Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !

Bonne lecture à vous tous… Aylala

Le voilà enfin…

o°O°o°O°o°O°o°O°o°O°o

Ce qui aurait pu se passer

Chapitre trente et un : Mon manège à moi

« Tu me fais tourner la tête. Mon manège à moi c'est toi !

Je suis toujours à la fête, quand tu me tiens dans tes bras.

Je ferais le tour du Monde, ça ne tournerait pas plus que ça.

La Terre n'est pas assez ronde, pour m'étourdir autant que toi »

Edith Piaf.

Severus regarda encore une fois sa montre. Certes, il n'était pas en avance, mais il n'était pas non plus en retard. Rien que d'imaginer la mine réjouie qu'afficheraient Potter et Black si jamais il n'arrivait pas à l'heure exacte, l'incita à accélérer un peu plus son pas. Il grimaça légèrement car sa blessure à la jambe le faisait encore souffrir. Il arriva finalement devant la vieille chaumière défraîchie cinq minutes avant l'heure prévue. Il s'arrêta un petit instant pour reprendre son souffle et entra d'un pas assuré dans le Quartier Général. Sans accorder le moindre regard aux membres de l'Ordre qui étaient déjà arrivés, il ôta sa cape et l'attacha à l'arrière de la porte. Il se servit un grand verre d'eau qu'il but d'un seul trait avant de se retourner.

Une fois qu'il eut fait face à la longue tablée de la cuisine, il se figea. Que faisait-elle là ? Il cligna des yeux pour être bien sur qu'il ne rêvait pas. Elle était bien là, ses longs cheveux blonds encadrant son visage et soulignant ses grands yeux bleus. Elle souriait à Evans-Potter qui était assise en face d'elle. Il se rendit alors compte qu'il la fixait depuis plusieurs seconde. En un instant, il se redonna une constance et endossa un masque d'impassibilité. Il ne voulait pas donner à Black la joie de le voir décontenancé. Il vint prendre place de l'autre côté de la table non loin de Potter qui semblait avoir enfin remarquer s présence car il chuchota quelque chose à l'oreille de sa femme qui se pencha légèrement afin de pouvoir le regarder. Severus s'efforça de regarder droit devant lui.

Par Morgane, qu'est-ce que Océane faisait ici ? C'était sans doute cet abruti de Black qui ne pouvait contenir sa libido déplacée et qui la voulait en permanence à côté de lui ! Il lui jeta un discret coup d'œil. Elle avait l'air beaucoup plus grave tout d'un coup. Elle avait peut-être peur qu'il s'en prenne à son chéri ! Qu'elle ne s'inquiète pas. La dernier fois, c'était Black qui lui avait sauté dessus comme un sauvage ! Il continua à la regarder du coin de l'œil. Elle jouait machinalement avec un petit anneau qu'elle portait en pendentif. La pierre qui l'ornait était aussi bleue que ses yeux. Elle faisait délicatement rouler l'anneau entre ses doigts ou le faisait glisser le long de la petite chaîne en argent qui le soutenait. Malgré son air grave, il la trouvait rayonnante. Elle avait changé. Quelque chose n'était plus pareil mais il aurait été bien incapable de dire quoi. A côté d'elle, Black la couvait du regard comme un prédateur veille sa proie. Severus se dépêcha de détourner les yeux. Il ne tenait pas plus que ça à se confronter au Gryffondor en public.

A cet instant, Albus Dumbledore entra dans la pièce. Toutes les conversations se turent instantanément et tous regardèrent le vieux professeur prendre place au bout de la table en souriant.

- « Bonsoir » lança-t-il

Quelques salutations fusèrent dans la salle. Severus préféra s'abstenir. Le regard de Dumbledore se posa alors sur Océane qui se mit à rosir légèrement.

- « Tu es venue toi aussi, c'est parfait. Mes chers amis, laissez vous présenter, pour ceux d'entre vous qui ne la connaissent pas encore, mademoiselle Océane Daquaria qui désormais, fait partie des nôtres »

QUOI ! Tandis que les félicitations et les messages de bienvenue fusaient autour de lui, Severus regardait la jeune femme d'un air médusé.

