Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !

Bonne lecture à vous tous… Aylala

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Ce qui aurait pu se passer

Chapitre vingt six : Cœur de Loup

« Je n'ai qu'une seule envie, me laisser tenter.

La victime est si belle et le crime est si gai »

Philippe Lafontaine

Installé derrière son bureau, Sirius remplissait des formulaires. Il n'aimait pas spécialement ça, mais cela faisait aussi de son boulot à « Jasire entreprise » de noircir des parchemins. De temps en temps, son regard se posait sur le cadre qui trônait sur son bureau. Il contenait une photo d'Océane qui le regardait en lui faisant signe de la main. Il se mit à sourire. En apprenant qu'ils avaient embauché une jeune femme comme secrétaire, Océane avait foncé lui acheté ce cadre qu'elle lui avait donné en précisant bien que c'était pour le cas où « il lui viendrait à l'idée d'oublier qu'il a déjà une femme dans sa vie ». Il l'avait accepté en souriant et sans faire de commentaires, mais il savait déjà que cela ne lui serait pas utile. Il n'était pas prêt d'oublier qu'Océane partageait sa vie. Il soupira quand il réalisa qu'il devait s'en retourner à ces parchemins. Il aurait bien voulut ne faire que les visites et les démarchages à domicile… Au lieu de ça, il se retrouvait au beau milieu de l'après-midi, tout seul dans son bureau, James étant en rendez-vous à Gringott's et Remus en visite chez un probable futur client. Il n'y avait que Lucrécia, qui travaillait dans la pièce d'à côté. La jeune femme s'était révélée d'une efficacité redoutable. Ayant déjà travaillé dans une agence de ce genre, elle savait parfaitement gérer les hiboux et les demandes de communications par cheminée. Elle était d'une aide précieuse. Elle avait aussi le sens de l'humour et n'étais pas désagréable à regarder, ce qui ne gâtait rien. Il jeta un coup d'œil amusé à la photo de sa compagne. Il se mit à sourire. Cette fille ne l'intéressait vraiment pas, mais il avait bien l'intention de pousser Remus dans ses bras.

Le pauvre était célibataire depuis beaucoup trop de temps pour un jeune homme de cet âge ! Ce n'était pas sain ! Il faudrait qu'il en discute avec James et ensemble, il pourrait sans doute jeter leur ami dans les bras de leur charmante secrétaire. Si même lui avait réussit à trouver la femme qu'il lui fallait, il ne voyait pas pourquoi Remus ne pourrait pas. Il suffisait tout simplement qu'il s'enlève cette idée que les loups-garous n'avaient pas le droit d'être avec une femme. Et cela ne s'annonçait pas facile.

Il était perdu dans ses pensées quand on frappa à la porte de son bureau.

- « Oui ? » lança-t-il

La porte s'ouvrit et Lucrécia apparut

- « Il y a une dame ici qui veut voir James. Je lui ai dit qu'il n'était pas là, alors elle m'a dit qu'elle allait se contenter de toi… Je fais quoi ? » demanda-t-elle

Sirius la regarda d'un air amusé et se leva.

- « J'arrive » lança-t-il.

Il sortit de son bureau et aperçu, assise sur une des chaises de la salle d'attente, ses grands yeux verts rivés sur la porte de son bureau et un petit garçon aux cheveux noirs en épis blotti sur ses genou, Lily qui le regardait en souriant.

- « Tu te contenteras de moi ? Je suis presque vexé ! » lança-t-il en souriant

- « Je ne t'ai jamais caché que je préférais James ! » répondit la jeune femme en souriant

- « Tu dis ça maintenant, mais je sais bien qu'à une certaine époque tu craquais pour moi ! »

- « Dans tes rêves Black ! » répondit Lily en éclatant de rire.

Sirius se tourna alors vers la secrétaire qui les regardait d'un air amusé.

- « Lucrécia, laisse moi te présenter Lily Potter, la femme de James et Harry son fils qui soit dit en passant est surtout mon filleul ! »

- « James a déjà un enfant si grand ! » s'étonna Lucrécia en fixant Harry « Je pensais que ce n'étais encore qu'un bébé ! »

- « Et non, Harry a un an et demi » répondit Lily en souriant et en caressant la tête de son fils.

