Note : Merci à tous et à toutes pour vs très gentilles reviews qui m'ont fait très plaisir ! La suite de Ce qui aurait pu se passer revient donc en espérant que ma fic vous plaise toujours autant !
Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !
Bonne lecture à vous tous… Aylala
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Ce qui aurait pu se passer
Chapitre trente neuf : Bébé bonheur
« Tu arrives chez moi, sans en être prié(e)
Mais tout au fond de moi, c'est toi que j'attendais
On se serre un peu plus, tu tiens tellement de place »
Jean-Luc Lahaye (Papa chanteur)
Doucement, Océane se leva. Elle fit quelque pas dans la pièce et vint se placer devant la fenêtre magique. Elle montrait un très beau temps, elle espérait de tout cœur que c'était aussi le cas à l'extérieur. La porte de la chambre s'ouvrit et une guérisseuse entra.
- « Bonjour madame Daquaria »
- « Bonjour »
- « Je viens vérifier que tout va bien » déclara la jeune femme alors que Océane retournait dans son lit.
La guérisseuse lui préleva alors un peu de sang et y jeta quelques sorts avant de ranger sa baguette en souriant. Elle prit la ''fiche patient'' d'Océane et la remplit.
- « C'est parfait, vous pouvez partir quand vous voudrez » déclara-t-elle
- « Très bien, dès que le papa arrive on s'en ira » répondit Océane en s'asseyant sur son lit, les jambes pendant dans le vide.
- « J'ai voulut aller voir comment était votre fille à la nursery mais il n'y a aucun bébé Daquaria répertorié » lança alors la guérisseuse.
Océane décela la curiosité dans son ton.
- « Elle s'appelle Black. Son papa et moi ne sommes pas mariés » expliqua-t-elle patiemment.
- « Ah ! » se contenta de répondre la jeune femme mais Océane constata qu'elle n'approuvait certainement pas ce genre de situation.
Mais la jeune femme s'en fichait. C'était la meilleure des solutions pour Sirius et elle, elle se moquait de ce que pouvait penser les autres.
- « Et bien, bon retour chez vous, mademoiselle » la salua la guérisseuse avant de quitter la chambre.
Océane se mit à sourire, elle se rendit dans sa petite salle de bain, prit une bonne douche puis entreprit de s'habiller et de ranger ses affaires et celle de la petite dans les valises. Elle finissait de la fermer quand la porte s'ouvrit.
- « Bonjour » lança Sirius en entrant
Elle s'approcha de lui, se cala dans ses bras et l'embrassa tendrement.
- « Bonjour » murmura-t-elle « Je peux partir quand je veux, la guérisseuse à signer le papier »
- « C'est très bien ça ! On récupère la miss et on rentre à la maison »
- « Tu t'es débrouillé pour trouver un moyen pour qu'on puisse rentrer en toute sécurité ? Je ne veux pas lui faire prendre la cheminée et c'est trop risqué de la faire transplaner » demanda-t-elle inquiète
- « Ne t'en fais pas, j'ai tout organiser. Nous allons prendre un taxi moldu »
- « Un taxi moldu ! »
- « Oui, j'ai suivit un stage intensif avec Lily et je sais exactement comment faire. Il nous déposera pile devant la maison. J'ai même été faire changer quelques galions en argent moldu ! »
Très impressionnée, Océane hocha la tête en souriant. Elle se détacha de lui et constata qu'effectivement, il portait des vêtements modus. Elle-même avait revêtue ce genre de vêtements, beaucoup plus pratique que les robes sorcières quand il s'agissait d'allaiter un enfant. Sirius traversa la pièce, alla récupérer les deux petites valises et sur un signe de tête l'invita à sortir de la chambre. Océane s'exécuta en souriant. Une fois dans le couloir, elle l'attendit et ensemble prirent le chemin de la nursery. Une guérisseuse les attendit à l'entrée. Sirius se présenta et fut autorisé à faire sortir la petite de l'hôpital. Océane le vit sortir très délicatement leur fille de son berceau. Il était déjà tout à fait habituer à manipuler la petite. Il n'hésitait plus à la porter et Océane ne pouvait que s'en réjouir. Il s'approcha d'elle et déposa Lalyh dans le creux de ses bras. Elle dormait encore mais n'allait pas tarder à avoir faim. La jeune maman regarda son bébé avec tendresse. Elle prit des mains de Sirius son tout petit bonnet dont elle coiffa Lalyh. La petite famille quitta alors l'établissement du côté moldu. Océane fut surprise de constater dans quel état de délabrement se trouvait l'entrée moldu de l'établissement de soin.
