Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !

Bonne lecture à vous tous… Aylala

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Ce qui aurait pu se passer

Chapitre quarante huit : Romantica

« Tu es étrange, tu n'en laisse rien paraître
Et nul ne peut te connaître
Tu es étrange, jamais tes yeux ne s'enflamment
Mais j'ai deviner ton âme
Tu es romantica, romantique et Bohème
Tu t'en défend parfois
Mais moi je sais, je sais tout ca
Tu es romantica voilà pourquoi je t'aime
Tes yeux sont malheureux
Quand notre ciel paraît moins bleu »

Dalida

Allongée de côté sur son grand lit, confortablement installée sur une couverture épaisse, Océane surplombait Lalyh qui était allongée près d'elle. La jeune femme lui faisait différentes sortes de grimaces et la petite fille la regardait avec de grands yeux ronds en souriant. La jeune femme se régalait de ses sourires, ils étaient son rayon de soleil. Elle prit sa main dans la sienne et le bébé agrippa son pouce en poussant un petit cri. Océane caressait doucement le petit duvet brun qui recouvrait la tête de la petite fille. Ses grands yeux noirs la fixaient avec attention. Aucun doute possible, Lalyh était la fille de Sirius, Océane trouvait la ressemblance frappante et elle en était ravie. Elle l'avait fait remarquer au jeune papa qui avait immédiatement contesté. Pour lui, Lalyh était le portrait craché de sa mère à la différence près qu'elle avait hérité de ses cheveux et de ses yeux. Tous les deux, après une longue discussion blottis l'un contre l'autre sur le canapé de leur salon à contempler leur fille avec attention, s'était finalement mis d'accord sur le fait que leur fille leur ressemblait à tous les deux.

Lalyh se mit alors à grogner un peu. Océane la souleva un peu et la plaça sur un gros oreiller pour qu'elle soit un peu relevée. Le bébé, le pouce de sa maman toujours dans sa main gigotait les bras en poussant par instant de petits cris. Océane entendit alors la porte s'ouvrir.

- « C'est moi ! » cria Sirius depuis le rez-de-chaussée.

Océane aperçut alors un grand sourire naître sur le visage de sa fille. Dès qu'elle entendait ou voyait son père, Lalyh semblait fascinée. Presque autant que son père était fascinée par elle. Océane se pencha sur elle et embrassa son petit front.

Maintenant que Sirius était rentré de la Jasire, elle savait qu'il allait s'accaparer la petite. Il disait qu'il ne faisait que rattraper le temps qu'il ne pouvait pas passer avec elle. Bien sur, Océane non plus n'était pas délaissée. Sirius était toujours adorable et attentif avec elle, mais il fallait bien reconnaître que tant que Lalyh était réveillée, c'était plutôt à sa fille qu'allaient les faveurs du jeune homme.

- « Tu es contente que Papa soit rentré, hein ma belle ? » murmura la jeune femme au bébé qui avait lâché son pouce.

A peine avait-elle prononcé sa phrase que la porte de la chambre s'ouvrit.

- « Bonjour les plus belles ! » lança Sirius en entrant.

- « Bonjour chéri » murmura Océane en tournant la tête vers lui.

Le jeune homme se pencha vers elle et l'embrassa tendrement. Puis il fit le tour du lit et alla déposer un baiser sur le front de sa fille, et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, il se retrouva également allongé sur le lit. Encadrée par son papa et sa maman, Lalyh gigotait ses petits bras et ses petites jambes en souriant.

- « Tu n'as pas eu trop de mal à partir plus tôt ? » demanda Océane à Sirius qui couvait sa fille du regard

Le jeune homme releva sa tête vers elle.

- « Non, tu t'en doutes bien ! Je n'ai eu aucun mal à convaincre Remus et James. De toute façon, on n'avait pas trop de boulot alors… » répondit le jeune homme en souriant « C'est bon là ? Je ne suis pas rentré trop tard ? »

- « Non, on a rendez-vous que dans une heure. Je vais la préparer et on partira »

- « Je ne comprend toujours pas pourquoi on a besoin de l'emmener là-bas ! Elle n'est pas malade ! »

- « Sirius, on n'emmène pas les enfants chez un pédiatromage uniquement lorsqu'ils sont malades ! Il va juste vérifier qu'elle va bien, il va la peser et la mesurer… rien de bien méchant ! C'est juste une visite de routine.»

