Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !

Bonne lecture à vous tous… Aylala

Note : Désolée, aujourd'hui je n'ai pas le temps de réponde à vos très très très gentille review ! Mais je suis très occupée et j'espère que vous comprendrez ! Sinon, il faut que je vous donne une petite précision car on me pose très souvent la question :

Kathleen apprendra le secret de Remus d'ici moins de dix chapitres c'est promis !!

Voilà !

Merci beaucoup pour vos reviews qui me mettent du baume au cœur !

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Ce qui aurait pu se passer

Chapitre soixante et un : Les enfants -fan –fan

« Les enfants se réveillent trés tôt To, To, To, To,
(…)

Quand ils savent qu'on les voit pas Pa, Pa, Pa, Pa,
Ils s'en vont grimper sur le buffet Fè, Fè, Fè, Fè,
Pour chiper oh ! les petits chenapans Pan, Pan, Pan, Pan,
La tirelire où l'on garde leurs écus Cu, Cu, Cu, Cu,
Pa, Pa, Fè, Fè, Pan, Pan, Cu, Cu, »
Bourvil

- « Concentre toi un peu Charly ! »

- « Mais j'ai envie de jouer moi ! J'en ai assez de faire mes leçons ! Pourquoi Percy il a le droit de s'amuser ? »

- « Parce que moi j'ai fini mes devoirs hier ! Je n'ai pas attendu le dernier moment comme vous ! » rétorqua le rouquin en relevant la tête de son jeu de construction en bois

- « Je n'ai pas attendu le dernier moment comme vous… » l'imita Charly en grimaçant.

- « Arrêtez tout de suite tous les deux où je vais me fâcher ! » les gronda alors Molly.

Elle se tourna alors vers les autres enfants qui, tous attablés s'occupaient ''gentiment''.

- « Fred ! George ! Enlevez ses crayons de couleur de votre nez ! Ron et Harry ne les manger pas ! Et Ginny n'écrit pas sur la table ! »

Elle se mit à soupirer. Pourquoi fallait-il qu'ils se mettent tous à faire des bêtises en même temps.

- « J'ai fini ! » lança alors Bill en se levant de sa chaise « Je peux aller jouer ? »

- « Oui, Papa te fera réviser avant d'aller au lit… »

Elle vit alors Charly regarder son grand frère avec envie.

- « Ne traîne pas ! Plus vite se sera finit et plus vite tu pourras aller jouer… » lui lança-t-elle alors en s'approchant de lui. « Il ne te reste plus qu'un exercice »

Le petit garçon la regarda d'un air un peu bougon avant de se remettre à travailler. Entre temps, Ron et Harry avait quitter la table et avaient entamé l'ascension des escaliers.

- « Dis donc messieurs ! » les gronda Molly « Qu'est-ce que j'ai dit ? Interdiction de monter là haut tout seul ! Vous êtes trop petits »

- « Non ! Moi grand garçon ! » rétorqua Harry alors qu'elle le forçait à descendre les marches

- « Moi aussi ! » lança Ron de bon cœur

- « Bien sur ! Mais ici, même les grands garçons obéissent aux adultes » expliqua Molly en replaçant les deux chaises qui était censé bloquer le passage vers l'étage.

Elle vit alors Ginny descendre tant bien que mal de sa chaise haute et se diriger vers le petit parc où Lalyh et Syrielle jouait doucement. Elle tenta d'escalader les barreaux pour les rejoindre mais manqua de faire basculer le parc et elle avec. La rattrapant in extremis, juste avant qu'elle ne percute le sol, Molly la déposa avec les deux petites filles en soupirant.

- « Sois gentille » murmura-t-elle à sa fille en caressant sa tête.

C'était une recommandation superflue et elle le savait car tous les enfants plus âgés prenaient grand soin et faisaient tous très attention aux deux bébés. On leur avait bien expliqué qu'elles étaient petites et fragiles et qu'il fallait faire attention à elles. Molly retourna alors à la table où Charly terminait son dernier exercice et où Fred et George se peignaient mutuellement le visage de différentes couleurs.

- « Qu'ai-je donc fait à Merlin pour avoir des enfants aussi dynamique que vous ? » soupira-t-elle d'un air amusé en posant ses deux poings sur ses hanches.

Elle ramassa alors tous les crayons qui traînaient un peu partout, les rangea et entreprit de débarbouiller ses fils qui ne se laissèrent pas faire. Elle fut obligé de leur jeter un léger sort d'entrave pour pouvoir débarrasser leurs visages des couleurs vives qui y étaient.

