Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !
Bonne lecture à vous tous… Aylala
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Ce qui aurait pu se passer
Chapitre cinquante six : Mon amoureux
« Je t'en supplie mon Papou
Si j'ramène un de ses quatre
Mon amoureux chez nous
File lui pas un coup d'boule, une mandale, un coup d'latte
Et lui fait pas bouffer des clous !
(…)
T'en fais pas Papa
Mon amoureux tu l'aimeras… »
Renaud
Remus soupira discrètement. Devant son miroir, il s'observa sur toutes les coutures. Il avait beau y faire, il trouvait toujours quelque chose qui n'allait pas, mais lassé, tourna le dos au miroir de son armoire. Il attrapa sa veste, sortit de son appartement et transplana jusqu'à l'appartement de Kathleen. Il resta un moment immobile devant la porte en essayant de se détendre un peu. Mais c'était peine perdue. La perspective de rencontrer les parents de sa petite amie le terrifiait à un point inimaginable. Pourtant, il était enchanté de cette rencontre, mais par Merlin, qu'est-ce qu'il pouvait être stressé. Prenant son courage de Gryffondor à deux mains, il frappa.
- « Remus ? Entre, c'est ouvert ! » entendit-il
En souriant, il pénétra dans l'appartement de la jeune femme. Pieds nus, les cheveux défaits, et la robe pas encore attachée, la jeune femme, postée devant un miroir était en train d'attacher une de ses boucles d'oreille.
- « Bonsoir chéri ! » murmura-t-elle en se retournant « Waouh ! Tu es très séduisant ! »
- « Merci, tu es très séduisante toi aussi » lui lança-t-il en s'approchant d'elle pour l'embrasser.
La jeune femme lui fit alors un très beau sourire et lui tourna le dos.
- « Tu m'aides à attacher ma robe ? » demanda-t-elle en dégageant ses cheveux de sa nuque.
Remus s'exécuta dans se faire prier et profita de l'occasion pour poser un léger baiser dans le cou de la jeune femme qui se mit à frissonner, amusant énormément le jeune homme.
- « Je suis prête dans un petit moment » murmura-t-elle en s'affairant à retrouver ses chaussures.
- « Prends ton temps surtout » souffla Remus en se laissant tomber sur le canapé.
Kathleen se tourna alors avec lui, une chaussure à la main.
- « Tu es nerveux ? » demanda-t-elle avec un petit sourire.
- « Le mot est faible » répondit le jeune homme
La jeune femme se mit à rire doucement tout en continuant de chercher sa deuxième chaussure.
- « Tu n'as aucune raison de t'en faire, ils vont t'adorer »
- « Comment peux-tu en être sur ? » demanda-t-il d'un air amusé.
- « Parce que moi je t'adore ! » répondit-elle le plus naturellement du monde « Ah ! Je l'ai ! » ajouta-t-elle en brandissant enfin la chaussure qui lui manquait.
Remus la regarda en souriant. Elle était tellement adorable. Il avait vraiment de la chance. Et comme à chaque fois qu'il pensait à cela, la culpabilité se mit à lui ronger les entrailles. Il ne lui avait toujours pas dit qu'il était un loup-garou, la jeune femme ignorait tout de son côté le plus noir et le plus sauvage. Elle ignorait qu'une fois par mois il devenait un monstre sanguinaire. Il savait que pour construire quelque chose de plus important avec elle, il faudrait qu'il le lui dise. Mais il n'y arrivait pas. Il y pensait souvent, mais le courage lui manquait et il s'en voulait pour ça. Il sursauta quand la tête de Kathleen se poser sur son épaule et sa main se poser sur son torse. Il ne s'était pas rendu compte qu'elle s'était approchée.
- « Ne fais pas cette tête de condamné à mort… » souffla-t-elle tout contre son oreille.
Aie ! Elle croyait qu'il faisait cette tête à cause de la rencontre imminente avec ses parents. Comme elle se trompait.
- « Excuse moi, je réfléchissais… » répondit-il en prenant sa main dans la sienne.
- « Tu as des soucis ? » demanda-t-elle vaguement inquiète
Le jeune homme se contenta d'un signe de tête.
- « Tu sais que tu peux m'en parler, je suis là » murmura-t-elle en glissant ses doigts dans les mèches du jeune homme.
- « Je… Pas pour le moment, Kat, pas pour le moment… »
- « Comme tu veux… »
Remus soupira. Il n'allait tout de même pas annoncer sa lycanthropie à la jeune femme à quelques minutes de sa rencontre avec ses parents. C'était inconcevable.
- « Tu sais chéri » lança alors Kathleen « Tu vas oublier tes soucis, parce que je suis là. On va passer une très bonne soirée et je suis sure que demain tu y verras plus clair… »
Il lui fit un léger sourire et acquiesça doucement.
- « On y va ? » demanda-t-il
- « Oui » répondit-elle en se levant et en saisissant sa baguette.
Elle jeta un sort à ses cheveux pour les discipliner et les attacha sommairement. Puis elle tendit la main à Remus qui la saisit. Ils se couvrirent tous les deux et sortirent de l'appartement. La jeune femme serra alors un peu plus fortement la main de son petit ami dans la sienne et Remus se sentit transplaner.
