Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !
Note : Me voilà de retour avec un nouveau chapitre !!
Bonne lecture à vous tous… Aylala
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Ce qui aurait pu se passer
Chapitre soixante et onze : Des mots
« Des mots des mots toujours des mots
Il
faudrait se méfier des mots »
Charles Aznavour
« Et tes parents, ils font quoi ? »
James se redressa un peu… Pourquoi le souvenir de Tom Jedusor s'intéressait-il à ses parents ? Il haussa doucement les épaules et reprit sa plume.
« Ma mère ne travaille pas et mon père est dans les affaires » répondit-il alors, préférant donner les vrais métiers de ses parents plutôt que de s'embrouiller dans de nouveaux mensonges.
« Ils sont sorciers alors ? »
James soupira. Il comprenait enfin où menait toutes les questions du journal : s'assurer que son interlocuteur est un sang-pur…
« Oui, tous les deux… » James se retint de grande justesse le « et toi ? » qui brûlait le bout de sa plume, mais connaissant l'aversion de Jedusor pour les moldus et les sorciers né de parents non sorciers, et sachant qu'il était un sang-mêlé lui-même, il ne voulut pas l'agacer.
« On est tous sorciers dans la famille » ajouta-t-il alors
« C'est très bien tout cela… »
James se sentit frémir, pourquoi vaudrait-il mieux que Lily uniquement parce que ses parents étaient des sorciers ? Il entreprit de changer le sujet de la conversation.
« Il y avait déjà le championnat inter-maison de Quidditch à ton époque ? » demanda-t-il après un petit temps de réflexion.
« Oui, bien sur… Tu y participes ? »
« Je suis attrapeur ! Et toi, tu jouais au Quidditch ? »
« Non, mais j'allais à tous les matches ! »
James se mit à sourire doucement. Le souvenir de Jedusor pouvait presque passer pour un gentil garçon.
« Quelle était la meilleure équipe à ton époque ? » demanda-t-il alors
« Serpentard »
Ben voyons ! James se mit à grimacer.
« L'an dernier ce sont les Gryffondor qui ont gagné la coupe, ils sont une super équipe depuis que c'est James Potter qui les a entraîné… » répondit alors le jeune homme.
Il n'y avait pas de mal à se jeter des fleurs de temps en temps, non ?
« Tu connais les Potter ? »
James tiqua. Venait-il de faire une bêtise ?
« Juste un peu » répondit-il prudemment « Ma famille connaît un peu la sienne, je le vois de temps en temps… »
« Intéressant… »
James frissonna, en effet, il venait sans doute de faire une bêtise en se nommant lui-même. Mais après tout, cela lui permettrait de faire avancer les choses. Car depuis qu'il avait récupéré ce carnet, le souvenir de Tom Jedusor ne lui avait rien appris…
« Pourquoi ? » demanda-t-il alors au carnet.
« Pour rien… »
A peine eut-il lu ces mots que James se sentit tout engourdi, comme endormi. Il sentit sa tête partir en avant sans réussir à la retenir, il se sentait comme sur le point de s'endormir.
- « James ? »
James se redressa d'un seul coup et se trouvait face à Sirius, debout. Il se retourna précipitamment. Quand s'était-il levé et quand avait-il traversé son bureau pour se rendre à la porte.
- « Tu me fonçais dessus ! Tu ne me voyais pas ? Mais où était ta tête ? » plaisanta Sirius
- « Je ne sais pas… » souffla James, un peu abasourdi.
- « James ? Quelque chose ne va pas ? » s'inquiéta alors Sirius en entrant dans le bureau et en refermant soigneusement la porte.
- « Je… » James s'arrêta un moment et fixa son bureau d'un air grave.
Le carnet y était toujours posé, grand ouvert à une page redevenue vierge. Il s'en approcha et le referma d'un geste brusque. Il se tourna vers Sirius qui le regardait d'un air anxieux.
- « James, tu es sur que tout va bien ? » demanda-t-il
- « Je ne me souviens plus de ce qui s'est passé. J'étais assis à mon bureau en train d'écrire dans le journal et l'instant d'après je me retrouve en face de toi à la porte de mon bureau, et je ne me souviens pas de ce que j'ai fais entre temps ! »
Sirius le regarda d'un air grave.
