Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !

Note de l'auteur : Je tiens à dire un grand merci à tous ceux ou celles qui laissent des reviews sur cette fic. Je n'ai malheureusement pas le temps de vous répondre à tous individuellement, mais chacun de vos petits encouragements me font chaud à mon petit coeur... Merci infiniment...

Bonne lecture à vous tous… Aylala

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Ce qui aurait pu se passer

Chapitre quatre : Dis, quand reviendras-tu ?

«Voilà combien de jours, voilà combien de nuits, voilà combien de temps que tu es (re)parti ?

(…)Ton image me hante, je te parle tout bas, et j'ai le mal d'amour et j'ai le mal de toi.

Dis, quand reviendras-tu ? Dis, au moins le sais-tu ? Que tout le temps qui passe ne se rattrape guère.

Que tout le temps perdu ne se rattrape plus. »

Bénabar

- « Cesse de te t'agiter comme ça Lily, le médicomage a bien précisé qu'il fallait que tu te calmes si tu ne voulais pas faire de rechute. » lança Remus d'une voix douce en tendant à la jeune femme un verre d'eau qu'elle refusa.

- « Je suis désolée, mais je n'arriverais pas à me calmer tant qu'on ne m'aura pas dit où est mon bébé et pourquoi on me l'a enlevé ! » s'écria-t-elle d'un ton plus sec qu'elle l'aurait voulu. « Pardonne moi Remus, je ne devrais pas te parler comme ça, tu n'y es pour rien… »

- « Ce n'est pas grave, je comprend » répondit le jeune homme en soupirant.

Il comprenait très bien dans quel état se trouvait la jeune femme. On lui avait enlevé son fils et elle n'en avait pas de nouvelles depuis maintenant cinq jours. Il avait tout fait pour essayer d'avoir des renseignements sur ce qui c'était passé ce jour là, quand des aurors avaient arrachés Harry des bras de sa mère. Il s'était rendu au ministère et avait exigé de voir Bartémius Croupton ou n'importe quel autre responsable, mais il avait toujours trouvé porte clause. Il s'était énervé et avait même presque menacé une secrétaire qui ne faisait pourtant qu'obéir aux ordres de ses supérieurs. Cela lui avait d'ailleurs valu une escorte musclée qui l'avait renvoyé assez rudement hors des locaux du ministère. C'est donc bredouille qu'il était rentré à l'hôpital, et il avait dû une fois de plus consoler Lily qui était totalement perdue. Elle ne se calma qu'un peu que lorsque que le docteur Cohen vint lui annoncer que James allait être transféré dans sa chambre. Remus avait ainsi pu voir de ses yeux son ami. Il était très pâle et affaibli. Il passait le plus clair de son temps à dormir et quand il était éveillé, il parlait peu pour ne pas se fatiguer. Mais la seule présence de son mari auprès d'elle aidait Lily a supporter sa peine et son angoisse. James avait bien sur été mis au courant de la situation. Il était entré dans une telle colère que les médicomages durent l'endormir pendant plus de deux heures pour ne pas risquer de complication. Depuis, il ne faisait que demander régulièrement des nouvelles. Même s'il ne le laissait pas paraître, la disparition de son fils l'angoissait énormément et son impuissance face à ce drame le rendait intérieurement fou de rage. A ce terrible malheur vint s'ajouter la destruction du manoir Potter à Godric's Hollow. Voldemort, fou de rage de n'avoir pas pu éliminer Harry avait fait envoyer des mangemorts au manoir et avait donné l'ordre de le détruire. De la splendide demeure qui avait appartenu à la famille Potter durant plusieurs générations, il ne restait que des ruines encore fumantes. James avait aussi encaissé ce choc, non sans avoir étouffé un grognement de rage. Ce manoir était la dernière chose qu'il tenait de ses parents et il y tenait beaucoup. Il y avait grandi et la demeure était rempli de souvenir. Lily aussi eu énormément de peine. Elle avait toujours beaucoup aimé la grande bâtisse si chaleureuse et si accueillante. Le Seigneur des Ténèbres était décidément bien décidé à leur nuire.

