Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !

Bonne lecture à vous tous… Aylala

o°O°o°O°o°O°o°O°o°O°o

Ce qui aurait pu se passer

Chapitre soixante dix-neuf : Des regrets

« Même s'il y a des regrets

Des erreurs, des goûts amers

(…)

Tout ce que l'on a eu, ce qui nous berce encore

Reste le souvenirs des moments forts »

Patricia Kaas

- « Allez mon vieux, ne fais pas cette tête là, elle a dit que ce n'était que pour quelques jours » lança Sirius en posant sa main sur l'épaule de James.

Ce dernier soupira et préféra ne pas répondre. Son ami ne pouvait pas comprendre à quel point il se sentait mal. Il déposa son sac sur le sol de la chambre d'ami de Sirius et alla s'asseoir sur le lit, le regard perdu dans le vague.

- « James… » soupira Sirius en venant s'asseoir près de lui. « Ne prends pas ça comme une punition… »

Le jeune homme ferma les yeux et les rouvrit quelques instants plus tard. Il savait bien que ce n'était pas une punition. Ils en avaient beaucoup parlé depuis le retour de Lily de Ste Mangouste et il savait bien qu'ils avaient besoin de réfléchir à tout ce qui venait de ce passer dans leur vie. Mais maintenant qu'il était là, assis sur le lit d'une chambre de la maison de Sirius, il ressentait un immense vide. Elle lui manquait. Il avait beau savoir qu'il n'avait qu'à traverser la rue pour la voir, mais elle lui manquait par-dessus tout.

- « Ce n'est pas une rupture non plus… » continua Sirius qui semblait décider à le faire parler.

Mais James ne répondit pas, il se contenta d'hocher la tête d'un air triste, ce qui fit une nouvelle fois soupirer son ami.

- « Courage mon vieux, ça va aller » souffla alors le jeune homme en posant sa main sur son épaule.

James ferma une nouvelle fois les yeux. Et le visage de Lily lui apparut en mémoire. Par Merlin ce que cela allait être dur.

- « Sirius ! James ! »

Depuis le rez-de-chaussée, Océane les appelait.

- « Quoi ? » répondit Sirius

- « Lily me demande de dire à James que c'est bientôt l'heure du dîner ! » répondit la jeune femme

- « J'arrive » murmura le jeune homme en se levant.

Il fut imité par Sirius qui le regardait toujours d'un air grave. James se tourna vers son ami et esquissa un sourire.

- « Ne t'en fais pas, ça va aller » souffla-t-il plus pour se convaincre lui-même que pour le rassurer.

- « Je sais » répondit Sirius « J'ai confiance. Vous vous aimez tellement que ça va s'arranger »

James se contenta d'hausser les épaules et sortit de la chambre. Il prit les escaliers pour se rendre dans le salon, où Océane les attendait d'un air grave.

- « Bon j'y vais… » lança James.

La jeune femme hocha la tête.

- « Et je reviens tout l'heure… » soupira le jeune homme tandis que Océane esquissait un faible sourire. « Harry tu viens ? On va manger bonhomme ! »

Apparaissant de derrière le canapé, le petit garçon s'approcha de son papa en souriant. James prit sa petite main dans la sienne et après avoir saluer tout le monde, le père et le fils quittèrent la maison pour se rendre juste en face. Ils entrèrent chez eux et James lâcha enfin ma main de son petit garçon.

- « Maman ! » s'écria-t-il en se mettant à courir vers le salon.

- « Ah te voilà mon amour ! » répondit alors la voix de Lily.

Le cœur de James se serra. Comme il aurait aimé avoir un accueil comme celui là… Mais il savait qu'il ne le méritait pas. Il lui avait fait du mal. L'air triste et penaud, il entra à son tour dans le salon. Lily le vit arrive avec un léger sourire qui disparut aussitôt lorsqu'elle vit la tête qu'il faisait.

- « James… » souffla-t-elle en posant sur le sol, Harry qui avait pris position sur ses genoux.

Elle s'approcha de lui et déposa un baiser sur sa joue. Un simple baiser sur la joue avant de prendre la direction de la cuisine.

- « On ne va pas tarder à manger ! » lança-t-elle presque joyeusement.

James soupira et fixa Harry qui le regardait d'un air grave. Il fallait qu'il se reprenne. Lily et lui s'étaient bien mis d'accord sur ce point. Dans la mesure du possible, leurs enfants ne devaient pas pouvoir se rendre compte que quelque chose n'était pas comme d'habitude. Il n'avait pas à savoir que quelque chose n'allait pas. Car malgré tout, Lily et lui s'aimaient plus que tout, et que tous ils formaient une famille qu'ils voulaient protéger de cette crise.

Se forçant alors à prendre un air joyeux, James frappa deux fois dans ses mains et lança d'un ton joyeux.

- « On va aller se laver les mains ! »

Il prit alors la main de Harry dans la sienne et se rendit jusqu'au parc pour bébé où Syrielle jouait. Il la prit à son cou de son bras inactif et tous se rendirent dans la salle de bain. Une fois toutes les mains bien nettoyées, ils se rendirent dans la cuisine où Lily les attendait en souriant.

