Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !
Bonne lecture à vous tous… Aylala
Note : Désolée, mais par manque de temps, je ne répondrais pas au review cette fois ci ! J'en suis vraiment désolée !! Sachez tout de même que vos reviews m'ont vraiment fait très plaisir et je vous en remercie de tout mon coeur !
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Ce qui aurait pu se passer
Chapitre soixante douze : Folle Folie
« Fallait bien que ça m'arrive
qu'un jour mon coeur chavire
Ai-je perdu la raison (…)
ce désir animal
ce besoin viscéral
c'est comme une impulsion
un signal(…)
Même si c'est dangereux
j'veux jouer avec le feu
à m'en brûler les doigts
C'est comme ça »
Gabrielle Destroismaisons
Kathleen se retrouva seule devant la porte du studio. Il lui avait dit qu'il ne pourrait pas la voir aujourd'hui à cause de la Pleine Lune. Mais le soleil était encore haut dans le ciel et elle savait qu'elle ne risquait rien. Une sorte de curiosité la poussait à entrer, mais la peur la bloquait encore. Comment était-il à quelques heures de sa transformation ? Tant de question qu'elle se posait mais qu'elle n'osait pas lui poser à lui. Par pudeur, par crainte… Elle ne savait pas trop. Peut-être qu'au fond, elle n'avait pas vraiment envie de savoir ce que cela signifiait réellement que Remus soit un loup-garou… Elle se posait tellement de questions depuis qu'elle savait… Elle en était même venue à en vouloir à Dolorès de le lui avoir dit. Mais elle s'était vite rendue compte qu'il valait mieux pour elle d'être au courant. Remus ne lui mentait plus, du moins elle l'espérait de tout cœur, et leur relation pourrait peut-être prendre une tournure bien plus saine.
Rassemblant le courage qu'il lui restait, elle leva ma main, le poing fermé, et frappa quelques coups à la porte du studio de son petit ami. Elle attendit quelques secondes et Remus vint enfin lui ouvrir. En voyant son expression surprise, elle comprit aussitôt qu'il ne s'était pas attendu à la voir elle… Elle en eut un pincement au cœur.
- « Pardonne moi d'être venue… » souffla-t-elle un peu vexée
- « Non ! Non, pardon Kat ! C'est juste que je pensais qu'il s'agissait de James et Sirius ! Quoique maintenant que j'y pense, il encore trop tôt pour qu'ils arrivent… »
La jeune femme esquissa un sourire alors que le jeune homme déposait un baiser sur son front. Il la fit entrer et referma la porte derrière elle. Elle se rendit dans l'unique pièce du studio et s'installa sur une chaise. Remus quand à lui s'installa sur le rebord de son lit. Il croisa les mains et la fixa d'un air grave. Kathleen lui fit un très léger sourire.
- « Je sais que tu ne voulais pas que je vienne… A cause de la Pleine Lune de ce soir… Mais je me suis dit que le soleil ne se couchait que dans plusieurs heures alors… Je ne risque rien ? » demanda-t-elle d'une toute petite voix.
- « Non, tu ne risques rien… » répondit Remus dans un soupir « C'est juste que… Je suis toujours un peu sur les nerfs avant… Je ne voulais pas te brusquer par ma mauvaise humeur »
Kathleen pencha la tête sur le côté et le regarda un long moment. Il avait raison. Il y avait quelque chose de changer chez lui. Quelques choses d'infime qu'elle n'avait jamais remarqué avant mais qui était bien là… Remus avait l'air, plus sauvage, plus dur… Plus viril presque. La jeune femme ressentait une étrange sensation de puissance et de force chez son petit ami. Cela la fit frissonner, et elle bougea légèrement la tête pour se remettre de cette étrange sensation. La jeune femme le regardait toujours, il la fixait également. Elle le trouva infiniment beau… Bien plus beau qu'avant. Elle se mordit discrètement la lèvre inférieure. Cela faisait tellement longtemps qu'il ne l'avait pas prise dans ses bras. Cela lui manquait. Mais elle s'était toujours refusée à lui depuis qu'elle savait… Même le soir de leur anniversaire elle lui avait fait comprendre qu'elle ne voulait pas. Il l'avait assez mal pris, elle le savait. Mais elle n'arrivait pas à se défaire de l'image de lui, en loup, posant ses griffes sur sa peau. Mais là, tout semblait avoir changer… Elle le trouvait irrésistible. Une étrange sensation naquit au creux de son ventre. Elle devenait sournoisement de plus en plus présente. Elle sentait des vagues de chaleur l'envahir suivit de grands moments de vide. Elle se surprit à penser que seul les mains de Remus sur elle pourraient la satisfaire. Réalisant ce qu'elle pensait, elle secoua la tête et en chassa ses pensées.
