Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !

Bonne lecture à vous tous… Aylala

o°O°o°O°o°O°o°O°o°O°o

Ce qui aurait pu se passer

Chapitre quatre vingt un : La marmaille

« Longtemps j'ai cru que la marmaille

J'en voudrais jamais dans mes jambes

Que j'endurerais jamais qu'ça braille

Même en punition dans une chambre

(…)

Mon Univers a basculé

J'veux de la marmaille à moi

Et c'est depuis qu't'es arrivée

Que j'veux d'la marmaille…

J'veux d'la marmaille de toi ! »

Lynda Lemay

James et Sirius arrivèrent en même temps devant les grilles de Poudlard. Avant de transplaner directement depuis les locaux de Jasire, ils avaient demandé à Lucrécia de prévenir Lily et Océane qu'ils ne savaient pas quand ils rentreraient. Il fallait qu'ils voient d'urgence le professeur Dumbledore. Ce que venait de leur révéler le journal était tout bonnement assourdissant. Sans prononcer un mot, ils poussèrent les lourdes grilles de l'école et traversèrent le parc à toute vitesse. Il était désert, c'étaient les vacances.

Les deux hommes entrèrent dans le château sans aucun souci et prirent le chemin qui menait au bureau du directeur quand ils se firent interpeller par le concierge. Ignorant ses cris et ses protestations, ils passèrent leur chemin et très rapidement, se retrouvèrent devant la gargouille qui gardait l'entrée du bureau du professeur Dumbledore.

- « On a pas le mot de passe ! » fit alors remarquer James qui tenait fermement dans sa main le journal de Jedusor.

Sirius étouffa un juron et soupira. James le regardait d'un air grave. Il allait lui proposer d'aller faire un saut dans la Grande Salle pour voir s'il s'y trouvait quand des bruits de pas le firent se retourner. Il était là, devant eux. En voyant leurs visages graves, son sourire accueillant disparut. Il se rapprocha d'eux très rapidement.

- « Il y a un problème ? » demanda-t-il d'un air grave

- « Le journal » souffla simplement James.

Le professeur donna immédiatement le mot de passe à la gargouille qui pivota sur elle-même leur laissant le champ libre. Les trois hommes pénétrèrent alors dans le bureau du directeur où ils s'installèrent. James attendit que la gargouille ait terminé de garder l'entrée avant de se lancer.

- « Professeur, j'étais en train de discuter avec le journal quand il a commencer à me dire encore une fois que les enfants de moldus n'y avaient pas leur place quand il a commencer à me parler qu'à son époque, il y avait eu des attaques et qu'il y avait même eu un mort… » lança le jeune homme dans un souffle

Le professeur Dumbledore eut l'air surpris et les fixa tous les deux d'un air grave avant de se lever et de faire quelques pas dans son bureau. James échangea un regard surpris avec Sirius avant de reporter son attention sur le professeur qui caressait sa barbe blanche d'un air soucieux.

- « C'est vrai ? » demanda alors Sirius « Il y a vraiment eu des attaques… »

Le regard profond du professeur s'assombrit soudain et il répondit d'une voix lasse.

- « Malheureusement oui… J'étais encore professeur à cette époque et je me souviens que nous avions même envisagé fermé l'école… »

- « Mais c'était d'autres élèves qui attaquaient les enfants des moldus ? » demanda James

Le vieux sorcier it alors non de la tête et soupira.

- « Non, s'agissait d'une créature… » murmura-t-il

Visiblement, il n'avait pas spécialement envie d'aborder le sujet, mais James avait envie de savoir ce que tout cela signifiait.

- « C'était Jedusor le coupable ? » questionna-t-il d'une voix grave

Dumbledore leur tourna alors le dos et fit quelques pas pour venir se placer à la fenêtre et contempla un moment le parc de Poudlard sans dire un mot.

- « Non » souffla-t-il.

James cru déceler de l'amertume dans cette réponse, comme si le professeur regrettait quelque chose.

- « Mais comment ses attaques ont été arrêtées ? » demanda Sirius

- « Le coupable a été arrêté… » murmura le professeur qui n'avait visiblement pas envie d'en savoir plus.

- « Et la Chambre de Secrets à été condamnée alors ? » interrogea James, incrédule

Le professeur Dumbledore se retourna précipitamment et le fixa avec une telle ardeur que le jeune homme se plaqua instinctivement contre le dossier du fauteuil dans lequel il était assis.

- « Pourquoi parles-tu de la Chambre des Secrets ? » demanda-t-il avec force

- « Parce que elle a un rapport avec les attaques qu'il y a eu… » répondit James bien que la réaction du professeur le fasse grandement douter.

