Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !
Bonne lecture à vous tous… Aylala
Note de l'auteur : Je suis désolée, mais mes examens commencent la semaine prochaine et je n'ai plus une minute à moi… Donc je n'ai pas pu répondre à vos reviews qui m'ont pourtant fait très plaisir et dont je vous remercie du fond du cœur ! Ensuite, je tiens à vous dire que la semaine prochaine donc, je n'ai pas accès à Internet, donc je ne pourrais pas publier la suite avant jeudi soir ou vendredi… Mais tout reprendra comme avant après… Merci de votre compréhension… Aylala
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Ce qui aurait pu se passer
Chapitre vingt trois : Je suis amoureux de vous madame
« Doux c'est doux, d'être amoureux
de vous
de vouloir être deux,
c'est merveilleux c'est nous
ne plus vivre sans vous, je suis à
vos genoux
tout est possible, mais vous le voulez-vous. »
Franck Olivier
L'eau de la douche coulait sur ses cheveux. Lily aimait sentir l'eau chaude couler sur elle, surtout quand il faisait frais dans le reste de la maison. Elle entendit alors que quelqu'un frappait à la porte d'entrée.
- « J'y vais ! » lança James à travers la porte.
Elle entendit le bruit de ses pas précipités dans les escaliers. Elle se mit à sourire. Il avait encore une fois oublié qu'ils avaient de nouveau un elfe de maison. Dobby avait sûrement dû le devancer. Elle arrêta le jet, sortit de la baignoire et s'enveloppa dans une très grande serviette de bain et s'approcha du miroir. Elle contempla un moment son reflet. Elle se sourit à elle-même en prenant sa brosse pour commencer à démêler ses longs cheveux. Ils étaient très longs. Elle aurait bien eu envie de les couper en carré court mais James l'aurait tué. Il aimait énormément sa chevelure et refusait catégoriquement qu'elle y touche. Il faudrait pourtant qu'elle raccourcisse les pointes qui étaient très fatiguées. Elle se mit à sourire, il lui faudrait faire preuve de beaucoup de diplomatie pour convaincre James de laisser une paire de ciseau s'approcher d'elle. Cela lui faisait du bien de sourire. Depuis que James avait reçu sa convocation du Ministère, elle était minée par l'angoisse. Ce qu'avait fait son mari était très grave. Elle secoua la tête. Elle ne voulait pas penser à ça, pas aujourd'hui alors que c'était la St Valentin. Des coups sourds frappés à la porte de la salle de bain la tirèrent de ses pensées.
- « Lily ? Je peux entrer ? » demanda la voix étouffée de James
- « Oui, c'est ouvert » répondit-elle en se retournant.
Elle vit alors son mari, Harry chaudement habillé dans ses bras, entrer dans la pièce.
- « Fais un gros bisou à Harry, Remus l'emmène pour la journée ! » décréta James en souriant
- « Quoi ? »
- « C'était Remus à la porte, il nous propose de s'occuper de Harry pour la journée. Je lui ai demandé son avis et notre fils est bien décidé à nous abandonner aujourd'hui ! »
- « Mais… »
Lily prit son fils dans ses bras, elle ne comprenait pas bien.
- « Il nous le garde pour qu'on puisse passé une St Valentin rien que nous deux » expliqua James
- « Il est trop gentil ! » s'exclama Lily « Tu es sur que ça ne l'embête pas ? »
- « Il prétend avoir très envie de passer un peu plus de temps avec lui » répondit le jeune homme en souriant
- « Tu seras bien gentil avec tonton Remus mon chéri » murmura alors doucement Lily à son fils
Le petit garçon fit oui de la tête
- « Tu ne feras pas de bêtises ? »
Harry lui fit non en souriant. Lily l'embrassa alors tendrement et le serra contre elle.
- « Alors passe une bonne journée » déclara-t-elle en souriant
Elle approcha son nez de celui de son fils et lui fit un petit bisou d'esquimau sous le regard attendri de James
- « Je t'aime mon amour » souffla-t-elle en tendant son fils à son père.
