Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !

Bonne lecture à vous tous… Aylala

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Ce qui aurait pu se passer

Chapitre soixante huit : Ne me quitte pas

« Ne me quitte pas
Il faut oublier
Tout peut s'oublier
Qui s'enfuit déjà
Oublier le temps
Des malentendus
Et le temps perdu
A savoir comment

(…)

Ne me quitte pas

Ne me quitte pas

Ne me quitte pas »

Jacques Brel

- « C'est un monstre ! Tu comprends ça ? Un monstre sanguinaire et assoiffé de sang ! »

Kathleen soupira et enfouit un peu plus profondément sa tête entre ses genoux.

- « Est-ce que tu m'écoutes ? »

- « Oui Doly, je t'écoute… » murmura Kathleen d'une voix éteinte.

- « Alors pourquoi tu ne dis rien ? J'ai l'impression que tu ne te rends pas compte à quel point il est dangereux ! Tu sais bien que ce qui sont… comme lui sont horribles ! Tu ne lis pas les journaux ?! Tous ses faits divers où ils sont mêlés ! Pense à Greyback ! »

Kathleen se mit alors à frémir fortement et laissa échapper un petit gémissement plaintif.

- « Une brute ! Voilà tout ce qu'il est ! »

La jeune femme redressa alors la tête. Depuis plus de deux heures elle écoutait Dolorès lui raconter les pires horreurs sur les loups-garous… Elle se sentait mal. Assise au milieu du salon de son amie, Kathleen avait l'impression que son cerveau refusait de réfléchir correctement.

- « Tu imagines qu'ils se jettent sur leur victime et qu'ils enfoncent profondément leur saleté de crocs dans leur chair et qu'ils se régalent de leur sang… » continuait Dolorès d'un air enflammé.

Kathleen se sentait un peu nauséeuse. Toutes ses horreurs sur les lycanthropes, elle les connaissait déjà… Mais elle avait du mal à imaginer Remus comme ça. Il était tellement…

- « Remus n'est pas comme ça… » tenta-t-elle doucement

Dolorès se figea alors et la regarda d'un air désolé.

- « Mais bien sur que si ma chérie ! C'est évident, il n'est pas différent des autres… » lança-t-elle en se rapprochant d'elle

- « Mais il a toujours été doux et gentil avec moi… »

- « Mais bien sur ! On sait toutes les deux ce qu'il voulait… Il voulait profiter de toi ! Tu es belle comme un cœur, évidemment que ça a du réveiller ses saleté de pulsions animales ! C'est dégueulasse ! Il s'est servi de toi pour assouvir ses passions bestiales ! »

Kathleen frissonna et étouffa un sanglot. Non, Remus ne pouvait pas avoir fait ça. Elle se souvenait de la dernière fois qu'ils avaient fait l'amour. Il avait été comme à chaque fois, adorable et attentif. Il avait été doux. Mais dans son souvenir, les mains du jeune homme se transformèrent aussitôt en de grandes pattes velues et munit de violentes griffes. Elles vinrent se poser sur son corps. Kathleen étouffa un cri de ses mains et secoua la tête pour en chasser cette image.

Elle sentit la main de Dolorès se poser sur son épaule.

- « Tu devrais peut-être aller au Ministère… » souffla Dolorès

- « Pourquoi ? » demanda la jeune femme d'une toute petite voix

- « Pour porter plainte ! Il t'a violé ! »

- « Non ! » s'indigna Kathleen

- « Mais si ! Il a eut des relations avec toi alors qu'il t'avait caché qu'il était un monstre ! Il a abusé de toi et de ton corps »

- « Non… » souffla la jeune femme en secouant la tête de gauche à droite.

Elle ne pouvait pas faire ça. Bien sur, Remus lui avait mentit, mais il ne l'avait jamais forcé et il n'avait jamais été violent.

- « Je comprends que tu ais honte… Mais ils ne te jugeront pas tu sais… » lança Dolorès

- « Honte ? »

- « Oui, tu dois te sentir sale d'avoir laisser un monstre pareil te toucher… Mais il ne s'en sortira pas comme ça. On lui fera payer à ce monstre ! »

Kathleen frissonna. Elle se leva du fauteuil dans lequel elle était installée et fit quelque pas.

- « Il a l'air… Ecoute Doly, Remus n'est pas comme ça, pas comme tu dis ! Tu l'a bien vu par toi-même ! Il est gentil, calme, il est prévenant… Il n'a rien d'un monstre »

- « Il cache bien son jeu, mais moi je l'avais sentit dès le début ! Je me suis toujours méfiée de lui, et aujourd'hui je me dis que j'aurais dû insister beaucoup plus pour que tu ne t'attaches pas à lui ! Il cache son jeu, je te dis… Il ne t'aurait rien avoué de lui-même… Il attendait sans doute le bon moment pour te mordre, ou pire… »

Kathleen se tourna vers elle.

