Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !

Note : Je suis désolée de ne pas avoir publier plus tôt mais je suis en plein déménagement et j'ai des tonnes de soucis en ce moment… Je n'ai pas non plus le temps de répondre aux reviews, j'espère que vous ne m'en voudrez pas trop… Dès que ma vie sera plus calme, tout sera plus simple et mieux organisé, je vous le promets !

En tout cas, merci à vous tous et à vous toutes pour vos reviews qui me font chaud au cœur et surtout :

Bonne lecture à vous tous… Aylala

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Ce qui aurait pu se passer

Chapitre quarante six : Retrouvailles mécaniques

« Il faut les voir foncer libres comme l'air
Heureux comme des goélands, ils ont l'air épanoui
Un casque sur la tête et à leurs mains des gants
Ils font tout sur leur moto mais la seule chose qu'ils ne pourront pas
C'est dormir en roulant sinon le drap s'envolera
Tu comprends… »

Sanseverino (Les embouteillages)

Le professeur Dumbledore attendit que la gargouille qui gardait son bureau ait entièrement terminée sa rotation avant de s'avancer dans le couloir assombrit par la tombée du jour. Poudlard raisonnait à nouveau des cris et des rires de ses étudiants. Le mois de septembre était toujours une période agréable au Collège. Les anciens étaient content de se revoir, les nouveaux découvraient chaque jour avec ébahissement chaque nouvel élément magique du château qui allait bientôt devenir pour eux très banale. Les élèves prenaient ou reprenaient leur base, les professeurs s'efforçaient de leur faire reprendre un bon rythme de travail.

Le directeur croisa deux jeunes élèves dans les couloirs, des pouffsouffles. Ses derniers prirent peur en le voyant et s'enfuirent en courant sans doute pour éviter de se faire gronder. Mais à sa connaissance, ils n'avaient rien fait de mal, le couvre feu n'était pas encore tomber. Il se mit à sourire.

D'un pas décidé, il prit le couloir perpendiculaire et avançant dans une aile du château que les élèves visitaient souvent. Sombre, lugubre et peu accueillant, le couloir sinueux n'inspirait pas un désir de découverte. S'éclairant de sa baguette, le professeur Dumbledore continua un moment son chemin jusqu'à une lourde tenture représentant une bataille de gobelin particulièrement sanglante. Après avoir jeter un regard appuyé tout autour de lui pour s'assurer qu'il n'était pas suivi, éteignit sa baguette et se glissa sous la tenture. Il frappa rapidement quelques coups secs à la porte qu'elle dissimulait. Quelques instants plus tard, Barty Croupton vint lui ouvrir.

- « Bonsoir professeur » souffla-t-il en s'écartant pour le laisser passer.

- « Bonsoir Barty. Comment allez vous ? »

- « Comme un homme peut aller quand il est cloîtré et solitaire » marmonna Barty en se laissant tomber dans un fauteuil de l'appartement dans lequel il se trouvait.

- « Il existe des prisons plus pénible que Poudlard » se contenta de répondre le professeur en prenant place face à lui.

Il en profita pour observer attentivement son interlocuteur. Pâle, les traits tirés et de lourdes cernes soulignant ses yeux rougis par la fatigue et l'angoisse, Barty Croupton n'avait plus rien avoir avec celui qu'il était, quelques mois auparavant. L'homme dépérissait. Il supportait mal l'enfermement forcé qu'il devait subir pour rester en vie. Le lendemain de l'évasion de son fils, sa demeure avait été ravagée par un mystérieux incendie dont personne n'avait été capable de déterminé la cause. Barty était donc contraint à ne plus se montrer et travaillait par correspondance avec ses collègues du Ministère, s'il voulait rester en vie. La solitude lui pesait aussi énormément dans son petit appartement que le professeur Dumbledore avait mit à sa disposition. En effet, il avait donné un vêtement à Winky en punition de la négligence dont elle avait fait preuve et qui avait conduit à l'évasion de son mangemort de fils. Dévastée par la nouvelle, l'elfe avait sombré dans une grave dépression. Elle était tellement attachée à son maître que la disgrâce dans laquelle elle était tombée lui paraissait insurmontable. Le professeur Dumbledore lui avait alors offert un poste à Poudlard que la jeune elfe avait acceptée. Ainsi, sans que son ancien maître n'en sache rien, elle venait toutes les nuits s'occuper du nouvel appartement de son ancien maître. Suprême réconfort pour la jeune elfe qui pouvait ainsi continuer à veiller sur son maître, comme elle l'avait toujours fait depuis sa naissance.

