Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !

Note : Je vais interrompre la publication de ma fic quelques temps pour les vacances ! je publie ce chapitre et peut être un second avant de m'arrêter ! Je reprendrais début janvier !

Bonne lecture à vous tous… Aylala

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Ce qui aurait pu se passer

Chapitre soixante neuf : J'ai demandé à la Lune

« J'ai demandé à la Lune
Si tu voulais encore de moi
Elle m'a dit "j'ai pas l'habitude
De m'occuper des cas comme ça" »

Indochine

- « Remus, ouvre cette porte ! On sait que tu es là ! »

Remus grogna en entendant James crier à travers la porte de son studio. Il prit alors son oreiller et le rabattit violemment sur sa tête. Il avait un formidable mal de crâne. Par Merlin, qu'ils s'en aillent ! Il n'avait envie de voir personne.

- « Tu veux qu'on enfonce cette porte ?! » se fit alors entendre la voix de Sirius alors qu'ils continuaient à tambouriner sur sa porte « Tu sais que je suis capable de le faire ! »

Bien sur qu'il en était capable, Patmol-le-Stupide ! Remus grogna alors et se redressa. Il grimaça en sentant la migraine revenir et décida de se lever. Il posa alors le pied par terre, mais heurta quelque chose de froid et roulant… Une bouteille de Whisky Pur Feu, vide. Il soupira de plus belle ! Quel imbécile il pouvait être par moment ! Il se rendit alors jusqu'à sa porte d'entrée. Au passage, il jeta un coup d'œil à son reflet dans le miroir de la salle de bain. Il avait encore les traits tirés et comme il ne s'était pas rasé depuis des jours, une barbe naissante lui mangeait une bonne partie du visage. Il avait l'air pathétique. Il ouvrit alors la porte et se trouva nez à nez avec James et Sirius.

- « Vous êtes assommant ! » grogna-t-il alors que ses deux amis entraient dans son studio.

- « Nous aussi on est ravi de te voir ! » répondit Sirius en souriant et en se rendant dans la pièce principale où il se laissa tomber sur une chaise.

Remus vit alors James le regarder longuement l'air grave avant de passer devant lui. Remus se frotta un peu la nuque et poussa un léger grognement, avant de se rendre dans la cuisine, tandis que James rejoignait Sirius. Il entreprit alors de préparer du café bien sort, il en avait bien besoin. Dans la pièce voisine, il entendait ses amis chuchoter. Il ne comprenait pas ce qu'ils se disaient mais ils avaient vraiment l'air de se faire du souci pour lui… Il n'avait pourtant rien d'autre que le pire chagrin d'amour de la création, mais ni l'un, ni l'autre n'avait connu cela… Ils ne pouvaient pas comprendre

Remus revint ensuite dans la pièce avec une grande cafetière pleine d'un liquide chaud et fumant.

- « J'ai un de ces mal de crâne ! » avoua-t-il en se laissant tomber sur une chaise.

- « Tu sais que ça ne résoudras rien ! » lança James en désignant la bouteille de Whisky vide qu'il avait ramassé et posé sur la table d'un air à la fois grave et soucieux.

Remus avait beau savoir qu'il s'inquiétait pour lui et qu'il avait raison, l'alcool ne résoudrait rien, la remarque de James l'agaça.

- « Je sais, mais j'avais besoin de faire quelque chose de stupide ! Alors entre ça et me jeter du haut d'un pont… » grogna-t-il

- « Remus ! Ce n'est pas drôle tu sais ! » lança Sirius en faisant apparaître trois tasses.

- « Je sais… pardon…. » murmura le jeune homme en remplissant chacune des tasses de café bien fort.

- « Elle n'a toujours pas cherché à te parler ? » demanda James

Remus fit non de la tête en se plongea dans sa tasse d'un air perdu.

- « Elle va le faire… » assura James d'une voix assurée « Il lui faut un peu de… »

- « De temps, je sais… Mais ça va faire trois jours que j'ai été la voir ! Trois jours que j'attends ! »

James et Sirius échangèrent un regard grave, mais ils ne prononcèrent un mot. Remus leur en fut reconnaissant, il n'avait pas envie de les entendre dire qu'il fallait qu'il soit patient. Il n'avait pas envie d'être patient, il voulait savoir tout de suite s'il pouvait continuer à espérer.

- « Je crois qu'elle n'a pas le courage de me dire qu'elle veut rompre ! » lança-t-il alors d'un air grave « Elle a sans doute peur que je la morde ! »

- « Ne dis pas n'importe quoi ?! » s'exclama Sirius d'un air agacé

- « Si elle avait voulu rompre, elle l'aurait fait sans chichi ! Si elle veut du temps, c'est pour réfléchir ! Donc c'est que ce n'est pas une décision facile à prendre pour elle ! Moi je te dis qu'elle va revenir ! »

- « Tu en es sur ? » demanda Remus d'une petite voix

- « Certain ! » lui assurèrent James et Sirius en cœur.