Ils arrivèrent devant une assez grande maison entourée d'un minuscule jardin. Le plus naturellement du monde, Kathleen poussa le petit portillon blanc et entra. Remus prit une grande inspiration et se rappela une dernière fois mentalement les prénoms des personnes qu'il allait rencontrer. Philip, Isabelle et Erin… Normalement, c'était bien cela. Il observa alors Kathleen frappa quelque coups brefs à la porte et entrer sans attendre la réponse. Remus la suivit et entra. Il posa son manteau à l'endroit que lui indiquait la jeune femme.
- « C'est nous ! » s'écria-t-elle alors.
Il y eut un bruit de cavalcade dans l'escalier qui bout du couloir et quelques secondes plus tard, une jeune fille brune dont les grands yeux noirs brillaient de curiosité apparut.
- « Kat ! » lança-t-elle en se accourant pour lui faire la prendre dans ses bras.
- « Bonsoir Erin ! » répondit la jeune femme « Tu vas bien ? »
- « Oui, ça me fait super plaisir de te voir ! »
- « Moi aussi. Ca fait longtemps… »
Remus fixa un moment la jeune fille. Elle ressemblait énormément à sa sœur, s'en était très impressionnant. D'après ce que lui avait dit Kat, la jeune fille était en dernière année à Beauxbâton et elles ne s'étaient pas vues depuis l'été dernier.
- « Laisse moi te présenter mon petit ami… » commença alors Kathleen « Voici Remus Lupin »
- « Bonsoir » lança Remus en souriant
- « Bonsoir » répondit la jeune fille en souriant « Je suis Erin, la petite sœur ! Je suis contente de te voir enfin parce qu'elle m'a bassiné avec toi dans ses lettres et j'avais très envie de voir à quoi tu pouvais ressembler »
A cet instant, une femme, aux longs cheveux châtain fit son entrée dans le couloir.
- « Vous ne comptez tout de même pas rester dans le couloir ? » demanda-t-elle d'une voix douce.
Elle avait l'accent français, c'était indéniable, et cela fit sourire le jeune homme.
- « Bonsoir Maman » répondit Kathleen en s'approchant d'elle pour l'embrasser
- « Vous devez être LE Remus ? » demanda alors la femme en souriant et en s'approchant du jeune homme pour lui serrer la main.
- « Il semblerait que oui » répondit Remus dans un sourire.
- « Bienvenue chez nous… » murmura la mère de Kathleen en souriant. « Je suis Isabelle, et mon mari Philip nous attends dans le salon. Il est un peu fatigué, il travaille beaucoup plus en ce moment et dans de mauvaises conditions à cause de l'attaque… »
Il y eut un court moment de silence. Tous pensaient au massacre qui s'était déroulé quelques jours plus tôt. Remus se souvint de l'état de choc dans lequel avait été Kathleen en apprenant la nouvelle. Son père étant un éminent gynécomage, elle avait craint qu'il ne fusse parmi les victimes. Mais elle avait été rapidement été rassurée sur ce point. Puis il pensa à toutes les craintes qu'avaient pu ressentir James et Lily…
- « Ca va être une soirée très gaie si on commence comme ça ! » lança alors Erin en plaçant ses deux poings sur ses hanches.
Remus la regarda en souriant. Il était ravi que la jeune femme l'ait tiré du fil de ses pensées et visiblement, il n'était pas le seul. Kat regardait sa sœur en souriant.
- « Tu as raison… » lança-t-elle en prenant la main de Remus dans la sienne. « Allons voir Papa… »
La jeune femme l'entraîna alors dans le salon. Là, installer dans un fauteuil près de la cheminée, un homme aux tempes grisonnantes les attendait. Bien qu'il fut assis, on devinait facilement qu'il était grand et bien bâti. Il avait l'air grave et une impression étrange émanait de lui, cet homme inspirait le respect.
- « Bonsoir Papa ! » lança Kathleen en lâchant la main de Remus pour aller embrasser son père.
- « Bonsoir ma chérie » murmura Philip Gordon en se levant.
- « Papa, je voudrais te présenter Remus Lupin, Remus voilà mon père Philip »
- « Ravi de faire votre connaissance » lança poliment Remus en serrant la main du père de sa petite amie.
- « Moi de même, Remus, moi de même » lui assura Philip en relâchant sa main.
Isabelle Gordon vint alors se poster près de son mari.
- « Très bien, je propose que nous passions tous à table… » proposa-t-elle alors en désignant une autre salle.
Kathleen acquiesça et Remus soupira discrètement. Le père de la jeune femme semblait ne pas beaucoup l'apprécier de premier abord, mais peut-être se trompait-il. De toute façon, il était dans l'ordre des choses que le père de Kathleen n'apprécie pas plus que ça le petit ami de sa fille. Cette pensée le fit sourire et c'est à cet instant qu'il croisa le regard de Kat dont les yeux s'illuminèrent immédiatement. Sans plus de cérémonie, tous se rendirent dans la salle à manger et Remus s'installa à la place que Isabelle lui indiqua. Kathleen prit place à côté de lui. Le jeune homme admira la table qui se trouvait devant lui. Elle était très belle, et très raffinée.