Elle faisait partie de l'Ordre du Phoenix ! Quelle folie ! Savait-elle au moins à quel point cela pouvait être dangereux ? Elle n'aurait pas pu se contenter de tout suivre à distance ? Son regard se posa alors sur le jeune homme qui lui tenait la main en souriant.

Black ! Cette espèce d'abruti n'aurait pas pu la dissuader de s'engager dans une folie pareille ! C'était quand même bien le signe qu'il ne tenait pas tant à elle. Une colère sourde se mit à gronder en lui. Il lui en voulait. Il n'avait pas su convaincre la jeune femme de rester loin, très loin de cette saleté de guerre ! C'était typique ! Les Gryffondors pensaient toujours que tout le monde avait la stupidité de vouloir se jeter tête baissée dans les ennuis. Océane n'aurait pas dû être ici. Si, comme ses parents l'avaient souhaités, elle avait été sienne, jamais il ne l'aurait laissé s'engager.

- « Bien évidemment » reprit le professeur Dumbledore « Il est hors de questions pour elle de participer pour le moment à une quelconques mission, mais elle pourrait nous être d'un grand secours pour tout ce qui concerne la logistique d'action… »

Severus s'étonna. Pourquoi Océane s'engageait-elle dans l'Ordre si ce n'était pas pour faire des missions ? Même si quelque part cette nouvelle le rassurait, il ne pouvait s'empêcher de trouver cela étrange. Il observa discrètement Black qui ne lâchait plus la main d'Océane. Il avait l'air soulagé lui aussi.

Dumbledore commença alors la réunion à proprement parler. Severus ne l'écoutait que très distraitement. Il observait Océane. Elle était très attentive et semblait passionnée.

A la fin de la réunion, Dumbledore prit congé et peu à peu, tous les autres membres quittèrent la chaumière. Severus aperçut Evans-Potter faire un signe de tête à son mari qui sans dire un mot monta à l'étage en souriant. Il ne restait plus dans la pièce que Black, Océane et Evans-Potter. Severus ne souffla pas un mot. Black semblait impatient de partir, mais Océane était plongé dans un rapport antérieur qu'elle avait demandé à Dumbledore. Elle le feuilletait d'un air grave. Au bout de quelques minutes Potter redescendit. Il portait son fils enveloppé dans une couverture dans ses bras, Severus trouva son sourire écoeurant.

- « Il dort » chuchota-t-il inutilement

Evans-Potter jeta alors un regard à Black et Océane qui releva la tête de son rapport.

- « Vous devriez rentrer le coucher. Ne nous attendez pas » déclara-t-elle en souriant

- « Tu es sure ? » demanda Evans-Potter

- « Bien sur, Sirius reste avec moi de toute façon. Je n'en ai plus pour très longtemps »

Evans-Potter sembla hésiter mais finalement après que Black lui ait jeté un regard qui se voulait rassurant, elle fixa son mari qui lui souriait. Elle se leva alors. Severus constata alors que le ventre de la jeune femme était bien arrondi. Ainsi Potter continuait de se reproduire ! Il n'en avait jamais assez ! La Communauté Sorcière allait donc encore s'encombrer d'un nouveau Potter ! Un sourire narquois apparut sur son visage tandis que la jeune femme s'approchait de la sortie.

- « Au revoir ! » souffla-t-elle avant de partir avec son mari et son fils.

Ils ne restaient plus qu'eux trois. Désormais Black ne se privait plus pour le regarder d'un air assassin. Severus ne se démonta pas. Il s'installa confortablement sur sa chaise et les regarda en souriant.

- « Tu n'as rien de mieux à faire que de rester là Servilius ? » lui cracha le Gryffondor.

Océane releva la tête et le fixa d'un air agacé.

- « Je suis très bien là, Black » répondit simplement Severus.

Black allait parler, mais Océane posa sa main son bras pour l'inciter à garder son calme.

- « Comment vont tes parents ? » demanda sournoisement Severus à la jeune femme

- « Tu sais très bien que je ne leur parle plus » répondit-elle d'une voix grave « Je suppose que ma mère ne tarit plus de remarques désobligeantes à mon égard »

- « La dernière fois que j'y ai été dîné, c'est surtout ton père qui était énervé. Ils se demandent tous comment tu as pu le préféré lui à moi »

Black pouffa avec dédain.