Le jeune homme soupira alors…

- « Par contre si elle te vois dans cet état… » railla alors Sirius

Remus esquissa un faible sourire et passa une de ses mains sur son visage.

- « Pathétique… » souffla-t-il doucement

- « Absolument pas ! » rétorqua Sirius en souriant « Moi je te trouve… sexy ! »

James éclata d'un rire franc alors que Remus souriait plus largement.

- « J'en connais une qui ne va pas être contente de savoir ça ! » lança James en souriant « Et dire que tu étais si proche de te marier… »

- « Si l'un d'entre vous à le malheur de raconter ça à Océane, il mourra dans d'atroces souffrances et s'il survit tout de même, il ne sera pas convier le 22 septembre… »

- « Vous avez enfin fixé une date pour le mariage ?! » s'exclama James

- « Exact mon vieux Cornedrue ! Alors si tu veux y assister, je te conseille de la mettre en veilleuse ! »

James lui lança un regard amusé qui amusa beaucoup Remus. Il était reconnaissant à ces amis d'essayer de lui remonter le moral.

- « On devrait sortir un peu prendre l'air ! Ce n'est pas sain pour de jeunes gens comme nous de rester cloîtrés à longueur de journée ! Si on allait faire un peu de Quidditch ! » lança alors Sirius en fixant Remus avec attention.

- « Je ne suis pas sur… » souffla ce dernier

- « Ecoute mon vieux ! Tu as besoin de te changer les idées ! Tu ne vas pas passer le reste de ta vie à attendre sa réponse ! Viens avec nous et aère toi la tête quelques heures ! Tu verras ça te fera du bien ! »

- « Mais… »

- « Il n'y a pas de mais, c'est décidé ! » renchérit alors James en se levant « Va prendre une douche, habille toi et nous on t'attend ! On va récupérer des balais et on va voler un peu ! »

Remus ouvrit la bouche comme pour protester mais se résigna et finalement se leva dans un léger grognement et alla s'enfermer dans la salle de bain.

Il se prépara en essayant de se répétant sans cesse que Sirius avait raison, qu'il fallait qu'il se secoue un peu. Il n'allait tout de même pas passer le reste de sa vie à déprimer… Il sortit rapidement de la salle de bain. Ses amis l'attendaient dans l'entrée.

- « C'est parti ! » lança joyeusement Sirius alors que James ouvrait la porte.

Mais il se figea instantanément. Devant lui, prête à frapper à la porte se trouvait Kathleen. La jeune femme interrompit son geste et le fixa d'un air grave. James esquissa un faible sourire et se tourna vers Remus qui avait d'un coup perdu le peu de couleur qu'il avait encore.

- « Bonjour » murmura la jeune femme d'une petite voix

- « Bonjour » répondirent James et Sirius en cœur.

- « Bon ben… » commença James

- « On va vous laisser… » acheva Sirius.

Remus avait l'impression que ses amis étaient très loin de lui. Il les entendait mal, comme s'il était enveloppé dans du coton. Elle se tenait devant elle et l'angoisse sur lui rongeait les entrailles. Elle était venue le voir... Après lui avoir lancer un regard confiant, ils le saluèrent d'un petit signe de tête et quittèrent le studio, laissant ainsi entre la jeune femme. Et disparurent dans les escaliers.

Au moment où la porte se referma sur Kathleen, Remus prit une grande inspiration et la regarda en tentant d'esquisser un sourire. D'un signe de la main, il l'invita à le suivre jusque dans la pièce principale. Il la vit alors prendre une chaise et le jeune homme fit en sorte de s'éloigner le plus possible d'elle. Il ne voulait pas la brusquer et il savait qu'elle ne tenait pas tellement à ce qu'il soit trop près d'elle.

- « Tu as mauvaise mine… » souffla alors la jeune femme d'une petite voix.

- « Je sais… Je ne suis pas très en forme ses derniers temps » grogna le jeune homme d'une voix plus sèche qu'il l'aurait voulu.

La jeune femme grimaça légèrement et tordit un peu plus ses mains entre elles. Elle avait l'air mal à l'aise.

- « Tu as déposé un congé chez les Scott… » lança-t-elle alors.

Ce n'était pas tout à fait une question, ni tout à fait une affirmation. Remus hocha la tête. Il ne se sentait sentit pas la force d'aller travailler ces derniers jours, il avait préféré resté chez lui pour… ruminer ses idées noires. Ce n'étais pas constructif, mais il se sentait le besoin de se retrouver un peu seul.