- « Tu as sortit le service des grands jours ? » s'amusa Kathleen en scrutant son assiette
- « Evidemment chérie » répondit sa mère en souriant.
- « Et l'argenterie ! Par Merlin, tu t'es surpassée ! » ajouta-t-elle d'un air amusé.
Remus sentit alors son cœur faire un bond dans sa poitrine. Kahleen avait bien dit « argenterie » ?! Il observa alors avec attention le couteau qui était posé près de son assiette. Discrètement il posa son doigt dessus. Et d'un seul coup, il ressentit une immense brûlure parcourir son doigt. Il se retint à grand peine de ne pas grimacer. Aucun doute possible, les couverts étaient en pur argent et… Il ne pouvait pas les toucher. Par chance, personne n'avait semblé remarquer qu'il était troublé. Comment allait-il faire ?
- « Alors Remus… » commença Isabelle, sortant le jeune homme de ses pensées. « Parle nous un peu de toi… »
- « Oh, il n'y a pas grand-chose à dire sur moi » répondit simplement le jeune homme en souriant.
- « Remus est un garçon tellement discret, il n'aime pas tellement parler de lui »
- « Ca compense avec toi qui parle pour deux ! » lança alors Erin en souriant largement.
- « Eh ! » s'indigna Kathleen en donnant une pichenette sur le bras de sa sœur.
Remus se mit à sourire.
- « Tu vas tout de même bien trouver quelque chose à nous dire sur toi… » insista doucement Isabelle en lui servant une grande assiettée d'un rôti qui avait l'air succulent qu'elle accompagna de nombreuse pomme de terre.
Remus se mit alors à raconter un morceau de sa vie. Il parla de sa sœur, des James, Sirius et leurs petites familles qui étaient comme la sienne.
- « Tu ne manges pas ? » demanda alors Isabelle, une fois qu'il eut finit son récit.
- « Si, si… » murmura Remus un peu gêné.
Il prit alors une grande inspiration et se saisit de sa fourchette et de son couteau. Puis ignorant l'horrible douleur provoquée par les diverses sensations de brûlure qu'il ressentait, il coupa sa viande. Il dû faire preuve de beaucoup de maîtrise pour ne pas hurler quand la fourchette frôla ses lèvres. Le plus possible, il essayait d'être impassible pour ne pas laisser transparaître son anormalité.
- « Et vous donnez des cours ? » demanda alors Philip qui avait écouté sans rien dire le jeune homme parler.
- « Oui » répondit-il simplement
- « Mais ce n'est pas tout ! » compléta Kathleen « Remus travaille aussi avec ses deux amis dans sa propre entreprise »
La discussion tourna alors autour de l'activité de ''Jasire''. Remus souffrait le martyr. Les couverts en argent le faisait beaucoup souffrir et se contenait le plus qu'il pouvait. A la fin du dîner, il s'excusa un moment pour se rendre dans la salle de bain. Là, il constata vraiment l'étendue des dégâts. Ses paumes portaient de longues traces rouge vif des brûlures que l'argent avait provoqué. Maudis soient les loups-garous et leur aversion pour l'argent ! Il passa ses mains sous l'eau, cela le soulagea grandement. Puis, il les sécha et se jeta un sort d'apaisement. Il se sentait un peu mieux, même si la douleur était toujours présente. Au moins, les marques avaient un peu disparut. Lorsqu'il sortit de la pièce, il fut surpris de voir que Kathleen l'attendait.
- « Alors ?! » murmura-t-elle en se glissant tout contre lui « Ca se passe bien non ? »
Serrant le plus possible ses poings pour lui cacher ses cicatrices, il se mit à sourire.
- « Oui… » souffla-t-il « C'est une bonne soirée ! »
- « Je te l'avais dit ! » triompha la jeune femme en souriant. « Et maintenant, viens, on va prendre un peu de thé »
Remus suivit la jeune femme en retenant son soupir. Si les petites cuillères étaient du même service, son supplice n'était pas fini.
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- « Très bien, merci beaucoup. Il se fait tard, je pense que nous devrions tous rentrer chez nous ! »
En souriant doucement, le professeur Dumbledore observa les différents membres de l'Ordre ramasser leur morceau de parchemin et se lever. La réunion venait se terminer, il leur avait exposer ce que Rogue lui avait dit concernant l'attaque de Ste Mangouste, à savoir qu'ayant été mis au courant à la toute dernière minute, il n'avait pas pu intervenir et prévenir quiconque Tout le monde avait été choqué par cet attentat. S'en prendre à l'établissement de santé, c'était s'en prendre à un symbole fort et c'était ce que cherchait Voldemort et ses partisans.
Alors que la plupart des membres de l'Ordre quittait la salle de réunion, le vieux professeur aperçut Maugrey Fol Œil s'approcher des derniers membres restant de sa démarche claudicante.
- « Merci pour l'alibi ! » lança-t-il d'un seul coup de sa voix sèche.
James, Sirius et Remus sursautèrent mais se mirent bientôt à sourire.
- « De rien, c'est normal » lui assura Remus
- « Je dirais même que ça nous a fait plaisir ! » ajouta Sirius
- « Exactement » conclut James.
L'auror leur donna alors à tous les trois une franche poignée de main avant de saluer le professeur d'un signe de tête et de quitter la salle. Dumbledore remarqua alors que James le fixait avec attention.