- « Mais je ne te cache pas qu'il espère que tu te rendes compte de l'erreur que tu fais » puis voyant le regard haineux que Black lui lançait, il décida de rajouter « Je leur ai assuré que quand ce jour viendrait, je serais ravi de te recevoir à bras ouvert »

- « Vraiment ? » demanda Océane en refermant son rapport d'un geste sec.

Black la regardait d'un air étonné et Severus ne pu s'empêcher de sourire.

- « Evidemment. Quand tu comprendras enfin qu'il ne fait que s'amuser avec toi et qu'il refusera de s'engager…»

- « C'est étonnant » le coupa la jeune femme « J'avais plutôt cru que Sirius et moi nous étions définitivement engagé l'un envers l'autre »

Severus la regarda un moment sans comprendre jusqu'au moment où la jeune femme se leva. Son ventre très arrondi mis en valeur par ses vêtements colorés parfaitement visible. Elle déposa ses mains sur son ventre en souriant. Black le regardait en souriant également et posa également une de ses mains sur elle.

- « Comme tu peux le constater Rogue, Océane porte notre enfant. Mais c'est vrai que c'est un engagement mineur dans une relation » lança ironiquement le Gryffondor.

Severus n'en revenait pas. Elle était enceinte, elle portait l'enfant de ce stupide Black qui avait toujours été incapable de garder une femme plusieurs mois de suite.

- « Mais… Mais » bafouilla-t-il incrédule et un peu choqué « Je ne savais pas que vous vous étiez mariés »

- « Nous ne sommes pas mariés, Severus » lança froidement Océane

Le Serpentard se mit à sourire.

- « Et peut m'importe que mes parents le sachent si c'est ce qui te fait sourire ! » asséna la jeune femme avec vigueur « Je l'aime, il m'aime et nous allons avoir un bébé, je me fiche totalement de l'avis de mes parents ! Tu peux le leur dire si ça t'amuse tant que ça »

- « Je ne le leur dirais pas. Je me fiche totalement de vos histoires de famille. Non, je constate juste qu'encore une fois, Black se moque de toi. Il te fait un enfant sans t'épouser. Si ça ne te fait rien d'enfanter un bâtard… »

Severus n'eut pas le temps de terminer sa phrase que Sirius avait sauté par-dessus la table et l'empoignait violemment par le col. Il le frappa violemment contre le mur.

- « Je t'interdis de traiter ma fille de bâtarde, Rogue, tu m'entends ! » lança-t-il d'un air menaçant.

Bien qu'il essayait de garder une allure plus ou moins digne, Severus n'en menait pas large.

- « Je ne me moque ni d'Océane ni de mon enfant » continua le gryffondor de plus en plus en colère

- « Sirius ! Lâche le ! Il ne mérite pas que tu t'énerves ! » lança Océane qui les avait rejoint.

Elle était blême et ses mains étaient crispées sur son ventre. Severus sentit alors que Sirius le lâchait et il retomba lourdement sur le sol.

- « Tu as raison » souffla le gryffondor à la jeune femme blonde

Il s'approcha néanmoins de Severus et souffla à son oreille.

- « Insultes les encore une fois, et tu es un homme mort Rogue ! »

Severus le vit alors se relever, prendre la main de la jeune femme et quitter la chaumière sans autre forme de procès. Le Serpentard se releva et se massa douloureusement la nuque. Il était encore abasourdi. Il prit une chaise en s'installa.

Il ne suffisait donc pas que Black lui vole la femme qui lui était promise par arrangement familial, il fallait aussi qu'il lui fasse un enfant. Il grogna et frappa d'un poing rageur sur la table. Cette pensée le mettait hors de lui.

o°O°o°O°o°O°o°O°o°O°o

- « Joyeux anniversaire, joyeux anniversaire, joyeux aaanniversaire mon cœur, joyeux anniversaire ! »

Lily ne put s'empêcher de sourire. Elle avait les yeux fermés mais savait que son mari était penché tout contre elle et chantonnait doucement à son oreille. Elle remonta un peu la moelleuse couverture sur elle.

- « Tu n'as pas honte de me rappeler que je suis vieille ? » demanda-t-elle d'un air amusé en ouvrant les yeux.

James se mit à rire doucement et déposa un baiser sur sa joue.