- « Oui » finit-il par répondre « Je n'ai pas non plus été à la Jasire… Mais je vais m'y remettre… »

Il la vit acquiescer d'un air un peu rassuré.

- « En fait, quand j'y suis allé ce matin, Henry et monsieur Scott m'ont demandé si je savais ce que tu avais… Je leur ai dit que je passerais te voir… »

- « Tu ne leur as pas dit… »

- « Tu sais bien qu'il ne savait pas qu'on était ensemble… Quoique… Je pense que Henry s'en doutait, mais il n'est sur de rien… »

Mais Remus n'entendit pas la fin de sa phrase. « Il ne savait pas qu'on était ensemble… » ! Etait

Avait-elle donc pris sa décision ? Celle qu'il redoutait tant ? Celle de le quitter ? Il secoua un peu sa tête pour chasser cette idée et fixa Kathleen qui avait l'air vraiment mal à l'aise.

- « Il m'a dit de te dire aussi qu'il veut nous voir tous les deux la semaine prochaine pour une réunion exceptionnelle, il a besoin de nous parler » continua la jeune femme d'un air grave.

Le cœur de Remus se serra alors un peu plus. Elle était venue lui parler de leur travail ! Il attendait qu'elle lui dise qu'elle avait réfléchi à leur situation et elle venait lui parler d'une prochaine réunion ! Il soupira alors.

- « Remus ? » demanda la jeune femme

- « Oui, oui… C'est très bien, j'y serais à cette réunion » lança-t-il en essayant d'avoir un air détendu et décontracté, mais il sentait bien que c'était une tentative vaine.

Un nouveau malaise s'insinua alors tel un serpent dans la pièce. Le jeune homme vit Kathleen se mettre à observer avec attention le rebord de la table et lui-même massa un peu sa nuque avant de reposer ses mains sur ses genoux.

Il ne savait pas s'il devait parler en premier où s'il devait attendre. Il ne savait pas, tout simplement.

- « Remus… » murmura alors Kathleen

Le jeune homme leva les yeux vers elle d'un air grave et tendu.

- « Je voulais te dire que… j'ai réfléchi tu sais… »

Le jeune homme ne savait finalement pas s'il devait se réjouir ou non de cette nouvelle. Il avait peur, il craignait sa réponse, il n'était sur de vouloir savoir. En cet instant, passer le reste de ses nuits à boire des bouteilles de Whisky Pur Feu lui semblait être une solution moins douloureuse.

- « Ah… » répondit-il tout de même en se maudissant de ne trouver rien de mieux à dire.

Il vit la jeune femme esquisser un très léger sourire et il soupira un peu d'un air amusé.

- « Je ne te cache pas que pour moi aussi cette situation est difficile » souffla-t-elle « je n'arrêtes pas d'y penser… »

Le jeune homme hocha la tête d'un air grave.

- « Je suis un peu perdue entre ce que je garde comme souvenir de toi et toutes ses horreurs que je sais sur les… loups-garous »

Elle avait eu du mal à prononcer ce dernier mot et cela fit frémir Remus.

- « Dolorès en particulier tiens des propos assez véhéments… »

Dolorès ! Remus grogna. Cet horrible crapaud devait encore une fois se mêler de tout ?! Il regretta une fois de plus de l'avoir rencontré.

- « C'est assez déroutant et je t'avoue que je ne suis pas sure de ce que pense de tout ça… »

Remus baissa les yeux et fixa la table.

- « Mais il y a une chose que je sais… » murmura la jeune femme « c'est que si ça me fait si mal, c'est parce que je t'aime »

Le jeune homme se redressa alors et se sentit revivre. Une lueur d'espoir venait de renaître en lui. Elle l'aimait…

- « C'est vrai ? » demanda-t-il d'une toute petite voix.

La jeune femme hocha la tête.

- « Oui Remus »

Le jeune homme se mit alors à sourire et son cœur se mit à battre de plus en plus vite.

- « Reprenons tout depuis le début… Allons-y en douceur, étape par étape. Laisse moi le temps de m'habituer à tout ça… » murmura-t-elle doucement

- « Tout ce que tu veux Kat ! Tout ce que tu veux ! » assura alors le jeune homme avec véhémence.

La jeune femme se leva alors et fit le tour de la table. Elle vint se planter devant lui et se mit à sourire timidement.

- « Je vais y aller… Envoies moi un hibou… » souffla-t-elle

- « Je te le promet… » assura Remus en souriant

La jeune femme se pencha alors vers lui et déposa un léger baiser sur ses lèvres. Remus cru que son cœur allait jaillir de sa poitrine. C'était donc vrai, elle voulait surmonter tout cela… La jeune femme s'éloigna alors de lui et sortit de son studio après lui avoir lancer un petit signe de la main. Remus se leva alors à son tour et se laissa tomber à la renverse sur son lit en soupirant de soulagement.