- « Lily » repris Sirius « Voici, Lucrécia Donaldson, notre secrétaire »

- « Travailler avec ses trois zouaves ne vous fait pas peur ? » demanda Lily en souriant

- « Pour le moment ils ne m'ont pas donné trop de fil à retordre, mais je vous en prie, tutoyez moi » répondit Lucrécia

- « Dans ce cas, c'est valable pour toi aussi » rétorqua Lily en souriant.

Puis la jeune femme se tourna vers Sirius.

- « James n'est pas là ? »

- « Non, il avait rendez-vous à Gringott's et il m'a dit qu'il rentrerait directement de là-bas. Pourquoi, c'est urgent ? »

- « Non, mais comme il se faisait un sang d'encre pour Harry, je me suis dit que j'allais venir lui donner des nouvelles »

- « Mais c'est vrai qu'il est malade ! Comment va ma petite crevette maintenant ? » demanda alors Sirius en prenant son filleul des bras de sa mère.

Il semblait un peu éteint et somnolent. Il posa sa tête sur l'épaule de son parrain, pris son pouce et ne bougea plus. En souriant, Sirius lui caressait machinalement la tête.

- « Il va un peu mieux. C'est bien une grippe. Et non pas une crise de Magiolis ! James s'est pris la tête avec ça ! Il voulait absolument l'emmener à Ste Mangouste ! » reprit Lily « Finalement, j'ai été chez un apothicaire et j'ai acheté toutes les potions qu'il fallait pour le soigner et d'ici deux jours, il sera remis sur pied. En attendant, il sera un peu amorphe, mon pauvre chéri »

- « Ca te fera des vacances ! » lança malicieusement Sirius avant de déposer un baiser sur la joue de son filleul. « Tu te plains toujours qu'il est trop casse cou ! »

- « Je préfère le voir casse cou et en forme que sage et malade » répondit Lily en souriant

- « Je sais bien » répondit Sirius

La jeune femme le regarda en souriant et se leva de sa chaise.

- « Tu me fais visiter ? Je ne suis pas venue ici depuis votre fabuleuse séance de peinture ! »

- « Mais avec plaisir ! »

Harry toujours calé contre lui, Sirius fit visiter les trois bureaux à la jeune femme. Elle grogna légèrement devant le bureau en désordre de son mari et ne put s'empêcher de le comparer avec celui parfaitement en ordre de Remus. La photo d'Océane sur le bureau de Sirius l'amusa beaucoup.

- « Je t'en offrirais une de Harry aussi, dès que j'aurais trouvé le temps d'aller acheter un nouvel appareil » déclara-t-elle en redéposant le cadre d'Océane

- « Bonne idée, il me manque la photo du petit bonhomme ici ! Oh, je pense que James va en ramener une ou deux, mais moi j'en veux une à moi ! Hein, ma petite crevette que tu me donneras une photo de toi »

Sans ôter son pouce de sa bouche, Harry hocha la tête.

- « Il est vraiment naze » déclara Sirius en rendant le petit garçon à sa maman.

- « C'est la potion que lui a donné le médicomage, elle l'a totalement sonné ! J'espère que les autres ne l'assommeront pas autant » répondit Lily en embrassant son fils. « Bon, ben je vais rentrer »

- « Si James repasse par ici, je lui dirait que tu es passée »

- « Dis-lui surtout que son fils va bien ! » lança Lily en souriant

- « Bien sur ! »

La jeune femme sortit alors de son bureau, il la raccompagna. Elle salua Lucrécia et quitta le bureau après leur avoir adressé un signe de la main.

- « Elle a l'air vraiment gentille » lança Lucrécia alors que la porte se refermer.

- « Oui, et James en est totalement fou » répondit Sirius en souriant « Et ça ne date pas d'hier ! »

- « Et son fils à l'air tellement mignon ! »

- « Il est vraiment adorable ! James a vraiment beaucoup de chance, non seulement il va aux rendez-vous à l'extérieur et en plus il a une chouette famille ! » bougonna la jeune homme avant de rejoindre son bureau sous les rires discrets de Lucrécia.

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- « Coucou tout le monde ! Je suis là ! » lança joyeusement James en rentrant chez lui.