- « Il m'a dit qu'il comptait me le dire hier, mais que tu l'avais pris de vitesse… »

- « Et tu le crois ?! Par Merlin Kathleen ! Comment peux-tu être aussi crédule ? »

- « Parce que j'ai besoin de le croire ! » explosa alors la jeune femme « J'ai besoin de croire qu'il voulait me le dire ! »

- « Ne me dis pas que tu es encore amoureuse de lui après ça ?! » s'indigna Dolorès « C'est un monstre ! »

- « Tu crois que c'est si facile de ne plus aimer quelqu'un ? » répondit sèchement la jeune femme « Bien sur que je l'aime, c'est pour ça que j'ai mal ! »

Elle se mit alors à pleurer. Elle entendit Dolorès soupirer derrière elle et venir la prendre dans ses bras.

- « Tu l'oublieras, tu verras… Je suis là moi… »

- « Je n'ai pas envie de l'oublier… » murmura Kathleen

- « Il le faut ! » rétorqua Dolorès d'une voix ferme « Il est dangereux, il peut te faire du mal ! C'est pour ta sécurité Kat… Je suis là moi, je vais t'aider. Tu ne peux plus continuer à le fréquenter ! Il n'est pas humain, c'est un monstre ! Promets moi que tu ne le reverras plus ! »

Dolorès s'éloigna alors d'elle pour la fixer droit dans les yeux. Kathleen était totalement perdue, elle ne savait plus quoi faire. Un flot immense de sentiment se déversait en elle, elle avait mal… Très mal. Elle croyait que tout allait, que Remus et elle étaient heureux, qu'ils pourraient parler d'avenir mais maintenant… Elle n'en savait plus rien. Dolorès avait tellement l'air de croire que Remus n'était qu'un monstre sanguinaire près à tout pour lui faire du mal. Mais à aucun moment au court de ses derniers mois, elle n'avait eu le moindre soupçon…

- « Promets moi ! » insista Dolorès

Kathleen hocha la tête et fit un petit oui discret.

- « J'aime mieux ça ! Il t'a mentit, il a abusé de ta naïveté ! C'est un horrible manipulateur doublé d'un monstre ! Il faut que tu t'en tiennes éloignée ! »

Kathleen hocha à nouveau la tête et prit une grande inspiration.

- « Je vais rentrer chez moi… » déclara-t-elle d'une voix blanche.

- « Oui, tu as besoin d'un peu de repos… Dors un moment et enferme toi à double tour ! Je passerais ce soir ! » déclara Dolorès d'une voix ferme.

Kathleen acquiesça. D'un geste machinal, elle récupéra son manteau et quitta l'appartement de son amie. Elle transplana jusque devant son immeuble. Elle pénétra dans le hall et monta les escaliers quand soudain elle le vit. Il l'attendait, assis devant sa porte. Son cœur se serra en voyant ses traits tirés et son visage défait. Il avait l'air tellement vulnérable… Comment pouvait-il être aussi monstrueux que ce que Doly semblait le penser.

- « Salut ! » lança-t-il doucement en se levant.

Kathleen frissonna violemment, sa voix était si douce, si apaisante… Pendant un petit moment, elle fut incapable de répondre. Elle le fixait, les yeux légèrement exorbités et le cœur battant la chamade.

- « Je comprendrais très bien que tu ne veuilles pas me parler, Kat, mais je pense qu'il faut qu'on ait une discussion calme et posée tous les deux… » murmura-t-il.

La jeune femme déglutit difficilement et acquiesça d'un discret signe de tête. Elle fit quelques pas alors pour s'approcher de la porte. Frissonna quand elle passa à côté de lui et ouvrit la porte. Elle était loin la promesse qu'elle venait de faire à Dolorès de ne plus l'approcher… Mais elle se posait tellement de questions auxquelles lui seul pouvait répondre. Elle entra dans son appartement et se rendit directement dans le salon. Elle entendit Remus refermer la porte. Elle s'installa sur son canapé et le regarda entrer. Elle n'avait pas prononcé un seul mot, elle ne savait pas si elle en aurait la force. Elle le vit prendre alors une chaise et s'installer un peu plus loin d'elle. Elle se sentit soulagé de ce geste… Il respectait le fait qu'elle avait du mal avec cette situation.

- « Je suis venu te dire ce que j'aurais dû te dire depuis le début » commença alors Remus d'une voix éteinte. « J'estime que tu as le droit de savoir… »

Kathleen hocha la tête et tenta de sourire. Mais cela ressembla plus à une grimace qu'à autre chose.