Le dîner se passa normalement, comme tous les autres dîner en famille. Il fut seulement un peu moins joyeux que d'habitude. James ne cessait de fixer Lily. Elle avait encore les traits tirés par la fatigue et posait très souvent la main sur son ventre, qu'elle caressait avec tendresse. Il mourrait d'envie de la prendre dans ses bras et de la supplier d'oublier tout ce qui s'était passé. Mais il savait bien qu'elle n'accepterait pas qu'il revienne vers elle, tant qu'il n'aurait pas réfléchit à toutes ces horreurs qu'il lui avait dites. Par Merlin qu'il avait été stupide. Mais il avait été tellement choqué. Il avait perdu tout espoir, il était peiné au-delà des mots. Et les phrases qu'il lui avait hurlées avaient échappé à son contrôle. Et il s'en voulait, il s'en voulait plus que tout. Il lui avait fait tellement mal…

Une fois le dîner terminé, James et Lily couchèrent leurs enfants. James resta un peu plus longtemps avec eux que d'habitude. Il se sentait un peu stupide. Il savait bien que cela ne changerait pas des autres jours, qu'ils ne se rendraient même pas compte de son absence, mais il avait besoin de les serrer contre lui un peu plus, comme pour garder leur empreinte sur lui pour affronter la longue nuit qu'il se préparait à passer. Après leur avoir dit plusieurs fois à quel point il pouvait les aimer, il les quitta et se rendit dans le salon, où Lily l'attendait, debout face à l'escalier. Elle détourna le regard quand elle le vit arrivé et le cœur de James se déchira de plus belle. Il soupira de tristesse en s'arrêtant devant elle et prit sa main dans la sienne et déposa un baiser sur le dos ce celle-ci. Il la sentit frémir un peu et la lâcha.

- « Je crois qu'il vaut mieux que j'y aille » murmura-t-il à contre cœur.

La jeune femme hocha la tête et tous les deux se rendirent sur le pas de leur porte. James vit alors Lily plonger son regard émeraude dans le sien et il su qu'elle y voyait toute la tristesse et tout le mal être qu'il ressentait en ce moment même.

- « Lily s'il te plait… » supplia-t-il une dernière fois, tout en sachant qu'elle ne reviendrait pas sur sa décision.

Mais il fallait qu'il essaye…

- « James… On a besoin de réfléchir chacun de notre côté » répondit-elle d'une petite voix « Tu le sais… »

- « Oui mais c'est dur » avoua le jeune homme « Je sais que je t'ai fait du mal mais c'est trop dur d'être loin de toi et des enfants… »

- « S'il te plait James… Tu sais qu'il faut qu'on le fasse » souffla-t-elle en posant ses mains sur son visage.

Le jeune homme ferma un court instant les yeux avant de les ouvrir à nouveau.

- « Je t'aime » murmura-t-il

- « Je sais » répondit-elle sur le même ton.

Elle se pencha vers lui pour l'embrasser. C'était un baiser timide, mais c'était le premier depuis ce qui était arrivé, et James se sentit un peu mieux.

- « Je t'aime aussi… C'est pour ça que je veux qu'on règle cette histoire avant que ça nous détruise… » souffla-t-elle alors qu'il la prenait un court instant dans ses bras.

Puis elle se détacha de lui avec un faible sourire qui manquait de conviction.

- « Bonne nuit mon cœur » lança James en sentant ses entrailles se nouer

- « Bonne nuit chéri » répondit la jeune femme, tout simplement.

Puis, James traversa la rue. Une fois rendu chez Sirius, il se retourna, elle était toujours sur le pas de la porte. Il lui adressa un petit signe de la main et rentra chez son ami. Océane et lui étaient tranquillement en train de discuter, installés dans leur canapé. Il les envia. Lui aussi aurait voulu pouvoir être avec la femme qu'il aimait et passer une soirée tranquille avec elle. Mais il n'était qu'un abruti qui méritait tout ce qui lui arrivait.

- « Je vais me coucher ! » lança-t-il simplement en prenant la direction des escaliers.

- « D'accord mon vieux » répondit tristement Sirius « Courage »

James se contenta de soupirer et alla s'allonger sur son lit, après avoir bien pris soin de refermer correctement la porte. Il ne prit pas la peine de se déshabiller. Il pensait à Lily, il pensait à Harry et Syrielle, il pensait au bébé qu'il avait cru mort. Il ressassait sans cesse sa dispute avec elle, il se souvenait de l'immense sentiment de vide qu'il avait ressenti lorsqu'il avait cru qu'ils avaient perdu l'enfant, puis la joie immense quand il avait appris que son fils avait résister à tout ça et enfin le coup de massue qu'il avait reçu en entendant sa femme chérie lui hurler « Dégage Potter » des larmes plein la voix. Il soupira de plus belle, désemparé.

