Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !

Bonne lecture à vous tous… Aylala

Note : Pendant les 10 prochains jours j'aurais un peu plus de temps que d'habitude. Je vais en profiter pour publier un peu plus souvent ! -

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Ce qui aurait pu se passer

Cinquante neuf : Que je t'aime.

« Quand tes cheveux s'étalent, comme un soleil d'été (…)

Que je t'aime, que je t'aime, que je t'aime (…)

Quand le vert de tes yeux d'un seul coup n'est plus pur(…)

Que je t'aime, que je t'aime, que je t'aime (…)

Quand à l'appel du loup, tu brises enfin tes chaînes(…)

Que je t'aime, que je t'aime, que je t'aime

Que je t'aime, que je t'aime, que je t'aime »

Johnny Halliday

Remus monta deux à deux les marches de l'escalier et arriva rapidement devant la porte de l'appartement de Kathleen. Il frappa de sa main libre sur la porte. Il était encore tôt, et il se doutait qu'elle devait encore être en train de dormir. Il insista donc encore un peu. Au bout de quelques minutes, il entendit un « C'est bon, j'arrive ! » être grogné depuis l'intérieur de l'appartement. La porte s'ouvrit alors rapidement sur la jeune femme, dont le visage endormi s'illumina en le voyant.

- « Remus ?! Mais tu m'avais dit que tu ne pourrais pas venir avant ce soir et encore en coup de vent ! »

- « J'ai mentit ! » répondit-il avec un grand sourire « Joyeuse Saint Valentin Kat ! »

La jeune femme se mit alors à sourire et se jeta dans ses bras pour l'embrasser.

- « Joyeuse Saint Valentin mon chéri ! » murmura-t-elle avant de l'embrasser avec passion.

Lorsqu'elle se détacha de lui, il referma la porte et lui tendit le paquet qu'il tenait dans la main.

- « J'apporte le petit déjeuner ! » lança-t-il joyeusement.

- « Tu es un amour ! Je vais faire du thé ! »

La jeune femme se rendit alors dans la cuisine. Après avoir ôté son manteau et l'avoir accroché au porte-manteau, il alla la rejoindre. Elle s'affairait devant sa gazinière et Remus eut alors tout le loisir de l'observer. Elle portait de grosses chaussettes en laine grises et un immense pull qui la couvrait jusqu'à mi-cuisse, dévoilant ses longues et fines jambes. Elle avait retroussé les manches jusqu'à ses coudes, mais le pull étant trop large, il dévoilait une de ses épaules. Ses cheveux, légèrement emmêlés tombaient en cascade sur ses épaules. Remus la trouva magnifique. Lorsqu'elle le retourna, il devait toujours arborer un sourire parfaitement idiot car elle lui demanda

- « Quoi ? »

- « Tu es belle » se contenta-t-il de répondre et la jeune femme se mit à rougir.

Elle posa la théière devant lui et déposa deux grandes tasses. Puis elle vint s'installer près de lui et l'embrassa encore une fois.

- « Je suis très heureuse que tu sois venu, c'est une très belle surprise » murmura-t-elle

- « Tu ne pensais tout de même pas réellement que j'allais rater notre première Saint Valentin ? » demanda Remus en posant sa main sur la cuisse de la jeune femme qui se mit à sourire largement. « Tu n'avais rien prévu aujourd'hui ? »

- « A part maudire le travail qui était sensé t'éloigner de moi toute la journée… non, rien de prévu ! » répondit-elle en faisant semblant de réfléchir

- « Ca tombe bien parce que moi non plus je n'ai rien de prévu aujourd'hui… On pourrait peut-être passé la journée ensemble… »

La jeune femme se mit à sourire de plus belle et mordit dans un des succulents croissants que le jeune homme lui avait apportés.

- « Ca me semble parfait tout ça ! »

Ravi, Remus s'attaqua lui aussi au petit déjeuner. L'air de rien, il avait faim. Ils restèrent ainsi un petit moment en silence, perdus dans leurs pensées.

- « Tu te souviens de l'an dernier ? » demanda-t-elle au bout d'un moment

- « La lettre que tu m'avais envoyé. Bien sur, ça m'avait touché et totalement déboussolé aussi. J'étais un peu perdu »

- « Moi j'étais totalement mortifiée… » se souvint la jeune femme en souriant doucement « Je me demandais comment j'avais pu avoir le courage de t'écrire une lettre comme ça. Et ensuite j'étais mal parce que tu n'y avais pas répondu »

- « J'ai été stupide… » souffla Remus

La jeune femme se mit à rire doucement.

