Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !

Note : Je suis désolée de ne pas avoir publier plus tôt. Je n'ai pas vraiment d'excuses à part que j'ai énormément de boulot cette année… J'espère que vous ne m'en voulez pas trop…

En tout cas, merci à vous tous et à vous toutes pour vos reviews qui me font chaud au cœur et surtout :

Bonne lecture à vous tous… Aylala

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Ce qui aurait pu se passer

Chapitre quarante sept : Concurrence


« Ma meilleure amie
C'est ça la vie (…)
Elle me parlait
Et je l'écoutais
Elle disait qu'il lui plaisait beaucoup
Qu'ils s'aimaient tous deux comme des fous
Elle m'a dit le nom
De sa grande passion
Moi j'avais les larmes aux yeux quand elle parlait
Elle est partie en me disant adieu
Et j'entends encore les mots qu'elle me disait
Mais je ne peux faire pour elle que pleurer »
Dalida (Sa grande passion)

La pièce était plongé dans une sorte de demi pénombre dans laquelle on à peine les visages des personnes présentes. Assis bien droit dans un large fauteuils verts frappés aux emblèmes de Salazard Serpentard, Lord Voldemort observait les cinq personnes agenouillées devant lui. Personne ne parlait. Le silence s'était insinué dans la salle tel un serpent et les avait enveloppé. D'un geste de la main, il invita les cinq hommes à se relever. Ils s'exécutèrent, toujours sans un mot, s'observant les uns les autres. Un des mangemorts en particulier retenait leur attention, Barty Croupton Jr. Tous étaient au courant de son évasion et de son faux décès à Azkaban, mais ils étaient les seuls. Les autres mangemorts ignoraient tout de la réapparition de Croupton. Le Seigneur des Ténèbres voulaient en effet être le plus discret possible, le fils Croupton pourrant peut-être un jour se révéler être un atout de taille dans sa manche.

A cet instant, un elfe frappa timidement à la porte. D'un geste, le Seigneur des Ténèbres autorisa Lucius Malefoy à aller voir ce que voulait la créature. Après tout, il était chez lui. Lucius revint rapidement vers lui et s'inclina un peu.

- « Il est arrivé Maître »

- « Très bien, qu'on le fasse venir ici »

D'un signe de la main Lucius transmis l'ordre à son elfe qui disparut aussitôt. Ils n'eurent pas longtemps à attendre. Rapidement un homme entra dans la pièce. Il était grand et mince, ses cheveux ébènes étaient coupés court et son menton plutôt fuyant portait fièrement un petit bouc qui se terminait par une petite touffe de poil. Il portait une lourde et épaisse cape de fourrure.

- « Bonsoir Maître » lança-t-il d'une voix suave et timbrée en s'inclinant devant le Seigneur des Ténèbres.

- « Bonsoir Karkaroff, nous n'attendions que vous »

- « Je suis navré Maître, mais la route est longue » murmura Igor Karkaroff en reculant de quelques pas.

D'un geste impatient de la main, le Seigneur des Ténèbres lui intima le silence. Puis agrippant ses longs doigts longs et blafards sur les accoudoirs du fauteuil et se redressa.

- « Il est temps » lança-t-il d'une voix sifflante.

Il fit quelques pas, chacun de ses pas raisonnant dans la pièce. Les six hommes relevèrent la tête vers lui, l'air curieux. Le Seigneur des Ténèbres s'approcha de la fenêtre et regarda l'extérieur sombre.

- « J'ai… un grand projet et c'est à vous que j'ai décidé de le confier pour que vous le meniez à bien. »

Il entendit des murmures derrière lui. Des petits cris de surprise étouffés. Il se retourna et tout le monde se tut. Mais l'expression de leur visage parlait pour eux. Ils semblaient fiers et surpris de voir qu'on pouvait leur confier une mission qui visiblement était d'importance.

- « Maître, de quoi s'agit-il ? » demanda McNair d'un air avide.

- « Le moment n'est pas encore venu de vous en parler, mais vous le saurez en temps voulu. Croupton sera responsable de cette mission, et j'espère qu'il saura se montrer digne de ma confiance »

- « Maître, je n'attend depuis mon évasion que le moment de pouvoir vous montrer toute l'étendue de ma loyauté envers vous » répondit Croupton avec véhémence en s'inclinant vers le sol.