Il ne dormit pas cette nuit là. Le lendemain de bonne heure, il retourna chez lui pour prendre son petit déjeuner avec sa femme et ses enfants. Puis, il alla travailler et il retourna chez lui. Il passa le reste de l'après midi à jouer avec ses petits, à leur faire des câlins, à leur donner leur bain et après le dîner, une fois qu'ils furent couchés, il regagna la maison de son ami, le cœur lourd, où il passa une autre nuit sans sommeil, loin de ceux qu'il aimait.

Cela dura quatre jours. Quatre longs jours d'enfer pour James qui supportait de plus en plus mal la situation. Il ne dormait quasiment pas, ne cessant d'essayer de répondre à la question que Lily lui avait posé « Que ce serait-il passé si notre bébé était mort ? Tu m'en aurais voulu le restant de ta vie ? »

James se sentait vraiment très mal et Sirius s'inquiétait pour lui. Mais le jeune homme savait que c'était une crise qu'il devait gérer seul. Finalement, au beau milieu de la quatrième nuit, il n'y tint plus. Cela devenait trop dur pour lui de voir jours après jours Lily souffrir autant que lui de son absence et de cette tension qu'il y avait entre eux. Cela faisait quatre jours qu'il ne rêvait que de la prendre dans ses bras pour lui dire qu'il l'aimait, quatre jours qu'il ne vivait plus. Il se redressa alors sur son lit, s'habilla et le plus discrètement possible, James quitta la maison des Black. Il entra chez lui sans bruit, presque comme un voleur et se rendit à l'étage. Là, il frappa doucement à la porte de sa chambre.

- « Lily, c'est moi… » murmura-t-il pour ne pas l'effrayer.

Il poussa alors la porte et fut surpris de la voir les yeux grands ouverts dans la pénombre. Elle ne dormait pas, son oreiller à lui fermement serrer contre son corps à elle comme pour se donner l'illusion qu'il était là. Celui lui fit du mal.

- « James ? Il se passe quelque chose ? » demanda-t-elle presque paniquée en se redressant.

- « Non, non, calme toi mon ange, ce n'est rien. C'est juste que…. Il faut qu'on parle »

- « Maintenant ? »

- « J'en peux plus Lily ! Il faut qu'on règle ça maintenant une bonne fois pour toute chérie parce que ça nous fait du mal »

La jeune femme soupira et se redressa. Elle alluma la lampe de sa table de chevet et s'installe en tailleur sur le lit. D'un geste de la main, elle l'invita à le rejoindre et le jeune homme ne se fit pas prier. Il s'installa bien en face d'elle et plongea son regard dans le sien.

- « Je crois que je n'ai jamais autant réfléchi de ma vie tu sais, au court de ses quatre jours. Mais je sais que c'était nécessaire. Je t'aime Lily, je t'aime tellement. Et j'ai eu si peur ce jour là ! Si peur de vous perdre tous les deux, le bébé et toi, puis peur de le perdre lui. Et j'ai dit des choses horribles qui t'ont fait du mal, je le sais et je m'en veux »

Lily l'écouta sans dire un mot, visiblement aux bords des larmes d'avoir à se rappeler de cela. James prit une grande inspiration.

- « Je suis un sombre idiot Lily, et je comprend que tu m'en veuille mais… Ecoute, quand tu m'as appris que tu étais enceinte, tu étais perdue. Tu disais que ce bébé arrivait trop tôt et qu'on ne s'en sortirait pas. J'ai pris ça pour un coup de blues et je t'ai consolé. Ensuite, tu m'as avoué que tu ne vivais pas cette grossesse de la même manière que les autres, que tu avais parfois l'impression d'oublier que tu étais enceinte et tu avais peur de ne pas aimer cet enfant comme Harry et Syrielle. Et encore une fois je t'ai consolé. Mais cette fois ci, le doute est arrivé en moi. Et si tu n'aimais vraiment pas cet enfant, si tu l'aimais moins que les autres ? Je m'en suis voulu de penser ça, mais je n'y pouvais rien. Cette grossesse ne ressemble en rien aux deux autres, j'avais l'impression qu'on s'en occupait moins, que ce n'était pas important, que ce n'était qu'un détail. Mais ce bébé c'est tout sauf un détail et ça je l'ai compris à Ste Mangouste. Je l'aime déjà de tout mon cœur et maintenant que j'ai vu dans quel état tu étais toi aussi quand on a cru que… enfin bref, je sais que tu l'aimes et autant que les autres. Je sais que j'aurais du te dire tout ça avant et de ne pas le garder pour moi. Ca aurait éviter que je te lance tout cela à la figure, je m'en veux, si tu savais… je m'en veux tellement de t'avoir dit ça. Et j'ai réfléchi aussi à ce que tu m'as dit. Lily, si ce bébé était mort, je n'aurais pas pu t'en vouloir. Pas en voyant la peine que tu avais… Je t'aime trop mon cœur, je t'aime trop pour t'en vouloir pour quoique se soit. Je t'aime »

Il avait prononcé ses derniers morts d'une voix rauque et désespérée. Il se sentait un peu mieux de lui avoir dit tout ça. La jeune femme le fixait les larmes aux yeux.