Le petit garçon lui fit un petit signe de la main et James et lui sortirent de la salle de bain. Lily sentit alors son cœur s'emballer. Elle allait passer une journée en tête à tête avec James. Cela faisait tellement longtemps qu'ils ne s'étaient pas retrouvés entièrement seul tous les deux ! Elle se sentait comme quand elle était à Poudlard et que James et elle arrivaient à se trouver un peu de temps pour se retrouver dans les endroits déserts du château.
Elle sortit de la salle de bain, toujours enveloppée dans sa serviette et se rendit dans sa chambre. Elle s'installa sur le lit face à la grande armoire ouverte. Elle hésitait entre plusieurs vêtements quand elle entendit la porte de la chambre se refermer derrière elle. Elle ne se retourna pas. Deux mains se posèrent alors sur ses épaules et la forcèrent à s'allonger sur le lit. Au dessus d'elle, James la regardait en souriant.
- « Enfin seul ! » murmura-t-il
- « C'est toi qui a tout manigancé ? » demanda-t-elle
- « Je te jures que non ! C'est Remus qui en a eu l'idée tout seul ! Je n'étais au courant de rien avant ce matin ! Mais tu te doutes bien que je n'ai pas été trop difficile à convaincre… »
- « Moi non plus »
James se pencha vers elle et l'embrassa. Rapidement, elle sentit qu'il lui enlevait sa serviette et elle se retrouva confortablement blottie contre lui, allongée sous les épaisses couvertures du lit.
- « Il y a quelque chose que tu aurais envie de faire aujourd'hui ? Une promenade ? » demanda-t-il en enfouissant sa tête dans son cou
- « Non, je veux juste passer la journée avec toi ! Dans tes bras si possible » souffla-t-elle en souriant
- « Vos désirs sont des ordres ! » répliqua le jeune homme en entreprenant de se déshabiller à son tour
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- « Je n'ai qu'un seul mot à dire : waouh ! » murmura James en embrassant la tempe de sa femme
- « Je dois dire que je suis assez d'accord ! » répondit Lily en se blottissant d'avantage contre lui.
- « Il n'y a pas à dire, on est vraiment les meilleurs ! » continua le jeune homme en souriant tandis que la jeune femme se contentait de pouffer.
- « J'ai faim » murmura-t-elle en se redressant un peu
- « Tu veux que j'ailles te chercher un truc à manger ? » proposa James en lui caressant la joue
- « Tu es le meilleur mari du monde ! » répondit-elle en se relevant légèrement pour l'embrasser.
- « Mais c'est normal ! Tu as besoin de reprendre des forces pour ce que j'ai prévu de faire ensuite ! » déclara James en quittant le lit.
- « Qu'est-ce que c'est ? » demanda la jeune femme avec curiosité
- « La même chose que tout à l'heure ! » répliqua le jeune homme en quittant la pièce tout en finissant d'enfiler sa robe de chambre.
En souriant, Lily s'installa en tailleur sur son lit. Elle jeta un coup d'œil au réveil. Il était presque midi, elle ne n'avait pas vu le temps passé, comme à chaque fois qu'elle dans les bras de James. Il lui avait tellement manqué quand il avait été à l'hôpital. Elle ne supportait pas d'être séparée de lui, il faisait vraiment partit d'elle et elle ne savait pas si elle aurait la force de survivre sans lui si jamais il venait à la quitter. Elle savait qu'il était l'homme de sa vie, le père de ses enfants. Il était sa vie tout simplement.
- « Le repas de madame est servi ! » lança James en revenant dans la chambre.
Il portait un lourd plateau chargé de toute sortes de bonnes choses. Il avait même fait apparaître une rose qu'il lui tendit en souriant. Elle respira un moment son parfum avant de la poser sur sa table de chevet et de commencer à engloutir tout ce qui lui tombait sous la main. Elle sentit alors le regard amusé de son mari sur elle.