- « Tu as ouvert la porte au moment où j'allais frapper. Ca fait plus d'une heure que tu t'occupes de ce journal, je voulais voir su tu allais bien et visiblement j'ai bien fait de venir, j'ai interrompu quelque chose de bizarre. »
James se mit à frissonner.
- « J'ai vraiment un grand vide… »
Il se redressa alors et se tourna vers son ami.
- « Je vais aller voir le professeur Dumbledore et lui en parler tout de suite. Je veux qu'il me fasse de la légilimentie. Je ne rentrerais pas à la maison sans savoir ce que ce taré m'a fait ! » déclara-t-il d'un air sérieux.
Ce que craignais le professeur Dumbledore venait sans doute d'arriver… Il avait été possédé par le souvenir du Seigneur des Ténèbres. Et tout cela parce qu'il avait mentionné qu'il connaissait un peu les Potter. Il ne pouvait pas rentrer chez lui. Si Jedusor parvenait à reprendre le contrôle de son corps quand il était chez lui, il faisait courir trop de risques à sa famille.
- « Tu pourras prévenir Lily que je rentrerais un peu plus tard ? » demanda-t-il alors d'une voix grave
- « Bien sur… » souffla Sirius « Tu veux que je lui dise quoi exactement ? Que tu bossais avec le journal et… »
- « Non. Ne lui dis pas pour le journal. Cela ne ferait que l'inquiéter. Je le lui dirais après »
- « D'accord, je lui dirais juste que tu as un empêchement »
- « Merci Sirius »
- « C'est normal. Mais maintenant je veux que tu partes tout de suite voir le professeur Dumbledore ! »
- « Oui »
James récupéra le carnet sur son bureau, le glissa doucement dans sa poche et se tourna vers son ami qui le fixait d'un air inquiet.
- « Ne t'affole pas Patmol ! Ca va aller ! »
- « Mouais » grogna Sirius alors que James quittait son bureau et les locaux de la Jasire.
Il transplana directement jusqu'au Quartier Général de l'Ordre du Phoenix en espérant fortement y retrouver le professeur Dumbledore. Il entra à l'intérieur et c'est avec le plus grand déplaisir qu'il se retrouva face à Severus Rogue.
- « Tiens mais que vois-je ? Potter tout seul ! Sans ses deux compères ni sa femme ! C'est un jour à marquer d'une pierre blanche ! » railla Rogue alors que James ôtait son manteau.
- « Moi au moins j'ai des compères et une femme, Servilius ! » rétorqua James en le fixant d'un air agacé « Est-ce que le professeur Dumbledore est là ? »
- « Il est à l'étage » répondit le Serpentard d'un air mauvais.
James se mit à sourire. Il était tellement facile de le mettre en colère… Puis, sans ajouter un mot, il se tourna et prit la direction de l'étage. Il se retrouva alors dans un couloir sombre en pierre. Au fond, ce trouvait une porte au dessous de laquelle s'échappait un rai de lumière. Il s'en approcha et frappa trois coups sec sur le bois massif de la porte.
- « Oui ? »
- « C'est James Potter, professeur est-ce que je peux vous voir un moment ? »
- « Ben sur, entre… »
Le jeune homme ne fit pas plus prier et pénétra dans la pièce. Le professeur Dumbledore était debout, face à une fenêtre et fixait l'extérieur. Il se retourna à son arrivée
- « Qu'y a-t-il ? » demanda-t-il simplement
James sortit alors le carnet de sa poche et le lui tendit.
- « Je travaillais avec lui…et j'ai eu un moment d'absence. Je ne me souviens plus de ce qui s'est passé pendant quelques minutes… Je venais de lui parler de moi, enfin des Potter, et il a trouvé cela intéressant… »
Le jeune homme préféra se taire ensuite. Il ne savait pas trop quoi penser de tout cela, il était un peu perdu…
- « Je vois… » souffla le professeur en s'approchant de lui et en lui prenant le carnet des mains. « Tu crois qu'il ai pu te faire quelque chose ? »
- « Je ne sais pas » avoua James « Je voudrais que vous vérifiez qu'il ne m'a pas mit sous son emprise… Je ne veux pas… »
Il ne voulait surtout pas ne plus être maître de lui-même et risqué de faire du mal à ceux qu'il aimait.
