Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !

Bonne lecture à vous tous… Aylala

Note de l'auteur : Je pars en vacances cet été et je n'aurais pas accès au Net donc je ne pourrais plus poster de chapitre... Je suspendrais donc la parution de cette fic jusqu'à la rentrée. Pour tous ceux qui aiment bien ma fic, ne vous en faites pas, le la reprendrais promis, juré... Mais rassurez vous je ne vous prend pas en traitre au dernier moment, si tout va bien, en comptant ce chapitre, j'en publierais 6 avant mon départ...

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Ce qui aurait pu se passer

Chapitre trente trois : Fou

« Ne brise pas mon coeur
Il n'y a rien au monde
Que je ne ferais pas pour toi
Si je suis fou
C'est par amour pour toi »
Inmotion

Remus sonna à la porte de la maison de James et Lily. Il leur devait des explications. Il redoutait un peu la réaction de son ami, mais savait qu'il ne pouvait pas se dispenser de cette discussion. Dobby vint lui ouvrir, récupéra sa veste et l'informa que Lily se trouvais dans le salon. Il s'y rendit et aperçut la jeune femme qui le regardait d'un air souriant, un livre ouvert posé sur son ventre de plus en plus proéminent.

- « Je savais que tu viendrais » lança-t-elle alors qu'il s'approchait pour la saluer

- « A force, tu commences à me connaître » s'amusa le jeune homme avant de reprendre son sérieux. « James n'est pas là ? » demanda-t-il

- « Il s'occupe de Harry»

- « Ah… Je suis venu m'excuser » commença alors le jeune homme.

Il vit alors que Lily lui faisait signe de s'asseoir. Il obéit tandis qu'elle reprenait son livre qu'elle referma et déposa sur la table basse.

- « Je n'aurais jamais dû dire que nous étions marié, je suis vraiment désolé, j'espère que tu ne m'en veux pas trop »

- « Remus, je ne t'en veux pas. Je suis juste un peu étonné que tu ais utilisé un moyen aussi…lâche pour lui faire comprendre que tu ne voulais pas d'elle »

- « Je sais, je suis une andouille » soupira-t-il

- « Pourquoi tu as fait ça ? » demanda-t-elle alors de sa voix douce

- « Je ne voulais pas qu'elle s'attache à moi » avoua-t-il

- « Remus… »

- « Je suis dangereux Lily ! Je ne peux pas la laisser s'approcher de moi »

- « Tu es ridicule et tu le sais très bien ! » lança la jeune femme d'une voix agacée.

Ce n'était pas la première fois qu'ils avaient cette conversation et elle terminait à chaque fois de la même manière.

- « J'ai été surprise quand elle m'a reproché en pleine rue de tromper mon mari qui était pourtant si adorable » murmura Lily d'une voix amusée

- « Elle a dit ça ? » demanda Remus en souriant

- « Oui. Elle était vraiment outrée. Tu sais, je crois qu'elle t'aime beaucoup »

Remus laissa sa tête tomber en arrière en fermant les yeux. Il repensa à la veille, à Kathleen, à ses baisers.

- « Remus ? »

Le jeune homme revint à la réalité et se rendit compte qu'il souriait bêtement. Il se redressa et fixa Lily qui le regardait d'un air amusé.

- « Que s'est-il passé lorsqu'elle en est venue te parler ? » demanda-t-elle

- « C'est personnel » marmonna le jeune homme tout en sachant pertinemment qu'il ne s'en sortirait pas à si bon compte.

- « Je te rappelle que nous sommes sensé être marié Remus ! » s'amusa la jeune femme en se rapprochant du bord de son fauteuil en souriant.

Remus soupira, il s'avouait vaincu.

- « Elle est venue me dire, ou plutôt me crier, à quel point ce que j'avais fait était odieux. J'ai reçu une des plus belles baffes de ma vie aussi et pour finir… On s'est embrassé »

- « C'est vrai ! » s'écria Lily d'un air réjoui

- « Oui, elle s'est mise à pleurer et là, je n'ai plus été capable de m'en tenir à ce que j'avais prévu… Elle est tellement belle »

En face de lui, la jeune femme souriait largement visiblement très contente pour lui, ce qui lui fit plaisir.

