Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !

Bonne lecture à vous tous… Aylala

Note : Pour tous ceux et celles qui n'arrêtent pas de me poser la question, a révélation tant attendu arrivera d'ici moins de cinq chapitres ! Patience !

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Ce qui aurait pu se passer

Chapitre soixante quatre : La berceuse

« Demain le jour sera là

Et les oiseaux chanteront leur joie,

Tes paupières d'or s'ouvriront

Sur le soleil et sur sa chanson,

Ferme les yeux, c'est merveilleux

Et dans tes rêves toutes les fées

Viendront te réveiller,

Fais dodo...Pourquoi tu dors pas ?

(…)

Si t'aimes ton père, si tu l'aimes vraiment,

Sois fatigué et dors maintenant. »

Bénabar

- « Promet moi que tu seras prudent et que tu ne le chercheras pas… »

James regarda un long moment Lily. Elle avait vraiment l'air grave et inquiète. Il lui sourit et pris son visage entre ses mains.

- « Je te le promets » murmura-t-il doucement

La jeune femme lui rendit alors un faible sourire et pencha un peu la tête sur le côté.

- « C'est une vrai promesse chéri ? Pas comme celles que tu me faisais à Poudlard et que tu ne tenais pas… »

- « Tu exagères… Je me suis toujours calmé quand tu me le demandais… Mais c'est toujours lui qui nous provoquait à la fin »

- « S'il te plait, James, promets que tu prendras vraiment sur toi cette fois ! Je ne veux pas qu'il t'arrive quoi que se soit… »

- « Je te le jures » souffla le jeune homme avant d'embrasser tendrement sa femme.

Lily déposa ensuite un baiser sur sa joue.

- « J'y vais » lança alors James en attrapant sa cape « Va te coucher mon cœur, tu as besoin de sommeil… »

- « Je n'arriverais pas à dormir tant que tu ne seras pas rentré… Je le sais bien… » répondit-elle

- « Je vais essayer de faire vite alors… » souffla James avant de l'embrasser une dernière fois avant de quitter sa maison après que sa femme lui ai glissé un dernier « Sois prudent, je t'aime ».

Il transplana alors jusqu'au Quartier Général de l'Ordre de Phoenix où Rogue l'attendait en compagnie du professeur Dumbledore. Il prit une grande inspiration. Pour être honnête, il ne savait pas trop comment il allait réagir lors de cette mission. Il avait encore beaucoup de mal à se faire à l'idée que son ancien ennemi n'en était plus un. Il poussa alors la porte et entra dans la pièce. Rogue était seul près du feu.

- « Tu as cinq minutes de retard… » grogna Rogue en relevant la tête vers lui.

- « J'avais une femme à rassurer… Mais c'est bien quelque chose que tu ignoreras toute ta vie, ça… Réconforter la femme qui partage sa vie ! »

Il vit le serpentard se mettre à blêmir. Il venait de toucher un point sensible. Visiblement, le jeune homme ne se remettait pas du refus d'Océane…

- « Dumbledore n'est pas là ? » demanda alors James pour éviter que les choses s'enveniment d'avantage.

D'abord parce qu'il avait promis à Lily de faire des efforts, mais aussi parce que la mission n'était toujours pas commencer qu'il se cherchaient déjà des noises, ce n'était pas une bonne chose.

- « Il est dans la pièce d'à côté avec Maugrey » grogna Rogue qui semblait être parvenu à la même résolution que lui car il lui avait parler d'une voix presque polie.

James prit alors un siège et s'installa. Pourquoi Dumbledore ne lui avait pas donné Sirius ou Remus comme coéquipier ? Il soupira et attendit quelques instant que le professeur Dumbledore et Fol Œil ne quitte la pièce voisine.

- « Vous êtes là, c'est très bien… » lança-t-il alors que Maugrey les saluait d'un signe de la tête avant de quitter le quartier général.

Le professeur vint s'installer en face d'eux et croisa les mains sur la table.

- « Souvenez vous bien, vous devez vous faufiler dans le manoir le plus discrètement possible et vous rendre dans le laboratoire secret et récupérer le plus possible d'échantillon. Nous devons savoir ce que Lucius confectionne en se moment. D'après ce que nous avons pu voir sur son bon de commande de l'apothicaire de l'allée des Embrumes, il a acheté beaucoup d'ingrédient entrant dans la composition de violents poisons et d'autres potions interdites ».