- « Pardonne moi Lily, de t'avoir fait du mal, de t'avoir fait souffrir et d'avoir été infect avec toi. Je t'en supplie pardonne moi… »murmura-t-il en prenant ses mains dans les siennes.

- « Tu n'as plus rien sur le cœur ? » demanda Lily d'une toute petite voix « Tu es sur que tu n'as plus rien d'autre à me dire… »

- « Oui j'en suis sur, j'ai eu le temps de penser à tout ça et… Je sais que maintenant tu sais tout. Tu sais que je suis un abruti qui ne te mérite pas »

- « Oh James ! » lança-t-elle en se mettant à genoux « Je t'interdis de dire ça ! »

Elle se jeta alors dans ses bras et en soupirant de bonheur James la serra contre lui.

- « Tu ne m'en veux plus ? » demanda-t-il doucement

- « Non »

- « Tu m'as pardonné ?! » s'étonna James « Après toutes ses horreurs que je t'ai dit ? »

- « Tu t'es excusé chéri… et moi aussi je t'aime trop pour t'en vouloir » sanglota-t-elle contre son épaule.

Il caressa un long moment son dos et ses cheveux tout en embrassant son cou.

- « Toute cette affaire est réglée ? » demanda-t-il tout contre sa peau.

- « Oui » murmura la jeune femme « Mais la prochaine fois que tu as des doutes, parle m'en s'il te plait… Même si ça fait mal sur le moment, mais je ne veux plus qu'on revive ça… » souffla-t-elle

- « Je te le promets » répondit-il en la serrant d'avantage contre lui.

Il était plus que soulagé. Il se sentait enfin revivre, il se sentait enfin mieux

- « James » murmura alors Lily d'une toute petite voix

- « Quoi mon cœur ? » demanda James en se détachant un peu d'elle pour pouvoir fixer son regard humide à cause de l'émotion.

- « Reviens à la maison s'il te plait… » demanda-t-elle en souriant faiblement.

James soupira et se mit à sourire largement. Il se pencha vers elle pour l'embrasser tendrement.

- « Avec plaisir » répondit-il en la prenant dans ses bras et en l'allongeant sur leur lit « Je récupérerais mes affaires dès demain, mais pour le moment, je reste près de toi… »

Lily se blottit alors tout contre lui en souriant doucement. James glissa une de ses mains sur le ventre de sa femme et se mit à le caresser tout doucement et tous les deux passèrent le reste de la nuit à discuter et à s'embrasser. Ou tout simplement à se regarder. Ils s'étaient tellement manqués ses derniers temps, ils avaient besoin de se retrouver…

o°O°o°O°o°O°o°O°o°O°o

Le cou bien enfoncé dans ses épaules et le col de son blouson relever le plus haut possible, Bob Newer sortit du magasin miteux et fit quelques pas dans la ruelle sordide. Il n'y avait personne dans les environs, seul un chat se risquait parmi les ordures qui traînaient sur le sol. L'homme serra bien fort contre lui un paquet soigneusement emballé. Il regarda tout autour de lui et sans plus attendre, il quitta cet endroit glauque. La ruelle donnait sur une place un peu plus animée, mais l'homme ne s'en soucia guère. Il avait un travail à finir. Il traversa rapidement la place pour regagner la rue où il avait garé sa voiture. Il sortit les clés de son blouson et ouvrit sa portière. Avec précaution, il déposa son précieux paquet à la place du passager, mit le contact et partit. Il roula une bonne dizaine de minutes avant de rejoindre la zone industrielle. C'était un bien étrange endroit pour un rendez vous, mais il ne s'en formalisa pas. Peu lui importait l'endroit où il devait se rendre du moment qu'il était payé.

Il se rappela alors comment il avait obtenu ce ''travail''. Tout avait commencé une semaine plutôt. Il était comme à son habitude au bar de Joe, en train d'enfiler whisky sur whisky pour noyer son inactivité. Il l'avait tout de suite remarqué quand il était entré. L'homme était petit, et visiblement très mal à l'aise. Il serrait bien fort le col de son manteau et jetait des regards hagards tout autour de lui. Bob se souvenait très clairement que l'homme lui avait alors fait penser à une sorte de rongeur. L'homme s'était approché du bar et s'y était installé sans dire un mot. Habitué à ce genre de type bizarre, Joe n'avait rien dit et c'était contenté de lui apporter un verre de gin. Il avait alors sursauter et bafouiller de vagues remerciements. Il l'avait amusé. Il semblait aussi à l'aise dans cet endroit d'un chat au milieu d'une horde de chiens affamés…

Bob s'était alors approché de lui, son verre à la main.

- « Alors l'ami ?! On est perdu ? » avait-il souffler à l'inconnu qui avait alors violemment sursauté, surpris qu'il lui adresse la parole.

Bob ne s'était pas arrêter là, le malaise de cet homme l'amusait grandement. Mais l'inconnu semblait méfiant.

- « Que fais-tu dans un endroit comme celui-ci ? » avait continuer Bob en s'installant à ses côtés « C'est un quartier mal famé… »

- « Je sais » daigna répondre l'homme.

Prenant ceci comme un signe encourageant, Bob lui avait tendu la main.