- « J'ai FINI ! » s'exclama alors Charly en refermant son cahier d'un coup sec « Terminé ! »

- « C'est bien mon grand ! Tu peux aller t'amuser maintenant » le félicita Molly en libérant les jumeaux qui quittèrent leurs chaises pour courir un peu partout dans le salon.

Elle s'installa alors sur une des chaises et regarda tout ce petit monde en souriant. Ils jouaient tous ensemble par petits groupes. Les trois plus grands avaient commencé une partie de cartes, les jumeaux complotaient dans leur coin, Ron et Harry s'amusaient avec des figurines miniatures de joueur de Quidditch alors que les petites jouaient avec leurs peluches. Ils étaient tous plus ou moins calme. Par moment des cris ou des protestations s'élevaient d'un des petits groupes, mais dans l'ensemble, ils jouaient gentiment.

Molly en profita alors pour préparer le goûter. Elle ôta le torchon qui recouvrait le grand saladier de pâte à crêpe et remua d'une louche en bois le liquide onctueux un petit moment avant de mettre trois poêle sur le feu. Une fois que le grésillement de l'huile dans les poêle chaude eurent envahi la cuisine, Molly prit fermement sa baguette entre ses mains et commença la cuisson des crêpes. D'un coup de baguette, elle activait la louche qui remplissait chacune des trois poêles d'une fine couche de pâte, puis le moment venue, elle jetait un sort et les crêpes s'élevait bien haut dans les airs, se retournait et regagnait pour quelques instant leur poêle avant de s'envoler à nouveau pour atterrir dans une grande assiette posée sur la table. L'opération recommença alors plusieurs fois de suite. Alors que l'assiette posée sur la table se remplissait au fur et à mesure d'une impressionnante et appétissante pile de crêpe, Molly remarqua que l'attention des enfants était désormais tournée vers elle. Elle se mit à sourire. Sept tête rousse et une tête brune fixait les crêpes avec gourmandise.

- « C'est pou nous ? » demanda un des jumeaux en faisant quelques pas en direction de la table.

- « Oui, mais vous aller attendre qu'elles soient toutes prêtes ! » répondit-elle en souriant.

Elle se retourna alors pour terminer la cuisson de la dernière fournée de crêpes. Quand elle se retourna, elle constata avec amusement que Bill, Charly, Percy et les jumeaux étaient assis autour de la table tandis que Ron et Harry escladait leur chaise du mieu qu'ils pouvaient et que Ginny s'agrippait aux barreaux du parc pour tenter d'un sortir. S'essuyant les mains avec son tablier, Molly aidait les deux plus petits garçons à s'asseoir sur leur chaise et alla récupérer Ginny qui s'était mise à grogner de plus en plus fort. Elle installa sa fille sur sa chaise haute et d'un coup de baguette, fit apparaître devant chacun des enfants une petite assiette. Elle distribua en suite une crêpe à chacun et le vacarme commença.

- « Passe moi la confiture ! »

- « Non, d'abord tu m'envoie le sucre ! »

- « CHOCOLAT ! »

Molly soupira et les fit taire d'un geste.

- « On se calme ! » lança-t-elle.

Elle passa le quart d'heure suivant à étaler du chocolat, de la confiture ou du sucre sur toutes les crêpes qui passaient devant elle. Elle eut juste le temps d'en sauver quelques unes pour Lily et Océane. Elles auraient peut-être faim en revenant. Elle débarbouilla ensuite tous les petits visages repus et les laissa partir. Il faisait encore trop froid pour jouer dehors, les enfants étaient donc contraints de rester à l'intérieur, dans le salon trop petits pour eux huit. Au bout d'un moment, les trois grands décidèrent de monter jouer dans leur chambre. Alors que les plus petits jouaient tranquillement, elle récupéra Lalyh et Syrielle. Elle installa Lalyh dans la chaise haute de Ginny et garda Syrielle sur ses genoux. Elle fit apparaître deux petits biberons de jus de fruit qu'elle leur donna. Les deux petites filles se mirent alors à boire doucement. Molly les regarda en souriant. Elles étaient adorables. Aussi brune l'une que l'autre, on aurait pu penser à deux sœurs. Mais en regardant attentivement, on ne s'y trompait pas. Malgré sa tignasse brune, Syrielle était le portrait craché de sa maman, jusqu'à ses magnifiques yeux verts qui étaient soulignés par de longs cils noirs. Elle semblait calme et délicate. Lalyh en revanche était déjà une petite boule de nerfs. Elle était dynamique, et souriait tout le temps. Elle riait à la moindre grimace ce qui amusaient beaucoup les autres enfants qui ne perdaient pas une occasion de la voir rire aux éclats. Syrielle, quand à elle, semblait plutôt observer tout ce qui passait autour d'elle, mais elle n'en restait pas moins une petite fille éveillée. Lorsque les deux petites eurent terminé leurs biberons, Molly fit redescendre Bill et l'étage pour l'aider à faire prendre un yaourt aux fillettes. L'entreprise fut difficile pour le petit garçon car Lalyh s'amusait beaucoup à refermer la bouche dès que la cuillère pleine s'en rapprochait, étalant ainsi le yaourt sur son petit visage. Ses yeux s'illuminaient alors et elle éclatait de rire, provoquant l'amusement de Syrielle qui la regardait plutôt que de goûter.

