Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !
Bonne lecture à vous tous… Aylala
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Ce qui aurait pu se passer
Chapitre sept : Loin de toi
« Loin de toi trop loin de toi, Je suis
loin mais je pense à toi,Je suis loin mais je n'oublie pas
Je
suis loin mais je pense à toi » Florent Pagny
- « JAMES ! »
La porte de la chambre de James s'ouvrit à toute volée et Lily, à moitié essoufflée entra en trombe. Le jeune homme se mit à sourire en la voyant s'arrêter net. En effet, il n'était pas seul dans la pièce. Le médicomage Cohen et les deux guérisseuses Angie et Mary étaient en train de l'ausculter. James observa sa femme et se mit à sourire de plus belle en voyant ses joues s'empourprer.
- « Oh pardon, je ne savais pas que vous étiez pas là ! » s'excusa-t-elle en bafouillant légèrement
- « Ce n'est rien, madame Potter » répondit le médicomage Cohen.
James fit alors un petit signe de la main à sa femme qui lui répondit en souriant.
- « Je vais revenir dans un moment alors… » lança Lily en sortant de la pièce.
James la regarda sortir d'un air distrait.
- « On dirait que le moral va mieux » lança le docteur Cohen en souriant
- « Elle a eu l'autorisation de voir notre fils la semaine dernière. Ca lui a fait beaucoup de bien, même si cette deuxième séparation a été douloureuse, j'ai mis plus de deux heures à la calmer quand elle en est revenue. Elle a vu chez qui on l'avait placé et elle a trouvé la famille très sympathique. On sait maintenant qu'il ne manque de rien. Il nous manque toujours atrocement, mais au moins on ne se fait plus de soucis » expliqua James
- « Je vois, c'est une bonne nouvelle. Ca fait plaisir de la voir sourire, j'avais peur de devoir la ré-hospitaliser pour dépression »
- « Oui, son sourire c'est mon rayon soleil » lança James
- « Tout ce qui peut contribuer à vous remonter le moral est le bienvenu. Cela accélère votre guérison. D'ailleurs j'ai une bonne nouvelle pour vous. Vous êtes maintenant suffisamment remis pour faire quelques pas. Pas d'excès bien sur, mais je pense que vous pourrez vous promenez assez librement dans l'établissement »
- « C'est vrai ? »
- « Oui, et ce n'est pas tout. J'ai très bon espoir de vous voir quitter l'hôpital à la fin du mois. Vous avez encore un traitement lourd à suivre pendant une quinzaine de jours qui nécessite votre présence ici, mais passer ce délai vous pourrez vous faire soigner chez vous. Si une guérisseuse passe vous voir tous les jours et que vous revenez passer une nuit par semaine ici, je ne vois aucune contre indication à vous laisser sortir, bien au contraire. »
James regarda le médicomage avec des yeux ronds. Quinze jours. Dans quinze jours il pourrait retrouver une vie normale.
- « Waouh ! Vous parlez d'une nouvelle ! Plus que deux semaines à être bloqué ici ! C'est génial »
- « Je comprends tout à fait votre enthousiasme » répondit le médicomage en souriant
- « Lily est au courant ? » demanda James
- « Non, pas encore. Voulez-vous que je le lui annonce ? »
- « Surtout pas ! Je tiens à le lui dire moi-même ! » répliqua le jeune homme en se redressant sur son lit.
- « Très bien, dans ce cas nous allons vous laisser. Je repasserais demain, d'ici là, rappelez vous que vous ne devez tout de même pas trop vous fatiguer »
- « Comptez sur moi ! »
James les regarda sortir et vit que le médicomage tenait la porte pour laisser entrer Lily. Elle avait dû attendre devant la porte. Elle se précipita vers lui et l'embrassa.
- « Bonjour » souffla-t-elle
- « Bonjour ma belle. J'ai un truc important à te dire ! » répondit-il
- « Moi aussi, mais vas-y toi d'abord ! » lança alors la jeune femme en souriant
James l'observa un moment sans comprendre. Elle avait l'air impatiente de lui dire quelque chose. Mais il se lança le premier.