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- « Et c'est là que le vilain roi s'approche de la jolie princesse… »

En disant ces mots, James se mit alors à quatre pattes et s'avança tout doucement tel un félin de Syrielle qui, assise sur le tapis le regardait s'approcher, les yeux brillants. Lorsqu'il fut presque arrivé à sa hauteur, le jeune homme s'arrêta et se redressa un peu et se tourna vers Harry qui le regardait en souriant.

- « Eh ! C'est maintenant que le valeureux chevalier vient se battre contre le vilain roi pour sauver la jolie princesse ! Tu dois m'attaquer Harry ! »

Appuyée contre l'embrasure de la porte de la chambre de leur fils, Lily regardait son petit monde jouer. Elle souriait largement. Réalisant alors que c'était à son tour, Harry vêtu d'un morceau de tissu rouge en guise de cape et un petit morceau de carton en guise d'épée, il se précipita sir son père dans l'espoir de sauver sa sœur des griffes du vilain roi. James se laissa tomber à la renverse sous l'assaut de son fils.

- « Aie ! Aie ! A moi ! Que quelqu'un vienne me sauver ! Stop ! Je me rends ! Harry tu es le plus fort ! »

Le petit garçon se mit alors à rire aux éclats et s'installa bien confortablement en tailleur sur le ventre de son papa qui restait allongé par terre les bras tendu. Syrielle se mit alors à ramper vers lui et vint s'asseoir juste à côté de son torse et James l'enlaça d'un bras. Il caressa son petit ventre de sa main en souriant.

- « Vous êtes trop fort pour moi ! » soupira-t-il alors que Harry souriait doucement et que Syrielle s'allongeait à moitié sur lui.

Lily ne pu s'empêcher de sourire de plus belle en les voyant ainsi tous les trois. Elle les aimait tellement et ils étaient tellement mignons blottis les uns contre les autres à jouer gentiment. Elle s'en voulut d'ailleurs un peu d'avoir à interrompre leur jeu… Mais il le fallait.

- « Il est l'heure d'aller manger ! » lança-t-elle alors en souriant doucement et en s'approchant d'eux.

James lui adressa un clin d'œil amusé et se mit à sourire à son tour. Il s'appuya sur ses coudes pour se redresser, mais Harry ne l'entendait pas de cette oreille.

- « Non ! » lança-t-il en croisant ses petits bras sur sa poitrine

- « Comment ça non ? Ce n'est pas toi qui décides mon chéri ! » souffla la jeune femme en prenant Syrielle dans le bras.

- « Si ! Moi j'ai le prince ! Moi je commande ! » déclara le petit garçon d'un air de défi « A veu jouer ! »

- « Voyez vous ça ? » lança Lily d'un air amusé « Tu es le prince ? Et bien moi je suis le ministre de la Magie et j'ai un siège au Magenmagot ! Tu ne fais pas le poids trésor ! » lança-t-elle d'un air amusé

D'abord surpris, Harry lança un regard sceptique à son père qui se mit à rire joyeusement.

- « Elle a raison mon grand ! On ne fait pas le poids ! On a plus qu'à obéir ! »

Le petit garçon eut l'air vexé mais se laissa prendre au cou de son papa. Lily le vit déposer un baiser sur le front de son fils avant de s'approcher d'elle.

- « Membre du Magenmagot ? Tu m'avais caché ça ? » s'amusa-t-il en souriant

- « Tout le monde à le droit à son petit jardin secret ! » rétorqua la jeune femme d'un air amusé avant de déposer un baiser sur les lèvres de son mari. « Et maintenant, on va aller manger »

C'est donc joyeusement que tous se rendirent dans la cuisine où Dobby attendait pour leur servir leur déjeuner. Ils y firent honneur et Harry ne fut pas en reste. Il mangea avec appétit en souriant et en riant à chaque fois que Syrielle recrachait la purée que James tentait désespérément de lui faire avaler. Lorsque le repas fut finit, James et Lily allèrent débarbouiller leurs enfants en entreprirent de les coucher pour la sieste. Alors que James berçait doucement Syrielle contre lui, Lily accompagna Harry jusque dans sa chambre et l'aida à monter dans son lit. Elle jeta un sort à la petite boite à musique magique, replaça les couvertures et récupéra Patmol la peluche qui avait atterri sous le lit avant d'embrasser son fils et de lui souhaiter de faire de beaux rêves. Elle quitta la chambre alors que le petit garçon grognait un peu. Mais il s'endormit très vite finalement et en souriant, elle décida de descendre rejoindre James qui devait avoir fini d'endormir leur fille. Elle ne le trouva pas dans le salon et se rendit donc dans le bureau où il comptait certainement s'installer pour travailler, profitant du calme qui s'était abattu dans la maison pour quelques heures. Elle pénétra dans la pièce en souriant, il était déjà installé derrière son bureau. Elle alla donc directement s'asseoir sur le canapé installer en dessous de la fenêtre.