- « Nous verrons. Quand à Karkarroff, nous avons besoin de tout ton savoir sur la magie noire. Vous serez confronter un lieu hautement chargé de magie. Les barrières de protection ne seront pas facile à briser »

- « N'ayez crainte Maître, je ferais mon possible » lui assura Karkaroff

- « Je ne me contenterais pas de ton ''possible'' Karkaroff ! Cette mission doit être une réussite ! » intima le Seigneur des Ténèbres en frappant de son poing dans sa paume tendue.

Les six mangemorts acquiescèrent alors.

- « Il est important que vous compreniez également que cette mission doit être faite dans la plus grande discrétion. Je serais disons… agacé de voir mes plans échouer à cause d'un bavardage malencontreux de l'un d'entre vous »

Sa voix était menaçante et Lord Voldemort vit ses fidèles serviteur frissonner.

- « Pas un seul mot sur cette mission, ni à vos famille, ni aux autres mangemorts » siffla-t-il alors d'une voix menaçante.

- « Mais Maître… » tenta McNair

- « SILENCE ! » hurla le Seigneur des Ténèbres « J'ai bien dit, pas UN mot aux autres mangemorts et bien évidemment à aucun des partisans de ce vieux sénile de Dumbledore ! »

Il se tourna une nouvelle fois vers la fenêtre.

- « Quittez cette pièce ! » ordonna-t-il alors « Je vous ferez parvenir vos instructions dans peu de temps par le biais de Croupton. D'ici là, je veux une discrétion absolue ».

Il ne se retourna pas, mais le bruit des capes qui se frôlent, la résonance des pas sur le sol dur et glacial et le bruit d'une porte que l'on referme lui indiquèrent le départ de ses fidèles. Il retourna s'asseoir dans le grand fauteuil vert. Puis sortant sa baguette de sa poche, il tapota son avant-bras gauche en pensant à Severus Rogue. Une douleur lancinante parcourut son poignet, mais cela lui était égal. La souffrance était une chose bien futile à côté du pouvoir et de l'immortalité. Il attendit dans un silence de mort. Il ne pensait pas, ne réfléchissait pas non plus. Il se contentait de scruter la demi pénombre de ses yeux rouges. Quelques coups furent frappés à la porte, il pointa sa baguette vers la poignée et l'ouvrit sans prononcer un seul mot.

- « Vous vouliez me voir, Maître » lança Rogue en s'inclinant bien bas, le bout de sa vieille cape noire frôlant le sol froid.

- « Oui Rogue. Referme la porte »

S'exécutant, le jeune homme referma la porte et vint s'agenouiller devant le Seigneur des Ténèbres.

- « Sais-tu pourquoi je t'ai fait venir ? » siffla-t-il simplement

- « Je n'ai pas cette prétention, Maître » répondit Rogue qui a aucun moment n'avait levé les yeux sur lui.

Le Seigneur des Ténèbres éclata alors d'un ricanement glacial.

- « Non, en effet. Personne n'a la prétention de savoir ce que je pense »

- « Vous êtes le plus grand occlumens de votre époque » assura Rogue

- « Oui, mais ce n'est pas la question »

Il eut un court moment de silence avant que Lord Voldemort ne reprenne.

- « Tu n'as aucune information à me fournir ? » demanda-t-il de sa voix sifflante.

- « Non Maître, il semblerait que les faibles entreprise pour se dresser contre vous s'essoufflent. Je n'ai entendu parler d'aucune action contre vous en cour »

- « Et concernant les Potter ? »

Il le vit se raidir.

- « Je ne sais rien Maître » souffla Rogue visiblement inquiet.

Il craignait son châtiment, ce qui était très légitime.