- « Joyeux anniversaire Lily » murmura-t-il

- « Merciiiii » répondit-elle dans un bâillement.

La jeune femme s'étira langoureusement et se cala tranquillement dans les bras de son mari. James se pencha un peu plus vers elle et parsema son visage de tous petits baisers ce qui fit sourire de plus belle sa femme.

- « J'aime quand c'est toi qui me réveille » souffla-t-elle

- « Ca tombe bien, j'adore te réveiller »

La jeune femme le sentit alors devenir plus entreprenant. Elle ne s'en plaignit pas, bien au contraire. Avec délice, elle le sentit enlever son haut de pyjama et se mettre à embrasser son ventre de plus en plus rond avant de s'attaquer à sa poitrine qui s'était elle aussi bien alourdit ses dernières semaines. La jeune femme entreprit alors de glisser ses mains sur son dos pour lui enlever son T-shirt à lui qui commençait à l'agacer quand le cri de Harry les ramena à la réalité.

- « Mamaaaaaaan ! »

James s'arrêta net et poussa un léger grognement, Lily replaça convenablement le vêtement qu'elle avait commencé à faire glisser. Le jeune homme soupira et se releva un peu. Il regarda sa femme d'un air à la fois déçu et frustré.

- « Mamaaaaaan ! Papaaaaaa ! »

- « On ne peut pas le laisser crier comme ça » souffla simplement Lily tandis que son mari grimaçait légèrement.

- « Pourquoi se réveille-t-il si tôt ? » demanda-t-il

La jeune femme pouffa et se souleva légèrement pour l'embrasser rapidement.

- « Je te promets que ce n'est que partie remise » s'amusa-t-elle

- « J'espère bien »

James se pencha alors sur elle et l'embrassa passionnément. Harry appelait toujours. La jeune femme se dégagea à regret des bras de son mari et enfila son haut de pyjama que James avait envoyé l'autre du lit.

- « J'y vais » annonça le jeune homme en se levant du lit.

Assise en tailleur au milieu des oreillers et des couvertures, la jeune femme le regarda s'éloigner en souriant. Il faisait semblant de bouder, mais lorsqu'il revint dans la pièce, Harry dans les bras, il souriait largement. Elle tendit les bras et James y déposa délicatement leur fils.

- « Bonjour mon chéri » murmura la jeune femme en embrassant la petite tête brune.

Sans répondre, Harry se blottit confortablement sur la poitrine de sa maman, prit son pouce et lui fit un énorme câlin. James qui les regardait en souriant se déplaça légèrement de sorte que Lily se retrouve entre ses jambes. Il les enlaça tendrement tous les deux. Lily posa sa tête sur son torse et ils restèrent un petit instant ainsi, profitant du bonheur d'être ensemble. Puis Harry sembla de réveiller un peu plus et se dégagea des bras maternels pour ramper sur le grand lit de ses parents. Il s'installa au beau milieu et se mit debout.

- « Harry ? » lança Lily en se demandant se que son fils lui réservait.

James, qui continuait à garder sa femme contre lui, scrutait aussi son fils d'un air curieux. Le petit garçon se mit alors à sauter sur ses petites jambes plusieurs fois avant de se laisser violemment tomber sur un gros oreiller. Il éclata de rire, les jambes en l'air.

- « C'est toi qui lui a montré ça ? » demanda Lily à son mari qui riait discrètement

- « Je te promets que non » s'amusa James

- « Harry, mon bébé, il ne faut pas sauter sur les lits » lança la jeune femme en le redressant.

Mais le petit garçon riait tellement qu'elle douta fortement qu'il l'ait écouté une seule seconde.

- « J'aime le voir rire » murmura James à l'oreille de sa femme.

Lily soupira. Il avait raison. C'est tellement merveilleux de le voir éclater de rire qu'elle n'avait pas le cœur de le gronder, pas aujourd'hui.

- « Harry » lança alors James en le rejoignant à l'autre bout du lit « Tu sais que c'est l'anniversaire de Maman aujourd'hui ? »

Le petit garçon le regarda d'un air étonné dans son pyjama bleu ciel, un oreiller entre les mains.