Il était de bonne humeur, son rendez-vous chez les gobelins s'était vraiment très bien passé et en retournant au bureau, Sirius l'avait rassuré sur l'état de santé de Harry. Il avança rapidement dans le couloir d'entrée et fut surpris de voir que personne ne lui répondait.

- « Il y a quelqu'un ? » demanda-t-il alors.

A cet instant Dobby transplana près de lui dans un petit « pop ». Il s'inclina alors tellement bas que son drôle de nez en forme de groin touchait presque le sol.

- « Maître est rentré de son travail. Dobby doit dire au Maître que ma Maîtresse et mon petit Maître Harry ne sont pas à la maison, monsieur. Ils sont chez madame Océane, monsieur. Maîtresse à dit qu'ils n'allaient pas y rester longtemps monsieur »

- « Merci beaucoup Dobby » répondit alors James tandis que l'elfe disparaissait de la même manière qu'il était arrivé.

Le jeune homme soupira. Il aurait bien aimé retrouver sa femme et son fils au coin du feu à son retour, mais comme ils n'allaient sans doute pas tarder, il était inutile d'aller les chercher. Il se rendit dans le bureau qu'ils avaient aménagé au rez-de-chaussée pour y déposer ses affaires et monta à l'étage prendre une bonne douche bien chaude. Il se séchait quand il entendit la voix de Lily en bas. Elle parlait sans doute à Dobby. Il se dépêcha de s'habiller et descendit rapidement dans le salon. Assise sur le canapé, Lily lisait un roman tandis que Harry jouait dans son parc avec des modèles réduits de balais volants.

- « Bonsoir mon cœur » souffla-t-il quand il fut près de sa femme.

Lily tourna son visage vers le sien, il l'embrassa.

- « Tu as passé une bonne journée ? » demanda-t-il en s'approchant du parc pour embrasser son fils.

- « Très bonne » répondit simplement la jeune femme

- « Sirius m'a dit que Harry n'avait qu'une grippe » continua-t-il

- « Oui, le médicomage a dit qu'il serait rapidement guéri »

- « Tant mieux. Pauvre petit bonhomme, c'est pas marrant d'être malade. »

Il vint alors prendre place dans le canapé près de sa femme.

- « Et toi ? Ta journée ? » demanda-t-elle en refermant son livre

- « Excellente ! Je n'ai pas perdu la main avec les gobelins ! J'avance doucement mais sûrement ! » répondit-il en souriant

Lily le regarda un moment avant de se replonger dans la lecture de son roman. James la regarda attentivement pendant un long moment. Il aimait la regarder lire. Il n'avait pas besoin de connaître l'histoire pour la comprendre, il pouvait tout lire sur son visage. Lorsqu'un passage était amusant, elle souriait et ses yeux semblaient rire, au contraire lorsque le passage était grave, ses sourcils étaient froncés et ses lèvres pincées. En ce moment, il devait y avoir de l'action car elle paressait vraiment captivé et ses yeux bougeaient à une vitesse folle passant d'une ligne à l'autre. Il pouffa alors discrètement et laissa tomber sa tête en arrière, sur le rebord du canapé. Il ferma les yeux et se laissa totalement aller.

- « Debout mon gros fainéant, ce n'est pas l'heure de la sieste ! » souffla Lily à son oreille.

James se réveilla en sursaut. Il regarda un moment autour de lui. La jeune femme le regardait en souriant. Il se redressa et sa massa la nuque qui était toute raidie de la position inconfortable dans laquelle il ne s'était même pas rendu compte qu'il s'était endormi.

- « Je ne dormais pas ! » mentit-il dans un bâillement.

- « Bien sur ! » répondit-elle d'un air amusé.

Elle lui tendit la main, qu'il prit et l'aida à se relever.

- « C'est l'heure de dîner monsieur Potter. Monsieur votre fils vous attend déjà dans la cuisine »

- « Très bien madame ma femme, j'arrive » déclara-t-il en l'enlaçant et en l'embrassant.

Puis main dans la main, il se rendirent dans la cuisine, où Harry dans sa chaise haute était sous la surveillance de Dobby qui jouait avec lui. James et Lily s'installèrent à table tandis que l'elfe disparaissait. Ils dînèrent tranquillement, puis vint l'heure de prendre les médicaments.