Elle se leva alors de sa chaise et fit les quelques pas qui le séparaient de son petit ami. Il ne la quittait pas des yeux et semblait la dévorer du regard. Etrangement, cela fit plaisir à Kathleen qui s'installa près de lui sur le lit. Leur yeux semblaient comme soudés, il était impossible à la jeune femme de rompre ce lien. Se fut Remus qui le premier détourna le regard. Kathleen lui en voulut pour ça…
- « Tu n'as pas peur ? » demanda-t-il d'une voix gênée
- « Il fait encore jour » répondit-elle d'une voix malgré tout incertaine.
Il se mit à sourire doucement tout en fixant le mur devant lui.
- « C'est douloureux ? » demanda alors la jeune femme
Elle le vit tressaillir. C'était la première fois qu'elle lui posait des questions sur sa lycanthropie. Jusque là, elle se contentait d'ignorer le plus possible la condition de son petit ami. Mais en cet instant précis, elle voulait savoir.
- « Oui » murmura Remus sans cesser de fixer le sol « C'est un peu comme si on me déchirait de l'intérieur »
Kathleen le regarda en silence, elle posa sa main sur la joue de son petit ami qui se tourna vers elle. Elle lui fit un léger sourire et approcha ses lèvres des siennes. Remus combla le vide qui les séparait et ils s'embrassèrent doucement. Mais la jeune femme voulait plus. Elle noua ses bras autour de son cou et approfondi le baiser. Elle fut heureuse de voir qu'il y répondait et qu'il glissait ses bras autour de sa taille pour l'enlacer. Ils s'embrassèrent longtemps, presque sauvagement. Kathleen se perdait totalement dans l'énergie que dégageait le jeune homme, l'énergie de la future Pleine Lune. Elle se sentit alors basculée et son dos rencontra les couvertures et le matelas du lit de Remus. Elle laissa échapper un léger gémissement et se colla encore un peu plus à Remus. Elle avait tout oublié, rien d'autre n'avait d'importance que le moment présent. Elle se sentait totalement perdue dans un autre monde quand un vide brutal la ramena à la réalité. Remus venait de s'écarter violemment d'elle et s'était levé. Elle se releva sur un coude et le fixa d'un air à la fois déçu et surpris.
- « Kat ! » souffla Remus d'un air gêné « Il faut qu'on arrête là ! Je…. Ça fait tellement longtemps, j'en ai trop envie et la Pleine Lune approche en plus ! Si on continue sur cette voie, je ne pourrais plus m'arrêter ! »
Kathleen se redressa entièrement, plus frustrée que jamais.
- « Je ne veux pas qu'on aille trop loin… Je n'arriverais pas à me maîtriser ! » continua Remus de plus en plus mal à l'aise.
La jeune femme se leva alors et s'approcha de lui. Il la regarda faire d'un air abasourdi. Elle noua ses bras autour de sa nuque et souffla tout contre sa peau.
- « Je n'ai pas envie que tu t'arrêtes… Ni que tu te maîtrises »
Elle ne savait pas pourquoi elle avait dit ça, elle ne savait pas comment elle avait osé le faire, mais une chose était sure, c'était ce dont elle avait envie. Après tout, cela n'engageait à rien… Ce n'était que pour une fois, juste pour qu'elle puisse profiter de cette puissance qui se dégageait de lui.
- « Kat… » lança Remus avant de déglutir avec peine
- « S'il te plait… » répondit la jeune femme en plaquant ses lèvres contre les siennes.
Elle sentit alors deux bras puissant la serrer contre lui et elle se sentit retombé sur le lit, entraînant avec elle Remus qui l'embrassait avec passion. D'un geste totalement instinctif, elle lui arracha sa chemise et la lui ôta. Il se laissa faire, surpris et elle glissa ses mains le long de son dos. Lorsqu'elle enfonça ses ongles profondément dans sa chair, elle entendit un grognement sourd naître dans la gorge de Remus, et pensa que rien ne l'avait jamais rendue plus heureuse.
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Kathleen remonta un peu le drap sur elle et finalement s'en enveloppa. A côté d'elle, Remus la regardait d'un air grave. Elle hocha la tête. Par Merlin mais qu'est-ce qui lui avait pris ?! Comment avait-elle pu faire ça ? Cette fois là avait été différente de tout ce qu'elle avait vécu jusqu'alors. Cela avait été plus sauvage, plus féroce. Remus avait une telle énergie à évacuer ! Il l'avait pourtant prévenu, elle le savait très bien. Mais elle ne s'était pas attendue à tant de passion ! Et ce qui la bouleversait le plus… C'était que cela lui avait plu ! Elle avait pris énormément de plaisir à partager cela avec lui. Et maintenant, elle se sentait honteuse. Comment avait-elle pu apprécier quelque chose qui avait été presque bestial ??