- « Cela va faire un an Rogue ! UN AN ! Un an que je chercher ce misérable morveux ! Il ne devrait pourtant pas être difficile de mettre la main sur un enfant de deux ans ! »

- « Ne croyez pas cela Maître ! Les Potter sont devenus extrêmement méfiant. Il vous craigne, ils font tous pour protéger leur fils ! »

- « Mais cet enfant ne reste tout de même pas cloîtré chez lui à longueur de journée ! Il ne voit personne ? Il reste chez lui ? »

- « Vous n'êtes pas loin de la vérité Maître. Il semblerait en effet, d'après ce que j'ai pu entendre des conversations de mes collègues, que le couple Potter ne sort plus de chez eux »

- « Et la recherche de leur Gardien du Secret ? »

- « Je m'y emploie Maître »

- « Et bien emploies-y toi mieux ! »

Il commençait à s'énerver. Rogue le sentit et s'inclina encore plus.

- « Je ne peux pas laisser ce morveux me narguer de la sorte ! Je ne peux pas le laisser en vie ! Il a le pouvoir de me vaincre ! Je ne peux pas le laisser grandir et menacer ma puissance ! »

- « Je comprends très bien mon Maître »

- « Je ne peux pas laisser cette larve compromettre tout ce que j'ai battit ! Je veux le fils Potter ! » siffla-t-il haineusement.

- « Je ferais mon possible » répondit Rogue en scrutant le sol.

- « J'espère Rogue, j'espère » lança Lord Voldemort « Tu peux partir »

Rogue se leva et partit sans demander son reste. Le Seigneur des Ténèbres soupira alors. Tout s'annonçait fort bien. Le seul point noir à son tableau restait toujours, comme depuis près d'un an ce stupide enfant qui le narguait de son existence. Mais il lui restait encore du temps avant de pouvoir être réellement dangereux, mais il ne voulait plus rien négliger. Une fois Harry Potter éliminer, rien ne pourrait jamais se dresser en travers de sa route.

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- « Harry Potter ! »

Le petit garçon interrompit sa course folle vers le tourniquet et se retourna. Lily, les deux poings sur les hanches le regardait d'un air sévère.

- « Maman a dit non ! » lança-t-elle « Reviens par ici, tu es trop petit pour jouer à ça ! »

Le petit garçon eut alors une moue boudeuse et se retourna tout de même pour regarder les enfants plus âgés qui s'amusaient sur le tourniquet.

- « Je t'ai demandé de revenir par ici Harry ! » continua Lily sans le quitter des yeux.

Son fils revint alors sur ses pas en boudant, les bras croisés sur sa petite poitrine.

- « Tu peux faire la tête jeune homme, ça m'est égal. Tu es trop petit pour jouer à ça, c'est trop dangereux. Quand tu seras plus grand on verra » continua la maman en le voyant s'asseoir sur le sol sans lui accorder un regard.

- « Moi j'ai grand ! » protesta-t-il alors

- « Je sais que tu es un grand garçon mon chéri, mais tu es encore trop petit pour jouer à ça » continua Lily en s'accroupissant pour ce mettre à sa hauteur « Ce n'est pas pour te punir mon ange, c'est pour que tu ne te fasses pas mal que je ne veux pas »

Harry sembla alors se radoucir un peu, mais n'arrêta pas pour autant de faire la tête.

- « Et voilà ! Il boude » soupira Lily en s'installant sur le banc depuis lequel Océane observait la scène d'un air amusé.

- « Tu exagère un peu. Il est vexé parce que tu l'as empêché de monter sur ce truc de malheur »

- « Je sais, mais de toute façon en ce moment, c'est son nouveau jeu… Il fait des caprices et il boude » répondit Lily en replaçant un peu mieux la peluche de Syrielle qui menaçait de tomber du couffin dans lequel la petite fille était allongée.

- « Ah bon ? »

- « Oui, la plus grosse crise, ça a été l'autre jour. Quand James et Sirius sont revenus de leur ballade en moto. Tu comprends, comme son père en faisait, il a voulut en faire aussi. Mais je refuse qu'il monte dessus ! James est adulte, il fait ce qu'il veut, mais il est hors de question qu'il emmène son fils. James et Sirius ont dut s'y mettre à deux pour le consoler. »

- « Sirius ne s'est pas vanté de ça, tiens ! » lança Océane

- « Ca ne m'étonne pas… »

- « Je te l'avais bien dit que cette maudite moto apporte plus d'ennuis que d'autres choses ! » grogna Océane

- « Ce n'est pas avec des arguments comme ça que tu vas convaincre Sirius de la laisser tomber ! » s'amusa Lily en souriant.