- « Tu veux bien aller à la fenêtre s'il te plait ? » demanda-t-il d'un air malicieux
Sans rien dire, mais visiblement étonnée, la jeune femme s'éloigna de lui pour rejoindre la fenêtre. Elle se tourna alors pour le regarder. A cet instant, James se redressa et sortit de son lit.
- « James ? Qu'est-ce que tu… »
- « J'ai le droit maintenant… Ne bouge pas… » répondit-il
Puis d'une démarche encore malhabile dû à la longue immobilisation et aux contres coups des sortilèges, il parcourut doucement les quelques mètres qui le séparaient de sa femme. Il la regardait, elle avait les yeux brillants. Quand il la prit enfin dans ses bras et qu'il sentit qu'elle s'accrochait à lui en soupirant de bonheur, il sentit son cœur fondre. Elle était là, enfin. Cela faisait trop longtemps qu'il attendait ça.
- « Je vais nettement mieux comme tu vois. Le médicomage Cohen pense que je devrais être de retour à la maison au début du mois prochain… »
- « Mais c'est dans deux semaines ! » s'écria Lily de joie
- « Oui… »
Il se mit alors à caresser doucement les cheveux de sa femme qui se mit sur la pointe des pieds pour l'embrasser.
- « Je suis tellement contente… » murmura-t-elle
Elle souriait et ses yeux pétillaient.
- « Et toi ? Qu'est-ce que tu voulais me dire ? » demanda-t-il alors
- « Retourne t'asseoir et je vais te le dire »
Il soupira. Puis, glissant son bras autour de la taille de sa femme, James l'entraîna aussi vers le lit, la lâcha alors et se ré-installa tranquillement.
- « Alors ? »
- « J'ai reçu un hibou de Molly et Arthur ce matin » commença Lily
James n'en fut pas étonné, les Weasley leur avait déjà envoyé trois hiboux pour leur donner des nouvelles de Harry. C'était d'ailleurs une attention dont il leur était extrêmement reconnaissant.
- « Et il y avait ça dedans… » continua-t-elle en lui tendant un bout de parchemin plié.
James le prit et le déplia. Il vit alors un étrange gribouillis noir, rouge et vert. Il fut d'abord surpris, puis comprit.
- « C'est de lui ? » demanda-t-il en souriant
- « Son tout premier dessin… Notre fils est un artiste ! » murmura Lily en souriant « Dans la lettre, Molly dit qu'elle lui a demandé ce que c'était. Il a dit que c'était nous deux »
James se remit à contempler le chef d'œuvre qu'il tenait entre les mains. De larges traits noir, rouge et vert tracés dans tous les sens, s'entremêlant, se mélangeant, formant un informe gribouillis coloré. Il se mit à sourire.
- « Tu n'avais pas besoin de me le dire, je nous avais reconnu… » lança-t-il d'une voix tout de même émue.
Lily se mit à rire. Il lui fit signe de venir plus prêt, elle se rapprocha de lui.
- « Regarde, là on reconnaît très bien ton magnifique sourire, et là… » désigna-t-il à l'autre bout du morceaux de parchemin « Se sont tes yeux… »
- « Et juste à côté, on reconnaît bien tes épis rebelles ! » ajouta la jeune femme d'une voix amusée.
James embrassa le front de sa femme. C'est fou ce que ce petit bout de parchemin lui faisait chaud au cœur. Ainsi Harry pensait à lui, pensait à eux. Il tenait entre ses mains le premier cadeau que leur faisait leur fils.
- « Il me manque » souffla-t-il alors « J'ai tellement envie de le serrer dans mes bras »
- « Je sais… Moi aussi il me manque » répondit Lily en se collant un peu plus contre lui « Tu sais, j'ai pensé qu'on pourrait l'accrocher au mur ici, ça égayerait un peu » ajouta-t-elle au bout d'un moment.
Doucement, elle lui ôta le morceau de papier de ses mains et le plaqua sur le mur à côté de lui.
- « Tu aimes ? » demanda-t-elle en souriant
- « C'est magnifique » répondit le jeune homme.
Il la vit alors fixer de la baguette le dessin au mur et reculer un moment pour apprécier le travail.
