Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !
Bonne lecture à vous tous… Aylala
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Ce qui aurait pu se passer
Chapitre douze : Si je t'avais pas
« Serais-je
heureux sans toi ? Pourquoi pas ?
Rien que d'y penser ça me
glace à chaque fois
Si je t'avais
pas
Si je t'avais pas
Que serais-je, où ça ?
Ma
maison c'est là
Exactement dans tes bras
J'aurais
des enfants, mais pas ceux-là
Moitié moi, mais pas
moitié toi
J'embrasserais, "comme ça", un
peu distrait
Pas une fois, pas une, nous ne l'avons fait »
Jean Jacques Goldman
- « Océane Daquaria, sortez immédiatement de cette salle de bain où je me verrez dans l'obligation de défoncer la porte ! »
- « C'est bon Sirius ! Je vais sortir ! » répondit la jeune femme d'un air amusé
- « Dépêche toi on va finir par être en retard ! » grogna-t-il de l'autre côté de la porte.
- « Tu préfères que je sortes nue dehors ? Je suppose que non, alors laisse moi finir tranquillement de m'habiller ! » répliqua-t-elle.
Elle se mit à sourire en entendant le soupir de son amoureux. Elle repris donc ce que le jeune homme l'avait fait interrompre. Debout en sous-vêtement devant la grande glace elle se regardait. Elle portait une attention toute particulière à son ventre. Il était légèrement plus rond qu'avant. Elle sentait bien qu'elle avait de plus en plus de mal à refermer ses pantalons les plus serrés. Ses seins aussi avaient gonflés sensiblement. Mais sous un gros pull, rien ne laissait paraître ses deux mois de grossesse. Elle laissa glisser ses doigts sur la partie légèrement rebondie ce qui la fit frissonnait. Elle se mit à sourire et continua à le scruter. Elle posa ses deux mains sur ses hanches et avança son bassin se donnant une allure avachie. Elle ressemblerait à ça dans quelques mois ? Sans doute pas, du moins elle l'espérait parce que son reflet lui semblait plus ridicule qu'autre chose. On lui avait pourtant dit que les femmes enceintes étaient resplendissantes. Elle continua encore un moment à se regarder dans le miroir avant de se mettre à frissonner. L'hiver était là et elle était presque nue dans sa salle de bain. Sirius allait encore l'accuser d'essayer d'attraper la mort. D'ailleurs elle entendait le bruit des pas du jeune homme qui revenait vers la porte de la salle de bain.
- « Océane s'il te plait ! Il faut qu'on y aille ! Je vais finir par y aller seul ! » lança-t-il vaguement énervé.
Sans rien dire, elle attrapa ses vêtements et commença à s'habiller tranquillement. Elle avait envie de le faire un peu languir.
- « Tu m'entends ? Ouhou ! Tu m'entends ! » demanda alors Sirius devant l'absence de réponse de la jeune femme.
En souriant, Océane termina en silence d'enfiler son pull et noua ses lacets.
- « Océane ! Réponds s'il te plait ! Tout va bien ? » commença à s'inquiéter le jeune homme « Réponds où j'enfonce la porte ! »
Mais il n'eut pas besoin de mettre sa menace à exécution. Océane ouvrit la porte et se jeta en souriant dans les bras de son amoureux. Avant qu'il ait le temps de faire le moindre reproche, elle plaqua ses lèvres contre les siennes et l'embrassa passionnément. Elle ne comprenait pas pourquoi, mais depuis qu'il était revenu, elle éprouvait sans arrêt le besoin de le taquiner où de l'inquiéter pour pouvoir ensuite se jeter dans ses bras et se faire câliner tendrement. Ou plutôt si, elle croyait savoir pourquoi. Sa grossesse lui faisait adopter des comportements bizarres. Mais visiblement Sirius ne semblait pas en être gêné. Il répondait avec fougue à son baiser, laissant ses mains descendre dangereusement le long du dos de la jeune femme.
- « Je serais ravi de continuer, mais il faut vraiment qu'on y aille… » s'amusa le jeune homme en rompant le baiser, mais tout en continuant de l'enlacer.
Océane soupira et posa sa tête sur son torse.
- « Je suppose que tu as raison ! » murmura-t-elle avant de s'éloigner de lui et de prendre son manteau.
- « Par contre, la prochaine fois que tu t'enfermes là dedans, réponds quand on t'appelle. J'ai cru que tu avais fait un malaise ! » lança le jeune homme d'un air soucieux.