- « Tu le dis ? Joyeux anniversaire Maman… » l'incita James en souriant

- « 'Yeux Nivéssaire Maman ! » lança Harry en souriant

- « Merci mon ange » répondit Lily en se penchant pour l'embrasser. « J'ai vraiment de la chance d'avoir deux hommes aussi merveilleux que vous dans ma vie »

- « Et tu n'as encore rien vu ! On va passé une superbe journée ! » déclara James

- « Qu'est-ce que tu as encore prévu ? » demanda la jeune femme avec curiosité

- « Tu verras, mais les vêtements moldus sont de mises ! » décréta mystérieusement son mari « Je m'occupe de notre petit monstre »

En disant ses mots, il fit mine de s'approcher, tel un félin, de son fils qui se dépêcha de ramper derrière sa maman en riant. Lorsqu'il l'attrapa, il le posa sur son épaule, comme il aurait porté un sac. Le petit garçon riait de plus belle et James souriait largement. Le jeune homme quitta alors la pièce tandis que Lily voyait la tête de Harry ballotter doucement sur le dos de son papa. Elle se mit à sourire et caressa son ventre doucement. James était un merveilleux papa et elle était heureuse d'attendre un nouvel enfant de lui. La journée commençait sous une bonne étoile.

¤¤¤

- « James ! C'est fantastique ! Tu sais ça fait combien de temps que je ne suis pas venu dans un endroit comme celui-ci ? » demanda Lily d'un air émerveillé

- « Un bon petit bout de temps. Pas depuis que nous sommes ensembles en tout cas et comme je t'en avais entendu parler et que j'avais envie de voir ce que c'était… » répondit James en souriant.

Devant eux s'étendait une gigantesque fête foraine. De toutes parts des manèges aux néons colorés et des baraques bariolés côtoyaient des clowns aux grandes chaussures et au nez rouge, des magiciens et des jongleurs.

- « Ca te fait plaisir ? » demanda tout de même timidement le jeune homme

Lily se retourna vers lui en souriant.

- « C'est parfait ! Je suis sure que Harry aussi va beaucoup aimé ! Et toi aussi ! »

Le jeune homme déposa un rapide baiser sur son front et lui prit la main.

- « Montre moi tout ce qu'il y a à voir ici » déclara-t-il

- « Il va nous falloir du temps »

- « C'est ta journée mon cœur ! »

Lily le regarda une dernière fois les yeux brillants de joie et l'entraîna parmi la foule dense et compacte qui profitait des plaisirs de la fête. Elle l'amena directement devant un stand de tirs. Ils regardèrent un moment les passants s'y essayer avant que James ait à son tour envie de tenter l'expérience. Il déposa Harry dans les bras de sa mère, saisit fermement la carabine, visa les cibles… Et les rata toutes superbement. C'est un peu vexé qu'il rendit la carabine au forain qui le regardait d'un air amusé.

- « C'est stupide comme jeu » bougonna-t-il alors, contrastant superbement avec l'enthousiasme dont il avait faire preuve avant d'essayer.

- « Ne soit pas vexé, chéri » s'amusa Lily se s'accrochant à son bras « Viens, il y a d'autres choses beaucoup plus amusantes à faire »

James se laissa traîné et finalement oublia bien vite quel piètre tireur il était. Le labyrinthe des glaces lui donna du fil à retordre et il sortit du train fantôme en explosant de rire devant la faible ressemblance des marionnettes avec les vrais spectres. Lily ne resta pas retrait. Elle enchaîna les tours d'auto-tamponneuse et fit un tour de grand huit. James qui gardait Harry ne cessa de la fixer, tout le temps que dura le tour de manège et il était un peu blême quand elle en redescendit souriante.

- « Tu as confiance dans ses machins là toi ? » souffla-t-il à son oreille « Ces trucs moldus ne m'inspirent rien qui vaille ! »

- « James, ça ne te dérange pas de faire looping sur looping sur un balai, mais tu ne supporte pas les manèges à sensations ! » s'amusa-t-elle

- « Ca n'a rien à voir ! » répliqua-t-il alors.

La jeune femme ne répondit pas et en souriant l'entraîna devant un marchand de barbe à Papa. Tous les trois se régalèrent et Harry fut rapidement couvert de sucre, depuis le bout de son petit menton jusqu'à la pointe de ses cheveux en désordre.