- « Qu'est-ce qu'il y a ? » demanda-t-elle
- « Je t'aime » se contenta-t-il de répondre.
Lily se sentit devenir aussi rose que la fleur qu'il venait de lui offrir, elle se mit à sourire.
- « Moi aussi je t'aime »
- « Et j'aime te voir manger de bon appétit ! C'est le bébé qui te donne cette faim d'ogresse ? »
- « Je pense que oui » répondit-elle en posant sa main sur son ventre.
- « Je suis tellement heureux, tu sais ! » lança-t-il en posant sa main sur celle de sa femme
- « Oui, moi aussi. Un autre merveilleux mélange de toi et moi va naître. Tu crois qu'il est temps qu'on l'explique à Harry ? »
James sembla hésiter un moment
- « On devrait peut être attendre que ça se voit un peu plus, non ? »
- « Je ne sais pas… De toute façon, il faudra bien lui expliquer pour Océane. On pourra le lui dire à ce moment là ! »
James hocha la tête. Puis poussa un peu le plateau du repas et prit sa femme dans ses bras. Elle cala avec bonheur sa tête contre son cou et respira avec délice son odeur. Elle se sentait bien. Il caressait doucement son dos et elle se laissait totalement aller. Ses pensées divaguant comme elles voulaient. Soudain, une crise d'angoisse survint. Elle sentait une boule oppressante grandir dans son ventre à une vitesse folle. Elle se raidit et James s'en rendit compte.
- « Qu'est ce qu'il y a mon cœur ? » demanda-t-il d'une voix inquiète en essayant de voir la visage de la jeune femme qui continuait à se cacher contre son cou. « Dis moi ce qui ne va pas »
- « J'ai peur » souffla-t-elle d'une toute petite voix
Elle sentit James se raidir à son tour. Elle glissa ses bras autour de son cou pour le serrer le plus possible contre elle.
- « Peur de quoi ? Nous sommes enfin tous en sécurité » murmura James d'une voix apaisante en resserrant son étreinte pour mieux la calmer.
- « J'ai peur de ton procès d'animagus. Je ne supporterais pas d'être séparée à nouveau de toi, James » répondit-elle dans un murmure
- « Moi non plus je n'ai plus envie d'être séparé de toi. Mais ce n'est rien. On a surmonté des épreuves bien pire, il n'y a aucune raison pour qu'on ne s'en sorte pas cette fois ! »
- « Tu sais ce que tu risques ? » demanda-t-elle
- « Au mieux une grosse amande »
- « Et au pire ? »
- « Il n'y aura pas de pire »
- « Réponds moi s'il te plait ! Tu risques Azkaban ? »
Elle sentit que James hésitait à lui répondre, cela ne pouvait signifier qu'une seule chose.
- « Je ne veux pas qu'on t'envoie là bas ! Tu n'es pas un criminel, tu l'as fait pour Remus ! » s'énerva-t-elle
- « Calme toi Lily, s'il te plait » murmura James en caressant ses cheveux « Il y a peu de chance pour qu'on m'y envoie ! La prison est déjà pleine à cause des mangemorts, ils n'encombreront pas deux cellules de Sirius et moi ! »
- « Tu crois ? »
- « J'en suis sur ma belle ! »
- « Je n'aurais pas la force d'élever nos enfants toute seule »
- « Tu ne les élèveras pas seule mon cœur ! Je serais là, je te le jure ! Je n'irais pas à Azkaban »
Il avait l'air tellement convaincu que Lily se sentit beaucoup mieux. Elle se détacha un peu de lui et le regarda en souriant faiblement.
