Merci à toutes celles/ceux qui ont laisser un commentaire, ça fait plaisir!

Alexyae; ô sainte garce, tu nous feras chier dans cette fic. Je t'assure Alexyae qu'on n'a pas fini de l'entendre celle-là et ses sales coups...

shenendoahcalyssa; Pour la comparaison, je dirais plutôt que Harry ressemble à une maman dragon couvant ses oeufs... Et oui, le pauvre elfe de maison qui a failli passer à la moulinette alors qu'il faisait juste obéir aux ordres, mais faut pas entrer sur le territoire de vamp Potty et Ginny va le découvrir à ses frais et Harry a pas fini de se poser des questions crois-moi

Noooo Aime; Severus sera couvé comme pas possible malheureusement, ou heureusement?, pour lui...

stormtrooper2; La relation entre Harry et Severus n'a pas fini d'évoluer, tout comme celle de Voldy national et de saint Potty plus trop gentil... Et puis Severus a rarement été cajoler, il le mérite bien le pauvre.

Aurelie Malfoy; Voilà la suite, tu trouveras les réponses à tes questions et en espérant que ça te plaise!

/!\ AVERTISSEMENT /!\

les scènes qui vont suivre expliquent le raiting 18 de la fic et la mention de Gore. Black Black heart comporte de nombreuses scènes de Tortures ou sanglantes. Vous êtes prévenus.

NdL; La publication se fera maintenant le Mardi, Jeudi, Samedi et/ou Dimanche dépendant des chapitres que j'aurais rédigé. Au départ s'était un OS d'environs 30 000 mots, mais comme vous pouvez le constater il sera beaucoup plus long pour la simple et bonne raison que j'approfondis certains passages pour vous offrir des chapitres avec du contenus et aussi pour approfondir l'histoire en elle-même, certains liens, intensifier des scènes importantes et des personnages. Aussi, Au vus de comment les chapitres se développent, il y a une grande chance que le couple devienne finalement un treesome, pas besoin de vous révélez le troisième membre probable je crois :) Bonne lecture à tous et à Jeudi!


La porte vola en éclat lorsque je la percutais, plaquant le corps de la rousse contre celle-ci. Son corps svelte frappa le sol durement et j'entendis son dos émettre un craquement, son épaule droite se déboiter. Je lui attrapais les poignets et les tordis violemment, à un tel point que les os se brisèrent, percèrent la peau tendre. J'entendis un cri de mort franchir les lèvres de la rouquine alors que je montrais les crocs.

- « Ginny, que fais-tu ici…. » grognais-je, ne réalisant pas tout de suite que mon capuchon était tombé, révélant mon visage qui n'exprimait que rage et envie de meurtre. « Que viens-tu faire dans mon nid pauvre petite folle? »

- « Harry, mon chéri? Mais, je croyais que tu étais mort! Qu'est-ce qui t'es arrivé? Qui t'as… AAAAAAAAAAAAH! »

Je rugis en me redressant avant de jeter son corps au travers la pièce et quand elle frappa le mur elle y laissa un trou assez important. Je bouillais de colère, je devais me retenir de toutes mes forces pour ne pas la réduire en bouilli maintenant. Je voulais la faire souffrir, le plus possible, le plus lentement possible, le plus intensément qu'il soit. Je la regardai retomber au sol, incapable de se rattraper à cause de ses mains devenues invalides. Je marchai sur sa baguette, la brise en deux, trois morceaux que j'éparpille dans la pièce en grognant.