- « Et après ? » demanda-t-elle avec curiosité

- « Et bien on a continué s'embrasser un moment, puis je l'ai raccompagné chez elle et je l'ai laissé en bas de son immeuble »

- « Tu es un parfait gentleman… »

- « Oui, et pourtant, crois moi, ce n'est pas l'envie de monter avec elle dans son appartement qui me manquait »

- « Pourquoi tu ne l'as pas fait alors ? »

- « Tu l'as dit toi-même, je suis un gentleman ! » s'amusa Remus « Non, sérieusement, je ne voulais pas aller trop vite et puis, elle venait tout de même de recevoir un choc et puis… Je ne suis même pas sur de ce que je ressens »

- « Tu es amoureux d'elle ? »

- « Je ne sais pas… Je ne pense pas, pas encore du moins, mais ça pourrait arriver. Oh Lily ! Je crois bien que je suis paumé ! » soupira-t-il.

La jeune femme se leva alors et vint s'asseoir près de lui sur le canapé

- « Et si tu laissais les choses se faire tout naturellement ? » proposa-t-elle

- « Je ne sais pas… Je suis un loup-garou »

- « Et alors ? Remus, laisse toi du temps, laissez vous du temps ! Vous en avez déjà beaucoup perdu en vous tournant autour, tu peux bien attendre de voir comment tout ça va évoluer »

- « Tu crois ? »

- « J'en suis sure ! Sors tout simplement avec elle et ensuite il sera bien temps de voir ce que tu dois faire. Elle te plait ? »

- « Bien sur ! A qui ne plairait-elle pas ? »

Lily se mit à sourire

- « Et bien dans ce cas, fonce, vis tout ça au jour le jour, ne te prends pas la tête »

- « Oui » soupira-t-il

- « En tout cas, je l'ai trouvé charmante. Bon, j'avoue qu'au début, elle m'a un peu énervé en m'agressant comme ça, mais elle avait vraiment l'air d'être quelqu'un de gentil »

- « Elle est adorable »

Lily se mit à sourire et des bruits se firent entendre à l'étage.

- « Harry a finit son bain » lança-t-elle simplement.

- « Je vais monter voir James » décréta Remus en se levant de sa place « Il a prit ça comment lui ? » demanda-t-il tout de même

- « Tu le connais ! Il a démarré au quart de tour, mais il s'est calmé très vite. Je ne pense pas qu'il t'en veuille vraiment »

- « On verra bien ! » lança Remus en montant à l'étage.

Il traversa rapidement le couloir qui menait à la chambre de Harry et poussa doucement la porte. James était là, en train de mettre un pantalon à son fils. Il en profitait pour le chatouiller et le petit garçon riait aux éclats. Soudain, il tourna la tête.

- « Tonton Remus ! » cria-t-il en se redressant sur sa table à langer.

James se retourna et les deux amis se trouvèrent face à face.

- « Salut Harry ! » commença Remus en lui faisant signe de la main « Salut James »

- « Salut, tu es venu prendre des nouvelles de ta petite femme ? » demanda James

Au ton qu'il avait employé, Remus ne savait pas si son ami plaisantait ou non. Le demi sourire qui s'afficha sur son visage le rassura sur ce point.

- « Je suis vraiment désolé, mon vieux, mais c'est le premier prénom que j'ai trouvé quand elle m'a demandé le nom de ma femme »

James le regarda d'un air amusé.

- « Tu ne crois pas que le plus simple aurait été de lui dire que tu étais célibataire ? »

- « Elle ne m'aurait jamais lâché si je lui avais dit ça ! »

- « Tu ne voulais donc pas d'elle ? »

- « Si, mais… enfin tu sais, je suis… »

- « … un loup garou et patati et patata ! Ca suffit Remus ! Je la connais par cœur cette histoire ! Mais bon ! Elle ne t'en a pas trop voulu quand même ? »

- « Je dirais que non, même si je me suis pris une belle gifle, on a tout de même eu quelques baisers sympas ! » répondit le jeune homme en souriant.