Vexé que sa femme lui ai lancé que Harry posait moins de problème que lui pour prendre ses potions, James avala ses médicaments d'un trait, réprima son habituel grimace de dégoût et s'empêcha de courir se chercher un gigantesque verre de jus de citrouille. Lily le regarda d'un air amusé

- « Pourquoi faut-il que je te vexe pour que tu prennes enfin tes médicaments sans broncher ? » demanda-t-elle en souriant alors qu'elle surveillait que Harry finisse bien toute sa potion contre la fièvre.

- « Je ne suis pas vexé ! » bougonna James dont l'arrière goût amer des potions lui donnait un peu mal au cœur.

Lily ne répondit rien et se contenta de féliciter son fils qui avait tout bu.

- « Combien de temps encore je vais devoir prendre ces jus de chaussettes ? » demanda alors James en regardant de travers les fioles qui traînaient sur la table.

- « Il faudra que tu penses à le demander au docteur Cohen la prochaine fois que tu iras à Ste Mangouste »

- « Il faut encore que j'attende tout ce temps ! Je n'ai rendez-vous pour la visite que contrôle que dans trois semaines ! »

Il avait arrêter de ce rendre toutes les semaines à l'hôpital depuis plusieurs semaines déjà, mais devait régulièrement aller faire vérifier son état de santé auprès du médicomage qui l'avait soigné.

- « Tu pourrais y faire un saut demain et demander à le voir. Il te recevrait peut-être… » suggéra Lily en souriant.

- « Tu as raison, c'est ce que je vais faire ! J'irais demain en revenant du bureau »

James vit alors une ombre passer sur le visage de sa femme. Il la scruta un moment pour en être sur, mais ce sentant observée, elle lui fit rapidement un grand sourire et jeta un coup d'œil à la pendule.

- « Par Merlin ! Je ne m'étais rendu compte qu'il était si tard ! Harry devrait déjà être couché ! »

- « Laisse, je m'en occupe ! Je ne l'ai pas beaucoup vu de la journée » déclara James en se levant.

Il prit son fils dans ses bras et le pencha vers sa Maman qui l'embrassa tendrement, puis il se rendit dans la chambre du petit garçon. Il le mit en pyjama tout en lui faisant des chatouilles, il lui raconta une histoire assis par terre en tailleur, Harry confortablement installé sur ses genoux. Il le coucha, chercha la peluche Patmol dans toute la chambre avant de finalement la retrouver sous le lit, recoucha Harry qui en avait profité pour se remettre debout dans son lit et l'embrassa.

- « Bonne nuit bonhomme, fais de beaux rêves » souffla-t-il alors.

Il alluma d'un sort la veilleuse en forme de canard, éteignit la lumière et sortit de la chambre en souriant. Il aimait beaucoup tous ses petits instants passés avec son fils. Tout ses moments où il n'était rien d'autre que père. Il descendit rapidement les escaliers et retrouva Lily, toujours installé dans le canapé, à la même place, lisant le même livre. Il se surprit à sourire. Maintenant que Harry était couché, son rôle de père était mis entre parenthèse. Il allait maintenant reprendre son rôle de mari amoureux et il s'apprêtait à livrer bataille contre le roman qui avait toute l'attention de sa femme. Il s'approcha tranquillement du canapé sans dire un mot et se glissa à ses côtés. Tout doucement, il laissait glisser son bras sur ses épaules et l'attira doucement vers lui. Lily semblait imperturbable. Alors que le cou de la jeune femme ne se trouvait qu'à quelques centimètres de lui, il repoussa délicatement les cheveux qui le cachaient à sa vue et approcha ses lèvres de la peau blanche. Il parsema le cou de sa femme d'une multitude de petits baisers. Il sentait des frissons parcourir le corps de la jeune femme. Cela l'amusa, il s'aventura alors un peu plus bas sur la gorge jusqu'à être gêné par le col légèrement entrouvert de la chemise de Lily. Un bruit sourd lui indiqua que le livre était tombé sur le sol, il avait gagné. Il releva un peu la tête. Les yeux fermés et la tête penchée en arrière, Lily souriait. Il déposa alors un très léger baiser sur ses lèvres et la sentit soupirer doucement.