Océane le regarda avec un sourire coupable. Elle ne pouvait quand même pas lui avouer qu'elle l'avait fait exprès. Il déposa un baiser sur son front et lui prit la main et tous deux sortirent de l'appartement de James et Lily. Une fois en dehors de l'immeuble, Sirius passa son bras autour de la taille d'Océane et tous deux prirent d'un bon pas le chemin de leur ancien appartement. Ils s'arrêtèrent un moment en arrivant devant l'immeuble un peu miteux où ils avaient vécu de si beaux moments. Puis ils prirent les escaliers pour monter au troisième étage. Là sur ce palier, la porte bleue sans numéro de leur appartement portait un sceau du Ministère de la Justice Magique et une limite de sécurité tracée à même le sol empêchait quiconque de pénétrer trop près.
- « Tu vois bien qu'il n'y avait aucune raison pour que je me dépêche, ils ne sont même pas arrivés ! » lança Océane en se tournant vers Sirius.
- « Je viens d'être acquitté, je préfère faire bonne impression et être sur de ne pas arriver en retard à un rendez-vous officiel » répondit calmement le jeune homme en souriant.
Océane soupira, elle devait bien admettre qu'il avait raison. Elle vint se blottir tout contre lui et sentit qu'il lui caressait ses longs cheveux blonds.
- « Tu sais pourquoi James et Lily sont partis si tôt ce matin ? » demanda-t-il alors doucement
La jeune femme fit non de la tête. Ils étaient sur le point de partir quand elle s'était levée. Elle n'avait pas osé leur demander où ils allaient, après tout cela ne la regardait peut-être pas.
- « Tu n'as pas trouvé que Lily était bizarre hier ? » demanda encore le jeune homme.
Océane leva son visage vers lui d'un air étonné.
- « Tu n'as pas trouvé qu'elle avait l'air un peu tendue ? Qu'elle répondait sèchement à James ? » s'étonna-t-il.
- « Non… Je n'ai pas fait attention, mais rien ne m'a choqué… »
- « C'est moi qui ai dû me rêver alors… » lança simplement le jeune homme en posant son menton sur la tête de la jeune fille qui se mit à sourire.
Ils entendirent alors des bruits dans l'escalier et deux employés du Ministère arrivèrent.
- « Monsieur Black ? » demanda le premier qui portait une impressionnante moustache rousse.
- « Oui » répondit simplement Sirius
- « Nous sommes messieurs O'Connor et Mansfield du département de Justice Magique, nous venons lever les scellés sur votre appartement. » continua-t-il
- « Vous êtes pile à l'heure » répondit alors Sirius en souriant.
Sans répondre, les deux hommes se dirigèrent vers la porte. A l'aide d'un contre sort, ils levèrent la limite de sécurité et ôtèrent le sceau. La porte s'ouvrit alors et les deux hommes laissèrent Océane et Sirius entrer.
- « Nous allons faire le tour des pièces avec vous. Vous constaterez qu'il ne vous manque rien, puis vous signerez ce papier et nous vous rendrons vos clés. Cela vous convient ? » demanda le deuxième homme qui était aussi brun que son collègue était roux.
- « Parfaitement » répondit Sirius en suivant l'homme dans la cuisine.
Le tour de toutes les pièces prit une bonne heure. Les deux employés du Ministère insistèrent pour qu'il regarde tout. Océane fut un peu gênée de devoir vérifier devant eux qu'il ne lui manquait aucun sous-vêtement et abrégea la torture en assurant que tout était en ordre. Finalement, Sirius signa le parchemin que lui tendait l'homme aux imposantes moustaches et son trousseau de clé ainsi que celui d'Océane leur fut restitués.
- « Voilà ! Vous êtes de nouveau chez vous ! » déclara l'homme brun en souriant.
- « Merci » les remercia Sirius en les raccompagnant à la porte. « Bonne journée ! »
Puis il ferma la porte avec un sourire malicieux et se précipita sur Océane qu'il prit dans ses bras et qu'il fit tourner sur elle-même.
- « On a enfin retrouver notre chez nous ! » déclara-t-il « Tout est redevenu normal ! Tout est comme avant ! »
- « Presque tout est comme avant… » lança alors Océane en posant sa main sur son ventre.
Sirius s'approcha d'elle en souriant et posa sa main sur la sienne.
- « Tu as raison… Rien ne sera comme avant »
Il enlaça ses doigts aux siens et souleva sa main. Il la fit tourner encore une fois sur elle-même et la fit atterrir dans ses bras d'un geste infini tendre qui fit sourire la jeune femme qui ferma les yeux quand sa tête se retrouva sur son torse. Elle soupira.