- « Et bien, et bien ! On ne perd pas de temps, monsieur Lupin ! » s'exclama James en souriant

- « J'ai cédé… »

- « Et qu'est devenu ton ''je-suis-trop-dangereux-pour-rendre-une-femme-heureuse'' ? »

- « Aux oubliettes pour le moment ! Sur les conseils de Lily, je pense que je vais gérer ça au jour le jour ! »

James se mit à sourire et posa sur le sol, Harry qui était fin prêt.

- « Ne descends pas les escaliers tout seul bonhomme ! » lança le jeune homme à son fils qui s'apprêtait à sortir de sa chambre.

- « Bon, en fait, je voulais m'excuser pour ce mensonge et aussi te dire que je n'ai jamais été amoureux de ta Lily » lança Remus à son ami

- « Y a pas de soucis. Bon d'accord, sur le coup j'ai peut-être été énervé, mais ça ne te ressemble tellement pas ce genre de truc que je me suis dit que cette fille devait vraiment te faire perdre la tête ! »

- « Je crois que oui ! »

- « Tout est oublié mon vieux ! Mais la prochaine fois que tu te fais passé pour un homme marié, pense plutôt à Océane ! »

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Molly ne pu s'empêcher de soupirer. Elle regarda avec attention tous ses enfants qui se tenait devant elle d'un air grave, placé du plus grand à la plus petite.

- « Molly, dépêche toi… » lança Arthur depuis la porte d'entrée.

- « Je ne peux pas ! Je suis désolée ! »

- « Mais voyons, tout ce passera bien ! » continua Arthur d'un air un peu agacé.

- « Il a raison Molly, tout ce passera bien. Je sais m'occuper d'enfants… » lança alors Muriel Weasley, la sœur d'Arthur

- « Tu ne connais pas mes adorables petits monstres ! » soupira Molly en s'agenouillant devant les jumeaux « Promettez moi d'être très sages ? » demanda-t-elle

Fred et George se contentèrent de hocher la tête tandis que leur mère se redressait.

- « Nous allons vraiment le faire attendre maintenant ! »

Molly se retourna alors vers son mari. Elle avait toujours eu beaucoup de mal à se séparer de ses enfants, surtout en cette période troublée où le pire pouvait arrivé sans prévenir. Elle aimait beaucoup sa belle-sœur, mais elle sous-estimait totalement ses neveux. Finalement, elle se décida. Elle embrassa un à un ces sept enfants en les serrant très fort contre elle.

- « Promets moi de bien veiller sur tes frères et ta sœur ! » demanda-t-elle une dernière fois à Bill

- « Oui Maman » répondit gravement le petit garçon qui paraissait très fier que sa mère lui accorde une telle confiance.

- « Au revoir mes amours » lança la maman inquiète une dernière fois avant que son mari lui prenne la main.

Il l'entraîna hors du Terrier et transplana avec elle jusqu'à Loutry Ste Chaspoule.

Ils arrivèrent dans un bosquet, les cachant des éventuels moldus qui auraient pu se trouver à proximité. Molly était stressée. En fait, elle angoissait depuis la veille au soir, depuis que Arthur était revenu du Ministère. Les enfants étaient déjà couchés, elle l'avait attendu pour dîner. Il avait une mine de conspirateur qu'il arborait en général quand il allait lui expliquer qu'il avait encore trouvé une combine plus ou moins nette pour se procurer une nouvelle prise de courant. Mais cette fois cela avait été une toute autre chose.

Il lui avait expliqué que le professeur Dumbledore, le directeur de Poudlard, était venu le voir à son bureau. Il lui avait parlé de la guerre et lui avait plus ou moins avoué l'existence d'un mouvement de résistance. Il était resté très flou, mais Arthur avait été emballé. Dumbledore l'avait facilement convaincu de le retrouver à un autre moment pour avoir de plus amples informations et il lui avait demandé de lui en parler à elle. Et voilà, ils y étaient. Dans un bosquet humide au milieu d'un petit village tranquille.