- « J'espère que Harry va bien » murmura Lily d'une toute petite voix

- « Ne t'en fait pas, il est entre les mains du ministère, il est forcément bien traité » répondit d'une voix apaisante son ami qui n'avait jamais pourtant aussi peu sur de ce qu'il avançait.

A cet instant, la porte s'ouvrit et deux guérisseurs entrèrent, poussant le lit roulant sur lequel se trouvait James.

- « Voilà monsieur Potter, vous êtes de retour dans votre chambre. Nous reviendrons pour vos soins dans deux heures » lança un des guérisseur

- « Merci » souffla James en les regardant d'éloigner.

Puis il tourna sa tête vers sa femme.

- « Alors ? Des nouvelles ? » demanda-t-il d'une voix pleine d'espoir

- « Toujours pas… » soupira Lily

Le visage du jeune homme se ferma alors. Il se contenta de fixer le plafond, essayant sans doute de retenir pour ses cris de rage et de désespoir qu'il mourrait d'envie de pousser.

Remus se sentit alors totalement désemparé devant la détresse de ses amis. Lui-même supportait mal l'idée de savoir Harry perdu dans la nature. Il était un peu leur enfant à tous. Le premier maraudeur junior, il faisait leur joie à tous. Ne pas savoir où il était n'était pas facile à vivre pour lui, alors il admirait le courage de James et Lily qui souffrait en silence. Il fut tiré de ses pensées par la porte qui s'ouvrit à nouveau. Le professeur Dumbledore fit son entrée dans la chambre.

- « Bonjour » lança-t-il calmement en prenant une chaise et en s'installant entre les lits de James et Lily. « Remus, auriez vous la gentillesse de nous laisser un moment ? »

- « Bien sur. Je vais rentrer chez moi. Je reviendrais dans l'après-midi » répondit le jeune homme en se levant. Il alla embrasser Lily sur le front puis tapota l'épaule de James avant de sortir.

A peine la porte s'était refermée que Lily se redressa.

- « Avez-vous des nouvelles de Harry professeur ! » s'écria-t-elle

- « Du calme Lily, du calme » répondit Dumbledore d'une voix douce. « Avant tout, je viens de discuter avec ton médicomage. Tu sortiras demain. Tu as retrouvé suffisamment de force. As-tu un endroit où aller ? »

Lily soupira.

- « Il y a toujours notre appartement sur le Chemin de Traverse. C'étaient les parents de James qui y habitait avant qu'ils ne soient tués, je pense qu'il est toujours en état. »

- « Très bien, nous placerons plusieurs membres de l'Ordre en faction devant l'immeuble pour assurer ta sécurité » lança Dumbledore d'une voix grave.

- « Si vous voulez… » souffla Lily

- « Maintenant, il faut que je vous dise quelque chose d'important. Cela concerne directement ce qui s'est passé la nuit où vous avez été attaqué. Nous avons capturés Sirius et Peter la nuit de l'attaque »

- « Peter va bien ? » s'inquiéta James

- « A merveille » répondit Dumbledore « Et Sirius aussi, ce qui est bien là notre problème »

James et Lily échangèrent un regard surpris.

- « Qui était votre Gardien du Secret ? » demanda le professeur

- « Peter » répondirent James et Lily d'une même voix.

Le vieux professeur soupira.

- « Que ce passe-t-il ? » demanda Lily sentant qu'une mauvaise nouvelle s'annonçait.

- « Sirius et Peter s'accusent mutuellement d'être votre Gardien du Secret »

- « Mais c'est ridicule ! Puisque c'est Peter ! Je ne comprends pas pourquoi il dit qu'il s'agit de Sirius » s'étonna Lily

- « Tout simplement parce que votre Gardien du Secret était le traître que nous cherchions tous et c'est lui qui vous a vendu cette nuit là ! »

Lily laissa échapper un cri horrifié, tandis que James lançait au professeur un regard noir.

