Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !

Bonne lecture à vous tous… Aylala

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Ce qui aurait pu se passer

Chapitre quatorze : Mon fils, ma bataille

« Les juges et les lois, ça me fait pas peur c'est mon fils, ma bataille (…)

Je vais tout casser, si vous touchez au fruit des mes entrailles ! »

Daniel Balavoine.

- « Tu es sure que c'est 14h00 qui est marqué sur la convocation ? » demanda James d'une voix impatiente.

-« Certaine, mais si ça t'amuses tu peux le vérifier encore une fois… » répondit Lily en lui tendant un morceau de parchemin portant le sceau officiel du département de la Justice Magique.

James soupira et pris le morceau de papier entre ses mains et le lu. Puis, il le plia et le rendit à sa femme.

-« C'est toi qui aurait dû prendre un peu de potion calmante, pas moi » souffla Lily en souriant faiblement « Regarde moi ça, tu es excité comme une puce »

Le jeune homme la regarda en esquissant un sourire.

-« L'essentiel c'est que toi tu soit calme. Ce n'est pas bon pour le bébé que tu soit trop stressée » lança-t-il en prenant la main de sa femme dans la sienne.

-« James ? Tu crois que ça va bien ce passer ? » demanda la jeune femme d'une toute petite voix.

-« Pourquoi veux-tu que ça se passe mal ! » répondit-il d'un air rassurant.

Mais le jeune homme était trahi par le tremblement de ses mains. Assis dans un couloir austère du Ministère, ils attendaient tous les deux que débute le procès au cour duquel, on déciderais s'ils pourraient récupérer Harry ou non. Bien que il n'ai pas cesser de répéter à Lily qu'ils n'avaient aucune raison de s'inquiéter et que tout cela n'était qu'une formalité, James n'avait jamais autant douté de sa vie et il espérait de toutes ses forces que sa femme ne s'en rende pas compte. Il prit une grande inspiration. La gynécomage qu'ils étaient retournés voir la veille leur avaient bien expliqué que Lily devait tout faire pour restée le plus calme possible afin d'éviter qu'il n'arrive quoique se soit au bébé. Mais rester là, dans se couloir glauque, à attendre n'aidait sans doute pas la jeune femme à se détendre, alors il essayait tant bien que mal de gérer seul ses angoisses. Finalement une petite porte s'ouvrit et un jeune sorcier en sortit.

-« Monsieur et madame Potter ? Par ici s'il vous plait… »

James et Lily se levèrent alors et suivirent le jeune sorcier jusque dans la salle du procès. Vu d'en bas, la pièce était beaucoup plus impressionnante. Installés sur les gradins, James vit Remus, Océane et Sirius au premier rang, juste derrière eux se trouvait Arthur Weasley et le professeur Dumbledore. Il y avait beaucoup moins de monde que pour le procès de Sirius remarqua le jeune homme en s'asseyant sur un des fauteuils que le sorcier lui désignait. Il remarqua avec soulagement que les chaînes ne se refermèrent pas sur ses bras ni sur ceux de Lily. Avant que Bartémius Croupton ne prenne la parole, il se tourna vers sa femme qui lui lança un sourire timide.

-« Affaire 192- Potter- Département de Justice » lança d'une voix forte un greffier.

Croupton émit un raclement rauque et se mit à lire le parchemin placer devant lui.

-« James et Lily Potter vous comparaissez aujourd'hui pour que ce tribunal puisse constater si vous pouvez ou non récupérer la garde de votre fils Harry qui a été placé dans une famille d'accueil à la date du 01 novembre 1981 »

La salle était silencieuse, on entendait que le grincement de la plume du greffier sur le parchemin.

-« Dans cette affaires, les accusations de manipulations par le Seigneur des Ténèbres ont été portées par le dénommé Peter Pettigrow, actuellement détenu à Azkaban pour acte de haute trahison. Interrogé sous veritaserum le dit Pettigrow a avouer avoir inventer de toutes pièces ses accusations »

James entendit Lily soupirer tandis que Bartemius Croupton prononçait sa dernière phrase.

-« Néanmoins… »

La jeune femme se raidit de nouveau à ses côtés.