Les deux femmes se regardèrent un moment sans rien dire, Harry toujours assis par terre, en faisant la tête.

- « On est quand même pas venu dans un parc pour rester assis ! » déclara alors Océane en frappant ses cuisses de ses mains « On va faire un tour ? »

- « Pourquoi pas, Harry pourra se dégourdir les jambes. On va se promener mon chéri ? » demanda Lily à Harry qui daigna enfin relever la tête vers elle.

Le petit garçon se mit alors à sourire et se leva.

- « Vi ! » lança-t-il en s'approchant de sa maman.

En échangeant un regard amusé, Lily et Océane firent apparaître des petits sacs kangourous. Elles y installèrent leurs filles et firent disparaître les couffins. Puis Lily se leva, prit la main que lui tendait Harry et s'engagea sur le petit chemin qui faisait le tour du parc. Bien vite, le petit garçon lâcha la main de sa maman pour aller courir tout seul devant elle.

- « Tu vois, il ne boude plus » murmura Océane à l'oreille de la jeune femme

- « Oh, ça ne dure jamais longtemps. Mais j'ai horreur de le voir comme ça. A chaque fois je n'ai qu'une envie, le prendre dans mes bras pour lui faire un gros câlin, mais ce n'est pas un service à lui rendre »

- « Tu as raison. Attention… »

Océane grimaça en voyant Harry trébucher sur une pierre et s'étaler sur le sol. Mais le petit garçon se releva bien vite, frotta ses petites mains l'une contre l'autre et reprit sa course. Lily soupira en souriant. Les deux femmes poursuivirent alors leur chemin en discutant de choses et d'autre. Harry avait l'air de bien s'amuser, il revenait souvent les voir avant de reprendre aussitôt de l'avance en courant de plus belle.

- « Il dormira bien ce soir » murmura Océane

- « J'espère, parce que c'est le but principal de cette sortie ! » répondit Lily en souriant et en caressant du bout des doigts la tête de Syrielle qui dormait tranquillement, blottie contre sa poitrine.

- « Madame Potter ? »

Lily se retourna en entendant son nom. Elle aperçut alors Erik Lovegood qui tenait par la main sa petite Luna, aussi blonde que dans son souvenir et ses yeux toujours bien ronds.

- « Ca alors ! Bonjour Erik ! » lança Lily en attendant qu'il les ait rejoint. « Océane, voici monsieur Erik Lovegood et sa petite Luna. Monsieur Lovegood est un des clients de Jasire. Erik, voici Océane Daquaria, qui est la compagne de Sirius Black »

- « Je suis enchantée » lança Océane en lui serrant la main

- « Moi également. Je n'ai jamais travaillé avec monsieur Black, mais les quelques fois où je l'ai croisé, il m'a donné l'impression d'être très sympathique ».

Lily regardait en souriant la petite Luna qui ne semblait pas du tout intimidé. Bien au contraire, elle les regardait avec attention sans cesser de tenir la main de son papa.

- « Je vois que votre bébé est enfin né » lança Erik en se penchant un peu vers la petite frimousse avant de se redresser « Et je ne savais pas que monsieur Black allait aussi être papa »

- « Que voulez vous, James et Sirius ont toujours tout fait pareil » s'amusa Océane en prenant le poing de sa fille dans sa main.

A cet instant, Harry accourut vers eux. Il s'arrêta rouge et essoufflé.

- « Tu es là toi aussi ! Bonjour jeune homme » lança alors Erik à Harry qui le regarda avec étonnement en s'accrochant à la jambe de sa maman. « Tu vois Luna, tu va pouvoir jouer avec le petit garçon » ajouta-t-il à sa fille.

Mais bizarrement, Luna ne fut pas plus emballée par la nouvelle que Harry. Le petit garçon donnait l'impression d'avoir peur de la petite fille qui le fixait avec attention.

- « Allons mon chéri, va jouer » murmura doucement Lily en poussant gentiment son fils vers Luna.