- « Je ne voulais pas t'en parler, j'aurais voulu être plus forte et garder tout ça pour moi » souffla-t-elle
- « Pourquoi ? Je suis là pour ça aussi ! Pour te consoler et te réconforter. Je t'aime et je n'aime pas quand tu ne vas pas bien. Je voudrais tant réussir à te rendre toujours heureuse »
- « Tu me rends heureuse ! Oh James ! Je n'aurais pas dû t'en parler aujourd'hui alors que c'est la St Valentin ! »
- « Je te rends vraiment heureuse ? » demanda-t-il
- « Oh oui, plus que ça même ! » répondit-elle
- « Dans ce cas… »
Il la fit basculer à nouveau sur le lit en l'embrassa.
- « Je vais m'efforcer de te faire oublier tout ce qui te tracasse » murmura-t-il avant de l'embrasser de nouveau. « On sera toujours ensemble toi et moi »
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En voyant Harry descendre la pente caillouteuse à toute allure, Remus ne pu s'empêcher de sourire. Aucun soucis la dessus, il était bel et bien le fils de James et avait visiblement hérité du comportement casse cou de son père. Le petit garçon arriva en bas de la pente sur les fesses. Il resta un moment muet avant d'éclater de rire et d'entamer pour la cinquième fois l'ascension de la petite butte. Remus se mit à sourire. C'était vraiment un petit garçon formidable, il ne regrettait pas une seule seconde de s'être proposer pour s'en occuper. James et Lily avait besoin de se retrouver un peu seul et au calme et lui avait besoin de se changer les idées. Il sortit de la poche de son manteau une enveloppe froissée d'avoir été de nombreuses fois lu. Il l'avait reçu le matin même, juste avant à se décider à partir chez James et Lily. Elle venait de Kathleen. Machinalement, il la déplia et la relu.
« Cher Remus,
J'en suis réduite à t'envoyer des hiboux pour pouvoir te parler alors que nous travaillons au même endroit ! Tu ne croyais tout de même pas que j'étais stupide au point de ne pas voir que tu m'évites depuis un certain temps. Tu m'évites depuis le jour où tu m'as clairement repoussé. Je ne suis pas née de la dernière pluie, Remus, et j'ai bien saisit le message, tu ne veux pas de moi, ce n'est pas grave, juste vexant. Néanmoins, j'estime avoir le droit de savoir pourquoi tu me repousses ainsi. J'avais l'impression que nous nous entendions bien et que je ne te laissais pas indifférent. Sans doute me suis-je trompée ! Quoiqu'il en soit, je vais te dire très clairement les choses. Tu me plait énormément et je ne serais pas contre le fait de commencer quelque chose avec toi. Ne crois-tu pas que nous devrions avoir une petite conversation ?
En tout cas, je te demande de ne plus m'éviter comme tu n'as cessé de le faire. J'en souffre et même si tu ne peux pas répondre à mes attentes, j'aimerais au moins que nous devenions amis car tu es vraiment quelqu'un qui me fascine.
En espérant que tu me répondes, je t'embrasse
Kat Gordon »
Il était troublé. Recevoir ce genre de lettre le jour de la St Valentin ne pouvait laisser personne indifférent. Comme elle se trompait. Bien sur qu'elle lui plaisait ! Et s'il n'avait pas été ce qu'il était, il aurait sans doute tout fait pour la séduire. Mais voilà, il était un loup-garou et donc potentiellement très dangereux les nuits de Pleine Lune. Il n'avait pas le droit de faire courir de tels risques à quiconque. Certes, il y avait James et Sirius, mais c'était différent. Ils étaient tous les deux des animagi et ne risquait rien.
Il soupira et replia soigneusement la lettre qu'il rangea à nouveau dans sa poche. Il ne cessait de penser à elle. Il aurait tellement aimé pouvoir tenter une aventure avec cette fille qui l'avait vraiment charmé. Mais il était obligé de se retenir. Il ne pouvait pas non plus lui expliquer les véritables raisons de son refus et il avait du mal à se résoudre à ne devenir que son ami. Il n'avait cessé d'y réfléchir et la meilleur solution qu'il avait de continuer le plus possible à l'éviter. Elle finirait bien par se désintéresser de lui.