- « Tu veux que j'entre dans ton esprit ? » demanda le professeur
- « S'il vous plait ! Je veux être sur de ne pas être un danger pour Lily et les enfants »
- « Très bien » murmura alors le professeur « C'est une sage décision. Assieds toi »
Il fit alors apparaître une chaise sur laquelle James prit place. Il fixa alors le professeur Dumbledore, plongeant dans son regard bleu et pétillant, mais qui pour l'instant était grave et montrait le signe d'une grande concentration.
En un instant, James se sentit plongé quelque part, ailleurs. Il vit plusieurs de ses souvenirs lui revenir en mémoire. Au bout d'un moment, il sentit comme un petit choc et eut l'impression de se réveiller d'un long rêve.
- « Je n'ai rien vu qui soit matière à s'inquiéter » déclara alors le professeur Dumbledore
James poussa un soupir de soulagement.
- « Mais je ne veux plus que tu étudie ce journal » continua-t-il d'un air grave.
- « Non ! Professeur non ! Ne faites pas ça ! »
- « Il a essayé de te posséder… et uniquement parce que tu avais mentionné Potter ! Je ne peux pas prendre le risque de te laisser continuer ! »
- « Mais je suis si proche du résultat ! On discute bien ! Il ne va pas tarder à me parler plus ! » insita James qui s'était même levé pour tenté de le convaincre.
- « Non James »
- « S'il vous plait ! Pensez un peu à tous les indices concernant les Horcruxes que je vais pouvoir ramené ! Si vous demandé à quelqu'un d'autre de le faire tout sera perdu ! Il faudra tout recommencer à zéro, il n'aura pas confiance ! Je n'ai pas le choix, il faut que je continue ! » s'exclama James avec conviction.
Le professeur le regarda d'un air grave, sans cesser de tenir fermement dans sa main le petit carnet.
- « Vous savez aussi bien que moi que j'ai raison ! Il faut continuer pour pouvoir trouver les Horcruxes »
Il vit le professeur soupirer fortement.
- « J'accepte que tu continues mais je pose des conditions… »
- « Très bien » assura James, soulagé de voir que tout ce qu'il avait fait ne serait pas réduit à néant.
- « Lily doit savoir ce qui c'est passé » commença Dumbledore
- « Je n'avais pas l'intention de le lui cacher » rétorqua James calmement
- « Je sais… mais je voulais en être sur. Ensuite, je veux qu'il y ait toujours quelqu'un avec toi, dans la même pièce quand tu travailles sur le journal »
- « C'est faisable, il y a toujours Sirius ou Remus quand je le fais »
- « Et enfin, je veux que tu viennes me voir après chaque consultation de ce carnet afin que je vérifie que tout soit normal »
- « D'accord » répondit James d'un air grave
- « Tu t'y tiendras James ? »
- « Oui, vous pouvez compter sur moi » assura le jeune homme.
Le professeur le fixa alors d'un air grave et lui tendit le carnet en soupirant.
- « Sois prudent » lança-t-il doucement.
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Il savait qu'il n'avait pas le droit. Mais après tout, que risquait-il s'il restait à l'intérieur des murs du château ? En faisant bien attention à ce qu'aucun étudiant ne le vois, il pourrait facilement se promener un peu et revenir dans ses appartements privés sans que personne ne s'en rende compte.
Barty Croupton jeta un rapide coup d'œil par la fenêtre de son appartement. Elle donnait sur l'extérieur, sur le parc de Poudlard. Cela le décida définitivement. Il avait besoin de sortir de là, ne serait-ce que quelques minutes. Il avait besoin d'autre mur, d'autres tableaux, de respirer un autre air que celui confiné de son logement.
