Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !

Bonne lecture à vous tous… Aylala

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Ce qui aurait pu se passer

Chapitre vingt neuf : Cette lettre là.

« Quand tu liras

Cette lettre là

Tu m'en voudras

Tu me détesteras

Et pour une fois

C'est toi qui souffriras »

Sylvie Vartan.

« Cher Pétunia,

Comment vas-tu ?

Ca fait longtemps que nous ne nous sommes pas vue, n'est-ce pas ? Depuis l'enterrement de Papa et Maman en fait. Cette pensée s'est imposée à moi aujourd'hui. Ils me manquent et je sais que toi aussi tu souffres de leur disparition. J'ai mis du temps à remonter la pente et je n'ai pas eu de tes nouvelles depuis alors j'espère que toi aussi tu as réussit à surmonter ce chagrin.

Il n'y a qu'aujourd'hui que j'ai réellement réalisé qu'ils étaient partis. Je faisais un gâteau, tu sais, celui au chocolat que Maman aimait tant nous faire et son souvenir est réapparut en moi. Je m'en veux, mais je les avais presque oublié. J'avais presque oublié qu'ils nous avaient quitté.

Il y a quelque mois, nous avons dû surmonter de graves épreuves James, Harry et moi. Je n'entrerais pas dans les détails qui, de toutes façons ne t'intéresseraient pas, mais sache tout de même que James a eu de très grave ennuis de santé, à tel point que j'ai vraiment cru le perdre et Harry nous a été enlevé quelques temps.Ca a été une période très sombre et très dure pour moi. Toi qui es mère, tu peux facilement comprendre ce que cela peut faire de se voir arracher son enfant, je te souhaite de ne jamais connaître cet enfer.

Il a fallut beaucoup de patience et de procès, mais finalement, tout est rentré dans l'ordre. Ma petite famille est enfin au complet. Nous avons déménagé, notre manoir ayant été détruit. Je ne peux pas te communiquer notre nouvelle adresse, mais si tu veux me joindre, tu peux m'adresser un courrier à la poste de Loutry Ste Chaspoule qui fera suivre.

Ces évènements m'ont fait un moment oublié Papa et Maman. Je m'en veux de ne pas avoir plus que ça honoré leur mémoire. Ils me manquent tellement…

Mais laissons derrière nous les temps sombres, il est temps d'aller de l'avant et j'ai une grande nouvelle à t'annoncer. Harry va bientôt avoir un petit frère ou une petite sœur. La naissance est prévue pour le mois de septembre. James et moi sommes comblés, ce bébé est une bénédiction.

J'aimerais te voir si c'est possible. Je crois que j'ai besoin de me rapprocher de ma famille. Je comprendrais que tu ne veuilles pas, le faible lien qui nous unissait a été rompu il y a des années de cela. Cela m'attriste. Surtout maintenant que Harry va découvrir ce que sont les liens fraternels.

J'espère que Vernon et Dudley vont bien.

Je t'embrasse.

Lily »

Pétunia regarda un moment la lettre avant de la poser sur la table de la cuisine. La matinée était bien avancée. Vernon était bien évidemment partit travailler et Dudley jouait dans son parc. Elle jeta un regard attendri à son fils avant de se retourner vers le morceau de papier.

Elle avait au moins eu le tact de l'envoyer depuis une poste normale. Elle ne l'avait pas envoyé grâce à un de ses oiseaux de malheur dont elle se servait pour discuter avec leur mère.

Leur mère… Evidemment qu'elle lui manquait. Bien sur, leur relation s'était un peu distendue après son mariage avec Vernon, mais c'était tout de même sa mère. Elle repensait souvent à elle, mais s'interdisait de pleurer, ce n'était pas convenable. Mais ce genre de crise la prenait de moins en moins souvent et fort heureusement car elle n'avait pas que cela à faire. S'occuper d'un enfant et tenir une maison parfaitement en ordre ne lui laissait le temps de s'apitoyer sur son sort.