Le petit garçon ne fut pas oublié et il profita des petits manèges pour enfant. James ne quitta pas son fils des yeux d'un air inquiet. Il répugnait à le laisser sur ses « engins moldus qui grincent et tanguent dans un bruit d'enfer » mais Lily lui avait assuré qu'il ne risquait absolument rien. L'air ravi et réjouit de son fils lui ôta ses derniers doutes.

Lily insista pour lui montrer un tour de prestidigitation. D'abord réticence à regarder un « truc qu'on peut faire tous les jours chez soi », James se prit rapidement au jeu au plus grand plaisir de sa femme. Il s'extasia de l'ingéniosité de l'artiste et ne trouva aucun de ses « trucs ». Il vint rapidement à la conclusion que l'homme ne devait pas être moldu. Lily eut beau lui dire que si, James conserva ses doutes.

La journée fut merveilleuse pour eux tous. C'est fatigué mais joyeux qu'ils rentrèrent chez eux. James avait couvert sa femme et son fils de peluche et de cadeau diverses. Ils mangèrent rapidement et Harry tombant de fatigue, Lily le coucha sans plus attendre.

Elle venait que quitter la chambre de son fils endormit quand deux bras puissants la saisirent par la taille, se forçant à se retourner vers son « agresseur » qui l'embrassa passionnément en glissant ses mains sous son corsage.

- « Tu m'as dit que ce n'étais que partie remise » souffla James à son oreille

- « J'ai dit ça, moi ? » s'amusa la jeune femme en souriant

- « Exactement »

- « Très bien. Harry est couché, nous avons une bonne dizaine d'heures devant nous »

James la regarda d'un air faussement agacé.

- « C'est assez peu, mais on fera avec ! » soupira-t-il

Lily pouffa de rire et jeta ses lèvres à l'encontre de celle de son mari. Sa merveilleuse journée n'était pas encore finie.

°O°o°O°o°O°o°O°o°O°o

Gregorik prit d'un geste rapide le dossier qui se situait sur le haut d'une pile de document particulièrement impressionnante. D'un geste brusque il l'ouvrit et plongea dedans. Les comptes, il adorait ça. Comme son père avant lui et comme son grand père encore avant, Gregorik travaillait pour la très célèbre banque Gringott's. Il était gobelin et fier de l'être. Pour lui, rien n'étais plus gratifiant de passer sa vie à se promener dans le dédale de galeries souterraines de sa bien aimée Banque. C'était lui qui pendant de très longues et heureuses années avaient eu le privilège de traîner les humains stupides et surtout totalement indifférents à la beauté des lieux vers leur coffres respectifs. Mais deux ans auparavant, un autre gobelin avait pris sa place. Depuis, il passait son temps à recevoir des humains dans son bureau pour entendre bien patiemment leurs jérémiades. Il soupira. D'un signe de la main, il fit signe à son collègue de l'accueil de lui faire parvenir ce Monsieur Potter dans son bureau.

Quelques instant il vit apparaître l'humain.

Dans les rares journaux qu'il lisait, Gregorik avait maintes et maintes fois lu des plaisanteries sur la soit disante laideur des gens de sa race. Les humains ne s'étaient-ils donc jamais vu ? Trop grand, les membres longs et fins et surtout ces cheveux totalement désordonnés dressé sur son crâne, l'humain qui s'avançait vers lui paraissait tout bonnement hideux.

- « Bonjour, je suis James Potter » lança l'humain en souriant

Gregorik, qui n'aimait pas les mondanités se contenta de pousser du bout des doigts l'écriteau qui renseignerait son interlocuteur sur son nom.

- « Vous désirez ? » demanda-t-il tout de même sèchement, l'humain attendant visiblement qu'il prenne la parole en premier.

- « C'est-à-dire que d'habitude, je suis en relation avec monsieur Tartak… »

Grégorik soupira.

- « Il est en séminaire en Nouvelle Zélande » grogna-t-il.

Cet humain ne pouvait donc pas se dépêcher d'en venir aux faits ? Il y avait encore une vingtaine de dossier qui attendaient après lui.

- « Ah… Je vois. Très bien, je vais donc vous expliquer » répondit l'humain.

Enfin ! Cinq belles minutes de perdues !

