Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !

Bonne lecture à vous tous… Aylala

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Ce qui aurait pu se passer

Chapitre soixante dix sept : Bon anniversaire

« Trois cent soixante cinq
journées d'amour
aujourd'hui on trinque
à notre tour
la petite bougie
juste allumée
d'vant nos yeux rougis
part en fumée
bon anniversaire... »

Alain Chamfort

Lorsque Sirius ouvrit les yeux ce matin-là, il était parfaitement réveillé, ce qui était exceptionnel. Lui qui d'habitude mettait des heures à émerger de son sommeil était en pleine forme, frais et de bonne humeur. Il était même de très bonne humeur car ce jour là n'était pas un jour comme les autre. Doucement, il se retourna dans le lit et aperçut Océane qui dormait encore à poing fermé. Il se mit à sourire. Elle était si belle. Une des bretelles de sa petite chemise de nuit bleutée avait glissé sur son bras dévoilant son épaule nue. Il fallut au jeune homme tout son courage gryffondorien pour ne pas jeter ses lèvres sur cette peau offerte qui semblait si douce et encore gorgée de la chaleur des couvertures. Il secoua sa tête et reprit ses esprits. Il devait s'en tenir à ce qu'il avait prévu, il voulait que tout soit parfait. Mais son regard se posa sur une mèche de cheveux blonds qui glissait dangereusement vers la poitrine de la jeune femme qui se soulevait doucement au rythme de sa respiration calme et sereine. Et encore une fois, c'est à regret que Sirius détacha son regard de cet agréable spectacle à son sens. Il ne devait pas perdre de vue ce qu'il avait prévu de faire. Précautionneusement, le jeune homme sortit du lit en prenant grand soin de ne pas réveiller sa fiancée. Il grimaça quand ses pieds rencontrèrent le carrelage froid. Silencieusement, sur la pointe des pieds, il quitta la chambre et emprunta l'escalier pour se rendre au rez-de-chaussée. Il gagna la cuisine. Il s'autorisa enfin à bailler et en profita pour s'étirer. Il récupéra alors un plateau en bois et le déposa sur la table de la cuisine. Il le fixa un moment avant de se décider à le remplir. Il alla récupérer deux grandes tasses et deux verres. Il prépara des toasts qu'il disposa dans une petite assiette qu'il posa bien consciencieusement au milieu du plateau. Il choisit ensuite tout un assortiment de confiture, prépara du thé et remplit un pichet de jus de citrouille. Il repositionna trois fois chaque objet dans le plateau avant d'être plutôt satisfait du résultat. Mais quelque chose manquait. Comme un flash l'idée vint à Sirius et sur un coup de tête, sans se soucier qu'il ne portait en tout et pour tout que son caleçon, il sortit de la maison. Il frissonna un peu à cause de l'air frais de ce matin de juillet, mais décidé, il traversa son jardin et la rue pour se rendre dans le jardin de la famille Potter. Lily avait de très jolis rosiers, et comme aujourd'hui était un jour spécial, le jeune homme ne douta pas une seconde que son amie fut d'accord qu'il se serve de ses fleurs. Il en cueillit quatre d'un rose éclatant et qui sentaient particulièrement bon. Content de lui, il retraversa la rue et son jardin pour regagner sa cuisine. Il fit alors apparaître un vase et y disposa les roses avant de les positionner savamment sur son plateau petit déjeuner. Sirius se mit à sourire, prépara un biberon de chocolat au lait qu'il garda dans sa main tandis que de l'autre, il ensorcelait le plateau qui s'éleva dans les airs. Il remonta ainsi chargé jusqu'à sa chambre et ouvrit la porte extrêmement doucement. Océane dormait toujours, Sirius était ravi. Doucement, il posa le plateau et le biberon sur la commode et quitta la pièce. Il se rendit dans la salle de jeu qu'il traversa en enjambant les peluches de Lalyh et se rendit justement dans la chambre de sa fille. Il ouvrit la porte et la referma sans un bruit, s'approcha du berceau et contempla le bébé dormir. Il ne s'en lassait pas. Les yeux fermés, une moue légèrement boudeuse, et l'oreille de son lapin fermement tenu dans son petit poing fermé, Sirius se sentit fondre devant ce spectacle. Lalyh avait sans doute dû avoir chand dans la nuit, car sa petite couverture était poussé en tas au fond du berceau, son petit pied encore emmêlé dedans. Elle portait un pyjama jaune pâle sur lequel étaient dessinés de petits bébés dragons vert pâle. Délicatement, Sirius alla récupérer la chaise qui se trouvait sous la fenêtre pour pouvoir s'installer plus confortablement devant son petit ange qui dormait.