- « Mais, tu avais eu une bonne idée. Ca m'a fait réfléchir. Bien sur, je ne me suis pas décidé tout de suite, mais je pense que si tu ne l'avais pas écrite, ça aurait été encore plus lentement entre nous deux ! »

- « Par Merlin ! Encore plus longtemps ?! Ca aurait été possible ? » se moqua gentiment la jeune femme

Remus pouffa et ferma les yeux tout en s'étirant largement. Il détendait ses muscles encore un peu froissés de la nuit de sommeil profond qu'il avait passé. Il sentit alors que Kathleen se glissait contre lui et s'installer sur ses genoux. Elle glissa ses bras autour de son cou. Remus enlaça alors sa taille et ouvrit ses yeux qu'il plongea dans le regard noir profond de la jeune femme.

Elle se pencha vers lui pour l'embrasser, le jeune homme en profita pour la serrer encore un peu plus contre lui.

- « Je suis contente que ça ait marché entre nous… » souffla-t-elle doucement une fois qu'elle eut détacher ses lèvres des siennes.

- « Moi aussi, tu n'as pas idée à quel point » répondit Remus

- « On est bien tout les deux… »

- « Très bien… »

La jeune femme l'embrassa alors à nouveau et tout en souriant tout contre ses lèvres, Remus glissa un de ses bras sous ses genoux tout en calant son autre bras contre son dos. Il se leva alors la soulevant dans les airs. Elle sentit qu'elle eut un mouvement pour s'accrocher un peu plus contre lui, sans doute avait-elle été un peu surprise. Elle le regarda alors en souriant et sans plus de cérémonie, Remus l'emmena jusque dans sa chambre.

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Sirius s'emmêlait un peu dans tous les parchemins qui traînaient autour de lui. Il y en avait partout. Sur la table basse, sur le sol, sur le canapé sur lequel il s'était installé et sur lui-même. Tous ces parchemins étaient des prospectus qui vantaient les mérites de divers endroits. Il cherchait un lieu romantique où Océane et lui pourraient dignement célébrer leur mariage. Bien sur, il y avait la possibilité de le faire chez eux, mais s'il trouvait un endroit plus beau… Il ne pouvait négliger aucune piste. Il sentit soudain une main se poser sur son épaule, ce qui le fit sursauter légèrement.

- « Tu fais quoi ? » demanda Océane d'une voix curieuse.

Il ne l'avait pas entendue arriver. Il laissa tomber sa tête en arrière et la cala sur le bord du canapé.

- « Je regarde des trucs pour le mariage… » murmura-t-il

Il la vit alors sourire et faire le tour du canapé. Elle observa un moment l'avalanche de prospectus, un sourire amusé aux lèvres avant de poser le bébé-transmetteur sur la table. Lalyh venait de commencer sa sieste. Il l'aida alors à dégager un peu le canapé de toute la paperasse pour qu'elle puisse s'installer confortablement contre lui. Sirius glissa alors sa main sur ses épaules.

- « Et tu regardes toi exactement… » demanda-t-elle doucement

- « Je regarde des endroits où on pourrait célébrer la cérémonie »

- « Je pensais qu'on le ferais ici… » souffla-t-elle

- « Oui, mais imaginons que je trouve un endroit merveilleux pas loin d'ici… »

- « Sirius… je me fiche de me marier dans un endroit merveilleux où à l'entrée de l'allée des Embrumes du moment que je me marie avec toi… »

- « Moi aussi, mais j'aimerais vraiment que tu ne regrettes rien. Je voudrais qu'on ait un beau mariage toi et moi »

La jeune femme se mit à sourire et se cala un peu plus contre lui. Elle lui arracha un morceau de parchemin des mains et le consulta en souriant.

- « Un manoir en écosse… Mais tu es totalement fou. C'est trop loin, c'est trop cher et en plus… c'est infesté de fantômes ! »

Elle se mit alors à frissonner et reposa le morceau de parchemin.