Finalement, après l'avoir gronder, puis consolée, Molly la regarda manger dans le calme sous l'ai amusé de Bill. Elle venait de les débarbouiller quand la porte d'entrée s'ouvrit et Océane et Lily entrèrent dans sa maison.

- « C'est nous ! » lança Océane en ôtant son manteau, imité par Lily.

Les deux jeunes femmes se rendirent alors dans la cuisine où se trouvaient Molly.

- « Coucou mon ange… » souffla Lily en prenant sa fille dans ses bras alors qu'Océane embrassait déjà Lalyh.

- « Tout le monde a été sage ? » demanda-t-elle d'ailleurs en ôtant sa fille de la chaise haute.

- « Adorables comme toujours ! » répondit Molly en souriant.

Elle invita alors Océane à s'asseoir tandis que Lily se rendait dans le salon pour embrasser Harry.

- « Tu veux des crêpes ? J'ai réussit à en sauver quelques unes ! » proposa-t-elle

- « Avec plaisir ! » répondit la jeune femme en faisant sauter doucement sa fille sur ses genoux.

- « Il n'a même pas daigné relever la tête de son jeu ! » lança alors Lily qui revenait « Mon fils à grandi, il ne veut plus que sa mère vienne le voir quand il est avec ses copains ! »

Océane et Molly se mirent à rire doucement alors que la jeune femme s'installait au bout de la table.

- « Comment ça c'est passé ? » demanda alors Molly en se levant pour placer le plat de crêpe au milieu de la table.

- « Assez bien » répondit Océane en se servant d'un crêpe qu'elle saupoudra de sucre « On a vu cinq personnes, mais elles n'avaient pas de souvenir bien précis… »

- « Un des personnes que nous devions voir est décédée, il y a plusieurs années, et une autre était absente » continua Lily « Mais nous y retournerons demain »

- « Et qu'est-ce que vous leur dite pour justifier vos questions ? » demanda Molly

- « Que nous travaillons pour une société d'assurance à laquelle ''Barjow & Beurk'' a demandé d'adhérer… » expliqua Lily

- « On leur dit que notre patron veut s'assurer que ce n'est pas une entreprise douteuse avant de voir s'il l'assurera ou pas… » ajouta Océane en mordant dans sa deuxième crêpe.

- « C'est astucieux… » lança Molly en souriant « Tu ne veux pas de crêpes Lily ? » demanda-t-elle alors en voyant que la jeune femme ne mangeait pas.

- « Non merci, je n'ai pas très faim. De toutes façons, je ne me sens pas très en forme. J'ai dû attraper un mauvais rhume ou quelque chose de ce genre. Il parait qu'il y a une épidémie de grippe en ce moment. James va encore grogner que je ne fais pas assez attention et que je ne mets pas assez de pull quand je sors. J'ai l'impression qu'il pense que je fais exprès de tomber malade ! » plaisanta-t-elle.

- « Est-ce que tu veux une potion fortifiante ? J'en ai cinq fiole en réserve, je peux t'en donner une » proposa Molly.

- « Oui, ce serait très gentil ! Une bonne soupe, cette potion et une bonne nuit de sommeil et demain, je serais en pleine forme ! » lança Lily en souriant

- « J'espère bien ! On a pas mal de boulot encore ! » soupira Océane « Je ne sens plus mes pieds tellement on a marché aujourd'hui ! »

- « Tu demanderas à Sirius de te faire un petit massage… » lança Molly en souriant

- « Alors ça c'est une bonne idée ! » répondit Océane en se servant avec gourmandise d'une autre crêpe.