- « Y a-t-il quelque chose dont tu voudrais me parler ? » demanda-t-il en souriant
- « Oui » répondit le jeune homme de tout son sérieux. « Ca concerne l'attaque de Ste Mangouste et l'inscription qui y a été faite »
Le vieux professeur hocha la tête. Il se doutait bien que James et Lily viendraient lui parler de ce fameux message qui avait fait le tour des journaux ces derniers jours.
- « Est-ce que cela signifie que le Seigneur des Ténèbres semble avoir définitivement choisi Harry ? » demanda James d'une voix un peu plus rauque que d'habitude.
- « J'en ai bien peur » soupira Dumbledore.
Il y eut des soupirs venant de chacun des membres restant. James avait prit la main de Lily dans la sienne, Remus fixait la table d'un air absent et Sirius avait passé son bras sur les épaules d'Océane qui tenait l'autre main de Lily dans la sienne.
- « Il ne sait peut-être pas qu'un autre enfant est concerné par cette prophétie ? » demanda timidement Lily
- « Si, il est au courant que Neville correspond aussi. Mais il semble croire que Harry représente une plus grande menace pour lui… »
- « Parce qu'elle brillante la petite crevette ! Il a déjà fait des crises de magie spontanée… » murmura Sirius
Dumbledore acquiesça d'un signe de tête.
- « En tout cas, maintenant tout le monde sait que le Seigneur des Ténèbres nous en veut personnellement… Avec ce maudit message… » souffla Lily d'une toute petite voix
- « Ne t'inquiète pas Lily ! » lança alors Remus « Tu sais bien qu'on fera tout pour qu'il n'arrive rien à Harry ! »
La jeune femme fit un discret oui de la tête tandis que James lui embrassa la main d'un geste très doux.
- « Et en ce qui concerne les Horcruxes ? » demanda ensuite James « Parce que s'il faut que je détruise un à un tous les objets que Vous-Savez-Qui a touché, utilisé ou même simplement regardé pour être certain d'avoir détruits tous les morceaux de sa fichue âme, je le ferais ! Et une fois que ce sera fait, on éliminera cette Face de Serpent sans que Harry ait besoin d'y être mêlé ! »
Le professeur Dumbledore se mit à sourire. Tant de véhémence l'amusa beaucoup mais il n'en attendait pas moins de James et de ses trois amis qui avaient accueillit sa déclaration en acquiesçant avec conviction par de grands hochements de tête.
- « Je ne pense pas qu'il faille détruire tous les objets qu'il aurait approché… » répondit le professeur Dumbledore avec un léger sourire. « J'ai mené ma petite enquête de mon côté. Oh, bien sur, il ne s'agit que du début de mes investigations, mais j'ai eu l'occasion de côtoyer Tom et je connais un peu son mode de fonctionnement ».
Le vieux professeur marqua une pause et regarda les cinq jeunes gens qui se tenaient devant lui et qui l'écoutaient religieusement.
- « Tom a toujours été à la recherche de reconnaissance. Il a eut une enfance difficile, et même s'il me reste encore quelques points à éclaircir sur ce qu'à été l'histoire de sa naissance, je sais qu'il a connu des moments difficile. Sa mère était une sorcière, héritière directe de Salazar Serpentard, mais tombée dans la déchéance, et son père était un moldu »
- « Le père de Vous-Savez-Qui était moldu ?! » s'exclama alors Sirius, surpris.
Et il n'était pas le seul. Tous le regardaient avec étonnement.
- « Exactement »
- « Mais alors pourquoi déteste-t-il autant les moldus ? » demanda James sans cesser de tenir la main de sa femme dans la sienne.
- « Il semblerait que son père, Tom Jedusor Senior, ait abandonné sa mère avant la naissance de son fils. Mais c'est encore un renseignement qu'il me faut confirmer… »
- « Vous pensez qu'il l'a laissé parce qu'elle était une sorcière ? » demanda Remus
- « Je n'en suis pas certain, mais c'est fort possible »
- « C'est horrible » souffla Océane doucement.
- « Tom a passé toute son enfance dans un orphelinat sordide avant d'entrer à Poudlard, et je ne crois pas me tromper en disant qu'il a toujours considérer le château comme sa maison. Déjà enfant, et plus tard adolescent, il a toujours voulu être supérieur aux autres. Il voulait les tenir en respect et à toujours collectionné des ''trophées'' comme symbole de son pouvoir sur les autres. C'est de ce côté là que nous devons chercher. Je doute fortement, que si Tom a créer des Horcruxes, il les ait placé dans des objets quelconque. Il a dû sélectionner des objets qui ont une forte symbolique pour lui, pour rappeler à tout le monde combien il pense leur être supérieur. »
Un court instant de silence accueillit sa déclaration. Tous semblaient réfléchir à ce qu'il venait d'entendre.
- « Il faut donc chercher quels sont les objets qui pourraient avoir un sens très fort pour Vous-Savez-Qui. » demanda Lily au bout d'un moment
- « C'est ce que je pense » répondit le professeur
- « Donc, d'après ce que vous venez de nous expliquer, il faudrait chercher du côté des objets ayant un rapport avec Poudlard s'il n'y a que là qu'il se soit sentit chez lui… » murmura Remus comme pour lui-même.