- « C'est parfait ! » déclara-t-elle en revenant s'installer près de lui.
James regarda alors ce morceau de couleur au milieu du grand mur blanc. Et le dessin lui donna du courage. Tous les trois ils allaient être courageux et se battre et ils s'en sortiraient ensemble.
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- « Albus ! Vous êtes pile à l'heure comme toujours ! » lança Bartémius Croupton en voyant entrer le professeur Dumbledore dans son bureau ministériel.
- « Bonjour Barty » répondit poliment Albus en s'installant dans le fauteuil de que son interlocuteur lui présentait.
- « Je vous ai fait venir, car j'ai reçu le bilan de santé de James Potter que le médicomage Cohen vient de me faire parvenir »
Il se mit alors à cherche dans une pile de parchemin le bilan en question tandis que le professeur continuait à le fixer avec une attention polie.
- « Le voilà ! Alors '' Hôpital Ste Mangouste… bla bla bla, je vous passe les détails… »
- « Vous êtes trop aimable »
- « Donc voilà, ''l'état de santé du dénommé James Potter est donc jugé suffisamment satisfaisant pour envisager une sortie de l'établissement dans les premiers jours de décembre. Mis à part sa faiblesse encore importante, rien ne semble l'empêcher de prendre part à un quelconque procès. Veuillez agréez monsieur…'' Oui, bon. L'essentiel est là. Début décembre, les époux Potter seront en mesure de comparaître devant le tribunal. »
- « C'est une excellente nouvelle, Barty »
- « J'ai donc arrêter les dates suivantes. Premier procès qui détermine qui de Black ou Pettigrow a vendu les Potter à Vous-Savez-Qui le 12 décembre. Puis second procès qui détermine la restitution du droit de garde de l'enfant le 27 décembre »
- « Voyons Barty, pourquoi laisser tant de temps entre ces deux procès ? » demanda le professeur
- « Notre calendrier est plein, nous n'avons malheureusement pas que ces deux procès en cette fin d'année ! Nous n'avons pas d'autre date. De plus le verdict du premier procès influera forcément sur celui du second, il faut bien laisser le temps aux dossiers de se monter. Vu votre insistance à vouloir réunir la famille Potter, je peux vous dire que j'ai fait au mieux ! Et que j'ai dû âprement négocier avec la plupart de mes collègues »
- « Je comprends Barty » répondit Albus. « Mais, pourquoi m'avez-vous convoqué pour me dire cela ? Je ne fais pas parti du département de Justice Magique. Je n'ai aucune autorité dans cette affaire. »
- « Je voulais juste vous prévenir que vous continuerez à garder dans les cachots de Poudlard Black et Pettigrow jusqu'au 12 décembre. Et puis… Je pensais que vous voudriez être informé des dates. J'avais cru comprendre que vous étiez assez proche des Potter »
- « Ce sont en effet des gens charmants que j'ai en grande estime et que j'apprécie beaucoup. Je serais ravi de leur annoncer moi même cette nouvelle. En ce qui concerne les cachots de Poudlard, ils sont à l'entière disposition du Ministère. »
- « Excellent Albus, excellent »
- « Barty ? Tant que je suis là, j'aurais aimé pouvoir vous poser une question » demanda le professeur Dumbledore
- « Je vous écoute »
- « Quels sont les avancement dans l'enquête Longdubat ? »
Le visage de Bartémius Croupton se referma aussitôt.
- « Une sordide affaire n'est-ce pas ? Il vaut mieux mourir je pense plutôt que de subir ce qu'ils ont vécus. Malheureusement, je n'ai pas de bonnes nouvelles. L'enquête n'avance pas. Par manque de personnels. Avec tous ces attentats et tous ces meurtres qui sont notre lot quotidien depuis trop longtemps maintenant. Maugrey qui était pourtant le premier sur les lieux à du mal à tout reconstituer. Il manque quelque chose d'essentiel, comme si un détail nous échappait. Les Lestranges n'étaient pas seuls, on pense qu'ils étaient quatre. Et l'un d'eux semblait avoir des informations connus du ministère seul… Cette histoire ne sent pas bon, j'ai bien peur que des têtes ne tombent quand la vérité sera découverte. »
Dumbledore le regarda d'un air grave.