- « Je lui ai dit de nous attendre au bout de la rue » signala Sirius en commençant à marcher le long du trottoir.
Il fait un très grand soleil et Océane se félicita d'avoir couvert la tête de sa fille. Ils marchèrent quelques minutes avant de voir le taxi.
- « Bonjour, je suis Sirius Black, c'est moi qui vous ai appelé »
Le chauffeur émit un grognement qui ressemblait vaguement à « monter ». Le jeune homme ouvrit la porte à Océane qui entra doucement, son précieux chargement dans les bras. Elle s'installa sur la banquette et Sirius vint la rejoindre. Avec une aisance déconcertante pour la jeune femme qui trouvait tout cela très étrange, le jeune homme indiqua leur destination et la voiture démarra.
Océane ne put s'empêcher de laisser échapper un léger cri, mais Sirius la rassura en posant une de ses mains sur sa cuisse et lui fit un très beau sourire. La jeune femme se détendit et observa par la fenêtre le décor défiler. Elle n'était jamais montée dans une voiture, cela lui faisait drôle, mais elle ne trouvait pas cela désagréable. Elle regarda tout autour d'elle dans l'habitacle. Il n'y avait quand même pas beaucoup de place, mais c'était plus pratique qu'un balai.
- « Ca va ? » demanda Sirius qui la regardait avec attention
- « Très bien, je suis contente de rentrer à la maison » répondit-elle dans un sourire.
- « Moi aussi »
La jeune femme le regarda en souriant. A cet instant, Lalyh commença à gigoter doucement puis ouvrit les yeux et se mit à pleurer doucement.
- « C'est l'heure » constata la jeune maman en souriant.
D'un geste encore un peu malhabile, elle déboutonna sa chemise, et dégagea un de ses seins qu'elle glissa dans la bouche de sa fille en souriant.
- « Il y a un problème ? » demanda alors sèchement Sirius
Océane tourna la tête vers lui d'un air étonné. Il fixait une sorte de petit miroir rectangulaire situé en hauteur à l'avant et dans lequel le chauffeur regardait également. Visiblement, il l'observait donner le sein à Lalyh. Il détourna rapidement le regard vers la route en marmonnant quelque chose d'incompréhensible. Océane sentit que Sirius crispait un peu plus sa main sur sa cuisse. Elle caressa sa joue d'un geste tendre en souriant. Puis se mit à grimacer. Lalyh lui faisait mal.
- « Ca va ? » s'inquiéta le jeune homme
- « Oui, elle me fait juste un peu mal, mais rien d'insurmontable, rassures toi » le rassura-t-elle
Elle le vit alors poser sa main sur le petit corps de leur fille en souriant. Le reste du voyage se termina en silence. Lalyh, bien repue avait finit par se rendormir dans les bras de son papa qui la contemplait d'un béas et ravi qui faisait littéralement fondre Océane. Elle se souvenait avec amusement de l'angoisse qu'elle avait ressentit en apprenant qu'elle était enceinte, quand elle ignorait quelle serait la réaction de Sirius. Elle était maintenant pleinement rassurée. Ce bébé ne manquerait jamais d'amour, c'était certain.
Le taxi arriva bientôt à Loutry Ste Chaspoule. Sirius indiqua alors au chauffeur la direction à prendre et le fit s'arrêter au bout du chemin qui menait chez eux.
- « Vous êtes sur que c'est ici ? » demanda le chauffeur en regardant tout autour de lui
- « Oui » répondit Sirius en posant Lalyh dans les bras de maman avant de quitter le véhicule.
Il fit le tour de la voiture et alla ouvrir la portière de la jeune femme.
- « Mais, il n'y a rien ici ! » continua le chauffeur qui les regardait d'un air bizarre.
Océane se mit à sourire. Avec le sortilège du Fidelitas, leur maison était invisible aux yeux du chauffeur qui devait en effet trouver étrange d'avoir à les débarquer dans cet endroit qui semblait désert.