- « Je. Ne. Suis. Pas. Ton. Chéri…. » je montre les crocs, elle recule contre le mur, la peur se lit dans ses yeux et je n'entends pas les pas de courses dans le couloir, m'en fiche, la seule chose qui compte s'est cette poils de carotte ambulante. «Je répète ma question; que fais-tu ici? Que veux-tu à mon enfant? »

- « Ton…Ton enfant? Harry, arrête tu me fais peur! Tu… tu ne peux pas être le père de Severus voyons, il est bien plus vieux que… »

- « Je suis un vampire pauvre conne! Et je suis celui qui l'a engendré! »hurlais-je alors que l'ombre de plusieurs Deatheaters se profilent à ma porte, ils m'ont entendu, ils savent qui je suis. J'entends Tom soupirer, je m'en fiche. « Tu vas répondre pouffiasse » sifflais-je alors que ma main droite transperçait son ventre. Je commençais à lentement sortir ses boyaux de son corps, les levants sous ses yeux terrorisés desquels coulaient des larmes de crocodiles

- « Dum…Dumbledore m'a envoyé…. Madame….Madame Malfoy m'a fait entrer. Pitié Harry! Arrête! »

J'entends des exclamations indigner avant qu'une lueur du coin de l'œil ne me fasse faire un bond en arrière. Un Doloris n'est pas passé loin de moi. Je grogne en me tournant vers sa provenance, entrevois une tête blonde avancé vers mon enfant. Le père, le fils, je ne sais pas, je m'en contre fou. Je bondis sur l'imprudent et le balance hors de la pièce alors que Ginny en profite pour sauter dans la cheminée et utiliser le réseau pour s'enfuir. Je feule, furax, me tourne vers les impudents qui sont venu sur mon territoire, menace qu'ils sont tous pour Severus. J'avance, dos légèrement vouté. Mes doigts me font mal, je saigne, lentement mes ongles s'allongent, se durcissent pour devenir des griffes. Les Deatheaters se reculent, baguette en main. Pauvres imbéciles! Je suis mort, une âme qui ne peut pas mourir, leurs sorts de mortels ne peuvent rien contre moi. Je vois Voldemort se mettre devant moi, donner des ordres, les autres se replient. Malfoy senior attrape son fils, le tire loin de ce qui pourrait devenir un bain de sang.

- « Il est complètement incontrôlable le Saint-Potty! »

- « Drago, fermes-là! »

Je vois rouge, moi, incontrôlable? Je siffle je bondis droit sur Voldemort qui tend sa baguette vers moi, puis quelque chose d'inhabituel se produit, le Lord semble bouger au ralentit. J'en profite pour l'esquiver, bondir sur le mur qui craque sous la force de l'impact, me propulse jusqu'à bondir sur l'impudent le plus proche. Mes canines se plantent dans sa nuque, perce l'os. Je m'abreuve du sang, aspire la moelle que je trouve, un cri. Je relève la tête, croise deux yeux peureux, fuyard. Le rat. Je souris, cruel et m'élance de nouveau alors que le monde autour de moi semble figé dans le temps.

J'attrape les bras du traitre de mes parents, les ramenant dans son dos avant de poser mon pied contre celui-ci et de pousser son corps alors que je tire vers moi ses bras. Les os craquent sinistrement, je sens les tendons lâcher, les muscles se déchirer pendant que j'exerce toujours plus de force. Finalement les bras cèdent, se détachent du corps alors que le sang gicle. Deux sombres silhouettes passent à côtés de nous, un cri me parvient au loin, on cris mon nom. Je m'en fiche, je tien ma vengeance sur le bout de mes doigts. Bella est morte, trop vite, elle n'a pas assez souffert alors il faut bien que je me rattrape. Je lâche les deux membres arracher, rattrape le peureux grâce à mes griffes, lacère ses chaires profondément jusqu'à entailler les os. D'une main habile j'ouvre son ventre, extirpant ses boyaux de son corps. Je laisse ma main s'insinuer en lui comme une couleuvre, causant des dommages irréversibles – mortels-, se creusant un chemin jusqu'aux poumons que je perce comme deux ballons que l'on a trop gonflé avant de retirer ma main. Je l'attrape pas la gorge, de ma main libre je perce la peau de son dos et attrape les vertèbres du bas de son dos avant de tirer violement. Toute la colonne d'os suit ainsi qu'une partie du crâne. Je lâche le corps qui s'écroule, parcouru de violant tremblement qui font penser à une crise d'épilepsie. Je souris, j'éclate d'un rire fou, cruel alors que le monde reprend une vitesse normal.