- « C'est fort possible en effet »
Tous se regardèrent un moment sans rien dire.
- « J'ai une question professeur… » tenta alors discrètement Océane
- « Je t'écoute »
- « Est-il possible qu'un Horcruxe soit caché dans un être vivant ? Je veux dire une personne autre que vous savez qui, ou un animal… » demanda-t-elle d'un air grave.
Le professeur Dumbledore se redressa et se gratta un moment le menton d'un air grave. Il réfléchissait.
- « Je pense que c'est possible en effet… » répondit-il au bout d'un moment.
Tous se mirent à frémir, et le professeur les comprenait aisément. Cette perspective était tout bonnement terrifiante. Savoir qu'un être vivant portait en lui un morceau de l'âme du mage noir n'avait rien de réjouissant.
- « Mais n'y a-t-il aucun risque dans ce cas que le corps d'accueil se serve de l'âme de Vous-Savez-Qui et ne devienne lui-même puissant ? » demanda James d'un air grave.
- « Je crois que c'est une possibilité, mais je pense surtout que Tom n'aurait jamais rien fait qui puisse mettre en péril le pouvoir qu'il s'est créé. Si un de ses morceaux d'âme a trouvé refuge dans un être vivant, il doit être suffisamment vulnérable afin qu'il ne représente aucun danger pour lui ».
Tous hochèrent la tête, l'air grave, la mine sombre.
- « Je continue mes recherches » ajouta le professeur Dumbledore « Je fais mon possible pour trouver des informations sur Tom qui nous permettrait de retrouver les Horcruxes. »
- « Nous pourrions peut-être vous aider ? » suggéra Remus
- « C'est très gentil, et je sais que je peux compter sur vous pour m'aider dans ma tâche. Mais pour le moment, les personnes ayant connu Tom lorsqu'il était jeune sont soient disparues, soient ont trop peur pour parler. J'ai besoin de toute ma force de persuasion pour les convaincre, et je doute qu'ils se confient à quelqu'un d'autre que moi. Mais rassurez vous, je sais que vous me serez utile dans cette quête et je n'hésiterais pas à faire appel à vous. Car après tout, qui d'autre que vous cinq prenez plus à cœur les intérêts de Harry. »
Lily lui fit alors un mince sourire tandis que tous les autres hochait discrètement la tête.
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- « A ce soir mes belles ! »
- « A ce soir chéri… Travaille bien » souffla Océane alors que Sirius déposait un baiser sur le front de Lalyh.
Le jeune homme releva alors la tête et embrassa tendrement la jeune femme avant de quitter la maison. Il fit quelques pas dans le chemin avant de transplaner. Mais au lieu de se retrouver devant les locaux de ''Jasire'' comme à son habitude, il arriva à l'arrière de la maison de James et Lily. En souriant, il fit le tour de la maison, et s'assurant que Océane ne pourrait pas le voir pénétrer dans la maison de leurs amis, il entra sans frapper. Il croisa Dobby qu'il salua tout bas. Des bruits se faisaient entendre dans la cuisine, c'est donc là que le jeune homme se rendit. Il aperçut alors Lily qui donnait son biberon à Syrielle tandis que Harry regardait son bol de céréales avec peu de conviction.
- « Bonjour les Potter ! » lança Sirius en souriant
Lily redressa alors la tête.
- « Bajour Tonton ! » lança Harry en tendant une de ses mains vers lui.
- « Bonjour ma petite crevette » le salua Sirius en posant un baiser sur son front.
Puis il s'approcha de Lily et Syrielle. Il caressa la joue de la petite fille qui buvait goulûment et fit la bise à son amie.
- « Bonjour Sirius. James est déjà parti… » murmura Lily en souriant
- « Je sais. » répondit le jeune homme en faisant apparaître une chaise.
Il alla s'installer près de son filleul et l'aida à terminer ses céréales.
- « Ce n'est pas ton jour de repos aujourd'hui ? » demanda alors Lily en ôtant le biberon vide de la bouche de sa fille et la redressant contre son épaule.
- « Oui et non… » répondit simplement le jeune homme en se servant un grand verre de jus de citrouille.
- « Comment ça oui et non ? »
- « Ca dépend de la personne à qui je parle ! » murmura le jeune homme avec un sourire malicieux
Il regarda un moment la jeune femme qui le fixait d'un air curieux.
- « Qu'est-ce que tu caches ? » demanda-t-elle alors.
Sirius se leva alors, pris Harry dans ses bras et le fit descendre de sa chaise haute.
- « Tu vas jouer gentiment dans le salon mon grand ? » demanda-t-il au petit garçon qui disparut de la pièce sans demander son reste.
Puis, Sirius se retourna vers Lily et se réinstalla tranquillement.
- « J'ai besoin de te parler » commença-t-il alors
- « Je t'écoute… » murmura-t-elle en le regardant de son regard bienveillant.
Il prit une grande inspiration et se lança.
- « Avant tout, il faut que tu me promettes que si tu vois Océane aujourd'hui, tu ne lui dises pas que tu m'as vu. Je lui ai dit que je travaillais aujourd'hui »
- « Tu lui as menti ?! »
- « Oui »
Il remarqua alors que la jeune femme le regardait d'un air sévère.