- « Je t'écoute… » souffla-t-elle enfin.

Remus esquissa un faible sourire et croisa ses mains et se pencha un peu, appuyant ses coudes sur ses cuisses.

- « J'ai été mordu quand j'étais enfant par Fenrir Greyback parce que mon père l'avait offensé. J'ai longtemps cru que je ne pourrais jamais avoir une vie normale. Mais quand j'ai eu onze ans, Dumbledore venait d'être nommé directeur de Poudlard. Mon père a insisté pour tenter le coup et lui a écrit pour lui expliquer mon cas. Dumbledore a accepté de me prendre dans son école. Beaucoup d'aménagement on dû être fait pour que je puisse avoir une scolarité normale. Je pense que je ne lui serais jamais assez reconnaissant. Comme tu le sais, je suis rapidement devenu ami avec James et Sirius. Il ne leur a pas fallut longtemps pour qu'ils trouvent étrange que ma mère soit malade si régulièrement ou que je perde un membre de ma famille tous les mois… Au bout d'un moment, ils sont venu me voir et m'ont dit qu'ils savaient qu'il y avait quelque chose d'étrange et qu'ils s'inquiétaient pour moi… Sirius nous avait avouer quelques mois plus tôt la vie d'enfer qu'il vivait chez lui… On était en deuxième année, j'ai estimé que s'il m'avait fait suffisamment confiance pour me parler de ses problèmes, je pouvais lui parler des miens… Quand ils l'ont su, ils se sont mis à rire. Ils avaient imaginé des choses milles fois pire que je n'ai jamais vraiment compris... »

A cet instant le jeune homme esquissa un vrai sourire et Kathleen hocha la tête. Il la surprenait de plus en plus.

- « Ensuite, ils m'ont soutenus tant qu'ils ont pu. Ils sont même devenus des animagi pour pouvoir me tenir compagnie les soirs de Pleines Lunes… »

- « James et Sirius sont des animagi ? » s'exclama Kathleen

- « Oui »

La jeune femme le regard avec de grands yeux ronds. Elle était loin de se douter que ces deux là étaient de si brillants sorciers.

- « Plus tard, quand Lily et James sont sortis ensemble, elle l'a appris puis quand Océane à emménagé avec Sirius, il le lui a dit également. Comme ça ils pouvaient continuer à venir me voir tous les soirs de Pleine Lune et me permettre de supporter tout ça… »

Il y eut alors un moment de silence durant lequel Remus la fixa d'un air grave.

- « Je ne voulais pas que tu te sentes si mal » murmura-t-il alors d'une voix légèrement tremblante.

- « J'ai du mal…à me faire à l'idée… » avoua Kathleen d'une toute petite voix

- « Je comprends »

La jeune femme planta son regard dans le sien. Elle y lu tellement de tristesse qu'elle préféra détourner le regard. Elle l'entendit soupirer.

- « J'aimerais vraiment que tu me dises quelque chose… » souffla-t-il « Au moins ce que tu penses que tout ça. Tu ne peux pas me laisser comme ça, attendre… C'est insupportable, ça fait deux jours que je ne vis plus… »

Deux jours déjà ? Kathleen baissa les yeux. Savait-elle seulement elle ce qu'elle pensait de tout cela ? Elle connaissait l'avis de Dolorès. Pour elle Remus n'était qu'un monstre, mais elle avait du mal à y croire. Elle ferma les yeux. Une image du jeune homme se transformant naquit dans son esprit. Elle imaginait ses crocs apparaître, ses membres de transformer en pattes munies de violentes griffes, elle voyait sa peau se couvrir de poil et le voyait s'approcher d'elle en se léchant les babines. Elle frissonna violemment et ouvrit les yeux. Sa respiration était rapide, elle se rendit compte qu'elle avait peur. Peur de rester dans la même pièce que lui. Et pourtant, il était là. Il attendait, immobile, qu'elle parle. Il n'avait aucun geste violent, aucune trace d'agressivité, il se contentait de la fixer de son regard triste.

- « Je ne sais pas… » souffla-t-elle « Je ne peux pas te donner une réponse comme ça… Il me faut du temps pour que j'y voie plus clair. Je suis totalement perdue Remus ! Entre le souvenir que j'ai de toi et l'image que je me représente maintenant, il y a trop de différences ! »

Le jeune homme soupira d'un air désespéré et hocha la tête d'un air triste.

- « N'oublie pas que tu m'as menti… » murmura-t-elle alors

Elle vit alors qu'il se redressait et qu'il la regardait d'un air meurtri.