- « Alors ? » demanda alors Croupton, tirant le vieux professeur de ses pensées.

- « Nous n'avons toujours aucune nouvelle. Alastor fait de son mieux pour retrouver sa trace, mais il a beaucoup

de mal. Ses indicateurs se montrent moins coopératif que par le passé mais il garde bon espoir de le retrouver » répondit Dumbledore.

Croupton soupira de lassitude.

- « Personne d'autre n'est au courant ? » demanda-t-il alors, une pointe d'inquiétude dans la voix.

- « Toujours pas. Nous essayons d'être le plus discret possible » répondit le professeur Dumbledore.

- « Albus, je vous en prie, laissez moi sortir un peu de cet appartement ! Cela me rend fou ! Je tourne en rond, je ne vois personne d'autre que vous je… »

- « Excusez moi Barty, je suis navré mais je ne peux pas vous autoriser à sortir de cet appartement »

- « Mais pourquoi ? Je ne risque rien dans l'enceinte de Poudlard ! »

- « Non, en effet. Mais vous vous cachez Barty, et il serait malvenu de vous promenez dans les couloirs et prendre le risque qu'un de mes élèves vous reconnaisse et ne dévoile votre présence ici. Tout d'abord parce que j'aurais du mal à expliquer au Conseil d'Administration votre présence et ensuite, parce que je ne tiens pas à ce qu'une escouade de mangemort se mette en tête d'attaquer mon école dans le seul but de vous tuer »

Le vieux professeur jeta alors un regard pénétrant à son interlocuteur qui ne put s'empêcher de frémir en imaginant la scène.

- « Je comprend parfaitement que vous supportiez mal cet enfermement Barty » murmura le vieux professeur d'une voix calme « Mais votre sécurité est notre priorité. Dès que Alastor aura repéré votre fils, nous mettrons tous les moyens mis en œuvre pour l'enlever et nous nous débrouillerons pour le renvoyer à Azkaban, mais d'ici là, personne ne doit savoir que vous vous cachez ici »

- « Je le sais Albus, je le sais » marmonna Croupton d'une voix lasse.

Albus Dumbledore leva alors les yeux vers la petite pendule posée sur une commode. Il commençait à se faire tard, et il avait encore beaucoup de chose à faire. Il entreprit alors de se lever de son siège.

- « Et bien Barty, bonne fin de soirée » déclara-t-il

- « Vous ne restez pas ? »

- « Pas ce soir, j'ai d'autres projets. Mais demain nous reprendrons notre partie d'échec là où nous l'avons laissé hier si cela vous convient »

- « Très bien » bougonna Barty en se levant à son tour. « Bonne soirée »

Il le raccompagna jusqu'à la sortie de l'appartement. Le professeur Dumbledore se glissa à nouveau derrière la lourde tenture et traversa le long et sinueux couloir. Il traversa ensuite le château pour se rendre dans le parc. Une fois franchie les barrières de l'école, il transplana sans plus de cérémonie jusqu'au quartier général de l'Ordre du Phoenix.

Les fenêtres laissaient passé la lumière vive des ampoules de la vieille chaumière, signe que certains des membres étaient déjà arrivés. Il poussa la porte d'entrée et salua l'assemblée. Il fut à peine surpris de voir en bout de table Remus, James et Sirius. Il se dirigea vers eux en souriant.

- « Déjà de retour parmi nous ? » demanda-t-il en souriant

- « Oui, mais on a eu du mal à convaincre nos petites femmes ! » répondit James en souriant

- « Mais puisque ce n'est que pour une réunion, elle ont bien voulu » continua Sirius

- « A condition que… » lança Remus d'un air amusé

Le professeur regarda les deux jeunes papas en souriant d'un air amusé. Qu'avait bien donc pu leur faire promettre leurs compagnes pour les autoriser à revenir aux réunions.