- « Si on sortait de là ? » proposa Arthur en souriant

Il semblait ravi. Pour l'occasion, il avait pu remettre ses vêtements moldus qu'il aimait tant. Elle se surprit à sourire en se demandant quoi, de sa tenue ou de sa rencontre avec le directeur de Poudlard le rendait le plus fébrile. Se tenant à son bras, elle regagna la rue. Elle épousseta les brindilles accrochées à eux. Elle tremblait. Elle avait le pressentiment que ce qui allait se passer lors de cette rencontre allait être très important.

- « Tout va bien Mollynette ? » s'inquiéta Arthur en la prenant dans ses bras.

- « J'ai un peu peur de ce qui nous attend… » avoua-t-elle d'une petite voix.

- « J'ai confiance en Dumbledore » se contenta de répondre son mari en resserrant son étreinte.

Des bruits de pas se firent entendre derrière eux. D'un même mouvement, ils se retournèrent et tombèrent nez à nez avec Albus Dumbledore.

- « Ravi de voir que vous êtes ponctuel » lança le vieux sorcier en serrant la main d'Arthur avant de faire galamment un baise main à Molly.

- « Drôle d'endroit pour un rendez vous » fit remarquer Arthur en souriant

- « Oh, ce n'est pas tout à fait là… Il va nous falloir marcher encore un moment si cela ne vous embête pas trop » déclara Dumbledore en souriant.

D'un signe de la tête, il les invita à le suivre sur un agréable chemin bordé d'arbres. Arthur avait raison, le professeur Dumbledore inspirait le respect et la confiance. Molly était un peu rassurée quand elle lui emboîta le pas. Ils marchèrent en silence de longues minutes avant de s'arrêter. Le chemin était terminé. Il n'y avait rien à l'horizon, l'endroit semblait désert.

- « Professeur ? » demanda timidement Arthur en voyant le sorcier scruter le vide d'un air grave.

- « Je vais revenir, attendez moi ici » déclara-t-il en souriant.

Molly le regarda d'un air incrédule. Il s'avança alors vers un immense terrain vague. Elle cligne un instant des yeux et quand elle les rouvrit, il avait disparut. Elle laissa échapper un petit cri de surprise.

- « Arthur ? »

- « Je ne sais pas… Il a disparut ! » répondit son mari visiblement tout aussi étonné de lui.

- « Tu sais ce que ça veut dire ? Tu crois qu'on est dans un piège ? » commença-t-elle à s'inquiéter

- « Mais non, Molly, mais non » répondit machinalement Arthur d'une petite voix.

Ils scrutèrent un moment l'endroit où le professeur Dumbledore avait disparut avant de le voir réapparaître entre deux battements de cils en compagnie d'un jeune homme qu'ils avaient déjà vu plusieurs fois auparavant, un ami des Potter, Sirius Black.

- « Professeur Dumbledore ? Qu'est ce que … » commença-t-elle

- « Plus tard, Molly. Ne discutons pas de cela pour le moment »

- « Bonjour » lança poliment Sirius en les saluant de la main.

Puis il se tourna vers son ancien directeur.

- « Il est là bas, je vais le chercher » déclara-t-il

- « Très bien Sirius, nous t'attendons ici » répondit le vieux sorcier en souriant.

Molly était totalement perdue. Elle ne comprenait rien à ce qui était en train de se passer et cela ne lui plaisait pas. Elle prit la main d'Arthur dans la sienne et la serra de toutes ses forces. Son mari posa alors sur elle un regard bienveillant. Sirius traversa le chemin et tout comme le professeur Dumbledore l'instant d'avant, il disparut sans aucune explications. Molly jeta un regard au vieux sorcier qui était impassible, un curieux sourire sur les lèvres. Il se tourna finalement vers eux en souriant.