Elle baissa la tête en rougissant de honte, le drap serré contre elle.
- « Tout va bien ? » demanda Remus d'une voix blanche
Heureusement pour elle, Kathleen n'eut pas le temps de répondre. Quelqu'un venait de frapper à la porte. Après un rapide coup d'œil à l'horloge, Remus se redressa.
- « Par Merlin ! Ce sont eux ! »
Kathleen se redressa en rougissant de plus belle. Elle était entièrement nue, l'état de la pièce ne laissait aucun doute sur ce qui venait de s'y dérouler et les amis de Remus arrivaient. D'un bond, le jeune homme se leva et enfila son pantalon.
- « J'arrive ! » hurla-t-il en se précipitant vers l'entrée.
Kathleen se leva d'un bond, le drap toujours serré contre elle. Elle entendit Remus sortir de l'appartement et refermer la porte. Elle lâcha alors le drap et se précipita pour récupérer ses vêtements. Elle s'habilla vite et tenta de remettre un peu d'ordre dans la pièce, mais c'était peine perdue. En soupirant, portant encore le poids de la culpabilité sur elle, elle se rendit dans l'entrée. Elle actionna la poignée et ouvrit la porte. Appuyé sur le mur, torse nu et un léger sourire aux lèvres, Remus discutaient avec ses amis. Tous les trois se tournèrent alors vers elle.
- « Bonsoir Kat ! » lancèrent en cœur James et Sirius avec un léger sourire qui glaça la jeune femme de honte.
Eux savaient qu'elle venait de coucher avec un loup-garou.
- « Je vous rejoint ! » déclara alors Remus en leur faisant signe d'entrer dans la pièce.
Les deux garçons ne se firent pas prié et entrèrent sans dire un mot. Remus referma alors la porte et s'approcha d'elle.
- « Kat… Ca va pas ? Tu… »
- « Tes amis t'attendent Remus ! » le coupa-t-elle.
Elle n'avait pas envie de parler avec lui, elle n'en avait plus la force. Elle se sentait étrange, comme honteuse…
- « Oui » souffla le jeune homme d'un air triste.
Il avait sans doute compris…
- « Je t'aime » murmura-t-il avant de déposer un baiser sur son front.
Kathleen eu du mal à déglutir. Elle lui tourna le dos sans rien dire et prit les escaliers pour quitter l'immeuble. Une fois arrivée en bas, elle soupira et frissonna. Elle ne savait pas bien si c'était à cause du froid ou de la honte… Elle n'avait plus qu'une envie, prendre une longue douche. Elle transplana jusqu'à son appartement. Elle allait entrer chez elle quand des bruits de pas se firent entendre derrière elle, la faisant se retourner. Elle se trouva alors face à Dolorès.
- « Bonsoir Kat ! » lança la jeune femme en souriant
- « Bonsoir » répondit-elle sans grande conviction.
Elle n'avait pas spécialement envie de voir du monde ce soir. Elle avait juste envie de se coucher et de ne plus penser au plaisir insensé qu'elle avait pris avec Remus.
- « Tu vas bien ? Tu n'as pas l'air en forme ! » lança alors Dolorès en entrant dans l'appartement.
- « Si, je vais bien » murmura Kathleen d'une voix lasse
- « Je voulais savoir si ça te tentait une petite sortie dans un pub ! On pourrait rencontrer des garçons et s'amuser un peu… »
Kathleen soupira et d'un geste de la main, replaça ses cheveux en arrière. Elle allait répondre quand elle fut coupée par Dolorès.
- « Oh oh ! Je vois que j'arrive trop tard !! C'est quoi ça ? » demanda-t-elle d'une voix amusée en désignant son cou en souriant.
Surprise, Kathleen s'approcha de son miroir et observa avec attention la peau blanche de son cou. Elle sursauta presque en y voyant un suçon violacé… Quand est-ce que Remus lui avait ça ? Elle n'avait même pas fait attention ! Elle se sentit blêmir.
- « Je vois que tu te débrouilles très bien toute seule pour faire des rencontres ! » continua Dolorès d'un air amusé. « Alors ? Racontes, il s'appelle comment ? »
Kathleen se retourna vers son amie d'un air perdu, elle n'avait pas envie de lui avoué qu'elle n'avait jamais rompu avec Remus alors qu'elle en était convaincue… Elle ne voulait pas que Dolorès sache.
- « Alors ? » insista la jeune femme avec curiosité.
Kat soupira alors violemment. Elle ne pouvait pas lui mentir.
- « Remus » souffla-t-elle d'une voix coupable.
- « QUOI ?! »
Dolorès avait reculé de quelques pas et la fixait avec les yeux exorbités.