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- « Bonjour monsieur… »

- « Lockhart, Gilderoy Lockhart » se présenta l'homme en souriant.

James lui fit signe de s'installer dans le fauteuil qui faisait face à son bureau tandis qu'il retournait s'asseoir.

- « Très bien, que puis-je pour vous monsieur Lockhart » lança-t-il en croisant ses mains au dessus de son bureau, juste à côté du petit cadre qui contenait une photo de Harry tenant Syrielle dans ses bras.

- « Et bien tout d'abord, j'ai beaucoup entendu parler de votre entreprise et on ne m'en a dit que du bien, alors je me suis décidé à venir vous voir »

Il adressa alors à James en sourire éblouissant. Le jeune homme leva ses sourcils d'un air étonné avant de reprendre une allure plus digne.

- « Vous avez sans doute dû lire mon libre ''Vadrouille avec les goules'' » continua l'homme en souriant de plus belle

- « Euh non… » répondit James

- « Ah bon ? C'est étonnant parce qu'il est resté trois mois en tête des meilleurs ventes de Fleury & Bott, et que toute la presse en à parler… »

James se contenta de faire non de la tête. Il ne lisait déjà pas beaucoup, il n'avait jamais entendu parler de cet homme et de son livre. Lily peut-être et encore. Le jeune homme doutait fort que sa femme ait pu être intéressée par un livre s'intitulant ''Vadrouille avec les goules''.

- « Enfin, vous devez être tellement submergé de travail avec votre merveilleuse entreprise que vous n'avez sans doute pas eu le temps de faire autre chose ! »

James se mit à sourire. Cet homme et son air sur de lui l'amusait beaucoup. Etait-il possible d'être arrogant à ce point ?

- « Quoiqu'il en soit, je ne suis pas venu ici pour vous parler de mon talent, ni de mon succès… » lança-t-il avant de se mettre à rire doucement.

James continuait à le regarder d'un air étonné. Quel prétentieux ?! Si Lily l'avait connu à Poudlard, jamais elle n'aurait pu dire que lui avait été prétentieux à aucun moment de sa vie !

- « Qu'est-ce qui vous amène dans cet établissement monsieur Lockhart ? » demanda alors James, soucieux d'en finir au plus vite avec lui.

Il était son dernier rendez-vous avant de pouvoir enfin rentrer chez lui.

- « Oui, oui, bien sur… » lança alors l'homme semblant revenir à la réalité. « Comme je vous le disais donc, je suis écrivain, mais je suis avant tou un aventurier »

« Tiens donc ! » pensa James en souriant. Cet homme, vêtu d'une robe en soie de couleur lilas, au brushing impeccable et au visage dénué de toutes imperfection était un aventurier ?

- « Oui, je parcourt le monde à la rechercher de nouveaux villages à sauver de terrifiante créature ou de peuples en proie à des catastrophes naturelles abominables »

- « Je vois… » lança James en se retenant à grand peine de ne pas rire.

- « Mes dernières aventures m'ont mené à cotoyer des vampires pendant plusieurs jour. Ca été une expérience très enrichissante. Oh, bien sur, il faut continuellement être sur ses gardes, car ils sont près à tout pour vous mordre le cou ! J'aurais très bien pu me protéger en me servant d'ail, mais je n'avais pas peur d'eux et cela m'aurait donné une haleine épouvantable ! »

- « C'est très intéressant… » lança James en le fixant d'un air amusé tandis que son interlocuteur éclatait d'un rire de m'as-tu-vu.

- « Mon prochain livre ''Voyages avec les vampires'' devrait sortir en librairie d'ici quelques mois, je vous en dédicacerais un exemplaire ! » continua-t-il en lui adressant un clin d'œil.

- « Monsieur Lockhart, si nous en venions droit au but ? »

- « Vous avez raison ! Si je suis venu vous voir aujourd'hui, c'est pour vous demander de financer ma prochaine expédition »

- « Vraiment ? Et si vous me parliez un peu plus de cette expédition ? »

- « Mais naturellement… Je partirais quelques temps en Arménie. Mon voyage devrait durer plusieurs mois »

- « Et pour quelle raison voudriez-vous vous rendre là-bas ? »

- « Les loups-garous » répondit Lockhart d'une voix mystérieuse.