- « Honnêtement, je préfère une cérémonie, toute simple, ici avec les gens que j'aime… »

- « Ce qui me met en bonne place sur la liste des invités… » plaisanta Sirius en faisant disparaître d'un coup de baguette tous les parchemins épars.

Océane se mit à rire doucement.

- « Idiot ! » souffla-t-elle tout contre son torse.

Le jeune homme la serra un peu plus contre lui et déposa un baiser sur le haut de son front.

- « C'est notre première St Valentin, en tant que fiancés… » murmura-t-elle alors

- « Et ce sera la dernière car l'année prochaine, tu seras ma femme » répondit-il fièrement

- « Océane Black… Non, Sirius, Océane et Lalyh Black… C'est mignon »

- « C'est adorable, et c'est Lalyh et toi qui rendez ce nom adorable. Et j'ai vraiment hâte que ce soit officiel ! Alors si on choisissait une date ! »

Océane se remit une nouvelle fois à rire doucement.

- « Ca t'obsède ma parole ! Tu ne pouvais même pas y penser avant sans avoir des boutons et maintenant tu te stresses pour une date ?! »

- « Moque toi, ma belle, moque toi… Je m'en fiche » murmura-t-il.

- « Tu as déjà pensé à une date, toi ? »

- « Evidemment ! Je veux que ce soit le plus tôt possible ! »

- « Mais organiser un mariage, ça prend du temps ! »

- « Je sais, j'ai été réquisitionné pour le mariage de James et Lily ! On a passé trois mois d'enfer ! »

- « Seulement trois mois ?! Estime toi heureux ! On ne pourra pas tout régler en si peu de temps ! »

- « Mais James et Lily… »

- « N'avaient pas d'enfant qui leur demandait du temps en plus de la préparation, et avaient des parents qui les ont largement aidé pour tout organiser. C'est totalement différent »

Sirius réalisa alors qu'elle avait raison et soupira.

- « Tu as raison… » murmura-t-il « Donc, il ne faut pas compter pour une cérémonie dans trois mois… »

- « J'ai bien peur que non chéri. En plus, aucun mage marieur n'est libre dans si peu de temps »

Sirius hocha la tête. Il était un peu déçu de voir que les choses n'allaient pas plus vite, mais après tout, il avait tout le temps qu'il voulait pour officialiser leur amour.

- « Ca t'embête tant que ça ? » demanda Océane en se redressant vers lui

- « Non… »

- « J'aime mieux ça ! »

Elle se leva alors et se place droit devant lui. Elle posa ses deux mains autour de son visage et se pencha vers lui pour l'embrasser très tendrement. Sirius réagit immédiatement. Il encercla sa taille de ses bras et la serra contre lui. Elle glissa alors ses mains dans ses cheveux et Sirius la bascula sur le canapé. Il enfouit aussitôt sa tête tout contre son cou pour picorer sa peau de tout petits baisers et profiter de l'instant présent.

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Allongé sur le dos, sur son lit, James scrutait le plafond en silence, les bras croisés sous sa nuque. Il entendit soudain des bruits de pas dans le couloir puis la porte de sa chambre s'ouvrir et il se mit à sourire. Il n'avait pas besoin de se redresser pour savoir qui venait d'entrer. Il sentait d'ici le parfum doux et envoûtant de sa femme l'envahir. Elle sentait incroyablement bon, il avait bien fait de lui offrir ce parfum. Au mouvement que du matelas, il s'aperçut que sa femme venait de s'asseoir sur le rebord de leur lit.

- « Maintenant que nos petits monstres sont couchés et endormis, je vais pouvoir m'occuper de toi… » souffla-t-elle.

- « Ca m'a l'air très tentant tout ça… » murmura-t-il en se redressant sur ses coudes.

Il se mit à sourire et lui adressa un clin d'œil.

- « Ne rêves pas trop mon chéri, c'est juste l'heure de ta pommade »répondit-elle d'un air amusé en récupérant le pot de pommade dans sa table de chevet. «Enlève ton T-shirt et allonge toi sur le dos s'il te plait»

James s'exécuta sans rien dire et après avoir envoyer son T-shirt à l'autre bout de la chambre, il s'allongea sur le dos, et cala sa tête sur ses mains. Il ferma les yeux, prêt à savourer le massage de sa femme. Il sentit soudainement une assez forte odeur d'eucalyptus envahir la pièce, signe que Lily venait d'ouvrir le pot de crème. Quelques secondes plus tard il sentit enfin les doigts de sa femme se poser sur son flanc. Cela le fit frémir et il laissa échapper un soupir de bien être. Il entendit Lily se mettre à rire doucement.