- « Ce salaud t'a agressé ! Je savais que ce type n'était net ! Viens, je t'emmène chez les Aurors ! » déclara-t-elle en lui prenant la main
- « NON ! Doly non ! Je… J'étais d'accord… » souffla Kathleen d'un air penaud
La jeune femme vit son amie blêmir et la repousser violemment.
- « Je n'ai jamais rompu avec lui… Cette après midi j'étais avec lui… » continua Kathleen de plus en plus mal à l'aise.
- « Mais tu es folle ! » hurla Dolorès d'une voix aigue « La Pleine Lune est ce soir ? S'il t'avait mordu… »
Kathleen soupira violemment et se laissa tomber sur le canapé, la tête entre les mains.
- « Tu l'as laissé te toucher ?! » s'indigna alors Dolorès.
Kathleen releva la tête et fit un léger oui de la tête.
- « Tu as couché avec une bête ?! » hurla la jeune femme avec dégoût « Kat … Il n'est pas humain ! C'est un monstre et toi tu… »
- « Je sais ! » la coupa violemment Kathleen qui se sentait devenir honteuse.
Elle sentit une nausée la gagner. Dolorès avait raison. Remus n'était pas humain, et elle avait pris du plaisir à être dans ses bras. Elle s'était donnée sans conditions, sans retenue. Elle s'était laissée aller avec un être à moitié bestial, à quelques heures de sa transformation.
- « Tu te rends compte un peu de ce que tu as fait ! » asséna Dolorès toujours avec dégoût et une pointe de mépris.
- « Oui » souffla Kathleen en sanglotant presque.
Elle sentait les larmes se former dans ses yeux. Elle se sentait mal, elle se sentait sale. Elle se dégoûtait elle-même. Comment avait-elle pu ? Qu'est-ce qui lui avait prit ? Elle avait honte, vraiment honte d'elle-même. Elle craqua alors et pleura dans ses mains. Elle pleurait pour tenter d'évacuer se trop plein d'émotion qu'elle contenait. Elle sentit la main hésitante de Dolorès se poser sur son épaule.
- « Tu as fait une erreur, mais tu ne la referas plus n'est-ce pas ? » demanda-t-elle avec insistance.
- « Non… Je ne le ferais plus » répondit Kathleen, bien décidée à ne plus jamais ressentir ce sentiment de culpabilité, de honte, de plaisir et de satisfaction mêlés.
Tout cela était tellement écoeurant… Elle se dégoûtait, elle se sentait trop mal.
- « C'est bien ! C'est très bien ! » murmura Dolorès en la prenant par les épaules. « Il faut que tu sois forte ! Je te l'avais dit qu'il ne fallait pas que tu continues à le fréquenter. Il te fait du mal… »
Kathleen se remit alors à sangloter de plus belle, totalement perdue. Elle était dans une impasse.
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- « Un scroutt à pétard, caché près d'la mare… Chante avec moi Harry ! »
James se pencha vers Harry qui continua alors la chanson avec lui
- « je l'attrape par le dard
Et je l'amène à Poudlard
Les profs me disent
Trempez le dans l'huile
Trempez le dans l'eau
Ca fera un p'tit botruc tout chaud »
Harry se mit alors à taper dans ses mains tandis que James finissait de nouer ses lacets. Le petit garçon tourna alors la tête vers le transat où était installée sa sœur et la regarda en hochant la tête.
- « T'a veux acore la sanson ? » demanda-t-il en la fixant.
Pour toute réponse, Syrielle battit des jambes en riant. James se pencha alors vers elle et la pris dans ses bras.
- « Tu aimes quand Harry et Papa chantent, hein ma toute belle ? » murmura-t-il en enfouissant son nez dans le cou de sa fille et en y déposant un petit bisous. Syrielle se mit à rire et agrippa de ses petites mains les cheveux de son papa.
- « Doucement chérie… » lança James en la détachant avec douceur « Les cheveux de Papa sont très amusant, mais ça fait mal mon ange » continua-t-il en souriant.
Il observa alors un moment ses deux enfants, vérifiant qu'ils étaient bien prêts. Il se mit à sourire. Ils étaient adorables, aucun doute là-dessus, ses enfants étaient de pures merveilles.
- « On y va ? » demanda Harry en penchant la tête sur le côté
- « On attend Tonton Sirius ! Il doit venir avec Lalyh » répondit simplement James en souriant.
A cet instant, ils entendirent la porte s'ouvrir.
- « Tonton James ! Viens voir ! » cria Sirius depuis l'entrée
En souriant, James alla le rejoindre, Syrielle toujours dans les bras, et Harry sur les talons. Le spectacle qu'il vit alors le fit beaucoup sourire. Sirius ne tenait dans l'entrée, tenant dans chaque main les petites mains de sa fille et il l'aidait à avancer « comme une grande ». Lalyh était très concentrée, car visiblement, la manœuvre n'était pas encore très facile pour elle, mais elle était déterminée et quand elle releva la tête vers lui, James vit la fillette lui faire un très large sourire.