Ainsi Lily était enceinte. Elle soupira. Elle aurait beaucoup aimé avoir un autre enfant, mais Vernon n'en voulait pas. Il avait son fils, son héritier, il n'avait pas besoin d'un autre bébé. Elle avait été déçue mais elle n'avait pas insisté. Dudley était sa merveille et elle lui donnerait tout l'amour dont elle était capable. Son Duddy chéri ne manquait jamais de rien, elle y veillait. Elle avait fini par se convaincre qu'elle ne voulait pas d'autre enfant. Mais en lisant la lettre que lui adressait sa sœur, elle sentit la jalousie lui enserré le cœur. Pourquoi devait-elle toujours faire des choses qui l'énervaient ? Avait-elle besoin d'avoir un deuxième enfant alors qu'elle s'était résigné à aimer plus que de raison son fils unique ?

Elle prit alors le morceau de parchemin dans ses mains et se rendit dans le salon. Le feu ronflait dans la cheminée. Mieux valait détruire cette lettre avant que Vernon ne tombe dessus. Elle lui avait assuré qu'elle n'avait gardé aucun contact avec sa sœur, ce qui était tout à fait vrai jusqu'à ce jour. Elle s'accroupit devant la cheminée. Elle regarda le message de Lily avec un léger pincement au cœur. Si seulement elle n'avait pas été sorcière… Elle approcha alors la lettre des flammes et la regarda se consumer lentement. Elle admira les flammes que l'encre rendait bleue et ne se releva que lorsqu'il ne resta plus qu'un tout petit tas de cendres.

- « MAMAN ! » hurla alors Dudley avec colère.

Pétunia revint instantanément à la réalité et s'approcha du parc dernier cri de son fils.

- « Qu'est-ce qu'il y a mon Duddynouchet d'amour ? » demanda-t-elle toute attendrie.

- « FAIM ! » hurla encore le petit garçon.

- « Oh mais bien sur mon chéri ! J'ai faillit oublier ton deuxième goûter du matin ! » s'exclama-t-elle en se dépêchant de se rendre dans la cuisine pour chercher une énorme part de gâteau pour son Dudley.

Elle se dépêcha de le donner à son fils. Elle le regarda en souriant avaler goulûment sa collation.

- « Tu l'aimes mon Duddy ? Il est bon le gâteau au chocolat, hein mon chou à la crème ! C'était une recette de ta grand-mère Sandra… »

« Je faisais un gâteau, tu sais, celui au chocolat que Maman aimait tant nous faire »

Pétunia se sentir blêmir.

- « Lily… » souffla-t-elle dans un murmure à peine audible.

Toute tremblante, comme si elle ne contrôlait plus son propre corps, elle alla chercher un morceau de papier et un stylo. Elle prit une grande inspiration et avant de l'oublier elle nota rapidement « Poste normale de Loutry Ste Chaspoule ».

Elle plia le morceau de papier aussi petit qu'elle le pu et le glissa dans son agenda. Elle soupira, elle espérait ne pas avoir fait une bêtise, mais qui sait, un jour peut-être…

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Délicatement, Lily poussa la porte du bureau. Harry venait enfin de s'endormir et elle comptait bien passer un peu de temps avec son mari. Elle passa sa tête par la porte et le vit, installé à son bureau, plongé dans la lecture d'un dossier.

Il avait cet air sérieux qu'il n'avait que quand il travaillait et que la jeune femme aimait bien. Elle aimait beaucoup le voir s'amuser, mais le voir sérieux de temps en temps ne lui déplaisait pas non plus. Elle toussota discrètement et il leva les yeux vers elle.

- « Je te déranges ? » demanda-t-elle

- « Jamais, entre si tu veux. Je suis en plein dans ce dossier ! »

Lily entra et vint s'installer dans le canapé qui faisait face au bureau. Il était placé sous une grande fenêtre par laquelle, la jeune femme pu admirer le ciel étoilé. Elle se retourna vers son mari qui la regardait en souriant.

- « Il est difficile ce dossier ? » demanda-t-elle alors en souriant.