- « J'ai été déçu de t'avoir ratée tout à l'heure. » souffla-t-il en continuant de picorer le visage de sa femme de tous petits baisers « J'aurais voulu être là pour te faire visiter nos bureaux… J'avais envie d'une présence féminine ».

Il lui embrassait alors les paupières quand il la sentit se raidir. Cela l'étonna. Qu'avait-il dit de mal ?

- « Tu avais Lucrécia ! » déclara alors Lily en se dégageant de son étreinte et en s'éloignant à l'autre bout du canapé.

Lucrécia ! Par Morgane, qu'est-ce que Lucrécia venait faire au milieu d'un moment de tendresse entre sa femme et lui ?

- « Lucrécia ? » demanda-t-il alors en se redressant

- « Ta secrétaire » lança-t-elle froidement

- « Ca, je sais, merci. C'est quoi le problème avec Lucrécia ? » demanda James qui décidément n'y comprenait rien.

- « C'est une fille ! Tu l'avais ta présence féminine ! »

James tomba des nues.

- « Je te l'avais dit qu'on avait engagé une fille comme secrétaire » rappela-t-il à Lily

- « Oui, mais tu avais oublié de me préciser qu'elle était sympathique et surtout très belle ! » rétorqua la jeune femme d'une voie sèche « Tout à fait le style de filles avec lesquelles tu sortais avant ! »

James ne put s'empêcher d'éclater de rire.

- « Tu dis n'importe quoi ! » s'amusa-t-il avant de reprendre rapidement son sérieux devant le regard assassin que lui lança sa femme. « Par Merlin Lily, tu es jalouse ! »

- « Moi ? Jalouse ? »

- « Exactement, tu es jalouse de Lucrécia ! » répondit James en souriant.

Il vit Lily l'observer un moment, un peu en colère, avant de baisser les yeux et de répondre dans un souffle.

- « C'est normal, non ? Tu vas passer des journées avec cette beauté ! »

James la regarda un moment en souriant puis s'approcha d'elle et la prit dans ses bras.

- « Je la verrais tout les jours, c'est vrai, mais je n'aurais qu'une seule envie, rentrer chez nous le soir pour te retrouver toi. »

- « Tu la trouve belle ? » demanda Lily d'une petite voix

- « Je ne peux pas dire qu'elle n'est pas jolie, mais c'est toi qui est belle mon cœur. Tu es belle et en plus tu as ce charme fou qui me fait totalement craquer ! Et ça depuis de très nombreuses années » souffla-t-il

- « Mais moi, dans quelques mois je serais laide et aussi grosse qu'un éléphant alors qu'elle sera toujours aussi jolie et mince» murmura alors tristement la jeune femme sans cesser de fixer le sol.

James prit alors son menton entre ses doigts et la força à le regarder. Il plongea son regard dans le sien.

- « J'espère que tu ne penses pas une seule seconde ce que tu viens de dire » souffla-t-il doucement

- « Mais James… »

- « Non, je t'interdis de penser des choses pareilles ! Mon cœur, j'aime les changements qui vont avoir lieu dans ton corps, entre autre parce que j'aime ce qu'ils signifient. Je ne t'ai jamais trouvé aussi femme et aussi sensuelle que quand tu étais enceinte ! J'ai hâte de voir ton joli ventre s'arrondir, j'ai vraiment hâte de voir ta poitrine se développé aussi ! Tu ne te souviens pas comme j'en étais fou quand tu attendais Harry ? »

Il vit sa femme se mettre à rougir et il l'entendit souffler un léger « si » en esquissant un faible sourire.

- « Lily, Je t'aime et je te désire et le fais que tu sois enceinte n'est pas un souci bien au contraire ! Tu portes mon bébé et ça me fait t'aimer encore plus ! Aucune autre femme ne tiens la distance. » continua-t-il doucement tout en laissant ses mains se promener sur le ventre de sa femme, se rapprochant dangereusement de sa poitrine.

- « Tu penses tout ce que tu me dis ? Tu ne me le dis pas juste pour me faire plaisir ? » demanda la jeune femme d'une toute petite voix.

- « Je suis toujours sincère quand je parle de ce que je ressens pour toi » répondit-il le plus sérieusement du monde.