- « C'est impossible ! » hurla-t-il

- « C'est malheureusement la vérité, James. Je suis désolé de vous l'apprendre »

- « Mais puisque vous savez qu'il s'agit de Peter, pourquoi avoir capturé Sirius ? » demanda Lily

- « C'est là toute la complexité de cette histoire. La veille de jeter le Fidelitas sur votre manoir, vous m'avez encore assuré que c'était Sirius votre Gardien »

- « Nous avons changé d'avis le jour même ! » lança Lily

- « C'est ce que Sirius nous a dit, mais Peter dément formellement »

- « Mais puisque c'est ce que nous vous disons aussi ! » commença à s'impatienter la jeune femme.

- « Peter prétend que vous avez subit un Impérium ou une modification de mémoire pour donner cette version lorsque l'on vous interrogerais… »

- « Mais c'est ridicule ! » hurla James

- « Mais c'est ainsi. Bartémius Croupton a donc décidé que tant que la vérité ne serait pas faite sur cette affaire, nous devions vous considérer comme potentiellement manipulé par Lord Voldemort. C'est pour cela que Harry vous a été enlevé ! »

- « QUOI ! » hurlèrent en même temps James et Lily

- « Il a été placé dans une famille d'accueil, où il est en sécurité et bien traité… »

- « Quand pourrons nous le récupérez ? » demanda vivement la jeune femme.

- « Quand le jugement aura été prononcé et uniquement si on vous reconnaît apte à vous en occupé, c'est-à-dire quand nous serons sur que Lord Voldemort n'a aucune emprise sur vous »

- « Mais professeur ! Combien de temps cela va durer ! Combien de temps allons-nous être privé de notre bébé alors que nous sommes innocents ! Alors que nous sommes les victimes ! » se mit à crier Lily en laissant ses larmes couler sur ses joues.

- « Le département de la justice magique a estimé que se serait la meilleur solution, pour la sécurité de Harry. »

- « Pourquoi ! Il ne serait pas mieux avec ses parents qui l'aiment plutôt que dans une famille où il ne connaît personne ! » hurla James

- « Je suis désolé, mais ni vous, ni moi n'avons le pouvoir d'annuler une décision de justice » lança fermement Dumbledore.

Lily se laissa tomber sur son lit, le visage baigné de larmes. S'en était trop pour elle.

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Assise sur l'unique lit du studio où elle passait ses journées et ses nuits, Océane caressait son ventre de ses doigts. Elle ne se sentait pas bien, mais cela n'avait rien de physique, c'est dans sa tête que rien n'allait. Cinq jours, cela faisait cinq jours qu'elle était dans l'attente, mais dans l'attente de quoi ? Elle-même aurait été bien incapable de le dire.

Comme tout le monde, elle attendait des nouvelles de Harry. Sa disparition l'avait beaucoup touché et elle ressentait très bien la douleur de Lily. Son bébé à elle n'était encore qu'un tout petit morceau de vie dans son ventre, mais elle l'aimait déjà plus que tout et elle comprenait que c'était un bout de son cœur qu'on avait arracher à son amie.

Elle attendait aussi des nouvelles de Sirius. Elle ne l'avais pas revu et n'avait pas eu signe de vie depuis ces cinq jours. Elle était inquiète. Où pouvait-il bien être ? Qu'est-ce qui le retenait loin d'elle ?

Après son malaise, le gynécomage qui l'avait ausculté avait juste dit qu'il lui fallait du calme et du repos si elle ne voulait pas risquer de perdre son enfant. Il l'avait obligé a passer une nuit en observation et elle avait réussit à être placée dans la même chambre que son amie. Elles avaient un peu discutées toutes les deux. Océane avait consolé Lily du mieux qu'elle pouvait tout en sachant qu'aucune parole de réconfort n'arriverait à l'apaiser. Puis elles étaient restées silencieuses. La jeune femme avait longtemps hésité avant de poser la question qui lui brûlait les lèvres. Elle avait alors pris son courage à deux mains et avait demandé à Lily qui était son Gardien du Secret. Elle avait sentit son cœur explosé de joie quand elle lui avait répondu qu'il s'agissait de Peter. Un sentiment de soulagement profond l'avait envahi, un poids énorme venait de s'enlever de son estomac. Elle avait voulu tout savoir et Lily lui avait tout raconté. Elle lui avait expliqué comment au matin de jeter le sort, Sirius avait eu l'idée de ce coup de bluff, comment Peter s'était empressé d'accepter ce changement, les raisons pour laquelle personne n'avait été mis au courant. Sirius avait dû tout de même partir pour faire croire jusqu'au bout qu'il était le Gardien, mais quand Lily avait appris que Océane était enceinte, c'est sans hésiter qu'elle lui avait recommandé de lui annoncer la nouvelle afin qu'il revienne la voir.