- « Je ne dirais pas difficile, je dirais bizarre… » répondit James en se replongeant dans ses parchemins.

- « Pourquoi bizarre ? »

En souriant, James lui fit signe de venir près de lui. La jeune femme se leva et vint se poster derrière lui.

- « Le Chicaneur ? » demanda Lily

- « C'est le nom d'un journal que notre client voudrait qu'on l'aide à monter » expliqua James

- « Quel genre de journal ? » demanda la jeune femme.

- « C'est justement là le soucis. Tu as déjà entendu parlé des Ronflaks Cornus ? »

Lily le regarda avec des yeux ronds, ce qui fit sourire James.

- « Moi non plus et pourtant la une de l'épreuve qu'il nous a fait parvenir y est consacrée ! »

La jeune femme prit alors le morceau de journal que lui tendait son mari et retourna s'installer sur le canapé. La lecture du journal l'amusa beaucoup. Une fois qu'elle l'eut fini elle releva la tête vers James qui, la tête dans ses mains la regardait en souriant.

- « Alors ? » demanda-t-il

- « C'est très drôle, j'aime beaucoup ! » répondit-elle en souriant.

- « Ca se veut scientifique, mon cœur » précisa simplement James.

La jeune femme le regarda un moment d'un air incrédule et regarda avec attention le journal.

- « Sérieusement ! »

- « Et oui, c'est là le soucis… Monsieur Lovegood est on ne peut plus sérieux. Je ne sais pas si ce n'est pas trop risqué d'investir dans un projet pareil »

- « Tu as demandé à Remus et Sirius ? »

- « C'est Remus qui a reçu ce dossier, il l'a passé à Sirius qui me l'a refilé… On est tous assez sceptique »

- « C'est-à-dire ? »

- « Sirius trouve ça amusant et il est partant. Remus est beaucoup plus réservé et préfèrerait qu'on s'abstienne… »

- « En gros, la décision te revient » constata Lily

- « Pas exactement, mais ça peut aider à faire pencher la balance …»

- « Et tu comptes faire quoi ? »

- « Je ne sais pas » soupira James « Ca m'amuse, mais je trouve ça risqué… »

- « Pourquoi ne rencontrerais-tu pas ce monsieur Lovegood ? Tu pourrais discuter avec lui et voir ce qu'il t'inspire » proposa Lily.

Son mari la regarda en souriant.

- « Tu sais que tu es vraiment fabuleuse ma chérie ? »

- « Il me semble que tu as déjà dû me le dire une ou deux fois… » répondit-elle en faisant semblant de réfléchir.

Elle ensorcela le parchemin et le dirigea vers son mari qui reprit sa plume et griffonna encore quelques mots sur le dossier. Lily tourna son regard vers la fenêtre. Elle observa un moment l'extérieur. Elle laissa ses pensées vagabonder. Depuis quelques jours, elle se sentait mélancolique. Les hormones de grossesse sans doute. Elle posa sa main sur son ventre et le caressa par-dessus son pull. Elle soupira sans s'en rendre compte.

- « Lily ? Ca va ? » demanda alors James en refermant son dossier.

- « Oui » répondit-elle en souriant doucement tout en retournant à sa contemplation des étoiles. « On a reçu du courrier aujourd'hui ? » demanda-t-elle au bout d'un moment.

- « Non, rien du tout » répondit James en se levant.

Elle le vit s'approcher d'elle et s'installer de sorte à ce qu'elle se retrouve dans ses bras.

- « Pourquoi ? »

Lily se cala contre lui amoureusement et glissa ses mains derrière son cou. Elle s'installa sur ses genoux, sentit les mains se son mari s'insinuer contre sa taille sous son pull. La tête posée sur son épaule et chuchota.

- « J'ai envoyé une lettre à Pétunia »

Elle sentit son mari se raidir un peu, mais finalement, se détendre rapidement et continuer à laisser courir ses doigts sur son ventre.

- « Quand ? »souffla-t-il simplement

- « A notre retour de notre escapade pour notre anniversaire »

Il l'embrassa sur le front.