- « A condition qu'on ne fasse aucune mission pour le moment ! » grogna James d'un air agacé.

- « Elles m'ont fait promettre de m'assurer que vous respectiez ce point les gars ! » rétorqua Remus un sourire amusé au lèvres. « Je ne fais que leur obéir ! »

Le professeur Dumbledore se mit alors à sourire.

- « Comment vont-elles ? Comment vont les enfants ? » demanda-t-il

- « Très bien » assura Sirius en souriant

- « Et je suis ravi que Lily allaite et que cela l'empêche de participer aux réunions et aux missions ! J'espère que ça durera le plus longtemps possible »

- « Moi aussi ! » déclara Sirius d'un air entendu.

Le professeur Dumbledore acquiesça. Il comprenait parfaitement que les deux jeunes hommes cherchent le plus possible à protéger leurs petites familles.

- « Sirius » lança-t-il alors, se souvenant de quelque chose « Tu viendras me voir à la fin de la réunion, j'ai quelque chose à te dire, toi aussi James. Bien sur Remus, tu pourras être des nôtres ».

Les trois garçons acquiescèrent, visiblement curieux. Mais ils n'eurent pas le temps de poser la moindre question car la porte de la chaumière s'ouvrit alors, laissant entrer Severus Rogue dans le quartier général. Leurs visages se crispèrent alors. Le professeur Dumbledore, fit mine de ne pas s'en rendre compte, se redressa et se dirigea vers le nouveau venu.

- « Je voudrais te parler Severus » déclara-t-il alors, prenant le parti d'ignorer le regard assassin que le jeune homme lançait aux trois Gryffondors.

- « Je vous écoute » déclara-t-il alors

- « Montons à l'étage, nous y serons plus tranquille » déclara simplement Dumbledore en montant la première marche.

Il sentit Severus le suivre docilement et le conduisit jusqu'à une des chambres du premier étage. Il referma soigneusement la porte et se retourna vers son ancien élève.

- « Je voulais savoir si tu avais entendu quelque chose de spécial chez les mangemorts ces derniers temps » lança-t-il d'une voix calme.

- « Comme à chaque fois que vous me posez cette question, professeur, je vous réponds que je ne peux pas me renseigner efficacement si vous ne me dites pas exactement de quoi il retourne » murmura calmement Severus.

Le professeur Dumbledore l'observa un moment d'un air grave. Il avait promis à Barty que personne d'autre que Maugrey Fol Œil et lui ne seraient au courant de la situation. Il ne pouvait pas parler à Severus de l'évasion de Croupton Jr.

- « Je ne peux pas t'en dire plus que ce que je t'ai déjà dit » répondit-il simplement

- « Mais enfin ! Avouez que me demander si je ne trouve rien de particulier chez les partisans du Seigneur des

Ténèbres est une demande assez vague ! » lança Severus d'un ton un peu sec.

- « Je sais, mais je ne peux pas en dire d'avantage. »

Le Serpentard lui jeta un regard agacé et soupira.

- « Je n'ai rien vu de particulier » répondit-il alors

- « Très bien. Continue tout de même à être très attentif à tout ce que tu pourras entendre autour de toi » murmura le vieux professeur.

Puis, sans attendre la réponse de son ancien élève, il lui tourna le dos et se dirigea vers la porte.

- « Allons-y maintenant, une réunion nous attend ». lança-t-il d'un air grave.