-« … Il est de notre devoir de nous assurer que d'une manière ou d'une autre, le Seigneur des Ténèbres n'a aucune emprise sur le couple Potter. C'est pourquoi le tribunal exige une vérification par légilimentie »

Un murmure retentit dans la salle. L'art de pénétrer dans les pensées de quelqu'un n'était pas une faculté très répandue. James vit se tourner Lily vers lui d'un air sceptique.

-« Tu en penses quoi ? » souffla-t-elle

Le jeune homme scruta un moment les gradins et son regard croisa celui du professeur Dumbledore. A son regard interrogatif, il répondit par un sourire confiant. James se détendit alors un peu, rassuré que Albus Dumbledore ne semblait pas avoir d'objection.

-« Si c'est le seul moyen d'être sur de récupérer Harry, je suis prêt à le faire » répondit alors James d'une voix déterminée.

Lily hocha la tête.

-« Qu'elle est votre décision ? » demanda Batémius Croupton.

-« Nous acceptons » répondit la jeune femme d'une voix décidée.

James se mit à sourire faiblement.

-« Très bien » reprit Croupton, nous allons faire venir notre expert Monsieur Kleberus »

Ils attendirent alors un moment en silence et un homme qui devait avoir quarante ans entra dans la salle. Il portait une robe orange décorée de motif rouge et jaune. Il faisait l'effet d'une lampe que l'on venait d'allumer. Brièvement, on le mit au courant de la situation. Il hocha la tête à plusieurs reprises puis d'une voix étonnamment rauque, il s'approcha de Lily.

-« Les femmes d'abord… » déclara-t-il sommairement.

Puis James le vit plongé son regard dans les yeux émeraude de sa femme. Il n'aimait pas spécialement qu'un autre homme que lui puisse pleinement profité de ce regard qu'il aimait tant, mais l'heure n'était pas aux crises ridicules de jalousies.

Au bout d'un certain temps, l'homme secoua la tête et Lily sembla s'éveiller d'un long rêve. L'homme ne prononça pas un seul mot et s'approcha de James. Il le fixa un moment et le jeune homme vit défiler une série de souvenirs.

Il avait dix ans, et son père lui offrait son premier vrai « comme les grands », il allait pouvoir en faire autant qu'il voulait dans le jardin.

Il était à bord du Poudlard Express et il entre le cœur un peu lourd dans un compartiment vide. Il n'a pas l'habitude d'être loin de ses parents, c'est sa première année à Poudlard. Puis arrive Sirius et Remus en courant, ils lui demandent s'ils peuvent entrer, il accepte.

La première fois qu'il voit Lily, à la cérémonie de répartition. Quelques instants plus tard, ses yeux se plonge dans les siens et il tombe désespérément amoureux d'elle.

Quelques mémorables blagues avec les Maraudeurs.

Son premier baiser avec Lily.

Leur soirée d'Halloween où ils ont enfin commencé à sortir ensemble.

Elle avance alors devant l'autel dans sa merveilleuse robe de mariée. Il a du mal à respirer, elle est tellement belle et il se demande encore ce qu'il a fait pour mériter une telle chance.

Harry vient de naître, il a les larmes aux yeux et embrasse Lily dont le front est trempé par la sueur. Une toute petite chose emmaillotée dans une couverture est posée sur le ventre de sa femme, c'est lui, c'est son fils. Le bébé prend rapidement un des seins de sa mère et se met à téter goulûment, il éclate d'un petit rire ému. Il attend qu'il ai fini son tout premier repas pour vérifier qu'il a bien tous ses petits doigts et tous ses petits orteils sous le regard attendri de Lily.

Il marche ! Harry marche ! Son fils vient de traverser le salon d'une démarche malhabile ! Lily pleure de joie, il est tellement fier.

Lily s'approche tendrement de lui, elle l'embrasse. Il glisse ses mains sous sa robe de chambre et la lui ôte. Il recule un peu et la regarde de haut en bas en souriant.

-« Eh ! »

Le cri qu'il a poussé fait sortir le sorcier de sa transe. James le regarde d'un air furieux.

-« Excusez moi… » bafouille le sorcier « Je n'aurais pas dû aller si loin ! »

James le fusille du regard. Il se répète mentalement qu'il faudra qu'il pense à demander à Lily ce que ce type à lu en elle. Il se dit aussi qu'il a bien fait de crier, sans quoi l'homme serait toujours en train d'observer le reste de la scène et il n'y tenait pas spécialement.