- « Je me présente, Bob Newer »

L'inconnu l'avait fixé un moment avant de lui tendre également sa main.

- « Peter Pettigrow » murmura-t-il

- « Et bien, Peter, laisse moi te dire que tu as l'air plutôt égaré ici ! » lança Bob « Tu donnes l'impression de ne pas être à ta place ! »

- « Tu n'as pas idée à quel point… » marmonna Peter en prenant une gorgée de sa boisson.

Bob le regarda un moment avec surprise. Cet homme était sans doute le plus étrange qu'il ait jamais vu. Il se demandait bien ce qu'une personne qui paraissait aussi timide et frêle que lui pouvait faire dans un endroit aussi glauque que celui-ci. Il se décida alors à lui poser la question.

- « Peter, que fais-tu ici ? »

Il vit son interlocuteur le fixer longuement et le regarder d'un air grave. Il l'observait comme s'il jaugeait s'il pouvait où non, lui confier quelque chose.

- « Je suis à la recherche de quelque chose » souffla-t-il enfin

Bob le regarda avec surprise. Son expression n'était plus le même. Il avait l'air bien plus déterminé et bien plus sur de lui. Cela le troubla un peu. Décidément, ce Peter Pettigrow était très étrange.

- « Quel genre de chose ? Je peux peut-être t'aider… » avait-il alors souffler presque instinctivement.

Peter le regarda d'un air étrange et l'observa un moment avant de reprendre.

- « Es-tu quelqu'un de discret ? »

Bob avait alors rit doucement. Il n'y avait pas plus discret que lui. Des affaires louches, il en avait fait tant qu'il aurait été bien incapable de les compter et personne n'était encore venu se plaindre de ses méthodes ou de sa discrétion. Peter lui avait alors confier ce qu'il attendait de lui et après avoir négocier son salaire, les deux hommes s'étaient quitter, se donnant rendez vous ce jour ci, dans cet endroit sordide.

Il se gara devant un vieil entrepôt délabré et sortit de sa voiture. Il consulta sa montre, il était pile à l'heure. Il commençait à regarder tout autour de lui dans l'espoir de retrouver Pettigrow quand il entendit un étrange bruit, semblable à craquement particulièrement sonore se fit entendre. L'homme se retourna et aperçut alors les silhouettes de deux hommes un peu plus loin. Il aurait pourtant jurer n'avoir vu personne à cet endroit quelques instants plus tôt. Les deux hommes se rapprochèrent de lui. Ils les trouva bizarrement vêtu, portant tous les deux de longs pardessus ternes et défraîchis, on distinguait néanmoins que le plus grand des deux portait un pantalon de pyjama alors que le plus petit arborait une culotte de golf. Alors qu'ils n'étaient plus qu'à quelques mètres, il les entendait chuchoter.

- « Elle aurait pu venir avec nous tout de même, elle a approuvé mon idée… »

- « Elle ne supporte pas de venir chez les moldus ! » souffla la plus grand.

Bob haussa un sourcil. De quoi ces deux hommes parlaient-ils, mais au moins il avait reconnu la voix du plus petit, il s'agissait bien de Pettigrow.

- « Elle pourrait faire un effort ?! Moi non plus je ne suis pas à l'aise ici ! » rétorqua Peter

- « Peut-être, mais elle, elle aurait créer un scandale ! »

- « Tu devrais avoir plus de contrôle sur ta femme Rodolphus »

- « Je te conseille de ne plus jamais me faire se genre de remarques ! » menaça le Rodolphus en question en s'arrêtant et en empoignant le col du pardessus de son compagnon qui se mit à trembler et qui hocha la tête.

Il le lâcha alors et reprit sa marche vers lui. Dans sa vie, Bob avait déjà eu l'occasion de voir des choses étranges, mais des types aussi peu nets que ces deux là, jamais.

- « Bob Newer ? » demanda alors celui qui s'appelait Rodolphus.

Bob hocha la tête d'un geste vif.

- « Je croyais que tu viendrais seul Peter ! » lança-t-il alors

Ce qu'il avait fait n'était pas ce que l'on pouvait qualifier de légal, il n'avait pas de permis pour cela ni les autorisations nécessaire, il aurait largement préféré que son interlocuteur vienne seul.

- « Peter et moi sommes associés dans cette affaire ! » rétorqua Rodolphus d'une voix sèche.

Devant le ton sans réplique de cet homme, Bob ne répondit pas. Il sentait qu'il pouvait être dangereux. Les deux hommes se rapprochèrent alors de lui et il les fixa d'un air grave.

- « Où sont-elles ? » demanda Peter

- « Là dedans ! » répondit Bob en désignant l'intérieur de sa voiture.

Il en fit alors le tour, ouvrit la portière du passager et ramassa le paquet qui s'y trouvait toujours. Il le garda bien serrer contre lui, ce n'est tout de même pas au vieux singe qu'on apprend à faire la grimace.

- « Vous avez l'argent ? » demanda-t-il

- « Plus tard ! » lança sèchement Rodolphus « Montre nous d'abord comment ça fonctionne ! »

Bob eut du mal à déglutir, cet homme était vraiment menaçant et il sentait qu'il n'avait rien de bon à gagner à lui tenir tête.