Océane lui raconta qu'elle avait eu le temps de le voir un moment avant qu'il ne s'envole dans la nature et qu'il lui avait assuré qu'il était ravi et heureux. Cela rendit vaguement le sourire à la jeune femme. Elle s'accrochait à la moindre bonne nouvelle comme à une bouée de secours. Un médicomage était alors venu leur annoncer que James allait être installé dans la même chambre qu'elles, ce qui redonna un peu de force à Lily. Océane assista au transfert, ce qui ne fut pas chose facile. Le lit roulant du jeune homme était encombrant et il avait fallut faire de nombreuses manœuvres avant d'arriver à le faire entrer dans la chambre. Océane avait enfin pu vérifier de ses propres yeux que son ami allait bien. Il avait certes l'air exténuer, mais il allait bien. Lily le mit aussitôt au courant de la situation concernant Harry et James s'emporta tellement que les guérisseuses durent l'endormir deux bonnes heures pour ne pas risquer qu'il ne détériore encore un peu plus son état fragile. A son réveil, il était plus calme, mais tout aussi furieux, inquiet et déterminé.

Océane avait ensuite eu le droit de quitter l'hôpital. Elle avait été obligé d'annoncer elle-même sa grossesse à James pour expliquer sa présence. Elle aurait mille fois préféré que se soit Sirius qui l'annonce à son meilleur ami, mais les circonstances ne jouaient pas en leur faveur. James avait sourit et avait dit qu'il était vraiment ravi pour eux deux. Mais cette nouvelle avait aussi mis en avant l'absence de Harry et Océane n'avait pas voulu insisté. Elle avait quitté l'hôpital et était venu s'installer chez Remus.

Elle aurait voulu rentrer chez elle, mais pour une raison que l'on n'avait pas voulu lui donner, son appartement était réquisitionné par le ministère et des fouilles semblait y avoir lieu. Elle avait difficilement pu récupérer quelque vêtements et quelques objets personnels avant d'être jetée à la porte de chez elle. Remus l'avait recueillit et elle habitait désormais chez lui.

De ce côté-là, elle n'avait pas à se plaindre. Remus était aux petits soins avec elle. Il avait dégotté un vieux matelas miteux qu'il avait posé sur le sol de son studio et sur lequel il dormait, car il avait vivement insisté pour que la future maman ait un lit digne de ce nom. Il était très gentil avec elle, mais elle savait que cette situation ne pourrait pas durer. Tout d'abord parce que vivre à deux dans un logement si petit, ce n'était l'idéal. Ensuite, Remus était un loup-garou et la jeune femme devrait de toutes façons trouver un endroit où aller lorsque viendrait la Pleine Lune. Et enfin, et surtout, parce que Remus était toujours convaincu que Sirius était le traître. Ils en avaient longuement parlé tous les deux et la discussion avait faillit tourner en dispute. Bien que Océane lui ai dit que Lily elle-même lui avait dit que Peter était le Gardien, Remus refusait tout net d'y croire. Il pensait que James et Lily avait dû être trompé par un mauvais sort de magie noir, ou encore une modification de pensée. Pour lui, Sirius était définitivement un traître. D'un commun accord, ils avaient décidé de ne plus aborder le sujet.

La porte du studio s'ouvrit à cet instant et Remus entra justement chez lui.

- « Comment tu te sens ? » demanda-t-il à la jeune femme qui avait levé les yeux vers lui.

- « Moyennement » soupira Océane.