-« Alors ? » demande alors Bartémius Croutpon d'un air impatient.

-« Je suis formel » répond Kleberus « Ils n'ont jamais été sous l'emprise du Seigneur des Ténèbres, je n'ai rien vu de cela dans leur esprit. »

-« Très bien » reprend alors Croupton « Dans ce cas, le tribunal rend son verdict. »

James sentit la main de Lily se glisser dans la sienne et il la serra tendrement.

-« Après une expertise approfondie et aux vues des éléments du dossier, Monsieur et Madame James Potter sont reconnus aptes à élever leur fils Harry. Ils sont blanchis de tous soupçons de manipulation par le Seigneur des Ténèbres et peuvent dès lors récupérer leur enfant. La séance est levée ! »

Bartémius Croupton et le reste des juges quittèrent alors la pièce. James se leva alors d'un bond et pris sa femme dans ses bras. Par-dessus son épaule, il vit monsieur Weasley sortir de la pièce en courant et Sirius, Océane, Remus et Dumbledore se précipiter vers eux. Dans ses bras, Lily pleure des larmes de joies qu'il sèche délicatement de sa main. Puis il l'embrasse tendrement tout en continuant de la serrer contre lui. Il sent dans son dos les tapes amicales de ses amis qui parlent tous en même temps en riant. Il se sent bien. Il lâche alors enfin Lily et sert la main du professeur Dumbledore quand soudain il le voit.

Il est là, en haut des gradins tenu d'une main par Molly et de l'autre par Arthur Weasley. Harry est là. Il se précipite alors, oubliant qu'il est encore faible et qu'il ne doit pas se fatiguer. Il monte quatre à quatre les gradins et prends son fils dans ses bras. Harry se met à rire, alors il rit aussi. Il l'embrasse et le serre fort contre lui. Il sent la main de Lily glisser sur son épaule. Il se retourne et la prend aussi dans ses bras. Il se sent bien. Il donne alors Harry à sa maman et remercie chaleureusement les époux Weasley qui lui répondent que cela à été un plaisir et qu'ils étaient convaincus depuis le début de leur innocence. James sourit, Sirius, Océane et Remus les ont rejoint. Tous embrasse chaleureusement Harry qui rit toujours. Il soupire. Le cauchemar est maintenant fini.

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Elle avait encore du mal à y croire. Il était là. Harry était là. Plus jamais il ne serait loin d'elle. Il dormait paisiblement dans son petit lit à barreau blanc. Il souriait sa main tenant fermement la patte de sa peluche Patmol dans sa petite main. Il suçait son pouce en faisant de tous petits bruits. Elle replaça encore une fois la couverture sur lui pour être sur qu'il n'aurait pas froid. Depuis combien de temps était-elle là à regarder son fils dormir ? Lily n'aurait pas pu le dire, mais elle avait fait tellement de fois ce rêve dans lequel son petit garçon était avec elle jusqu'à ce qu'elle se réveille en réalisant que tout cela était faux qu'elle avait peur encore une fois que tout ceci ne finisse par disparaître.

Elle sentit à ce moment là deux bras puissants se glisser sous les siens pour enlacer délicatement sa taille, et elle sentit un baiser se planter dans son cou.

-« Qu'est-ce que tu fais là ? Il est deux heure du matin ! » chuchota la voix de James à son oreille.

-« J'ai tellement peur que tout cela ne soit qu'un rêve » répondit-elle à voix basse.

Il l'embrassa alors juste sous le lobe, la faisant frissonner.

-« Tu vois bien que tu ne dors pas » murmura-t-il

Lily soupira de bonheur et calla plus confortablement sa tête contre le torse de son mari.

-« Il est beau… C'est ton portrait craché » souffla-t-elle en souriant

James pouffa discrètement et embrassa les cheveux de sa femme.

-« Tu avais raison » souffla-t-elle « On a réussit, on est de nouveau ensemble… »

Ils se mirent alors à regarder un moment leur fils dormir.