- « Voilà » commença Potter « Il y a quelques années, j'ai ouvert un compte ici à mon nom mais dont la bénéficiaire était Lily Evans. J'y versais tous les mois la somme de… »

- « Trois cent gallions et vingt-huit mornilles » acheva Gregorik à sa place

- « C'est exacte et j'ai cessé le virement à partir… »

- « Du 14 mars 1979 »

- « Date de mon mariage… Exactement »

L'humain avait l'air surpris, mais Gregorik estimait n'avoir fait que son travail en consultant à l'avance le dossier.

- « C'était la moitié du loyer de l'appartement que vous habitions, mais moi j'ai toujours eu suffisamment d'argent, alors je ne voulais pas qu'elle paye, mais si vous saviez comme elle peut être têtue par moment… Mais comme je ne voulais vraiment pas de son argent, je ne l'ai jamais utilisé et je l'ai placé sur ce compte… »

Gregorik se racla alors violemment la gorge pour ramener cette humain à l'affaire qui les intéressait. Il se fichait de ses histoires de couple !

- « Je voulais savoir s'il était possible d'effecteur un changement de bénéficiaire ? » demanda l'humain.

Le gobelin se redressa alors et fixa son interlocuteur d'un air grave. Puis il grogna et consulta rapidement le dossier. Rien ne l'empêchait de le faire.

- « Nous changeons donc le bénéficiaire de ce compte » grogna-t-il

- « Oui »

- « Quel nom ? »

- « Harry Potter »

- « Age ? »

- « 20 mois »

Gregorik sursauta. Avait-il bien entendu.

- « Pardon ? »

- « Il a 20 mois, c'est mon fils » répondit Potter en souriant

C'était un raisonnement typiquement humain d'ouvrir des comptes n'importe comment au profit de leur famille. Personnellement, le gobelin trouvait cela totalement ridicule. Chez lui, le patrimoine se gérait collectivement, il était inutile de s'encombrer à chaque fois de nouveaux comptes !

- « Vous comprenez » expliqua Potter alors que le gobelin n'en demandait pas tant « Ma femme n'a jamais su que je gardais cet argent de côté et j'ai peur qu'elle le découvre un jour… Je préfère lui dire que j'ai ouvert un compte à notre fils comme ça elle en se fâchera pas en apprenant que je n'ai jamais touché à son argent… »

- « Nous allons le faire ! » s'écria Gregorik, peu désireux de l'entendre plus longtemps déblatérer des propos qui ne l'intéressait pas. « Désormais le compte n'est plus au bénéfice de mademoiselle Lily Evans mais au compte de monsieur Harry Potter » continua-t-il en effectuant les changements requis sur le dossier

- « C'est parfait, et tant que je suis là, j'aimerais faire ouvrir un nouveau compte »

Gregorik soupira. Cet humain n'en avait donc jamais assez !

- « J'aimerais ouvrir un compte dont le capital serait exactement le même que celui de mon fils. Vous prélèverez l'argent sur mon compte personnel »

Il tenait tant que ça à s'encombrer l'existence ! Combien de compte lui faudrait-il encore ?

- « Très bien… » grogna-t-il néanmoins « Quel en sera le bénéficiaire ? »

Gregorik vit alors l'humain glisser sa main dans ses cheveux déjà totalement ébouriffé et murmura d'une voix amusée

- « On peut le mettre au nom de Bébé Potter ? Mon deuxième enfant n'est pas encore né »

QUOI ? Il lui fallait maintenant nommer comme bénéficiaire un enfant encore dans le ventre de sa mère. Mais quels genres d'idées stupides pouvaient encore germé dans le crâne des humains ? Gregorik fouilla frénétiquement dans ses dossiers et ses documents officiels. Rien n'empêchait ce Potter de créer un compte au profit de quelqu'un… qui n'existait pas encore.

- « Ce sera fait ! » grogna Gregorik.

- « Je vous remercie infiniment » lança l'humain en souriant « Dès qu'il sera né, je viendrais changé le nom »

Gregorik soupira et d'un signe de la main, fit signe à son interlocuteur qu'il pouvait partir. Il espérait vivement ne plus être le gobelin qui aurait à faire face aux demandes si saugrenues de ce James Potter.