- « Les Longdubats étaient très aimés et très respectés. C'étaient de puissants aurors. C'est une grosse perte pour la Communauté… » continua Croupton.
- « Tant de familles et de destins brisés par la faute de ce despote maléfique… » soupira Dumbledore en se levant « Si vous n'avez plus besoin de moi Barty, je vais retourner dans mon école »
- « Je vous en prie professeur, merci de vous être déplacé » répondit Croupton en lui serrant la main avant de le raccompagner jusqu'à la porte de son bureau.
- « Barty » lança Dumbledore avant de sortir « Vous n'avez toujours pas le moindre indice d'où Voldemort pourrait se trouver ? »
Croupton frémit en entendant ce nom maudit mais reprit vite une constance.
- « Non, il se cache depuis l'attaque des Potter, mais il n'en reste pas moins actifs » soupira-t-il.
Puis, sans ajouter un mot Albus Dumbledore prit congé.
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- « C'est gentil de m'avoir accompagnée Lily » lança Océane en quittant le service de gynécomagie de Ste Mangouste.
- « Mais de rien. Quand j'attendais Harry, je n'aurais supporté d'aller à une magicographie seule, alors je n'allais quand même pas te laisser endurer ça ! » répondit la jeune femme en souriant
- « C'est bizarre comme expérience ! C'est super froid sa pommade qu'il a étaler sur mon ventre. Je me demande s'il n'a pas essayé de me peloter d'ailleurs à ce moment là ! »
- « Océane, je t'en prie ! C'est un gynécomage, il fait son travail ! » s'amusa Lily
- « N'empêche ça fait bizarre de savoir que c'est lui, là… »
Océane prit un petit bout de parchemin sur lequel était représenter une image inanimée de son écographie magique.
- « Il est où déjà ? » demanda-t-elle en tournant le bout de papier dans tous les sens « Je suis nulle ! Je n'arrive même pas à retrouver mon bébé ! »
- « Là je crois… » montra Lily d'une voix amusée
- « Ah oui… » s'exclama la jeune femme dans un sourire.
Puis elle se retourna vers son amie.
- « Je suis folle, tu crois ? Je sais très bien qu'on ne voit quasiment rien et que d'ici cinq minutes je ne saurais même plus retrouver le bébé là-dessus, mais je reste gaga devant ce bout de parchemin ! »
- « Non tu n'es pas folle… » répondit Lily en souriant.
Soudain, elle crut reconnaître quelqu'un au fond du couloir. Elle s'arrêta et plissa les yeux.
- « Lily ? » s'inquiéta Océane
- « On dirait que j'ai reconnu quelqu'un, suis moi ! » lança alors la jeune femme en marchant d'un bon pas en direction de la personne.
C'était d'une dame élégamment vêtu d'une robe sombre et d'un châle assortit. Elle tenait dans ses bras un petit garçon dont le visage lunaire qu'elle reconnut aussitôt, confirma à Lily qu'elle ne se trompait pas.
- « Madame Longdubat ? » appela-t-elle
La femme se retourna et la tristesse et le chagrin que Lily lu dans ses yeux la bouleversa. Augusta Longdubat la fixa un moment en essayant de mettre un nom sur le visage de la jeune fille et soudain, son regard jusqu'alors presque éteint s'éclaira.
- « Par Merlin ! Lily Potter ! » s'exclama-t-elle « Ca me fait chaud au cœur de vous voir. J'ai appris votre histoire dans les journaux. Quelle horreur ! Je suis contente de vous voir saine et sauve. J'ai appris qu'on vous avait enlevé Harry, c'est un scandale ! Comment va James ? »
Un peu étourdi par le flot de parole de madame Longdubat, Lily mit un peu de temps à réagir.
- « Mieux, je vous remercie »
Puis le regard de Lily se posa sur le petit garçon.
- « Bonjour Neville ! Comment tu vas mon grand ? »
- « Comme peux aller un enfant dans ces circonstances… » soupira gravement Augusta.
- « Ces circonstances ? » demanda Lily
- « Vous n'êtes pas au courant ? » s'étonna alors son interlocutrice d'une voix infiniment triste.