- « Tu l'as endormie facilement ? » demanda-t-elle à son mari

- « Elle dormait dans mes bras. Je n'ai eu qu'à la poser dans son lit »

Lily se mit à sourire et étouffa un bâillement.

- « Je suis crevée… » murmura-t-elle en s'allongeant sur le canapé et en y prenant une position confortable.

- « C'est le petit qui te fatigue… » lança James en souriant

La jeune femme hocha la tête et fit glisser sa main sur son ventre.

- « Moi aussi j'aimerais bien être enceinte pour pouvoir m'en servir d'excuses pour aller me coucher dès que j'en ai envie » grogna alors James en se replongeant dans ses parchemins.

Lily se mit à rire doucement et bailla encore une fois.

- « Tu devrais monter te coucher… Tu te reposerais mieux » déclara-t-il alors

- « Non, j'ai envie de rester avec toi » souffla-t-elle en le fixant.

Il ne releva pas la tête de ses dossiers mais elle le vit sourire largement. Elle le regarda alors attentivement. Ses lunettes tombaient un peu trop bas sur son nez et il les replaçait d'un geste vif, du bout des doigts. Quelques unes de ses mèches tombaient sur son front et il avait cet air sérieux et concentré qu'elle aimait tout particulièrement. Il fronçait de temps en temps les sourcils quand quelques choses ne lui plaisaient pas et mordillait la pointe de sa plume. Elle laissa alors échapper un petit soupir et James releva la tête pour la regarder d'un air surpris.

- « On fantasme sur moi Evans ? » demanda-t-il en souriant

- « Dans tes rêves Potter ! » répliqua Lily en souriant largement.

Tous les deux se regardèrent un moment avant d'éclater d'un petit rire joyeux. Comme tout cela était loin derrière eux désormais…

- « Tu peux me passer ta veste chéri ? » demanda alors la jeune femme « J'ai froid »

- « Tu ne serais pas mieux avec une couverture ? » lui demanda-t-il en lui faisant tout de même parvenir le vêtement à l'aide d'un sort.

- « Non… » murmura la jeune femme dans un sourire en couvrant ses épaules « Là, il y a ton odeur… »

James lui adressa alors un clin d'œil et la regarda un moment d'un air rêveur.

- « Je t'empêche de travailler… » constata alors Lily tandis que son mari avait posé sa plume sans s'en rendre compte.

- « Tant pis ! Ses dossiers attendront ! »

Sur ces mots, il se leva et s'approcha d'elle. La jeune femme se releva un peu pour qu'il puisse s'asseoir et cala confortablement sa tête sur ses genoux, sans oublier de serrer bien contre elle la veste de son mari. Lily ferma les yeux quand elle sentit qu'il enfouissait ses doigts dans ses cheveux et soupira tranquillement.

- « C'est génial… » murmura-t-elle

Elle l'entendit rire doucement alors qu'il continuait à jouer dans ses mèches.

- « Je ne t'ai pas demandé en fait… mais tu t'en sors comment avec le journal ? » demanda-t-elle alors.

Elle sentit le mouvement de ses doigts se figer un moment avant de reprendre leur parcours.

- « Pas trop mal… Mais avec tout ce qui s'est passé avec Remus et tout ça, j'ai un peu oublié… Mais la dernière fois on a parlé de Poudlard… »

- « Je ne suis pas très rassurée de te voir manipulé quelque chose comme ça tu sais… »

- « Oui, je sais. Mais ne t'en fait pas. Pour le moment, Sirius a toujours veiller à ce que je sois en possession de toute ma tête quand j'ai terminé de m'occuper du carnet… Il dit d'ailleurs qu'il n'y a pas grand-chose à vérifier vu que ma tête ne lui semble pas bien pleine ! »

Lily se mit à rire doucement et se cala un peu plus contre le corps de son mari. Elle pouvait sentir la chaleur qui se dégageait de lui et elle se sentait infiniment bien.

- « Et toi… Tu commences quand avec Slughorn ? » demanda-t-il d'un ton neutre.

Elle se mit à sourire doucement. Elle avait été surprise de voir que James n'avait aucune objection à émettre quand elle lui avait fait part de sa prochaine collaboration avec l'ancien Maître des Potions.

- « Je ne sais pas exactement. Il doit me contacter… »

Elle leva alors les yeux de manière à rencontrer les siens.

- « Tu sais, je suis vraiment contente que tu ais accepté que je le fasse… Je pensais que tu ne serais pas vraiment d'accord » avoua-t-elle doucement

Il la regarda un petit moment avant de se baisser pour poser un baiser sur son front.