- « Je reviens de l'hôpital, Dumbledore voulait parler en privé avec James et Lily »

- « J'espère qu'il apporte de bonnes nouvelles ! »

- « Il serait temps oui, les bonnes nouvelles se font rares depuis trop longtemps maintenant »

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Il était encore très tôt dans la matinée. Assise à la table de sa cuisine, une femme finissait en silence son petit-déjeuner. Son mari venait de quitter la maison pour rejoindre son travail et sa journée de travail à elle n'allait pas tarder à commencer. Elle savoura ce dernier moment où la maison était silencieuse. D'ici peu de temps, elle résonnerait de cris d'enfants. Elle aimait entendre les enfants jouer, elle aimait les voir grandir, c'est sans doute pour ça qu'elle en avait eu autant. Et depuis maintenant cinq jours elle en avait encore un autre. Un auror du ministère était venu la trouver et lui avait donner un adorable petit garçon brun aux grand yeux verts. Il lui avait expliqué qu'il n'était peut-être plus en sécurité avec ses parents et qu'il devait être placé sur décision de justice. Elle avait littéralement fondu en voyant sa petite bouille apeurée, et avait assuré que son mari et elle seraient ravis de s'en occuper. Il avait l'air tellement fragile. D'ailleurs il devait être du même âge que leur dernier fils. On ne leur avait rien dit sur l'enfant. Uniquement qu'il s'appelait Harry et que pour sa sécurité, deux aurors garderaient constamment la maison. Elle n'avait rien dit et avait pris l'enfant dans ses bras. Elle l'avait bercé jusqu'à ce qu'il s'endorme et était allé le coucher dans la chambre de ses plus jeunes fils.

Elle était perdue dans ses pensées quand elle entendit des bruits de pas dans l'escaliers. Un petit garçon roux, encore un peu endormi, arriva dans la cuisine.

- « 'Jour Mamaaaaaan ! » lança-t-il dans un bâillement.

- « Bonjour mon chéri » répondit-elle en se levant et en posant devant son fils un grand bol de lait fumant. « Tes frères dorment encore ? »

- « Juste Charly… Percy est dans la salle de bain » répondit le garçonnet avant de mordre à pleines dents dans une tartine.

- « Je vais aller le réveiller dans ce cas… Bill, si jamais un des petits se réveille, tu veux bien aller jeter un coup d'œil ? »

- « Oui maman »

Après avoir jeté un dernier coup d'œil à son fils aîné, elle monta l'escalier qui menait à l'étage et poussa la porte de la chambre. Une masse, emmitouflée dans des couvertures dormait en travers d'un lit.

- « Charly… Réveilles-toi, il est l'heure ! »

- « Maman ! J'ai sommeil ! »

- « Tu vas être en retard chez mademoiselle Escuela… »

- « Je veux pas y aller ! »

Elle se mit à sourire et caressa la tignasse de son fils.

- « Tu n'as pas le choix ! Allez lève toi vite » lança-t-elle de sa voix douce avant de se lever et de quitter la chambre car elle entendait en bas les pleurs d'un bébé.

Elle descendit rapidement les marches et entra dans la chambre où cinq lits d'enfants étaient disposés le long des murs. Bill était là, son jeune frère Ron dans les bras. Molly s'approcha d'eux et embrassa Ron avant de se pencher vers le lit de Harry. Le petit garçon était réveillé mais il ne pleurait pas. Il n'avait d'ailleurs presque pas pleuré depuis qu'il était arrivé. Molly trouvait le petit garçon très courageux. Il devait être totalement perdu dans cette famille, où même si on le traitait avec beaucoup d'amour, il ne connaissait personne.

- « Le biberon de ton frère est prêt. Tu veux bien le lui donner le temps que je m'occupe des autres ? »

- « Oui maman » répondit le garçonnet en sortant de la pièce, son petit frère toujours dans ses bras.

Molly s'approcha des deux lits du fond. L'un était vide et l'autre contenait deux jeunes garçons qui, assis tranquillement, la regardaient en souriant.

- « Comment faites-vous pour passer d'un lit à l'autre ! » soupira-t-elle en sortant un à un ses fils du lit.

Ils n'arrêtaient pas de faire ça. A chaque réveil, les deux enfants n'étaient jamais chacun dans leur lit. C'étaient des petits garçons adorables, mais terriblement dynamiques. Elle les posa sur le sol et de leur démarche encore un peu malhabile, les jumeaux quittèrent la pièce. Molly se pencha alors vers le berceau de son dernier bébé. La seule fille de toute la grande fratrie. La petite Ginny faisait l'admiration de ses frères et avait littéralement rendu gaga son père. Elle tendit les bras à sa maman qui l'embrassa doucement.