- « Remus ! »
Le cri de Harry le tira de ses pensées. Il le chercha un moment du regard et finit le trouver, la poche de son manteau accroché à une branche basse l'empêchant d'avancer. En souriant, il se leva pour aller le délivrer. Il regarda autour de lui, il n'y avait personne. Il se souvint alors qu'il était déjà passé dans le coin et il lui semblait bien avoir vu un jardin d'enfant. Prenant Harry dans ses bras, il se dirigea à pas rapide dans la direction que lui dictaient ses souvenirs. Après quelques minutes de marches, ils arrivèrent enfin devant une aire de jeu. Il y avait trois mamans qui discutaient, assise sur un banc tandis que leurs enfants s'amusaient bruyamment sur les jeux. Remus s'installa sur un autre banc et posa Harry sur le sol. Intimidé par tout ce bruit, le petit garçon s'accrocha à sa jambe.
- « Voyons Harry, ne reste pas là ! Vas jouer avec les autres » souffla gentiment Remus en souriant.
Mais Harry semblait bien décidé à rester accroché à lui. Le jeune homme prit alors l'enfant par la main et le guida vers le petit toboggan que les autres enfants avaient délaissé. Il l'installa sur la petite plateforme et l'attendit à l'arrivée. Harry se sentit alors pousser des ailes. Il ne voulait plus s'arrêter et laissait à peine de le temps à Remus de rejoindre l'arrivée du toboggan avant de s'élancer dans le vide. Derrière lui, Remus entendait les trois mamans rirent sans savoir s'il était la raison de leur amusement. Le jeune homme commençait un peu à s'essouffler et envisageait sérieusement d'arrêter le jeu lorsque des cris se firent entendre.
- « Maman ! Regarde Maman ! C'est Harry ! »
Remus, qui tenait Harry dans ses bras, se retourna alors et aperçut une horde de petits rouquins se jeter sur lui. Il y en avait tellement qu'il ne bougeait de peur d'en écraser un.
- « Ecartez vous un peu les enfants ! » cria alors une femme aussi rousse qu'eux en s'approchant précipitamment. « Je suis vraiment désolée, monsieur Lupin, mais mes enfants aiment tellement Harry. Il leur manque beaucoup depuis qu'il n'est plus à la maison »
- « Ce n'est rien, j'avais surtout peur de leur faire mal en leur marchant dessus ! Et je crois que Harry aussi est très content de les revoir »
En effet, le petit garçon gigotait tant qu'il pouvait dans ses bras. Remus le posa alors sur le sol où il fut assailli par Ron qui le fit tomber sur le sol. Les deux petits garçons se mirent à rire.
- « James et Lily ne sont pas là ? » demanda Molly en regardant tout autour d'elle
- « Non, je leur garde Harry pour qu'il puisse tranquillement se retrouver un peu » répondit le jeune homme en souriant.
- « C'est vraiment adorable de votre part » lança Molly en souriant
- « Et votre époux ? Il ne vous a pas accompagné ? »
- « Non, notre petite Ginny a une vilaine toux, il est resté avec elle au Terrier »
- « Je vois »
Alors que les plus grands enfants Weasley avaient déjà investi les jeux avec les autres enfants, les jumeaux s'isolèrent dans un coin pour remplir leur poche de petits cailloux et de toutes sortes de choses qu'ils pouvaient trouvé sur le chemin. Harry et Ron avaient opté pour deux hippogriffes sur ressort sur lesquels ils se balançaient joyeusement. Remus invita donc Molly à lui tenir compagnie sur son banc. Tous deux discutèrent longuement tout en jetant régulièrement des coups d'œil aux enfants. Les jumeaux en particuliers demandaient une vigilance de tous les instants. Ils avaient déjà tenté d'avaler leurs cailloux, mais devant le refus de leur mère, ils avaient tenté d'en faire avaler à leur petit frère. Ce dernier étant gourmand, il allait les avaler quand Molly intervint. Punition suprême pour Fred et George, leurs poches furent intégralement vidées et cousues par sortilège, les empêchant ainsi de récolter leurs précieux trésors.