- « Quoi ? » demanda-t-il en ouvrant paresseusement un œil.

- « Tu es impossible… » souffla-t-elle en souriant

- « Ben quoi ?! J'ai quand même le droit d'aimer quand ma femme me dorlote ! »

Il l'entendit soupirer d'amusement et il se mit à sourire. Elle commença alors à le masser et comme à chaque fois, James trouva cela divin. Elle avait des doigts de fées, et il savait déjà qu'il ne pourrait plus jamais s'en passer. Il envisageait même de se blesser plus souvent pour pouvoir en profiter encore plus… Cette pensée le fit sourire. Lily se mit alors à approfondir le massage et James apprécia d'autant plus. Elle appuyait plus profondément ses pouces sur sa peau tandis que ses autres doigts glissaient délicatement à côté, le faisant frissonner à chaque fois un peu plus violemment. Il sentait le contact de ses paumes chaudes sur son dos. La pommade rendait le mouvement des doigts sur son dos plus lisse et plus doux. Elle le faisait consciencieusement et en plus du bien être immense que cela lui apportait, cela soulageait grandement la douleur lancinante qu'il conservait de sa légère blessure. Il laissa alors échapper un petit grognement de contentement.

- « Tu ne peux pas t'empêcher d'avoir ce genre de pensées quand je te soigne ? » demanda-t-elle d'un air amusé

- « De quel genre ce pensées tu parles ? » répondit alors le jeune homme d'une voix malicieuse

- « Tu sais très bien de quoi je parle »

- « Ce ne sont que de saines pensées d'un homme qui aime sa femme et qui apprécie les… contacts corporels ! Et puis… Je ne vais pas avoir le droit à un petit câlin ?» murmura-t-il d'une voix faussement suppliante.

Lily se mit alors à rire doucement et se pencha sur lui. Elle déposa un baiser sur son épaule nue et glissa sa main dans ses cheveux.

- « Je ne suis pas sure que tu le mérites… » chuchota-t-elle

- « Mais c'est la St Valentin ! » s'indigna-t-il en se redressant et en se tournant vers elle.

En voyant son regard amusé, il réalisa aussitôt qu'elle venait de le mener en bateau.

- « Tu es une horrible petite manipulatrice… » souffla-t-il en s'approchant d'elle, tel un félin de sa proie.

Il la vit se lever alors précipitamment en souriant largement. D'un geste très lent, exprès pour le faire languir, il le savait très bien, elle referma le pot de pommade qu'elle rangea bien à sa place dans la table de chevet. Elle récupéra sa baguette, elle nettoya ses mains, faisant ainsi disparaître l'odeur d'eucalyptus qui les avait envahi tous les deux. Elle s'installa ensuite sur le rebord du lit et s'allongea tranquillement à sa place en souriant. Elle ferma les yeux, lui tourna le dos et souffla un petit « bonne nuit ».

James se mit alors à sourire et s'approcha d'elle doucement.

- « Oh non, madame Potter, vous ne vous en tirerez pas à si bon compte… » souffla-t-il tout contre son oreille.

Il la vit sourire et cela l'amusa beaucoup. Il posa alors un baiser sur sa tempe alors qu'il la rallongeait sur le dos et s'installait à ses côtés. Il glissa sa main sur son ventre et se cala tout contre elle.

- « A quoi tu penses ? » demanda-t-il doucement

- « Je penses que je t'aime » murmura-t-elle en ouvrant les yeux et en le fixant.

Par Merlin ce qu'il pouvait aimer ses yeux. Si cela ne tenait qu'à lui, il passerait le reste de sa vie à contempler ses yeux. Il sentit alors qu'elle glissait ses bras autour de son cou et l'attirer vers elle pour l'embrasser. Il se laissa faire et répondit même avec plaisir à son baiser. Puis il se détacha d'elle et caressa ses cheveux et posa un baiser sur son front.

- « Moi aussi je t'aime et j'ai une furieuse envie de te le prouver mon cœur… »

Elle se mit à sourire et glissa sa main sur le torse de son mari.