- « Mais c'est bien ici que nous descendons » trancha Sirius en s'approchant de lui.
Il le paya avec de l'argent moldu et la petite famille attendit qu'il ait disparut à l'horizon pour pénétrer dans leur jardin.
Kana vint leur ouvrir et s'émerveilla un bon moment devant sa nouvelle petite maîtresse. Une fois les présentations faites, Sirius fit apparaître le berceau de sa fille dans le salon et Océane y déposa Lalyh précautionneusement.
- « Je me suis dit que tant qu'on resterait en bas, on l'installerait dans une des pièces inoccupées et qu'on la monterait vraiment dans sa chambre que le soir » indiqua Sirius en se penchant sur le berceau
- « Bonne idée, je me vois mal monter et descendre sans arrêt les escaliers pour aller la voir » déclara la jeune femme en souriant.
Elle se mit alors à bailler et soupira.
- « Tu devrais aller te reposer » lança Sirius en souriant
- « Oui, je vais m'allonger sur le canapé… » répondit la jeune femme en s'exécutant « Si je m'endort… »
- « Ne t'en fait pas, je gère » lui assura le jeune homme en souriant
Il se pencha alors vers elle et l'embrassa tendrement.
- « Je t'aime » souffla-t-il tout contre ses lèvres
- « Je t'aime moi aussi » lui répondit-elle avant de l'embrasser à nouveau « Tu vois, on est heureux tout les trois »
- « Oui » se contenta-t-il de répondre en caressant les longs cheveux blonds de la jeune femme.
Océane prit alors dans une de ses mains la bague qu'elle portait en pendentif et s'endormit rapidement, un large sourire aux lèvres.
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Lily ouvrit les yeux quand elle sentit le choc sourd annonçant qu'elle venait d'arriver. Elle posa sa main sur son ventre et le caressa doucement. Les transplanages devenaient de plus en plus pénible pour elle. Elle songea que très bientôt, elle arrêterait de se déplacer ainsi. Elle leva alors les yeux et contempla l'immense demeure de Augusta Longdubat. La maison sembla très ancienne et très impressionnante. Elle se souvenait avoir eu la même impression en contemplant pour la première fois le manoir de Godric's Hollow. Elle sentit son cœur se serrer en repensant au manoir où elle avait vécu de si beau moment et qui avait connu ses jours de jeune mariée puis de jeune maman. Elle jeta un rapide coup d'œil autour d'elle pour vérifier qu'il n'y avait personne et poussa les grilles pour entrer dans la propriété devenant ainsi invisible aux yeux des personnes ignorant que la belle et grande demeure était soumise au Fidelitas.
Lily s'approcha de la porte d'entrée et frappa quelques coups. Elle attendit un moment, mais personne ne vint lui ouvrir. Elle insista mais n'obtint aucune réponse. Elle n'avait pas prévenu Augusta de sa visite. Cela lui avait prit sur un coup de tête, elle avait eu envie de la voir. Elle frappa encore, un peu plus fort cette fois. Mais ne recevant encore une fois aucune réponse, se résigna et fit demi-tour, elle allait quitter le perron de la maison que les grilles s'ouvrirent et Augusta, promenant le petit Neville dans sa poussette entra.
- « Lily ! Par Merlin quelle surprise ! Mais que faite vous ici ? » s'étonna la vieille dame en venant à sa rencontre
- « Je voulais vous rendre visite » répondit la jeune femme en souriant « J'ai frappé, mais personne ne m'a répondu »
- « J'ai donné l'ordre aux elfes de n'ouvrir à personne sans ma permission. Mais vous êtes splendide ! Et énorme aussi ! Quand la naissance est-elle prévue ? » demanda Augusta
- « Début septembre » répondit la jeune femme en souriant
- « C'est dans peu de temps… Ne restons pas dehors, cela va vous fatiguer. Vous allez vous asseoir dans un de mes confortables fauteuils »
En disant cela, la vieille femme extirpa Neville de sa poussette et la fit disparaître d'un geste de baguette. Elle ouvrit alors la porte et invita Lily à entrer. Elle n'était pas la première fois que Lily venait dans cette demeure, mais comme à chaque fois, elle était époustouflée. La maison était magnifique, des peintures somptueuses étaient accrochées au mur. Celle que Lily préférait était un très grand portrait de Franck et Alice accroché en face, près des escaliers. Il était très ressemblant, et cela remuait à chaque fois la jeune femme qui s'attendait d'un moment à l'autre à les voir sortir du cadre pour venir la saluer.