S'était juste moi…

Juste moi qui était trop rapide pour ces mortels. Je les regarde se sauver, loin de moi, toujours sur l'adrénaline. Lentement je me tourne, il ne reste personne, sauf lui. Tom me regarde, abasourdit, étonné? Je n'arrive pas à lire les émotions sur son visage. Lentement je m'approche de lui, laisse tomber l'os que je tien toujours et qui s'écrase au sol dans un bruit sourd. Portant ma main à mes lèvres, j'entreprends de la nettoyer sans quitter le courageux Lord des yeux. Ou peut-être est-il suicidaire? Peut-il seulement savoir de quoi je suis capable alors que moi-même je l'ignore? Je m'arrête prêt de lui, encre mes yeux dans les siens.

- « Tu as tué l'époux de Bella, j'en avais encore de besoin »

- « Je suis sûr que tu peux te trouver un chien bien plus fidèle et pratique » susurrais-je du bout des lèvres alors qu'un léger sourire se peignait sur ses traits. « Ces lâches ont été fou de venir à mon nid alors que cette chose rousse avait osée tenter d'y pénétrer… »

- « Je sais, mais nous avons été alerté par les bruits de bagarres… »

- « Que vas-tu faire de Narcissa? » le coupais-je sans détour, voulant savoir ce que la sang-pur allait subir comme sort pour avoir laissé cette harpie furieuse venir sur mon territoire alors qu'un vampire était en pleine naissance.

Severus….

Soudain j'oublie Tom et fonce jusqu'au lit de mon enfant. Severus va bien, il est toujours dans son cocon de couverture dans lequel je l'ai enveloppé plutôt. Je caresse sa joue, une douce plainte de soulagement traverse mes lèvres alors que je l'enveloppe de mes bras, l'attirant contre mon torse pour poser sa tête au creux de mon cou. Sa réaction ne se fait pas attendre et rapidement deux canines se plantent dans ma jugulaire. Je ferme les yeux, et toute la fureur qui était mienne s'estompe. Je pose ma tête sur celle de mon enfant, soulagé de le savoir indemne.

- « Tu peux venir Voldemort, je ne te ferais rien à toi. Je ne te considère pas comme une menace, car je sais que tu ne feras pas de mal à mon enfant, que tu ne lui es pas malintentionné »

Le Lord n'en attend pas plus et s'approche, mais garde une distance raisonnable, ce dont je lui suis gratifiant. Je berce doucement Severus que je laisse se nourrir autant qu'il le veut.

- « Pour Narcissa, je vais l'interroger moi-même… Je te la laisserais après si tu veux? »

J'hoche la tête lentement. M'occuper de mes propres mains de la sentence à mort de cette femme qui ose mettre en danger Severus? Oh oui! Même mille fois oui! Je m'installe confortablement dans mon lit, Severus blottit contre mon corps, à moitié coucher sur moi en réalité alors qu'il continu de se nourrir. Ce n'est pas qu'il boit beaucoup, en fait oui, mais lentement. Gourmand, mais pas goinfre comme certain. Je caresse son corps nu, de sa tête au bas de son dos. En le déplaçant je lui ai fait perdre son cocon chaud, la seule chose que la couverture cache est le bas de son corps. Je ferme les yeux, savourant le contact de nos corps l'un contre l'autre durant un instant. Mon cœur se calme, mes muscles se détendent. J'ai offert une prestation inattendue, mais qui m'a demandé beaucoup d'énergie. Je suis encore un nouveau-né, et j'en ai un sur les épaules. Il ne faut pas trop m'en demander non plus! Finalement je rouvre les yeux et pose mon regard sur mon visiteur, un sourire étire mes trait.

- « Fais comme chez toi surtout! »

- « Mais je suis chez moi » surenchéris le Lord qui a fait apparaître un fauteuil plus que confortable, une table base avec le thé. Je rigole doucement avant de soupirer

- « Tu es toujours le bienvenu ici… »

Je regarde Severus qui a arrêté de boire, mais qui reste bien agripper à mes vêtements. Ses jointures deviennent blanches tant il serre les poings. Mon enfant a-t-il sentit la menace qui a plané un instant sur lui? Je caresse tendrement son poing, une inquiétude commençant à gagner mon cœur. Je ne pouvais plus le quitter, m'éloigner de lui, alors…. Comment pourrais-je le nourrir? Pour « allaiter » Severus, je devais me procurer du sang chez mes victimes, donc chasser, donc m'éloigner de lui!