- « Tu es heureuse avec moi ? » demanda Sirius dans un murmure.
Elle ouvrit les yeux et leva sa tête vers elle pour se plonger dans ses yeux gris.
- « Tu en doutes ? » demanda-t-elle à son tour.
Il lui fit non de la tête et embrassa le bout de son nez.
- « J'ai juste envie de te l'entendre dire »
- « Je suis plus heureuse avec toi que tout ce que j'aurais pu espérer » souffla-t-elle
- « Ca tombe bien , moi aussi ! » répondit-il
Océane savourait cet instant car elle savait que Sirius exprimait rarement ses sentiments et surtout de façon aussi tendre. Les seuls mots doux qu'il lui avait dit jusque là avait plutôt été murmuré sur l'oreiller. Depuis le temps qu'ils étaient ensemble les « je t'aime » qu'il lui avait dit se comptait sur les doigts des deux mains. Mais elle s'en fichait, il le lui avait dit, c'était l'essentiel. Il n'était pas très doué pour exprimer ses sentiments avec des mots, mais il savait très bien le faire d'une manière infiniment plus sensuelle et la jeune femme n'avait aucun doute sur ce qu'il ressentait pour elle. Après un dernier baiser sur son front, le jeune homme se détacha d'elle. Elle le regarda s'approcher d'un des coins du salon et s'agenouiller. Elle le regarda faire étonnée. Il frappa sur plusieurs lattes du plancher et en déplaça une qui sonnait creux. Il en retira un paquet de parchemins jaunis qu'il regarda avec dégoût.
- « Sirius ? »
Il se retourna vers elle et lui montra le paquet qu'il tenait.
- « J'avais presque oublié. Il faut absolument que je porte ça au professeur Dumbledore » déclara-t-il d'une voix rauque
- « Qu'est-ce que c'est ? »
- « Des lettres… Le double des rapports que Peter envoyait à Tu-Sais-Qui »
- « PARDON ? » s'écria-t-elle.
Elle avait du mal à y croire. Il avait entre ses mains la preuve formelle de la trahison de Peter, s'il l'avait dit plus tôt, le procès aurait pu être évité !
- « Pourquoi ne l'as-tu pas dit avant à Dumbledore ! Il aurait pu te faire sortir ! » s'indigna-t-elle.
- « Elles ne sont pas signées, mais je les ai trouvé chez Peter cette nuit là » expliqua-t-il
Océane crut qu'elle allait s'étrangler. Quelle inconscience !
- « Tu veux dire que tu as gardé ici des lettres qui prouvait la trahison et qu'elles n'étaient pas signées ! Mais si quelqu'un les avait trouvé ! Tu n'aurais eu aucune chance de t'en sortir ! Tu serais à Azkaban à l'heure qu'il est ! » cria-t-elle
- « J'ai eu de la chance qu'il ne le trouve pas en faisant les fouilles ici ! » avoua le jeune homme.
Océane eut envie de le frapper. Il était là devant elle, en train de sourire de la chance insolente qu'il avait eue.
- « Tu … Tu… » bafouilla-t-elle en blêmissant « Tu es fou ! »
- « Océane ? » s'inquiéta Sirius
- « Tu aurais pu être à Azkaban et Peter encore parmi nous à tenter de finir le travail qu'il avait commencer ! J'aurais pu avoir le cœur briser de savoir que j'élèverais notre bébé seule ! Tu te rends compte seulement de la folie que ça représente d'avoir garder ses lettres ici ! Tu aurais dû les laisser chez lui ! » murmura-t-elle d'une voix blanche alors que Sirius la reprenait dans ses bras.
- « Je ne pensais pas qu'on m'accuserait. Je ne pensais qu'à retrouver ce sale rat, je pensais tout donner le soir même à Dumbledore… » avoua-t-il d'une petite voix
- « Débarrasse toi de ses lettres au plus vite s'il te plait ! » supplia-t-elle « Je ne supporterais pas de les savoir ici, j'aurais trop peur que quelqu'un ne les découvre »
Océane ne se sentait pas bien. La peur recommençait à la ronger. Elle devait être très pâle car Sirius la souleva et alla l'allonger sur le lit.
- « Repose toi ma belle… » chuchota-t-il d'une voix inquiète « Je vais tout de suite les remettre à Dumbledore et je reviens… Reste allongé, je ne vais pas tarder. Ne t'en fais pas… »
Il l'embrassa tendrement et elle le vit sortir de la pièce d'un air inquiet.