- « Je suis peut-être naïve, mais je pensais vraiment qu'elle allait me répondre… » murmura-t-elle

- « Ne dis pas ça. C'est normal que tu attendes une réponse de sa part »

- « Je voulais lui annoncer qu'on allait avoir un autre bébé » continua-t-elle

Elle vit le sourire de James et cela lui fit du bien.

- « Si tu avais envie de lui écrire, tu as bien fait de le faire mon cœur » souffla-t-il

La jeune femme déposa un baiser sur sa joue et frotta doucement son nez contre sa joue.

- « Et c'est tout ? Tu n'as rien d'autre qui te tracasse ? Tu n'as pas l'air très en forme en ce moment, et ça m'embête de te voir comme ça » s'inquiéta alors son mari.

- « Ce sont les hormones. Je me sentais un peu triste ces derniers jours, j'ai repensé à plein de choses graves. A mes parents, aux tiens, à la guerre et tout ça »

- « Pourquoi tu ne m'en as pas parlé plus tôt alors ? »

- « Parce que je change d'humeur comme de chemise et que ça passait rapidement. Et puis, tu avais du travail, alors… »

- « Lily ! Combien de fois devrais-je te dire que tu comptes plus pour moi que n'importe quoi d'autre ! Si tu n'as pas le moral, je veux que tu viennes me voir et même si je suis en réunion avec le Ministre de la Magie ! Il n'aurait qu'à attendre que tu ailles mieux ! » s'exclama James

La jeune femme se mit à rire doucement.

- « Tu vois ? Il y a cinq minutes, j'avais besoin de réconfort et là je suis de bonne humeur ! C'est normal, il n'y a pas de quoi s'en faire »

- « Mais quand même ! Je ne voudrais pas être moins présent pour toi qu'avant »

- « Ne t'en fait pas. Si c'était le cas, je te rappellerais à l'ordre ! » déclara-t-elle avant de l'embrasser.

- « Ca me rassure de savoir ça… » lui assura James en l'embrassant de plus belle.

La jeune femme se sentit alors soulevé. Elle s'accrocha un peu plus à son mari qui la remonta dans leur chambre en souriant.

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- « Allez ! Dis le moi ! S'il te plait chéri… » supplia Océane

- « Non, rien à faire, je ne te le dirais pas » répondit Sirius en souriant

- « Mais enfin pourquoi tu ne veux pas me le dire ! »

- « C'est comme ça »

- « Je sais bien que on l'aimera tout autant que ce soit un garçon ou une fille, mais dis moi ce que tu voudrais toi ! »

- « On en a déjà discuté, et tu sais très bien que je ne te le dirais pas » s'amusa le jeune homme

- « SIRIUS ! Si tu ne me le dit pas maintenant je peux te jurer que… » menaça la jeune femme en s'arrêtant

- « Que quoi ? »

Sirius s'était arrêté également et la regardait en souriant. Tous les deux se fixaient sans rien dire, au milieu du Chemin de Traverse. Les passants les regardaient d'un drôle d'air en passant près d'eux. Océane, les deux poings sur les hanches, regardait d'un air sévère Sirius qui se contentait de sourire, les bras croisé sur sa poitrine.

- « Tu n'auras plus le droit de me toucher tant que tu ne m'auras pas dit ce que tu voudrais que le bébé soit ! » déclara-t-elle à voix haute sans se soucier le moins du monde des personnes qui se mirent à sourire en passant près d'elle.

Sirius la regarda un long moment d'un air amusé avant de répondre.

- « Tu ne tiendras pas »

- « QUOI ! » s'écria Océane

- « Tu n'arriveras pas à tenir. Tu as trop envie de câlins en ce moment. Tu viendras me supplier de venir te rejoindre… » expliqua calmement le jeune homme en haussant les épaules d'un air fataliste.

La jeune femme le regarda la bouche légèrement ouverte, un peu estomaquée par ce qu'il venait de lui dire en pleine rue, à une heure de pointe.