- « On peut bien la mesurer nous même ! » grogna Sirius en grattant d'un doigt le dessous du pied de Lalyh.

- « Je sais que tu n'aimes pas beaucoup consulter des docteurs chéri » répondit simplement la jeune femme en souriant et en se redressant.

Elle prit Lalyh dans ses bras et se rendit dans la chambre de sa fille. Elle entendit juste Sirius marmonner des paroles incompréhensibles sans doute sur l'utilité profonde et contestable des pédiatromages. Elle se mit à sourire. Elle allongea sa fille sur la petite table à langer et l'habilla chaudement, l'air de cette mi octobre étant assez frais. Lalyh fut rapidement prête et après quelques grimaces, quelques sourires et quelques baisers, Océane l'installa dans son siège pour bébé qu'elle alla poser dans sa chambre, non loin du lit. Sirius y était encore allongé, sur le dos, les bras croisés derrière sa nuque et fixait le plafond avec un regard un peu absent. La jeune femme le regarda un moment en souriant avant de se retourner face à l'armoire qu'elle ouvrit pour trouver de quoi se changer.

- « Tu ne serais pas un peu fatigué par hasard chéri ? » demanda Océane en changeant de chemisier.

Le jeune homme grogna quelque qui ressemblait vaguement à un ''oui''. La jeune femme se dépêcha alors d'enfiler un léger pull et vint se glisser à ses côtés.

- « Tu n'as qu'à plus dormir la nuit… » souffla-t-elle tout contre son oreille.

Il se tourna alors vers elle et la regarda d'un air malicieux.

- « Mais figure toi que j'ai mieux à faire que de dormir la nuit quand je partage ton lit… »

Océane se mit à sourire et l'embrassa. Sirius glissa ses mains le long de sa taille et la serra tout contre lui.

- « On a rendez vous et Lalyh est dans la chambre Sirius… » murmura la jeune femme alors que Sirius se montrait un peu plus entreprenant.

- « Par Merlin ! J'avais oublié qu'elle était là ! » s'exclama alors le jeune homme en s'éloignant précipitamment d'Océane qui se mit à sourire alors qu'il jetait un coup d'œil inquiet à leur fille.

- « Ne fais pas cette tête là chéri ! Elle ne vas pas être traumatisée parce qu'elle a vu ses parents s'embrasser. On s'aime après tout… »

Sirius se mit à lui sourire, déposa un baiser plus chaste sur les lèvres de la jeune femme avant de se lever. Océane l'imita. Sirius s'étira un moment puis, la jeune femme le vit s'approcher du siège de Lalyh, près duquel il s'accroupit.

- « Tu es sure que tu l'as assez couverte ? Tu es sure qu'elle ne va pas avoir froid ? » demanda le jeune homme en posant délicatement le bout de ses doigts sur la joue de sa fille « Je préfère la prendre dans mes bras quand même, je pourrais la réchauffer au cas où…»

Océane regarda en souriant son amoureux sortir leur fille de son siège et la caler confortablement dans ses bras. Le bébé, les yeux grands ouverts regardait son papa en agitant ses petites mains potelées. Le jeune papa la regardait avec tendresse.

- « Tu fais les questions et les réponses Sirius… » s'amusa-t-elle en faisant disparaître le siège d'un coup de baguette.

Le jeune homme la regarda en souriant et s'avança un peu vers elle. Océane sortit alors sa baguette de sa poche et la pointa sur le bébé. Elle lui appliqua un sort de protection contre la cendre.

- « Allons-y » déclara-t-elle alors en quittant la chambre.

La petite famille se rendit alors jusque devant la cheminée. Sirius passa le premier, Lalyh solidement tenu contre lui. Océane attendit encore quelques secondes après qu'ils aient disparut pour leur laisser bien le temps de dégager l'âtre. Puis, prenant dans sa main une grosse poignée de Poudre de Cheminette, elle articula bien clairement l'adresse du pédiatromage. Lorsqu'elle arriva chez le praticien, elle se frotta les yeux pour en dégager la cendre et sentit la main de Sirius se poser sur son bras.