Il avait changé, Sirius le sentait au fond de lui-même, il n'était plus le même. Il n'était plus l'adolescent insouciant, il n'était plus le jeune homme volage. Maintenant il les avait elles… Océane et Lalyh ses deux amours. C'étaient elles qui l'avaient fait changé ainsi, elles l'avaient métamorphosé. Et il en était enchanté parce qu'il n'avait jamais été aussi heureux de sa vie. Et il allait tout faire pour les rendre heureuses à son tour. C'était pour cela qu'il essayait d'être attentionné envers Océane, c'est pour cela qui souhaitait plus que tout que la guerre se finisse. Il ne voulait pas que son petit ange grandisse dans ce climat de haine, de violence et d'intolérance. Il voulait qu'elle ne connaisse jamais cela…

Lalyh se mit alors à remuer doucement et Sirius se mit à sourire. La fillette bougea doucement sa tête puis ses petites jambes. Finalement, elle ouvrit avec difficulté un œil, puis le deuxième. Sirius la regarda se réveiller avec attendrissement. Le bébé tourna au bout d'un instant la tête dans sa direction. Le jeune homme vit alors les petits yeux gonflés de sommeil se froncer de surprise un court instant avant qu'un léger sourire ne naisse sur ses lèvres. Elle venait de le reconnaître. Sirius ne pu s'empêcher de sourire largement, il était tellement fier d'elle. La petite fille tendit ses petits bras potelés vers lui et le jeune homme se pencha pour la sortir de son berceau.

- « Viens avec moi ma puce… » murmura-t-il tandis qu'il la serrait bien sort contre lui et que Lalyh calait sa tête contre son cou sans lâcher l'oreille de son lapin en peluche.

Il caressa un moment ses petits cheveux si soyeux et déposa un baiser très tendre sur son front avant de lui murmurer doucement

- « Joyeux anniversaire princesse… »

Cela faisait un an déjà, un an que Lalyh était arrivé dans sa vie et qu'elle l'avait définitivement bouleversée. Cela faisait déjà un an que Sirius l'avait pris dans ses bras pour la toute première. Encore endormie, la fillette se cala un peu mieux contre lui et il la serra davantage.

- « Tu es comme moi, tu as du mal le matin… » s'amusa Sirius en prenant une de ses petites mains dans la sienne.

Il resta ainsi le temps que la petite fille se réveille un peu mieux. Une fois qu'elle eut baillé à s'en décrocher la mâchoire, ce qui l'amusa beaucoup, Sirius déposa un nouveau baiser sur sa petite joue.

- « Et si on allait réveiller Maman, ma princesse ? » demanda-t-il d'un air malicieux tandis que Lalyh se mettait à sourire.

Sirius adressa un clin d'œil à sa fille et sans plus attendre sortit de sa chambre pour se rendre dans celle où Océane dormait encore, mais plus pour longtemps. Une fois arrivés près du lit de la jeune femme, Sirius déposa doucement Lalyh. La petite fille était assise près de sa maman qu'elle regarda un petit moment avant de jeter à son père un regard amusé. D'un signe de la tête, ce dernier l'encouragea. La fillette posa alors doucement sa main sur la gorge de sa maman. Océane grogna un peu se qui fit éclater de rire la petite fille qui se mit à genoux et qui posa ses mains sur les joues de sa mère. Océane ouvrit les yeux en grognant mais se mit aussitôt à sourire en voyant le visage amusé de son bébé.

- « Bonjour chérie… » murmura-t-elle doucement en caressant le dos de sa fille « Et bonjour à toi qui a manigancé tout ça ! » lança-t-elle en souriant à Sirius

- « Bonjour » répondit Sirius en s'installant près d'elle sur le rebord du lit.

Assis, appuyé sur son bras tendu qu'il avait fait passé de l'autre côté des hanches de sa fiancée, il les surplombait toutes les deux.

- « Bon anniversaire Lalyh… » souffla Océane en embrassant sa fille qui venait de poser sa tête sur sa poitrine.

Sirius vit alors la jeune femme planter son regard ému dans le sien, et il se pencha tout doucement pour l'embrasser tendrement.

- « Joyeux anniversaire d'accouchement… » lui glissa-t-il à l'oreille d'un air amusé.

La jeune femme se mit à rire doucement.

- « C'était déjà terminé l'an dernier à cette heure là… » murmura-t-elle « Là, on était en train de la regarder dormir en se disant qu'on avait de la chance… »

- « Et je me dit toujours… » souffla Sirius en souriant tandis que Océane hochait doucement la tête.

Lalyh se leva soudain et vint s'allonger sur le ventre de sa maman, la tête toujours confortablement posée sur la poitrine de celle-ci. La jeune maman posa sa main sur le dos de sa fille et le caressa tendrement. Sirius les regardait en souriant doucement.

- « Elle est vraiment parfaite… » murmura-t-il « On peut être fier de nous. »

Océane pouffa doucement avant de bailler.