- « Je vous ai demandez de me rejoindre aujourd'hui pour que nous puissions discuter au calme et en toute discrétion d'une affaire de haute importance. Il s'agit de lutter contre le Seigneur des Ténèbres. Je vais vous conduire chez deux de nos membres qui sont parmi les plus actifs depuis qu'ils sont entrés dans la lutte. Ils sont soumis à une très grande protection magique ce qui explique ce que nous attendons depuis tout à l'heure » daigna les informer le professeur en souriant toujours.

Molly ne savais pas si elle devait être soulagée ou apeurée par cette nouvelle. Tout cela lui paraissait tellement risqué. Elle fut tirée de ses pensées par le retour de Sirius Black. Il était accompagné de l'autre ami des Potter, Remus Lupin.

- « Bonjour » les salua ce dernier en souriant.

- « Nous allons pouvoir y aller » déclara Dumbledore.

Il sortit alors sa baguette de sa poche et créa autour d'eux une bulle assonorisé qui mit Molly mal à l'aise, elle n'aimait pas être enfermée.

- « Très bien, Sirius, Remus, c'est à vous » déclara le directeur de Poudlard.

Les deux amis échangèrent un regard entendu et d'une même voix récitèrent

- « James et Lily Potter habitent au 4 Burton Street à Loutry Ste Chaspoule »

La bulle éclata aussitôt. Etonnée, Molly regarda un à un les quatre hommes. Ils regardaient tous en souriant dans la même direction, elle se retourna aussi et ne put s'empêcher de laisser échapper un léger cri.

Là, devant elle, à l'endroit même où un instant plus tôt se trouvait un vaste terrain vague se trouvait une splendide demeure blanche qui possédait un assez beau jardin.

- « Sortilège du Fidelitas » souffla Dumbledore avant de reprendre d'une voix plus forte « Allons y »

Tous les cinq entrèrent alors dans la propriété des Potter. James les attendait d'ailleurs sur le pas de la porte. Molly devait encore le regardait avec de grands yeux car il lança en souriant

- « C'est toujours impressionnant la première fois ! Océane non plus n'en est pas revenu. Molly, Arthur, bienvenue chez nous »

- « Bonjour James… Mais, qu'est-ce que… » balbutia Molly un peu perdue

- « Entrons, nous serons mieux à l'intérieur pour discuter » la coupa le professeur alors que James s'effaçait pour les laisser passer.

Molly n'en revenait pas.

- « Océane n'est pas là ? » demanda James derrière elle.

- « Non, elle était fatiguée, elle se repose » répondit Sirius en passant devant Molly

- « Ma petite crevette ? » cria-t-il

- « TONTON SIRUS ! » hurla alors un petit garçon qui apparut d'une pièce voisine en courant.

Sirius souleva alors Harry dans les airs en riant et le fit plusieurs fois tourner avant de finalement s'arrêter et déposer un baiser sur son front. Il posa alors le petit garçon sur le sol.

- « Molly ! Athur ! » s'écria-t-il alors avant de s'élancer d'une démarche que les acrobaties de son parrain avait rendu hésitante.

- « Bonjour Harry mon chéri ! » s'exclama Molly en le prenant dans ses bras pour lui faire un énorme câlin.

- « Ron où ? » demanda alors le petit garçon en regardant tout autour de lui.

- « Il est resté à la maison mon chéri, mais tu peux venir le voir dès que tu en as envie, tu sais » répondit-elle

- « Nous passerons très bientôt Molly » lança alors Lily en rejoignant le petit groupe. « Et si nous allions dans le salon ? Nous serions beaucoup mieux ! »

Tous la suivirent alors dans le salon, où elle s'installa dans un confortable fauteuil, visiblement soulagé de ne plus avoir à supporter le poids de son ventre qui devait déjà commencer à se faire sentir. Tous s'installèrent alors en silence. Molly était très impressionnée.

- « Très bien » commença le professeur Dumbledore. « Comme je te l'ai plus ou moins laisser entendre Arthur, j'ai monté il y a déjà quelques années un mouvement de résistance contre le Seigneur des Ténèbres que j'ai appelé l'Ordre de Phoenix. Son but est bien sur de lutter contre Voldemeort »

Molly ne pu s'empêcher de frémir lorsque le nom maudit fut prononcé. Elle avait déjà perdu tellement de ses proches par sa faute.