- « J'adorerais voir ça… » murmura-t-elle doucement alors qu'il se penchait vers elle pour l'embrasser à nouveau.

- « Tes désirs sont des ordres… »

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- « C'est très bien que tu ais pu réussir à te libérer si rapidement » lança le professeur Dumbledore

Océane se mit à lui sourire et s'installa dans le fauteuil qu'il lui indiquait.

- « Ca n'a pas été très difficile, Sirius ne travaille pas cet après-midi. Bien sur, c'est lui qui a posé le plus de problème, il ne voulait pas tellement que je vienne » plaisanta-t-elle doucement, même si elle ne modifiait pas tant la vérité que cela.

- « Je comprend parfaitement que ce ne soit pas facile pour lui de se dire que désormais tu fais pleinement parti des notre »

- « Il est temps professeur. L'Ordre a besoin de toutes les bonnes volontés »

- « Tu as raison ».

La jeune femme vit alors le professeur se lever et faire quelques pas vers la fenêtre.

- « Tu es au courant de l'enfance qu'à eu le Seigneur des Ténèbres ? » demanda-t-il d'une voix grave.

Sa question ressemblait plus à un constat qu'autre chose.

- « Oui, j'étais présente qu'en vous en avez parler à James et Lily » répondit-elle

- « J'aimerais en savoir plus sur ce qu'à été sa vie avant qu'il ne devienne celui que nous connaissons aujourd'hui »

Océane l'écoutait avec attention.

- « C'est pourquoi j'aurais de ton aide »

- « Je ferais tout ce que je pourrais » assura la jeune femme avec assurance.

- « Je n'en ai jamais douté, Océane et c'est pourquoi j'ai fait appel à toi. Il s'agit d'une mission où le fait que tu sois une de nos nouvelles recrues sera un atout de taille. En effet, la plupart des membres de l'Ordre ont déjà été aperçut en train de combattre ouvertement le Seigneur des Ténèbres et certain de ses sympathisants se méfient en leur présence. Mais heureusement ton visage leur est inconnu… »

Océane hocha la tête en souriant.

- « Qu'est-ce que je dois faire exactement ? » demanda-t-elle alors

- « Voilà, les derniers témoignages que je possède de Tom entre le moment où il a quitté Poudlard et la période qui a vu la montée en puissance de Lord Voldemort sont peu nombreux. Pourtant, il n'a pas pu rester inactif durant toutes ses années. Il a forcément qu'il travaille pour survivre. Je me suis alors demander quel genre d'emploi le jeune Tom Jedusor aurait pu avoir. Au court de mes recherches, j'ai cru comprendre qu'il avait travaillé un temps chez ''Barjow & Beurk'', sur l'allée des Embrumes »

Océane eut une légère grimace. Une fois, en se perdant dans la foule elle avait atterri sur cette allée et elle n'en avait pas gardé un très bon souvenir. Tout là-bas semblait effrayant.

- « Je voudrais que tu trouves un moyen pour étudier les archives de ce magasin pour découvrir si oui ou non, Tom y a travaillé et si c'est le cas, que tu trouves le plus possible de renseignement sur lui. Le moindre et le plus infime détail peut avoir son importance dans la recherche des Horcruxes » reprit le professeur d'un air grave

- « Je comprend… » répondit la jeune femme d'un air pensif.

Qu'allait-elle trouver comme excuses pour pouvoir fouiner dans les dossiers de ce gérant de magasin.

- « Quand dois-je commencer ? » demanda-t-elle

- « Dès que tu le pourras… » répondit le professeur

- « Et le plus tôt sera le mieux je suppose… »

- « Evidemment… »

- « Très bien » répondit la jeune femme en se levant « Je vous tiendrez au courant »

- « Merci Océane et bonne chance »

La jeune femme quitta alors le bureau de son ancien directeur et sortit du château, perdue dans ses pensées. Une fois en dehors du parc, elle transplana jusqu'à chez elle.

Elle passa soirée à réfléchir. Elle ne pensait à rien d'autre qu'à la mission qui venait de lui être confiée. Elle ne parla presque pas de la soirée et elle remarqua que Sirius faisait un peu la tête. Une fois Lalyh couchée, il était venu la rejoindre dans le salon, mais elle était tellement perdue dans ses pensées que quand elle releva la tête, elle le vit monter les escaliers les mains dans les poches. Elle soupira. Ils n'avaient pas échangé trois mots, c'était sa faute, elle le savait et elle s'en voulait. Sans plus attendre, elle se rendit à l'étage et entra dans sa chambre.