- « C'est aussi celle que Neville préfère » glissa doucement Augusta à son oreille « Il vient souvent s'asseoir dessous et j'ai l'impression qu'il leur parle »
Lily sentit une boule se former dans sa gorge. Pauvre petit Neville obligé de vivre avec des parents qui n'étaient même pas capable de le reconnaître. Augusta posa d'un geste très tendre sa main sur le bras de la jeune femme et l'invita à la suivre dans le salon. Elle installa Lily dans un fauteuil très moelleux et très confortable dans lequel la jeune femme se sentit aussitôt très bien. Neville était partit s'installer dans un coin de la pièce avec un crayon et un bout de parchemin. Il était très sage.
- « Savez-vous déjà ce que le bébé sera ? » demanda Augusta en faisant apparaître une théière en porcelaine et deux tasses.
- « Une fille » répondit Lily en souriant
- « Un de chaque alors ! » lança Augusta en lui tendant une tasse « Vous pouvez vous arrêtez là »
- « Oh, je ne pense pas que James se contentera de deux enfants. Moi non plus d'ailleurs, j'ai toujours voulu en avoir au moins trois. » répondit la jeune femme en prenant la tasse.
- « Franck aussi voulait plusieurs enfants. Mais il avait préféré attendre que Neville soit plus grand pour penser à en avoir un autre » soupira Augusta en s'asseyant.
Un silence assez lourd tomba sur les deux femmes qui burent alors leur thé en silence.
- « James n'est pas avec vous ? » demanda alors Augusta pour mettre fin au malaise qui s'installait dans la pièce.
- « Non, il est à Ste Mangouste. C'est aujourd'hui son dernier rendez vous, les médicomages vont vérifier qu'il a retrouver toutes ses forces et qu'il est définitivement guéri »
- « C'est une bonne nouvelle » lança Augusta « Nous aurions pu nous croiser, j'y était également. C'était la visite hebdomadaire de Neville à ses parents »
- « Comment vont-ils ? » demanda alors Lily, un peu tendue
- « Oh, ni mal, ni mieux. Leur état est stationnaire, il n'y a ni progrès ni régression. » répondit la vieille femme d'un air las.
Elle se mit à soupirer.
- « Il les ont installés désormais dans le service de Pathologie des Sortilèges, dans la salle Janus Thickey. Ils y sont très bien, on leur a aménagé un petit coin tranquille pour qu'ils aient un peu d'intimité mais… Ils ne s'en rendent même pas compte. »
La vieille femme se tourna alors vers son petit fils qui jouaient toujours très sagement avec son crayon et son morceau de parchemin.
- « C'est pour lui que c'est le plus dur. Il ne comprend pas pourquoi ce n'est plus comme avant. Ca me brise le cœur de le voir là-bas avec eux »
Des larmes apparurent alors aux coins de yeux de la vieille femme qui les sécha discrètement.
- « Sa vie est déjà tellement triste pourquoi faut-il en plus qu'il soit menacé ainsi … »
Lily savait qu'elle parlait de la prophétie. Elle-même y pensait sans cesse.
- « Qu'allons nous faire ? » demanda alors Lily en fixant Augusta dans les yeux
- « A propose de la prophétie ? Vous y avez réfléchit ? » demanda la vieille femme
- « Evidemment que j'y ait réfléchit. J'y pense dès que je vois mon fils » soupira Lily « Je me dit que la vie est injuste ! Pourquoi est-ce que deux enfants, qui ne possèdent même pas encore de baguettes peuvent avoir une telle responsabilité sur les épaules ? Pourquoi eux ? »
- « Moi aussi tout cela me tracasse et me pèse. Je ne sais pas quoi penser de tout cela. C'est très égoïste, mais j'ai souvent envie de révéler cette prophétie au grand jour pour que Vous-Savez-Qui sache qu'il courrait lui-même à sa perte en attaquant un des deux enfants, mais j'ai toujours aussi peur que cela ne le dissuade pas de les faire tuer pour autant alors je me tais »
Lily comprenait très bien ce qu'elle pouvait ressentir. Elle aussi était totalement perdue quand elle y pensait. Fallait-il révéler la prophétie au grand jour ? Où fallait-il laisser les choses se faire et former Harry au combat pour lui donner toutes les chances de vaincre le Seigneur des Ténèbres ? Son cœur fut pris alors dans un étau.