- « Ca va ? » demanda-t-il doucement

- « Oui, oui. Mais c'est désagréable ! » répondit la jeune femme en souriant doucement alors qu'il enlevait un peu la poussière qui se trouvait dans ses cheveux.

Ils allèrent alors s'installer sur les sièges de la salle d'attente. Lalyh gazouillait gentiment en essayant de ses petites mains d'attraper le menton de son papa qui faisait exprès de s'éloigner quand elle faisait mine d'atteindre son but. Océane les regarda en souriant et glissa sa main dans celle du jeune homme. La porte du cabinet de pédiatromagie s'ouvrit alors et un vieil homme aux cheveux gris et très fins un peu ébouriffés sur son crâne constellé de tache sombre apparut.

- « Lalyh Black ? » demanda-t-il alors.

Océane et Sirius se levèrent d'un même geste et se dirigèrent vers lui. Ils lui serrèrent la main puis entrèrent dans le cabinet. Le pediatromage prit délicatement Lalyh des bras de Sirius qui jeta à l'homme un regard grave et sévère. Océane se mit à sourire. Sirius ne supportait pas qu'un étranger s'occupe de sa fille.

- « Voici donc mademoiselle Lalyh Black » souffla le pédiatromage d'une voix douce en posant la petite fille sur une grande table matelassée. « Quand est-elle née ? »

- « Le 06 juillet dernier » répondit Océane en se rapprochant de lui.

Lalyh commençait à grogner et à pleurer doucement. A côté d'Océane, Sirius était de plus en plus tendu. La jeune femme posa sa main sur son bras et lui jeta un regard rassurant qui sembla le calmer un peu. Le pédiatromage n'allait pas faire de mal à leur fille, il n'avait pas besoin de regarder si méchamment.

- « Ce qui lui fait donc trois mois et demi. Pas de problèmes de santé particulier ? » demanda le praticien

- « Non, tout va très bien » répondit Océane

- « Vous l'allaitez ? »

- « Bien sur »

- « C'est très bien, vraiment très bien. C'est une petite fille qui m'a l'air très solide. En tout cas, elle est très éveillée… »

Océane sentit tout d'un coup Sirius se détendre et se mit à sourire de plus belle. Quiconque faisait un compliment au sujet de Lalyh entrait immédiatement dans les bonnes grâces du jeune homme.

Le pédiatromage entreprit alors de dégrafer le haut de la tenue de la petite fille et y posa son stéthoscope sur le dos du bébé qui émit un petit cri en sentant le contact froid du métal sur sa peau nue. A la grande surprise d'Océane, se fut Sirius qui s'approcha de leur fille pour caresser doucement son petit poing pour la rassurer.

Océane s'écarta donc un peu pour laisser les deux hommes s'affairer autour de Lalyh. Elle regardait Sirius avec fierté. Elle l'aimait encore plus quand elle le voyait si attentif et si désireux d'être un bon père. Mais il n'avait pas beaucoup d'effort à faire de ce côté-là, il était déjà merveilleux. Au bout d'un instant, Sirius vint la rejoindre un peu en retrait et observa avec attention le pédiatromage mesurer et peser Lalyh. Il lui fit encore faire différents sorts de tests aussi différents que la vérification de l'audition, et sa capacité à supporter le transplanage d'escorte. Il remit alors convenablement les vêtements du bébé et vint la replacer dans les bras d'un Sirius tout sourire.

- « Bon » commença le pédiatromage en prenant place derrière son bureau et fit signe aux deux parents de s'installer sur des fauteuils qui lui faisait face. « Tout va très bien »

Océane jeta un rapide coup d'œil à Sirius qui lui souriait doucement. D'un coup de baguette, le pédiatromage fit apparaître derrière lui un tableau blanc sur lequel un graphique apparut. Il y fit apparaître la courbe de poids et de taille de Lalyh qu'il commenta pour eux. Sirius regardait le tableau d'un air absent et même Océane dû admettre qu'elle n'avait pas tout suivit. Elle avait retenu l'essentiel, Lalyh était dans les normes.