- « Tu veux de l'aide Maman ? » demanda alors Percy qui venait d'arriver, vêtu de pied en cap et prêt à partir sur le champ chez la préceptrice alors que la classe ne commençait que dans une heure.

- « Merci mon chéri, occupe toi de ta sœur, je vais me charger de Harry »

En souriant, Percy prit sa sœur dans ses bras et sortit de la chambre en bombant le torse. Molly prit alors Harry qui la regardait toujours dans ses bras et sortit de la pièce.

- « Mamaaaaaan ! Pourquoi c'est Percy qui s'occupe de Ginny ! » grogna Bill d'un air boudeur « C'était déjà lui hier ! Moi aussi je veux m'occuper d'elle ! »

- « Aujourd'hui tu t'occupes de Ron et demain on verra… » répondit doucement Molly en s'installant entre les jumeaux après avoir assis en face d'elle Harry dans une chaise de bébé.

- « Mais t'avais déjà dit ça hier ! » grogna le garçonnet en donnant à Ron une tartine pleine de confiture qu'il avala goulûment.

- « C'est même pas vrai ! » répliqua Percy qui donnait le biberon à sa sœur « En plus, Ginny elle préfère être avec moi ! »

- « Comment tu peux savoir ce qu'elle veut ? »

- « Je le sais et c'est tout ! »

- « Les garçons ça suffit maintenant ! » gronda Molly d'une voix sévère. « Chaaaarrrlyyyy ! Dépêche toi un peu ! » cria-t-elle en direction de l'escalier.

- « Voilà, voilà ! J'arrive ! » marmonna le petit garçon en descendant les escaliers.

- « Mange vite mon chéri où sinon toi et tes frères allaient être en retard ! »

- « On est obligé d'y aller ? » grogna Charly en plongeant dans son chocolat au lait.

- « Oui, il faut y aller si tu veux devenir un sorcier brillant ! »

- « Mais mademoiselle Escuela, elle fait peur ! Elle ressemble à une chauve-souris ! »

- « Bill ! » s'indigna faussement Molly.

Mademoiselle Escuela était la seule perceptrice à des kilomètres à la ronde, et il était vrai qu'elle n'était sans rappeler les chauves souris, mais Molly ne pouvait pas approuver son fils.

- « Moi je l'aime bien… » lança distraitement Percy en se levant pour poser sa sœur dans sa petite chaise.

- « Mais toi t'es rien qu'un fayot ! » marmonna Charly

- « Qu'est-ce que j'entends jeune homme ! » gronda Molly « Fais immédiatement tes excuses à ton frères »

- « 'Scuse Percy » bougonna Charly en jetant un regard noir à son frère.

C'est alors que le clocher de l'église la plus proche fit entendre son carillon.

- « Allez les garçons, il est l'heure ! » lança Molly.

Bill, Charly et Percy se levèrent alors, récupérèrent leurs cartables qui traînaient derrière la porte de la cuisine et vinrent devant leur mère qui vérifia une dernière fois leur tenue. Elle fit apparaître un peigne et arrangea les quelques mèches encore ébouriffées, embrassa chacun des garçons sur les joues et les regarda s'éloigner.

Puis elle retourna à table et rangea le petit déjeuner. Elle jeta un sort de nettoyage aux jumeaux qui étaient recouvert de nourriture et les fit sortirent de table. Elle déposa Ginny dans son couffin et entreprit de faire la toilette de Ron et Harry. Alors qu'elle s'occupaient des garçonnets qui jouaient ensemble dans la petite bassine qui leur tenaient lieu de baignoire, elle ne pu s'empêcher de ressentir un pincement au cœur. Où quelle soit et quoi qu'elle ai fait, la maman de Harry devait être malheureuse d'être ainsi privé de son fils. Elle chassa ses pensées et d'un sort, ôta des mains d'un des jumeaux le manche à balai qu'il brandissait fièrement. Sa journée commençait et elle allait sûrement être bien remplie.

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Si le coeur vous en dit, dites moi ce que vous en avez pensé…