- « Pourquoi ? » murmura-t-elle alors désespérée.
De lourdes larmes se mirent alors à couler toutes seules le long de ses joues. Elle cacha son visage entre ses mains et laissa aller totalement le chagrin et l'angoisse qui l'oppressait depuis maintenant des mois et des mois. Elle n'en pouvait plus, c'était trop dur. Elle avait peur tout le temps pour Harry, et pas seulement que pour lui. Elle craignait pour James aussi. Elle n'arrivait pas à se calmer, elle sentait qu'elle avait besoin de laisser évacuer tout ça. Elle sentit la main de son hôtesse se poser sur son épaule.
- « Allons, Lily, allons, je sais que c'est dur, mais nous devons être forte ! »
- « Je sais » sanglota-t-elle en essayant de se reprendre « Je sais, mais j'ai peur. J'ai tellement peur pour Harry, pour James, pour tous les gens que j'aime »
- « Je sais, nous sommes toutes les deux dans la même situation. Mais nous devons faire face. Ce n'est pas en se laissant aller que nous ferons avancer les choses »
Lily n'arrivait pas à se calmer. Elle vit à travers ses larmes que Augusta venait devant elle et s'accroupissait devant elle. Elle prit ses mains dans la sienne.
- « Allons mon petit, allons. Reprenez-vous, ce n'est pas bon pour le bébé de vous mettre dans un tel état »
La jeune femme sanglota encore violemment. Elle essayait de se calmer mais elle avait beaucoup de mal.
- « Lily, vous n'êtes pas seule. Vous avez James, vous avez des amis, ils sont tous avec vous dans cette épreuve. Vous êtes tous ensemble pour protéger Harry. Nous y arriverons, nous les sauverons tous les deux. Tant que nous sommes ensemble et que nous sommes forts, nous nous en sortirons »
Lily sécha alors ses larmes et lui fit un sourire. Augusta avait raison, elle devait être forte. Elle avait James auprès d'elle et ensemble ils avaient vécu tellement de choses ensembles, surmonter des épreuves, et ils s'en étaient toujours sortit. Il en serait de même cette fois.
- « J'aime mieux vous voir sourire » déclara Augusta en caressant une des joues humides de la jeune femme. « Reprenez une tasse de thé et vous vous sentirez mieux »
- « Merci » souffla Lily « Excusez moi de mettre laissez aller »
- « Je vous en prie. Il est tout à fait normal que tout cela vous pèse et vous êtes beaucoup plus sensible à cause de votre état » lui assura la vieille femme en lui tendant à nouveau une tasse de thé.
Lily en but une longue gorgée en silence et elle se sentit tout de suite beaucoup mieux.
- « Avez-vous eu des nouvelles du professeur Dumbledore ces derniers temps ? » demanda alors Augusta en se rasseyant
- « Non, cela fait un bon moment que je ne l'ai pas vu » répondit Lily.
Les réunions de l'Ordre se faisaient rares ces derniers temps, mais de toutes façons James lui avait vivement demandé de ne plus assister à ces réunions. Ayant entamé son dernier trimestre de grossesse, il ne voulait plus qu'elle prenne le moindre risque et qu'elle se fatigue inutilement.
- « Peut-être que discuter avec lui vous aiderait à vous sentir un peu mieux » suggéra son hôtesse « Moi-même, je suis souvent aller le voir pour discuter avec lui. Dumbledore est un homme charmant et très à l'écoute »
- « Je sais » se contenta de répondre Lily.
Elle reposa sa tasse et essuya une dernière fois ces yeux encore embués. Elle prit une grande inspiration et se mit à sourire. Lily aperçut alors Augusta s'approcher d'un grand buffet en bois duquel elle ouvrit un tiroir. Elle y fouilla un moment et en ressortit un petit sachet. Elle se retourna et s'approcha de la jeune femme en souriant.