- « Et je peux vous annoncez aussi que Lalyh est maintenant assez solide pour pratiquer sans danger le transplanage d'escorte. Comme tout va très bien, je ne vous donne rendez-vous que dans trois mois pour un contrôle. Bien évidemment si elle tombe malade entre temps, vous pouvez venir quand bon vous semble. Il faut bien que vous fassiez attention, avec l'hivers qui arrive aux grippes, aux rhumes, à la variole du dragon et à toutes ses autres petites maladies que les enfants attrapent souvent»

Océane et Sirius acquiescèrent comme un seul homme, faisant sourire le médecin. Ils prirent ensuite congés et sortir du cabinet. Ils se retrouvèrent dans la rue. Océane vit Sirius serrer bien fort Lalyh contre lui pour la protéger du petit vent frais qui soufflait. Elle se rapprocha de lui et apprécia grandement le bras puissant que le jeune homme glissa sur sa taille, elle cala sa tête contre lui.

- « On transplane mes belles ? » demanda-t-il en souriant

Océane acquiesça d'un signe de tête et elle se serra un peu plus contre lui alors qu'ils transplanaient pour rejoindre la chaleur et le confort de leur jolie maison.

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- « Déjà debout ? » murmura une petite voix endormie de sous les couvertures.

Remus tourna la tête dans la direction du lit et se mit à sourire.

- « Oui » répondit-il simplement en repliant son journal et en se levant.

Il s'approcha tout doucement de la jeune femme qui s'étirait paresseusement. Il vint s'installer près d'elle sur les couvertures et la jeune vint se blottir tout contre lui.

- « Ca sert à quoi qu'on parte en vacances tous les deux si tu te lèves à l'aube et que je me réveille toute seule dans mon lit comme d'habitude » murmura-t-elle en souriant.

- « C'est vrai, excuse moi… » répondit-il en déposant un baiser sur son front.

- « Tu es pardonné… Mais demain je veux me réveiller dans tes bras » souffla-t-elle doucement.

- « Je pense que ça devrait pouvoir se faire » murmura Remus en se penchant pour l'embrasser tendrement.

Il sentit que la jeune femme glissait ses mains autour de son cou et se mit à sourire. La jeune femme se redressa alors doucement et Remus se plongea dans son regard. Il replaça une des mèches de la jeune femme derrière son oreille.

- « Tu as faim ? » demanda-t-il doucement

La jeune femme acquiesça en souriant. Remus récupéra donc sa baguette sur la table de nuit et jeta un sort à une sorte de pierre violacée qui était accrochée au dessus du lit. Un halo lumineux apparut alors devant lui et le visage d'un elfe de maison apparut.

- « Room service de l'hôtel Romantica, que puis-je pour vous monsieur ? »

- « Je voudrais deux petits déjeuners s'il vous plait » commanda Remus en souriant

- « Bien monsieur, je m'en occupe immédiatement »

Le halo disparut et Remus se réinstalla près de Kathleen.

- « Voilà mademoiselle, votre petit déjeuner ne va pas tarder à arriver »

- « Tu es un amour »

Le jeune homme se mit à sourire et se glissa sous les draps et cala un énorme oreiller derrière lui pour s'installer bien droit dans le lit. Kathleen se rapprocha de lui et posa sa tête sur son torse. Elle s'amusa alors à tracer des lignes invisibles sur son ventre et ses pectoraux. Le corps du jeune homme fut parcourut de petits frissons. Remus ferma les yeux et posa sa nuque sur la tête de lit.

- « C'est divin » murmura-t-il et s'amusa grandement des petits rires de la jeune femme.

On frappa alors à la porte.

- « Entrez ! » lança Remus en se redonnant une constance

Un elfe portant deux lourds plateaux entra dans la chambre et sans dire un mot, déposa les petits déjeuners et s'en alla aussi discrètement qu'il était arrivé.

- « A l'attaque ! » lança Kathleen en souriant et en mordant avec un plaisir évident dans un petit pain au lait.

Remus la regarda en souriant avant de lui-même tartiner un de ses toasts de confiture.

- « Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ? » demanda la jeune femme avant de boire son verre de jus d'orange.

- « Je ne sais pas ! J'ai vu qu'il y avait plein d'activités dans cet hôtel, mais je t'avoue que je préfère largement n'être qu'avec toi et ne pas avoir autour de nous en permanence une douzaine d'autre personne… »

- « Tu lis dans mes pensées Remus » murmura la jeune femme en souriant

- « Tant mieux »

- « Ben oui ! Si j'ai eu envie de partir quelques jours avec toi c'est juste pour n'être qu'avec toi »

Remus se pencha pour l'embrasser sur la joue.