- « Ne me regarde pas comme ça ! C'est pour la bonne cause ! » lança-t-il alors d'un air amusé
- « Vraiment ?! » demanda-t-elle d'un air sceptique
- « Bien sur. Je l'aime, Lily… »
- « Alors explique ! » demanda la jeune femme d'un air nettement plus curieux désormais, ce qui fit sourire le jeune homme.
Elle fit apparaître le petit couffin de Syrielle et y déposa délicatement sa fille avant de se réinstaller près de lui.
- « Voilà, ces derniers temps, j'ai pas mal réfléchi à la vie que j'avais et tout ça… » continua Sirius
- « Avoir un enfant ça remet beaucoup de chose en question, pas vrai ? » s'amusa Lily
- « Exactement » approuva Sirius.
Il but alors une longue gorgée de jus de citrouille avant de reprendre.
- « Je me suis rendu compte que ma vie était vraiment géniale, que j'avais une fille adorable et une femme merveilleuse dans ma vie… Et j'ai envie de le crier sur les toits »
- « Vraiment ? » demanda la jeune femme en souriant
- « Oui, vraiment ! » acquiesça le jeune homme.
- « Est-ce que ça veut dire ce que je pense que ça veut dire ? » demanda Lily en se rapprochant de lui.
- « Je vais demander à Océane de m'épouser »
- « Oh ! » s'exclama la jeune femme en souriant et en frappant dans ses mains « C'est génial ! »
Elle se jeta dans ses bras, et Sirius caressa doucement les cheveux de la jeune femme en riant doucement.
- « Je suis tellement contente ! » ajouta Lily en se détachant de lui
- « Tu crois qu'elle dira oui cette fois ? » demanda timidement le jeune homme.
- « Bien sur qu'elle dira oui ! » lui répondit la jeune femme en souriant « Tu as tellement changé depuis ta première demande… On voit dans tes yeux que tu es fou d'elle et que tu ne l'épouses pas par obligation, elle va être folle de joie »
- « J'espère… » souffla doucement Sirius
- « Tu n'as plus peur de t'engager ? » demanda malicieusement la jeune femme
- « Honnêtement Lily… Maintenant que Lalyh est là, le mariage, c'est un peu secondaire comme engagement ! »
Il vit la jeune femme se mettre à sourire largement. Elle jeta un rapide regard à sa fille qui jouait tranquillement avec ses mains
- « Tu as prévenu beaucoup de gens ? » demanda-t-elle alors
- « Non, tu es la seule pour le moment »
- « James va être vexé… » souffla-t-elle en souriant
- « Il ne m'avait pas averti qu'il allait te demander en mariage lui non plus ! » répliqua le jeune en souriant également. « Mais ce n'est pas la question, lui aussi sera au courant avant Océane. Je voudrais lui préparer une surprise et je vais avoir besoin de votre aide… »
- « Alors dans ce cas, que me vaut l'honneur de la primeur de cette annonce… » demanda la jeune femme
- « J'ai besoin de tes conseils pour quelque chose d'autre… Je vais aller voir les parents d'Océane. »
- « Tu vas quoi ? »
- « A Noël, les parents d'Océane lui ont envoyé une lettre pour lui demander de revenir chez eux avec Lalyh et sans moi. Ils voulaient la marier. Et moi maintenant, j'ai envie de me marier avec elle. Alors je me suis dit que je pourrais aller les voir, leur dire à quel point j'aime leur fille et à quel point nous formons une belle famille tous les trois et leur annoncer que très prochainement, elle ne portera plus leur nom mais le mien »
Il prit alors une grande inspiration. Il avait prononcé sa tirade très vite, sans prendre le temps de respirer. Lily le regardait d'un air grave et sérieux.
- « Je voulais ton avis avant de faire quoique se soit… Tu crois que c'est une bonne idée ? » demanda-t-il alors.
L'avis de la jeune femme comptait énormément pour lui, elle était comme sa sœur, il savait qu'il pourrait toujours compter sur elle et en ce moment, il avait besoin de son soutien. Il voulait être sur de ne pas faire de bêtises.
- « Tu vas leur demander Océane en mariage ? » demanda Lily
- « Non. Je vais juste leur annoncer que je vais faire ma demande. Je me marierais avec Océane, qu'ils soient d'accord ou non ! Mais si le fait que je me marie avec elle, participe aussi à leur faire accepter la situation et qu'ils arrêtent de rejeter leur fille, je me dis que ça ne peut être qu'un plus »
La jeune femme se mit alors à sourire et Sirius se sentit tout de suite mieux.
- « J'aime t'entendre dire ça ! Tu es vraiment sur de toi, tu y as vraiment réfléchit, ça me fait vraiment plaisir. Je suis heureuse pour toi et Océane » murmura Lily
- « Ca veut dire que tu trouves que ce n'est pas une mauvaise idée que j'aille voir mes futurs beaux-parents ? » demanda-t-il en souriant
- « Exactement, je pense que de toute façon, ça ne pourra pas envenimer les choses… »
- « Merci Lilynette ! » déclara-t-il en se levant.