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Océane se réveilla tout doucement ce matin là. Bien blottie contre son oreiller, elle cala un peu mieux avec délice sa tête contre le tissu moelleux. Elle savoura cet instant tranquille. Elle avait rarement eu l'occasion de pouvoir paresser un peu au lit ses derniers temps. Au bout de quelques secondes, elle décida se blottir contre une toute autre sorte d'oreiller, tout aussi confortable : le torse de son amoureux. Paresseusement, elle poussa son oreiller hors du lit et entreprit de se retourner vers Sirius. C'est alors qu'elle constata avec surprise qu'il n'était pas dans là. Tout d'abord étonné, elle se demanda quelle heure il pouvait bien être. Avait-elle dormit peu de temps mais tellement fort que cela lui avait parut une nuit entière et que le jeune homme n'était toujours pas revenu de la réunion de l'Ordre du Phoenix ? Elle se redressa un peu et se tourna vers le réveil. Il était tout juste 06h00 du matin. Elle se sentit alors extrêmement inquiète. Son cœur se mit à battre à une vitesse impressionnante. Où était-il ? Pourquoi n'était-il pas rentré ? Il avait forcément dû lui arriver quelque chose ! Un accident, ou une attaque. Son cœur battait de plus en plus fort, elle ne se sentait pas bien. Elle s'installa alors sur le rebord de son lit et fixa la pénombre dans l'espoir de trouver un peu de réconfort quand soudain elle les vit. Là, jetés en boule sur la chaise sous la fenêtre magique, trônaient les vêtements que Sirius portait la veille en partant à la réunion de l'Ordre. Surprise, elle se leva et avança vers eux. Elle les prit dans ses mains, interloquée. Pas d'erreur possible, c'étaient bien les siens. Elle n'eut pas le temps de se poser plus de questions que Lalyh se mit à hurler dans la pièce voisine. Océane lâcha les vêtements qu'elle tenait à la main et se dirigea sans plus attendre dans la chambre de sa fille.

- « Coucou ma belle » murmura-t-elle en se penchant au dessus du berceau. « Ne pleure pas chérie, Maman est là »

Elle la prit alors délicatement dans ses bras et alla s'installer dans le confortable fauteuil près de la fenêtre. Elle se déshabilla la poitrine et offrit à sa petite affamée un sein qu'elle attrapa sans demander son reste. Océane observa sa fille en souriant, et lui caressa un moment le bras en souriant. Puis ses pensées se tournèrent à nouveau vers Sirius. Il était rentré de la réunion, elle en était sure désormais. Et maintenant qu'elle y réfléchissait bien, elle se trouvait idiote de s'être emballée ainsi pour rien. Si elle avait réfléchit un peu plus avant de paniquer, elle se serait rendu souvenu que le jeune homme l'avait réveillé en se glissant entre les draps et qu'il avait violemment pester des paroles incompréhensible quand Lalyh avait réclamé son repas alors qu'il venait de s'endormir. Mais cela ne résolvait pas le mystère… Où était-il ?

On était dimanche, il s'était couché tard à cause de la réunion… Cela ne ressemblait pas à Sirius d'être debout aux aurores dans ses conditions. Il y avait quelque chose d'anormal.

Lalyh termina sa tétée, Océane la prit tout contre elle doucement et entreprit de se rendre en bas. Elle se dirigea dans la cuisine. Il n'y avait toujours aucune trace de Sirius et plus troublant encore, rien ne montrait qu'il ait déjeuné. Hors s'il y avait bien une chose à laquelle Sirius ne pouvait pas survivre, c'était bien le saut d'un petit déjeuner. La jeune femme fit apparaître le couffin de sa fille et y déposa délicatement le bébé. Puis elle appela Kana et l'elfe apparut aussitôt devant elle.

- « Madame veut me demander quelque chose ? » demanda la jeune elfe en se penchant vers le sol.

- « Où est Sirius ? » demanda Océane

- « Kana va chercher le Maître » déclara l'elfe en disparaissant dans un petit pop.

Océane prit alors place à la table de la cuisine et attendit. Au bout de quelques instants, la porte d'entrée s'ouvrit et Sirius apparut.

- « Bonjour ma belle, tu as bien dormi ? » demanda-t-il en s'approchant d'elle pour l'embrasser

- « Oui. Où tu étais ? »

- « Dehors » répondit simplement le jeune homme en se penchant au dessus du berceau de sa fille « Bonjour ma petite fée ! »

- « Mais qu'est-ce que tu fais dehors à cette heure là ? » demanda la jeune femme

- « Je m'occupe » répondit-il

Visiblement, il n'avait pas très envie de s'étendre sur le sujet, mais Océane sentait qu'il lui cachait quelque chose et elle était bien décidé à le lui faire avouer. Elle le regarda d'un air sévère.