Harry la lâcha alors et s'approcha de la fillette d'un air curieux. Pendant se temps, Lily, Océane et Erik allèrent s'installer un peu plus loin sur l'herbe.

- « Alors Erik, comment se porte le Chicaneur ? » demanda Lily

- « Très bien, vraiment très bien. Oh, bien sur on ne se l'arrache pas encore, mais je suis satisfait »

- « Vous savez que je lis tous les mois l'exemplaire que vous faîtes parvenir à James » lança Lily en souriant.

La lecture du magasine l'amusait beaucoup. Elle se régalait de toutes les folles hypothèses qu'avançait Erik Lovegood sur toutes sortes de sujet.

- « J'en suis ravi ! » s'exclama Erik tandis que Océane qui lisait aussi le magasine étouffait un début de fou rire. « Justement, je voulais vous demander de m'accorder une interview »

- « Moi ! » s'étonna Lily en se demandant bien sur quel sujet il pourrait bien l'interroger.

- « Oui, vous ! Je vais très prochainement écrire un article sur le scandaleux esclavage des elfes de maison et comme vous et moi semblions avoir la même opinion, je me suis dit que… »

- « Erik, je suis vraiment flattée que vous me proposiez ceci, mais je ne pense pas pouvoir le faire »

- « Mais pourquoi ? » demanda l'homme visiblement dessus

- « Je ne pense pas qu'il serait très judicieux pour votre journal et pour la Jasire que mon nom figure dans l'un de vos articles. Je ne peux pas me permettre se genre de chose, parce que cela engage aussi James »

- « Mais… »

- « Erik, je vous en prie, comprenez moi. Je suis tout à fait scandalisée par l'esclavage des elfes, mais je ne veux rien faire qui puisse causer du tort à mon mari où à son entreprise. Qu'est-ce que tu en penses Océane ? »

- « Je suis tout à fait d'accord avec toi. Sans compter qu'en ce moment, il vaut mieux éviter de se mettre trop en avant …»

Lily comprit immédiatement la remarque de son amie. Il était en effet peu prudent, alors qu'elle cherchait par tous les moyens à protéger Harry, de se mettre en avant dans une histoire de droits des elfes qui ne manquerait certainement pas de déplaire au Seigneur des Ténèbres. La jeune femme observa alors attentivement Erik Lovegood qui avait vraiment l'air très déçu.

- « Mais nous ne faisons rien pour les elfes alors ? » demanda-t-il

- « Je ne dis pas qu'il ne faut rien faire, Erik. Je dis juste que je ne veux pas m'engager publiquement. »

- « Mais vous seriez prête à accorder votre soutien si une action de soutien pour la défense des elfes voyait le jour ? »

Lily jeta un coup d'œil à Océane qui la regardait d'un air amusé. La jeune femme étant née dans une famille de sorciers tout comme James, Sirius et Remus, elle considérait comme allant de soi l'esclavage des elfes. Elle traitait bien son elfe et ne s'inquiétait pas tellement des elfes des autres. Tout comme James, elle pensait que Erik Lovegood rêvait un peu trop. Mais Lily voulait y croire. Elle voulait soutenir cet homme car même s'il y avait peu de chance pour que son appel à un meilleur traitement des elfes soit entendu dans la population sorcière, au moins, il aurait essayé.

- « Pourquoi pas » répondit-elle alors « Nous verrons »

Océane soupira légèrement en jetant à son amie un regard amusé. Erik Lovegood en revanche paraissait ravi.

- « Mamaaaaaaaaaaan ! »

Lily releva la tête et vit Harry arriver en courant vers elle. Derrière lui, Luna avançait doucement en souriant un énorme crapaud gluant dans les mains.

- « A' garde Maman ! » lança le petit garçon en désignant le crapaud de la fillette.

Lily et Océane eurent toutes les deux un frisson de dégoût.

- « J'ai vu mon chéri. Tu y as touché je suppose… » lança-t-elle en apercevant une trace gluante sur la robe de sorcier de son fils.

Elle sortit sa baguette de sa poche et jeta un rapide sort de nettoyage pour faire disparaître la traînée gluante.