- « J'ai faim » souffla-t-elle

- « Ca tombe bien ! » déclara Sirius en se levant.

Il retourna s'installer à sa place dans le lit tandis que Océane asseyait Lalyh entre eux deux et se redressait. D'un coup de baguette, Sirius amena vers eux le plateau du petit déjeuner et le biberon de sa fille qu'il réchauffa un peu avant de le lui donner. Lalyh l'attrapa rapidement et enfourna goulûment la tétine dans sa bouche, ce qui amusa ses deux parents.

- « Tu es un amour Sirius… » murmura doucement Océane en se penchant de son côté pour l'embrasser « C'est très gentil… »

- « Mais c'est tout à fait normal ! Ce n'est pas tous les jours que ma fille fête son premier anniversaire alors j'ai envie que tout soit très bien pour elle et pour toi, qui m'a fait ce si joli cadeau »

Il vit alors sa fiancée rougir et glisser sa main dans la sienne. Il laissa avec plaisir ses doigts s'entrelacer aux siens et lui fit un clin d'œil charmeur qui la fit rire.

- « Tu veux du jus de citrouille ? » demanda-t-il alors

- « Je vais me servir chéri. J'ai peur que tu en mettes partout » répondit la jeune femme en souriant de plus belle.

- « Eh ! » s'indigna Sirius

Océane lui rendit alors son clin d'œil et il soupira.

- « Je ne suis pas maladroit… » grogna-t-il un peu tout de même.

A cet instant, Lalyh entreprit de l'escalader, il lui facilita la tâche et l'installa sur ses genoux tout contre lui où elle continua tranquillement à boire son lait. Sirius attrapa alors un toast dans lequel il mordit violemment. Lalyh releva soudain la tête et l'observa d'un air curieux puis après avoir recracher la tétine de son biberon et ouvrir grand la bouche dans sa direction. Sirius jeta un regard interrogateur à Océane qui le rassura d'un hochement de tête. Il partagea son toast avec sa fille en souriant tandis que Océane se rapprochait d'eux et collait sa tête contre son épaule.

- « On est bien là tous les trois » souffla-t-elle pendant que Sirius l'enlaçait de son bras inoccupé en hochant la tête.

Elle avait entièrement raison, il était très bien là, tous ensemble, leur famille, la nouvelle famille Black.

Une fois le petit déjeuner terminé et le plateau disparu d'un geste de baguette, Sirius regarda attentivement Lalyh ramper jusque sur sa maman qui la prit dans ses bras pour lui faire un câlin très tendre.

- « On lui offre ses cadeaux ? » demanda le jeune homme

- « Je pensais qu'on les lui offrirait plutôt tout à l'heure. On mange chez James et Lily… Ce serait mieux non ? »

Sirius hocha la tête. Il était vrai que la vraie fête pour le premier anniversaire de sa princesse ce ferait au déjeuner avec Harry, Syrielle et sa marraine, mais il avait tout de même envie de la voir déballer ses cadeaux avec eux. Juste eux trois…

- « On lui en donne un alors… Juste un… » souffla Océane qui avait bien interpréter son regard déçu.

Le jeune homme se releva alors d'un bond et se précipita vers l'armoire qu'il ouvrit rapidement. Il en tira un paquet emballé d'un papier doré et se tourna vers les deux femmes de sa vie. Océane souriait largement et retourna Lalyh de sorte à ce qu'elle le voit. Sirius agita doucement le paquet et la fillette se mit à frapper dans ses petites mains en souriant. Il déposa le cadeau devant elle et l'aida à déballer la petite poupée en chiffon qu'il contenait.

- « Bébé ! » lança la fillette en souriant

Sirius et Océane échangèrent un regard à la fois amusé et attendri. Et pendant que leur fille commençait à jouer sur le grand lit avec sa poupée, ils s'embrassèrent tendrement.

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Tout son petit monde était installé autour de la table du petit déjeuner. C'était le premier matin depuis longtemps qu'il passait avec eux. Il avait réussit à avoir sa journée de libre, Molly en avait été ravie.

- « Papa ! Tu me passe le sucre s'il te plait ? » demanda Charly en relevant de son bol, son visage encore tout endormi.

En souriant, Arthur lui passa le bocal de sucre.

- « Tu travailles pas ce matin ? » questionna Percy

- « Non mon grand, aujourd'hui je reste à la maison avec vous ! »

- « On ira se baigner dans l'étang alors ? » proposa Bill

- « Pourquoi pas… »

Arthur se mit alors à sourire en voyant ses trois aînés exprimer leur joie par de grands cris et en frappant dans leur main.