Le temps s'écoula alors rapidement et agréablement. L'après-midi étant sur le point de se terminer, Remus estima qu'il était temps de ramener Harry à ses parents. Le petit garçon dit au revoir à tous ses amis en faisant un peu la tête. Molly le serra chaleureusement contre lui en lui assurant qu'il pourrait les revoir très bientôt et Remus, Harry dans ses bras transplana jusqu'à Loutry Ste Chaspoule. Il arriva rapidement devant la maison des Potter. Il jeta un rapide coup d'œil à la maison de Sirius. Elle semblait vide. Sirius et Océane avaient dû partir pour la fête des amoureux. Il frappa et Dobby vint lui ouvrir.
- « Bonsoir monsieur Lupin ! » s'exclama l'elfe en s'effaçant pour le laisser passer « Monsieur ramène mon jeune maître Harry ! Mes maîtres sont dans le salon » l'informa l'elfe avant de transplaner dans un léger pop.
En effet, Remus entendait, provenant du bout du couloir le rire cristallin de Lily. Cela faisait longtemps qu'il ne l'avait pas entendu rire comme ça.
- « Mais arrêtes de tricher James ! Tu n'as pas le droit de poser cette carte ! » s'amusa-t-elle
- « Bien sur que si ! C'est dans la règle ! » répondit James en riant
- « Arrête aussi de changer les règles à chaque fois que ça t'arrange ! »
Tous les deux installés autour de leur table basse, ils disputaient une partie de carte. Le jeune homme émit un léger son pour signaler sa présence. Les deux amoureux relevèrent alors la tête vers lui. Lily était rayonnante et Remus ne se souvenait pas avoir vu James aussi joyeux depuis longtemps. Cette journée en amoureux leur avait vraiment fait beaucoup de bien, il se félicita d'avoir pu leur apporter ce moment de retrouvailles.
- « Vous voilà enfin ! » s'exclama Lily en se levant pour venir à sa rencontre.
Elle posa un baiser sur la joue du jeune homme avant de prendre son fils dans ses bras pour lui faire un gros câlin.
- « Alors mon chéri, tu t'es bien amusé ? » demanda-t-elle en se réinstallant sur le canapé alors que Remus prenait place dans le fauteuil qui faisait face à celui de James.
- « Vi ! A vu Ron et jumeaux et Bill et Charly et Percy » expliqua Harry en souriant largement
- « Vraiment ? » demanda Lily
- « Oui, ils sont venus dans le parc de jeu où je l'avais emmené » expliqua Remus
- « C'est génial » repris Lily en caressant les cheveux de son fils. « Il a été sage ? »
- « Très sage. Il est un peu casse cou, mais je crois bien que c'est génétique et qu'on n'y peut pas grand-chose » lança Remus d'un air amusé.
James éclata de rire et Lily soupira d'un air amusé.
- « En tout cas, c'est très gentil de t'en être occupé aujourd'hui. Tu restes dîner avec nous ? » demanda la jeune femme
- « Oh… Je ne sais pas… »
- « Je t'en prie Lunard, ne te fait pas prier ! On serait ravi de passer la soirée avec toi ! » lança James d'un air décidé.
- « Très bien, ce sera avec plaisir ! » répondit Remus en souriant.
Il passa une excellente soirée. Harry ne cessait de parler. Bien sur ce qu'il disait était le plus souvent incompréhensible mais dans ses intonations, on pouvait bien sentir qu'il était très content ce qui fit extrêmement plaisir à Remus. James et Lily regardaient leurs fils en souriant. L'image de la famille Potter enfin réunit et surtout enfin heureuse réchauffa alors le cœur du lycanthrope qui se mit à penser que finalement tout finirait par rentrer dans l'ordre.