- « Si je t'avais dit la vérité dès le début, tu aurais accepter de sortir avec moi ? Penses-y Kat… Ce qu'on a vécu tous les deux, c'était bien. En tout cas pour moi ça compte… Peut-être que ça valait le coup que je ne te le dise pas tout de suite… »

La jeune femme le fixa alors d'un air éberlué.

- « Je reviendrais » lança-t-il doucement « J'espère que tu auras remis de l'ordre dans ta tête. Que tu me quittes ou pas, je voudrais une réponse parce que vivre dans l'incertitude comme ça, c'est une torture ! Moi je t'aime et je veux qu'on surmonte ça… La balle est dans ton camp… »

Sans ajouter un mot, il quitta alors l'appartement, après lui avoir jeter un regard grave et triste. Lorsque la porte se referma sur lui, Kat, enfonça sa tête dans un des coussins de son canapé et se mit à pleurer violemment.

- « Moi aussi je t'aime » sanglota-t-elle doucement.

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- « Bon chérie… On va y aller, sinon ta mère va encore m'accuser de ne pas assez faire attention à ce qu'elle dit… » murmura Sirius en redressant Lalyh sur la table à langer.

Il la regarda en souriant, elle était tout bonnement magnifique. Dans sa petite robe bleu clair bien chaude, elle était sans nul doute la plus belle petite sorcière de toute la communauté. Il la prit alors dans ses bras et descendit au rez-de-chaussée. Sur le chemin, il s'amusa à la faire doucement sauter et la petite fille riait aux éclats ce qui l'amusait beaucoup. Une fois dans le salon, il regarda tout autour de lui.

- « Où est-ce que j'ai mis ma veste ? » demanda-t-il en soupirant.

Pour mieux chercher, il déposa Lalyh sur le tapis du salon. Il fit le tour de la pièce en regardant partout mais il ne la trouva pas. Il décida alors d'aller jeter un coup d'œil rapide dans l'entrée. A peine venait-il de quitter la pièce qu'un petit son se fit entendre.

- « Papa ? »

Sirius se figea. Son cœur s'arrêta un court instant avant de se mettre à battre à toute allure. Revenant sur ses pas à toute vitesse, il se posta devant Lalyh qui hochait la tête.

- « Papa ! » déclama-t-elle alors en souriant.

- « Par Merlin ! » s'exclama Sirius en tombant à genoux devant sa fille « Tu as dit papa !! »

Il n'était loin d'avoir les larmes aux yeux. Qu'est-ce qu'elle pouvait avoir une belle voix quand elle prononçait ces deux petites syllabes ! Il la prit alors dans ses bras et embrassa longuement une de ses petites joues. Il la regarda alors avec fierté, sa fille venait de dire son premier mot… et quel premier mot !

- « Papa ? » demanda-t-il alors en souriant

- « Papa ! » répéta une nouvelle fois le bébé en souriant

Sirius soupira alors longuement et se releva en souriant.

- « Ta mère va être verte en apprenant ça ! » déclara-t-il d'un air joyeux « On va aller lui montrer à quel point tu es grande ma princesse ! »

Il se rendit alors dans l'entrée en sautillant doucement. Il y trouva sa veste suspendue au porte-manteau et s'en vêtit bien qu'il n'ait plus du tout froid. Sa fille venait de lui réchauffer le cœur d'une manière hallucinante. Il la cala bien fermement contre lui et en souriant de toutes ses dents, il transplana. Il arriva devant l'immeuble qui accueillait les locaux de la Jasire. C'est là qu'Océane et lui s'était donné rendez vous. Il monta quatre à quatre les escaliers et arriva rapidement dans la salle d'accueil où deux sorciers attendaient d'être reçu par James.

- « Bonjour ! » lança-t-il d'une voix joyeuse.

Il était heureux, autant en faire profiter le plus de monde possible.

- « Bonjour Sirius. Tu n'étais pas sensé ne pas venir aujourd'hui ? » demanda Lucrécia en relevant la tête vers lui.

- « J'ai rendez vous avec Océane ici… » déclara-t-il en dégageant Lalyh de sa veste dont il l'avait recouverte également pour qu'elle n'ait pas froid.

- « Mille dragons ! Elle est magnifique ! » s'exclama Lucrécia en souriant « C'est fou ce qu'elle a grandit ! Bonjour Lalyh… » murmura-t-elle ensuite en prenant une des petites mains de la fillettes dans la sienne.

Sirius la regarda en souriant et posa sa fille, assise sur le bureau de la secrétaire. Lalyh se dépêcha d'attraper une plume qui passait par là et tenta de la mettre à sa bouche. D'un geste vif, Lucrécia l'en empêcha.

A cet instant, la porte du bureau de James s'ouvrit et ce dernier en sortit, suivit d'un de leur client.