- « Vous penserez bien dans ce cas, à demander à ce qu'on vous lance un sort de flottaison… » lança alors Molly qui finissait de faire manger Ginny

- « Maman ! » s'exclamèrent les trois garçons en cœur, indignés

- « On est plus des bébés ! » grogna Charly

Mais Molly balaya leurs commentaires et leurs protestations d'un geste de la main. La discussion était close, si les garçons voulaient se baigner, ils devraient avoir subit un sort de flottaison. Arthur jeta un regard compatissant et ses fils qui levèrent légèrement les yeux aux ciels. Il leur fit les gros yeux, mais n'était pas réellement fâché.

A cet instant, Errol, le hibou de la famille fit son apparition à travers la fenêtre. Il se posa sur le rebord de l'évier et tendit la patte avec une légère désinvolture. Arthur, qui se trouvait le plus près, tendit le bras et récupéra le courier. Au milieu des publicités et de quelques missives du Ministère qu'il ne lirait que le lendemain en retournant au travail, une enveloppe parcheminée attira son attention. Elle était lourde, épaisse et légèrement jaunie, frappée d'un écusson représentant un aigle, un lion, un blaireau et un serpent. Les mains d'Arthur se mirent légèrement à trembler quand il lu le destinataire de la lettre.

Mr William Weasley

Le Terrier

Ce n'était pas une surprise, Arthur savait que son fils était un sorcier, mais avoir entre ses mains la confirmation était quelque chose de très émouvant pour lui. Il sentit alors le regard curieux de tous les membres de sa famille posé sur lui et releva la tête en souriant largement.

- « C'est pour toi Bill » souffla-t-il avec émotion.

- « Par Merlin ! » s'exclama Molly en plaquant ses mains sur sa bouche et en se levant précipitamment pour venir se placer derrière leur fils aîné.

- « Ma lettre de Poudlard… » murmura Bill d'un air ahuri.

Un silence de cathédrale s'abattit alors dans la cuisine de la famille Weasley. Même les jumeaux, d'habitude si bruyant semblaient avoir compris l'importance de ce moment.

- « Ouvre la chéri… » murmura Molly qui avait les larmes aux yeux.

Arthur n'en menait pas large non plus. Charly et Percy observait leur frère avec admiration tandis qu'il décachetait l'enveloppe et en sortait la lettre qu'il leur lu à voix haute. Au fur et à mesure de la lecture, l'excitation grandissait dans la maison et une fois la lettre reposée sur la table des cris de joie éclatèrent de toute part. Molly pleurait à chaudes larmes et tenait serrée contre elle Bill qui scandait « Je vais à Poudlard ! Je vais à Poudlard ». Charly avait entraîné Ron et les jumeaux dans une danse frénétique autour de la table. Ginny riait de les voir faire les fous et Percy relisait la lettre de son frère, visiblement avec envie.

- « Je suis si fière de toi mon chéri ! » souffla Molly en embrassant le front de Bill.

- « Tu te rend compte ! Ca va être génial ! Dans qu'elle maison je vais allé ?! » demanda le petit garçon en se libérant de l'étreinte de sa maman.

- « Tu le sauras au moment voulu » répondit Arthur alors que son fils s'approchait de lui.

Il le prit dans ses bras et lui tapota tendrement le dos.

- « Tu deviens un homme mon fils ! » murmura-t-il en souriant

Bill se mit à rire doucement et planta son regard dans le sien.

- « Et si on allait sur le Chemin de Traverse aujourd'hui pour acheter à Bill toutes ses affaires ? » proposa alors Arthur sans quitter son fils des yeux.

Le visage du petit garçon s'illumina alors tandis qu'une nouvelle explosion de joie retentit dans la cuisine.

- « Tous ensemble ? » s'étonna Percy qui s'était levé.

- « Pourquoi pas, oui, tous ensemble » répondit Arthur en interrogeant Molly du regard.

Sa femme haussa les épaules en souriant. Il était vrai que les sortit à neuf étaient assez dynamique, mais ce n'était tout de même pas tous les jours que leur fils aîné recevait sa lettre d'admission à Poudlard.

- « Alors tout le monde se prépare ! » déclara Molly en frappant trois fois dans ses mains.

Il y eut alors une ruée vers l'escalier qui menait aux chambres et se fut encore pire quand il fallut se partager la salle de bain. Molly frôla plus d'une fois la crise de nerf, mais Arthur veillait au grain. Il s'occupa des plus petits tandis que Molly supervisait ce que faisaient leurs aînés.

Les jumeaux donnèrent du fil à retordre à leur père qui ne se laissa pas faire. Il du cependant les menacer de les laisser seuls à la maison en compagnie de la goule pour leur faire cesser leurs farces. Après deux heures de rude combat, tout le monde fut fin prêt. Bill et Charly ne tenaient pas en place. Ils bougeaient en tout sens, en riant, et en parlant fort. Arthur comprenait tout à fait leur excitation et souriait avec bienveillance à leur débordement de joie. Le moment le plus délicat sur le départ de la maison en Poudre de Cheminette. Ginny fut confiée à Bill, Ron à Charly tandis que Molly et Arthur se chargeait chacun d'un des jumeaux. Molly angoissait beaucoup à l'idée de perdre un de leur enfant en route, et Arthur devait bien avouer qu'il redoutait également de devoir faire appel au Service de Régulation des Transport pour les retrouver. Mais, le voyage se passa sans encombres, et c'est au grand complet que la famille Weasley se retrouva au Chaudron Baveur. Après que Molly ai fait ses mille et une recommandation sur comment bien se tenir et quoi faire s'ils se perdaient de vue, tous prirent le chemin de l'allée sorcière.