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- « Tu es sur que ça ne serait pas mieux si on leur disait qu'on est pas des animagi ? » souffla Sirius à l'oreille de James tandis qu'ils patientaient dans la salle d'attente de Ste Mangouste.
Le jeune homme vit son ami se retourner vers lui d'un air amusé.
- « On en a discuter toute la soirée d'hier avec Remus et Dumbledore ! Il vaut mieux qu'on avoue qu'on est bel et bien des animagi et qu'on leur dise qu'on l'est devenu juste pour pouvoir se balader tranquille dans la Forêt Interdite »
Sirius soupira. Oui, ils avaient décidé cela, mais l'idée que sa condition d'animagus allait être officiellement révélée ne lui plaisait absolument pas. Il aurait bien aimé pouvoir continuer à garder le secret. Après tout, cela faisait plus de sept ans qu'il avait réalisé sa première métamorphose et durant tout ce temps, personne ne l'avait su.
- « Moi non plus ça ne me fait pas plaisir de dévoiler ça à tout le monde » soupira James comme répondant aux pensées de son ami « Mais maintenant que ça a été porté devant la justice, on a plus trop le choix ! »
- « Ouais » lança Sirius en se levant pour s'étirer un peu « Qu'est-ce que tu crois qu'ils vont nous faire ? »
- « Je sais pas… On va peut-être passé des tests ? »
- « Tant que ce ne sont pas des tests écrits, moi je veux bien les faire. Mais j'aimerais qu'ils se dépêche, je n'ai pas que ça a faire de ma journée… »
- « Qu'est-ce que tu as de prévu ? » demanda James en souriant
- « La sieste ! » répondit Sirius en se rasseyant « J'ai envie de dormir ! »
- « Tu as toujours envie de dormir ! » s'amusa son ami
Sirius allait répliquer lorsqu'un médicomage fit son entrée.
- « Messieurs Black et Potter ? Suivez moi je vous prie »
Sans dire un mot, les deux amis le suivirent jusqu'à une grande salle blanche. Elle était presque vide, exceptée une lourde armoire en fer blanc et un lit d'appoint qui étaient placés dans un coin.
- « Très bien, nous sommes donc ici pour voir si vous êtes réellement des animagi. » commença le médicomage.
Sirius ne put s'empêcher de sourire. Visiblement, il ne les croyait pas capable de pouvoir vraiment se transformer en animaux.
- « Nous allons donc voir ça. L'un de vous deux veut-il commencer ? » demanda le médicomage
- « Que faut-il faire ? Simplement nous transformer ? » demanda James qui paraissait lui aussi très amusé par l'air sceptique qu'affichait le médecin.
- « Exactement »
Et avant que le médicomage ai eu le temps de cligner des yeux, Cornedrue apparut sous ses yeux dans la pièce.
- « Par Merlin ! » s'exclama le médicomage tandis qu'en souriant, Sirius tapota les bois du magnifique cerf qu'était son meilleur ami.
- « Vous voulez que je me transforme tout de suite ou vous préférez d'abord l'examiner lui ? » demanda Sirius en souriant largement.
Le médicomage mit un certain moment avant de revenir à la réalité.
- « Je vais d'abord l'examiner… » souffla-t-il en s'approchant de Cornedrue qui se mit à bramer, ce qui amusa énormément Sirius.
Le jeune homme alla s'asseoir sur le lit d'appoint et attendit que Cornedrue ai fini son examen. Le médicomage le mesura, le pesa, observa attentivement ses bois et son pelage, prit l'empreinte de ses pattes et préleva une petite touffe de poil et un peu de salive de l'animal. Puis il l'autorisa à reprendre sa forme humaine. James réapparut alors en souriant et alla prendre place près de Sirius.
- « Euh… Monsieur Black ? » bafouilla le médicomage et s'éloigna prudemment du centre la pièce.
Sirius échangea un dernier regard amusé avec son ami avant que Patmol ne fasse son apparition dans la pièce. Le gros chien se mit alors à japper en remuant la queue tandis que le médicomage s'approcha doucement de lui en tendant la main.