-« On devrait peut-être le laisser dormir tranquillement notre petit bout » murmura alors James en forçant tendrement Lily à se retourner « Je crois qu'un peu de sommeil ne ferais pas de mal non plus à sa maman d'ailleurs »

Elle le regarda en souriant et se retourna une dernière fois sur son fils. Elle se pencha par-dessus son lit et embrassa doucement sa tignasse brune. Le petit garçon bougea un peu sa tête mais ne se réveilla pas. James se contenta lui de caresser du bout des doigts la main de son fils, puis enlaçant Lily par la taille l'entraîna dans leur chambre. Lily se blotti alors immédiatement entre ses bras.

-« Tu étais sérieux quand tu disais que j'avais besoin de sommeil ? » souffla-t-elle

-« Très sérieux… Pourquoi ? » demanda-t-il amusé

-« J'avais d'autres projets… » répondit-elle en glissant ses mains sous le T-shirt de son mari.

-« Je vois… » murmura-t-il en se laissant faire

-« Tu en penses quoi ? » insista la jeune femme tout en continuant à faire glisser ses mains sur son torse.

-« J'ai peur de ne pas avoir la force suffisante… Je suis encore faible… » la taquina-t-il en l'aidant à enlever le vêtement.

-« Tu ne penses pas que tu pourrais faire un petit effort… » chuchota-t-elle en commençant à l'embrasser.

-« Je vais voir ce que je peux faire… » répondit James en souriant.

Il attrapa sa femme, la souleva et la déposa délicatement sur le lit. Il la regarda un moment en souriant et replaça une mèche de cheveux qui barrait le visage de la jeune femme.

-« Je t'aime… » souffla-t-il avant de l'embrasser.

Elle glissa ses bras autour de son cou, libéra ses lèvres de celle de son mari

-« Moi aussi je t'aime » répondit-elle avant de se perdre dans ce bien-être que seul James était capable de lui apporter.

-« MAMAAAAAAAAAAAAN ! »

Lily ouvrit un œil puis les deux. Sa tête était posée sur le torse de James qui s'était aussi réveillé.

-« Notre fils est réveillé » constata-t-il simplement.

Elle se mit à sourire et se redressa. Elle l'embrassa rapidement et se leva. Elle enfila un des caleçons de James et un vieux T-shirt et se retourna vers son mari qui la regardait en souriant.

-« Habilles toi, je l'emmène ici ! » déclara-t-elle en sortant.

-« MAAAAMAAAAAAN ! »

En souriant elle ouvrit la porte de la chambre de Harry. Il était debout dans son lit et la vit entrer en souriant.

-« Bonjour mon chéri ! Tu ne savais plus où tu étais ? » demanda-t-elle d'une voix douce en le prenant dans ses bras.

Pour toute réponse, Harry posa sa tête sur son épaule et repris son pouce. Lily caressa doucement son petit dos et retourna dans sa propre chambre où James les attendait assis sur le lit. Elle déposa Harry dans les bras de son père. James regarda son fils tendrement et l'embrassa.

-« Tu as fait un gros dodo bonhomme ? » demanda-t-il en caressant ses cheveux.

-« Je vais lui préparer son biberon… » déclara alors la jeune femme mais aucun des deux hommes de sa vie ne l'écoutait.

Elle se rendit alors dans la cuisine et commença à préparer un biberon de lait au chocolat pour Harry. Mais les odeurs du cacao mélangé au lait chaud lui remuaient dangereusement l'estomac. Elle souffla un bon coup pour essayer de faire passer la nausée qui la gagnait. Elle se dépêcha de terminer le biberon et de le porter à James.

-« Ca va ? » demanda ce dernier en la voyant enter dans la chambre, très pâle

-« Non, occupe toi de lui s'il te plait moi je … »

Mais elle ne termina pas sa phrase et courut s'enfermer dans les toilettes.

-« Et c'est reparti pour un tour ! » soupira James à moitié amusé en faisant boire son fils.

Au bout d'un moment, il décida tout de même de se lever. Harry qui tenait son biberon solidement calé dans ses bras il se rendit dans la cuisine.

-« La prochaine fois, c'est moi qui m'en chargerait du biberon… » lança-t-il à Lily à travers la porte quand il passa à proximité.

-« Je pense aussi ! » répondit-elle « Ca a l'air moins terrible qu'avant, on dirait que c'est passé… Ah non ! »

James se dépêcha de s'éloigner. Arrivé dans la cuisine, il déposa Harry dans sa chaise haute et entreprit de faire griller quelques toasts.

