Heeeeey :D

Merci pour ceux qui suivent la fiction et vos reviews, mention à Linctavia pour la première review :p

Freya : Pour le moment tout le monde pense à Bellamy ou Finn pour le PDG dis-donc ! Continuum c'est pas vraiment du Men In Black, c'est (pour faire cours) un groupe de terroriste qui remonte dans le passé, et une policière est envoyée avec elle par erreur et on la suit, pas d'extraterrestre comme M.I.B ^^ En tout cas j'espère que ce chapitre va également te plaire :D

Aujourd'hui, le deuxième chapitre, afin de vous montrer un peu plus l'histoire et l'intrigue, quoiqu'ici vous allez plutôt avoir des questions en suppléments que des réponses je pense ;)

Donc oui, on aura touuuut les personnages de the 100, avec des rôles plus ou moins importants (Octavia, Raven, Lexa, Gustus, Anya, Dante, Lovejoy, tout ce petit monde !) Le mystère entourant le visiteur du futur reste encore entier par contre ... :p

Sur ce ...


Who Are You ?

-Vous êtes qui putain !

-Cela ne répond pas vraiment à ma question, Theseus.

-Vous voulez que je mette mon fric dans votre entreprise de merde, vous pensez vraiment que je suis con au point de vouloir acheter une action c'est ça ?

-Calme-toi !

-Foutez-moi la paix ! Hurla le jeune en l'éloignant avec son bras avant de lever la porte du garage. Il ne s'était pas trompé, c'était là qu'il vivait. Un vieux matelas au sol, une ampoule qui tenait au plafond grâce à un fil à moitié rongé, une pile de carton et un petit frigo dans un coin.

-Je sais que tu as du potentiel !

-J'suis dealer au cas où t'aurais pas remarqué !

Il fit un pas en avant pour l'empêcher de refermer la porte du garage. Le jeune dealer poussa un soupir en le fixant dans les yeux, sans lâcher la poignée pour fermer sa porte rouge.

-C'est là que tu vis ? Demanda-t-il en voyant également une étagère faite avec les moyens du bord, rempli de livre. Il y avait également un tag, plutôt un dessin, sur le mur. Un labyrinthe avec la tête du minotaure sur une pique tenue par une main dressée, avec noté au-dessus du labyrinthe « THESEUS », et sous celui-ci « LIBER8 ».

-Qu'est-ce que ça peut foutre à un PDG comme toi, cracha le dealer en voulant fermer la porte, mais il l'en empêcha une nouvelle fois.

-Ecoute, j'ai connu ton père. Je l'admirais énormément. Ses idées étaient incroyables. Et je suis certain que tu as les mêmes que lui, et c'est pour ça que je suis ici, Theseus.

Le dealer le regarda une nouvelle fois de haut en bas avec un air de mépris qui se transforma en hésitation, avant d'ancrer son regard bleu dans le sien. Lui essayait de lui faire un sourire rassurant, mais au fond il avait peur qu'il ne refuse.

-J'ai plus d'idées, marmonna-t-il avant de fermer d'un coup la porte, manquant au passage de couper le pied à son drôle d'interlocuteur qui s'éloigna de quelques pas en soupirant, avant de frapper contre la porte.

-Theseus ! THESEUS !

-Foutez-moi la paix bordel ! J'sais pas qui vous êtes et ça m'intéresse pas de le savoir, dégager !

Le dealer s'assit sur son matelas, ignorant un ressort qui allait bientôt le crever, et attendit que l'homme accepte de partir. Au lieu de ça, il glissa sous la porte rouge un morceau de papier. Du bout des doigts, il l'attrapa. Il y avait griffonné un numéro de téléphone, probablement le sien avec écrit sous celui-ci « rappelle-moi ».

Il s'allongea sur le dos sur son matelas, un ressort lui poignardant le dos, et soupira profondément. Il tourna la tête vers son étagère et ses livres, ainsi que le journal de son père, ses bombes de peintures et sa boite d'argent qui était quasiment toujours vide, puisqu'il achetait la drogue dès le lendemain d'un soir de vente.

Gouverner le monde, c'était une perspective intéressante au fond. Et cet homme l'intriguait. Il regarda un moment le papier, avant de le froisser brutalement pour le balancer plus loin dans son garage en fermant les yeux.

oOo

Jasper passa devant la salle de bain en bâillant à s'en décrocher la mâchoire avant de passer sa main dans ce qui lui servait de cheveux tout en peinant à garder les yeux ouverts. La serviette sur le bras, il voulut entrer mais le bruit qui provenait de la salle de bain lui fit comprendre qu'elle était occupée.