- « Ne vous en faites pas, il ne vous mordra pas » s'amusa James.
Le médicomage esquissa un faible sourire et entreprit de prendre les caractéristiques du gros chien noir. Patmol resta plus ou moins calme, mais ne put s'empêcher de grogner un peu quand le médecin lui arracha une touffe de poils. Il le vit reculer de plusieurs pas et entendit vaguement James expliquer au médicomage qu'il était douillet. Mais quelle bêtise ! Il n'avait jamais été douillet ! Il se retourna vers son meilleur ami qui le regardait en souriant. Le plus désagréable fut en fait le prélèvement de salive. Terrifié par ses crocs, le médicomage avait toutes les peines du monde à laisser suffisamment ses mains près de ses babines. Patmol commençait vraiment à s'impatienter car une sa patte arrière commençait sérieusement à le gratter et il aurait aimé pouvoir soulager un peu les picotements en se mordillant la zone en question. Ce fut finalement James qui se chargea du prélèvement et Patmol pu enfin se gratter tranquillement.
- « Je suis désolé, mais j'ai toujours eu peur des chiens. J'ai beau savoir que celui là est en fait un humain, mais… »
- « Ce n'est pas grave ! » lui assura James en lui tendant la fiole avec l'échantillon de salive.
- « C'est bon, vous pouvez vous… » commença le médicomage avant d'être coupé par une guérisseuse qui venait d'entrer.
Patmol la vit se figer en le voyant. Les yeux exorbités et la bouche légèrement ouverte elle le fixa un petit moment. C'est vrai qu'il est tout de même rare de rencontrer un chien au détour d'un couloir d'hôpital. Sirius allait reprendre sa forme humaine quand le hurlement de la jeune femme se fit entendre.
- « Le SINISTROS ! » s'écria-t-elle en quittant la salle en courant.
Patmol se retourna d'un mouvement instinctif avant de comprendre que c'était sûrement lui qu'elle avait pris pour le fameux chien fantôme annonciateur de macabres nouvelles. Il jeta un coup d'œil à James qui semblait vraiment très amusé, s'empêchant à grand peine de ne pas rire. Le médicomage sortit de la salle en hurlant.
- « Mademoiselle ! Mademoiselle ! Revenez ! » criait-il alors courait dans le couloir pour rattraper la jeune femme.
Sirius reprit sa forme humaine.
- « C'est la première fois qu'on me prend pour le Sinistros ! » lança Sirius en secouant un peu la tête comme s'il s'ébrouait.
- « C'est vrai que c'est assez comique comme situation ! » continua de rire James en s'appuyant sur le lit.
- « Tu crois que je devrais aller voir la guérisseuse pour la rassurer ? » demanda Sirius
- « Je ne sais pas. Tu crois qu'ils en ont fini avec nous ? »
A cet instant, le médicomage et la guérisseuse encore toute tremblante entrèrent dans la pièce.
- « Vous voyer bien Bélinda, qu'il s'agit d'un homme. Monsieur Black est un animagus » lança le médicomage tandis que la jeune femme scrutait Sirius pour s'assurer qu'il n'était pas le Sinistros « Vous n'allez pas nous quitter, vous allez être parfaitement en forme »
- « Je suis désolé de vous avoir effrayée » s'excusa Sirius en souriant faiblement.
La jeune femme reprit un peu de couleur et s'excusa d'avoir crier et de s'être emportée. Tous lui assurèrent de que ce n'était rien. Une fois tout rentrer dans l'ordre, la guérisseuse les laissa et le médicomage rédigea une note officielle certifiant que les deux amis étaient bel et bien des animagi et rempli une fiche descriptive très détaillée qu'il certifia conforme.
James et Sirius furent alors autorisés à quitter l'établissement. Une fois sortit, ils échangèrent un regard amusé avent de se remettre à rire joyeusement.