- « Je me disais bien aussi qu'il n'y avait que toi pour faire autant de bruit en arrivant ! » déclara-t-il d'un air amusé alors que le client quittait la pièce en souriant

- « James ! » s'exclama alors Sirius qui n'en pouvait plus d'attendre « Il faut absolument que je te dises un truc ! »

- « Je t'écoute ! » lança-t-il en s'approchant de lui, indifférent aux deux personnes qui attendaient encore leur tour.

- « Lalyh sait dire papa ! » annonça fièrement Sirius en caressant doucement la joue de sa fille.

- « C'est vrai ? » s'exclamèrent alors James et Lucrécia en cœur.

- « Bien sur ! » répondit le jeune homme en bombant le torse.

Il se pencha alors vers son amour de petite fille et la fixa bien dans les yeux.

- « Papa ? » souffla-t-il doucement.

Mais Lalyh se contenta de rire et de poser sa toute petite main sur son nez.

- « Non ma princesse… Dis papa… »

La petite fille frappa alors dans ses mains et hocha la tête. Sirius se redressa d'un air agacé.

- « Elle l'a dit tout à l'heure ! » assura-t-il alors

- « Tu es sur que tu n'as pas confondu avec un petit aga ? » demanda James d'un air amusé.

- « Non ! Je te jure qu'elle a dit Papa et qu'elle l'a même dit trois fois ! Allez ma puce ! Dis papa… pa-pa ! »

Mais la petite fille resta muette et regardait son père en souriant doucement.

- « Bon, mon vieux… Ce n'est pas que je n'ai pas envie de rester plus longtemps regarder la petite puce qui reste muette, mais j'ai du travail ! » déclara James.

Il caressa un peu les cheveux de la fillette avant de retourner vers son bureau après avoir fait signe à un des deux sorciers de le suivre.

- « Je te jure qu'elle l'a dit ! » lança Sirius à Lucrécia qui lui sourit d'un air amusé avant de se replonger dans ses parchemins.

Le jeune homme s'accroupit alors. De cette manière, il arrivait à la hauteur de sa fille. Il la fixa un petit moment, l'incitant silencieusement à renouveler son exploit passé… Mais rien n'y fit, la fillette resta désespérément muette.

- « Bonjour ! » lança alors la voie joyeuse d'Océane qui venait de pénétrer dans la pièce.

- « Bonjour » répondit Lucrécia tandis que Sirius relevait la tête vers sa fiancée.

Cette dernière s'approcha de lui et déposa un rapide baiser ses lèvres avant de prendre sa fille dans ses bras.

- « On y va ? » demanda-t-elle en souriant.

Le jeune homme hocha la tête et se releva. Après avoir saluer une dernière fois Lucrécia, ils quittèrent la Jasire pour se rendre sur le Chemin de Traverse. Il ne cessait de jeter de petits regards en coin à Lalyh qui souriait doucement, la tête collée sur la poitrine de sa maman.

- « Quelque chose ne va pas ? » demanda alors Océane en surprenant un de ses petits regards plein d'espoir.

- « C'est rien… » soupira Sirius « Juste que tout à l'heure elle a dit papa et qu'elle ne veut plus le dire »

Océane s'arrêta aussitôt, indifférente au fait qu'elle se trouvait au milieu de la rue et le regarda d'un air stupéfait.

- « Tu veux dire qu'elle vient de dire son premier mot et toi tu ne m'en as pas parlé tout de suite ?! » s'indigna-t-elle un peu avant de fixer sa fille.

- « Mais elle veut plus le dire… » tenta de se justifier Sirius.

Océane grogna un peu et replaça Lalyh contre elle de sorte à mieux la voir.

- « Alors comme ça tu parles mon ange ? » demanda-t-elle d'une voix douce.

- « Dis papa ma princesse… s'il te plait » ajouta-t-il d'une voix un peu suppliante.

Il n'avait pas rêvé, il savait qu'elle l'avait déjà dit trois fois ! Mais la petite fille se contenta de rire doucement. Puis regardant ses parents qui la fixaient de toute leur attention. Elle les gratifia alors d'un joyeux « aga ». Sirius vit alors Océane se mordre la lèvre sans doute pour ne pas rire.

- « C'est ça que tu appelle ''elle a dit papa'' ? » demanda-t-elle avec un sourire un peu moqueur

- « NON ! Je te jure qu'elle l'a dit ! C'était un vrai ''papa'' ! » s'indigna le jeune homme un peu vexé « Ma princesse ! Redis le… »

Mais Lalyh continua à le fixer. Elle cala sa tête tout contre la poitrine de sa maman et le regarda avec malice.

- « Lalyh Black, tu n'es qu'une petite chipie ! » murmura Sirius en reprenant sa route, un peu vexé, tandis qu'Océane que tout cela amusait grandement embrassait le front de sa fille.