- « C'est ce qu'on verra » répondit-elle un peu vexée en passant devant lui sans rien dire.

C'était bien la première fois qu'elle n'arrivait pas à obtenir quelque chose de son amoureux, même en le menaçant d'abstinence. Pourquoi ne voulait-il pas le lui dire ? Elle lui avait bien avoué elle qu'elle se serait bien vu, tout comme Lily, avec un petit garçon qui serait le portrait craché de son papa. Elle se rendit alors compte qu'elle marchait d'un bon pas et qu'elle avait distancé Sirius. Elle ralentit un peu l'allure, tout en continuant de s'efforcer de garder un air grave.

- « Tu boudes ? » demanda Sirius en souriant alors qu'il arrivait à sa hauteur.

La jeune femme ne répondit pas et se contenta de tourner la tête pour qu'il ne voie pas le sourire qu'elle avait énormément de mal à cacher.

- « Même quand tu fais la tête, tu es très belle » glissa-t-il nonchalamment en enfonçant les mains dans ses poches et en regardant le ciel.

- « N'essaye pas de me flatter Sirius ! » protesta la jeune femme en se tournant vers lui.

Il lui adressa un clin d'œil charmeur qui la fit rougir. Elle ne pouvait pas lui résister et elle était en colère contre elle-même de ne pas pouvoir lui tenir tête plus de ça.

- « Allons, ne fais pas la tête ma belle » lança-t-il en la prenant par la taille.

Océane posa sa tête contre son épaule.

- « Je finirais par te le faire avouer » murmura-t-elle

- « Jamais » répondit le jeune homme en souriant.

D'un pas tranquille et en silence, il marchèrent encore quelques minutes avant de se retrouver devant le cabinet du docteur Maat.

- « Nous y voilà » constata simplement Océane en se détachant un peu de Sirius

- « Oui. On va enfin le savoir. Tu es bien sure que c'est ce que tu veux ? » demanda le jeune homme

- « Tu plaisantes j'espère ? C'est toi qui m'a dit que tu ne pourrais pas attendre jusqu'à l'accouchement et que tu voulais le savoir avant ! »

- « Oui, mais je pourrais le savoir moi et toi tu pourrais attendre que le bébé naisse… » suggéra Sirius

- « Comme si tu allais être capable de garder un truc comme ça pour toi ! » s'amusa la jeune femme.

Sirius haussa juste les épaules.

- « Moi aussi j'ai envie de savoir. Comme ça, je pourrais te traîner dans des milliers de magasins et on achètera tout plein de vêtements et de jouets ! » lança alors Océane en prenant la main de son amoureux dans la sienne.

Le jeune homme soupira d'un air amusé et les deux amoureux échangèrent un long regard avant de pénétrer main dans la main dans le cabinet de la gynécomage.

- « Bonjour ! » lança la secrétaire, une jeune sorcière blonde qui portait de grandes lunettes roses.

- « Bonjour » répondit Océane « Nous avons rendez-vous avec le docteur Maat »

- « Mademoiselle Daquaria, c'est bien ça ? Elle va vous prendre tout de suite » déclara la secrétaire en ensorcelant un morceau de papier sur lequel le rendez vous avait été pris et l'envoya dans le bureau de la gynécomage.

Quelques secondes plus tard, la porte s'ouvrit et le docteur Maat en sortit.

- « Bonjour, je vous en prie, entrez… »

Toujours les mains liées, Sirius et Océane entrèrent dans le cabinet pour s'installer en face du bureau.

- « Tout va bien depuis la dernière fois ? » demanda le médecin en installant son lit d'auscultation.

- « A merveille » répondit Océane en souriant

- « C'est excellent. Le bébé se développe toujours beaucoup mieux quand la maman est épanouie ce qui semble être le cas. Et vous monsieur, comment allez vous ? »

- « Je vais très bien. Et je suis moi aussi très épanoui » plaisanta-t-il, faisant lever les yeux au ciel de Océane.