- « Je t'amènerais autant de proie que tu en auras de besoin Harry, alors calme ton esprit. Je peux y lire comme dans un live ouvert! » soupire le Lord avant de prendre une gorgée de thé, semblant plus amusé de la situation qu'autre chose.

- « Merci Voldemort, tu me sauves… la mort… » Nous rigolons à cette blague de merde alors que je serre tendrement Severus contre moi.

Son corps se remet rapidement de ses tortures, je ne sais pas pour son esprit cependant. Ma main caresse ses cheveux, mes doigts s'y perdent, s'y mélange. Il sent toujours autant la sauge et la mandarine. Son visage est paisible dans son sommeil et je ne peux que me détendre, sourire de fierté d'avoir sauvé cette vie dont la flamme n'était qu'une faible étincelle de vie, comme l'est actuellement celle de mon visiteur. Je coule un regard vers la porte qui a retrouvé sa place, indemne des mauvais traitements subis plus tôt.

- « Aucun de mes Deatheaters ne sera toléré dans cette aile toute entière. Elle est à toi, comme tous ceux qui y entreront, sauf… »

- « Toi » le coupais-je en rigolant. « Je sais, tes quartiers jalonnes mon nid. Ton cœur à un battement particulier caractéristique Voldemort »

Il sourit en coin alors que je baille, soudain pris d'un puissant épuisement.

- « Mon identité ne sera pas restée secrète très longtemps. Désolé… »

- « Ce n'est rien. Drago aurait sans nul doute fini par le découvrir, mais ce qui est regrettable est que la fille Weasley se soit sauvée. Le Réseau de cheminée du manoir aurait dû être coupé, ce n'est pas normal… Narcissa a dû le faire remettre en place dans notre dos »

- « J'espère que tu as une réserve suffisante de sortilège pour le lui faire regretter? »

- « Et si cela ne suffit pas j'en inventerai! »

Nous soupirons en même temps alors que je ferme les yeux, glissant lentement vers le sommeil.

- « Au fait… Je sais la fouine être… fouineuse, alors garde Drago loin de mon nid ou son père le retrouvera en morceaux » je baille et la réponse du Lord se perd dans le silence alors que je suis happé par l'esprit de Severus. Une nouvelle fois je glisse dans son esprit, pour le protéger de ses démons passés.

Je me réveillais le lendemain matin avec le soleil. Je serrais Severus dans mes bras, sa tête enfuit au creux de mon cou et ses mains agrippant mes épaules alors que nos jambes étaient entremêlées et je nous avais enveloppés dans une chaude couverture. Cependant, je me sentais bizarre, surtout au niveau de mes jambes qui me faisaient légèrement mal et puis il y avait quelque chose que je serrais avec mes pieds. J'ouvris les yeux et mon cœur aurait manqué un battement si j'avais encore été vivant. J'étais suspendu la tête en bas, telle une chauve-souris, Severus accroché à mon corps! Et ce que j'avais pris pour une couverture ne l'étais pas, mais mes propres ailes qui étaient attachées à mon corps et mes bras telles les ailes d'une chauve-souris… mes jambes ressemblaient aux pattes arrières d'un animal, mais sans les poils et surtout mes « pieds » ressemblaient à des mains longues avec des serres. J'avais même une griffe au niveau du talon qui me permettait de bien rester accroché.