- « Tu t'occupes ? »

- « Oui, je fais deux trois trucs… »

- « Sirius ! Dis moi ce que tu… »

Mais la jeune femme fut coupée par l'arrivée dans la cuisine de James.

- « Salut tout le monde ! » lança-t-il joyeusement « Bonjour mademoiselle Black ! » ajouta-t-il doucement en prenant le poing de la petite fille dans sa main.

- « James ? Par Merlin, mais qu'est ce que tu fais ici de si bonne heure ? » demanda Océane interloquée.

- « Et bien je suis venu pour… euh… »

James se tourna alors vers Sirius d'un air gêné.

- « Tu ne lui as pas encore dit ? » souffla-t-il

- « Non, pas encore » répondit Sirius un peu embarrassé.

- « Me dire quoi ? » demanda Océane.

- « Pas grand-chose, enfin, rien de bien important » commença le jeune homme

- « Je crois que je vais vous laissez un peu » murmura alors James en tentant de sortir de la cuisine mais Océane le retint par le bras.

- « Ah non ! Tu es dans le coup, tu restes là toi aussi et un de vous deux va me faire le plaisir de m'expliquer ce que vous trafiquer si tôt un dimanche matin ! » lança-t-elle

Les deux garçons soupirèrent, et, résigné, Sirius prit la parole.

- « C'est tout simple. En fait, hier, après la réunion, le professeur Dumbledore a demander à nous parler à James et moi » commença Sirius

- « Il voulait nous restituer des trucs » continua James « Il m'a redonné ma cape d'invisibilité, il m'a dit qu'elle sera plus utile en ma possession que au Quartier Général »

Sirius regarda un moment son ami et les deux garçons se mirent alors à sourire largement. Un doute affreux envahi alors Océane.

- « Oh non ! Ne me dis pas que… » souffla-t-elle

- « Et si ! » s'exclama joyeusement Sirius « J'ai récupéré ma moto ! »

La jeune femme soupira violemment.

- « Par Merlin ! Je l'avais oublié cette maudite moto volante ! » grogna-t-elle

- « Comment peut-on oublié une splendeur pareille ! » lança alors Sirius en souriant à James qui paraissait tout aussi ravi que lui.

- « Tu l'as récupéré hier soir ? » demanda Océane à Sirius qui acquiesça d'un signe de tête « Dans ce cas je suppose que tu… enfin que vous êtes rentré avec ! »

- « Oui » répondit simplement James

- « Et je me suis rendu compte qu'elle était un peu essoufflée la pauvre ! Elle traînait dans la vieille cabane de Hargrid depuis trop longtemps ! Il a fallut que je jette quelques sorts au moteur mais maintenant, elle va bien ! »

- « Il n'y a donc que ta maudite moto qui te fasse lever à l'aube un dimanche matin alors que tu n'as pas dormi de la nuit ! » s'emporta alors Océane en le regardant d'un air sévère.

Lalyh se mit alors à remuer dans son petit couffin et la jeune femme la prit dans ses bras pour la calmer un peu. Sirius la regardait d'un air mi-ennuyé, mi-agacé. Il vouait à sa moto volante une admiration que la jeune femme ne comprenait pas.

- « Bon, ben, si on y allait ? On a une ballade à faire ! » proposa alors Sirius, sans doute pour échapper à une dispute qui semblait être imminente.

- « Euh, tu ne crois pas qu'on peut la remettre à plus tard ? » demanda timidement James

- « Non, je veux voir si les sorts que j'ai jeter sont vraiment efficaces » déclara Sirius.

Le jeune homme s'approcha d'Océane pour l'embrasser mais la jeune femme détourna la tête et il se contenta de déposer un baiser sur sa joue. Il caressa la petite joue de sa fille et rejoignit James qui l'attendait dans l'entrée. Océane était énervée. Elle les regarda partir sans un mot. Elle soupira et remonta à l'étage. Elle se dépêcha de s'habiller et de préparer Lalyh. Puis, elle prévint Kana de son départ, sortit de chez elle, traversa le chemin et entra chez Lily. Elle la trouva, assise dans le salon, Harry en pyjama sur ses genoux. Elle lui racontait une histoire tout en jetant de temps en temps de rapides coups d'œil à Syrielle qui dormait dans son couffin.