- « J'ai vu qu'il y avait une forêt pas loin, ça te dirais d'aller y faire une ballade tout à l'heure ? » demanda-t-il alors

- « C'est une bonne idée, j'adore me promener avec toi »

Ils terminèrent leur petit déjeuner en discutant de choses et d'autres, en riant beaucoup. Puis ils se préparèrent et tous les deux sortirent main dans la main de l'hôtel. Ils se promenèrent en silence, longeant un petit chemin de terre avant de se retrouver au cœur d'une magnifique forêt.

Les feuilles des arbres étaient rougeoyantes et celles qui étaient tombées sur le sol crissaient sous leur pas. Les rayons du soleil passaient à travers les branches créant sur le sol de grandes tâches lumineuses. Remus observait attentivement la jeune femme qui marchait à côté de lui, accrochée à son bras. Perdue dans ses pensées, elle chantonnait doucement. Remus la regardait en souriant, il se sentait tellement bien avec elle. Il se sentait tellement à l'aise et tellement serein. Il ne se lassait pas de la contempler. Kathleen sentit alors le regard du jeune homme sur elle, arrêta de fredonner et se tourna vers lui en souriant.

- « Qu'est-ce que tu chantes ? » demanda Remus d'un air amusé.

- « Oh, rien… »

- « Kat ! » insista le jeune homme en souriant

- « C'est une contine française que ma mère nous chantait souvent à ma sœur et moi quand on était petite »

- « Tu parles français ? » demanda alors Remus

- « Bien sur, tu oublies que ma mère est française et que j'ai fait mes études à Beauxbâtons… Enchantée de vous connaître monsieur Lupin » lança-t-elle dans un français impeccable.

- « Je trouve ça terriblement sexy » murmura Remus en souriant tandis que la jeune femme rougissait.

- « Arrêtes un peu tes flatteries ! » répondit-elle en frappant doucement le bras du jeune homme de son poing, mais Remus savait qu'elle était sensible à sa remarque.

Ils firent quelques pas en silence, Remus regardait Kathleen dont les joues étaient légèrement rosies.

- « Tu me la chantes ? » demanda alors le jeune homme

- « Quoi ? »

- « La chanson que tu fredonnais tout à l'heure, tu me la chantes ? »

- « Oh Remus … »

- « S'il te plait ! Tu as une jolie voix… »

La jeune femme le regarda en souriant puis se lança avec un petit sourire.

- « Promenons nous dans les bois

Pendant que le loup n'y est pas

Si le loup y était

Il nous mangerait »

Remus la regarda un moment, le visage un peu tendu. Il ne parlais pas le français mais en connaissait quelques mots. En particulier le mot « loup ». Il essaya cependant de ne pas le laisser paraître. Il devait tout faire pour se comporter le plus normalement du monde.

- « C'est joli » murmura-t-il doucement

- « Tu veux que je te la traduise ? » demanda la jeune femme en posant sa tête sur son bras.

Remus n'était pas certain de vouloir connaître en détail ce que disait la contine. Il lui fit alors non de la tête en esquissant un sourire.

- « Ca perdrait de son charme… » expliqua-t-il à la jeune femme qui lui fit un très beau sourire « En français c'est tellement plus… exotique. »

- « Comme tu voudras ! » déclara-t-elle en glissant sa main dans la sienne, enlaçant ses doigts aux siens. « Ca me fait tellement plaisir de me promener avec toi. Je me sens tellement bien »

- « Moi aussi je me sens bien tu sais »

La jeune femme s'arrêta alors se plaça devant lui. Il s'arrêta aussi et la fixa en souriant. La jeune femme prit alors les deux mains dans les siennes. Remus la laissa faire, amusé. Elle prit une grande inspiration.