Il alla déposer un baiser sur le front de son amie qui se mit à rire doucement.
- « Souhaite moi bonne chance alors ! » souffla-t-il
- « Pourquoi ? » demanda la jeune femme
- « Je vais y aller tout de suite ! »
- « Quoi ? »
- « Oui, j'y vais maintenant ! C'est pour ça que si tu vois Océane, tu ne dois rien lui dire ! Je ne veux pas qu'elle le sache. Si ça se passe mal, je ne lui en parlerais pas. » répondit-il en se levant.
- « Par Merlin ! Tu as vraiment tout prévu ! » murmura la jeune femme en se levant à son tour.
- « Oui » constata Sirius
- « Bonne chance alors ! » souffla Lily en posant un baiser sur sa joue « Repasse me voir pour me dire comment ça c'est passé ! »
- « Bien sur Lilynette ! » répondit-il en quittant la pièce sous le regard attendri de son ami.
Il sortit alors de la maison, et transplana sans plus de cérémonie.
Il arriva devant une grande maison. Elle était située au milieu de nulle part, sur le haut d'une petite butte. Sirius vérifia l'adresse, il n'y avait pas d'erreur, il était arrivé à la bonne destination. Il prit une grande inspiration et tira sur la chaînette de la porte d'entrée. La porte s'ouvrit alors à moitié et un petit elfe passa la tête par l'embrasure.
- « Oui ? » demanda-t-il
- « Bonjour, je suis Sirius Black, je souhaiterais rencontrer monsieur et madame Daquaria » annonça calmement le jeune homme à la créature.
- « Mon maître et ma maîtresse savent que vous deviez venir ? » demanda suspicieusement l'elfe.
- « Non, mais je voudrais les voir tout de même. »
A la grande surprise de Sirius, l'elfe referma la porte. Le jeune homme attendit un petit moment pour voir si l'elfe comptait lui ouvrir de nouveau, mais comme ce n'était pas le cas, il entreprit de sonner encore une fois. Il venait de refermer sa main sur la chaînette quand la porte s'ouvrit d'un seul coup. Il se trouva alors nez à nez avec un homme assez grand à l'allure autoritaire. Il avait les cheveux et une barbe poivre et sel. Il avait l'air extrêmement sévère et se mit à scruter Sirius de bas en haut avec un air de dédain.
- « Monsieur Daquaria ? » demanda-t-il poliment « Enchanté, je suis… »
- « Je sais qui vous êtes ! » le coupa l'homme en grognant.
Comprenant que le ton était lancé et bien résolu à ne pas se laisser intimidé, Sirius endossa immédiatement son masque d'impassibilité que ses longues années d'enfance rude lui avaient forgé.
- « Je suis venue vous parler de votre fille » lança-t-il d'un air grave.
Sans prononcer un mot, Léopoldus Daquaria le laissa entrer dans sa demeure. Sirius ôta son manteau qu'il tendit négligemment à l'elfe et suivit le père de son amoureuse à travers la maison. Ils entrèrent dans une pièce qui s'apparentait à un bureau. Sirius s'installa dans le fauteuil que lui désignait le maître des lieux, tandis que ce dernier allait se poster près de la fenêtre. Ils furent rejoint quelques instant plus tard par une femme aussi blonde qu'Océane, et dont les yeux, bien qu'entourés de rides étaient aussi bleu que ceux de la jeune fille.
- « Monsieur Black est venu nous parler d'Océane » indiqua Léopoldus à sa femme qui se mit alors à fixer Sirius d'un air sévère.
- « Oh ! Vous êtes venu nous dire que vous en aviez assez de notre fille et que vous comptiez vous mettre à la recherche d'une autre petite sotte à engrosser ? » demanda méchamment Flumena.
- « Océane s'est déshonorée en se compromettant avec vous ! Mon enfant est une fille-mère ! Quelle honte ! » ajouta Léopldus d'un ton sec.
- « Je ne vous permet pas de parler d'elle comme cela » le prévint Sirius d'une voix sèche en se redressant dans son fauteuil, et en croisant ses mains.
- « Je suis son père ! De quel droit m'interdisez vous quoique ce soit ?! » s'indigna le père Océane
- « Je suis le père de sa fille, je vit avec elle et je l'aime. J'estime avoir le droit et même le devoir de la défendre, même de son père » répondit calmement.
Il vit l'homme se crisper violemment.
- « Surtout quand que je constate que vous n'aimez pas votre fille, et que vous ne l'avez sans doute jamais aimé ! » asséna Sirius d'un ton sec.
- « Comment osez vous ?! » hurla Léopoldus en se redressant alors.
Sirius l'observa un moment, il était rouge de rage, crispait les poings et lui jetait des regards monstrueux.
- « De quel droit venez vous dans ma propre maison remettre en cause l'amour que je porte à mon enfant ?! »
- « Il me semble que des parents dignes de se nom aiment leur fille et ce quelque soient ses choix ! Ils ne cherchent pas à la marier contre sa volonté au premier prétendant venu sous prétexte qu'il faut préserver l' ''honneur'' de la famille ! Vous n'avez jamais vraiment chercher à savoir ce que pouvait ressentir Océane, ce qu'elle voulait faire de sa vie ! » lança Sirius avec colère.