-« JAMES ! Tu veux me tuer ? Arrête ça immédiatement ! » hurla Lily alors que les odeurs de pain grillé se répandait dans l'appartement.

-« Mais mon cœur, il faut bien que Harry et moi on déjeune » expliqua-t-il calmement depuis la cuisine où il étalait de la confiture sur la tartine de son fils.

Il l'entendit grogner. Il se mit à sourire. Déjà enceinte de Harry, Lily avait énormément de mal à supporter les odeurs de nourritures le matin. A l'époque, il avait pris l'habitude de sauter le petit déjeuner ou d'aller manger dehors. Mais maintenant, il était hors de question de priver Harry d'un solide premier repas ou encore de le faire sortir si tôt le matin en plein hiver. Il prévoyait déjà que les réveils ne seraient pas faciles désormais.

Il termina de faire manger Harry et rangea rapidement la cuisine. Il voulu aller voir comment se sentait Lily, mais hors de question de laisser Harry seul sur sa chaise haute. Il prit donc son fils dans ses bras et instinctivement se rendit dans le salon. Il se rendit alors compte qu'il n'avait pas encore acheté de parc pour bébé. Il étouffa un juron et prit construisit rapidement avec des chaises et les fauteuils une sorte de barrière à l'intérieur de laquelle il plaça le petit garçon.

-« Reste là un moment je reviens… » lui souffla-t-il avant de partir.

Il entendit un bruit d'eau couler dans la salle de bain, il s'y rendit. Lily les cheveux relever sur sa tête en queue haute se bassinait le visage d'eau fraîche. Délicatement, il posa sa main sur son dos et la sentit frissonner.

-« Ca va ? » demanda-t-il doucement en lui tendant une serviette

-« Mieux » répondit-elle en souriant « Pardon de t'avoir parler un peu sèchement tout à l'heure »

-« C'est rien ! Je sais que c'est pénible pour toi »

Elle vint se blottir dans ses bras.

-« Tu es le meilleur »

Il embrassa le haut de son front en souriant. Soudain un grand bruit se fit entendre.

-« Harry ! » s'écria James en lâchant sa femme et en se précipitant dans le salon.

En voulant escalader la barrière improvisée, le petit garçon avait renversée une des chaises. Il la regardait avec des yeux ronds, encore surpris du vacarme qu'il venait de produire. Constatant que son petit garçon n'avait rien, James ramassa la chaise en soupirant.

-« Une barrière magique n'aurait pas été plus efficace ? » demanda Lily qui venait d'arriver avec un petit sourire ironique sur les lèvres.

-« C'est le matin, je ne peux pas penser à tout… » rétorqua le jeune homme à la fois amusé et agacé de ne pas avoir penser à utiliser ta baguette tandis qu'il rangeait sa barrière de fortune.

Harry s'avança en titubant vers sa maman qui se pencha pour le prendre dans ses bras.

-« Viens me voir mon amour, Maman va t'habiller »

James regarda alors partir sa femme et son fils vers la chambre de ce dernier, le cœur léger et un large sourire aux lèvres. Il se sentait enfin entier.

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-« Lupin ! »

Remus sursauta un peu. Il tourna sa tête en direction de la femme qui avait appelé son nom. Mademoiselle Jones, secrétaire du Service de Contrôle et de Régulation n'était pas connu pour être quelqu'un d'aimable. Du haut des ses soixante ans, son chignon de cheveux blancs sans aucune mèche rebelles solidement planté sur le haut de la nuque et ses lunettes en écailles de tortues paraissait aussi douce qu'un scroutt-à-pétard. C'est néanmoins en lui souriant que Remus se leva et passa devant elle.

-« Troisième bureau à gauche » grinça la vieille sorcière sans répondre à son sourire.

Remus avait l'habitude, il ne s'en formalisait pas. Il avança un moment dans le couloir sombre avant d'atteindre le troisième bureau à gauche. Il frappa quelques coups et entra.

-« Bonjour monsieur Plath » salua-t-il cordialement le sorcier assis à son bureau derrière un monceau de parchemin jaunis.