James comprenait tout de suite beaucoup mieux pourquoi il lui avait infligé Rogue… Il était vraiment mauvais en potion. S'il s'était douté un jour que les cours de Slughorn lui serait d'une telle utilité, il aurait peut-être été plus attentif en cours…

- « Il faudra faire vite. Severus, tu es sur qu'ils sont sortis ce soir ? » demanda le professeur

- « Sur et certain, ils sont chez moi… » souffla-t-il

- « Chez toi ? » s'étonna James

- « Bellatrix habite chez moi, sa sœur vient la voir » siffla Rogue d'un ton de défi

James resta un moment interdit. Ainsi Bellatrix se cachait chez Rogue ! Sa première réaction fut de lui demander pourquoi il n'avait pas jugé utile de prévenir l'Ordre ou les autorités pour pouvoir arrêter au plus vite cette folle furieuse de mangemort. Mais il se ravisa rapidement. En effet, Rogue avait sûrement déjà dû mettre le professeur Dumbledore au courant et ce dernier avait dû lui conseiller, pour ne pas éveiller les soupçons du Seigneur des Ténèbres de faire comme si tout cela était normal. Et les avoir chez lui, lui permettait peut-être d'avoir des renseignements utiles sur les missions des mangemorts. Il se tut donc au prix d'un suprême effort. Lily pourrait être fier de lui. Il se fit aussi la remarque qu'il valait mieux pour tout de monde que Sirius ignore cette information.

- « Très bien, vous allez partir sans attendre alors… » lança Dumbledore en se levant « Bonne chance à tous les deux »

James se leva alors à son tour et se dirigea vers la porte. Il sortit et attendit Rogue qui refermait la porte.

- « Tu sais où c'est ? » lui demanda alors le serpentard avec humeur.

- « Oui » répondit James juste avant de transplaner.

Il arriva immédiatement devant le grand manoir des Malfoy. Il était déjà venu ici en mission. A l'époque où il venait d'entrer dans l'Ordre du Phoenix. Rogue arriva sans plus tarder. Il enfila son capuchon noir, James l'imita.

- « On va passer par le passage des elfes… » souffla le serpentard en passant devant.

James le suivit sans rien dire. Ils firent le tour de la demeure et arrivèrent devant une petite porte étroite. James l'ouvrit à l'aide d'un alohomora et les deux jeunes homme pénétrèrent dans la demeure. Il se trouvait dans la cuisine. Sans faire de bruit, ils en sortirent et entamèrent leur recherche dans le manoir silencieux et désert.

- « Tu es déjà aller dans ce labo secret ? » demanda James à Rogue tandis qu'il le faisait passé par un couloir glacial

- « Oui, mais c'est un vrai labyrinthe ici… » grogna le serpentard à une intersection.

Il se redressa, observa le mur qui lui faisait face comme si celui-ci pouvait lui donner la direction à suivre avant de finalement se diriger vers la gauche.

Ils marchèrent un long moment avant de se retrouver devant un cul de sac. James allait faire une remarque sur le sens de l'orientation déplorable de son coéquipier contraint, mais Rogue le devança.

- « C'est ici ! » siffla-t-il

- « Pardon ? » demanda James

- « C'est derrière ce mur, il faut juste trouver le mécanisme qui l'ouvre… »

- « Tu ne l'as jamais vu faire ? »

- « Non, Lucius prends toujours soin de l'ouvrir avant notre arrivée… »

James se mit alors à sourire. Les passages secrets, il en connaissait un rayon. N'était-il pas un des fameux Maradeurs, inventeurs de la carte du même nom ?! Il remonta alors ses manches et s'approcha du mur.

- « Laisse moi faire maintenant… C'est à mon tour de jouer ! » déclara-t-il en lui passant devant.

Il posa alors ses deux mains à plat sur le mur gelé et commença à le tâter. Ce n'était pas facile dans la pénombre ambiante. James se concentra un peu plus. Il tâtonnait le mur depuis un petit instant quand Rogue marmonna.

- « Si tu pouvais te taire, ça ma faciliterait la tâche » lui lança James en reprenant son observation.

Arrivé au centre centre du mur, il aperçut alors une pierre qui semblait bancale. D'un geste machinal il la tira vers lui. Dans un grondement sourd, le mur se mit alors à coulisser.