- « Mais c'est très bien tout ça ma grande !! » s'exclama-t-il en s'accroupissant pour se mettre à sa hauteur.
Lalyh le regarda alors en souriant et insista pour que son père l'emmène jusqu'entre les bras du jeune homme qui l'enlaça de son bras libre et qui la souleva dans les airs.
- « Tu es en train de devenir une grande fille ! » annonça James à la fillette qui souriait toujours et qui tendait la main pour prendre celle de Syrielle.
- « Elle ne devrait plus tarder à marcher non ? » demanda Sirius avec fierté
- « Il faudra que tu attendes encore un peu à mon avis ! Elle a encore du mal » répondit James en souriant
- « Oui… Mais rien que ça déjà, ça me fait super plaisir ! » décréta le jeune homme en se penchant pour prendre Harry « Alors ma petite crevette ? Tu es content d'aller voir Ron ? »
- « Vi ! » s'écria le petit garçon en nouant ses bras autour du cou de son parrain.
- « On y va ? » demanda alors James en souriant
- « Ouaip ! » déclara Sirius en faisant un peu sauter Harry dans les airs, ce qui eu pour effet de faire éclater le petit garçon.
Tous quittèrent alors la maison et transplanèrent aussitôt au Terrier. Une fois devant la grande maison biscornue, James et Sirius échangèrent un regard amusé.
- « Agarde Tonton ! » s'écria alors Harry en désignant le fond du jardin « Ron ! »
Tous se tournèrent dans la tête dans la direction indiquée par le petit garçon et aperçurent en effet Ron et ses frères jouer un peu plus loin.
- « Je vais l'emmener là-bas ! » déclara Sirius en souriant « Je te rejoins »
- « Pas de problème » déclara alors James en se dirigeant vers la maison, les deux petites dans ses bras.
Il frappa et entendit qu'on l'invitait à entrer. Il poussa alors la porte comme il pu et se retrouva dans la cuisine. Assis à un bout de la table se trouvait Arthur et un homme que James reconnu aussitôt bien qu'il ne l'ait pas vu depuis de nombreuses années. Amos Diggory n'avait absolument pas changé.
- « Bonjour James ! » lança Arthur en souriant « Bonjour les filles ! »
- « Bonjour ! » répondit le jeune homme en souriant
Il vit alors Amos se lever et s'approcher de lui.
- « Ca alors ! James ! Ca fait un bail ! » déclara-t-il en souriant
- « Oui » concéda James en replaçant un peu mieux Syrielle sur sa hanche.
- « Et je vois que tu n'as pas perdu ton temps ! Deux bébés ?! Mais je croyais que tu avais un fils plus âgé ? »
- « Oh, il n'y en a qu'une des deux qui est à moi parmi ces demoiselles ! Et Harry est encore dehors ! »
- « Mais dans ce cas, à qui est la deuxième ? » demanda Amos en souriant et en posant le bout de ses doigts sur la joue de Lalyh.
- « A moi ! » déclara fièrement Sirius en entrant dans la pièce, tenant Harry d'une main et Ron de l'autre.
- « Quoi ?! » s'exclama Amos d'un air surpris.
- « Et oui ! Tu viens me voir princesse ? » demanda alors le jeune homme alors que Lalyh tendait les bras pour qu'il la prenne.
Une fois dans les bras de son papa, la fillette vint se blottir tout contre lui, la tête contre l'épaule et les bras noué autour de sa nuque. Sirius caressa alors son petit dos en souriant fièrement ce qui amusa beaucoup James qui s'installa sur une chaise. Peu de gens savaient que Sirius avait un enfant, et à chaque fois, la nouvelle causait un grand choc.
- « Je n'aurais jamais cru ça si je ne l'avais pas vu ! » déclara alors Amos en retournant s'asseoir. « Sirius Black a une fille ! C'est assez surprenant ! »
- « Je ne l'aurais pas cru moi-même si on me l'avait dit il y a quelques années… » concéda Sirius en s'installant à son tour.
- « Alors comme ça, cette petite est à toi… » murmura Amos qui visiblement ne se remettait pas
- « Oui… Et je suppose que le petit blondinet qui joue dehors est à toi ? » demanda Sirius en posant Lalyh sur le sol, la fillette commençant à gigoter.
- « Oui, Cedric est mon fils » annonça Amos en se redressant. « Il doit être un peu plus âgé que ton fils James »
James acquiesça d'un signe de tête en tapotant la tête de Harry qui s'était accroché à sa jambe.