Il descendit donc et une fois en bas des marches il constata que Monty était toujours assis sur le tabouret, emmitouflé dans une couverture orange et train de veiller sur leur mystérieuse invitée qui pour le moment jouait à la belle au bois dormant.

-Elle s'est pas réveillée ?

-Nan ... J'veux bien un café mec.

En sifflotant Jasper passa dans la cuisine en ignorant les assiettes salles et le reste du repas de la veille, pour allumer la machine à café qui faisait un bruit à réveiller les morts à des kilomètres à la ronde. Deux tasses et il reparti au salon avant de donner une tasse à Monty pour ensuite se pencher sur la princesse endormie.

-Tu penses que en l'embrassant elle va se réveiller ?

-Je préfère les brunes ...

Monty s'ébouillanta avec son café et tourna la tête quand il entendit des pas dans l'escalier.

-Elle dort encore ? Demanda-t-elle.

-Affirmatif sergent.

-Je vais acheter le petit-déj je reviens et ARRÊTE de m'appeler sergent !

-A vos ordres caporal, souffla Jasper en souriant comme un imbécile avant de reporter son intention sur leur invitée. On aurait dû l'amener à l'hôpital non ?

Monty haussa les épaules avant de se bruler une nouvelle fois avec son café. Décidément …

oOo

La clochette tinta quand il poussa la porte pour entrer. La serveuse, qui tenait un plateau sur lequel il y avait une carafe de jus d'orange et une assiette pleine, lui sourit d'abord avant de voir comment il était habillé et s'éloigna en essayant de garder un sourire accueillant.

Lui regarda dans le petit restaurant. Une seule serveuse slalomait entre les tables pour servir les quelques clients matinaux qui la remerciaient chaleureusement. Il y avait un homme d'affaire qui téléphonait tout en mangeant mais aussi une femme et son enfant, qui préférait rire que manger. Il vit enfin l'homme qu'il cherchait et avança doucement vers lui, les mains dans les poches et l'air renfrogné.

-Bonjour Theseus. Assieds-toi je t'en prie.

Il s'assit et posa ses mains jointes sur la table, devant lui. L'homme avait toujours son trench-coat mais il était ouvert, laissant voir une chemise blanche sans un faux pli. Il arrêta une serveuse et le regarda.

-Tu as faim ?

-Vous voulez que j'aie une dette envers vous ?

-Je suis simplement avenant. Un repas complet pour mon ami, demanda-t-il à la serveuse qui reluqua une nouvelle fois le jeune dealer avant de s'éloigner en cuisine. Alors ! Qu'est-ce qui t'as fait revenir sur ta décision de la veille, Theseus ?

-Mon père a tenu toute sa vie un carnet. Si vous dites être son ami votre nom doit y être noté et par curiosité j'aimerais savoir.

-Je crains malheureusement que ton père ne m'ait jamais noté dans son carnet, soupira l'homme avec un maigre sourire.

-Pourquoi.

-Tu vis depuis longtemps dans ce garage ?

-Depuis sa mort.

-Cela fait bien longtemps. Tu n'as nul part où aller ?

-Je veux pas de votre aide, PDG.

-Je te pose simplement des questions. Mais je ne t'ai pas fait venir ici pour discuter immobilier.

La serveuse posa devant le dealer une assiette découverte de beans, de bacon accompagné d'une galette de pomme de terre et un verre de jus d'orange.

Il regarda l'assiette sans dire un mot avant que le rire de son mystérieux interlocuteur lui fasse lever les yeux.

-Eh bien ? Tu ne manges pas ?

Il sourit en le voyant s'emparer des couvertes pour littéralement dévorer son repas. Il prenait à peine le temps de respirer entre deux bouchées, et il était facile de deviner qu'il ne devait pas manger si souvent.

-Depuis combien de temps n'as-tu pas mangé un repas digne de ce nom ?

-J'sais plus. Deux semaines, souffla-t-il entre deux bouchées de bacon délicatement grillé.

-Bon, je vais en profiter pour t'expliquer pourquoi je suis ici. J'étais un partisan de ton père. Pas forcément un ami, et je ne partageais pas toutes ses idées. Quand il est mort j'ai d'abord cru que ses idées étaient enterrées avec lui, avant de me souvenir de toi. Je suis ici pour t'aider à faire aboutir ton projet.

-J'ai pas de projet, répondit-il avant de boire d'une traite son verre.

-Tous ses livres de révolution et ton manifeste.