- « Et vous, vous avez peut-être la prétention de savoir ce qui est le mieux pour elle ?! » demanda Flumena qui était devenue blême sous le coup de la colère.
- « Je fais de mon mieux, et voyez vous, c'est avec moi qu'elle a choisit de rester, pas vous ! »
- « Je ne vous ait pas inviter à entrer pour que vous vous montriez irrespectueux, jeune blanc bec ! » cria son mari.
- « Excusez moi, mais il me semble que de nous deux, c'est vous qui vous êtes montrez le plus irrespectueux ! » souffla Sirius.
Le jeune homme vit alors le père d'Océane devenir rouge de colère, près à exploser et pourtant, il ne lui avait pas encore fait part de la raison de sa visite. Il se redressa alors dans son fauteuil et le regarda d'un air grave. C'était mal parti pour une discussion calme et posée, mais maintenant qu'il était là, il n'avait pas l'intention de se laisser démonter. Il se racla un peu la gorge et ignorant le regard outré de ses possibles futurs beaux-parents, il se lança.
- « Monsieur Daquaria, madame, je ne suis pas venu ici pour provoquer un scandale. Ma motivation est toute autre et c'est important, c'est pour cela que je vous demanderais de bien vouloir m'écouter » lança-t-il d'une voix plus calme
- « Je ne suis pas sur d'être disposé à écouter un jeune présomptueux qui s'amuse à faire des enfants à des jeunes femmes et à ne pas les épouser ! » cracha avec haine le père d'Océane.
- « Vous savez comment on devrait traiter les personnes comme vous ? » demanda rageusement son épouse.
- « Je ne tiens pas à le savoir et je vous en prie, écouter ce que j'ai à vous dire… » continua Sirius
- « Et pourquoi devrions nous vous faire cette faveur alors que vous avez terni l'honneur de cette famille ? » hurla Léopoldus
- « Parce que je compte épouser votre fille ! » annonça alors Sirius sans douceur, renonçant à le leur apprendre avec tact et diplomatie.
La nouvelle eu l'effet d'une bombe. Les époux Daquaria le fixèrent alors, les yeux exorbités et perdirent toute la couleur de leurs joues. Sirius esquissa un faible sourire. Ils étaient figés, comme stupéfixiés.
- « Je vais lui faire ma demanda très prochainement » souffla Sirius
- « Vous voulez dire que ce n'est pas encore sur ? » demanda Flumena d'une petite voix
- « Non, je ne le lui ai pas encore demandé, mais j'ai bon espoir qu'elle accepte » répondit Sirius de tout son sérieux.
- « Vous êtes venu me demander sa main ? » demanda d'une voix mauvaise Léopoldus
- « Non » répondit calmement Sirius « Je l'épouserais avec ou sans votre permission. Je tiens vraiment beaucoup à elle et à notre fille, je veux que notre union soit officielle désormais »
- « Dans ce cas que faites vous ici ? » hurla Léopoldus, visiblement peu disposé à faciliter les choses.
- « Dans votre dernière lettre, vous disiez que vous accepteriez de revoir Océane si elle acceptait de revenir chez vous et de se marier… Elle va sans doute, enfin je l'espère de tout cœur, se marier avec moi. Si cela vous dispose à la revoir et à renouer vos liens avec elle, j'en serais vraiment ravi. Je sais trop ce que c'est que d'être rejeté par sa famille, je ne veux pas qu'elle connaisse cela. Je l'aime trop pour la voir souffrir. »
Léoplodus le regarda alors d'un air mauvais et serra les poings.
- « Vous n'êtes qu'un jeune prétentieux et arrogant ! Océane à déshonoré notre famille en se compromettant avec vous ! Si elle se mariait à un bon parti, peut-être que j'accepterais de la revoir, mais vous êtes bien loin de l'idée que je me fais d'un bon parti ! Vous avez été renié vous aussi par votre famille qui compte parmi les plus influentes du monde sorcier… »
- « Une famille de mangemort, baignée dans la magie noire ?! » s'indigna Sirius en se levant « C'est une vie comme cela que vous voulez pour votre fille ?! »
Il fixa le père d'Océane d'un air mauvais.
- « Je comprends maintenant parfaitement pourquoi elle a préféré vous fuir ! »
- « Hors de ma maison ! » hurla alors Léopoldus en désignant de son doigt la porte d'entrée.
- « Avec plaisir ! » répondit Sirius sur le même ton.
Mais avant de partir, il se tourna vers la mère d'Océane qui était très pâle et bouleversée.
- « Votre fille va se marier avec l'homme dont elle a eu un enfant par amour… Ne pensez vous pas que c'est le meilleur choix pour elle ? Réfléchissez-y… » souffla-t-il à son encontre.
Elle semblait plus ouverte à la discussion…
- « DEHORS ! »
Ne se faisant pas plus prier, Sirius sortit sans leur adresser le moindre regard et fit quelques pas avant de soupirer violemment. Cela ne s'était pas du tout passé comme il l'avait voulu et cela lui faisait de la peine. Il se tourna une dernière fois vers la maison austère qu'il venait de quitter avant de transplaner pour mettre Lily au courant de cette désastreuse entrevue, dont il ne mettrais pas Océane au courant.