- « Ceci est une préparation de plante. Infusée, elle donne une excellente potion calmante. Et rassurez vous, c'est totalement inoffensif pour votre bébé et cela vous permettra de vous détendre un peu. Prenez en un peu avant de vous couchez et vous verrez que demain, après une bonne nuit de sommeil, vous vous sentirez mieux »
Elle lui tendit alors le paquet.
- « Augusta, c'est très gentil mais… »
- « Il n'y a pas de mais Lily. Vous en avez besoin, et je vous l'offre de bon cœur »
- « Merci infiniment » répondit Lily en souriant et en prenant le paquet dans ses mains.
- « Je vous en prie »
Les deux femmes échangèrent alors un regard entendu et se sourirent.
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- « C'est un toujours honneur pour moi Maître de vous accueillir en ma demeure »
En prononçant ces mots, Lucius Malfoy s'inclina le plus bas qu'il put. Sans lui accorder un regard, le Seigneur des Ténèbres passa devant lui et pénétra dans son immense salon. Il prit place dans le fauteuil le plus large et le plus grands, faisant ainsi face au reste de la pièce. Lucius lui proposa un verre d'absinthe qu'il refusait d'un signe de la main.
- « Que fait McNair ? » demanda-t-il d'un ton sec et tranchant
- « Il ne devrait plus tarder Maître » lui assura Lucius en s'inclinant de nouveau.
Il soupira. A cet instant des bruits de pas se firent entendre.
- « Papa ! »
Le Seigneur des Ténèbres tourna la tête vers le responsable de ce cri inopportun. Un enfant, un garçon, les cheveux aussi blonds que son géniteur avait fait interruption dans la pièce. Il fixait Lucius en souriant. Ce spectacle était écoeurant. Cet enfant semblait admirer son géniteur. Cela troubla le Seigneur des Ténèbres. Il n'avait jamais lu dans le regard d'aucun de ses mangemort, une admiration et une confiance sans borne telle qu'il pouvait en lire dans les yeux de cet enfant. Il savait que jamais il n'inspirait un tel engouement, il n'inspirait que la crainte. Il fixa un moment l'enfant qui sembla alors prendre conscience de sa présence. Il devait avoir à peine deux ans et une crainte naquit sur son visage. Le Seigneur des Ténèbres préférait cela. Il était agacé par l'innocence de cet enfant. Il ignorait encore qu'on ne peut compter que sur soi même, que l'on est toujours soit un bourreau soit une victime. Que même son père qu'il avait l'air de tant aimé n'étais rien d'autre qu'un mangemort assassin. Cette pensée le fit sourire, ce qui effraya encore un peu plus l'enfant.
- « Papa » gémit l'enfant en jetant un regard désespéré à son père.
Le Seigneur des Ténèbres se tourna alors vers Lucius Malfoy qui interrompit visiblement son mouvement pour rejoindre son fils. Il se redressa vivement et fixa son fils.
- « Je suis occupé Drago » répondit-il d'un ton sec à son fils
Lord Voldemort jeta un rapide coup d'œil à l'enfant qui paraissait stupéfait. Il n'avait visiblement pas l'habitude que son père lui parle aussi sèchement. Le Seigneur des Ténèbres laissa échapper un grognement méprisant en se remettant à fixer droit devant lui.
- « NARCISSA ! » hurla alors Lucius, visiblement vexé par sa réaction.
Quelques secondes plus tard, une jeune femme entra dans la pièce. Lord Voldemort dut admettre qu'elle était très belle. En le voyant, elle s'inclinant très bas en baissant les yeux vers le sol. Plus encore que sa beauté, ce fut cet acte de soumission qui inspira un certain désir au Seigneur des Ténèbres.
- « C'est un honneur Maître » murmura-t-elle d'une toute petite voix.
Lord Voldemort se tourna vers Lucius.
- « Emmène Drago,il n'a rien à faire là ! » lança ce dernier à sa femme avec un haussement de sourcil pour lui faire comprendre l'impériosité de sa demande.