Lily sentit alors son sang se glacer. Quelle mauvaise nouvelle allait-on encore lui apprendre ? Qu'était-il donc arrivé ?
- « Non, je ne pense pas » répondit-elle alors d'une petite voix.
Augusta Longdubat la regarda alors d'un air grave.
- « Nous ferions mieux d'aller nous asseoir »
Après avoir échanger un regard avec Océane, Lily suivit Augusta Longdubat jusqu'à la cafétéria de l'hôpital. Elle posa Neville sur une chaise et Lily fut surprise de voir que le petit garçon y resta sagement assis sans bouger. Harry aurait sans doute déjà traversé la pièce en courant de ses petites jambes, mais Neville avait toujours été beaucoup plus calme que lui.
- « C'est une terrible épreuve qui nous accable Neville et moi » commença Augusta Longdubat. « La nuit où vous avez été attaqué, Alice et Franck l'ont été également »
La mémoire revint alors à la jeune fille. Ce soir là, elle était avec James, de surveillance au Quartier Général de L'Ordre du Phoenix. Il y avait eu un grand moment d'agitation au cour duquel ils avaient appris que les Longdubat avaient torturés.
- « Par Merlin ! Je m'en souviens ! Des doloris à répétitions c'est bien cela ? » s'exclama la jeune femme horrifiée.
- « Exactement » répondit Augusta d'une voix blanche
Lily sentit un sentiment de culpabilité la gagner. Tellement préoccupée par ses propres soucis, elle en avait oublié l'attaque de Franck et Alice.
- « Comment vont-ils ? » demanda-t-elle d'une voix douce.
A sa grande horreur, elle vit Augusta Longdubat fondre en sanglot devant elle.
- « Par Merlin ! Ne me dites pas qu'ils sont… » s'écria Lily au bord des larmes
- « Non ! » répondit faiblement Augusta « Non, ils ne sont pas mort. J'aurais presque préféré… »
Sa voix se brisa. Lily et Océane la regardèrent stupéfaite. Elles attendirent un moment qu'elle se calme et sèche ses pleurs. Neville regardait sa grand-mère d'un air triste et grave qui fit chavirer le cœur des deux jeunes femmes. Jamais un enfant de devrait avoir un tel regard.
- « Ils ont perdus l'esprit, ils sont devenus fous » lança d'une voix tremblante Augusta.
- « Pardon ? » s'écria Lily
- « Ils ont tous les deux été torturé jusqu'à en perdre la raison. Les médicomages ont dit qu'il n'y avait presque aucun espoir de guérison, mais je veux y croire ! Rendez-vous compte, ils ne me reconnaissent même plus ! Ils ne reconnaissent même plus leurs fils ! »
Lily et Océane pouvait presque ressentir la douleur de Augusta. Pourtant, elle se redressa et reprit en peu de temps une allure digne, même si la tristesse était encore présente dans ses yeux.
- « Je n'ai pas le droit de me laisser aller ! Je dois être forte pour Neville, il n'a plus que moi, je suis sa seule famille »
- « Est-ce qu'on peux les voir ? » demanda Lily d'une toute petite voix.
Elle était bouleversée par la nouvelle. Sans être très proche d'eux, Franck et Alice n'en restaient pas moins de très bons amis et Alice avait été le témoin de Lily à son mariage. La jeune fille avait très envie de les voir.
- « Je suis désolée, mais pour le moment les seules personnes autorisées à venir les visiter sont Neville et moi… Pour des raisons de sécurités vous comprenez ? »
- « Je comprends très bien. James bénéficie des mêmes mesures, je suis la seule à avoir accès à sa chambre »
- « Dès que cela sera possible, je vous tiendrez au courant. Les médicomages pensent qu'ils faut les stimuler et leur rappeler des souvenirs, ça aidera peut-être à leur guérison » ajouta Augusta Longdubat.
- « Merci » souffla la jeune fille.
Puis Augusta Longdubat se leva et alla serrer Lily dans ses bras.