Sans plus attendre, il se rendit jusqu'à la porte, et fit pivoter le tableau qui en gardait l'entrée. Ignorant les remarques du personnage du tableau qui lui rappelait qu'il lui était interdit de quitter l'endroit, il s'avança dans le couloir sombre et sinueux. L'endroit était assez lugubre, mais cela lui fit un bien fou. Il avait de nouveau le sentiment d'être libre. Et même si cela ne durerait que quelques infimes moments, il sentait qu'il en avait besoin. Il marcha quelques instant, n'écoutant rien d'autre que le bruit de ses pas résonnant en écho sur les murs dallés du couloir. Il en atteignit bientôt le bout et s'arrêta. Il tendit l'oreille pour être bien sur que personne ne se trouvait dans les parages. Lorsqu'il en fut assuré, il prit alors le couloir perpendiculaire à celui qu'il venait de traverser et marcha sans but. Du bout des doigts, il effleura le mur qui se trouvait non loin de lui. Cela faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas mis les pieds ici. Mais il se souvenait de temps en temps de certains détails. L'emplacement d'un tableau ou la disposition de certaines statues. Il soupira. Dire qu'il s'ennuyait tellement ici quand il était étudiant, alors qu'aujourd'hui une simple promenade dans ces couloirs était un soulagement pour lui.
Des bruits de pas se firent alors entendre. Instinctivement, il se cacha dans un renfoncement sombre du mur et s'y blottit. Il agissait plus par crainte que par réelle peur d'être surpris. Son attaque l'avais rendu bien plus peureux qu'avant. Il craignait, au moindre bruit suspect, qu'un mangemort ait réussit à pénétré dans l'enceinte de l'école pour le tuer. Et les discours rassurant du professeur Dumbledore n'y changeraient rien…
- « Il a continué… C'est de plus en plus souvent maintenant et de plus en plus ouvertement » murmura une voix que Barty Croupton identifia comme celle de l'auror Maugrey.
Il se détendit alors un peu. Si un auror était dans les parages, aucun mangemort ne s'en prendrait à lui…
- « C'est-à-dire ? » répondit le professeur Dumbledore.
Barty tendit un peu plus l'oreille. La voix du professeur n'était pas plus forte qu'un murmure.
- « Il l'a inscrit en lettre de sang sur la façade de sa maison, il envoie des missives au Ministère… Plusieurs de ses collègues ont déjà demandé à être transféré dans un autre service pour ne courir aucun risque »
- « Mais il ne fait là rien de plus que ce qu'il faisait déjà » lança le professeur d'une voix calme et posée.
Pourtant Barty sentit ses entrailles se glacer à l'intérieur de son corps. Il savait que l'on parlait de lui et des tentatives de déstabilisation de celui qui avait été son fils. Ainsi, il continuait à lui envoyer des menace et il s'en prenait même à ses collègues. Mais quel genre de monstre avait-il mis au monde ?
- « Maintenant, tout cela prend une autre dimension professeur » souffla alors Maugrey d'une voix rauque… et inquiète.
Tout cela ne disait rien qui vaille à Barty qui se sentit raidir à son tour et qui tendit un peu plus l'oreille pour continuer à être caché pour pouvoir entendre la suite, même si au fond de lui-même, il redoutait déjà ce qu'il risquait d'entendre.
- « Il sait où il se trouve ! » souffla Maugrey d'une voix grave
Le cœur de Barty cessa de battre un court instant avant de reprendre une course folle. Comment cela était-ce possible ?
- « Pardon ? » s'étonna le professeur Dumbledore.
- « Le dernier message disait : ''Je t'aurais Père, te cacher à Poudlard ne changera rien''… et au dos il a noté ''Tu n'es en sécurité nulle part'' »
Il y eut un court moment de silence au court duquel Barty se sentit totalement dépossédé de tout sens logique. Son sens de la réflexion refusait de fonctionner, il avait du mal à former des pensées cohérentes. Seule la phrase « Tu n'es en sécurité nulle part » repassait en boucle dans sa tête, lui faisant bien plus peur que tout ce qu'il avait connu jusqu'à présent. Barty se sentit alors incapable de rester à cet endroit un seul instant de plus. Aussi silencieusement qu'il était arrivé, il regagna le couloir lugubre et sombre au fond duquel, le tableau qui gardait l'entrée de son appartement privé l'attendait toujours d'un air de reproche. Il pénétra dans la pièce, le souffle court et l'esprit ailleurs. Il fallait qu'il s'en aille.