- « D'une simplicité navrante ! » déclara James en se frottant les mains « Je m'attendais à mieux ! »

Il pénétra alors dans le laboratoire secret de la famille Malfoy. Il y avait une demi douzaine de feux magique éparpillés un peu partout dans la pièce et au dessus desquels boulonnaient de gros chaudrons. Deux étagères postées au fond contenaient des centaines de petites fioles remplies de liquide aussi divers que varié. Une odeur étrange, mélange d'éther et de camomille régnait dans la pièce. James regardait tout cela avec étonnement. Pour lui tout cela était bien étrange. Il n'avait jamais vraiment compris comment on pouvait s'intéresser aux potions. Rogue en revanche, se promenait dans le laboratoire comme en terrain conquis. Il observa chaque chaudron avec attention et alla lire les étiques de plusieurs fioles.

- « Alors ? » demanda James

- « Il a là une impressionnante collection… Il fabrique une Potion de Mort dans ce chaudron-ci ! » lança-t-il d'une voix grave.

James se mit à frissonner.

- « Qu'est-ce qu'on fait ? » demanda-t-il

- « On récupère un peu de chaque échantillon, et en ce qui concerne ça… » souffla-t-il en s'approchant du chaudron qui était sensé contenir une Potion de Mort en préparation « On va arrangé tout ça… »

Il attrapa une petite fiole qu'il venait de poser sur une paillasse de travail et l'ouvrit.

- « Ca me fait mal au cœur de détruire une potion aussi réussie… » marmonna-t-il

- « Je me passerais volontiers de tes états d'âmes ! » grogna James en le fixant.

Rogue versa alors le contenu de sa fiole dans le chaudron dont le contenu se mit à bouillir violemment prenant une étrange couleur violette avant de redevenir comme elle était avant.

- « Tu l'a bien détruite ? » demanda James avec suspicion

- « Evidemment ! Elle donnera juste une bonne crise d'urticaire à celui qui en prendra… » soupira-t-il en faisant disparaître la fiole vide « Au travail maintenant »

Il tendit une petite louche à James.

- « Il me faut un échantillon de chaque ! »

James hocha la tête et fit apparaître quelques fioles vides. Consciencieusement, il se mit à remplir chacune d'entre elle d'un liquide différent, en prenant bien soin, comme Rogue le lui rappela trois fois de rincer la louche entre temps. Ils eurent bientôt fini. James attendit alors que son coéquipier ait terminé d'inspecter chaque fiole et chaque ingrédient du laboratoire. Il était tellement mauvais en potion qu'il était bien incapable de l'aider. Mais il s'en fichait. Tout ce qu'il voulait maintenant, c'était rentré pour que Lily ne s'inquiète pas trop.

- « Tu as fini ? » demanda-t-il au bout de vingt minutes d'attente.

- « Oui ! » répondit le jeune homme en glissant une dernière fiole dans la poche de sa robe de sorcier.

- « C'est quoi ? » demanda James

- « Qu'est-ce que ça peut bien te faire Potter ?! » lui répondit Rogue d'un air mauvais.

James haussa les épaules d'un air de total désintérêt. Pour une fois que le serpentard avait raison. Il avait bien le droit de se servir dans la maison de ce prétentieux mangemort qu'était Lucius Malfoy.

Après s'être assuré de n'avoir laissé aucune trace de leur passage, les deux jeunes hommes quittèrent le laboratoire et James referma la porte d'un geste précis. Ils firent quelques pas en silence dans le couloir quand soudain, des pleurs d'enfant se firent entendre.

- « Par Merlin ! » s'exclama Rogue

- « Je croyais qu'ils devaient être chez toi pour la soirée… » grogna James

- « Ils ont dû rentrer plus tôt… »

- « Quelle perspicacité Servilius ! Tu m'étonneras toujours autant ! »

- « La ferme Potter ! Il faut qu'on sorte d'ici et vite ! »

- « Excellente idée… »

Les deux jeunes hommes parcourent rapidement le reste du couloir avant de se retrouver à une instersection. Instinctivement, ils se plaquèrent contre le mur. Des bruits de pas se firent alors entendre.

- « C'est bien mon amour… Ne pleure plus mon ange, ton père ne s'énervera plus… » murmura la voix de Narcissa.

James fut surpris de l'entendre parler avec tant de douceur à son fils, elle était la femme d'un mangemort sanguinaire. Mais il repris vite ses esprits. Mangemort ou pas, elle était avant tout une maman.

Les bruits de pas disparurent dans le couloir et, jetant un rapide regard à Rogue, James se précipita dans le couloir d'en face. Rogue ne tarda pas à le rejoindre.