« Pourvu qu'il fasse vite » pensa-t-elle sachant qu'elle ne se calmerait pas tant qu'il ne serait pas de retour. Elle n'en revenait pas, comment avait-il pu être insouciant à ce point !
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En souriant, le professeur Dumbledore replia la note que Minerva McGonnagall lui avait fait parvenir. Une élève de Pouffsouffle, de troisième année avait fait une crise d'angoisse le matin même en classe de métamorphose après que le professeur Trelawney lui ait annoncé sa morte violente au cour de l'année à venir. Totalement terrifiée, la jeune fille avait fondu en larmes et avait nécessité les bons soins de madame Pomfresh tout le reste de la journée. La note de Minerva était bien sentie, elle y exprimait en des termes dénués de toute ambiguïté ce qu'elle pensait de la Divination en générale et de Sybille Trelawney en particulier. Il rangea le morceau de parchemin dans son bureau en se promettant d'aller discuter avec le professeur de Divination. Bien sur, il était lui-même assez peu convaincu par les prédictions courantes de la jeune femme, mais elle avait réellement hérité des dons de son aïeule et c'est pour cette raison qu'il lui fallait garder Sybille à porter de main.
La jeune femme ne se souvenait plus de la prophétie qu'elle avait énoncée dans ce bar, et tant mieux pour elle. Etre celle qui a prédit l'éventuelle chute du Seigneur des Ténèbres comportait d'énormes risques, il valait mieux la garder à Poudlard pour sa propre sécurité, n'en déplaise à ses collègues.
La prophétie. Dumbledore ne cessait de se torturer l'esprit avec elle.
« Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche… il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié, il sera né lorsque mourra le septième mois… et le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal mais il aura un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore… et l'un devra mourir de la main de l'autre car aucun d'eux ne peut vivre tant que l'autre survit… »
Rogue affirmait qu'il n'avait pas entendu plus loin que l'annonce de la naissance de l'enfant à la fin du mois de juillet. Les membres de l'Ordre en faction ce jour là, l'avait repéré et l'avait mis à la porte du pub. Seul le professeur connaissait l'intégralité de la prophétie et c'était bien cela qui lui posait problème. Devait-il ou non tout apprendre à James et Lily, mais aussi Augusta Longdubat. Car Harry n'avait pas été marqué par le Seigneur des Ténèbres. Partant de ce raisonnement, le fils des Potter n'était pas l'enfant de la prophétie. Mais, Voldemort le pensait, il allait donc tout faire pour tuer l'enfant. Sa sécurité demeurait sa priorité. Le professeur savait par Severus Rogue que le Seigneur des Ténèbres ignorait encore où se trouvait Harry. Mais ce n'était qu'une question de temps. Dès que James et Lily auraient récupéré leur fils, Voldemort n'aurait plus aucun mal à le localiser. Il fallait d'ores et déjà réfléchir. Il soupira de lassitude. Dès qu'il le pourrait, il faudrait convoque les Potter et Madame Longdubat pour avoir une très sérieuse discussion concernant la sécurité des enfants.
Il entendit alors que la lourde statue qui gardait l'entrée de son bureau pivotait. Argus Rusard entra dans le bureau.
- « Il y a un jeune homme qui souhaite vous parlez. Il s'appelle Sirius Black »
Dumbledore eut alors un air étonné. Que lui voulait donc Sirius ?
- « Faites le entrez Argus » déclara le professeur en souriant.
Sirius entra alors dans la pièce, le visage grave, un peu tracassé.
- « Bonjour Sirius, que me vaut le plaisir de ta visite ? »
- « Ca » répondit simplement le jeune homme en déposant devant lui une liasse de parchemin « Ce sont toutes les informations que Peter a envoyé au Seigneur des Ténèbres. Je les ai trouvé chez lui le soir où j'ai été arrêté. Je comptais vous le donner plus tôt… Mais j'ai été un peu occupé ses derniers mois… » plaisanta-t-il alors que le professeur feuilletait les lettres.
- « Ca va nous être extrêmement précieux, tu as bien fait de me l'emmener. Mais tu a couru de grands risques en gardant ça avec toi »
- « Océane vient de me faire une crise, j'ai préféré les amener tout de suite »
Dumbledore se mit à sourire un peu et se plongea un peu dans la lecture des rapports de Peter. Ces lettres étaient une mine précieuse d'informations, il avançait dans la lutte contre le mage noir.