- « Ma petite Luna est très curieuse ! Elle adore faire des découvertes ! » lança Erik en observant sa fille avec admiration.

- « C'est très bien tout ça » souffla alors Océane qui regardait avec appréhension la petite fille qui passait près d'elle.

Erik se rendit alors compte que la présence de l'animal n'était pas appréciée par la jeune femme.

- « Va le remettre où tu l'as prit Luna » dit-il à sa fille en lui tapotant la tête.

La fillette hocha la tête d'un air d'incompréhension et tendit le crapaud à son père.

- « Bon d'accord, je m'en charge » déclara-t-il en prenant l'animal dans ses mains « Mais montre moi où il étais ! »

Luna fit alors demi-tour et Erik se leva.

- « Je reviens dans un moment ! » lança-t-il avant de suivre sa fille

- « Il est spécial ce monsieur » murmura Océane à son amie

- « Il a des rêves, c'est plutôt rare de nos jours » se contenta de répondre Lily en souriant doucement.

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Il commençait à faire un peu frais en ce début de soirée. Une petite brise soufflait dans la rue et la jeune femme préféra enfiler son pull rose préféré. Puis elle fit quelques pas sur le Chemin de Traverse avant de transplaner devant l'immeuble où habitait sa meilleure amie. Elle monta les escaliers qui menaient au premier étage du petit immeuble et s'arrêta devant le pas de sa porte. Elle allait frapper quand elle entendit de grands éclats de rire. La jeune femme interrompit son geste. Il était là ! Elle étouffa un grognement. Finalement, elle aurait mieux fait de la prévenir avant d'arriver. Elle ne tenait pas plus que ça à se retrouver face à lui. Elle ne l'avait vu qu'une fois, mais elle avait tout de suite sentit que le courant ne passerait pas entre eux. Bien sur, elle n'avait rien dit à Kathleen, pour ne pas la vexer, mais elle n'en pensait pas moins.

Que faire ? Rentrer à la maison comme si de rien n'était ? Non, elle n'allait tout de même pas se priver de la présence de sa meilleure amie sous prétexte que celle-ci recevait son petit ami ! D'un geste décidé, elle frappa quelques grands coups à la porte.

- « J'arrive ! »

La jeune femme attendit et la porte s'ouvrit bientôt sur sa meilleure amie qui la regarda en souriant.

- « Doly ! Quelle bonne surprise ! » s'exclama-t-elle en la serrant dans ses bras.

- « Bonjour Kat » répondit simplement Dolorès en l'étreignant à son tour.

Par-dessus son épaule, elle l'aperçut. Il n'avait pas l'air non plus emballé de la voir. Comme quoi ce sentiment était réciproque.

- « Ca fait un bout de temps qu'on s'est pas vu ! Tu travailles trop ! » la gronda gentiment Kat en relâchant son étreinte « Tu n'avais jamais le temps pour qu'on se fasse une sortie entre filles ! »

- « Travailler au Ministère demande beaucoup de temps » se contenta de répondre la jeune femme en entrant dans le salon.

- « Bonjour Dolorès »

Il avait prononcé sa phrase d'un ton poli et en souriant, mais la jeune femme ne laissait pas abuser. Il était tout aussi agacé qu'elle de se retrouver dans la même pièce qu'elle.

- « Bonjour Remus. Je suis contente de te revoir » répondit la jeune femme en lui faisant la bise.

- « Ca me fait vraiment plaisir de te voir Doly ! » lança Kathleen en retournant s'asseoir dans le canapé « Qu'est-ce que tu racontes de beau ? »

Dolorès vit alors son amie prendre la main de Remus et l'inciter à s'installer près d'elle sur le canapé. La jeune femme quand à elle prit place dans un des fauteuils.

- « Pas grand-chose, comme d'habitude, la routine quoi ! Et toi ? »

- « Et bien, Henry Scott part pour trois semaines en Grèce avec ses parents et Remus et moi on se demandait comment on allait pouvoir occuper notre temps libre ! » répondit la jeune femme en souriant.

- « Ah… Et finalement, vous avez prévu quoi ? » demanda Dolorès en évitant le plus possible de regarder la main que son amie venait de glisser dans celle du jeune homme.