- « Qu'est-ce que tu fais ? On n'est pas passé par là à l'aller ! » lui souffla-t-il

- « Je sais, mais Narcissa est sur notre chemin de retour et je ne tiens pas spécialement à la saluer… On devrait bien pouvoir trouver une sortie en passant par là ! » déclara James en commençant à marcher.

Il entendit Rogue marmonner des paroles incohérentes dans son dos, mais il n'y fit pas attention. Ils marchèrent ainsi quelques minutes quand il arrivèrent près d'une porte. Des rais de lumière passaient en travers des jointures. James se retourna et fit signe à Rogue de taire. Quelqu'un, sans doute Malfoy faisait les cent pas. Le bruit d'une porte qui s'ouvre se fit alors entendre.

- « Tu n'aurais pas dû tant t'énerver… » lança alors Narcissa d'un air de reproche

- « Excuse moi, mais quand ta sœur déclare ouvertement que je ne suis d'aucune utilité au Seigneur des Ténèbres, j'estime avoir le droit de répondre. Il s'agit de mon honneur ! » s'énerva Lucius.

- « Elle en pensait pas ce qu'elle disait… »

- « Détrompes toi Narcissa. Bellatrix pense chaque mot qu'elle prononce ! »

Il y eut un moment de silence, puis le bruit d'un verre que l'on pose violemment sur une table.

- « Je ne veux plus jamais qu'elle m'insulte ! » grogna Lucius « Sinon, que ce soit ta sœur ou pas ne changera rien, elle me le payera… »

James se mit à sourire. Même chez les mangemorts Bellatrix ne faisait pas l'unanimité.

- « On ne va pas rester là toute la nuit Potter ! » souffla alors Rogue en le poussant un peu.

James reprit alors sa route dans les couloirs sombres et déserts, se méfiant à chaque intersection, écoutant le moindre son avec attention. Après de longues minutes, les deux jeunes hommes se trouvèrent devant une porte. James hésita un moment, colla son oreille sur la porte quelques secondes, puis après s'être assuré que la pièce était déserte, il entreprit d'entrer.

- « Mais qu'est-ce que tu fais ? » s'écria Rogue à voix basse

- « J'essaye de nos trouver une sortie ! » déclara James en entrant.

Il se retrouva alors dans une bibliothèque. Il s'éclaira à l'aide de sa baguette et observa un peu mieux la salle. Il ne put qu'admirer la quantité impressionnante d'ouvrage que possédait la famille Malfoy. Mais en lisant certain des titres, il ne pu que grimacer. Tous étaient consacrés à la magie noire…

- « Chouettes lectures ! » ironisa-t-il en se tournant vers son coéquipier qui s'était approché de la fenêtre.

- « On a pas le temps pour ça Potter ! Ils sont rentrés, on ne doit pas rester là ! » grogna-t-il en tentant de l'ouvrir.

- « Relax Servilius ! Ils sont à l'autre bout de la maison… »

Tandis que Rogue marmonnait quelques paroles incompréhensibles parmi lesquels il distingua les mots « gryffondor » et « inconscient », James s'appuya sur le bureau. Sa main se posa alors sur quelque chose de rectangulaire et de dur. Le jeune homme éclaira l'objet de sa baguette. C'était un livre, enfin un carnet pour être plus exact. Il avait une couverture en cuir noir et souple. Curieux, James le prit et l'observa attentivement. Il fut alors surpris de découvrir au dos l'inscription « TOM E. JEDUSOR » écrit en lettre dorée sur le dos de la couverture. N'était-ce pas là un objet ayant appartenu au Seigneur des Ténèbres ?! James se demanda ce qu'il pouvait bien faire dans la maison des Malfoy.

Un bruit léger se fit alors entendre.

- « Ca y est ! » souffla Rogue « Partons… »

Mais James semblait comme hypnotisé par l'objet… Il l'ouvrit et en feuilleta quelques pages. Elles étaient toutes vierges. Pourquoi Malfoy conservait un carnet inuilisé de son maître… Il ne pouvait tout de même pas ête fétichiste à ce point ! Quelque chose n'était pas logique dans cette histoire. James continuait à fixé l'objet d'un air pensif.

- « Potter ! Qu'est ce que tu fiches ?! » grogna alors Rogue

James leva la tête vers lui. Il était dehors et le regardait par la fenêtre ouverte.

- « Tu as l'intention de nous faire prendre ? » continua le serpentard avec rage.