- « Bajour Tata ! » lança Harry en la voyant

- « Bonjour mon grand » répondit la jeune femme en installant le couffin de sa fille près de celui de Syrielle.

- « Il y a un problème ? » demanda alors Lily qui avait sans doute remarqué son air énervé.

- « Tu sais ce que font les garçons en ce moment ? » demanda-t-elle simplement

- « Oui, James m'a dit qu'ils partaient tous les deux faire une ballade du côté de … » la jeune femme s'arrêta alors et fixa un moment son amie avant de reprendre « Ils font quoi ? »

- « Sirius à récupérer sa stupide moto volante hier soir et ils sont tous les deux partis jouer les motards du ciel ! » répondit Océane en se laissant tomber sur le fauteuil.

- « James ne m'a parlé que de sa cape hier soir, mais je suppose que c'est Dumbledore aussi qui la lui a rendu » soupira Lily

- « Exactement »

Océane fixa un moment son amie qui lui souriait faiblement. Puis Lily haussa les épaules d'un geste fataliste.

- « Tu ne pensais tout de même pas que Sirius ne la récupérerais jamais ? »

- « J'espérais qu'il l'avait oublié ! Par Merlin, il a passé l'âge de faire l'abruti en plein ciel ! Il a une fille maintenant, je pensais qu'il serait plus responsable et qu'il ne chercherait pas tous les moyens possible et imaginable de risquer de se rompre le cou ! »

Elle vit alors Lily pouffer doucement, elle-même esquissa un sourire.

- « Il est impossible ! » continua-t-elle

- « Tu connais Sirius, Océane. » commença Lily « Il fait le jeune chien fou, mais il sait ce qu'il fait »

- « Et toi ça ne t'ennuies pas de savoir que James fait des cabrioles dans le ciel ? » demanda Océane d'un air sceptique.

- « Tu plaisantes j'espère ! Je suis morte de trouille ! » répliqua Lily en soupirant « Mais je sais que quoi que je dise, il le ferait de toute façon. Je ne me fais pas trop d'illusions là-dessus. Quand il a décidé quelque chose, rien ne l'en empêche ! »

- « On est pas gâté avec eux hein ! » s'amusa Océane

- « Non, mais je ne changerais ma place avec personne d'autre ! » déclara Lily en souriant

Océane acquiesça en souriant à son amie.

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- « Mais tu dors ! »

Remus ouvrit les yeux d'un seul coup et se redressa rapidement. Il avait l'impression qu'on venait de l'assommer violemment, il se sentait tout étourdi. Il passa sa main sur sa nuque et bailla. Devant lui, Kathleen, les bras croisés le regardait en souriant. Remus s'installa un peu mieux dans le canapé sur lequel il ne se souvenait pas d'être endormi.

- « Elle s'appelle comment ? » demanda alors la jeune femme en souriant

- « Qui ça ? » demanda Remus, étonné

- « La fille avec qui tu a passé la nuit et qui t'a tellement fatigué que tu t'endors le temps que je m'éloigne un peu de la pièce ! » répondit la jeune femme en venant s'asseoir près de lui.

Remus pouffa et fixa ses grands yeux noirs.

- « Elle s'appelle James et Sirius cette fille ! » répondit-il simplement.

Après tout, il ne mentait que par omission. Il avait bien passé la soirée avec James et Sirius, au Quartier Général de l'Ordre du Phoenix certes, mais il était tout de même avec eux.

- « Vous vous voyez souvent » murmura la jeune femme en se rapprochant un peu plus de lui.

Remus se mit à sourire doucement. Ce n'était pas un reproche, c'était un simple constat de la part de la jeune femme.

- « Ils ne peuvent pas se passer de moi » lui assura le jeune homme avec un fatalisme amusé « Non, sérieusement, depuis qu'on a 11 ans on a toujours vécut ensemble. On partageait le même dortoir, on avait les même cours… Ca nous ferait trop bizarre de ne pas nous voir »

- « Vous avez toujours été tous les trois ensembles depuis vos onze ans ! » s'étonna la jeune femme

- « Oui, enfin non… » répondit Remus « Avant on était quatre »

Il soupira. Il lui était encore très pénible d'évoquer Peter. Il ne lui pardonnait toujours pas pour tout le mal qu'il avait fait et qu'il aurait sans doute continué à faire si on ne l'avait pas arrêté. La jeune femme dut se rendre compte de son trouble.