- « Pardon ?! » lança James en se raidissant.

Il fixa l'homme d'un air grave. Qu'est-ce que ce prétentieux allait bien pouvoir faire au milieu de loups-garous ? »

Ce méprenant sûrement sur la signification de son étonnement, Lockhart le regarda avec un sourire triomphant et lança d'un air sur de lui.

- « Pour un homme averti et un brillant sorcier tel que moi, une petite poignée de lycanthropes n'est que du menu fretin, monsieur Potter »

Pour parler ainsi des lycanthropes, il n'en n'avait sans doute jamais rencontré les soirs de Pleine Lune, ironisa James pour lui-même.

- « Figurez-vous James, je peux vous appeler James, bien sur ?! Et bien figurez vous que j'ai entendu parler d'un village en Arménie qui serait terroriser par une horde de loups-garous sanguinaires et malfaisants »

James se mit à frémir de rage. Comment cet odieux bonhomme osait lui parler de telles choses avec un grand sourire aux lèvres ?!

Se méprenant encore une fois sur la raison de son frémissement, Lockhart reprit.

- « Excitant n'est-ce pas ? Mais rassurez vous, je sais ce que je fais ! Je délivrerais ce village de la tyrannie des lycanthropes et je raconterais mon récit dans un livre. Je vois cela d'ici, ce sera magnifique ! « Promenade avec les loups-garous » ! Splendide n'est-ce pas ?! »

James le fixa un moment avant de réagir.

- « Je vais étudier votre dossier et je vous enverrais une réponse par hibou d'ici quelques jours » lança alors le jeune homme en se levant.

Il raccompagna alors Lockhart jusqu'à la porte de son bureau qu'il referma soigneusement après lui avoir accordé une dernière poignée de main. Il se dirigea alors vers on bureau et prit sa plume rouge. Il traça un gigantesque ''NON'' sur la première page du dossier. Pas besoin de l'étudier d'avantages ! Jamais, Jasire ne financerait un livre qui dénigrerait les loups garous. James trouvait déjà tellement injuste et scandaleux les préjugés populaires concernant les lycanthropes et surtout les difficultés qu'il rencontrait partout dans leur vie. Un tel livre était une injure à Remus et James ne le tolèrerais pas. Il prit alors son manteau et quitta le bureau après avoir saluer Lucrécia. Il quitta le bâtiment et transplana chez lui.

Une fois rentré, il déposa toutes ses affaires dans l'entrée et se rendit dans le salon. Des bruits à l'étage lui indiquèrent que sa petite famille s'y trouvait sûrement. Il monta les marches quatre à quatre et par la porte de la salle de bain, ouverte, il aperçut Lily agenouillée devant la baignoire dont dépassait une petite tête brune.

- « Salut ! » lança-t-il en entrant

- « Papa ! » lança Harry en souriant.

James s'approcha de sa femme et se baissa pour embrasser le haut de son front. Il tendit alors sa paume à son fils qui frappa dedans de sa toute petite main tandis que Syrielle, dans son petit siège de bain, battait joyeusement des pieds.

- « Tu veux que je termine ? » proposa-t-il à Lily

- « Oh oui, s'il te plait ! J'ai mal au dos à force de rester courbée ! » répondit-elle en se relevant.

James vint donc prendre sa place, faisant sourire ses deux enfants. Lily alla s'appuyer contre le mur le plus proche.

- « Comment s'est passé ta journée ? » demanda-t-elle doucement

- « Pas trop mal… J'ai reçu la visite d'un type ! Je te jure qu'à la fin j'avais envie de lui donner des baffes ! Je n'ai jamais vu quelqu'un de si arrogant et de si sur de lui ! Il était odieux ! »

- « A ce point ? »

- « Oh que oui ! Et tu sais quoi ? Il voulait que Jasire finance une des ses expéditions pour aller massacrer des loups-garous pour pouvoir mieux écrire son livre sur ''les-loups-garous-devraient-tous-être-tués-ou-mis-en-cage'' »

Il entendit Lily soupirer et poser sa main sur son épaule.