- « Remus, je… Je voudrais te dire que tu es vraiment un garçon formidable et que depuis le jour où on a enfin commencer notre histoire et me sens vraiment bien. Et je ne suis pas la seule à m'en être aperçue. La plupart des gens qui me connaissent le disent, ma famille me le dit. Je me dis sans arrêt que ce qu'on vit tous les deux c'est très beau et pourtant, il y a quelque chose que je ne t'ai encore jamais dite et je compte bien le réparer. Je t'aime Remus »

Le jeune homme la regarda un moment sans savoir trop comment réagir. C'était la plus belle des déclarations qu'on lui ait jamais faite. Il se pencha doucement vers elle, glissa sa main dans ses cheveux et plongea son regard dans celui de la jeune femme.

- « Tu es le plus merveilleuse femme qui m'ait été donné de rencontrer et je peux te dire que moi aussi je t'aime Kathleen »

Il l'embrassa alors tendrement et sentit que la jeune femme lâchait ses mains et les glissait derrière sa nuque et lui-même enlaça sa taille. La jeune femme se mit alors sur la pointe des pieds et le jeune homme se redressa également sans quitter ses lèvres et la serra encore plus contre lui. Lorsque leurs lèvres se séparèrent, ils restèrent un petit moment à se sourirent. Kathleen avait les yeux brillants, ce qui fit chaud au cœur de Remus. La jeune femme posa alors sa tête sur son torse et se blottit tout contre lui en souriant.

- « C'est la première fois qu'on se le dit… » constata-t-elle simplement

- « C'est vrai » murmura le jeune homme en posant un baiser sur le haut de son crâne.

- « Il nous en aura fallut du temps » continua la jeune femme en se serrant un peu plus contre lui.

- « Je sais, mais ça vaut le coup. »

- « Tu es adorable »

- « J'ai surtout de la chance que tu te sois acharnée pour me convaincre »

En souriant la jeune femme se remit sur la pointe des pieds et l'embrassa à nouveau. Puis, elle lui reprit la main et tous les deux reprirent leur promenade sur le petit sentier forestier. Ils ne parlèrent presque pas, chacun étant perdu dans ses pensées.

Remus se concentrait sur la petite main de Kathleen qu'il tenait fermement dans sa main. Il était heureux. Là, en cet instant, il était heureux. Il était amoureux de cette fille géniale qui venait de lui dire qu'elle l'aimait. C'était sans doute la plus belle des relations qu'il ait jamais vécu. Il était temps que ce genre de choses arrive dans sa vie.

A cet instant ses entrailles se nouèrent. Mais que faisait-il ? Dans quel piège s'était-il laisser entraîner ? Il était fou, totalement fou ! Il était dangereux, il le savait très bien. Alors pourquoi continuait-il dans cette voie ?

Il sentit Kathleen se rapprocher de lui doucement en soupirant de bien être et il comprit alors. Il était fou d'elle, totalement fou d'elle et bien qu'il sache qu'il était un loup-garou et donc potentiellement très dangereux, mais il ne pouvait pas se résoudre à interrompre cette relation parce que d'aussi loin qu'il se souvienne, il n'avait jamais été aussi heureux avec une femme. Et qu'il ne voulait surtout pas que ça s'arrête.

Il soupira alors. Il allait devoir continuer à cacher sa condition pendant un long moment, mais le prix à payer en valait largement la peine.