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Assise dans la salle d'attente du cabinet du docteur Maat, Lily attendait son tour avec plus ou moins de patience. Ce n'était pas le cas de James. Il se cessait de se tortiller sur son fauteuil comme un enfant. Il prenait sans arrêt un magasine dont il feuilletait distraitement les pages pendant deux minutes avant de le reposer pour le reprendre quelques instants plus tard. La jeune femme le regardait faire en souriant. Il était comme ça depuis la veille, quand elle avait eu son malaise à Pré-au-Lard. Ils avaient alors décidés de n'en parler à personne tant qu'ils ne seraient pas vraiment sur que la jeune femme était enceinte. Mais Lily en était presque sure. Depuis le matin, elle n'avait rien réussit à manger sans avoir aussitôt des nausées. Elle se mit à sourire quand James reprit encore une fois son magasine. Il avait été adorable avec elle alors qu'elle s'était montrée d'assez mauvaise humeur. Elle ne savait pas bien pourquoi mais elle avait éprouvé le besoin de passer ses nerfs sur quelqu'un et il avait fallut que cela tombe sur son mari. Il n'avait pas bronché quand elle avait répondu d'un ton sec à ses questions et il n'avait rien dit non plus quand elle avait refusé qu'il la touche, préférant dormir seule, blottie dans un coin du lit en se maudissant d'être de si mauvaise humeur.
Comme elle ne cessait pas de le fixer, il se tourna vers elle en souriant.
- « Ca va ? » demanda-t-il
- « Je me disais que tu était adorable » répondit-elle
- « Pourquoi ? »
- « Pour m'avoir supporter depuis hier, j'ai été odieuse ! »
James la regarda en souriant et lui prit la main.
- « Je t'aime même quand tu es odieuse… »
Lily se mit à sourire et serra fort la main de son mari dans la sienne.
- « Lily Potter ! » annonça alors la gynécomage en sortant de son cabinet.
Lily se leva, James également. Elle l'aida à marcher jusqu'au cabinet du docteur, car le fauteuil ne pouvait pas passer par l'embrasure de la porte. Le docteur Maat leur serra chaleureusement la main et les invita à s'asseoir à son bureau.
- « Bien madame Potter, qu'est ce qui vous emmène ici ? » demanda-t-elle en souriant
- « Et bien, j'ai des vertiges, des étourdissements et depuis hier des nausées » répondit Lily
- « Je vois…» déclara la médicomage en se levant
Elle fit alors disparaître le paravent qui séparait en deux la pièce cachant ainsi un lit de camp.
- « Installez vous ici, sans le paravent votre mari pourra vous voir, j'ai cru comprendre que vous ne vous déplaciez qu'avec difficulté » déclara-t-elle
- « En effet » répondit James alors que Lily s'allongeait sur le lit.
- « Je suppose que vous avez des raisons de croire que vos vertiges et étourdissements sont dû à une grossesse » lança la médicomage
- « Disons que ces temps ci, la contraception a été un peu aléatoire… » répondit la jeune femme en souriant
- « Ce sont des choses qui arrivent… » répondit la médicomage en souriant également.
Elle sortit alors sa baguette et se mit à faire une série de mouvement au dessus du ventre de la jeune femme sous le regard attentif de James. Soudain une boule argentée se forma et des formes sombres y apparurent. La gynéco-mage les observa attentivement avant de faire disparaître la boule argentée.
- « Et bien, félicitation, vous êtes bel et bien enceinte ! » déclara-t-elle en aidant Lily à se rasseoir.
- « Vous êtes sure ? » demanda James en souriant largement
- « Certaine, c'est certes récent, mais il n'y a pas de doute. »
James prit alors la main de sa femme qui venait de se rasseoir près de lui dans la sienne et l'embrassa. Lily le regarda en souriant, les yeux brillants.
- « Bon je sais bien que ce n'est pas votre première grossesse, mais il faut que je vous rappelle que désormais, il vous faut au moins les premiers temps éviter les voyages en balai et de transplaner. Bien sur pas d'alcool. Vous êtes sous traitement médical ? » demanda la médicomage
- « Non, mais j'ai été hospitalisée il y a peu de temps » répondit la jeune femme
- « Oui, bien sur, j'ai lu ce qui vous était arrivé dans la presse. Je suis sincèrement navrée »
- « Ce bébé c'est l'occasion de prendre un nouveau départ » assura James d'une voix douce mais décidé.