- « Vous ne savez pas vous en servir ? » s'étonna-t-il tout de même.

En général, les personnes qui achetaient ce genre d'objet savaient s'en servir.

- « Non » grogna Rodolphus d'une voix qui ôta à Bob l'envie d'émettre un autre commentaire.

Il posa alors précautionneusement le paquet sur le toit de sa voiture, et entreprit de le défaire. Lorsqu'il eut enfin une des armes qu'il contenait dans la main, il se retourna vers ses interlocuteurs.

- « Alors c'est donc ça une arme à feu… » souffla Rodolphus en s'approchant d'un peu plus près.

Bob le regarda avec surprise. Cet homme ne connaissait pas et ne semblait n'avoir jamais vu le moindre revolver de sa vie ? N'était-il donc jamais allé au cinéma et n'avait-il jamais regardé la télévision de sa vie ? Ces deux hommes étaient décidément bien étranges. Il se résolu alors à terminer rapidement sa transaction et à s'éloigner d'eux au plus vite.

Il s'éloigna de quelques pas pour leur faire une petite démonstration. Les deux hommes parurent très impressionnés. Il n'osa pourtant pas les mettre en garde sur le fait qu'il valait mieux savoir manipuler ses petits joujoux avant de s'en servir. Après tout, ils devaient savoir ce qu'ils faisaient, et Bob se fichait royalement que l'utilisation qu'ils auraient de ses armes. A vrai dire, il ne préférait pas le savoir. Autant, il avait trouvé Pettigrow timide et apeuré et n'avait vu aucun mal à l'aider, autant ce Rodolphus ne lui disait absolument rien qui vaille et il préférait ne pas trop se mouiller et ignorer de quoi cet homme était capable.

Il replaça alors l'arme dans le paquet et le referma soigneusement. L'heure des négociations avaient sonné.

- « Très bien, j'ai fait ce qu'on me demandait » lança-t-il en se retournant vers les deux hommes.

Il vit alors Rodolphus tendre la main vers le paquet que Bob tenait serré contre lui.

- « Je suis désolé, mais je ne vous les donnerais qu'après avoir reçut mon argent ! Il y a quatre revolvers ici ! Ils ne sont pas gratuits ! » lança-t-il

Rodolphus éclata alors d'un rire mauvais.

- « Tu entends ça Peter ?! Il veut peut-être que nous lui donnions de l'argent ! »

- « C'est ce qui était convenu ! » commença à s'énerver Bob

- « Avec Peter peut être, mais pas avec moi ! Je n'ai rien à donner à une vermine telle que toi ! » lui cracha-t-il

- « Mais… »

- « Rodolphus, nous pourrions peut-être… »

- « Non Peter ! » le coupa-t-il en fouillant dans sa poche.

Bob le vit alors en sortir quelque chose qu'il ne distingua tout d'abord pas très bien jusqu'à ce qu'il le lui brandisse sous le nez. Un morceau de bois, fin et plutôt long. Bob resta un moment sceptique. Cet homme qu'il croyait si dangereux le menaçait d'un bout de bois ?!

- « Rodolphus ! » couina Pettigrow

- « Quoi ?! » grogna-t-il

- « C'est un moldu ?! »

- « Et alors ? »

Moldu ? Encore ce mot étrange qui ne voulait rien dire.

- « On va se débarrasser de cette vermine ! » souffla Rodolphus

Un froid immense envahit alors Bob qui se mit à trembler comme une feuille.

- « Un simple sort d'oubliette ne suffirait pas ? » tenta Peter, visiblement mal à l'aise.

- « Non, il en a trop entendu ! » répondit Rodolphus

Et avant d'avoir pu émettre le moindre son et avant de comprendre ce qui se passait, Bob aperçut un éclair vert sortir de la baguette et le frapper en plein front.

o°O°o°O°o°O°o°O°o°O°o

- « Tu es bien sure que ça ne te dérange pas ? » demanda une nouvelle fois Océane

- « Oui, j'en suis sure, je suis ravie de la garder. C'est ma filleule après tout ! » répondit Lily en souriant.

- « Je sais, mais les médicomages ont dit que tu avais besoin de beaucoup de repos et je sais qu'elle peut être un peu agitée par moment, je ne voudrais pas que tu te fatigues… »

- « Ne t'inquiètes pas, j'arriverais très bien à gérer tout ça ! De toute façon, James a donné des ordres à Dobby, je n'ai presque pas le droit de quitter le canapé. Dobby m'aide beaucoup avec les enfants, et il sera ravi de s'occuper aussi de Lalyh »

- « Tu es vraiment sur ? »

- « Oui Océane ! Ne t'inquiètes pas et pars…Je m'occupe d'elle » assura Lily en souriant

La jeune femme déposa alors Lalyh dans les bras de sa marraine, caressa ses cheveux qui devenaient de plus en plus long, mais toujours aussi brun et déposa un gros baiser sur sa joue.