-Vous avez pas pu lire mon manifeste.

-Donc tu en as bien écrit un. Bien ! Je suis sûr que tu as un potentiel immense. Moi non, mais je peux t'aider et être ton mécène.

-Pourquoi un PDG comme vous voudrez renverser le système ?

-Je ne suis pas PDG. Et je suis contre ce système.

-J'ai pas l'ambition de devenir un icône de la révolution vous savez. Je suis pas celui qu'il vous faut.

Il le regarda manger sans plus dire un mot. L'envie de se venger avait été remplacé par l'ennui et la routine. Et il était plus compliqué à convaincre que ce qu'il pensait. La serveuse lui servit un nouveau verre qu'il vida cul-sec avant de se redressa et de fixer l'homme en costard qui souriait doucement.

-Tu ne me dois rien. Si tu as besoin de quoique ce soit, appelle moi d'accord ?

Il hocha la tête sans dire un mot avant de se lever brusquement et de sortir sans demander son reste. L'homme sourit. Il ne pensait plus à lui demander son nom et semblait déjà réfléchir de nouveau à la révolution qu'il pourrait mener. En le voyant s'éloigner en courant presque il sourit. Un homme occupé.

Il remarqua également que le cupcake qu'il avait pris pour lui avait mystérieusement disparu ...

oOo

Jasper passa devant la salle de bain en bâillant à s'en décrocher la mâchoire avant de passer sa main dans ce qui lui servait de cheveux tout en peinant à garder les yeux ouverts. La serviette sur le bras, il voulut entrer mais le bruit qui provenait de la salle de bain lui fit comprendre qu'elle était occupée.

Il descendit donc et une fois en bas des marches il constata que Monty était toujours assis sur le tabouret, emmitouflé dans une couverture orange et train de veiller sur leur mystérieuse invitée qui pour le moment jouait à la belle au bois dormant.

-Elle s'est pas réveillée ?

-Nan ... J'veux bien un café mec.

En sifflotant Jasper passa dans la cuisine en ignorant les assiettes salles et le reste du repas de la veille, pour allumer la machine à café qui faisait un bruit à réveiller les morts à des kilomètres à la ronde. Deux tasses et il reparti au salon avant de donner une tasse à Monty pour ensuite se pencher sur la princesse endormie.

-Tu penses que en l'embrassant elle va se réveiller ?

-Je préfère les brunes ...

Monty s'ébouillanta avec son café et tourna la tête quand il entendit des pas dans l'escalier.

-Elle dort encore ? Demanda-t-elle.

-Affirmatif sergent.

-Je vais acheter le petit-déj je reviens et ARRÊTE de m'appeler sergent !

-A vos ordres caporal, souffla Jasper en souriant comme un imbécile avant de reporter son intention sur leur invitée. On aurait dû l'amener à l'hôpital non ?

Monty haussa les épaules avant de se bruler une nouvelle fois avec son café. Décidément …

oOo

Il en mettait du temps. Déjà la veille au soir il avait cru un cours instant qu'il ne le verrait jamais revenir à l'hôtel.

Il pouvait bien imaginer que le papier fleuri fut un temps à la mode, mais celui qui recouvrait les murs se décollait dans tous les coins et était passé au soleil. Les lits étaient plus des ressorts couverts d'un drap jaunis par le temps mais qui sentait fort la lessive.

Par la fenêtre il voyait les passants et les voitures qui s'arrêtaient au feu juste au coin de la rue, à droite de la fenêtre de la chambre d'hôtel.

Il n'aurait peut-être pas dû venir. Cette hypothèse lui minait l'esprit et il y pensait depuis l'aurore. Mais avec de tels arguments, comment refuser ! Gouverner le monde et en plus faire un saut dans l'espace-temps. Si 2013 n'était pas aussi délabré, il se serait senti mieux. Et surtout avec cette obligation de rester dans la chambre ...

La porte s'ouvrit alors brutalement, le laissant apparaître dans l'encadrement avant qu'il ne claque la porte en se tournant vers lui

-J'ai des croissants !

-Vraiment ?! Demanda-t-il en se levant du lit pour bondir devant lui.

On lui avait vanté l'ancienne nourriture et il avait toujours voulu goûter des croissants. Finalement il avait bien fait de venir.

-Il a dit quoi aujourd'hui ? Questionna-t-il avant de dévorer le croissant sans pitié.

-Tu ne demandes pas ce qu'il voulait ?