- « Il s'appelait comment ? » demanda-t-elle d'une voix douce.

- « Peter » souffla-t-il

- « Vous ne vous parlez plus ? »

- « Non »

- « Pourquoi ? »

Remus ferma les yeux. Il sentait la colère remonter en lui, il serra les poings.

- « Ca te ferait peut-être du bien d'en parler un peu, si ça te met dans des états pareils de penser à lui » murmura la jeune femme en se blottissant contre lui.

Remus la fixa un moment d'un air grave. Il ne savait pas s'il se sentait près à parler de Peter. Mais s'il devait le faire, cela serait sans doute beaucoup plus facile avec elle qu'avec James et Sirius. Kathleen soutint son regard un moment d'un air décidé, alors il se lança.

- « Il nous a trahit, James, Sirius et moi. Enfin, il a trahi James et ça s'est répercuté sur nous »

D'un regard, la jeune femme le poussa à continuer.

- « On s'est rencontrer dans le Poudlard Express, quand on avait onze ans. J'avais rencontré Sirius sur le quai de la gare et on avait tous les deux occupés le même compartiment que James. On est vite devenu copains. On a été réparti dans la même maison, on était ravi. On a choisit de prendre le même dortoir et on venait de s'installer quand il est arrivé. Personne ne voulait de lui dans les autres chambres, il n'avait pas réussit à se faire de camarades. On l'a recueillit et on l'a vite intégré à notre petite bande. On était inséparable tous les quatre. On a passé sept années géniales. On a suivit nos évolutions à tous. On était frères. Puis on a quitté Poudlard, James a rapidement emménagé avec Lily, puis ils se sont mariés, ils ont eu Harry. On pensait que tout allait bien, que notre petit groupe avait survécut. Qu'on serait amis à la vie à la mort tous les quatre »

- « Qu'est-ce qui s'est passé ? »

- « Peter a vendu James et Lily au Seigneur des Ténèbres » souffla-t-il

- « QUOI ! »

Remus regarda la jeune femme. Elle avait l'air effrayée et horrifiée.

- « Mais… mais comment peut-on faire une chose aussi monstrueuse ! »

- « Il était devenu un mangemort sans qu'on en sache rien. Comme James avait toujours refusé de se rallié à Tu-Sais-Qui, il était la cible des mangemorts et un soir, Peter les a vendu lui et Lily. Le Seigneur des Ténèbres en personne est allé chez eux pour les tuer. Mais ils se sont défendus et ils ont sauvés leur vie et Harry »

Le jeune homme continuait de fixer Kathleen, elle avait maintenant les mains plaquées sur la bouche et les larmes aux yeux.

- « Tu m'étonnes qu'ils soient très prudent avec la sécurité maintenant » murmura-t-elle

Remus souffla un peu et caressa ses cheveux doucement.

- « Ensuite, une fois que Peter a eu fini de livrer James, il s'est arrangé pour que Sirius soit déclaré coupable »

- « Mais c'est un monstre ! »

- « Mais il a échoué, il a été reconnu coupable et il va finir sa vie à Azkaban »

Kathleen hocha la tête en signe d'acquiescement.

- « On a cru que notre petit groupe s'était définitivement brisé mais en fait, on a réussit à surmonter ça. James et Sirius sont toujours comme mes frères et j'adore Lily, Océane et les enfants. Ils sont vraiment ma famille. Ils ont toujours été là dans les moment difficiles »

Remus grimaça. Quelle andouille il était ! Il avait oublié qu'il parlait à quelqu'un qui ignorait encore qu'il était un loup-garou et lui venait presque de se dévoiler.