Il ne pouvait en aucun cas resté ici. Si son fils savait qu'il était là, il n'était plus en sécurité. Bart ferait tout pour le retrouver et le tuer. Il l'avait trop fait souffrir pour que son fils lui pardonne. Et Barty tenait plus que tout à rester en vie. Sans compter que Poudlard accueillait un millier d'âmes innocentes. Les étudiants de l'école n'avait rien avoir dans la sordide histoire qui le liait à ce mangemort sanguinaire. Il ne pouvait pas rester ici et prendre le risque de voir de nouveau des gens tués… Par sa faute. Sa décision était prise et irrévocable. Il entreprit alors de préparer une malle de ses affaires les plus indispensables et de partir le plus rapidement possible et le plus discrètement surtout du Collège de Sorcellerie. Il entassait sans douceur quelques vêtements dans la malle, lança en vrac ses livres par-dessus et quelques dossiers. Il se redressa alors pour vérifier qu'il n'avait rien oublié et son regard se posa sur sa table de chevet au dessus de laquelle trônait le cadre contenant la photo de Blandine. Il soupira violemment et s'en approcha à petit pas.
- « Pourquoi t'ai-je cédé ? » murmura-t-il en le prenant dans sa main.
Du bout des doigts, il caressa délicatement la joue de son épouse et attrapa l'oreiller qui était posé sur le lit. Il en retira la taie d'un geste vif et en emballa le cadre pour ne pas l'abîmer. Il revint alors près de sa malle béante, où s'entremêlaient ses effets jetés à la hâte et y déposa très précautionneusement son fardeau. Il referma alors la malle et la scella d'un sort. Puis, il alla récupérer sa cape dont il se vêtit à la hâte. Son regard se posa sur la fenêtre fermée de la pièce. Il faisait nuit, mais la lune presque pleine offrait une assez bonne luminosité. Il lui faudrait faire vite…
Il tira alors de son bureau un morceau de parchemin et une plume. Il écrivit une rapide lettre à Albus pour le remercier de son hospitalité et l'informait qu'il partait. Il y indiqua qu'il savait que Bart avait retrouvé sa trace et qu'il ne voulait faire courir aucun risque aux élèves de Poudlard. Il lui demandait également de ne pas chercher à le retrouver… Mais il savait que sa demande ne serait pas entendue. Dès que sa disparition serait constatée, Albus Dumbledore tenterait sans doute de le retrouver pour le faire revenir… Mais Barty n'en avait pas envie. Il avait causé assez de tort comme cela.
De sa baguette, il réduisit son bagage et le prit dans ses bras. Il quitta alors l'appartement que lui avait fourni le professeur Dumbledore sans un regard. Tout ce qui comptait pour lui en cet instant était de mettre le plus de distance possible entre lui et ce château au sein duquel il n'était plus en sécurité.
Il ignora une nouvelle fois le tableau indigné qui le menaçait de tout aller raconter au professeur Dumbledore et traversa le couloir. Il accéléra cependant la cadence de ses pas. Il craignait qu'Albus ne l'empêche de partir. Mais Barty ne voulait plus rester. Son fils savait où le trouvait et il était convaincu que le directeur du château sous estimait grandement les capacités de son fils. Il avait juré de se venger et de le tuer, et il ferait tout pour s'y tenir. Barty se trouva rapidement dans une des allées principales du bâtiment. Il retrouva sans peine le chemin qui menait au Hall. Il prit soin de bien éviter la marche piégée des escaliers tournant. En passant devant la porte qui menait à la Grande Salle, il croisa la chatte sournoise du concierge et cela le fit frissonner. Il ne savait pas pourquoi mais l'animal ne lui inspirait aucune confiance et il avait la désagréable impression qu'elle allait tout aller raconter à son maître dès qu'il allait partir.
Il se mit alors à courir. Il passa sans problème les lourdes portes d'entrée qui n'étaient pas fermées à clé et traversa le parc aussi vite qu'il le pu. Il aperçut de la lumière dans la maison du Garde Chasse et de la fumée sortir de le cheminée de sa maison biscornue. Il espéra de toutes ses forces que Hagrid ne soit pas à la fenêtre et qu'il ne le voit pas sortir tel un voleur du château. Il arriva rapidement près des lourdes grilles qui protégeaient l'entrée de l'établissement. Il se retourna alors et observa l'endroit qui l'avait accueillit ces derniers mois.