Molly fut intraitable est insista pour commencer par Fleury & Bott, puis par le passage obligé chez madame Guipure. Là, ne supportant plus d'être calme, les jumeaux échappèrent à la surveillance de leur père et se mirent à courir dans tous les sens pour finir par se cacher dans la boutique de vêtements. Il fallut trois longs quarts d'heure pour finir par les retrouver, assis dans l'atelier en train de mélanger les écheveaux de fil de la commerçante. Après s'être mainte et mainte fois excusés, tous quittèrent la boutique pour se rendre chez Ollivander. Ce ne fut pas plus calme, bien au contraire. Mais fort heureusement, Bill trouva la baguette qu'il contenait avant de ses intenables frères eurent fini de vider consciencieusement des trois premières rangées des armoires à baguette.

Molly décida alors de prendre Bill, Ron et Ginny avec elle pour aller chercher le chaudron et les ingrédients pour potion de son fils aîné, laissant Arthur avec leur quatre autres garçons. Pour les distraire un peu, Arthur les emmena devant le magasin d'accessoire de Quidditch.

- « Dis Papa, tu peux m'en acheter un ? » demanda Charly qui fixait avec envie un Nuage 26.

- « Tu es trop jeune encore » répondit le jeune homme en maintenant les mains de ses jumeaux avec fermeté pour ne pas qu'il fuit.

Il soupira discrètement, les balais coûtaient une fortune… Il se demandait s'il pourrait un jour en offrir à ses enfants.

- « Et quand j'entrerais à Poudlard ? » insista Charly

- « Les premières années n'ont pas le droit d'avoir de balai… » répondit Percy à la place de son père

- « Et ben en deuxième année alors… » lui rétorqua Charly en faisant la grimace

- « Nous verrons, nous verrons… » répondit laconiquement Arthur tandis que les jumeaux tentaient une fois de plus d'échapper à son contrôle.

Ils restèrent un long moment devant l'échoppe du magasin de Quidditch avant d'être rejoint par Molly et les enfants. Ils avaient tout ce qu'il leur fallait, ils décidèrent donc de rentrer. Le voyage du retour fut aussi pénible que celui de l'aller. Une fois de retour chez eux, Bill déballa toutes ses affaires en souriant et en commentant chacune d'entre elle. Arthur le regardait avec attendrissement. Il était tellement fier de lui.

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James passa la tête par la porte de son bureau et la tourna en direction de Lucrécia qui triait le courrier du jour.

- « On a des nouveaux dossiers ? » demanda-t-il simplement alors que la jeune femme se tournait vers lui en souriant.

- « Oui, trois ! » répondit-elle en lui désignant la petite pile de dossier sur le bord de son bureau.

James ouvrit la porte en grand et vint récupérer la pile de document.

- « Sirius est avec un client ? » demanda-t-il à la secrétaire qui lui fit alors non de la tête. « Je vais aller l'embêter dans ce cas ! »

Et en disant cela, il se rendit vers le bureau de son ami, frappa la porte close et entra sans plus attendre. Sirius releva la tête et lui fit un petit signe de la main en le voyant entrer.

- « Tu t'amuses bien ? » demanda James en souriant

- « Non, il n'y a rien de bien folichon à faire aujourd'hui ! Par contre demain, ça risque d'être mieux, je dois aller rendre visite au gérant d'un nouveau magasin d'accessoire de Quidditch qui veut s'installer à Pré-au-Lard. » répondit son ami.

James se laissa tomber sur le fauteuil, en face de lui et lui sourit.

- « Il y en a qui ont de la chance ! » murmura-t-il

- « Oh, mais peut-être que parmi ces dossiers, il y en aura un d'amusant ! » lança Sirius d'un air moqueur

- « Peut-être… » répondit distraitement James en feuilletant ses dossiers. « A non, c'est pas vrai ! » s'exclama-t-il alors

- « Quoi ? »

- « Erik Lovegood fait une nouvelle demande ! » répondit James en soupirant tandis que Sirius se mettait à pouffer.

- « Que veut-il cette fois ? » demanda-t-il d'un air amusé « Financer un autre journal fantaisiste ? Mieux réglementer la chasse aux ronflack cornus ? »

- « Non, il veux faire un truc de CRADE » répondit James

- « Un quoi ?! » sursauta Sirius « comment ça quelque chose de crade ? »

James se mit à rire et pointa son index sur le nom du projet.