-Cha me paraîchait évident, dit-il simplement en mâchant son petit-déjeuner

-Il m'a posé quelques questions. Mais il n'est toujours pas décidé.

-Il vaut peut-être pas le coup ou alors ce n'est pas lui que vous cherchez ?

-C'est lui. Son esprit et ses idées se voient au fond de ses yeux. Il faut juste trouver une motivation. Tu verras.

-J'aimerais le voir en vrai. C'est quand même mon modèle !

-Ton modèle est un homme miné par le passé avec un cœur meurtri, qui contrôle une partie du monde. Pas un jeune dealer encore dans le flou ...

oOo

Sa tête lui lançait toujours autant. Quoiqu'un peu moins que la veille, s'il y avait une veille. Elle sentait quelque chose de confortable sous son dos et ses jambes ainsi que sous sa tête, et les rayons du soleil lui caressaient le visage doucement.

Elle se décida enfin à ouvrir les yeux. Au bout de quelques secondes elle put clairement voir des yeux noisette pétillants la fixer sans bouger.

Elle n'osa pas bouger la tête et se demandait qui était-ce. Vu le trait de crayon noir qui soulignait ce regard noisette, ça devait être une femme. Elle se redressa avec peine et conclut que c'était effectivement une femme. Qui la regardait en mâchant quelque chose. Il y avait également une délicieuse odeur qui planait dans le loft.

Clarke arriva enfin à se retrouver assise. Elle était sur un vieux canapé en cuir couvert de quelques griffures de chats. Dans une sorte de salon assez vintage. Pas de mur blanc, juste des briques. Pas de portes ou de mur. Un loft dans un ancien entrepôt pas très bien rangé.

-Alors ?

-Ouais elle est debout, répliqua la jeune femme qui l'observait avant de se lever pour rejoindre deux gars attablés un peu plus loin.

-Bonjour princesse ! Bien dormi ?

-Combien de temps j'ai-

-Dix ans.

Clarke regarda l'homme qui avait parlé. Avec des pancakes plein la bouche et des grosses lunettes noires sur le front, il semblait difficile de le croire sur parole. Ses soupçons furent confirmés quand la jeune femme lui fila un coup de coude accompagné d'un regard noir.

-Juste une nuit. Tu faisais quoi chez nous en pleine nuit en mode 007 ?

-En mode 007 ? Marmonna Clarke sans comprendre.

Clarke détailla d'un regard la pièce. Un parquet vieillissant, des fauteuils vintage en cuir verdâtre mais qui paraissaient, malgré leur âge, relativement confortable. Il y avait aussi en face d'elle une sorte de grande fenêtre entravée qui laissait la lumière du jour éclairer la table en bois où les trois hôtes étaient assis, ainsi que l'escalier en métal comme les escaliers de secours à l'arrière des bâtiments.

Un des deux hommes présents avait donc des lunettes larges et noires sur le front, les cheveux en pagailles et l'air espiègle. Il souriait derrière le pancake qu'il tenait à deux mains, tout en lançant des regards au second gars, qui était asiatique. Clarke fut assez surprise. Dans son époque, les gens ne se mélangeaient que très rarement, et elle côtoyait plutôt des métisses et des blancs que des asiatiques. Il fallait aussi souligner que les rapports orient-occident étaient déplorables. Lui paraissait encore un peu endormi, avec de grandes cernes sous les yeux, et les cheveux coiffés avec un pétard.

La fille qui était avec eux se remarquait par ses cheveux rouges. Bordeaux sur les racines, coulant jusqu'à ses épaules dans un rouge cerise pour finir décoloré sur les pointes. Comme elle avait plutôt la peau blanche, le résultat était assez beau, Clarke dût le reconnaitre. Pourtant, peu de gens se teignaient les cheveux chez elle, voir aucun. C'était cher, ça prenait du temps et les gens préféraient les coiffures extravagantes.

-Donc ? Insista la cerise.

Clarke ouvrit la bouche tout en cherchant une excuse.

-J'ai été à une fête hier soir, plutôt arrosé et j'ai cru être chez moi.

Le jeune aux lunettes explosa de rire, et devant l'air blasé et surpris de la cerise, eut un sourire en gondole avant de raconter son anecdote croustillante.

-Comme nous, le mois dernier, tu te rappelles ?

Elle fit de gros yeux avant de boire le contenu de son bol tandis que l'autre gars riait également en mangeant son pancake couvert de confiture.

-Tu as peut-être faim, ou soif ? Demanda la cerise avec un air rassurant, et Clarke hocha la tête.

-Je ne voudrais pas déranger.