- « Coucou… » souffla-t-elle doucement en refermant la porte.

Le jeune homme ne répondit pas. Enfoui sous les couvertures, il se retourna sans un mot.

- « Je sais que ça n'a pas été une super soirée chéri, mais… »

La jeune femme s'arrêta alors. Visiblement, il ne voulait pas l'entendre, il ne voulait pas de ses excuses. Il grogna un peu et cacha sa tête sous son oreiller. Cela eut le don d'énerver la jeune femme qui se changea rapidement et se glissa sous les couvertures. Elle regarda son dos qui se dressait face à elle. Par Merlin ce qu'elle pouvait détester quand il faisait sa tête de cochon ! Néanmoins, elle se sentait un peu honteuse d'avoir provoqué cette situation. Elle s'approcha alors de lui, déposa un baiser sur son épaule nue et laissa courir un instant ses doigts le long de sa colonne vertébrale. Elle le sentit se détendre, mais il ne se retourna pas pour autant. Elle dû s'en contenter. Ramenant un peu plus les couvertures sur elle, elle ferma les yeux et s'endormit presque aussitôt.

Lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle était seule dans le lit. Elle se redressa doucement et s'étira un peu. Elle se leva alors et se rendit dans la chambre de Lalyh. Sa petite fille n'était pas dans son lit. Elle enfila alors un pull et descendit dans la cuisine. Sirius était en train de donner le biberon à leur fille. Elle s'appuya contre l'embrasure de la porte et croisa les bras. Elle les regarda en souriant, ils étaient tellement adorables tous les deux, elle les aimait tellement.

- « Enfin debout ! » souffla Sirius en levant la tête vers elle.

- « Oui, j'avais besoin de repos, j'ai mal dormi… »

- « Je sais, j'étais à côté de toi. Tu as passé la nuit à remuer dans tous les sens ! »

Elle sentait encore un peu de rancœur dans sa voix et elle soupira. Elle n'avait pas envie de se disputer avec lui de si bon matin. Il fallait donc qu'elle garde le contrôle d'elle-même. Le contrôle…

- « J'ai trouvé ! » s'écria-t-elle alors en s'approchant de lui

Elle déposa un baiser sur sa joue et attrapa un toast qu'elle avala à la hâte.

- « Trouvé quoi ? » demanda Sirius

- « Plus tard ! » répondit-elle en sortant en courant de la cuisine pour s'enfermer dans la salle de bain.

Après une rapide douche, elle se précipita devant son armoire. Elle y prit sa robe la plus stricte, qu'elle enfila rapidement. Elle attacha alors ses longs cheveux blonds en un chignon bien serré dont aucune mèche ne pouvait s'échapper. Attrapant sa baguette, elle métamorphosa sa brosse à cheveux en une fine paire de lunette qu'elle chaussa. Elle se regarda un moment. Par Merlin ce qu'elle pouvait avoir l'air sévère ainsi ! Elle attrapa une petite mallette qu'elle remplit de parchemin et prit sa plus jolie plume et descendit au rez-de-chaussée.

- « J'y vais ! » lança-t-elle en se rendant dans l'entrée pour enfiler ses chaussures.

- « Océane ! »

La jeune femme se retourna et se trouva face à Sirius qui la regardait avec étonnement, Lalyh dans les bras. Elle s'approcha d'eux, embrassa le front de sa fille et s'apprêtait à embrasser Sirius quand le jeune homme se recula.

- « Tu vas où ? » demanda-t-il d'une voix suspicieuse « Pourquoi tu es habillée comme ça ?! »

Océane ôta ses fausses lunettes et le fixa d'un air grave.

- « Je pars pour ma mission » murmura-t-elle

- « Tu vas où ? Tu fais quoi ? » demanda-t-il maintenant d'une voix inquiète.

- « Je te le dirais ce soir en rentrant chéri… »

- « Pourquoi ? Tu as peur que je te suive et que je te surveille toute la journée ?! »

- « Entre autre… Désolée chéri, mais il faut que je le fasse seule. J'essayerai de renter tôt ! »

- « Et je suis censé m'occuper de Lalyh toute la journée ? » demanda le jeune homme d'un air un peu indigné

- « Exactement ! N'oublie pas de lui donner sa compote à 10h00 ! » souffla-t-elle après avoir enfin réussit à lui voler un baiser.