Mon cœur s'emballa, je commençais à légèrement paniqué. Dans mes bras Severus s'agita, se blotti d'avantage contre mon corps chaud bouillant et par réflexe ou instinct, je resserrais mes ailes autour de lui. Je refermais les yeux, tentai de me calmer, de respirer plus calmement, mais rien à faire. Bon sang! Mais quelle transformation était-il en train de m'arriver? Étais-je en train de me changer en immense chauve-souris? J'espérais sincèrement que non sinon comment pourrais-je retourner à l'école pour faire la peau à Dumbledore et Ronald? Et surtout je craignais qu'en me voyant ainsi, mon enfant me rejetterais. Un petit couinement plaintif franchit mes lèvres, mais je me rassurais, me rappelant que Dragomir n'avait rien d'une grosse chauve-souris humanoïde. Je posais mon regard sur Severus endormis et ma respiration se calma doucement, tout comme mon rythme cardiaque. Je sentais le lien qui nous unissait, solide, inébranlable. Je n'avais pas à m'en faire, tout irait bien, malgré qu'avec son caractère et le mien nous aurons sans doute des petites disputes au début et qu'il serait peut-être difficile à Severus d'accepter ma surprotection, mon affection pour lui. Je posais ma tête contre la sienne lorsque l'on toqua à ma porte.

Sans attendre mon consentement, Voldemort entra dans la pièce et se figea en voyant que nous n'étions pas dans le lit. Je souris, gardai le silence pour l'admirer silencieusement. Je ne distinguais que sa silhouette dans la lumière matinale, mais aussi tout son réseau sanguin jusqu'au cœur dont les battements s'accélérèrent légèrement. Je percevais de l'inquiétude, de l'angoisse de ne pas nous trouver. Doucement, je lâchais la poutre à laquelle je m'étais agrippé et je retombais lentement sur le lit, me redressant pour me poser sur mes pieds. Tom recula, d'abord surpris de mon apparence avant de dire, incertain;

- « Tu pourrais prévenir avant de te refaire une beauté »

Je roulais des yeux

- « Pas de ma faute si je me suis réveillé accroché au plafond en ayant quelque peu changé physiquement… »

Je m'allongeais sur le lit, Severus était mou comme une poupée de chiffon, mais pourtant il ne lâchait pas prise de sur mes épaules comme s'il avait besoin de ma présence pour le rassurer.

- « Et tu pourrais attendre que je t'invite à entrer! Imagine que j'ai été à poil où en train de nourrir Severus? »

Je rigole doucement alors que le Lord roule des yeux à son tour.

- « Nous sommes deux hommes Harry, tout comme Severus, tu n'as rien que je n'aille pas. Et ça te gêne tant que ça qu'on te regarde nourrir ton fils? »

- « Tu as déjà regardé une mère allaiter son bébé en publique? »

Il se tait, un léger sourire aux lèvres.

- « Tu te compares à une mère? »

- « J'en ai le comportement…. »

J'émets un léger ronronnement quand Severus enfuit d'avantage sa tête au creux de mon cou. Je sens une légèrement faim s'emparer de moi, ou de lui? Mais rien qui me demande de me nourrir ou de le nourrir. Il est encore trop tôt et le goinfre dans mes bras s'ait même sans doute offert une collation durant la nuit.

Tom va s'asseoir dans le fauteuil qu'il a fait apparaît la veille et soupire, croise ses jambes et pose son menton dans la paume de sa main. Il s'emble ennuyé, énervé même. Je n'avais pas remarqué, trop occupé à le regarder et profiter qu'il n'avait pas son voile, mais sa magie crépitait autour de lui. Les nouvelles ne devaient pas être très bonnes!

- « Mauvaises nouvelles? »

- « Plus que ça! La jeune Weasley est dans la Gazette, elle me fait passer pour un violeur! »

Je reste stupéfait, abasourdis même par la nouvelle. En fait, l'info ne gagne pas tout de suite mon cerveau endormit et déjà en état de choc. Quelques secondes s'écoulent avant que mon cerveau n'accorde une réaction à ses mots.