- « CRADE, Centre Réservé à l'Accueil Des Elfes… » expliqua James en souriant

- « Mais qu'est-ce que c'est que ce truc ?! » demanda Sirius d'un air mi amusé, mi curieux

- « Je sais pas trop… Une sorte de maison d'accueil des elfes… Qu'est-ce qu'il peut avoir comme idées bizarres ce type ?! »

- « Tu es sur que ce ne serait pas Lily qui lui aurait soufflé ça ? » le taquina Sirius

James grimaça et grogna un peu.

- « J'espère que non ! » soupira-t-il « Non, je ne pense pas, elle me l'aurait dit ! »

- « Oui, je disais ça pour t'embêter ! » le rassura Sirius « Il dit quoi ce dossier ? »

- « Je sais pas… Et je t'avoue que j'ai un peu la flemme de m'y mettre maintenant ! Il va bientôt être midi et Lily veux que je rentre pour déjeuner et que je reste à la maison cette après midi… »

- « Tu deviens homme au foyer ? » se moqua gentiment son ami

- « Oui, elle a rendez-vous avec Slughorn… »

- « Encore ?! »

James se contenta de hocher la tête. Oui, Lily allait encore passer son après-midi avec le vieux Maître des Potions. Et cela ne l'enchantait pas trop. Non pas parce qu'il n'avait pas envie qu'elle revoit leur ancien professeur, ni qu'elle passe du temps avec lui, car il savait que sa femme aimait énormément préparer des potions… Non, lui aurait tout simplement préféré qu'elle passe un peu plus de temps, seule avec lui.

Secouant la tête pour se remettre les idées en place il fixa son ami qui le regardait en souriant.

- « Quoi ? » demanda James

- « Rien ! » répondit Sirius en se redressant « Il est presque midi, si on rentrait chez nous ! »

- « Tu reviens tout à l'heure ? »

- « Il faut bien que l'un d'entre nous travaille, mon vieux Cornedrue ! » répondit le jeune homme en haussant les épaules d'un air faussement fataliste.

Les deux amis se levèrent, quittèrent le bureau de Sirius, saluèrent Lucrécia et transplanèrent chez eux. Ils se séparèrent sur le seuil de leur maison respective.

James entra chez lui et fut aussitôt assaillit par Harry qui souriait largement. Il le prit dans ses bras et l'embrassa.

- « Coucou mon grand ! » souffla-t-il en ébouriffant ses cheveux.

- « Te voilà chéri ! » lança alors Lily qui portait Syrielle dans ses bras « On allait justement se mettre à table, tu es pile à l'heure ! »

James s'approcha d'elle et l'embrassa furtivement avant de sentir les petits bras de sa fille se cramponner à son cou. Avec la plus grande prudence, il la prit également dans ses bras, et c'est ainsi, portant ses deux enfants, qu'il pénétra dans la cuisine où la table était déjà mise. Il déposa chacun de ses enfants dans sa propre chaise haute et vint s'installer comme à son habitude près de Syrielle alors que Lily prenait place en face de lui, non loin de Harry. Ils déjeunèrent tous dans la bonne humeur et une fois repus, James récupéra ses deux enfants pour les conduire dans la chambre de Syrielle. Là, il coucha sa fille, et s'installa dans un fauteuil, Harry sur les genoux pour leur raconter la suite de l'histoire fantastique du petit dragon qui ne savait pas cracher de feu. Une fois l'histoire terminée, Syrielle dormait déjà et la tête d'Harry se faisait très lourde. Il les embrassa tous les deux et portant son fils, il alla le coucher dans sa propre chambre et referma la porte sans faire de bruit. Il prit alors les escaliers pour se rendre au rez-de-chaussée. Debout en face de la baie vitrée, Lily regardait son reflet dans la vitre, ce qui fit sourire le jeune homme.

- « Pour qui essayes-tu de te faire belle ? » demanda-t-il malicieusement

La jeune femme se retourna et lui fit un clin d'œil.

- « Mais pour toi mon chéri ! »

Elle s'avança un peu dans sa direction et le fixa d'un air grave.

- « Tu ne trouve pas que cette robe serait mieux un peu plus courte ? » lui demanda-t-elle soudain.

James l'observa attentivement la robe écrue qui arrivait aux chevilles de sa femme avant de remonter lentement son regard et de planter ses yeux dans les siens.

- « Tu es magnifique » souffla-t-il simplement

- « Je t'ai posé une question ! » lui rappela la jeune femme en rougissant néanmoins.

- « Honnêtement mon cœur, je te préfère sans robe du tout, mais sinon, je la trouve très bien comme ça »

James pensa fortement que pour aller voir Slughorn, la robe de sa femme n'avait pas à être plus courte…

- « Tu es sur ? » insista la jeune femme.