- « Courage, Lily, Courage ! La guerre n'est pas finie, il ne faut pas baisser les bras. Franck et Alice se sont battus jusqu'au bout de leur conviction et je veux que nous gagnions cette guerre afin que la vie de Neville n'ai pas été brisée pour rien »
Incapable de prononcer un mot, la jeune fille se laissa étreindre et regarda ensuite Augusta et Neville s'en allez vers le service où Franck et Alice étaient soignés.
- « Ca va aller ? » demanda doucement Océane en posant sa main sur l'épaule de Lily.
- « Je vais faire en sorte que oui » soupira la jeune fille « Elle a raison, ce n'est pas le moment de baisser les bras ! »
- « Le courage de cette femme est hallucinant. Moi à sa place je serais effondrée » souffla Océane
- « Elle tient le coup pour Neville. Pauvre petit bonhomme. Tu te rends compte qu'il grandira peut-être sans ses parents ! Et que même s'il vient les voir, ils seront incapables de savoir qu'il s'agit de leur fils ! »
- « C'est monstrueux !» décréta Océane
Lily quand à elle se contenta de soupirer.
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- « Un peu de silence s'il vous plait, un peu de silence ! »
Dans la cuisine de la vieille chaumière qui tenait lieu de Quartier Général à l'Ordre du Phoenix, le professeur Dumbledore fit taire instantanément toutes les discussions. C'était la première réunion depuis la soirée d'Halloween. Tous les membres qui avaient pu se déplacer était là. Tous regardaient le professeur, l'air grave et les traits tirés. L'absence des Potter, des Longdubat, de Peter et Sirius provoquait une sorte de malaise qui s'insinuait entre eux. Assis à un coin de la table, Remus avait l'air plus piteux et plus accablé que jamais. Tous le regardaient avec tristesse.
- « Le but de la réunion de ce soir est de faire le bilan de nos actions ces dernières semaines. Car Voldemort est toujours libre et toujours malheureusement puissant. Mais avant toutes choses, j'ai une nouvelle à vous annoncer. Nous accueillons ce soir parmi nous un nouveau membres. Certains d'entre vous le connaissent, d'autre non. Je vais être entièrement honnête avec vous. Notre nouveau ''collègue'' a été un mangemort »
Un murmure de protestations étonnées voire même outrée se fit alors entendre.
- « S'il vous plait ! » reprit le vieux professeur « Mais il y a quelque temps, il est venu me voir et m'a exprimé les regrets qu'il avait. Oui, il a servit le Seigneur des Ténèbres, mais aujourd'hui, il est bien décidé à se battre de notre côté. Les raisons qui l'ont poussé à ces changements et celles qui font que je l'ai accepté parmi nous sont personnelles et je n'en débattrais pas avec vous. Je vous demande simplement de me faire confiance, et de lui faire confiance. Je vous prie de laissez de côtés vos préjugés où vos anciens différents et je vous demande d'accepter parmi nous, celui qui est désormais le nouveau professeur de Potion à Poudlard, Severus, entre donc… »
Un silence lourd s'abattit sur l'assemblée alors que Severus Rogue faisait son entrée dans la pièce.
- « QUOI ! »
Le cri de Remus retentit dans la pièce, rebondissant en écho sur les murs. Le professeur lui jeta un regard sévère et le jeune homme préféra se terrer dans un mutisme total et on ne l'entendit plus prononcer une parole de la soirée.
- « Excusez moi professeur » tenta faiblement Kingsley « Mais le fait qu'il est été un mangemort ne joue-t-il pas plutôt en notre défaveur ? »
- « Au contraire. Severus s'est proposé de devenir notre espion auprès de Voldemort. Il prends de grands risques personnels et nous sera très utile. »
- « Je fais partie de ce qu'on peut appeler les ''proches'' du Seigneur des Ténèbres » lança Rogue comme pour se justifier.
Plusieurs murmures se firent entendre. Visiblement le choix du professeur Dumbledore ne faisait pas l'unanimité. Mais il ne s'en formalisa pas et mit fin à toute polémique en commençant à faire le bilan des dernières missions tandis que Rogue prenait place en face de Remus. Le jeune homme lui jeta alors un regard noir, et se surprit à penser qu'il sentait les conflits arriver.
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Alors ?