- « Si tu allais jouer bonhomme ? » proposa le jeune homme alors que Ron tirait sur la manche du petit garçon
Harry hocha la tête et se tourna vers son petit camarade avant de partir en courant vers de nouveaux jeux. James baissa les yeux vers Syrielle. Elle restait sagement assise sur ses genoux, sans exprimer la moindre envie d'en sortir. Il se mit à sourire tendrement. Sa fille était nettement moins intrépide que son frère et que Lalyh. Elle était toujours très calme et aimait beaucoup être câliner, ce qui ne dérangeait absolument pas James qui aimait la savoir près lui… son petit trésor de fille.
- « Amos et moi discutions de ce que nous pensons des prochaines directives du Ministère » lança alors Arthur d'une air grave.
- « Que prévoit-il ? » demanda Sirius
- « Ils font leur possible pour limiter les dégâts causés par les attaques de mangemorts, ils craignent vraiment que la situation ne fasse que se détériorer… » lança Arthur
- « Tant que Vous-Savez-Qui ne sera pas arrêté, j'ai bien peur que la situation n'empire de plus en plus et ça, quoique l'on fasse ! Par Merlin, cet homme n'est pas immortel ! On devrait pouvoir le vaincre ! » s'exclama alors Amos en frappant la table du plat de sa main.
James échangea alors un regard grave avec Sirius avant de se tourner pour pouvoir fixer Harry qui jouait sagement. Oui, il y avait quelqu'un capable de vaincre le Seigneur des Ténèbres, et cette personne était peut-être Harry… Il soupira et se tourna une nouvelle fois vers Sirius qui haussa les sourcils d'un air entendu. Puis tous les deux se retournèrent vers leurs interlocuteurs.
- « Mais qu'est-ce que le Ministère veut faire au juste ? » demanda James en caressant les cheveux soyeux de Syrielle.
- « Toutes sortes de choses… Je crois que l'instauration d'un couvre feu est soumis au vote du Magenmagot » expliqua Amos
- « Un couvre feu ?! » s'étonna Sirius « Et puis quoi d'autre encore ? On est encore dans un pays libre non ? »
- « Ils veulent éviter que des personnes rodent la nuit… » souffla Arthur d'une voix peu convaincue
- « Comme si cela allait dissuader les mangemorts de commettre des crimes ! » lança James
Tous hochèrent la tête autour de la table.
- « Il n'y pas que cela… Ils parlaient aussi d'interdire les regroupements de plus de cinq personnes dans les rues et de contrôles d'identités plus fréquents ! » continua Arthur
- « C'est insensé ! » s'indigna Sirius en se redressant un peu
- « Ils veulent nous enfermer chez nous ?! » protesta également James
- « On dirait bien… » soupira Amos
- « Le Ministre a perdu la tête ! » lança Arthur en haussant les épaules.
A cet instant, la porte s'ouvrit et six petits garçons entrèrent dans la pièce. Parmi eux, James reconnu immédiatement le fils de Amos, qui était le seul à ne pas être roux. Le petit garçon lui adressa un demi sourire avant de suivre ses petits camarades dans la pièce voisine. Au passage, il bouscula sans faire exprès Harry qui poussa un cri indigné. Les deux enfants se firent alors face. Le blondinet fixait Harry d'un air étrange, comme s'il s'amusait qu'un enfant si petit ose lui tenir tête. Harry quand à lui le fixait d'un air sévère, fronçant les sourcils et assombrissant ses yeux verts.
- « Cedric ! »
- « Harry ! »
James et Amos avaient ramené leur enfant à l'ordre en même temps, avant que tout cela dégénère. Mais au fond de lui-même, James ne pu s'empêcher de penser que c'était Cedric qui avait commencé. Certes, il ne l'avait pas bousculé exprès mais, il aurait pu s'excuser et ne pas le regarder ainsi. Harry tourna alors la tête vers son Papa.
- « Il ne l'a pas fait exprès bonhomme ! Retourne jouer gentiment » murmura James avant de lui sourire d'un air confiant.
Harry se tourna alors vers Cedric auquel il lança un regard noir avant de retourner jouer avec Ron.
- « Il a du caractère… » s'amusa Amos visiblement amusé par la situation.
- « Mouais… » grogna James qui n'appréciait pas plus que ça, l'air ironique de son interlocuteur lorsqu'il fixait son fils.
- « Il tient ça de son père et de son parrain ! » lança alors Sirius d'un ton un peu sec.
Amos ne préféra ne plus rien dire au sujet de Harry et le reste de la visite se passa sans autre incident.