- « C'est horrible »

- « Je sais. Et encore heureux que ce n'est pas Remus qui l'ait reçu ! Enfin passons, j'ai rejeté son dossier, il n'aura qu'à trouver d'autre personne pour financer son truc ! »

En disant cela, il prit Syrielle dans ses bras et la passa à Lily qui l'enveloppa dans une immense serviette avant d'aller l'allonger sur la table à langer. Puis il récupéra Harry qu'il sécha avant de lui enfiler son pyjama. Il vida l'eau de la baignoire et chargea son fils sur son épaule, comme s'il s'agissait d'un vieux sac et se rendit dans le salon. Il le fit tomber sur le canapé. Le petit garçon riait comme un fou et James se laissa tomber à côté de lui. Ils commencèrent alors une mini bagarre.

- « Tu ne devrais pas l'énerver comme ça, il va être impossible à endormir après » lança Lily qui arrivait dans la pièce, Syrielle dans les bras.

La petite fille était adorable dans son petit pyjama rose pâle et James se pu s'empêcher de sourire. Il arrêta de se battre avec Harry qui descendit du canapé pour aller chercher ses jouets et le jeune homme se redressa. Il tendit les bras pour faire comprendre à sa femme qu'il avait envie de prendre leur fille dans ses bras et bientôt, il berçait doucement sa petite Syrielle contre lui.

- « Elle sera aussi belle que toi » souffla-t-il en redressant son visage vers Lily qui le regardait en souriant.

La jeune femme posa alors sa tête contre son épaule. James se souvint alors qu'il devait lui parler d'une chose importante.

- « Lily, j'ai quelque chose à te dire… » murmura-t-il

Il sentit la jeune femme se raidir un peu.

- « Je n'aime pas tellement les discussions qui commence comme ça » souffla-t-elle alors, ce qui fit sourire le jeune homme.

- « Rassures toi, ce n'est pas une catastrophe ! » répondit-il « J'ai vu un de mes clients ce matin qui me demande d'investir dans un élevage de Fléreur. Son entreprise est au bord de la faillite, il voudrait qu'on l'aide un peu à remonter la pente. Mais pour bien me rendre compte de la situation avant de prendre ma décision, il faut que je parte visiter son élevage. Le problème c'est qu'il est situé à l'autre bout de l'Angleterre et que si j'accepte… Il faudra que je parte là-bas une semaine »

- « Une semaine ?! »

- « Oui mon cœur, une semaine. Ce serait trop fatiguant de transplaner à une si longue distance tous les jours et les portoloins marchent mal là bas, il va falloir que je reste sur place. Mais je ne voulais pas prendre de décision sans t'en avoir parler. Ca a d'ailleurs beaucoup amusé mon client. Mais je sais que partir une semaine en te laissant seule avec les petits, ce n'est pas une décision que je peux prendre sur un coup de tête »

James vit alors Lily se redresser et le fixer.

- « C'est long une semaine… Tu vas me manquer »

- « Toi aussi tu vas me manquer. Vous allez me manquer tous les trois, mais je trouverais le moyen de te parler par cheminée de temps en temps… »

Il la vit soupirer.

- « Je ne te forces pas la main. Si tu n'as pas envie que j'y ailles, je n'irais pas Lily… » murmura-t-il

- « C'est pour ton travail, ce n'est pas comme si tu partais t'amuser » répondit-elle

- « Ca veut dire que tu serais d'accord ? »

La jeune femme hocha la tête et revint se blottir tout contre lui.

- « Je sais que tu aimes ce que tu fais et que tu te donnes toujours à fond. Si tu penses qu'il faut que tu ailles là bas, et bien je te fais confiance »

- « Merci mon cœur »

- « Et tu pars quand ? »

- D'ici deux jours »

- « Déjà ! »

James se mit alors à sourire.

- « Plus vite je serais parti… plus vite je serais rentré ! »

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Il faisait sombre. Aussi sombre dans la pièce qu'à l'extérieur. Il le voyait bien par la vitre crasseuse et fêlée. La rue était déserte, sans âme qui vive pour venir rompre le silence lourd et monotone de l'endroit. Tout ici paraissait sale et miteux. Il l'avait fait exprès, il ne savait très bien. Ce n'était qu'une manière mesquine de se venger de ce qu'ils lui avaient subir étant plus jeunes. Quoiqu'en y réfléchissant bien, techniquement, il n'avait jamais fait grand-chose contre lui. C'était toujours James et Sirius qui menaient la danse. Lui ne faisait que les suivre. Il n'était certes pas le dernier à rire de ses mésaventures et n'aurait jamais penser une seule seconde à le défendre ou à appeler un professeur, mais il n'était pas le seul à avoir laisser faire.

