sont enfoncer dans mon cou. D'un coup de baguette je fais disparaître ses vêtements. Mon regard s'attarde sur son visage. J'ai l'impression qu'il dort, paisiblement et je souris, attrapant une éponge pour commencer à le laver.
Mon cœur se serre sous la vision que j'ai de son corps. Maigre, si maigre que je peux compter ses côtes, ses clavicules saillent sous sa peau, son ventre est creux. L'enseignant n'a que la peau sur les os! Depuis quand, n'a-t-il pas mangé à sa faim? Dormis simplement? Je lave son corps avec douceur, vois l'eau de la baignoire se teindre de rouge, de son sang. Il geigne à un moment, quand je lui lave le dos et que le savon s'insinue dans les coupures encore profonde de son dos. Je m'empresse de le rincer, chasser l'intrus de ses plaies. Étrangement, je ne suis pas gêné, pudique devant la situation. Mon professeur, à nu devant moi qui le lave…. Non, mon enfant… il n'est plus mon professeur, il est juste mon enfant vampirique. J'attrape une serviette et le sort de l'eau pour l'envelopper dedans avant de le prendre dans mes bras pour retourner dans la chambre.
Je m'allonge avec lui dans le lit et le serre dans mes bras, caressant ses cheveux que j'ai lavés au passage. Il se dégage maintenant de Severus une odeur de sauge et de mandarine et non pas de sang. Je sens sa tête se nicher dans mon cou, une main griffer ma peau comme pour s'y accrocher. Je prends une profonde respiration, ferme les yeux et commence à chanter une chanson, une berceuse que j'ai entendue de la télé cet été et que j'aime beaucoup.
- « I remember tears streaming down your face,
when I said I'll never let you go.
When all the shadows almost killed your light,
I remember you said don't leave me alone.
But all that's dead and gone in the past,
Tonight »
Ma main vient se perdre dans ses cheveux, mon autre caresse son dos. Nos corps allongé face à faces sont blotti l'un contre l'autre, je sens la respiration sifflante de Severus caresser ma cou, j'entends encore certains de ses os craquer, se replacer. Le plus rassurant, c'est qu'il a arrêté de cracher du sang, que ses blessures ne saignent plus. Je suis heureux de constater qu'il se remettra de cette torture, lentement, mais surement.
- « Just closes yours eyes, the sun is going down.
You'll be alright; no one can hurt you now.
Come morning light, you and I'll be safe and sound. »
Je sens Severus se détendre, arrêter de trembler et je soupire de bien être, de soulagement. Je ferme les yeux, bercé par les battements de son cœur. Je me sens étrange, comme si je n'étais qu'instinct, chacun de mes gestes, de mes attentions. Est-ce cela être vampire? Ne répondre que de son instinct? Je fais un récapitulatif de ce que je ressens en ce moment même. Une forte envie de protéger le corps dans mes bras, incapable de m'en séparer. C'est comme si on m'avait jeté un sortilège de Glue éternelle ou je ne sais quelle connerie encore! Je me sens comme une mère veillant son enfant malade, incapable de dormir une seule seconde. J'ai envie de chasser toutes les souffrances de son corps, venger cet être que l'on avait autant manipulé, briser que moi. Je souris légèrement, cependant, car je me dis que maintenant, plus personne ne lèverait la main sur l'enseignant, sinon il aura à faire à moi.
- « Just closes yours eyes, the sun is going down.
You'll be alright; no one can hurt you now.
Come morning light, you and I'll be safe and sound. »
La chanson est Safe and Sound de Hunger Game