Sirius sentit alors qu'elle marchait plus vite pour le rattraper.

- « Tu ne vas pas te fâcher pour ça ? » demanda-t-elle en souriant « Elle finira par parler un jour chéri… »

- « Elle a déjà dit papa ! » insista le jeune homme avec une conviction de fer.

Il entendit la jeune femme rire doucement et cela l'agaça vraiment. Sans prononcer un mot, il continua à marcher. Au bout d'un moment, il l'avait un peu distancé. Il décida alors de ralentir.

- « Sirius ? Sirius Black ? »

Le jeune homme se tourna alors dans la direction d'où venait la voie. Il se figea un peu en voyant la jeune femme qui venait de l'appeler avant de se mettre à sourire poliment. Elle était brune et avait l'air jovial. D'une manière générale, Sirius se souvenait peu de ses ex-petites amies, mais celle là lui avait donné du fil à retordre. Bérénice Wallas, était pareil à son souvenir. Lorsqu'il avait voulu rompre avec elle, il avait tout fait pour l'éviter pour qu'elle comprenne qu'il ne voulait plus d'elle, mais la jeune femme était tombée amoureuse de lui et ne voulait pas lâcher prise. Comme elle était amie avec Lily, cela n'avait fait que compliquer les choses. Enfin, tout cela était loin maintenant.

- « Salut Bérénice » lança-t-il en s'approchant un peu

- « Par quel miracle te souviens-tu de mon nom ? » lança-t-elle en souriant

Sirius grimaça sous la remarque.

- « Je ne suis pas devenu totalement amnésique… » répondit-il tranquillement.

La jeune femme se mit à rire doucement.

- « Tu es toujours au Musée ? » demanda poliment le jeune homme

- « Oui… Comment va Lily ? Je ne l'ai pas vu depuis son mariage… »

- « Elle va bien, elle est toujours heureuse avec James et tous leurs petits marmots… »

- « Je suis contente pour elle, c'est vraiment une chic fille »

- « Oui » acquiesça Sirius en souriant.

- « Tu as fini de bouder ?! Oh pardon, je n'avais pas vu que tu discutais ! » lança alors Océane en arrivant derrière lui « Bonjour ! »

- « Bonjour… » répondit Bérénice d'un air amusé.

Sirius fut alors un peu gêné. Il n'avait pas spécialement envie de présenter une de ses ex à sa fiancée, elle ne supportait que modérément qu'on lui rappelle qu'il avait eu ce qu'il appelait un « passé affectif chargé''.

- « Bérénice Wallas… » se présenta Bérénice en tendant la main à Océane « J'étais une collègue de Lily Potter… »

- « Océane Daquaria » répondit sobrement la jeune femme.

Mais alors que Bérénice jetait un regard furtif à l'anneau que la jeune femme portait à son doigt et en fixant attentivement Lalyh, elle devina vite le lien qui devait exister entre Océane et lui.

Océane de son côté fixait la jeune femme avec méfiance et un peu de jalousie ce qui amusa Sirius.

- « Bon, j'ai encore plein de chose à faire » déclara Bérénice en souriant « Passe le bonjour à Lily pour moi si tu la vois »

- « Je n'y manquerais pas » assura le jeune homme

- « Au revoir Sirius… » souffla-t-elle alors d'une voix enjôleuse en s'éloignant.

Sirius la regarda d'un air à la fois gêné et amusé, il savait que la jeune femme l'avait fait exprès. Il croisa alors le regard noir que Océane lui lança et toute trace de sourire disparut de son visage.

- « Laisse moi deviner ! Tu es sorti avec elle ? » demanda-t-elle un peu sèchement.

- « Oui » répondit Sirius conscient qu'il n'avait rien à gagner à lui mentir.

Océane grogna et détourna le regard.

- « Chérie… » souffla Sirius d'un air amusé

Mais la jeune femme fixait obstinément l'autre côté de la rue.

- « Et tu n'as pas honte que ta fille croise constamment les femmes que tu as eu avant sa mère ?! » demanda-t-elle d'une voix acide.

Sirius soupira. Il savait qu'elle avait mal et que Lalyh n'était qu'un prétexte.

- « Ecoute, je me suis longtemps conduit comme un tocard avec les filles. Je le sais et je n'en suis pas fier. Mais c'est toi que j'aime et c'est toi qui m'as fait changer. La seule chose que Lalyh a besoin de savoir c'est que j'aime sa mère à la folie et que même si j'ai eu beaucoup d'autres filles dans ma vie, il n'y a qu'à elle que j'ai demandé de m'épouser… »

Océane se tourna alors vers lui et esquissa un sourire.