- « Dis le moi encore… » lança-t-elle alors dans un murmure

- « Quoi ? »

- « Que tu m'aime, que tu me trouve belle et que tu me désire » répondit-elle en fermant les yeux.

En souriant, James déboutonna entièrement la chemise de sa femme et l'ouvrit dégageant le ventre légèrement rebondi. Il se pencha et l'embrassa tendrement, souriant devant les frissons et les soupirs qu'il provoquait chez la jeune femme. Entre deux baisers il souffla

- « Je t'aime, tu as toujours été la plus belle pour moi et je te désire plus que tout »

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Il n'aurait jamais dû venir ! Il avait pourtant bien décidé qu'il n'irait pas, mais au dernier moment, il avait eu des scrupules à poser un lapin à la jeune femme. Il était là, devant la porte du restaurant le « Bon petit cuistot ». Il se sentait totalement, stupide, les mains profondément enfoncées dans ses poches. Qu'allait-il faire maintenant qu'il était là ? Il n'allait tout de même pas faire demi-tour… Mais s'il restait et allait la voir, il n'était pas sur de résister à la tentation de l'embrasser. Il ferma les yeux et se cogna plusieurs fois la tête contre le mur du restaurant. Pourquoi est-ce que pour lui tout devait être compliqué ? Pourquoi Sirius avait toujours l'air si sur de lui quand il allait à la rencontre des jeunes femmes ? Comment faisait-il ? Pourquoi tout était si simple pour lui ? Parce qu'il n'est pas un loup-garou ! lui rappela une petite voix dans sa tête. Il soupira. Pour la troisième fois un serveur sortit de l'établissement et vint le voir.

- « Vous n'êtes toujours pas décidé à entrer ? » demanda-t-il d'une voix polie mais agacée.

- « Pas encore » répondit Remus

Sans faire de commentaire, mais visiblement énervé, le jeune serveur retourna à l'intérieur de son restaurant.

Ridicule ! Il était ridicule ! Il allait entrer, aller la voir, lui dire fermement qu'il ne pouvait dîner avec elle et repartir aussi sec. Il ne lui posait donc pas de lapin, et il ne passait pas la soirée avec elle. Il était gagnant sur toute la ligne. Il prit une grande inspiration pour se donner du courage et entra enfin dans l'établissement.

- « Puis-je prendre le manteau de monsieur ? » demanda le jeune serveur qui semblait au bord de la crise de nerf.

Avec un sourire désolé, Remus lui tendit son vêtement et scruta la salle des yeux. Il n'y avait pratiquement que des couples. L'ambiance était feutrée et agréable, il faisait bon, Remus sentit immédiatement le danger. Il fallait vraiment qu'il tienne bon et qu'il aille au bout de se qu'il avait décidé. Il observa un peu mieux la salle et la vit soudain. Dans un coin de la fenêtre, le menton posé sur une de ses mains, Kathleen regardait par la fenêtre d'un air digne. Elle avait relevé ses cheveux, dégageant sa nuque et portait une robe rose sombre qui lui allait très bien. Il soupira et s'approcha d'elle.

- « Bonsoir » lança-t-il simplement en restant debout

Elle tourna sa tête vers lui et lui fit un sourire qui fit fondre comme neige au soleil les bonnes résolutions du jeune homme.

- « Bonsoir Remus, tu as un peu de retard, mais j'ai faire comme si je ne m'en étais pas rendue compte »

Remus esquissa un faible sourire. Il se sentait totalement désarmé face à elle. Il savait qu'il était fichu, il n'aurait pas le courage de repartir comme ça, en la laissant seule à sa table. « Et ça se dit Gryffondor ! » ironisa-t-il pour lui-même.

- « Tu comptes passer la soirée debout ? » demanda-t-elle d'un air amusé.

Il était définitivement cuit. Avec un sourire d'excuse, il s'installa en face d'elle.

- « Je suis contente que tu sois venu. Je vais te dire que je pensais vraiment que tu ne viendrais pas » avoua la jeune femme tandis qu'une serveuse s'approcha d'eux.