Puis sans attendre d'avantages, elle quitta sa maison et transplana.

L'allée des Embrumes était telle que dans le souvenir d'Océane. Prenant une grande inspiration, elle pénétra dans la ruelle sombre et étroite. Elle marcha d'un pas assuré vers la boutique « Barjow & Beurk », où elle entra. Elle afficha son air le plus hautain et le plus sévère et s'approcha du comptoir. Il fallait qu'elle soit convaincante.

- « Bonjour, je voudrais parler à monsieur Barjow » lança-t-elle sèchement.

- « C'est moi » répondit un homme qui sortait de l'arrière boutique.

Il avait les épaules voûtées et de longs cheveux gras lui tombait sur le front. Il les ramena d'ailleurs en arrière d'un geste de la main.

- « Que puis-je pour vous ? » demanda-t-il d'une où pointait la curiosuté.

- « Morticia Grahams, du département de justice magique, service du commerce. Vous avez dû recevoir la circulaire qui annonçait mon arrivée » mentit Océane avec aplomb.

L'homme sembla se raidir et fouillant dans des parchemins épars derrière son comptoir, il grogna.

- « Non, je n'ai rien… »

- « C'est fâcheux ! » souffla sèchement la jeune femme en remontant sur son nez, ses lunettes qui avait tendance à glisser « Tous les commerces doivent être contrôlés par notre service avant la fin de la semaine par ordre du Ministère »

- « Comment ça ''contrôler'' ! Il n'y a rien à contrôler dans mon établissement ! Tout en règle ! »

Devant son air paniqué, Océane se douta bien que ce n'était sans doute pas réellement le cas. Réprimant son sourire, elle serra un peu plus sa mallette contre elle.

- « Je m'en doute bien monsieur Barjow » mentit elle avec un léger sourire « Il s'agit juste d'un contrôle sur la traçabilité de vos ouvriers depuis l'ouverture de votre établissement. Nous cherchons à faire un recensement sur les… »

- « C'est bon ! » la coupa-t-il

Océane fut soulagée car elle ne savait pas trop quoi inventer pour justifier sa demande. Mais il fallait qu'elle enfonce le clou.

- « Quoiqu'il en soit monsieur Barjow, ce petit problème de circulaire me plonge dans l'embarras. »

Elle racla sa gorge et fixa son interlocuteur d'un air grave.

- « Le Ministère tient absolument à ce que tout soit fait d'ici la fin de la semaine et je ne peux malheureusement revenir dans votre établissement un autre jour. Je me vois donc contrainte de vous demandez de m'accompagner jusqu'à vos archivages »

Barjow la fixa d'un air grave et méfiant. D'un geste agacé, la jeune femme pianota sur le comptoir et soupira. Elle resserra la mallette contre elle et soutint le regard de l'homme poster en face d'elle. Ils restèrent un moment ainsi en silence. Visiblement, l'homme semblait mesurer où il aurait plus à perdre : la laisser étudier ses archives ou se mettre le Ministère à dos.

- « C'est à l'arrière madame » grogna-t-il en l'invitant à passer derrière le comptoir.

Sans se défaire de son air hautain, Océane le suivit dans l'arrière boutique jusque dans une minuscule pièce poussiéreuse et sans ouvertures sur l'extérieur.

- « C'est ici ! » lança l'homme en désignant de la main des montagnes de vieux dossiers poussiéreux et miteux empilés le long des murs.

- « Merci » répondit Océane en posant sa mallette sur le sol.

L'homme la quitta alors. La jeune femme se mit alors à sourire largement. Elle avait réussit à pénétrer dans cette salle, c'était déjà un bon point. Puis en voyant les centaines de dossiers, elle soupira. Heureusement qu'elle n'avait pas tout à étudier. Elle s'approcha de la première pile et constata avec plaisir que tout était rangé par ordre chronologique.

Se rendant donc directement vers les piles qui débutait avec l'année 1945. Faisant apparaître un tabouret, elle s'y installa et feuilleta les dossiers. Elle n'eut pas à chercher longtemps avant de tomber sur le parchemin qui notifiait l'arrivée de Tom Elvis Jedusor dans la boutique. En souriant, elle tira de sa mallette un morceau de parchemin et sa plume et commença à relever toutes les informations qu'elle pouvait trouver.