- « QUE QUOI?! » m'écriais-je alors que des canines se plantaire dans l'un de mes pectoraux et que machinalement je caressais le dos du responsable de la morsure qui avait décidé de petit-déjeuner sous la nouvelle. « Elle dit que tu l'as violé? »

Le Seigneur des Ténèbres hoche la tête, son regard est vide, perdu quelque part dans son esprit. Je lis une pointe de douleur dans ses yeux sans comprendre d'où cela peut venir. Je me sens mal pour lui. Déjà que la plupart les gens le considérait comme un monstre, principalement pour son physique d'aujourd'hui, mais alors en plus d'une accusation de viol? Tom attrape une liasse de feuille qu'il fait léviter jusqu'à moi. C'est l'exemplaire de la Gazette dont le titre même en première page me révulse. « Celui-dont-on-ne-doit-pas-dire-le-nom viol une mineure. Est-il aussi responsable de la mort de Celui-qui-a-survécu? » Je froisse à mon tour les feuilles, ma magie crépitant autour de moi. Les bougies éteintes s'allumes d'elles-mêmes, comme la cheminée, le feu s'élevant dangereusement alors que je lis l'article, ma colère grandissant quand j'arrive au passage où la supposée victime parle de son agression. Mais quelle salope! Tout d'un coup le journal s'enflamme et je siffle dangereusement alors que mes os craquent sinistrement et que mon corps reprend lentement son apparence normale.

- « Comment a-t-elle osé faire ça! T'accuser à tort! » m'exclamais-je, regardant l'accusé qui était innocent.

Mais Voldemort ne me regarde pas, ne répond pas. Je me sens tellement mal, responsable de la situation.

- « Je suis désolé, c'est de ma faute… » murmurais-je, coupable.

- « Tu n'y es pour rien Harry, n'importe qui l'aurait fait un jour ou l'autre » soupire-t-il, malgré qu'il eut semblé surprit de mon excuse. « Ce n'était qu'une question de temps sans doute avant que l'on ne me rende responsable de d'autres horreurs du genre »

Fataliste, c'est l'impression qu'il me donne. Mystérieux, je suis sûr qu'il me cache quelque chose, un événement de son passé? Sans doute, que sait-on réellement de lui? Que puis-je dire savoir en sachant que tout ce que je sais me viens d'un vieux citronné du cerveau qui me prenait pour son jouet et m'a endoctriné toute ma scolarité?

- « Voldemort? » tentais-je, mais il ne répondit pas. « Voldy? » toujours aucune réaction…. « Tom? » je commençais à sérieusement m'inquiéter quand il ne me foudroya même pas du regard à la mention de son nom. « TOM! » finis-je par crier, le faisant enfin réagir. Il me regard, surprit « Bon sang, Voldemort! Ça fait cinq minute que je t'appel tu ne réagis pas alors que je t'appel par tous les noms possibles! » murmurais-je inquiet. « Ne t'occupes pas de cet article mensonger, nous nous savons que c'est faux et c'est le plus important. Moi je sais que tu n'es pas un violeur Voldemort, tu m'as aidé à disparaître, à devenir vampire et tu m'héberges avec Severus. Je t'en suis reconnaissant et te remercie sincèrement. Je ferais payer à Rita ce qu'elle a écrit et ses allégations outrancières à Ginny… Ne t'occupes pas de cette idiote, elle ne cherche que l'attention. » Je ne sais pas ce que je tentais de faire, mais quoi qu'il en soit je vis Tom se détendre, mais il ne dit pas un mot, comme s'il était incapable de parler, ou qu'il craignait de ne pas être capable de contrôler sa voix?

Un léger silence s'installa entre nous, comme l'inquiétude dans mon cœur. Je fis lâcher prise à Severus, le reposai sur le lit en déposant un baiser sur son front et replaçai quelques mèches de ses cheveux avant de m'avancer jusqu'au sombre Lord, m'agenouillant à ses côtés.

- « Voldemort… qu'est-ce qu'il y a? » lui demandais-je, posant une main sur son avant-bras, m'attendant à ce qu'il se défasse de ma prise, mais rien.

- « De vieux souvenirs que je préférerais oublier » murmura-t-il si bas que je pus l'entendre que grâce à mon ouïs développée.

- « Tu veux en parler? » demandais-je, caressant son avant-bras, tentant de le réconforter, sachant que ces souvenirs n'étaient sans doutes pas des plus joyeux.