- « Je t'aime… » insista-t-il en se penchant vers elle pour l'embrasser.

La jeune femme soupira alors, pris son bras et y posa sa tête.

- « Je ne l'aime pas cette fille… » grogna-t-elle d'une toute petite voix.

Sirius se retint juste à temps de lui répondre qu'elle avait tort car la jeune femme était assez sympathique. Pas besoin d'envenimer encore plus la situation. Il déposa un baiser sur sa tempe et se mit à sourire. A cet instant, la jeune femme vit un peu plus loin un petit marchand de beignets.

- « Oh je meurt de faim ! » s'exclama-t-elle en s'écartant de lui.

Elle déposa Lalyh dans les bras de son père avant de lui adresser un sourire éblouissant avant de prendre d'un pas rapide la direction du vendeur. Sirius se mit alors à rire doucement. Il aimait la capacité de la jeune femme à passer d'une émotion à l'autre aussi vite… Il fixa sa fille d'un air attendri et lui souffla.

- « Je suis fou de ta mère… »

Il vit alors la fillette pencher sa petite tête brune sur le côté et se mettre à sourire.

- « Papa ! » lança-t-elle alors d'un air amusé.

Sirius la fixa d'un air abasourdi et se redressa.

- « Et évidemment personne n'est là pour entendre !! Je peux te jurer que tu ne l'emporteras au paradis ma chérie ! » lança-t-il d'un air à la fois agacé et amusé.

- « Papa ! »

- « Petite chipie ! OCEANE ! »

Sirius la serra alors un peu plus contre lui et se mit à courir vers sa fiancée…

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- « Et encore merci Molly… C'est très gentil à toi… »

- « Mais je t'en prie Lily, c'est normal… Tu es sure que tu ne veux pas que je garde aussi Syrielle ? »

- « Non, merci » répondit Lily avant de déposer un baiser sur le front de sa fille « Elle est un peu malade et elle est grognon, je ne veux pas que tu ais du travail en plus… Je vais la garder avec moi. Sans compter qu'elle risquerait de contaminer tous les autres… »

- « Comme tu veux » capitula la matriarche en souriant doucement et en posant sa main sur le front de la fillette pour le caresser doucement.

Lily lui un grand sourire et replaça un peu mieux le pull de sa fille sur son petit ventre rebondi.

- « Harry ! » appela-t-elle alors « Harry, viens dire au revoir à Maman ! »

Arrivant alors du salon, suivit par Ron, le petit garçon arriva vers elle en courant. La jeune femme s'accroupit alors pour se mettre à sa hauteur et posa un baiser sur sa joue.

- « Tu seras bien gentil et tu écouteras bien Molly mon trésor… » recommanda-t-elle d'une voix douce.

- « Vi Maman » répondit le petit garçon en s'approchant un peu plus d'elle pour poser à son tour un baiser sur sa joue.

Lily caressa doucement la joue de son fils et se releva. Elle se mit à sourire en le voyant repartir en courant derrière Ron.

- « Je ne sais pas pour combien de temps je vais en avoir, mais… »

- « Ne t'inquiètes pas… Prends ton temps » lui assura Molly en souriant

La jeune femme la remercia d'un sourire puis, se dirigea vers la porte et sortit du Terrier. Elle marcha quelques instants avant de serrer plus près d'elle sa fille et de transplaner.

Lorsqu'elle sentit le léger choc lui signalant qu'elle était arrivée, elle desserra un peu son étreinte. Syrielle se mit alors à pleurer à plein poumon.

- « Oh, non mon ange… Ne pleure pas chérie… » chuchota doucement la jeune femme en berçant un peu la petite fille qui sembla se calmer un peu mais qui poussait de temps à autre des grognements mécontents.

Lily soupira. Elle n'aimait pas voir un de ses amours malades. Dès ce soir, Harry et Syrielle auraient droit à une bonne dose de potion fortifiante !

La jeune femme se redressa alors et regarda tout autour d'elle. Maintenant qu'elle était là, elle n'était plus tout à faire sure que c'était une bonne idée. Bien sur, elle avait envie de tenter sa chance, mais elle n'était pas sure que James apprécie tout cela. Elle se mit à soupirer. Après tout, c'est lui qui lui avait conseillé de se trouver une activité pour qu'elle s'occupe un peu ! Elle prit une grande inspiration et rattrapant de justesse la petite peluche poisson de sa fille qui menaçait de tomber, elle fit quelques pas et se retrouva devant la porte de la maison. Elle frappa quelques coups en attendit. La porte s'ouvrit alors sur un sorcier au ventre proéminent et aux grandes moustaches.