-« Monsieur Lupin ! Comment allez vous ? »

-« Bien je vous remercie. J'ai bien reçu votre hibou. Vous avez quelque chose pour moi ? »

-« Ah oui, c'est vrai. Attendez un petit moment ! »

Remus se mit à sourire, un « petit moment » de monsieur Plath était équivalent à un « grand instant » de n'importe quel autre personne, tant il était désordonné. Pourtant le jeune homme fut surpris de le voir presque aussitôt brandir un parchemin.

-« Voilà monsieur Lupin, je l'avais à portée de main, je savais que vous viendriez rapidement »

-« Il y a longtemps que je n'ai pas travaillé et mon compte en banque commence à sonner creux… » répondit le jeune homme dans un demi-sourire.

Monsieur Plath le regarda avec un air un peu triste.

-« Dommage que les lycanthropes soient sujet à tant de préjugé, vous êtes pourtant un jeune homme charmant… »

-« Je vous remercie… »

Monsieur Plath soupira et posa le morceau de parchemin bien à plat devant lui. Il réajusta ses lunettes et commença sa lecture.

-« Je peux vous proposer un poste de précepteur pour un enfant de neuf ans, c'est à Londres, dans un quartier sorciers ».

-« Mais je n'ai jamais enseigné ! » s'exclama Remus

-« Oui, mais le monsieur à eu en main vos résultats aux ASPICs et estime que cela devrait être suffisant »

-« Est-ce qu'il sait… »

-« Que vous êtes un loup-garou ? Oui, il s'est adressé directement à notre service, il a expliqué qu'il avait un grand oncle lycanthrope qu'il aimait beaucoup… Je n'ai pas bien suivi »

-« En quoi consiste se travail exactement ? » demanda alors Remus

-« Vous donneriez à l'enfant les premières bases en enchantements, défense contre les forces du Mal et sortilèges, d'après ce que j'ai compris l'enfant suit aussi des cours moldus avec une autre personne. C'est un couple mixte, lui est sorcier mais sa femme est moldue »

-« Pourquoi n'attend-il pas d'être à Poudlard pour apprendre la Magie ? »

-« D'après ce que j'ai compris, il n'ira pas à Poudlard car sa mère est amené à beaucoup voyager pour son travail et il ne reste jamais longtemps dans un même pays »

-« Je vois »

-« Voulez-vous ce poste ? »

Remus hésita un moment. Il n'avait jamais enseigné la magie à quiconque, mis à part quand il expliquait à ses camarades de classes ce qu'ils n'avaient pas compris. Mais d'un autre côté, il ne roulait vraiment pas sur l'or. Il ne pouvait pas se permettre de refuser un emploi, cela faisait tellement longtemps qu'on ne lui avait rien proposé.

-« Absolument, je suis d'accord » répondit-il alors.

-« Parfait, je vais vous donner l'adresse et vous pourrez vous rendre là bas directement. Monsieur Scott nous a bien dit de lui envoyer directement la personne que nous lui trouverions. »

Il tendit alors à Remus un morceau de parchemin sur lequel était inscrit l'adresse de la famille Scott. Il serra la main de monsieur Plath et sortit du département de contrôle et régulation des créatures magiques sans manquer de saluer aimable la secrétaire qui grogna sur son passage. Une fois sortie du Ministère, il lut attentivement l'adresse sur le parchemin et transplana. Il se retrouva instantanément devant une très jolie maison avec un petit jardin dans une coquette banlieue londonienne. Sur le trottoir dans face, deux petites filles jouaient avec les bavboules en poussant de grands cris. Remus vérifia le numéro de la maison, épousseta un peu son pardessus et alla sonner à la porte. Un elfe de maison vint lui ouvrir.

-« Bonjour, suis-je bien chez monsieur Scott ? » demanda poliment Remus

-« Oui »

-« Je m'appelle Remus Lupin, je viens du Ministère »

-« Entrez monsieur, je vais aller prévenir mon maître » déclara l'elfe en s'inclinant sur le sol.

Remus entra et laissa l'elfe prendre son pardessus. Il le suivit jusqu'au salon où il attendit debout devant la fenêtre.

-« Monsieur Lupin ? » demanda une voix grave

Remus se retourna et vit un sorcier d'une quarantaine d'année à l'air avenant qui le regardait en souriant.

-« Exactement. Vous devez être monsieur Scott ? » lança Remus en tendant sa main à l'homme qui la lui serra.