En souriant d'un air amusé, James glissa le carnet dans une des poches de sa robe de sorcier. Il montrerait ce carnet au professeur Dumbledore… Sait-on jamais ?

- « Qu'est-ce que c'est ? » demanda alors le serpentard d'un air suspicieux

- « Ca te regarde Rogue ?! » ironisa James, rappelant au passage à son coéquipier que lui aussi avait dans ses poches quelque chose qui ne lui appartenait pas.

Rogue ne répondit rien et s'éloigna dans l'obscurité. James se glissa alors à l'extérieur par la fenêtre qu'il referma ensuite avec soin. Il fit ensuite quelques pas, puis glissant une main dans sa poche pour s'assurer que le carnet était bien là, il transplana jusqu'au quartier général de l'Ordre qui était désert à cette heure avancée de la nuit. Là, il déposa les fioles qu'il avait récolté, mais garda précieusement le carnet. Il n'avait aucune confiance en Rogue. Puis, sans aucun mot pour celui qui avait été son coéquipier pour la soirée, il quitta les lieux pour aller rejoindre sa douce Lily qui devait l'attendre avec inquiétude.

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- « Tout va bien chérie, je suis là… »

Sirius, encore endormi, s'approcha du petit lit de Lalyh. Il était une heure du matin, et elle braillait de toute la force de ses petits poumons. Le jeune homme la sortit alors de son berceau pour la caler dans ses bras. Il la berça doucement pour tenter de la calmer.

- « Ca va ? » demanda la voix endormie de Océane qui l'appelait depuis leur chambre.

- « Oui, oui… Elle a dû faire un cauchemar ou alors se sont ses dents qui continuent à pousser. Mais c'est bon, je gère… Rendors toi ! » répondit le jeune homme d'une voix suffisamment forte pour couvrir les pleurs de sa fille.

Il se pencha alors pour embrasser son tout petit front. La petite fille était maintenant secouée par de gros sanglots.

- « Je peux savoir ce qui te mets dans cet état ma belle ? » chuchota Sirius en caressant de son pouce une des joues de sa fille « C'est fini, Papa est là, ma princesse, je m'occupe de toi »

Lalyh le regarda alors de son regard embué et le jeune homme soupira. Il récupéra dans le petit lit le lapin en peluche de son bébé et la lui glissa entre les mains.

- « Tiens, prend ton lapin-qui-pue, tu prends ton pouce et on va se faire un câlin, d'accord ? »

La petite fille glissa immédiatement une des oreilles de son lapin entre ses petits doigts en enfourna son pouce dans sa bouche. Sirius quitta alors la pièce pour se rendre dans le salon.

- « On va laisser ta mère dormir tranquillement… Il est tard, et elle a sommeil… moi aussi d'ailleurs » souffla-t-il en étouffant un bâillement.

Il s'installa sur le canapé et cala bien confortablement Lalyh contre lui. Ses sanglots semblaient s'être calmé mais la petite fille avait toujours les yeux humides et grands ouverts. Elle fixait son papa tout en suçant son pouce. Sirius embrassa son petit front.

- « Et si tu te rendormais chérie ? Comme ça Papa pourrait aller dormir… Je travaille demain ma princesse…. »

Mais Lalyh n'avait pas l'air décidé à se rendormir. Elle se redressa et se retrouva rapidement assise sur les genoux de son papa.

- « Ne compte pas sur moi pour te chanter une berceuse… Je suis nul pour ça ! A la limite une histoire, mais je n'en connaît pas beaucoup… »

Mais Lalyh semblait en avoir décidé autrement. Elle gigota tant et si bien qu'elle se retrouva sur le canapé à côté de son père et commença à ramper à l'autre bout, dans l'espoir sans doute d'en descendre. D'un geste vif, Sirius la rattrapa par la taille et la ramena vers lui.

- « Non, jeune fille. Il est l'heure de dormir… » lança le jeune homme en la forçant à se rallonger.

Mais il ne fit que déclancher de nouveau les pleurs du bébé qui refusait littéralement de s'allonger.

- « Lalyh ! Je ne rigole pas. Il faut que tu dormes ! »

Mais la fillette jeta violemment sa peluche sur le sol et pleura de plus en plus fort.

- « Chuuut ! Chérie, tu va réveiller Maman… chuuuut »

Mais rien ne semblait calmer la fillette qui se débattait maintenant comme un beau diable.

- « C'est pas vrai ! » soupira Sirius en calant fermement sa fille contre lui avant de se lever.