- « On a encore rien de définitif, mais on partira peut-être quelques jours tous les deux quelques part… » répondit Remus en souriant, tandis que Kathleen rougissait un peu en posant sa tête contre son bras.

Un peu de décence tout de même ! Dolorès ne supportait pas de voir les élans d'affection de son amie pour ce garçon. Alors ils allaient partir en vacances tous les deux ! Comme ça, seuls, quelques jours ! Pour Dolorès cette idée était insupportable. Kathleen était SA meilleure amie, elle n'avait pas besoin de quelqu'un d'autre pour s'amuser et partir en vacances ! Elle sentait la colère et la jalousie la gagner petit à petit.

- « Et sinon ? » demanda-t-elle en essayant le plus possible de ne pas montrer son énervement.

- « Pas grand-chose non plus… En fait, on ne sort pas beaucoup » répondit Kathleen en se redressant pour déposer un baiser sur la joue de Remus qui souriait.

Elle lui trouva l'air stupide. Stupide et inutile, voilà comment était ce garçon à ses yeux. Kat aurait pu trouver mille fois mieux ! Pourquoi avait-il fallut qu'elle s'amourache de cet imbécile ? Elle n'avait pas pu trouver mieux !

A cet instant, on sonna à la porte. Kathleen se leva en s'excusant et se précipita pour aller ouvrir la laissant seule avec Remus.

- « Hum hum » commença-t-elle

Le jeune homme leva les yeux sur elle d'un air poli.

- « Alors comme ça vous allez partir en vacances tous les deux ? »

- « C'est possible, oui » répondit poliment le jeune homme « Mais ce n'est encore qu'un projet »

- « Ca ne va pas être facile de choisir une destination » continua Dolorès en croisant nonchalament les mains contre ses genoux.

- « Pourquoi ? »

- « Oh, elle n'aime pas partir trop loin de sa famille »

- « Ca ne devrait pas poser de problème. On n'est pas obligé de partir très loin. Du moment qu'on trouve un petit coin tranquille où on ne serra que tous les deux… » glissa-t-il tranquillement mais la jeune femme remarqua qu'il avait légèrement insisté sur la fin de la phrase.

Elle le regarda prendre ses aises dans le canapé en souriant d'un satisfait. Elle-même avait un sourire un peu crispé. Il voulait jouer à ce jeu là avec elle ? Elle était prête. On verrait bien lequel des deux enverraient le plus de pics à l'autre.

- « Oui, évidemment. » répondit-elle tranquillement alors que Kathleen revenait dans la pièce.

- « Encore un de ces charlatans qui veulent lire dans les lignes de la main… » grogna-t-elle en s'installant dans le canapé à côté du jeune homme qui continuait de sourire doucement.

Kathleen les regarda tour à tour, le jeune homme et elle, et un large sourire apparut sur son visage.

- « Je suis tellement contente de voir que vous vous entendez bien ! » murmura-t-elle, vraiment ravie.

Remus posa sa main sur son épaule et la jeune femme lui fit un sourire éblouissant.

Par Merlin ! Ce garçon allait donc gagner et lui arracher sa meilleure amie. Il fallait qu'elle réagisse. Dolorès prit alors son sourire le plus détendu et soupira légèrement.

- « Ca me fait vraiment du bien d'être là avec toi… enfin avec vous » minauda-t-elle en souriant

- « Moi aussi ça me fait plaisir ma Doly ! » lui assura Kathleen en souriant

- « Surtout qu'en se moment, je n'ai pas un moment à moi et je sentais que j'avais besoin de me ressourcer et d'être auprès des gens qui me sont chers »

Les yeux de Remus s'assombrirent alors. Dolorès s'en réjouissait intérieurement. Avait-il enfin compris que la guerre était officiellement déclarée ?

- « C'est vrai que je te trouve une petite mine » lança Kathleen en la regardant d'un air un peu inquiet

- « Oui, et tu sais ce qui me ferait du bien ? »

La jeune femme lui fit non de la tête.