- « Je sais à quel point tu aimes les Potions et je sais que tu as besoin de faire quelque chose de tes journées… Et pour tout t'avouer, je préfère largement que tu travailles avec Slughorn plutôt que tu viennes me voir un jour en me disant que tu veux travailler avec Rogue ! »

Il se mit alors à grimacer violemment

- « Parce que là, je n'aimerais pas ça du tout ! »

La jeune femme se mit à sourire et le regarda tendrement.

- « Je sais qu'avec Slughorn tu feras quelque chose que tu aimes… Même si je n'aime pas tellement l'idée de te savoir seule avec lui dans un labo… On ne sait jamais avec ce vieux pervers… »

- « Pourquoi tu dis que Slughorn est un pervers ? » demanda Lily

- « Mais parce qu'un homme seul avec toi dans une pièce sombre se transforme automatiquement en pervers aux idées louches mon cœur ! » lui assura James d'une voix faussement sérieuse.

Lily lui sourit alors d'un air amusé.

- « Tu n'es pas un pervers toi… Et pourtant on s'est retrouvé plein de fois seuls, dans des endroits sombres… » souffla-t-elle d'une voix malicieuse

- « Mais qui te dis que j'avais de saines pensées, mon cœur ? » demanda-t-il

- « James ! » s'indigna faussement la jeune femme

Elle plongea alors son regard dans celui, brillant de malice de son mari et se mit à sourire doucement

- « Remarque, je ne peux pas tellement t'en vouloir… » souffla-t-elle sur le ton de la confidence « Parce que moi non plus je n'avais pas que de saines pensées quand on était seuls tous les deux… »

Elle s'amusa grandement du regard surpris de son mari qui se reprit rapidement.

- « Et tu ne pouvais pas le dire plus tôt ! » s'indigna-t-il en se penchant pour embrasser son cou.

Elle ferma les yeux.

- « Il faut savoir se faire désirer, chéri… » murmura-t-elle malicieusement dans un murmure

- « Et toi tu sais particulièrement bien t'y prendre mon cœur » souffla-t-il de sa voix un peu plus rauque avant de l'embrasser tendrement une nouvelle fois.

La jeune femme se mit alors à rire et James posa une nouvelle fois un baiser sur son front.

- « Promets moi seulement que tu ne te fatigueras pas et que tu prendras bien soin de toi et du bébé… Je sais qu'il y a certain produit à éviter quand on est enceinte… » murmura-t-il en reprenant alors son sérieux.

- « Par Merlin ! Tu suivais donc un peu pendant les cours ! » se moqua-t-elle gentiment

- « Je ne plaisante pas mon cœur. Je ne veux pas que tu prennes de risques»

Il avait vraiment l'air inquiet et cela chagrina la jeune femme.

- « Ne t'en fait chéri… Je ferais attention. » souffla-t-elle juste avant qu'il ne se penche pour l'embrasser tendrement.

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Allongé sur son lit, les bras croisés derrière sa nuque, Bart Croupton fixait le plafond avec détermination. La pièce dans laquelle on l'avait installé était minuscule, et sans aucune ouverture. Il ne fallait pas qu'il prenne le risque de se faire repérer. C'est pourquoi, il passait le plus clair de ses journées, enfermé dans cette chambre miséreuse qui sentait le moisi et le renfermé. Il grogna alors et se redressa rapidement. Il serra les poings et se leva. Il commença à marcher dans la pièce. Cela faisait bien longtemps qu'il n'était pas sorti de la maison, et il rêvait toutes les nuits que son Maître viendrait bientôt le voir pour lui confier une nouvelle mission. Mais depuis l'évasion des mangemorts, on ne lui avait plus rien confié. Il soupira violemment et son regard se posa sur son bureau et sur les vieux parchemins qui y traînaient. Il venait de terminer sa lettre de menace du jour… Son géniteur serait sans doute triste s'il l'oubliait…

Il se mit à rire alors, de son rire désincarné et rauque. L'idée que celui qui lui servait de père puisse vivre dans la crainte le réjouissait au plus haut point ! Mais il sentait que cela ne lui suffirait plus longtemps. Il faudrait bientôt qu'il passe à la vitesse supérieure… Et rien ne lui semblait plus excitant.

Une douleur sourde au creux de son estomac lui rappela alors qu'il avait faim. Depuis combien temps n'avait-il pas mangé ? Il n'en savait rien ! Il ne participait jamais au repas de ceux qui l'hébergeaient. Tout d'abord, les disputes incessantes du frère et de la sœur York avait le don de le faire sortir de ses gonds. Et puis il supportait mal de les voir libres de leur mouvement alors que lui était contraint de rester cloîtré ici sous leur étroite et incessante surveillance.