Se saisissant de sa baguette, il fit venir d'un accio la peluche vers lui et s'en saisit.

- « A cet heure là, toutes les petites filles font dodo ma belle, je ne vois pas pourquoi tu ferais exception » chuchota-t-il à sa fille qui pleurait encore plus.

Craignant que la colère de Lalyh ne réveille Océane, Sirius se saisit rapidement du plaid qui recouvrait le canapé et en enveloppa sa fille pour lui tenir chaud. Et, par la baie vitrée du salon, il se rendit dans le jardin. L'air était frais, il frissonna un peu.

- « Voilà, maintenant tu peux pleurer tant que tu veux, tu ne réveilleras personne ! » déclara-t-il à Lalyh qui pleurait encore à chaudes larmes « Par Merlin ! Mais pourquoi tu pleures comme ça ! » se désespéra Sirius en serrant un peu plus sa fille contre lui.

Il commença à la bercer d'un geste assez vif ce qui eut pour conséquences de calmer la fillette mais de la faire éclater de rire.

- « C'est déjà ça ! » souffla-t-il en baissant progressivement la vitesse de son va et viens.

Au bout de quelques minutes, Lalyh était calmée et ne pleurait plus. Mais elle n'en restait pas moins éveillée.

- « Fais dodo maintenant… » souffla Sirius d'une toute petite voix.

Il resta un moment dehors à la bercer, s'assurant régulièrement qu'elle n'avait pas froid quand soudain, il vit ses paupières devenir lourde et commencer à tomber toutes seules. Ravi, il continua encore un peu jusqu'à ce que ses yeux soient bien clos. En mimant sa joie, il se dirigea vers le salon. Il eut soudain envie d'un grand verre de jus de citrouille avant de remonter se coucher. Il déposa alors précautionneusement sa fille sur le canapé, juste le temps de se chercher sa boisson quand soudain

- « Ouiiiiiiiin »

- « C'est pas vrai ! » grogna-t-il en reprenant Lalyh dans ses bras « Tu dormais ma princesse ! Tu dormais ! Alors pourquoi tu te réveilles ! »

Mais la petite fille ne se calmait pas. Il reprit alors immédiatement la direction du jardin. Il se remit à bercer Lalyh en étouffant de plus en plus de bâillements.

Par Merlin ! Il commençait de bonne heure le lendemain matin ! Pourquoi fallait-il que ce soit justement cette nuit que sa fille se décide à jouer les rebelles ! Il la regarda d'un air endormi. Elle était bien réveillée et… elle lui souriait. Il soupira et répondit à son sourire avant de l'embrasser sur le front.

- « Tu n'es qu'une petite enquiquineuse ce soir, mademoiselle Black… Mais si tu savais comme je t'aime » murmura-t-il doucement en posant le bout de son nez contre celui de la petite fille. « Si je te donne ton biberon, tu t'endormiras après ? » lui demanda-t-il doucement.

D'un coup de baguette, il fait alors apparaître un biberon plein d'un lait tiède et sucré qu'il glissa dans la bouche de Lalyh. La fillette se mit alors à téter paresseusement tandis que Sirius sentait sa tête devenir de plus en plus lourde. Il était en train de s'endormir, et debout en plus ! Il alla alors s'installer sur une des chaises du jardin et ferma un moment les yeux. La petite main de Lalyh se posant sur sa joue le réveilla en sursaut.

- « Par Merlin ! » s'exclama-t-il en se redressant.

Sa fille se mit alors à rire doucement, il soupira et glissa à nouveau la tétine du biberon dans la bouche de sa fille qui la recracha aussitôt.

- « Tu as vraiment décidé de ruiner ma nuit… » soupira de plus belle Sirius.

Il se leva et recommença à la bercer. Puis regardant tout autour de lui pour s'assurer que personne n'était là, ce qui était normal à une heure aussi avancée de la nuit, il prit une grande inspiration et commença.

- « Dodo, l'enfant do

L'enfant dormira bien vite… »

Ridicule, il était tout bonnement ridicule, il le savait très bien, mais Lalyh semblait s'être arrêter de gigoter pour l'écouter.