Le château donnait une impression de puissance et de grandeur. Barty soupira et posa sa main sur la grille. Il l'ouvrit d'un geste vif et sortit.
Une fois à l'extérieur, un immense frisson le gagna. Il était seul désormais, seul et vulnérable. Il lui fallait trouver un endroit où passer la nuit. Il ne pouvait pas rentrée chez lui, sa maison étant le premier endroit où son fils viendrait le chercher. Il soupira. Où pourrait-il aller maintenant ? Pas dans un des pubs de Pré-au-Lard. Albus y connaissait tous les gérants et sa fuite ne passerait pas longtemps inaperçue. Serrant un peu plus sa malle rétrécie contre lui il pensa très fort à cette taverne aux abords du Chemin de Traverse. Il s'y était rendu une ou deux fois, lorsque les affaires du Ministère l'empêchait de rentrer chez lui, à l'époque où il travallait encore au Département de la Justice Magique… avant la disgrâce, avant que la peur et la crainte ne règne sur sa misérable vie. Il transplana alors et se retrouva devant « La halte de l'Odyssée ». L'établissement était un peu glauque, mais réputé pour sa discrétion… Certain membre du Ministère y allant souvent en galante compagnie, avec l'assurance que personne de leur entourage ne serait au courant. En soupirant il poussa la porte d'entrée. Le sorcier d'accueil le vit arriver avec un grand sourire.
- « Bonsoir monsieur, que puis-je pour vous ? » demanda-t-il d'un air aimable
- « Une chambre » souffla Barty
- « Bien sur… Pour combien de temps ? »
- « Une nuit… » murmura Barty en serrant encore un peu plus sa malle contre lui.
Dès demain il lui faudrait trouvé un nouveau asile où il pourrait se cacher et être enfin en sécurité.
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- « Remus ?! Je suis contente de te voir ! Qu'est-ce qui t'amène ici ? »
Le jeune homme se mit à sourire alors qu'Océane déposait un baiser sur chacune de ses joues.
- « J'ai besoin de conseils féminins avisés » répondit-il
- « Ca tombe bien, Lily est là aussi ! » déclara la jeune femme en lui faisant signe de rejoindre son salon alors qu'elle refermait doucement la porte derrière lui.
Le jeune homme traversa alors le couloir et se trouva bientôt en compagnie de Lily et des trois enfants. Assise sur le canapé, une main sur son ventre, la jeune femme regardait en souriant Harry en train d'exhiber ses jouets devant Lalyh et Syrielle qui le regardait d'un air à la fois admiratif et curieux. Elle tourna alors la tête vers lui et hocha la tête.
- « Coucou Remus ! » souffla-t-elle
- « Coucou Lily ! Tu vas bien ? »
- « Oui, je suis un peu fatiguée mais ça va… »
- « Tu n'es pas un peu fatiguée Lily, tu es exténuée ! » lança alors Océane qui était retournée s'asseoir près de son amie « Et tu sais très bien que dans ton état, tu devrais plus te reposer… »
- « Tu parles comme James… » s'amusa la jeune femme en souriant
- « Et elle a raison » approuva Remus en prenant place en face des jeunes femmes. Lily se mit à rire doucement.
- « Ce n'est pas mon premier bébé, je sais ce que je fais. Ne vous en faites pas pour moi » lança-t-elle en posant délicatement sa main sur son ventre.
Mais Remus la regardait d'un air grave, elle avait vraiment l'air fatiguée. Des cernes soulignaient ses yeux émeraude et elle paraissait plus pâle que d'habitude. Elle avait l'air plus lasse aussi. La jeune femme se tourna alors vers lui et lui lança un regard rassurant. Il se mit à lui sourire et la jeune femme cligna des yeux un moment.
- « Alors Remus ? Qu'est-ce qui t'amène ici ? C'est quoi cette histoire de conseils féminins avisés ! » lança Océane avec curiosité.
Le jeune homme se mit à sourire. Il fallait compter sur la jeune femme pour lui rappeler l'objet de sa visite, elle était tellement curieuse…
- « Voilà, j'ai besoin de vous concernant Kat… » lança-t-il doucement pour les faire languir.