La gynécomage se mit à rire doucement et invita la future maman à prendre place sur le lit. Sans y avoir été invité, Sirius vint s'installer près d'elle sous le regard amusé de la gynécomage.

Océane frémit en sentant les mains fraîches de la jeune femme se glisser sur son ventre pour le palper délicatement.

- « Tout à l'air d'aller pour le mieux » déclara-t-elle

- « Il n'est pas trop gros ? » demanda Océane

- « Non, non, il a juste une bonne taille… Je vais préparer la base de la magicographie. Il va falloir que vous fermiez les yeux un moment » les prévint elle.

Prenant la main de Sirius dans la sienne, elle ferma les yeux et, les rouvrit qu'une fois que le flash aveuglant fut passer.

- « Il va falloir patienter un moment et nous en sauront plus. En attendant, je vais continuer mes examens. Elle fit une nouvelle fois apparaître une boule argentée au dessus du ventre de la jeune femme.

- « Vous y comprenez vraiment quelque chose à toutes ses taches ? » demanda Sirius en regardant la boule argentée d'un air sceptique.

- « Bien sur, j'ai reçu une formation pour » s'amusa la gynécomage. « Par exemple, ici, je peux voir que son rythme cardiaque est normal » indiqua-t-elle en pointant une tache du bout du doigt.

- « Elle disparaît et elle réapparaît ! » constata Sirius en souriant

- « Ca correspond à chacun de ses battements de cœur »

- « C'est génial ! » s'exclama le jeune homme ce qui fit sourire les deux femmes.

- « Et je confirme que tout va très bien. Vous avez déjà dépassé la moitié de votre grossesse, c'est la dernière ligne droite. Il va sans doute falloir penser à prendre rendez-vous à Ste Mangouste avec un sage mage » indiqua la gynécomage.

- « On le fera » assura Océane.

Un petit tintement leur annonça que la magicographie était prête. Océane sentit son cœur s'accélérer brusquement et à côté d'elle, Sirius serra un peu plus fort sa main dans la sienne. Comme la fois précédente, une imagerie du bébé apparut sur le mur blanc. On le distinguait pourtant bien mieux. La tête et les membres étaient clairement visibles.

- « Il suce son pouce ! » s'exclama Sirius en se redressant d'un bond.

Effectivement, le fœtus portait ses doigts à sa bouche. Océane sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle pensa un moment qu'elle allait exploser de joie. C'était tellement beau.

- « Voulez vous savoir le sexe de votre enfant ? » demanda le docteur Maat.

Océane fixa un moment Sirius qui se tourna vers elle, les yeux brillants et un grand sourire aux lèvres.

- « Oui, on voudrait savoir » lança Océane d'une toute petite voix en souriant.

La gynécomage tourna alors un moment la base de magicographie et le bébé changea d'angle sur le mur blanc. Elle observa un moment.

- « Une fille ! » lança alors Sirius qui ne quittait plus le mur des yeux.

Océane le regarda un moment d'un air incrédule.

- « Exactement » répondit la gynécomage en souriant.

- « Mais comment tu le sais ? » demanda Océane en se redressant

- « Je ne sais pas. Comme je n'ai pas vu de petit zizi, j'en suis venu à la conclusion que tu m'avais fait une adorable petite fille » expliqua Sirius en souriant

- « Excellente déduction » le félicita la gynécomage.

Océane plaqua ses deux mains sur sa bouche et continua à fixer l'image de son bébé d'un air ébahi.

- « Je vais vous laissez un moment » lança le docteur Maat en quittant la pièce.

- « Une fille » murmura simplement Océane

- « J'espère qu'elle sera au moins aussi belle que toi » chuchota Sirius en posant un baiser sur sa tempe.

- « Tu es content ? » demanda-t-elle d'une toute petite voix

- « Je suis très heureux. Une deuxième femme va entrer dans ma vie, je suis comblé » répondit-il en la prenant dans ses bras. « Et toi ? »

- « Une petite fille de toi… C'est merveilleux » souffla-t-elle

Ils restèrent un long moment enlacé devant l'image de leur fille projetée sur le mur blanc.