- « Nous organisons des missions contre les mangemorts, mais aussi des missions d'informations » reprit le professeur Dumbledore. « James, Lily, Remus, Sirius et sa compagne Océane sont des membres actifs de cette organisation »

- « Plus pour le moment » soupira James

- « Nous en avons déjà parlé James » lança Dumbledore dans un demi-sourire « Tu es encore trop faible »

James grimaça se qui fit soupirer sa femme mais qui amusa Molly. James Potter était encore si jeune. Elle fut tout de même étonnée de savoir que sa femme et lui luttait en secret contre le Seigneur des Ténèbres.

- « Pourquoi nous avoir demander de venir professeur ? » demanda alors Arthur « vous comptez sur nous pour entrer dans cet Ordre ? »

- « Exactement Arthur. Lorsque je me suis arrangé pour que Harry vous soit confier en novembre dernier, je vous ai observé et il me semblait que vous seriez prêt à nous rejoindre »

- « Evidemment ! » s'écria Arthur.

Molly se raidit à ses côtés.

- « Quelque chose ne va pas Molly ? » demanda galamment le professeur Dumbledore

- « Je me disais que tout cela comportait un énorme risque. Nous avons sept enfants professeur. S'il nous arrivait quelque chose ? Comment feraient-ils ? »

- « Je comprends très bien tes réticences Molly » lança le professeur

- « Molly, moi aussi j'ai très peur qu'ils nous arrivent quelque chose et que Harry se retrouve orphelin et Merlin sait s'il en est passé très prêt en octobre dernier… » la jeune femme prit une inspiration pour calmer les tremblements qui l'avait gagné en évoquant ces pénibles souvenirs « Mais je pense qu'il est important de nous battre car la cause est juste »

- « Je sais que c'est une cause juste, mais qu'adviendraient-ils d'eux ? »

- « Molly » répondit le professeur Dumbledore « Si Arthur ou toi entrez dans l'Ordre, un dispositif de sécurité sera placé autour de vos enfants et si, dans le pire des cas, ils ne manqueraient de rien. Je me suis engagé personnellement à veiller à ce que les enfants des membres de l'Ordre du Phoenix soit mis à l'abris du besoin »

Molly regarda Lily prendre Harry sur ses genoux et l'embrasser doucement tout en le berçant contre elle. Elle soupira.

- « Il y a une chose que tu dois savoir Molly, Gideon et Fabian faisaient partis de l'Ordre. C'est pour cela qu'ils ont été assassinés. » avoua le professeur Dumbledore

- « C'est… c'est vrai ? » balbutia Molly.

Elle avait toujours pensé que ses deux frères s'étaient trouvés au mauvais endroit au mauvais moment et qu'ils avaient ainsi succombé à l'attaque des mangemorts.

- « Oui, il étaient très investi dans l'Ordre et ont rendus de très grands services. Ils sont tombés avec les honneurs, en se battant pour leurs convictions »

- « Moi qui ai toujours cru qu'ils étaient beaucoup trop peureux pour oser… » sa voix se brisa et les larmes lui monta aux yeux.

- « Molly » lança doucement Arthur en prenant sa femme dans ses bras. « Tu sais, moi je me doutais bien qu'ils participaient à des actions de ce genre. Ils m'en avaient parlé à mots couverts une ou deux fois »

- « La décision vous revient maintenant, prenez tout votre temps pour y réfléchir et donner moi votre réponse quand vous le voudrez. Adressez moi un hibou à Poudlard en demandant un rendez vous et je me rendrais chez vous. Pour l'instant, je vais vous laissez avec Lily et nos trois Maraudeurs. Ils répondront à toutes vos questions » déclara le professeur en se levant.

Molly le regarda s'éloigner en réprimant un sanglot. Elle avait eu raison, cette journée allait être déterminante.