D'un coup de baguette, elle entreprit de rétrécir le tissu jusqu'à ce qu'il lui arrive un peu en dessous du genou, elle se retourna pour se voir dans la vitre. James se mit à sourire de plus belle. Elle avait raison, elle était encore plus ravissante ainsi.

- « Tu as raison, c'est mieux » souffla-t-il en se rapprochant d'elle et en l'enlaçant. « Dommage que je ne puisse pas beaucoup en profiter… A quelle heure tu t'en vas ? »

- « Dans cinq minutes » répondit la jeune femme en se retournant pour lui faire face

James ne put s'empêcher de grimacer.

- « J'aurais aimé qu'on passe un peu de temps rien que toi et moi » murmura-t-il « Tu passes beaucoup de temps à aider Slughorn… »

- « C'est un reproche ? » questionna la jeune femme

- « Non, non, pas du tout… Juste un constat. On ne s'est pas accordé beaucoup de temps l'un pour l'autre ses derniers temps, et je sais que c'est à cause des enfants et de mon travail aussi… Mais j'aurais vraiment aimé passé du temps avec toi là… »

Le jeune homme vit alors sa femme le regarder d'un air attendri avant de l'embrasser tendrement.

- « James, ce que je fais avec Slughorn me plait énormément et je m'amuse beaucoup. Moi aussi j'aimerais passé du temps seule avec toi, mais je lui ai promis de l'aider… »

- « Je sais » soupira le jeune homme

- « Tu sais ce qu'on pourrait faire ? » proposa alors la jeune femme en posant une de ses mains sur sa joue « Tu pourrais, après la sieste des petits, les déposer chez Océane, et venir me chercher chez Slughorn… Ensuite, on irait se promener rien que toi et moi et on rentrerait dans la soirée… Ca te va ? »

- « Ca me parait intéressant… » répondit le jeune homme en l'embrassant.

- « Il faut que j'y aille » murmura alors la jeune femme

- « C'est ça, abandonne moi et va le rejoindre lui et ses potions ! » souffla James d'un air faussement bougon.

- « Oh chéri ! » souffla Lily avant de l'embrasser à nouveau « Je te promets que ce que je fais avec Slughorn est très important et que ça vaut vraiment le coup que j'y passe un peu de temps »

Le jeune homme se contenta de lui sourire et la libéra de son étreinte.

- « A tout à l'heure ? » demanda-t-elle en prenant la direction de la sortie.

- « A tout à l'heure… »

Et James regarda un long moment la robe écrue de sa femme s'éloigner doucement de lui. Il retrouva ses esprits quand elle eut disparut et se décida à trouver quelque chose pour occuper son temps de libre. Se munissant du bébé transmetteur, il se rendit alors dans le jardin pour s'assurer que la piscine n'avait pas de dégâts. Avec les beaux jours qui étaient de retour, il était grand temps de remettre leur piscine en eau. Il s'attela alors à vérifier

Les rebords et à la remplir. Il avait terminé depuis une petite demi-heure quand l'appareil qu'il avait toujours près de lui se mit à clignoter de sa lumière rose, signe que Syrielle venait de se réveiller. Il se dépêcha de rejoindre la chambre de sa fille où cette dernière assise dans son berceau l'accueillit en gazouillant adorablement le mot « papa ». Il la prit dans ses bras et la garda tendrement serrée contre lui jusqu'à ce que Harry l'appelle de depuis son lit. Il alla donc rejoindre son fils, l'aida à sortir de son lit et tous les trois quittèrent le premier étage. Après les avoir fait goûter et les avoir préparer, James les conduisit chez Océane qui accepta avec plaisir de les surveiller pour l'après midi contre la promesse que James se chargerait de Lalyh le jour où Sirius et elle aurait envie de se retrouver un peu seul. C'est donc un large sourire aux lèvres que James transplana jusque dans le village où résidait Horace Slughorn.

Grâce aux indications de Lily, il n'eut aucun mal à retrouver la maison de leur ancien professeur. Il se posta devant la porte et frappa trois coups suffisamment forts pour être entendu. James se sentait bien, d'ici quelques minutes, sa femme l'aurait rejoint et ils partiraient, tous les deux, en amoureux, se promener main dans la main. N'obtenant aucune réponse, James frappa à nouveau.

- « C'est bon ! J'arrive ! » grogna la voix de Slughorn derrière la cloison.

La porte s'ouvrit alors et le jeune homme ne put que sourire en voyant l'expression étonnée de son ancien professeur.

- « Potter ? » s'étonna-t-il « Mais qu'est-ce que vous faites là ? »

- « Je viens chercher Lily » répondit James d'un ton neutre

- « Ah mais oui, c'est vrai qu'elle m'a dit qu'elle partirait plus tôt aujourd'hui ! Mais entrez donc, entrez donc… »

James ne se fit pas d'avantage prier et entra dans la maisonnette.