C'était un travail long et fastidieux et Océane sentait ses yeux devenir de plus en plus douloureux à forcer de devoir déchiffrer l'écriture en patte de mouche dont les dossiers étaient remplis. Au fur et à mesure de ses lectures, la jeune femme fut surprise de voir à quelle vitesse le jeune Jedusor était monté en grade dans la boutique. De simple vendeur dans la boutique, il était passé responsable des clients puis rapidement premier vendeur et ce en l'espace d'à peine un mois. C'était une ascension fulgurante. Elle notait le plus consciencieusement possible les dates où le jeune homme avait obtenu ses promotions. Puis elle entreprit de noter avec le plus grand soin les coordonnées des clients qu'il avait eu en tant que premier vendeur. Certains de ses noms portait la mention ''spécial'' annotée en marge. Il s'agissait surtout de noms de femme et visiblement issue de la haute bourgeoisie sorcière. Océane reconnut plusieurs noms et parmi eux, celui de Hepzibah Smith, dont un des petits neveux était à la tête d'une importante usine de chaudron.

Régulièrement, elle jetait des coups d'œil à la porte pour s'assurer de ne pas être dérangée. Elle aurait en effet eu beaucoup de mal à justifier le fait que toutes ses notes ne concernent qu'un seul employé. Lorsqu'elle eu fini de lire le dernier dossier concernant Jedusor, celui qui signifiait sa démission, elle fut soulagé. Elle avait mal au dos à force d'être courbée, ses yeux lui piquaient et elle garda l'odeur de la poussière ancrée dans les narines. D'un geste sur, elle dupliqua la lettre de démission écrite de la main même de celui qui ce faisait désormais appelé le Seigneur des Ténèbres et rangea la copie dans le dossier, conservant l'original pour le professeur Dumbledore. Elle rangea alors tous ses parchemins dans sa mallette qu'elle referma très soigneusement. Puis entendant des bruits dans le couloir, elle se dépêcha de prendre un dossier au hasard et l'ouvrit rapidement juste au moment où la porte s'ouvrait.

- « Ca va être encore long ? » demanda Barjow d'une voix sèche.

- « Non, j'ai bientôt fini ! » répondit-elle sur le même ton sans se laisser impressionner

Il lui jeta un regard mauvais et referma la porte d'un coup sec. La jeune femme tira alors la langue à la porte close et referma le dossier qu'elle rangea à sa place. Elle patienta encore une demi-heure dans la salle avant de décider d'en sortir. Elle fit disparaître le petit tabouret et récupéra sa mallette qu'elle avait posée sur le sol. Elle quitta la petite salle poussiéreuse avec plaisir. Elle épousseta sa robe de ses mains, et ne pu retenir l'éternuement déclanché par l'envol des petites particules.

- « Enfin fini ? » grogna alors Barjow depuis le comptoir.

- « Oui, tout était très bien classé, je n'ai eu aucune difficulté » répondit-elle en reprenant son air hautain et froid.

Elle repassa de l'autre côté du comptoir et tendit sa main à l'homme qui semblait ravi de la voir partir.

- « Merci, vous devriez recevoir notre rapport d'ici un mois » mentit-elle en serrant la main qu'il lui avait tendu « Au revoir »

Elle tourna les talons et quitta la boutique au moment où l'homme grogna un vague « C'est ça ! Au revoir ». Elle se dépêcha de sortir de l'Allée des Embrumes et soupira de soulagement. Elle ôta les lunettes qu'elle retransforma en brosse à cheveux qu'elle glissa dans sa mallette. Puis elle détacha son chignon. Ses lourdes mèches blondes retombèrent alors en cascade sur ses épaules et la jeune femme soupira de soulagement en ne ressentant plus l'insupportable pression de sa coiffure sur son pauvre crâne, ce chignon était décidément beaucoup trop serré. Elle passa sa main dans ses mèches pour apaiser le tiraillement et transplana chez elle rejoindre Sirius et Lalyh.

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Note : Le vrai texte de la chanson dit « le ciel de tes yeux » à la place de « le vert de tes yeux ». J'ai effectué cette petite modification pour que le texte colle mieux à mon histoire.