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Il était tard. Bartemius Croupton rentrait chez lui de très mauvaise humeur. Son nouveau poste au Département de Coopération Magique Internationale n'était pas aussi plaisant que son poste à la Justice Magique. Mais, il était consciencieux, et faisait son maximum pour qu'on n'ait rien à lui reprocher et que la disgrâce dans laquelle il était tombé s'efface. A peine eut-il posé le pied chez lui que son elfe de maison transplana à ses côtés.

- « Bonsoir monsieur » couina l'elfe en s'inclinant très bas

- « Bonsoir Winky » répondit distraitement Croupton en lui donnant sa mallette et sa veste.

Il fit quelque pas et se rendit dans le salon. Il regarda autour de lui d'un air grave et se tourna vers l'elfe qui l'avait suivit.

- « Elle ne s'est pas levée aujourd'hui encore ? » demanda-t-il d'une voix tendue.

- « Non, monsieur. Elle a dit à Winky qu'elle n'avait pas envie de quitter le lit. Elle a encore pleuré toute la journée monsieur »

Croupton soupira.

- « Je vais monter la voir avant de dîner, Winky »

- « Bien monsieur » répondit l'elfe en transplanant dans un ''pop'' sonore.

Croupton prit une très grande inspiration, et d'un sortit du salon. Il traversa un très long couloir. Sur les murs, le papier peint portait de grandes tâches rectangulaires plus sombres par endroit. Avant, bien avant, des cadres contenant des photos de son fils se trouvaient sur ce mur. Il avait fait donné l'ordre de tous les brûler après ce qu'il appelait « l'évènement ». Il soupira, et passa devant la porte de l'ancienne chambre de son unique enfant. Elle était scellée. Il avait interdit à quiconque de s'y rendre. Elle était dans le même état que celui dans laquelle l'avait laissé les aurors du ministère qui était venu faire des fouilles. La porte était maintenant condamnée et il faisait des recherches afin de trouver quelqu'un capable de la camoufler afin que plus rien ne puisse lui faire penser à l'infâme traître qui avait été son fils. Il se retrouva alors devant la porte de sa chambre à coucher. Il soupira et entra.

- « Bonsoir Blandine » murmura-t-il alors

- « Barty ? C'est toi ? Il est déjà si tard ? »

Croupton regarda avec déchirement son épouse. Elle qui autre fois était séduisante, le visage rieur et avenant n'était maintenant plus qu'une femme décharnée, tellement maigre que l'on pouvait voir ses os poindre par endroit. Son visage avait perdu toute sa lumière. Il était terne et paraissait presque sans vie. De sombres cernes lui mangeaient plus de la moitié du visage. Elle ressemblait à un fantôme.

- « Oui ma chérie, c'est bien moi » murmura Croupton en faisant le tour du lit pour poser un baiser sur le front de son épouse. « Tu ne te sentais pas mieux aujourd'hui ? »

- « Je n'ai plus goût à rien Barty, depuis qu'il n'est plus là »

Croupton frémit. Il avait interdit qu'on mentionne son fils devant lui, mais sa femme le refusait catégoriquement. Elle n'acceptait pas de renier son unique enfant. Il avait souvent eu cette discussion avec elle mais elle n'avait jamais fléchit. Il préféra ne pas répondre. Il se redressa d'un air triste.

- « Je vais demander à Winky de te monter une soupe et tes potions. J'ai encore du travail, endors toi sans m'attendre » murmura-t-il

- « Du travail, encore et toujours du travail. Tu l'as toujours préféré à nous… » souffla Blandine Croupton alors que son mari quittait la chambre.

Une fois sortit, il s'appuya contre la porte et ferma les yeux. Il soupira et resta un moment immobile avant de regagner la salle à manger où depuis des mois, il dînait seul tous les soirs.