Kathleen commanda un verre d'hydromel tandis que Remus se contentait d'un verre de jus de citrouille se qui fit pouffer la serveuse quand elle le quitta. Remus se sentit légèrement mal à l'aise, mais il tenait à garder l'esprit le plus clair possible. Cela n'allait pas déjà facile avec cette femme superbe en face de lui, il n'allait tout de même pas consommé en plus de l'alcool. Kathleen le regardait d'un air amusé et piocha nonchalamment dans la petite assiette de cacahouètes qui trônait au milieu de la table. Remus prit sa serviette de table et la tritura nerveusement pendant un petit moment. Un lourd silence s'était abattu sur eux et perdura jusqu'à ce que la serveuse leur amène leur boisson, prenne leurs commandes et qu'ils eurent tous deux presque terminé leurs verres.

- « Je n'ai encore jamais mangé personne, tu sais » lança alors la jeune femme d'un air un peu agacé « Tu n'es pas obligé d'être à se point tendu »

- « Je suis désolé… »

- « Tu n'as donc pas avalé ta langue ! C'est une bonne nouvelle » continua-t-elle

- « Je n'aurais pas dû accepter de venir » lança Remus en se levant

- « Non ! S'il te plait, reste. Excuse moi, mais je ne comprends pas ton attitude » lança-t-elle en lui attrapant la main.

Remus frissonna à se contact et retira sa main. Puis il reprit sa place et soupira.

- « Qu'attends-tu de moi, Kat ? » demanda-t-il alors d'une voix lasse.

- « Que tu me répondes franchement ! Je ne te plais pas ? »

Remus la regarda un long moment, et détailla son joli visage. Bien sur qu'elle lui plaisait. Un sourire commença à naître sur ses lèvres, mais il s'en aperçut à temps et réussit à le masquer. Il ne devait pas faillir.

- « Je ne peux pas nier que je te trouve charmante » commença le jeune homme

- « Mais ? » demanda la jeune femme

- « Mais je suis désolé, je ne peux pas te répondre à tes attentes »

- « Comment peux-tu savoir qu'elles sont mes attentes, Remus ? Tu m'évites comme la peste depuis des semaines ! » s'énerva-t-elle.

A ce moment, la serveuse revint avec leur commande, interrompant la discussion au plus grand soulagement de Remus qui espérait vivement mais sans espoirs qu'elle en reste là. Mais à peine la serveuse avait quitté leur table, Kathleen revint à la charge.

- « Sérieusement Remus ! Qu'est-ce que tu sais de ce que j'attends de toi ! »

- « Ta lettre était assez explicite »

- « C'est vrai. Tu l'as donc vraiment lue ! »

- « Evidemment ! »

- « Alors pourquoi tu as continué à m'éviter ? » demanda-t-elle en le fixant.

Remus, comme à chaque fois qu'il plongeait dans le regard de la jeune femme se sentit comme hypnotisé. Il se sentait totalement déconnecté de la réalité.

- « Remus ! »

Le jeune homme sursauta.

- « Excuse moi » souffla-t-il « Je n'ai jamais été très à l'aise ni très doué pour aller vers les gens »

- « Pourquoi ne me laisses tu pas faire alors ? » demanda-t-elle alors

Le jeune homme eut un peu de mal à déglutir. Kathleen ne cessait de le fixer.

- « Pourquoi tu ne veux pas de moi ? »

Remus se mit alors à réfléchir à toute vitesse. Quelle raison pouvait-il invoquer pour qui soit suffisamment forte pour qu'elle ne chercher plus à le séduire, car il savait qu'il n'aurait pas la force de résister ! Sortir d'une longue histoire qui s'est très douloureusement finie ? Ce ne serait qu'un défi de plus pour elle, le rendre à nouveau heureux ! Prétexter une maladie incurable et dangereuse ? C'était beaucoup trop proche de la réalité et de plus il aurait été impensable qu'on le laisse travailler avec un enfant !

- « Tu es marié ? » suggéra alors Kathleen sur le ton de la plaisanterie

Voilà ! Il avait trouvé sa solution.

- « Oui » répondit-il d'un air grave.

Il vit le visage de la jeune femme se décomposer et devenir blême. Il avait réussit.

- « Mais… Mais enfin… Tu n'as pas d'alliance » bafouilla-t-elle

- « Je n'aime pas porter de bijoux » répondit-il d'un souffle.