- « Non… pas maintenant tout du moins » soupira-t-il avant de se ressaisir. « Veux-tu interroger l'ex Madame Malfoy avec moi? Je l'ai fait enfermer dans une chambre dans ton aile… » me demanda-t-il et le changement brusque de sujet me perturba légèrement. « Tu en perds tes mots Potter? » demanda-t-il, ironique et je rigolais

- « Bien sûr, ça sera un plaisir Voldemort. Laisses-moi m'occuper de Severus et je te rejoins »

Il hocha la tête avant de se lever et quitter la pièce dans un virvoltement de robe en fermant la porte doucement. Mais bordel, il venait de se passer quoi là? Tom, plonger dans des souvenirs douloureux à cause d'un article et qui vient se réfugier dans mon nid? Carrément? Mais s'était quoi ce début de journée de malade? Je me pinçais pour être sûr que je ne rêvais pas, touchais la place occupée à peine quelques instant plutôt; toujours chaude, toujours l'odeur du Lord dessus… j'étais perdu par son comportement, et ses paroles firent naître le doute dans mon esprit. Quelle était sa véritable histoire, à Tom? Je coulais un regard vers Severus et souris légèrement.

- « C'est l'heure du bain! » chantonnais-je légèrement avant de me lever et d'attraper ma baguette pour faire disparaître mes propres vêtements avant d'aller dans la salle de bain pour remplir la baignoire d'eau chaude. J'allais chercher Severus que je pris dans mes bras et m'installais avec lui dans la baignoire, nullement gêné de notre nudité et proximité. « Si seulement tu pouvais m'éclairer Severus » soupirais-je, sachant que mon enfant ne pouvait pas me répondre. Je commençais à le laver, continuant de parler. « Pourquoi Tom a-t-il réagit ainsi à l'article? Je suis moi-même en colère, que dis, enragé par ce que Seekers a écrit, mais…. on dirait que ça va beaucoup plus loin pour lui… »

Bien sûr je n'eus aucune réponse, mise à part un ronronnement plutôt désolant et encore loin d'être assuré provenant de mon vampireau. Je soupirais légèrement et acheva de le laver avant de simplement rester assis, le corps de l'enseignant contre le mien, sa tête contre mon cou et je fermais les yeux. Pour la première fois de ma vie, je ne savais pas QUOI FAIRE! Je ne pouvais pas forcer Tom à me parler alors qu'il ne voulait pas. Pas maintenant, qu'il avait dit… donc il me parlerait, un jour… mais quand? Je n'aimais pas le voir souffrir de souvenirs dont je ne pouvais pas le protéger, le réconforter.

Mais qu'est-ce qui me prenait? J'étais peut-être en train de devenir fou! Trouver le Seigneur des Ténèbres beau alors qu'il était l'incarnation même de la laideur? Mais cela n'était qu'un physique… et n'importe quel corps vieilli, perd sa fraicheur avec le temps. Et sur quels critères de beauté devais-je me baser pour le juger? Non… je ne le jugerais pas à son apparence, mais à son cœur et comme pour avec Severus, je sentais que le sien était brisé. On l'avait brisé, combien de fois? Des centaines, des milliers de fois pour qu'il sombre ainsi dans les ténèbres? Je serrais doucement Severus contre moi avant de soupirer. Je n'étais plus sûr de rien maintenant que je revivais, maintenant que j'étais maître de mes pensées, de mes actes. Je ne savais plus sur quel pied danser, et avec ma nouvelle nature, je ne savais plus que croire. Voldemort et moi étions ennemis, aurions dû nous battre jusqu'à la mort et nous détester alors qu'une certaine forme d'amitié naissait entre nous. Il n'y avait pas d'autres mots pour décrire ce qui se passait!

Je chassais ces pensées d'une main avant de me lever, gardant Severus dans mes bras avant de l'envelopper dans une serviette et essuyer son corps. De retour dans la chambre, moi dégoulinant d'eau et légèrement fumant et Severus dans sa serviette, je changeai la serviette de Severus en un pyjama et le lui enfila pour le recoucher, m'assurant que ma progéniture vampirique était confortable et au chaud avant de quitter la pièce, plaçant un sort d'alarme qui me préviendrait à la moindre approche indésirable.