- « Dodo, l'enfant do

L'enfant dormira bientôt… »

Il grogna un peu et recommença alors à chanter puisque visiblement, cela calmait sa fille. Tout en chantant, il ne put que penser très fort qu'il fallait qu'il aime vraiment sa fille pour faire ce genre de choses… Il entreprit alors de faire quelques pas dans le jardin pour la bercer un peu mieux. Il entreprit alors d'en faire le tour, sans cesser de chanter. Il arrivait du côté de la rue quand il jeta un coup d'œil à la maison des Potter. La lumière était allumée dans la chambre de James et Lily. C'était ce soir que le jeune homme était en mission pour l'Ordre. Lily ne devait pas réussir à s'endormir. Elle était autant angoissée par la mission en elle-même que par l'association que devait former James et Servilius. Lui non plus ne comprenait pas pourquoi le professeur Dumbledore ne lui avait pas confié cette mission avec James ! Après tout, il s'agissait, même s'il le regrettait, de la maison d'un membre de sa famille. Il connaissait leur technique de camouflage et quel genre de cachette ou de passage secret pouvait contenir le manoir. Alors pourquoi avoir mis Servilius sur le coup ? Il soupira. Il n'en savait rien, mais il était déçu. Il aurait vraiment voulu partir en mission.

Sirius détacha alors son regard de la fenêtre éclairée et se pencha vers Lalyh. Elle semblait dormir, mais le léger tressautement de ses paupières lui laissait fortement penser que ce sommeil était encore trop fragile pour relâcher ses efforts. Il ne referait pas deux fois la même erreur. Il continua alors à chanter doucement et fit encore cinq fois le tour de sa maison avant d'être bien sur que son petit trésor de fille dormait à poings fermés. Il rentra alors chez lui et remonta à l'étage. Il déposa Lalyh dans son lit et caressa ses petits cheveux bruns avant de rejoindre son lit. Il était gelé, il ne s'était pas couvert pour sortir et il grelottait presque. Il se glissa avec bonheur dans son lit et remonta le plus qu'il pu ses couvertures. A côté de lui, Océane grogna doucement en se retournant et se mit à sourire. Il déposa un baiser sur une des tempes de la jeune femme avant de sombrer dans un sommeil qui serait malheureusement court…

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Il n'avait pas le livre dont elle avait besoin ! De rage, Dolorès se mit à soupirer et frappa sur le comptoir du plat de sa main.

- « Et dans combien de jour il sera là ? » demanda-t-elle avec humeur

- « Oh, si on le commande maintenant, je pense que d'ici deux jours… »

- « Deux jours ! »

La jeune sorcière à la caisse lui adressa un sourire d'excuse.

- « Je suis désolée mademoiselle, mais nous ne pouvons pas faire plus court. Les délais de transport… »

- « Je me fiche de vos délais de transport ! Il me faut ce livre ! Il me semblait bien pourtant que le Ministère vous l'a commandé il y a de cela plus d'une semaine… »

- « Nous avons eu des problèmes de gestions et… »

Dolorès grogna de plus belle. Cela ne servait à rien de traiter avec cette pauvre fille qui visiblement n'y connaissait rien.

- « Vous entendrez parler de moi ! » déclara-t-elle d'une voix forte en se retournant.

Elle traversa alors la librairie Fleury & Bott, bousculant trois personnes sur son chemin sans s'en soucier le moins du monde. Une fois dehors elle prit une grande inspiration.

Cela faisait deux semaines qu'elle travaillait au Département de Régulation des Créatures Magique, et elle s'y plaisait bien. Elle aurait voulu faire bonne impression mais à cause de cette stupide librairie, elle serait obligée d'annoncer à son directeur qu'elle n'avait pas le livre et cela ne l'aiderait pas beaucoup à conserver son poste. Il allait falloir qu'elle trouve tout un argumentaire convainquant pour faire descendre en flèche la réputation de la librairie… Ils allaient voir de quel bois elle se chauffait.

Dolorès décida alors de faire quelques pas dans la rue. Il y avait beaucoup de monde. Beaucoup plus depuis ses derniers temps que les beaux jours étaient revenus et que les attaques de mangemorts semblaient se faire rare. La jeune femme décidé de s'offrir un thé. Elle prit donc la direction d'un salon de thé, quand sur le trottoir d'en face, elle crut reconnaître un visage. La jeune femme se figea un moment, en fixa un peu mieux la personne en question. Lorsqu'elle croisa enfin son regard, les doutes n'étaient plus permis. Remus Lupin était là. Il la regardait d'un air agacé, et Dolorès se contenta de détourner le regard. Elle entreprit alors de marcher un peu plus vite et surtout de faire comme si elle ne l'avait pas vu. Elle avait à peine fait trois pas qu'une vois l'appela.