Il avait bien le droit de s'amuser un peu tout de même !
- « Allez ! Racontes ! » lança alors Océane en battant son pied sur le sol en signe d'impatience
- « Et bien voilà, il se trouve qu'aujourd'hui, ça fait un an que Kat et moi nous sommes ensemble »
- « Par Merlin ! Déjà ?! » lança Lily qui s'était redressée pour mieux l'écouter
- « Et oui, déjà… » souffla Remus
- « Mais c'est très bien tout ça ! » murmura Océane après avoir échangé un discret regard avec Lily « Si tu savais comme je suis contente pour toi ! »
- « C'est vrai ! Kat et toi, vous formez un si joli couple ! » renchérit Lily en souriant
- « Merci… » souffla Remus qui était très fier d'entendre cela.
Lui aussi trouvait que Kat et lui formait un beau couple et il espérait de tout cœur que tout redeviendrais rapidement comme avant entre sa petite amie et lui.
- « Et c'est quoi ce que tu veux nous demander ? »
Océane était revenue à la charge si rapidement que Remus ne pu s'empêcher de rire doucement.
- « Voilà, je voulais lui organiser une soirée un peu spéciale pour ce soir, et j'ai besoin de votre avis pour m'aider… Je voudrais vraiment qu'elle apprécie… »
- « C'est mignon ! » souffla Océane en souriant tandis que Lily souriait largement.
- « Ne vous moquez pas ! »
- « On ne se moque pas ! On trouve vraiment ça très mignon ! » renchérit Lily en s'approchant encore un peu plus de lui afin de mieux l'écouter.
Remus les regarda d'un air amusé et continua.
- « Qu'est-ce que vous auriez aimé avoir vous, le jour de votre premier anniversaire avec vos chéris ? » demanda-t-il
- « Ce que j'ai eu ! » répondit Lily d'un air rêveur « Il m'a emmené en voyage pour le week end… »
- « Et tu ne veux toujours pas dire où ? » demanda Océane d'un air curieux
- « Non, ça c'est notre petit secret ! » répondit Lily en souriant
- « Il est trop tard pour que j'organise un voyage maintenant ! » lança Remus « Toi Océane ? »
- « Pour nos un an… On a rien fait de très spécial Sirius et moi… On a passé toute la soirée chez lui, enfin dans sa chambre ! Tu connais Sirius ! » répondit-elle d'un air amusé
- « Oui, je connais Sirius… » répondit en riant presque.
Pourquoi est-ce que cela ne l'étonnait pas de son ami.
- « Mais j'aurais adoré qu'il m'emmène au restaurant… » soupira Océane
- « Et puis après faire une ballade romantique sous les étoiles ! » continua Lily
- « Oh oui ! » souffla Océane d'un air ravi
Remus se mit à sourire, ses deux amies lui faisaient penser à deux jeunes adolescentes !
- « Tu vas faire ça ? » demanda Océane
- « Oui, pourquoi pas… Ca a l'air de tellement vous emballer ! » lança-t-il en riant à moitié
- « Tu vas voir, si tu fais ça, elle va adorer ! » lança Océane en souriant
- « C'est tellement romantique… » renchérit Lily d'une voix douce
- « Ouais… Du romantisme j'en ai bien besoin… Parce que ces dernier temps, c'est pas ce qui a le plus caractérisé notre relation… » murmura le jeune homme
- « Oh Remus ! » soufflèrent en cœur les deux jeunes femmes en lui lançant des regards désolés.
- « On sait que ça n'a pas été facile… » souffla Lily
- « Ce n'est toujours pas facile ! Il faut qu'on reconstruise tout depuis le départ ! Ca prend du temps. Mais je ne veux surtout pas la brusquer, je ne veux surtout plus lui faire peur ! »
Les deux jeunes femmes soupirèrent alors.
- « Et comment avance cette reconstruction ? » demanda Océane après un petit moment de silence
Remus haussa les épaules.
- « Je ne sais pas trop… On se voit assez souvent, mais on ne va pas plus loin que de simples et de chastes baisers… Le problème c'est qu'à l'approche de la Pleine Lune, j'ai comme qui dirait… besoin d'un peu plus… »
Remus se mit alors à rougir en réalisant ce qu'il venait de dire et baissa les yeux, un peu gêné.