Je marchais dans les couloirs du manoir, suivant les battements de cœur de Tom. J'en percevais des tas d'autres, mais il n'y avait que le sien sur lequel j'étais focalisé comme une balise. J'arrivais bien vite à une porte de bois et de fer forgé que j'ouvris sans hésitation. La pièce était sombre, mais je perçus deux silhouettes, deux systèmes sanguins, deux cœurs. L'un battait si faiblement que je m'étonnais que le propriétaire soit encore vivant, alors que l'autre je l'avais vu entrer dans mon nid quelques temps plutôt. La première chose que je ressentis, fut la magie noire crépitante, la colère, on s'était défouler dans cette salle. J'avançais vers Voldemort et m'arrêtais à côté de lui, alors que l'odeur de sang, d'urine et autres joies que le corps humains peut rejeté me montèrent au nez que je plissais de répugnance.

- « Désolé pour l'odeur très cher… » rigola Tom, en me regardant.

- « Vraiment? »dis-je ironique alors que mes yeux se posèrent sur un corps en lambeaux, amas de chairs sanguinolents et cautérisé avec un fer blanc qui chauffait encore dans le feu de foyer froid. « Je vois que tu t'es amusé sans moi pendant que je dormais! T'es pas drôle… après tout, elle a tenté de faire entrer une menace dans mon nid… » fis-je, faussement boudeur.

- « Mais c'est moi qu'elle a trahi »

- « Tu aurais quand même pu m'entendre » rigolais-je en me penchant vers l'ex-blonde-noire que l'on avait scalpée main nu, son crâne maintenant à vif sous mes yeux. Je plantais un doigt dans une orbite vide et m'amusais à en dessiner le contour, récoltant une plainte douloureuse. « Il ne me reste rien pour m'amuser! » fis-je d'un ton plus plaintif auquel je ne m'étais même pas attendu moi-même. Je n'avais pas réalisé à quel point je désirais faire souffrir la Malfoy de mes propres mains.

Voldemort éclata de rire derrière moi, tellement qu'il s'en retrouva plié en deux. Je le regardais mi amusé mi sidéré.

- « Si un jour on m'avait dit que Harry Potter se plaindrait de ne pas avoir une personne en meilleur état pour mieux la torturer… j'aurais envoyé cette personne à St-mangouste! »

- « Mais heuuu! Je suis plus le saint sauveur de ces sorciers! » je lui tirais la langue comme un sale gamin avant de me tourner vers madame Malfoy. « À nous deux très chère! » susurrais-je alors que mes ongles subissaient la même transformation qui les firent ressembler à des griffes. « Et si on jouait à vous « faire la peau? » »demandais-je alors que de mes griffes je commençais à détacher sa peau de corps.

Durant les heures qui suivirent je jouais au « docteur Frankenstein » avec la traîtresse qui, malheureusement, claqua entre mes doigts quand je commençais à lui retirer des organes sans anesthésie. Ah! Quelle fragilité… Je retrouvais mon nid, pris un bain pour chasser le sang de mon corps avant de récupérer Severus dans mes bras pour retrouver notre position du matin sans savoir vraiment comment je fis pour reprendre cette transformation partielle.

Une semaine s'écoula finalement durant laquelle je ne descendis de mon perchoir que pour deux choses; me nourrir et ainsi pouvoir continuer à nourrir Severus, qui ne pouvait boire rien d'autre que mon sang pour le moment, et laver mon enfant ainsi que ma personne. Je me réveillais subitement un matin, une sensation étrange coulant en moi alors qu'une phrase simple s'imprégna dans mon esprit. C'est l'heure.

Toujours perché la tête en bas, mes ailes entourant mon enfant, j'écartais lentement ses dernières juste assez pour apercevoir le visage de mon ange toujours serein, endormit. Tout était silencieux, je n'attendais plus rien d'autre que sa respiration, son cœur. Puis je les vis, ces deux orbes noires, brillantes tel l'onyx poli et je souris, caressa d'une griffe la joue de mon enfant.

- « Bon réveil Severus. Bienvenu dans ta nouvelle vie… »