Et comme chaque soir, de noires pensées l'envahissaient. Blandine se mourait. Son seul et unique amour, celle qu'il aimait plus de tout, la seule personne qu'il avait jamais aimé se mourait de chagrin sans faire aucun effort pour s'en sortir. Sans faire le moindre effort pour lui. Il soupira. Elle était dans cette état depuis le procès de celui qui avait été leur fils. Elle n'avait jamais vraiment guéri car elle ne le souhaitait pas. La voir dans un tel état de détresse le faisait horriblement souffrir. Elle donnait l'impression de vivre en permanence aux côtés d'un Détraqueur. Il se souvenait pourtant de toutes ses années de bonheur qu'ils avaient vécues ensemble. Certes il n'avait jamais été très présent, mais les rares moments de loisir, il les lui avait toujours consacrée. Elle lui avait bien reproché de ne pas être plus proche de leur fils. Mais Bartémius se souvenait que son père n'avait jamais été très présent pour lui, et il s'en était toujours très bien porter.

Il secoua violemment la tête, il ne voulait pas penser à lui. Depuis son retour de Ste Mangouste, Blandine n'avait cessé de lui faire des reproches. Il ne s'était jamais douté qu'elle ait pu avoir tant de rancœur à son égard. Elle lui avait reproché d'avoir toujours privilégié son travail au détriment de sa famille, de n'être jamais présent, de ne jamais se soucier d'elle et de Bart… Tous ces reproches l'avaient détruit. Il avait toujours pensé faire au mieux, il avait toujours pensé faire ce qu'il fallait. Voilà qu'elle lui reprochait d'avoir poussé leur fils à devenir un mangemort. « Pour te prouver qu'il existait lui aussi ! » avait-elle hurlé à son encontre.

Tout cela lui coupa l'appétit. Il repoussa son assiette d'un air écoeuré. Sa vie n'était plus qu'un champ de ruine. Il se leva et se rendit dans son bureau. Il ouvrit un de ses dossiers mais il n'arriva même pas à se concentrer suffisamment pour pouvoir en comprendre le titre.

Il ne supportait plus la situation. Il aimait Blandine plus que lui-même, mais elle lui en voulait au-delà des mots. Il en souffrait trop, c'en était intenable.

D'un geste sec, il referma le dossier et d'un pas vif se rendit à nouveau dans sa chambre. Elle ne dormait pas et fixait le mur d'un air éteint.

- « Blandine » souffla-t-il « Parle moi »

- « Pour te dire quoi Barty ? » demanda-t-elle d'une voix lasse « Cela fait trop longtemps que nous sommes devenu des étrangers l'un pour l'autre »

- « Ne dis pas ça ! » s'écria Croupton d'une voix douloureuse.

- « Sois honnête envers toi-même, nous ne nous connaissons plus »

- « Non ! Je t'aime Blandine ! »

- « Moi aussi je t'ai aimé… A une certaine époque… Je ne pense plus que ce soit le cas maintenant »

- « Non… Je t'en prie » supplia Croupton en s'approchant d'elle « Je n'ai jamais aimé que toi »

- « Je sais. Tu n'as jamais aimé Bart comme tu aurais dû le faire, comme un père. Pour toi, il n'était rien d'autre que ton héritier »

Croupton baissa les yeux. Elle n'avait pas tort, mais cela lui faisait trop mal de l'avouer.

- « Je n'ai plus longtemps à vivre Barty, je le sens bien. Je n'ai plus ni l'envie, ni la force de me battre. Je me suis moi-même condamnée »

Croupton sentit ses entrailles se geler, il prit les mains de sa femme dans la sienne et les embrassa.

- « Ne dis pas ça ! »

- « Cela ne sert à rien de se voiler la face » murmura-t-elle

Croupton laissa échapper un sanglot.

- « Je vais mourir malheureuse Barty. Malheureuse de savoir mon fils là-bas » une larme se mit à couler lentement le long de sa joue maigre et pâle. « Et tu vois, c'est cela qui me fait le plus de peine »

Croupton resta sans voix. Il était brisé.

- « Barty, si tu m'aimes, si tu m'aimes vraiment, fais le pour moi ! »

- « Quoi ! Faire quoi Blandine ? Oh je t'en prie dit moi quoi ? »

- « Permet moi de quitter ce monde heureuse »

- « Bien sur ! Bien sur ! » sanglota Croupton « Je ne veux que ton bonheur ! »

- « Alors je sais exactement ce qu'il te reste à faire… » lança-t-elle en esquissant un très faible sourire.