Et puis tout cela avait eu lieu des années auparavant, visiblement Rogue avait la rancune tenace. Depuis qu'il avait été libéré, il avait passé le plus clair de son temps terré dans sa chambre. C'était le seul endroit où il était à l'abri des brimades et des humiliations que son ancien condisciple lui faisait subir. Bellatrix et son mari n'étaient pas non plus en reste. En fait, tous dans la maison le considéraient comme une personne faible et sans importance. Avaient-ils donc tous oublié que c'était lui qui avait mené le Seigneur des Ténèbres à James cette nuit là ? Qu'avaient-ils fait eux pour les retrouver ? Rien.

Il soupira et quitta la vieille chaise sur laquelle il s'était installé pour observer l'extérieur pour aller s'allonger sur le vieux matelas miteux et humide, sur le dos, fixant le plafond. Il était couvert de toiles d'araignée. Il soupira. A quoi bon avoir été libéré de prison si c'était pour être à nouveau enfermé dans une geôle ? S'il n'était plus prisonnier géographiquement, il était désormais muré dans sa solitude.

Il n'était sortit que deux fois en cinq mois. La première fois, il avait réussit à se faufiler à l'extérieur une fois que tout le monde avait quitté la vieille demeure. Il avait transplané jusque devant la maison de sa vieille mère. Bien caché dans son jardin, il l'avait observé s'occuper de ses trois chats et de son canari. Elle avait terriblement maigrie et était vêtue de noir des pieds à la tête. Lorsqu'elle était rentrée à l'intérieur, il l'avait vu s'installer près de la cheminée et reprendre ses travaux de coutures. Il observa attentivement la pièce. Elle qui avant avait été remplie de cadre contenant des photos de lui était désormais dénuée de toutes décorations. Il scruta la pièce un long moment, sentant au fur et à mesure une certaine rancœur naître en lui. Ainsi sa mère l'avait rayé de sa vie ! Serrant dans sa poche son poing dans sa poche, il s'apprêtait à fracasser la porte pour aller lui demander des comptes quand son regard se posa sur un petit cadre. Posé sur la petite table, un cadre noir contenait la photo qu'elle avait pris de lui quelques jours avant sa trahison. Il se souvint alors qu'il avait protesté, il ne voulait pas qu'elle le photographie. Il disait qu'il n'était plus un enfant qu'on mitraille toutes les cinq minutes, de peur qu'il ne grandisse sans qu'on s'en rende compte. Elle lui avait alors rétorquer qu'il resterait toujours son enfant, son fils chéri et qu'elle l'aimerait toujours. Se radoucissant, il desserra sa poigne autour de sa baguette et rentra chez Rogue.

La seconde fois qu'il était partit, il l'avait fait dans l'indifférence. Les autres parlaient entre eux d'une prochaine attaque qui devrait avoir lieu à Ste Mangouste. Son départ était passé totalement inaperçu. Cette fois-ci, il s'était rendu à Godric's Hollow. Il arriva directement sur les ruines de ce qui avait été le magnifique et imposant manoir Potter. Il avait longtemps erré dans les décombres, retournant certaines pierres, slalomant entre les débris de meubles. Sous ses pas, crissaient des morceaux de verres ou de porcelaines brisés. Il avait marché un long moment ensuite dans le jardin infesté de mauvaises herbes et de lianes. Puis il était rentré et avait retrouvé Bellatrix et Rodolphus couverts de sang, s'embrassant furieusement, plaqués à un mur de l'entrée. Apparemment, la mission à Ste Mangouste avait été une réussite.

- « Tu dors ? » cracha alors une voix de derrière la porte close de sa chambre.

Peter sursauta. Une volée de coup fut portée à sa porte.

- « Quoi ?! » demanda-t-il en se redressant

- « Descend ! » ordonna la voix.

En soupirant, il se leva et ouvrit la porte. Le couloir était désert. Il le traversa et descendit les escaliers en essayant de ne pas trébucher sur les marches inégales. Des bruits de voix se firent entendre depuis la salle à manger. C'est donc là qu'il se rendit. Ils étaient tous attablés. Bellatrix, Rodolphus, Rabastan et Rogue, se tournèrent alors vers lui quand il entra. Un sourire mauvais s'afficha sur le visage de Rogue quand il le vit.