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Avec soin Barty Croupton Jr relu le parchemin qui se trouvait devant lui. Il fallait que tout soit impeccable et cela semblait être le cas. La cuisine dans laquelle il s'était installé était sombre et glaciale. Quelques chandeliers avaient été allumés pour apporter un peu de lumière. Dans cette atmosphère lugubre, le jeune homme se sentait parfaitement à l'aise. Il releva sa tête de son parchemin et massa un moment sa nuque raidit d'avoir été trop longtemps penchée. Puis, il se leva, fit quelques pas, le bruit de ses chaussures sur le sol pavé et glacé résonnant dans toute la pièce. Il arriva dans un coin reculé de la pièce, déplaça d'un coup de baguette un petit meuble de rangement qui dissimulait une trappe aménagée à même le sol. Il l'ouvrit. Elle menait dans le sous-sol clandestin, le même que celui dans lequel il s'était réveillé après son évasion de chez son géniteur. Barty Croupton Jr descendit l'escalier étroit et raide et se retrouva rapidement dans un couloir sombre qu'il emprunta. Au bout du couloir se trouvait une porte. Il présenta la Marque des Ténèbres qu'il portait sur son bras gauche devant la serrure et la porte s'ouvrit toute seule dans un grincement sinistre. Le jeune homme se trouva alors dans une petite salle, où sur un feu magique, un très vieux chaudron était posé. La potion qu'il contenait ressemblait à s'y méprendre à une immonde boue verdâtre. Plus qu'une semaine à attendre et elle serait prête. Barty Croutpon Jr agita une louche en bois dans le liquide épais et baissa un peu le feu. Puis revenant sur ses pas, quitta la petite pièce qu'il referma soigneusement et regagna la cuisine. Il venait de passer la trappe lorsqu'il entendit des bruits de pas s'approcher de la pièce. D'un geste vif, il ramassa les parchemins qui étaient encore posés sur la table, jeta un sort de camouflage à la trappe, replaça le meuble et se jeta un sort de Désillusion. Il se blottit soigneusement dans un coin de la pièce et attendit. Il ne devait pas être vu. Seul ses collègues de missions savaient qu'il s'était évadé et le Seigneur des Ténèbres tenait absolument à ce que les autres mangemorts l'ignorent. Il ne comprenait pas pourquoi cette mesure était prise, mais tout cela ne lui regardait pas, qui était-il pour se permettre d'avoir des doutes sur le plus grand mage noir de tous les temps ?

La porte de la cuisine s'ouvrit alors et Amycus York entra dans la pièce. En soupirant, Croupton Jr leva le sortilège de Désillusion et retourna s'asseoir à la table. Amycus sursauta un peu en le voyant réapparaître mais ne prononça pas un mot et vint s'installer en face de lui d'un air grave.

- « Ce sont les plans ? » demanda-t-il inutilement en montrant les grands morceaux de parchemins que Croupton Jr avaient de nouveau étalé devant lui.

Croupton Jr acquiesça d'un signe de tête. Il ne parlait pas beaucoup, il préférait se concentrer sur sa mission. Le Seigneur des Ténèbres avait mis toute sa confiance en lui et plus que tout, il ne voulait pas le décevoir.

De nouveaux bruits de pas se firent alors entendre dans la maison. Amycus se leva et sortit de la pièce. Il fit signe à Croupton qu'il n'avait pas besoin de se cacher à nouveau et Malfoy et McNair entrèrent dans la pièce et s'installèrent à la table. Barty leva alors la tête vers McNair et le fixa droit dans les yeux.

- « Tu les as ? » demanda-t-il sèchement de sa voix rauque.

McNair le fixa d'un air grave, émit un léger grognement et fouilla frénétiquement dans sa veste. Il en sortit une petite bouteille en verre qui contenait une touffe de ce qui semblait être des cheveux grisonnants.

- « Ouais ! » lança McNair en même temps qu'il lui envoyait le récipient « Et j'ai eut un mal d'elfe ! Il est pas facile à approcher ce cinglé ! J'ai faillit me faire coffrer avant d'avoir pu lui arracher ces cheveux ! »

Croupton Jr prit la petite bouteille dans sa main et esquissa un sourire de satisfaction.

- « Pourquoi il te les fallait ? » demanda McNair d'un air grave.

Croupton Jr sentit alors sur lui le regard des trois autres hommes mais n'en tint pas compte. Néanmoins maintenant qu'il avait enfin obtenu la dernière pièce manquante du plan qu'il avait monté, il estima qu'il pouvait les mettre au courant.

- « J'en ai besoin pour finir le Polynectar » lança-t-il d'une voix rauque en ayant une pensée furtive pour la potion qui mijotait dans le sous-sol.

- « Par Morgane ! Pourquoi a-t-on besoin de Polynectar ?! » demanda Malefoy d'une voix méprisante.