- « Une soirée entre filles comme au bon vieux temps, tu sais juste toi et moi » lança-t-elle d'un air enthousiaste avant de s'arrêter « Oh ! Mais je suis bête, vous aviez sûrement prévu quelque chose tous les deux ! » minauda-t-elle

Kathleen eut l'air gênée.

- « C'est çà dire qu'on comptait aller dîner tous les deux »

Même, si elle s'était attendue à cette réponse, Dolorès fit mine très d'être déçue. Kathleen la fixait avec attention, elle espérait être convaincante.

- « Mais… Remus, ça t'ennuierait si Doly venait avec nous ? »

Dolorès jubila intérieurement en voyant le regard noir que le jeune homme lui lança discrètement. Il allait refuser et passer pour un garçon insensible auprès de Kat !

- « Non, bien sur que ça ne me dérange pas » répondit-il pourtant.

Dolorès sursauta. Il ne devait pas répondre ça ! Quel garçon aurait répondu cela !

- « Voilà, c'est arrangé ! Tu passes la soirée avec nous, tu verras, ça te fera du bien ! » lança Kathleen d'un air joyeux en se relevant pour planter un baiser sur la joue de Remus.

Le jeune homme regarda alors Dolorès d'un air triomphant. Mais elle n'avait pas dit son dernier mot. Il allait voir de quel bois Dolorès Ombrage se chauffait. Elle prit alors l'air de quelqu'un qui se sacrifie et s'exclama

- « Non ! C'est vraiment très gentil à vous deux, mais cette soirée est la votre, je ne veux pas la gâcher. Je ne veux pas être celle qui vous empêcherait de passer une bonne soirée »

- « Mais tu ne nous empêcherait pas de passer un bonne soirée ! » lança alors Kathleen

- « Voyons Kat chérie » minauda alors Dolorès « Je sais ce que c'est ! Vous avez envie de passer une soirée en amoureux, je ne veux pas vous imposer ma présence. Je sais être discrète. Vous avez besoin d'un peu d'intimité tous les deux »

Elle se pencha alors et ôta alors la main de Kathleen du bras de Remus pour la prendre dans la sienne.

- « Ce n'est pas grave Kat. Vous allez sortir tous les deux, passer une bonne soirée et bien vous amuser »

- « Mais toi ? » demanda la jeune femme

- « Je resterais chez moi. Je pense que je vais travailler un peu » soupira Dolorès avec une expression de tristesse mesurée.

Elle vit alors sa meilleure amie hésiter et elle ne put que s'en réjouir, elle était sur la bonne voix. En effet, Kathleen se redressa et se tourna vers Remus à qui elle sourit doucement.

- « Remus, est-ce que ça t'ennuierais si j'annulais notre soirée ? » demanda-t-elle d'une toute petite voix.

- « Non, bien sur que non » répondit le jeune homme alors qu'il se raidissait un peu

- « Je suis désolée, mais tu vois, Doly n'est pas très en forme et ça fait longtemps que je ne l'ai pas vue… »

- « Je comprends Kat, je comprends. Tu as raison, passes la soirée avec Dolorès. »

- « Ca ne t'ennuie pas ? »

- « Non, on en aura d'autre des soirées tous les deux »

- « Merci Remus » souffla alors Kathleen avant de l'embrasser rapidement du bout des lèvres.

Puis elle se tourna vers Dolorès en souriant.

- « Tu vois ! On va la faire cette soirée entre fille ! »

- « C'est très gentil, je suis contente! Vraiment ! Merci beaucoup Remus » lança-t-elle simplement au jeune homme en essayant de ne pas avoir l'air trop satisfaite d'elle-même.

- « De rien, c'est normal ! » répondit alors Remus d'un air aimable et enjoué qui contrastait grandement avec le regard assassin qu'il lui lançait.

Mais Kathleen ne s'en rendit pas compte. Alors que la conversation suivait son cours, Dolorès ne pouvait s'empêcher de sourire. Elle avait gagné ! Elle ne laisserait pas ce garçon lui arracher sa meilleure amie. La guerre était désormais entre eux, pour déterminer qui des deux obtiendrait l'affection de la jeune femme, car il était clair qu'aucun des deux ne supporterait l'autre longtemps. Et Dolorès était déterminée à gagner.