Il quitta alors sa pitoyable chambre et traversa le long le long et sinueux couloir qui menait à l'escalier. Il monta les marches deux pas deux avant d'arriver à la hauteur de la trappe. Il essaya de la soulever et il y parvint. C'était le signe qu'il pouvait se rendre dans la maison sans risquer de tomber sur des personnes qui n'aurait pas à savoir qu'il n'était pas mort. Il se hissa hors du passage secret et se retrouva dans la cuisine. Il prit soin de refermer la trappe et s'étira un peu. La lumière, plus vive ici que dans son antre sombre et poussiéreuse lui fit mal au crâne. Il fronça les sourcils et grogna légèrement.

- « Bart ? » demanda une voix depuis la pièce voisine

Le jeune homme émit un grognement pour confirmer et s'approcha du feu éteint au dessus duquel une marmite était posée. Il en ôta le couvercle et se saisit d'une cuisse de poulet dans laquelle il mordit violemment. A cet instant la porte de la cuisine s'ouvrit et vit Alecto York entrer dans la pièce. La jeune femme fronça un sourcil en le voyant, le couvercle de la marmite à la main.

- « Tu te décides enfin à sortir de ton trou ! » lança-t-elle sèchement

Bart grogna. Il n'avait pas envie de parler avec elle.

- « Il faut que Amycus et moi nous sortions » lui annonça-t-elle alors

- « Pour une mission ? » demanda alors Bart de sa voix rauque

- « Non, c'est personnel » répondit la jeune femme « Tu restes ici ! Tu sais que tu ne dois pas sortir »

Bart grogna une nouvelle fois, un peu plus fort tout de même. Etait-elle obligée de lui rappeler que cette demeure était devenu sa prison. Certes il y était mieux qu'Azkaban ou même que chez son géniteur, mais tout de même, il restait enfermé.

- « On ne sortit environ deux heures… » lui indiqua la jeune femme en disparaissant alors de la cuisine.

Bart soupira et se laissa tomber sur une chaise. Il termina sa cuisse de poulet et jeta négligemment l'os dans l'évier. Il se coupa alors un immense morceau de pain qu'il engloutit aussitôt. Une fois repu, il se leva et s'approcha de la fenêtre. Il entr'aperçut Alecto quitter le jardin à la suite de son frère. Il soupira. Il était seul…

Une idée germa alors en lui.

Il était seul, donc sans surveillance durant deux longues heures… S'il quittait discrètement la demeure qui s'en rendrait compte ? Personne ! Il se mit alors à sourire et se dépêcha de redescendre dans le passage secret pour rejoindre sa chambre où il récupéra sa cape. Il l'enfila, prenant bien soin d'enfoncer sa capuche le plus bas possible sur son visage. Puis sortant sa baguette de sa poche, il se jeta un sort de Désillusion. Il remonta rapidement à la cuisine et se rendit dans l'entrée. Là, il passa devant un miroir et constatant avec plaisir qu'il ne voyait plus son reflet, il quitta discrètement la maison. Il fit quelques pas dans le jardin avant de transplaner.

Il arriva rapidement à destination. Cela faisait de long mois qu'il n'avait pas remis les pieds dans cet endroit… Tout était fidèle à son souvenir, rien n'avait changé si ce n'est les mauvaises herbes qui avaient commencé à envahir le jardin qui était auparavant soigné avec minutie.

Il poussa le petit portillon d'entrée et avança dans l'allée jusqu'à la porte. Il l'ouvrit sans ménagement et entra dans ce qui avait été sa demeure de longues années. Il pénétra dans le couloir désert, envahi par les toiles d'araignées. Il marcha sans but, sans penser. Il ne savait même pas pourquoi il était revenu…

Son pied heurta alors quelque chose sur le sol. Curieux, il baissa les yeux sur le sol et là, au milieu des débris de verre, il aperçut un cadre. Il se pencha pour le ramasser et contempla un moment la photo. C'était sa mère. Elle le regardait en souriant doucement, mais elle avait son air grave et réprobateur.

Pourquoi avait-elle accepté de le libérer ? Elle savait qu'il était un mangemort et malgré cela elle l'aimait et avait voulu le sortir de cet enfer… Il soupira. Sa mère était bien la seule personne en ce bas monde pour qui il éprouvait un peu d'amour. Si elle n'avait pas été si opposée aux idées de son Maître, il l'aurait arraché à la vie monotone et banale que lui faisait vivre son mari et il l'aurait emmené auprès du Seigneur des Ténèbres où ils auraient vécu une vie digne de leur rang et de leurs idées. Mais d'aussi loin qu'il se souvienne, sa mère avait toujours condamné la violence et ne supportait pas l'idée qu'on puisse faire du mal à quelqu'un. Il soupira alors et reposa le cadre à même le sol. Cela n'avait de toute façon plus d'importance. Il l'enjamba et continua son inspection. Il entra dans toutes les pièces sans exception. Il n'avait aucun but précis, il voulait juste voir. Un peu comme une sorte de pèlerinage. Mais plus les minutes passaient plus une idée se forma dans son esprit. Peut-être trouverait-il ici des indices lui permettant de localiser son géniteur. Il pourrait peut-être ainsi se venger de ce qu'il avait vécu, de toutes les humiliations qu'il avait subi et surtout son absence toutes ses années où il avait désespérément de lui mais où il n'avait pas compri, et où il ne s'était pas soucié de lui.