- « Tu veux dire, quand tes parents sont morts ? » demanda la jeune femme

- « Oui, oui exactement » répondit Remus en essayant de ne pas avoir l'air trop soulagé qu'elle ait trouvé toute seule une interprétation plausible de sa maladresse. « C'est pour ça que je les vois souvent. »

- « Je vois… » murmura Kathleen « Je ne savais pas qu'il t'était arrivé des choses si horribles. C'était il y a longtemps ? »

- « Il y aura un an à Halloween »

- « C'est pour ça que tu étais méfiant quand on s'est rencontré. Tu étais encore sous le choc » murmura-t-elle

- « Oui, c'est sans doute pour ça » mentit Remus dans un murmure

- « Tu aurais dû en parler à quelqu'un »

- « Tu es la première personne à qui j'en parle. C'est un sujet encore beaucoup trop sensible pour James et Sirius. Il leur a vraiment fait trop de mal et je ne pense pas qu'un jour ils pourront reparler de lui. Ils l'ont rayés de leur mémoire. Après tout, James, Lily et Harry ont faillit mourir par sa faute. Quand à moi, je suis encore trop en colère quand je pense à lui. Il a vraiment gâché quelque chose qui étais bien »

Kathleen se blottit alors un peu plus contre lui. Remus caressa un moment ses longs cheveux bruns. Le fait de lui avoir parler de Peter n'avait pas soulagé la haine qu'il éprouvait encore envers ce traître, mais le fait de savoir que quelqu'un de plus neutre était au courant et savait pas quoi il était passé depuis près d'un an avait quelque chose de réconfortant et de rassurant. Il embrassa le haut de son front.

- « En tout cas, je suis soulagée de voir que ton temps libre que tu ne passes pas avec moi, tu le passes avec James et Sirius » murmura-t-elle

Remus lui fut très reconnaissant de changer ainsi de sujet de conversation, lui évitant ainsi de ressasser trop longtemps ses idées noires.

- « Et pourquoi ? » demanda-t-il d'un air amusé.

- « Parce qu'au moins je sais que tu ne traînes pas dans les bars à draguer des centaines de filles… » murmura-t-elle malicieusement

Remus se mit à rire doucement.

- « Kat, tu as vu le temps qu'il m'a fallut pour être avec toi, tu crois vraiment que je serais capable de draguer une fille dans un bar ? » demanda-t-il, amusé.

Sa remarque fit sourire la jeune femme qui se redressa pour l'embrasser.

- « Tu as raison, tu n'es pas doué pour draguer, je dirais même que tu es nul !» chuchota-t-elle doucement

- « Eh ! »

- « Je ne fais que dire la vérité. Souviens toi bien. C'est moi qui me suis jeté sur toi »

- « C'est vrai et j'en suis ravi, vraiment » répondit Remus en la serrant un peu plus contre lui.

Il ne mentait pas. Cela faisait maintenant cinq mois que la jeune femme partageait sa vie. Ce qui faisait d'elle la jeune femme avec qui, il était resté le plus longtemps. Et cela le réjouissait vraiment beaucoup. Kathleen était vraiment une fille adorable avec qui il s'entendait à merveille. Et le plus fabuleux de tout, c'est qu'elle n'avait toujours pas le moindre soupçon sur sa condition de loup-garou. Elle n'avait pas encore fait le rapprochement entre ses empêchements et les Pleines Lunes. Il fallait dire tout de même que le jeune homme les dissimulait avec un soin maniaque. Il s'arrangeait pour s'absenter régulièrement pour divers motifs et elle le prenait simplement pour un garçon très occupé. Il ne savait pas combien de temps cela allait encore marcher mais il espérait vraiment que cela durerait encore longtemps. Il se sentait chaque jour tomber un peu plus sous son charme et se demandait même s'il n'était pas tout simplement tomber amoureux d'elle.

- « A quoi tu penses Remus ? » souffla alors la jeune femme tout doucement

- « A toi »

Il la vit rougir légèrement.

- « Et tu te disais quoi ? »

- « Que tu étais une fille formidable » répondit le jeune homme en souriant.

- « C'est vrai ? » demanda-t-elle d'une toute petite voix

- « Evidement ! »

La jeune femme lui fit alors son plus beau sourire et Remus sentit son cœur de loup-garou fondre tout doucement.