- « Dolorès ! Dolorès ! »

Elle grimaça. Elle aurait dû se douter qu'elle serait là. Oh, bien sur, elle était toujours ravie de voir Kathleen, mais elle ne supportait pas de la voir avec lui. Elle s'arrêta néanmoins et se retourna. Elle vit la jeune femme s'approcher d'elle.

- « Tu comptais passer devant nous sans nous dire bonjour ? » demanda Kat d'une voix amusée.

- « Oh non ! Je ne vous avait pas vu » minauda Dolorès en jetant un regard meurtrier à Remus qui le lui rendit bien.

- « Qu'est-ce qui t'emmène ici ? » demanda Kat en souriant

- « Le travail… Mon directeur voulait que je récupère un livre, mais la librairie ne l'a pas encore reçu… »

- « Ce sont des choses qui arrivent… » souffla Remus d'un air faussement compatissant que Dolorès remarqua aussitôt.

- « J'espère que ça ne te causeras pas d'ennui… » s'inquiéta Kat

- « Non, non, ne t'en fait pas… Et vous, que faites vous sur le Chemin de Traverse ? »

- « On se promène… » répondit Kat en souriant et en glissant sa main dans celle du jeune homme qui lança à Dolorès un regard triomphant.

Par Merlin que ce garçon pouvait lui être antipathique !

- « J'allais prendre un thé chez madame Néper, voulez vous vous joindre à moi ? » proposa Dolorès, bien décidé à gâcher le moment de tranquillité que ce Lupin avait prévu avec sa meilleure amie.

- « Oh oui ! Tu en penses quoi Remus ? » demanda la jeune femme en se tournant vers lui.

- « J'en serais ravi » répondit le jeune homme en souriant.

Mais dès que Kathleen lui tourna le dos, il jeta un regard noir à Dolorès qui ne pu que s'en réjouir. Tous les trois se rendirent alors jusqu'au salon de thé dans lequel ils s'installèrent à une petite table ronde. Ils passèrent commandes. Dolorès discutait avec Kathleen, et Remus ne se joignait pas à la conversation. Il se contentait de sourire de temps en temps et de hocher la tête.

- « Tu t'ennuis chéri ? » demanda alors Kat en souriant doucement et en se tournant vers le jeune homme

- « Non, j'aime vous écouter… Dolorès a une conversation tellement intéressante… »

Dolorès tiqua. L'ironie était discrète mais elle l'avait bien sentit. Sous ses dehors de jeunes hommes bien sous tout rapports, ce Lupin était en fait un adversaire redoutable dans l'art de la joute verbale.

- « Et puis, tu as une belle voix… » ajouta-t-il en se penchant pour embrasser Kathleen qui se laissa faire comme une jeune fille de quinze ans.

Dolorès grimaça alors mais se reprit bien vite alors que Kat, les joues un peu plus rose qu'avant se tournait vers elle.

- « Qu'est-ce qu'on disait ? » demanda-t-elle alors que Remus prenait sa main dans la sienne en souriant

- « On parlait de la fête que je fais chez moi vendredi soir. J'espère vraiment que tu viendras Kat… Et toi aussi Remus… » ajouta-t-elle contrainte et forcée.

- « Bien sur ! Je serais ravie de venir… enfin, nous serons ravis, n'est-ce pas Remus »

Le jeune homme prit alors un air grave.

- « Vendredi, tu dis ? »

- « Oui »

Il sembla alors réfléchir et prit un air désolé.

- « Ah non, vendredi soir je ne peux pas » déclara-t-il

Dolorès retint de justesse le cri de joie qui menaçait de sortir de sa gorge tandis que Kat se tournait vers son petit ami

- « Pourquoi ? » demanda-t-elle

- « Je suis pris… » répondit-il

- « Tu travailles ? » demanda Kat d'un air suspicieux.

Dolorès se réjouit alors intérieurement… Il y avait de l'eau dans le gaz entre ses deux là… Quelle merveilleuse nouvelle

- « Oui, je suis désolé »

- « Mais pour une seule soirée, tu ne peux pas demander aux garçons de te remplacer ?! »

Remus eut alors l'air vraiment agacé. Dolorès le vit lui jeter un regard noir.

- « Non, et on ne pourrait pas en reparler à un autre moment ? »

Kathleen lui jeta un regard mécontent et se concentra sur son thé. Remus se mit alors à contempler les passants par la fenêtre. Dolorès, elle avait envie de chanter sa joie… Quel merveilleux moment !