Croupton le regarda d'un air agacé. Il était agacé car le Seigneur des Ténèbres lui avait confié cette mission à lui et non pas à ce prétentieux arriviste de Malefoy et que par conséquent, c'était lui qui gérait la logistique. Il était agacé que cet odieux blondinet ose donc émettre des doutes sur ce qu'il faisait. Mais en même temps il s'amusait aussi énormément de la déception et la haine qu'il lisait dans les yeux du mangemort. Malefoy aurait tant aimé être à sa place, si proche du Seigneur des Ténèbres. Mais ce jour n'arriverait jamais. Malefoy aimait beaucoup trop la puissance pour accéder à un haut rang parmi les mangemorts. Il tenterait de renverser le Seigneur des Ténèbres. Ce dernier le savait d'ailleurs parfaitement et c'était d'ailleurs la raison pour laquelle il ne lui avait pas confié la direction de cette mission, lui préférant Barty Croupton Jr. Croupton ne voulait pas le pouvoir, il ne voulait pas la puissance. Il voulait simplement avoir la reconnaissance de son Maître et ne désirait rien d'autre que le servir.

Le jeune homme se rendit alors compte que les trois hommes le fixaient avec attention. Il était resté silencieux et n'avait pas répondu à la question qui lui avait été posé.

- « C'est pour nous assurer de pouvoir pénétrer dans le bâtiment et aussi… pour me venger » répondit-il alors en fixant la bouteille contenant les cheveux en souriant, d'un sourire dément.

- « Te venger ?! » demanda York en grimaçant.

- « C'est ce cinglé qui a découvert le pot aux roses. C'est lui qui a été fouiné dans les archives du Ministère, c'est lui qui nous a arrêté, Bella, Rodolphus, Rabastan et moi. Mais il va payer. Tout le monde croira qu'il est l'investigateur de notre attaque et sa vie sera détruite tout comme il a faillit détruire la mienne ».

- « Je ne suis pas sur que le Seigneur des Ténèbres apprécie que tu te serves d'une mission aussi importante pour assouvir une stupide vengeance » lança froidement Malefoy en croisant ses mains sur la table et le toisant d'un air hautain.

- « Je sais ce que je fais Lucius » siffla-t-il alors « Je ne ferais jamais passer mes intérêts personnels avant les intérêts de notre Maître. Jamais ! Mais il se trouve que ma vengeance sert notre cause. Il s'agit de faire d'une pierre deux coups ! »

Malefoy lui adressa un regard à la fois amusé et sceptique qui énerva profondément Barty Croupton Jr.

- « De toute façon, Lucius » reprit le jeune homme « Tu n'es pas responsable de cette mission. Dois-je te rappeler que c'est MOI qui m'occupe de cette mission. C'est à MOI que le Maître à confié cette mission. C'est donc à moi que tu dois obéir pour le moment et suivre mes instructions. Ou faut-il que j'informe le Seigneur des Ténèbres que tu n'es pas apte à effectuer une mission si délicate ?».

Croupton vit Malefoy blêmir et serrer un peu plus ses mains l'une contre l'autre. Visiblement, il était dans une rage folle, mais se contenait tant bien que mal.

Les deux autres mangemorts présents dans la pièce sentaient eux aussi la tension monter et commencèrent à se sentir mal à l'aise. D'une main mal assurée, McNair tira à lui un des parchemins que Barty Croupton gardait devant lui et entreprit de le déchiffrer. Malefoy continuait à envoyer des regards noirs à Croupton qui s'amusait grandement de la situation.

- « On sait quand la mission aura lieu ? » lança alors York

- « Non, le Seigneur des Ténèbres ne m'a pas encore communiquer la date qu'il a envisagé. Mais je pense que cela ne devrait pas être dans très longtemps. Il me tient régulièrement au courant ».

- « Je me demande bien pourquoi Il ne veut pas qu'on en parle de cette mission » lança McNair en repliant le parchemin.

- « Je ne sais pas non plus pourquoi. Mais s'Il en a décidé ainsi, nous devons respecter sa décision. S'Il nous a demandé de ne pas parler de cette mission, il faut prendre cela comme un test. Il veut sans doute s'assurer que ses ordres sont bien respectés. » lança Croupton d'une voix grave.

- « Et où est Karkaroff ? » demanda alors McNair en remarquant enfin l'absence du mangemort.

- « Il n'a pas encore tout à fait fini de faire ses inspections et ses repérages là-bas. Il lui faut encore un peu de temps pour comprendre tous les mécanismes de sécurités qui entourent le bâtiment »

Les quatre hommes se turent alors et s'observèrent un moment en silence. Barty Cropton Jr était serein. Tout ce passait suivant ses plans et il ne faisait aucun doute que cette mission serait une réussite.