- « Ca alors ?! » s'étonna l'homme d'un air surpris « Lily Evans ! Quelle surprise »

- « Lily Potter… » corrigea la jeune femme en souriant « Bonjour professeur… »

- « Je vous ai déjà dit que c'était Horace… » répondit le sorcier en s'effaçant pour la laisser entrer.

En souriant doucement, Lily pénétra donc pour la deuxième fois de sa vie dans la demeure de Horace Slughorn. Elle se tourna alors et fit face à son hôte qui posa immédiatement ses yeux sur Syrielle.

- « C'est votre fille ? » demanda-t-il inutilement « Elle a vos yeux… » souffla-t-il en la fixant avec attention.

- « Tout comme son frère… » murmura Lily en replaçant un peu mieux Syrielle contre sa hanche.

- « Espérons qu'elle aura votre don pour les potions ! » souffla l'ancien professeur en souriant

- « On a le temps d'y penser » répondit la jeune femme alors que sa fille calait sa tête contre sa poitrine d'un air bougon et mâchouilla la nageoire de sa peluche poisson.

- « Oh ! Mais je manque à tous mes devoirs ! » s'exclama alors Slughorn en soupirant « Je vous en prie, suivez moi… »

Il la conduisit jusque dans son salon et l'invita à s'installer.

- « Je vous avoue que je ne pensais pas vous revoir… Je ne garde aucun souvenir de la fin de notre dernière rencontre. J'avoue que j'avais un peu abusé de la boisson… » lança-t-il d'un air à la fois coupable et gourmand. « J'avais penser que je vous avez peut-être offenser... »

- « Oh non ! » lui assura Lily, soulagée de voir qu'il ne se souvenait pas qu'elle lui avait soutiré un de ses souvenirs « J'ai juste été très occupée… »

- « Les enfants ? » demanda le professeur en tendant le bras pour attraper une boite de chocolat.

Lily hocha la tête et le regarda ouvrir la boite et la lui tendre.

- « Vous vous laisserez bien tenter ? » demanda-t-il en souriant

Lily en prit alors un en souriant, et empêcha Syrielle de se servir. Elle préleva un morceau de sucrerie et le posa sur son index qu'elle glissa dans la bouche de sa fille en souriant. Elle lui fit alors un beau sourire en voyant l'air ravi qu'affichait alors la fillette. Elle sentit alors sur elle le regard de son ancien professeur et se retourna vers lui. Il la regardait d'un air attendri et cela la fit un peu rougir.

- « Et bien Lily » lança-t-il alors « Que me vaut l'honneur de votre visite ? »

Lily se figea un peu. Le moment était venu, il fallait qu'elle se lance.

- « Je suis venue vous voir pour vous demander quelque choses… » commença-t-elle

- « Quoi donc ? »

- « Et bien voilà, lors de notre dernière rencontre, vous m'aviez dit que… que vous effectuiez des recherches indépendantes du Ministère »

Elle avait baissé le ton pour parler. Syrielle commença alors à gigoter, elle l'installe plus confortablement sur ses genoux. La fillette se cala un peu plus contre sa poitrine et la jeune femme caressa les cheveux soyeux de son petit ange.

- « Je vous en avais parlé… effectivement » se souvint Horace Slughorn « Et je vous avait bien dit que je ne voulais pas que quiconque l'apprenne en haut lieu… » lui rappela-t-il

- « Oui, je m'en souviens très bien. Rassurez vous, je n'en ai parlé à personne » le rassura-t-elle « Si je suis venue vous en parler aujourd'hui, c'est que… Voilà, vous le savez, les Potions ont toujours été ma matière favorite et j'avoue que je n'ai plus tellement le temps d'en faire chez moi… Et comme vos recherches ont l'air passionnantes, je me suis dit que peut-être… Vous accepteriez de m'avoir comme assistante »

Elle le regarda alors attention, attendant sa réponse. Il la regarda d'un air surpris, la bouche légèrement entrouverte.

- « Vous me proposez votre aide ? » demanda-t-il alors

- « Oui, si vous en voulez bien… Je me suis dit que cela ne pouvait être qu'enrichissant et puis, j'ai vraiment envie de me remettre à la confection de potion »

La jeune femme vit alors son vieux professeur se redresser et la regarder avec plaisir.

- « Je… Je ne m'attendais pas à cela, mais j'en suis ravi vraiment ! Votre talent et mon savoir, nous devrions réussir à faire de grandes choses ! J'avoue qu'en ce moment, je suis un peu bloqué et que j'ai du mal à avancer… Je serais ravi de travailler avec vous ! »

- « Vraiment ? » demanda la jeune femme

- « Bien sur ! Vraiment, je suis enchanté ! »

La jeune femme se mit alors à sourire largement. Elle aussi était ravie.