- « Professeur ? » intervint alors Sirius « La Chambre des Secrets n'est qu'une légende, elle n'existe pas, n'est-ce pas ? »

Dumbledore eut un regard très sombre et très mystérieux.

- « Je le pensais… » souffla-t-il en se réinstallant dans son fauteuil.

James se redressa un peu et passa sa main sur sa nuque.

- « La Chambre des Secrets, ce n'est pas cette pièce aménagée par Serpentard dans le château sans prévenir les trois autres Fondateurs ? » demanda-t-il

- « Oui, il y aurait caché une vilaine bébête… » continua Sirius

Le professeur acquiesça d'un signe de tête.

- « Mais cette pièce n'a jamais existé sinon on l'aurait… »

James interrompit sa phrase juste à temps. Il rencontra le regard lourd de sous entendu de Sirius et esquissa un faible sourire. Il avait été à deux doigts de parler de la carte des Maraudeurs, l'un de leur derniers secrets.

- « … trouvé… Les professeurs l'auraient trouvés bien sur… » reprit-il rapidement.

- « Le journal vous a parlé de la Chambre ? » demanda Dumbledore en posant son regard sur le journal que James tenait toujours à la main.

- « Oui… Je voulais lui faire dire s'il était responsable de toutes ses attaques, et finalement je lui ai demander de m'expliquer comment je pouvais moi aussi recommencer ses attaques. Là il m'a dit que cela me serait impossible parce que je n'étais pas héritier de Salazar Serpentard et que par conséquent je ne pourrais pas ouvrir la Chambre… » répondit ce dernier en posant l'objet sur le bureau.

- « Cela changerait beaucoup de chose… » murmura alors le professeur en passant une nouvelle fois sa main dans sa longue barbe blanche

- « Quelles choses ? » demanda Sirius avec curiosité

- « Tout ! » souffla le professeur en se levant « Suivez moi ! » ordonna-t-il en leur faisant un signe de la main.

Comme un seul homme, James et Sirius se levèrent. James glissa le journal dans une de ses poches et sortit du bureau à la suite de son ami. Tous deux suivirent le professeur Dumbledore sans poser de question. Ils furent surpris toute fois de le voir quitter le château pour traverser le parc en direction de la cabane de Hagrid. Les deux jeunes hommes échangèrent un regard surpris mais ne firent aucun commentaire. Bientôt le professeur frappa à la porte en bois de la petite maison du Gardien des Lieux et des Clés. Des jappements se firent entendre depuis l'intérieur avant que la porte ne s'ouvre. Un chiot sortit alors précipitamment et se mit à leur courir autour des jambes en sautillant et en poussant de petits cris aigus. Avec amusement, James vit Sirius répondre à l'animal en poussant à son tour des petits jappements, parfaitement bien imités…

- « Reviens Crockdur ! » lança soudain Hagrid de sa grosse voix « Excusez le, il est encore très jeune, il veut jouer… »

- « Ce n'est rien… » répondit Sirius qui avait prit la boule de poil dans ses bras et qui commençait tout doucement à lui gratter derrière l'oreille.

- « Mais je vous en prie entrez… » les invitant à entrer « Mais que me vaut l'honneur de votre visite »

- « Nous devrions nous asseoir Hagrid, et si vous nous serviez un peu de thé… » répondit le professeur en prenant place sur une des chaises en bois.

James ne comprenait absolument pas ce qu'ils faisaient là et visiblement Sirius non plus. Mais tous les deux s'installèrent sans poser de questions et attendirent. Hagrid posa bientôt d'immenses tasses remplies d'un liquide fumant.

- « Hagrid » commença alors le professeur Dumbledore « J'aimerais beaucoup que vous me racontiez une fois de plus les circonstances dans lesquelles vous avez quitté l'école… »

James fixa le semi géant d'un air curieux et fut encore plus surpris de le voir sursauter et baisser les yeux vers le sol.

- « Professeur, je pensais que nous n'en parlerions plus… » murmura-t-il d'une toute petite voix

- « Hagrid, il s'agit d'une affaire très importante… » souffla Dumbledore en posant sa main sur le bras du géant qui commençait à être secoué de sanglots.

- « Si vous insistez professeur… Mais ce n'est pas de sa faute ! Ce n'est pas lui qui a tué Mimi… »

- « Je sais, je sais… »

James resta un moment stupéfait. Mais de quoi parlait-il donc ?

- « Mimi… Mimi Geignarde ? » demanda Sirius qui paraissait aussi ahuri que lui.