- « Installez vous dans le salon, je vous en prie, je vais lui dire que vous êtes là. Nous sommes dans mon laboratoire, c'est un peu en retrait » annonça Slughorn en disparaissant de la pièce.

- « Très bien » souffla James en s'installant dans un large fauteuil.

Il regarda tout autour de lui. Le salon était très décoré et aux murs se trouvaient des photos de Slughorn avec quelque uns de ses anciens élèves, devenus célèbres. Le jeune homme se mit à soupirer en se demandant dans combien de temps le vieux professeur demanderait à Lily de poser avec lui sur une photo qu'il afficherait en bonne place et à la vue de tous chez lui.

A cet instant, des bruits de pas précipités se firent entendre, et Horace Slughorn totalement paniqué fit irruption dans son salon.

- « Par Merlin ! Venez vite ! » s'écria-t-il en direction de James qui se leva d'un bond et qui sentit ses entrailles de nouer.

- « Qu'est-ce qui se passe ? » demanda le jeune homme en s'approchant vivement de lui.

- « Je ne sais pas ! Elle allait bien quand je suis venu vous ouvrir et je viens de la retrouver inconsciente, allongée sur le sol ! »

- « QUOI ?! »

Affolé, James se rua dans le couloir, à la suite du professeur. Ils coururent un instant avant de se retrouver dans ce qui semblait être un laboratoire clandestin. Lily était là, allongée sur le sol extrêmement pâle. James se précipita vers elle, tomba à genoux près de son corps et souleva sa tête de ses mains.

- « Lily ? Lily ?! Tu m'entends ? » s'écria-t-il en tapotant doucement ses joues.

- « Par Merlin ! » couina Slughorn en le regardant faire.

- « Mais enfin pourquoi s'est-elle évanouie ? » demanda James « Elle allait très bien en partant de la maison ! »

- « Je ne sais pas ! Elle s'est plainte à plusieurs reprises de la chaleur et de légers maux de tête, mais elle m'a dit de ne pas m'en faire… » expliqua Slughorn en lui tendant un verre d'eau.

James mouilla sa main et la passa sur le visage de sa femme qui ne semblait pourtant pas vouloir reprendre connaissance. Il la prit alors dans ses bras et la serra contre son torse.

- « Lily, mon cœur ! Lily, bon sang, ouvre les yeux ! »

Le jeune homme commençait à avoir vraiment peur. Il allait tapoter une nouvelle fois les joues sans couleur de sa femme quand leur ancien professeur poussa un cri. James releva la tête et le vit lui désigner du doigt les jambes de sa femme. Le jeune homme se tourna dans sa direction et son cœur cessa de battre un instant. Le long des jambes fines de la jeune femme s'écoulait des filets de sangs rouge sombre qui tâchaient par endroit sa robe écrue. De longs filets de sang semblable à des serpents rougeoyant qui glissait sur sa peau banche et douce.

- « Par Merlin mais d'où vient ce sang ?! » s'inquiéta le vieux Maître des Potions.

Mais déjà James sentait un immense froid l'envahir.

- « Oh non ! » s'exclama-t-il « Non ! Pas le bébé ! Lily ! Lily réveille toi ! Pas le bébé ! »

- « Quel bébé ? » demanda le professeur

- « Comment ça quel bébé ?! » hurla James « Mais notre bébé voyons ! Lily est enceinte ! »

- « Oh non ! » s'exclama le vieux sorcier « Mais je ne le savais pas ! Elle ne m'avait rien dit ! »

- « Elle ne vous a rien dit ? » s'étonna James

- « Bien sur que non !! Par Merlin, sinon je ne l'aurais jamais laissé ! Oh non, c'est horrible ! Il faut prévenir Ste Mangouste… »

Le professeur se précipita alors pour sortir de la pièce.

- « Attendez ! » hurla James

Le professeur s'arrêta

- « Qu'est ce qui se passe ? » demanda-t-il sèchement, mais le sorcier ne semblait pas décidé à lui répondre « QU'EST-CE-QUI CE PASSE ? » hurla-t-il

- « J'ignorais que Lily attendait un enfant sinon je l'aurais mise en garde ! Le mélange de certaines des plantes que nous utilisons a des propriétés abortives… » souffla le vieux sorcier en pâlissant

- « Des propriétés quoi ? » demanda James, alors que ses entrailles se nouaient et qu'il n'était pas sur de vouloir connaître la réponse.

- « Qui provoque des avortements… » murmura Slughorn.

Et James sentit comme un poids énorme lui tomber sur les épaules. Il tourna son regard inquiet vers le visage de plus en plus pâle de Lily.

- « Par Merlin non… » souffla-t-il avant de la serrer plus fort contre lui.