- « Pourquoi tu ne me l'as pas dit plus tôt ? » demanda la jeune femme d'une toute petite voix.

Elle semblait terriblement gênée et Remus eut mal pour elle.

- « Tu as dû te rendre compte que je n'aime pas parler de ma vie privée » répondit-il.

Elle soupira violemment et ses épaules s'affaissèrent.

- « Je ne m'attendais pas à ça ! Je suis… Comment s'appelle-t-elle ? »

Pris de court, Remus souffla le premier prénom qui lui vint à l'esprit.

- « Lily »

Il se fit alors simplement remarquer qu'il venait purement et simplement de signer son arrêt de mort si jamais James apprenait qu'il venait de se servir de sa chère Lily.

- « C'est un très joli prénom… Je suppose que tu l'aimes… » continua Kathleen d'un air triste.

- « Enormément » répondit Remus en grimaçant intérieurement.

- « Elle a beaucoup de chance de t'avoir ! J'espère qu'elle le sait ! »

- « Elle me le dit souvent »

Cette conversation était une véritable torture pour lui. Il détestait mentir, il détestait se servir de ses amis et par-dessus tout il avait énormément de mal à s'entendre dire que Lily était folle de lui !

- « Qu'est-ce que tu fais ici alors ? Tu ne devrais pas être auprès d'elle ? » siffla la jeune femme en serrant les poings.

- « Elle… est à une soirée entre amie et je me suis dit que je te devais des explications » répondit Remus.

- « C'est très gentleman de ta part, même si tu aurais dû le faire beaucoup plus tôt, ça m'aurait évité d'être ridicule »

- « Kat, tu n'es pas ridicule, tout est de ma faute » lança Remus

La jeune femme esquissa un faible sourire.

- « Tu as une photo d'elle ? » demanda-t-elle alors.

Le jeune homme eut du mal à déglutir. Elle voulait une photo ! Il se souvint alors qu'il avait dans son portefeuille une photo de l'époque de Poudlard, prise juste avant qu'ils ne quittent Poudlard à la fin de leur septième année. Lily posait avec eux… dans les bras de James ! En soupirant, il la sortit tout de même et la lui tendit. Kathleen la regarda un long moment l'air grave.

- « Elle est belle… Ses yeux surtout sont superbes ! Mais qui est le garçon qui la sert dans ses bras ? »

- « Un de mes meilleurs amis. Il s'appelle James. Lily et lui sont… sortis ensemble un petit moment avant … »

- « Qu'elle ne tombe amoureuse de toi » continua la jeune femme à sa place au grand soulagement de Remus qui se sentait incapable de prononcer cette phrase. « Pourquoi as-tu gardé cette photo d'elle et son ex ? »

- « Je l'aime bien » répondit laconiquement le jeune homme et Kathleen sembla se satisfaire de cette réponse.

Elle lui rendit la photo.

- « Tu n'es pas jaloux… C'est bien » constata-t-elle

Remus esquissa un faible sourire, il n'était effectivement pas un garçon jaloux, mais James…

- « Je suis vraiment désolée de t'avoir forcé la main. Si j'avais su, jamais je… »

- « Je t'en prie » la coupa Remus « N'en parlons plus ! »

Kathleen le regarda en souriant faiblement.

- « On peut tout de même être ami ? » demanda-t-elle

- « J'ai… du mal à me lier avec les gens, je ne peux rien te promettre. Mais je ferais tout pour qu'on s'entende bien, tout d'abord parce que nous sommes collègues et ensuite parce que tu es vraiment une fille bien » répondit le jeune homme.

Kathleen soupira. Remus se leva alors et déposa le prix de son dîner sur la table.

- « Je vais partir maintenant. Je m'excuse encore de ne rien t'avoir dit plus tôt »

- « Ce n'est rien Remus, cela ne me regardait pas après tout ! »

- « A bientôt »

- « A bientôt »

Remus se tourna alors et alla récupérer son manteau. Avant de sortir du restaurant, il jeta un rapide regard en direction de la jeune femme. Kathleen avait caché son visage entre ses mains et secouait la tête de gauche à droite. Le cœur de Remus se serra mais il savait que c'était ce qu'il avait de mieux à faire s'il voulait qu'elle l'oublie et ainsi qu'elle soit en sécurité.