- « De toute façon, Sirius ne va pas tarder à rentrer, il viendra la récupérer » murmura-t-elle en se relevant « Bon j'y vais »

Lily soupira alors.

- « J'aurais bien voulu t'accompagner… » souffla-t-elle

- « Tu sais très bien que c'est un transplanage trop loin pour toi, surtout maintenant que tu es encore plus fragile ! » répondit Océane d'un air bienveillant

- « Je sais oui »

- « Ne t'en fais pas, je vais très bien m'en sortir toute seule ! Au revoir ma chérie » ajouta-t-elle ensuite à l'adresse de Lalyh « Je t'aime mon trésor »

Lalyh lui adressa alors un petit signe de la main avant de poser sa tête sur l'épaule de Lily. Sans plus attendre, Océane lui envoya un baiser du bout des doigts et transplana.

Elle arriva au milieu d'une vieille grange abandonnée. Elle enjamba le râteau qui était posé sur le sol, les dents enfoncées dans une botte de paille jaunie et sortit de la battisse. Une fois à l'extérieur, un vent frais en humide lui fouetta doucement le visage, elle respira fortement et reconnu immédiatement l'odeur. Elle se trouvait au bord de la mer. Elle fit quelques pas pour se rendre compte d'où elle était. Devant elle s'étendait un petit village qui semblait tranquille. Dans la rue principale, trois enfants jouaient avec une toupie en bois. Elle pris une grande inspiration et s'approcha directement d'eux.

- « Bonjour ! » leur lança-t-elle quand elle fut à leur hauteur.

Les trois enfants s'arrêtèrent de jouer pour la regarder avec surprise, il ne devait pas avoir l'habitude de voir des étrangers.

- « Je voudrais savoir où habite monsieur Arnold Thècle, vous pourriez peut-être me renseigner ? » demanda-t-elle d'une voix douce.

Elle vit alors les enfants la regarder avec stupeur.

- « Pourquoi vous vous allez là bas madame ? » demanda le plus jeune des trois

Un peu abasourdie par cette réaction, Océane ne vit pas le plus âgé des enfants donner un coup de coude dans les côte du plus jeune.

- « Il faut que je le vois pour parler affaire… » répondit-elle tout de même, bien qu'encore un peu étonné qu'il lui ai posé une question.

- « On dit qu'il est fou madame… » souffla le troisième des enfants

- « On raconte que c'est un sorcier… »

Océane se redressa alors et esquissa un sourire.

- « Je ne crois pas aux sorciers » murmura-t-elle doucement.

Les trois enfants échangèrent alors un regard grave avant de se lever à leur tour du sol poussiéreux où ils étaient assis.

- « Il habite par là » lança le plus âgés en désignant la sortie du village « Vous pouvez pas vous trompez madame, il habite une maison toute tordue sur la falaise ! »

- « Mais faites attention quand même ! » murmura le plus petit.

- « Ne vous en faites pas » les rassura Océane en les remerciant d'un sourire.

Elle prit alors la direction qu'ils lui avaient indiquée. Elle marcha une bonne dizaine de minute avant d'apercevoir effectivement la maison de monsieur Thècle. On ne pouvait effectivement pas se tromper.

Perchée sur la falaise, surplombant la mer, la demeure paraissaient encore plus biscornue que le Terrier et Océane craignait de la voir tomber dans le vide d'un instant à l'autre. Elle arriva rapidement devant la porte de cette étrange maison. Elle inspira profondément avant de frapper à la porte.

- « C'est pour quoi ?! » hurla une voix à l'intérieur faisant sursauter la jeune femme.

- « Monsieur Thècle ? » demanda-t-elle timidement

- « Si c'est encore pour acheter vos stupides calendrier de charité vous pouvez toujours vous les mettre où je pense ! » s'écria l'homme derrière la porte.

Océane se mit à sourire. Elle ne s'attendait pas à rencontrer quelqu'un d'aussi peu sociable.

- « Non, je m'appelle Océane Daquaria, je viens pour vous parler » expliqua-t-elle

- « Me parler de quoi ?! »

- « Puis-je entrer ? » demanda-t-elle

- « Non »

- « Mille gargouilles, cela suffit maintenant ! Par Merlin laissez moi entrer ! » demanda-t-elle avec plus de véhémence.

Il y eut un moment de silence avant que la jeune femme n'entende le bruit d'une serrure que l'on déverrouille. La porte s'entrouvrit alors, laissant apparaître l'œil d'un homme assez âgé.

- « Vous êtes une sorcière ? » souffla-t-il avec suspicion

- « Oui »

- « Prouvez le ! »

Océane soupira alors et sortit sa baguette de sa poche en prenant grand soin que personne d'autre que lui ne la remarque, mais il n'y avait personne dans les environs. Elle murmura alors un sort et une nuée de petits papillons colorés jaillirent de sa baguette. Le vieil homme la fixa alors d'un air grave et ouvrit plus sa porte pour la laisser entrer.

- « Merci » murmura-t-elle en pénétrant dans l'étrange demeure qui était à l'image de son propriétaire.