- « Et bien Queudver ?! Tu arrives les mains vides ? Tu penses sans doute que le dîner va se servir tout seul ? » demanda-t-il d'une voix amusée.

- « Je ne suis pas ton serviteur ! » couina-t-il d'une petite voix larmoyante.

Rogue éclata d'un rire mauvais.

- « Pour moi tu ne vaux pas mieux que le plus mauvais des elfes de maison Queudver ! Mais si tu as envie que je parle de toi au Seigneur des Ténèbre, je pourrais lui dire que tu meures d'envie de faire des missions plus dangereuse que de rester à paresser ici ! »

Tout le monde éclata d'un rire mauvais. Peter haussa les épaules et se rendit jusque dans la cuisine. Il se saisit des plats qu'il mena jusqu'à la salle à manger et les déposa sur la table. Il alla ensuite s'asseoir en silence. Comme chaque soir, ils allaient parler entre eux sans se soucier de lui.

- « J'ai vraiment hâte que le Maître me contacte à nouveau pour une mission ! » lança Bellatrix d'un ton joyeux.

- « Cela fait longtemps qu'il ne nous a pas contacter… » souffla Rodolphus

- « Peut-être attend-il que vous ayez enfin retrouvé le mioche avant de vous confier autre chose… » mumura Rogue avec un petit sourire.

- « Comment le sais-tu ? » s'indigna la jeune femme en se redressant.

Rogue éclata d'un rire mauvais.

- « Honnêtement Bella, tu n'es pas d'une discrétion exemplaire ! Ton message à Ste Mangouste était on ne peut plus clair ! »

La jeune femme lui jeta un regard mauvais.

- « Tu ne l'as toujours pas retrouvé ? » ironisa Rogue « Toi qui passait pourtant ton temps à dire que celui qui était chargé de cette mission était un incapable et qu'il n'était tout de même pas si difficile de retrouver un enfants… »

- « Tais toi ! » s'énerva la jeune femme « J'ai sous-estimé les Potter ! Ils sont mieux cachés que je ne le pensais et je me retrouve constamment avec des embûches sur ma route ! »

Peter se mit à sourire doucement. Maintenant qu'ils les avaient trahis, James et Lily avaient dû devenir encore plus méfiants et avaient dû renforcer la sécurité autour de leur fils. Eux qui déjà avaient toujours tout fait pour préserver leur fils, cela devait être encore pire.

- « Et toi ? » siffla Bellatrix à Rogue « Comment se passe ton travail Poudlard ? Tu en te débrouilles pas si bien que ça pour soupirer des informations à Dumbledore »

Rogue éclata d'un petit rire méprisant.

- « Ne compares pas ce qui n'est pas comparable ! Dumbledore est autrement plus puissant que toute la famille Potter réunie ! C'est un grand occlumens et il est toujours très discret sur tout. Il ne laisse filtrer aucunes informations. C'est en droguant ses professeurs que j'arrive à obtenir des bribes d'informations. Tu sembles croire que je suis en sécurité ! Laisse moi te dire que tu te trompes ! Je suis à nu là-bas ! Tout le monde épie mes moindres faits et gestes. Tout le monde se méfie de moi, et s'il venait à apprendre que je suis en contact avec le Seigneur des Ténèbres ou des mangemorts, je ne gagnerais rien d'autre qu'un allez simple à Azkaban »

- « Ce qui ne pourrait pas te faire de mal… » siffla Bellatrix entre ses dents.

- « Je t'ai entendu ! » s'énerva Rogue « Les Black sont décidément tous d'une arrogance qui dépasse l'entendement »

Peter grimaça, car il savait ce qui allait se passer. Tout comme Sirius n'aimait pas qu'on lui parle de sa famille, Bellatrix ne supportait pas qu'on puisse la comparer à Sirius, et cette fois l'allusion était flagrante.

- « Ne me compare pas à cette immonde vermine ! Je vaux mille fois mieux que lui ! Je n'ai pas été renié par ma famille moi ?! » hurla-t-elle

- « Ca n'a rien à voir… Tu es là, à prendre tes grands airs et à te croire supérieur, tout comme lui ! » se moqua Rogue.

Peter vit alors la jeune femme blêmir de plus en plus et trembler de rage. Sentant l'orage exploser, il quitta la table. Il venait d'atteindre le milieu des escaliers quand un flot de cris et d'injures résonner dans la maison. Il regagna rapidement sa chambre dans laquelle il s'enferma pour le reste de la soirée.