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Il allait mourir, c'était décidé. Bart Croupton ne pu s'empêcher de rire à cette pensée. Son rire, froid et morbide résonna un long moment dans sa chambre de fortune avant de s'éteindre doucement. Tout avait marché comme il l'avait prévu ! Son géniteur était quelqu'un de tellement prévisible. Les gens qui ont de l'honneur son tellement plus facile à berner que les autres. Il se redressa alors et se leva du matelas miteux sur lequel il était allongé jusqu'alors. Il jeta un rapide coup d'œil à la vieille montre à gousset qui traînait à même le sol. Le moment était venu. Il attrapa alors sa cape d'un geste vif. Il ne prit pas sa cagoule de mangemort. Ce qu'il allait faire était d'ordre strictement privé. Il ne voulait pas y mêler le Seigneur des Ténèbres. Il poussa sans douceur la porte de sa chambre qui s'ouvrit en grinçant. Il s'engagea alors dans le couloir sombre et sinueux jusqu'à la trappe qui le mènerait dans la cuisine des York. Par chance ils étaient sortis ce soir là. Il n'aurait donc pas à déjouer leur surveillance pour quitter la demeure. Les astres semblaient être de son côté se soir… Il sortit rapidement de la maison et un fois à l'extérieur, enfila le capuchon de sa cape noire, prenant bien soin de l'enfoncer bien devant ses yeux de manière à ce que personne ne le reconnaisse dans la pénombre.
Il respira à plein poumon l'air frais de la nuit avant de transplaner jusqu'à sa destination. Il se retrouva bientôt devant un sordide immeuble à l'écart de Sleepy Street. Une des rues les plus mal famées du Londres sorciers. S'il avait cru un seul instant qu'il pourrait se cacher de lui dans cet endroit misérable, il s'était lourdement trompé. Il l'avait fait suivre depuis son départ de Poudlard. Il avait payé un gamin de seize ans tout au plus… Trop heureux de se faire de l'argent facilement. Il lui avait demandé de se cacher aux abords de Poudlard et de le prévenir si quiconque venait à s'en échapper. Il n'avait pas eu longtemps à faire le guet. Trois nuits… Il avait fallu trois nuits avant que la nouvelle menace ne parvienne aux oreilles de son géniteur. L'adolescent l'avait vu s'enfuir et l'avait prévenu aussitôt. Bart était alors aussitôt entré en action. Se doutant que son père ne serait pas assez stupide pour trouver refuge à Pré-au-Lard, sachant que le vieux Dumbledore se mettrait certainement à sa recherche, Bart avait plutôt orienté ses recherches sur les tavernes miteuses des abords du Chemin de Traverse. Contre une poignée de Gallions une Belle de Nuit qui travaillaient ce soir là sur le trottoir qui faisait face à « La halte de l'Odyssée » l'avait renseigné. Un homme correspondant à la description de son géniteur était arrivé un peu plus tôt sur la soirée, l'air totalement perdu. La jeune femme avait pour quelques pièces de plus de suivre Barty Croupton Sr les jours suivants. C'est ainsi qu'il avait appris qu'en désespoir de cause, son père, éminent représentant du Ministère en était venu à louer un studio minuscule dans cet immeuble misérable de cette rue sordide. Bart éclata à nouveau de son rire démentiel. Il devait mourir de peur… Par Morgane, que la vengeance était douce… Il allait enfin pouvoir venger toutes ses années d'indifférences et d'absences…
Sans plus attendre, il pénétra dans le hall d'entrée de l'immeuble. Une ampoule pendait lamentablement à son fil et s'éteignait par moment avant de se rallumer une nouvelle fois. Il s'approcha des boites aux lettres délabrées dont les portes ne fermaient même plus. Son nom n'était inscrit nulle part… Normal, Barty Croutpon Sr ne tenait pas à ce qu'on le retrouve. Mais c'était sans compter sur sa ténacité et sa rage de triompher. De plus, il savait déjà qu'il avait loué l'appartement le plus haut… Une misérable ancienne chambre de bonne qu'un escroc d'agent immobilier avait du lui refiler à prix d'or. Bart grimpa en silence les marches qui le séparait du plus haut étage. Les marches en vieux bois crissaient parfois sous ses pas. Lorsqu'il fut en haut, il sortit sa baguette de sa poche et la tint fermement dans sa main. Il était prêt.
Il savait que s'il frappait à la porte, il n'ouvrirait pas. Il se méfiait trop. Alors, après avoir jeter un sortilège silencieux à la porte, il la fracassa d'un simple sort. La porte vola en éclat sans le moindre son. Il enjamba les débris et les fixa un moment. D'un sort tout aussi simple, il créa une fausse porte qu'il replaça à l'endroit de la première et jeta un sort de discrétion sur l'ensemble du studio. Tout était fin prêt. Il prit alors une grande inspiration tandis qu'un sourire mauvais naissait sur ses lèvres. Il s'approcha en silence et pénétra dans la pièce principale. Il était là, endormi d'un sommeil troublé. Recroquevillé sur lui-même, les traits tendus, il reposait sur le rebord d'une banquette de fortune. Bart se mit à sourire. Voir son géniteur dans une telle position de faiblesse était un spectacle réjouissant. Très doucement, il se pencha vers lui, approchant sa bouche de son oreille.