Il y avait peu de meuble, mais tous étaient très rustiques. Il y avait beaucoup de poussière et la jeune femme crue même voir plusieurs toiles d'araignée. Elle avança jusqu'à une pièce bien plus grande que les autres, mais tout aussi vide de meuble. Seul un canapé poster près de la cheminée, une longue table en bois et quelques chaises s'y trouvait.

- « Installez vous ! » souffla le vieux sorcier en lui désignant le canapé miteux.

Océane obéit sans attendre et esquissa un sourire.

- « Peu de gens ose venir me déranger, peu de gens et encore moins de sorcier ! Que me voulez vous ? » demanda l'homme en croisant ses mains sur ses genoux.

- « Je viens de la part du professeur Dumbledore, le directeur de Poudlard… » commença Océane

- « Je me suis peut-être ex-centré de la communauté magique mademoiselle mais je sais encore qui est Albus Dumbledore ! »

Océane grimaça un peu, craignant d'avoir vexé son hôte, mais apparemment, le vieil homme ne se formalisa pas de sa remarque et attendait visiblement la suite de son explication.

- « Nous avons appris que vous aviez acquérit, il y a quelques années une dague chez le magasin d'antiquité Glitter & co »

- « La dague de Pouffsouffle ? Oui, je l'ai bien acheté, elle est à moi désormais ! » répliqua le vieil homme.

- « Je sais, monsieur Thècle. Et c'est bien pour cela que je suis ici. Le professeur Dumbledore aimerait beaucoup vous racheter cette dague »

- « Pourquoi ?! » s'exclama le vieux sorcier visiblement avec méfiance.

Océane le fixa alors en souriant. Il était très important de ne pas le braquer et de ne pas lui montrer à quel point il fallait qu'elle récupère cet objet.

- « Le professeur Dumbledore essaye de réunir le plus possible les objets ayant appartenu aux Fondateurs de Poudlard. Il aimerait beaucoup consacré une des salle du château à tout ces objets, une manière de leur rendre hommage et de permettre à chaque nouvelle génération d'élève d'en apprendre un peu plus sur ceux qui leur permettent chaque jour d'apprendre la magie ».

Le vieux sorcier la regardait avec intérêt ce qui réjouit la jeune femme. Elle avait réussit à capter son attention.

- « Nous sommes sur la trace de cette objet depuis de nombreuses semaines » continua-t-elle en souriant, cela n'a pas été facile de vous retrouver, mais nous y somme arrivé et me voilà devant vous »

- « Venez en au fait mademoiselle » souffla le vieux sorcier.

- « La dague que vous avez acheté à d'énorme chance d'avoir été la propriété d'Helga Pouffsouffle et nous aimerions beaucoup d'elle rejoigne la collection de Poudlard. Je suis venue ici dans le but d'essayer de trouver un arrangement avec vous »

- « Un arrangement ? »

- « Oui, seriez-vous prêt à nous vendre cet objet ? » demanda-t-elle poliment.

Elle le vit alors se raidir et su que la partie était loin d'être gagné. Cet homme paraissait méfiant.

- « C'est un objet de grande valeur » lança-t-il

- « J'en suis consciente »

- « Et j'y suis très attaché »

- « C'est tout à fait compréhensible. Mais comprenez également que le professeur Dumbledore souhaite voir revenir à Poudlard des souvenirs des quatre fondateurs » murmura-t-elle

- « Mademoiselle… »

- « Daquaria, Océane Daquaria »

- « Mademoiselle Daquaria, votre discours est bien rodé et je vous avoue que si je n'avais pas été tant dupé dans ma vie, je vous aurait volontiers céder cet objet. Malheureusement, qu'est-ce qui me prouve que vous travailliez bien avec Albus Dumbledore et que vous ne voulez pas cet objet uniquement pour le revendre plus cher à une boutique pour vous enrichir ? »

Océane réprima la grimace qui la gagnait. Elle voulait cette dague uniquement pour permettre au professeur Dumbledore de détruire un Horcrux, pas pour en tirer profit. Convaincre cet homme semblait bien plus dur qu'elle ne l'aurait cru au départ.

- « Comment vous convaincre de ma bonne foi ? » demanda-t-elle d'un air grave.

Le vieux sorcier la fixa intensément, un peu comme s'il tentait de sonder ses intentions. La jeune femme se sentit un peu mal à l'aise.

- « Prouvez moi que vous êtes en relation avec le professeur Dumbledore » souffla-t-il

- « Pardon ? »

- « Prouvez moi que le professeur Dumbledore tient à récupérer mon objet et dans ce cas seulement j'accepterais de négocier avec vous pour vous le vendre »

- « Mais enfin, le professeur est un homme très occupé ! S'il m'a justement demandé de venir en son nom c'est que… »

- « Je suis désolé, je n'accepterais aucune négociation sinon. »

Océane soupira et le regarda d'un air un peu agacé.

- « Très bien » murmura-t-elle « Si Dumbledore en personne vient vous voir ? »

- « Ce serait parfait » répondit-il en souriant.

Océane le regarda d'un air un peu bougon. Ce vieux sorcier mal léché était décidément un dur à cuire.