-« Oui, mais je vous en prie, ne restez pas debout » répondit monsieur Scott en désignant un fauteuil du doigt.

Remus s'installa.

-« Voulez vous boire quelque chose ? »

-« Non, je vous remercie »

-« Très bien, passons plutôt à notre affaire. Vous êtes donc d'accord pour enseigner la magie à mon fils »

-« Bien sur »

-« Parfait, vous verrez Henry est un petit garçon adorable. Mais il est un peu solitaire, il n'a jamais eu d'amis véritables. Vous comprenez ma femme est obligée de souvent voyager et elle ne peut se résoudre à s'éloigner de lui, il est notre seul enfant »

-« Je comprends »

-« Il suit en parallèle des cours moldus, encore une volonté de sa mère. Vos horaires seront donc aménagés en fonction. Bien sûr nous tiendrons compte des nuits de Pleine Lune et vous ne viendrez travailler ni la veille ni le lendemain de ses dates »

-« C'est très gentil à vous, mais sans vouloir être indiscret ou insolent, pourquoi employer un loup-garou ? » demanda Remus

-« Comme il ont dû vous le dire, mon oncle était un lycanthrope. C'est lui qui m'a élevé et je l'aimais comme mon père, il était extrêmement gentil et je me souviens qu'il a toujours eu beaucoup de mal à trouver du travail. Monsieur Plath m'a assuré que vous étiez quelqu'un de très bien qui ne demandait qu'à bien faire et à travailler. En vous donnant ce poste, je rends un peu hommage à mon oncle »

-« Je vois »

-« Par contre, je vous demanderait de ne parler de votre condition à personne d'autre que moi ici. Ma femme ne serait sans doute pas très d'accord et j'ignore comment réagirait les autres personnes ici »

-« Je comprends parfaitement monsieur, c'est déjà très aimable à vous de m'employer »

-« Mais de rien. Maintenant j'aimerais beaucoup vous présenter mon fils. HENRY ! »

Quelques minutes plus tard, un petit garçon entra dans la pièce. Il était chétif et avait l'air triste.

-« Qui a-t-il papa ? »

-« Je voudrais te présentez monsieur Lupin qui désormais t'enseignera la magie. Il est temps maintenant que tu apprennes à utiliser tes pouvoirs »

-« Bonjour monsieur » lança poliment Henry

-« Bonjour Henry »

-« Vous commencerez lundi, cela vous convient-il ? » demanda monsieur Scott

-« Ce sera parfait » assura Remus

A cet instant une jeune femme entra dans la pièce. Elle avait les cheveux châtains attaché en une lourde natte, elle était très mince et portait un tailleur rose sombre. Ses grands yeux noirs hypnotisèrent un moment Remus qui la fixa, la bouche légèrement ouverte. Elle était ravissante.

-« J'ai terminé monsieur Scott. Henry a très bien travaillé et surtout en mathématiques »

-« Merci beaucoup mademoiselle Gordon » répondit monsieur Scott en souriant « Oh, laissez moi vous présentez monsieur Lupin qui, à partir de lundi, enseignera la Magie à Henry »

La jeune femme se tourna alors vers Remus qui resta un moment le souffle coupé sans réagir. Mais il reprit vite une constance et se leva. Il tendit la main à la jeune femme.

-« Remus Lupin »

-« Kathleen Gordon, enchantée monsieur Lupin »

-« Moi de même »

Kathleen lui fit alors un sourire que Remus trouva tout à fait charmant. Il bredouilla encore quelques formules de politesse et prit congé de ses hôtes. Il récupéra son pardessus et sortit de la maison. Il fit quelques pas rapide avant de s'arrêter. Il s'appuya sur un arbre, essoufflé et étourdit. Mais que lui arrivait-il ? Son cœur ne battait pas si vite à cause de la distance qu'il venait de parcourir, il avait l'habitude. Il avait chaud pourtant, on était au beau milieu de l'hiver. Il sentait ses jambes se dérobé sous lui. Il ferma les yeux le visage de Kathleen lui apparut alors. Il les rouvrit. Dans quel délire partait-il encore ? Cela allait lui passer. D'ici le lendemain il ne repenserait plus à elle. Pourtant en évoquant la jeune fille, un curieux sourire se dessina sur ses lèvres. Il soupira et marcha encore un peu avant de transplaner chez lui.