La jeune femme prit alors la main de son fils et l'entraîna hors de la pièce. Il y eut un moment de silence puis McNair fut annoncé par un elfe de maison et entra dans la pièce quelques instants plus tard.
- « Excusez mon retard Maître, j'ai été retardé au Ministère » annonça McNair en s'inclinant le plus bas qu'il put.
- « Quelles sont les nouvelles de ce vieil imbécile ? » siffla le Seigneur des Ténèbres.
- « Peu de choses Maître, il pense encore qu'il pourra vous vaincre » répondit-il avec un sourire ironique.
Le Seigneur des Ténèbres se surprit à sourire.
- « Installez vous ! » ordonna-t-il à ses deux mangemorts qui lui obéirent sur le temps.
Il les observa un moment en silence.
- « Je dois vous parlez de quelque chose qui m'intrigue » commença-t-il alors de sa voix sifflante.
Les deux mangemorts étaient suspendus à ces lèvres. Il en éprouva une certaine satisfaction, il aimait plus que tout être le centre de toutes les attentions.
- « Voilà quelque jour, j'ai reçut un message étrange. Un morceau de parchemin vierge sur lequel les inscriptions B C J étaient inscrites » lança-t-il en s'installant plus confortablement dans son fauteuil.
- « B C J ? » reprit Lucius d'un air sceptique.
- « Exactement. Peu de gens savent comment me joindre directement. Je n'accorde cette faveur qu'à des gens de confiance. »
Le Seigneur des Ténèbres vit Lucius et McNair se raidir. Il ne leur avait jamais donné le moyen de le contacter. Il les trouvait trop impulsifs et trop avides de pouvoir pour leur faire pleinement confiance, et les deux hommes le savaient.
- « Vous insinuez alors que ce message provient d'un mangemort ? » demanda Lucius avec prudence
- « Je le crois en effet, et après réflexion, il ne peut pas s'agir de n'importe quel mangemort… Il devrait s'agir de Croupton »
- « Croupton ! » s'écrièrent en coeur les deux mangemorts stupéfaits.
- « Mais, Croupton n'est-il pas mort à Azkaban il y a quelques semaines de cela, Maître ? » demanda prudemment McNair.
- « C'est l'information qui m'était effectivement parvenu mais il semblerait qu'il ait trouvé un moyen de déjouer la surveillance des Détraqueurs »
- « Dans ce cas, Maître, pourquoi ne nous a-t-il pas encore rejoint, pourquoi se contente-t-il de ce message laconique ? » continua Lucius avec curiosité.
- « C'est bien ce que je vous demande de découvrir » déclara le Seigneur des Ténèbres.
L'étonnement qu'il lu dans les yeux de ses mangemorts le ravi au plus au point. Ils n'osaient pas poser ouvertement les questions qui leur brûlaient les lèvres. Ils avaient l'habitude d'obéir sans avoir d'explication, pourtant cette fois, il leur accorda la faveur de comprendre la raison de cette mission.
- « Je pense que Croupton ne PEUT pas nous rallier. Je veux savoir pourquoi ! Malfoy, tu te chargeras de mener une très discrète enquête au Ministère, je ne veux AUCUN soupçons ! McNair, espionne la maison de son père et tous lieux où il pourrait être retenu. Je veux que vous découvriez si oui ou non, Croupton est retenu prisonnier, et le cas échéant, faites le libérer » déclara-t-il
Il aperçut ses deux fidèles échanger un regard surpris.
- « Mais Maître… » commença Lucius
- « Il suffit Malfoy ! Il me semble que je vous ais déjà largement exposé les raisons de ce que je vous demande ! » trancha-t-il d'un ton sec.
Lucius baissa immédiatement les yeux vers le sol dans un geste de soumission.
- « Il en sera fait selon vos ordre Maître » lui alors assura Lucius d'une voix soumise
- « J'aime te l'entendre dire. Cette affaire ne doit souffrir aucun délai. Démarrez-la sur le champ ! » ordonna le Seigneur des Ténèbres en se levant.
Ses deux mangemorts se levèrent alors à leur tour.
- « Faites vite et tenez moi au courant » siffla Lord Voldemort.
Les deux hommes s'inclinèrent alors tant qu'ils purent devant lui avec déférence et le Seigneur des Ténèbres transplana.