- « Ne sois pas mal à l'aise Remus… C'est normal ! » souffla alors doucement Lily en posant sa main sur son bras
- « Et si ça peux te faire du bien, dis-toi que moi je vis avec un garçon qui semble être en permanence un loup-garou à l'approche de la Pleine Lune » ajouta Océane en haussant les épaules d'un air à la fois fataliste et amusé.
Remus redressa alors la tête en souriant alors que Lily regardait son amie d'un air malicieux.
- « Tu n'as jamais eu l'air de t'en plaindre ! » lança-t-elle en riant doucement
- « Je n'ai jamais dit ça ! » rétorqua Océane « Et il me semble que tu es mal placée pour faire ce genre de remarque madame Potter ! Avec trois enfants en quatre ans, ne me fait pas croire que vous faites chambre à part ! »
Lily éclata alors de rire et Océane l'imita bientôt.
- « Euh… les filles ? Ca vous ennuie si on continue à parler du reste de ma soirée ? » demanda Remus d'un air amusé.
- « Non, non ! Pas du tout ! » répondirent alors les jeunes femmes en reprenant tout leur sérieux.
- « Mais qu'est-ce que tu veux de plus ? Tu lui as déjà prévu une soirée magnifique avec tout ça ! » lança Océane
- « Tu es sur que ce sera bien ? Je ne fais rien d'autre ? »
- « Non, c'est parfait comme ça ! Plus ce ne serait pas naturel… ce ne serait pas toi… » continua Lily en souriant
- « Vous êtes sure ? »
- « Oui ! » répondirent les deux jeunes femmes en cœur
- « Vous auriez aimé ça vous ? »
- « Mais bon sang Remus ! Puisqu'on te le dit ! » lança Océane en souriant « Je ne rêve que d'une soirée comme ça avec Sirius… »
- « On pourra le lui dire ! » assura Lily en souriant « Quoiqu'il en soit Remus, ce qu'il faut pour ne pas la brusquer, c'est de la douceur… Cette soirée sera parfaite, tu verras »
- « J'espère ! » répondit le jeune homme en se levant
- « Tu pars déjà ? » demanda Océane
- « Oui, je lui ais dit de me retrouver chez moi à 19h30… » répondit Remus « Et je voudrais me faire beau avant ! »
- « Tu n'auras pas beaucoup de mal ! » lui lança Océane en souriant
- « Par Merlin ! Mais c'est ma soirée ce soir ! » répondit-il d'un air amusé « Heureusement pour moi que Sirius n'est pas là ! »
- « Eh ! Je n'ai jamais dit que je te trouvais plus beau que mon homme ! » lança Océane en se redressant un peu
Remus se mit alors à rire. Il s'approcha des deux jeunes femmes et les embrassa sur chacune de leurs joues. Il alla embrasser les enfants et quitta la maison pour se rendre chez lui.
Il pénétra rapidement dans son studio et se dépêcha de prendre une douche et de se préparer. A 19h15 tapante, il était fin prêt. Il alla s'installer sur le bord de son lit et attendit. Jamais le temps ne lui sembla si long. Il attendait Kathleen avec impatience. Lorsqu'il entendit frapper à la porte, il se précipita pour ouvrir. Elle se trouvait dans l'embrasure de la porte. Magnifique comme d'habitude. Les joues légèrement rougies à cause des marches qu'elle avaient dû monter pour arriver jusque là. Elle portait une sublime robe prune qui lui allait à ravir. Remus sentit son cœur chavirer. Il se pencha vers elle et déposa un simple baiser sur ses lèvres légèrement maquillées.
- « On y va tout de suite ? » demanda-t-il doucement en attrapant son manteau.
- « Où ? » répondit-elle avec curiosité.
- « Tu verras bien… » murmura le jeune homme doucement « Joyeux anniversaire Kat »
- « Joyeux anniversaire ! » répondit-elle en lui prenant le bras et en posant sa tête sur son épaule.
Et en cet instant, rien n'aurait pu rendre plus heureux Remus que cette splendide jeune femme qui partageait sa vie depuis un an déjà et qui se tenait tout doucement près de lui.