-Dixit la fille qui s'est introduit chez nous et à squatter notre canapé, répondit-elle avec un sourire tout en se levant doucement. Tu veux quoi ? Thé, café, chocolat chaud, lait chaud ou froid ?

-Café s'il vous plait.

-Pancake sur la table, déclara la cerise en s'éloignant tout en tapotant l'épaule de l'asiatique qui se leva, un bout de pancake dans la bouche. Jasper les regarda s'éloigner avant d'inviter Clarke à s'asseoir avec lui à table. Tu t'appelles comment au fait ?

-Clarke Griffin, répondit innocemment la concernée en s'asseyant sur une vieille chaise en bois grinçante.

-Monty, cherche une certaine Clarke Griffin et dit moi ce que tu trouves, demanda la cerise et il hocha la tête avant de courir à son ordinateur. Elle n'était pas dupe, elle voyait très clairement, comme Jasper et Monty, que leur invitée surprise mentait.

-Bien dormi ? Demanda poliment Jasper, visiblement décidé à faire la conversation.

-Plutôt bien pour un lendemain de fête.

-Tu t'es pris une cuite ?

Clarke hocha doucement la tête, sans comprendre, mais quand elle le vit rire de nouveau elle jugea qu'elle avait bon. Après un bruit sourd la cerise arriva en tenant un bol fumant dans les main, qu'elle déposa devant Clarke sans l'ombre d'un sourire.

-Sucre, lait ?

-Un sucre, merci.

Le sucre tomba dans le café et Clarke prit une cuillère propre pour mélanger sa boisson. L'odeur lui piquait le nez. C'était du vrai café, pas comme celui qu'ils servaient au poste de protection.

-Lui c'est Jasper au fait. Et l'autre qui est parti, c'est Monty.

-Et vous ?

Clarke n'osait pas les tutoyer. Eux si. Mais elle n'était pas chez elle : ni dans sa maison, ni dans son époque, donc elle restait polie.

-ALEXIAAAA ! Hurla Monty et la cerise se leva, offrant ainsi une réponse indirecte à Clarke qui sourit timidement à Jasper.

-Ca va finir avec les chandelles ! S'exclama ce dernier en riant.

Monty tourna la tête vers Alexia qui se pencha par-dessus son épaule pour voir les résultats de ses recherches.

-Toujours aussi méfiante, hein ?

-Elle ment, ça se voit à soixante-douze kilomètres.

-Soixante-douze, ça n'existe pas.

-Pas important ça, un détail. Alors ? Parce que je pige pas ton charabia d'informaticien.

-On a des Clarke ou des Griffin, mais pas de Clarke Griffin. Elle a menti.

-Mmh.

-Tu vas lui dire quoi ?

-De se casser. J'ai pas envie de jouer aux policiers aujourd'hui.

Monty lui adressa un regard joueur qui la fit sourire.

-OKAY !

Alexia s'éloigna de nouveau vers le salon et quand Jasper la questionna du regard, sachant parfaitement ce que Monty fabriquait, elle hocha négativement la tête.

-Et tu es étudiante, Clarke ?

-Non, je, euh … Je suis policière en réalité.

Agent de protection ou policier, c'était juste une évolution au fond, pensa Clarke en finissant son café, mal à l'aise.

-Une policière bourrée, ça s'amuse au poste dis-moi.

-C'est peut-être pour ça qu'on a pas les fichiers, murmura Monty avant de revenir s'asseoir.

-C'pas la CIA non plus, soupira Alexia en roulant des yeux. Tu bosses à la CIA ?

-Non !

-Voilà …

Monty se racla la gorge pour la faire taire et elle soupira une nouvelle fois avant de monter l'escalier en marmonnant des insultes inaudibles, certainement envers tout et n'importe quoi, comme elle avait l'habitude.

-Faut pas lui en vouloir, elle est un peu … Particulière. Mais adorable au fond.

-Au fond, au fond, faut drôlement récurer pour trouver l'adorable ! Ria Jasper.

Une serviette détrempée lui atterrit sur la tête, et il maudit le loft au moment où sa tête cogna le bol de chocolat chaud qui se renversa sur lui immédiatement.

-JE T'AI ENTENDU, JASPER JORDAN !


Alors ? Que pensez-vous d'Alexia, mon OC, pour ceux qui ne la connaissait pas encore ? :p

Qui est cet homme au trench-coat ? Pour le moment, vous pensez tous plus ou moins que c'est Bellamy ! Avez-vous raison ? Réponse peut-être au prochain chapitre ... :D

Kanli