- « Vous avez raison. En ce qui concerne le bébé, je ne pense pas que ce qui vous est arrivée puisse avoir une quelconque influence, mais on ne peut être sur de rien. Je vous conseille donc de venir régulièrement me voir »
- « Pas de problème » répondit Lily
- « Je vais demander à ma secrétaire de vous prendre rendez-vous peu de temps après Noël pour être bien sur que tout va bien »
Lily acquiesça de la tête.
- « Bon, et bien encore toutes mes félicitations » lança le docteur Maat en se levant et en leu tendant la main que James et Lily serrèrent chaleureusement.
James sortit avec difficulté du cabinet mais refusa catégoriquement de prendre appui sur sa femme. Il regagna son fauteuil roulant et tous les deux sortirent de la salle d'attente. Le jeune homme attendit d'être dehors pour faire exploser sa joie.
- « ON VA AVOIR UN BEBE ! » hurla-t-il en levant les poings au ciel avant de pousser des cris et de se mettre à rire.
Lily le regardait à moitié amusée, les yeux brillants. Au bout d'un moment, James se retourna vers elle et elle vit son visage s'assombrir.
- « Lily, mon cœur, dis moi ce qui ne va pas. On dirais que tu n'es pas heureuse »
- « Si je suis heureuse ! » protesta-t-elle « C'est juste que… »
- « Que quoi ? Qu'est-ce qui se passe ? » s'inquiéta James « Je t'en supplie, ne me dis pas que je ne suis pas le père ! » ajouta-t-il d'une voix malicieuse.
- « Ne dis pas n'importe quoi idiot ! » lança Lily amusée « Tu sais très bien que tu es le seul… »
Elle fit quelques pas et alla s'asseoir sur le bord du trottoir.
- « Alors qu'est ce qui ne vas pas ? » demanda James en redevenant sérieux.
- « Tu crois vraiment que c'est le bon moment pour que je tombe enceinte ? Tu ne crois pas qu'on a déjà assez de soucis en ce moment… »
- « Lily, ce bébé est arrivé, que veux-tu qu'on y fasse ? Alors bien sur on habite dans un petit appartement et on est en plein dans les procès et tout ça, mais on s'en fiche ! Ce bébé tout ce dont il a besoin c'est de l'amour, et toi et moi on est capable de lui en donner. » répondit James en caressant ces cheveux « En plus, je ne penses pas que l'arrivée d'un enfant soit un soucis, bien au contraire. »
Lily ne dit rien. Elle se contenta de fixer la route d'un air absent.
- « Je ne comprends plus Lily, c'est toi qui voulait un deuxième bébé cet été. On en avait déjà parler, on avait déjà essayer d'en avoir un. Alors pourquoi maintenant tu te mets à douter ? »
- « Je ne voulais pas tomber enceinte tant qu'on aurait pas récupéré Harry. » déclara-t-elle alors.
James soupira.
- « C'est ça qui t'embêtes ? Oh mon cœur, ne t'en fais pas ! On va le récupérer Harry, je te le promets. Ce bébé ne volera pas sa place. C'est juste un petit être en plus qui va arriver dans notre vie. Son grand frère sera rentré à la maison depuis longtemps quand il naîtra. Je t'en fais la promesse »
Lily leva alors les yeux vers ceux de son mari. Il avait l'air déterminer mais la regardait amoureusement.
- « Heureusement que tu es là pour me remonter le moral ! » déclara-t-elle en souriant
- « Ca va mieux ? » demanda-t-il en caressant sa joue
- « Oui. Tu vas finir par me trouver saoulante avec toutes ses crises de déprimes que je te fais »
- « Tu es enceinte, c'est normal que tu sois plus émotive »
- « Je n'étais pas comme ça pour Harry »
- « Pour Harry tout allait bien ! »
Lily soupira et se releva. Elle se pencha pour embrasser son mari avec passion et prit les manettes du fauteuil.
- « Vas-y mon cœur, crie le, tu verras ça fait du bien ? » lança-t-il alors
- « Quoi ! »
- « Crie ta joie, tu verras comme on se sent bien après ! »
- « Mais je ne … »
Lily regarda un moment James avec amusement puis de décida.
- « ON VA AVOIR UN BEBE ! » hurla-t-elle alors à pleins poumons faisant éclater de rire James « Waouh ! ça fait vraiment du bien ! »
- « Maintenant que tout le Chemin de Traverse est au courant, si on allait l'annoncer aux autres ? » proposa James d'un air excité en riant encore.
- « Avec plaisir ! » répondit Lily en prenant le chemin de leur appartement.