- « Debout Papa ! » souffla-t-il d'un air menaçant.
Il se redressa très vite, juste à temps pour apercevoir son père se réveiller en sursaut et se lever à toute vitesse. Il se plaqua contre le mur non loin tâtonnant pour retrouver sa baguette.
- « C'est cela que tu cherches ? » demanda-t-il en ramassant la baguette était tombé du rebord de la banquette et qui avait roulé près des pieds de Bart Jr.
- « Va t'en ! » souffla Barty Sr d'une voix éteinte.
Bart éclata de rire.
- « Ne t'en fait pas, je ne resterais pas longtemps ! » déclara-t-il d'un air amusé « Toi et moi nous savons pourquoi nous sommes là… »
Il vit son père frémir et devenir aussi pâle qu'un fantôme.
- « Tu… Tu ne peux pas faire ça … » bafouilla-t-il d'un air affolé
- « Ah bon ? »
- « Je suis ton père ! »
- « Ah ! »
Bart se redressa un peu et le fixa d'un air mauvais.
- « Un père digne de ce nom n'aurait pas négliger son enfant comme tu l'as fait ! Tu n'as jamais été là ! JAMAIS ! Tu ne fait plus partie de ma famille désormais ! Ma seule famille c'est mon Maître et je ferais tout pour lui ! TOUT ! Parce que lui me prend en considération ! Parce que lui me fait confiance ! »
- « C'est un monstre et un assassin ! »
- « Il a des valeurs qui ne sont pas les tiennes ! Tu n'es qu'un pauvre homme ! Regarde toi ! Tu es pitoyable ! Tu as tout perdu, TOUT ! Ta bêtise, ton égoïsme t'a fait perdre tout ce que tu avais ! Regarde moi ! Lequel de nous deux a le plus réussit ! »
- « Tu es fou ! »
- « Peut-être ! Mais je suis vivant et en position de force ! Et je vais enfin pouvoir te tuer ! »
- « Non ! Bart, pense à ta mère ! Ne me tue pas ! Ta mère n'aurait pas voulu que tu me tue ! »
- « Mais qu'est-ce que tu en sais toi ? De ce que Maman pouvait vouloir ! » hurla Bart alors que des larmes de rage se formaient aux coins de ses yeux « Tu n'as réussit qu'à la rendre malheureuse ! Tu n'as fait que l'ignorer et la délaisser ! Elle s'ennuyait à mourir, elle n'avait que moi ! Elle a préféré me sauver moi plutôt que de rester près de toi alors dis moi… Qu'est-ce que tu savais d'elle ?! »
Bart tremblait de rage. Il sentait qu'il ne pourrait plus se contenir encore longtemps.
- « Le moment est venu de faire enfin quelque chose de bien ! Je vais te tuer ! »
- « Bart ! Je suis ton père ! » supplia alors Barty Sr en tombant à genoux devant lui « Je suis ton père… pitié ! Je n'ai peut-être pas été un bon père, mais je suis là maintenant et malgré tout je t'ai aimé ! Mal, mais je t'ai aimé ! Ta mère aussi ! Bart je t'en supplie ! Je peux me racheter ! »
- « Non, c'est trop tard ! » répliqua froidement Bart Croupton avant de lacer un Avada Kedavra qui terrassa immédiatement son géniteur.
Bartémius Croupton Sr tomba raide mort sur le plancher poussiéreux d'un studio sordide. Sans autre forme de procès, Bart jeta un sort au corps qui gisait devant lui pour le ramener à l'état d'un simple os qu'il ramassa. Il le glissa dans sa poche et quitta l'appartement. Il transplana immédiatement et se retrouva bientôt devant les grilles de Poudlard. Il regarda le château d'un air amusé. Si son père n'avait pas eu si peur et s'il était resté dans l'enceinte du château, il lui aurait été impossible de le tuer… Il faut croire que la crainte pousse souvent les gens à faire des folies. Bart longea un long moment les murs d'enceinte de la propriété de Poudlard. Lorsqu'il reconnut que de l'autre côté de la muraille se trouvait la Forêt interdite, il jeta l'os négligemment. Il entendit le bruit sourd de sa chute sur le sol meuble. C'est alors que les larmes le gagnèrent. Il s'appuya sur le mur un moment, incapable de retenir les larmes qui s'écoulaient. Il pleurait des larmes de joie et de peine mêlées.