Il pénétra dans ce qui avait été le bureau de son père et se précipita vers son secrétaire. Il ouvrit le meuble sans aucune douceur. Le premier tiroir était entièrement vide. Le second tout autant et tous ceux qu'il ouvrit à sa suite. Il recula un peu, l'air surpris. Rien n'étais là, pas la moindre feuille, pas le moindre parchemin. C'est alors qu'il entendit du bruit à l'extérieur. Précipitamment, il se précipita contre le mur pour être sur de n'être pas vu et attendit un peu. Le bruit se fit alors entendre à nouveau. Il distinguait comme les bruits d'une conversation. Deux personnes… dans le jardin. En un instant sa décision fut prise. Le plus discrètement possible, il quitta le bureau et prit la direction de l'entrée de la maison. En passant devant un miroir il vérifia que le sorti de Désillusion continuait à agir sur lui et sans plus tarder s'approcha de la porte. Par chance il avait laissé la porte entrouverte. Il jeta un coup d'œil. Il aperçut alors deux aurors et pas n'importe lesquels. Shacklebolt et Maugrey ! Que faisaient-ils là ? Discrètement il sortit de la maison et en faisant bien attention de ne faire aucun bruit.

- « Encore tout ça ! Ma parole, il reçoit en un jour plus que moi en un mois ! » grogna Maugrey

- « Parce que toi tu es trop méfiant et tu brûle plus de la moitié des tiennes ! Du coup on t'en envoie plus ! » lui rétorqua Shacklebolt d'une voix amusée.

Mais de quoi parlaient-ils ? De là où il était, Bart ne pouvait les voir. Il s'approcha alors encore un peu plus. Un caillou roula sous ses pieds et arriva un peu plus loin…

- « Qu'est-ce que c'est ?! » hurla alors Maugrey en brandissant sa baguette dans sa direction.

Bart cessa un moment de respirer et hésita un moment à transplaner sur le champ. Mais le bruit provoqué ne manquerait pas de confirmer les soupçons de l'auror et il ne voulait prendre aucun risque.

- « Un peu de bruit Fol Œil ! Juste un peu de bruit ! » rétorqua Kingsley en se tournant à son tour dans sa direction.

- « Mouais… » grogna l'auror en rabaissant son arme.

Bart contint le soupir de soulagement qui le gagna. La paranoïa légendaire de Maugrey Fol Œil venait de le sauver.

- « Ne traînons pas trop dans le coin tout de même… » grogna-t-il en redonnant son attention au paquet de parchemin qu'il avait dans la main.

Il consulta toutes les enveloppes les unes après les autres et s'arrêta sur l'une d'entre elles. Violine avec l'adresse écrite à l'encre rouge, Bart la reconnu aussitôt.

- « Il continue à lui envoyer des menaces ! » grogna Maugrey en détruisant l'enveloppe d'un geste négligeant de baguette.

- « Il est tenace » souffla Shacklebolt

- « C'est un fou furieux oui !! Mais bon, si ça l'amuse… Je garde le courrier. Je suis de mission à Pré-au-Lard aujourd'hui, j'aurais bien le temps d'y faire un saut pour remettre tout ça à Dumbledore »

Bart se fixa. Ces aurors allaient remettre le courrier pour son père au professeur Dumbledore… Par Merlin ! Tout devenait clair !

- « Très bien… Bon si on rentrait maintenant. On a du boulot » lança Shacklebolt en soupirant

- « Oui, tu as raison »

Et sans plus de cérémonie, les deux hommes transplanèrent alors, laissant Bart Croupton Jr seul.

Le jeune homme resta un moment silencieux avant d'éclater d'un rire mauvais. En venant ici ce jour là, il était loin de se douter qu'il en apprendrait tant et rien ne le réjouissait plus… Son géniteur était caché par le professeur Dumbledore non loin de Pré-au-Lard… La solution était tellement évidente ! Poudlard bien sur !

Maintenant qu'il savait où le trouver, la deuxième partie de sa vengeance pouvait commencer…

C'est en éclatant de rire une nouvelle fois qu'il transplana alors pour rejoindre son antre…