- « Oui » répondit le professeur « Mimi était bien l'élève qui a été tuée cette année là. Son corps sans vie a été retrouvée dans les toilettes où elle a par la suite élu domicile »

Cette nouvelle choqua James. Bien sur, il savait que Mimi était un fantôme, mais il n'avait jamais réalisé que d'après l'âge qu'elle affichait, elle suivait encore ces études quand elle fut tuée.

- « Mais ce n'était pas Aragog ! » lança Hagrid avec véhémence « Il aurait été incapable de faire de mal à une mouche ! Il n'est jamais sorti de son placard ! Il est affectionné et très gentils ! »

Le professeur Dumbledore posa sa main sur le bras du semi géant en signe de réconfort.

- « Hagrid » souffla-t-il alors « As-tu déjà été dans la Chambre des Secrets ? »

Hagrid releva alors vers le professeur ses yeux humides et le regarda avec surprise.

- « La Chambre des Secrets ? Mais elle n'existe pas ?! Ce n'est qu'une histoire que l'on raconte pour faire peur aux premières années ! J'ai essayé de la chercher un fois, on raconte qu'il y aurait un animal dedans… Mais je ne l'ai jamais trouvé ! » répondit-il

James et Sirius échangèrent un regard amusé. La passion de Hagrid pour les monstres était aussi légendaire que la Chambre…

- « Tu n'es pas non plus héritier de Serpentard » marmonna le professeur

- « Certainement pas ! » s'indigna Hagrid

Une nouvelle fois, le professeur passa une de ses mains dans sa longue barbe blanche.

- « Je pense que grâce à ton travail avec ce journal, James, une grande injustice va être réparée… »

- « Vraiment ?! » s'étonna le jeune homme en sortant le journal de sa poche et en le regardant d'un air grave.

- « Oui, grâce à toi, Hagrid pourra sûrement être blanchi… »

- « C'est vrai ? » hurla le semi géant en se levant de table, manquant de la renverser ainsi que tout ce qui y était posé

- « Blanchi ?! » s'exclamèrent en cœur James et Sirius qui décidément comprenaient de moins en moins ce qui ce passait.

De quoi, par Merlin, Hagrid aurai-il besoin d'être blanchi ? Quel rapport y avait-il entre la Chambre des Secrets, Jedusor et lui ? James fixait le journal comme s'il était capable de lui fournir les réponses à toutes ses questions.

- « Je vais tout vous expliquer… » souffla alors le professeur Dumbledore « Reprenons depuis le début… »

o°O°o°O°o°O°o°O°o°O°o

L'eau était un peu fraîche mais Lily y glissa ses pieds avec bonheur. L'air était étouffant en ce milieu d'après midi du mois de juillet. Syrielle s'accrochait bien solidement à elle. La jeune femme se mit à sourire et posa doucement sa main sur la petite tête de sa fille. Elle comprenait un peu son appréhension, il s'agissait de son tout premier bain dans leur piscine. Harry lui, dans son petit maillot de bain rouge vif attendait sagement, assis dans l'herbe, sa bouée calamar autour du ventre. Lily lui avait interdit de venir tant qu'elle ne serrait pas entièrement dans l'eau. Lorsque l'eau lui frôla la ventre elle ne pu s'empêcher de grimacer, mais finalement s'habitua à ce contact frais et se détendit.

- « Allez chérie… » murmura-t-elle doucement à l'oreille de Syrielle alors qu'elle mouillait sa main qu'elle passa doucement sur le dos de sa fille.

Le bébé se raidit immédiatement et gigota assez fortement en criant.

- « Doucement mon ange… Tu verras comme c'est bien après… » souffla Lily en continuant à mouillé le dos nu de sa petite fille pour l'habituer.

Syrielle commença alors à se détendre et la jeune femme en profita pour mouiller sa toute petite tête brune que le bébé cacha immédiatement dans son cou. Cela fit rire la jeune femme qui embrasse doucement l'épaule nue de sa fille. Lily se trouna alors de façon à avoir Harry bien en face d'elle. Il était toujours bien gentiment assis sur l'herbe mais regardait l'eau avec envie.

- « Ce ne sera plus très long trésor » lui lança-t-elle avant de commencer à descendre dans l'eau.

Les pieds de Syrielle touchèrent l'eau, et la petite fille les remonta violemment, donnant au passage un cou dans le ventre de sa maman qui grimaça.

- « Aie ! » s'exclama-t-elle « Fais attention à ton frère mon ange… »

Elle posa bien doucement sa main sur le dos du bébé et descendit un peu plus vite. Syrielle fut alors immergé jusqu'au ventre et se mit à pleurer. Lily porta alors sa fille à bout de bras et la regarda en souriant.

- « Tu trouves vraiment ça désagréable ? » demanda-t-elle tout doucement en bougeant un peu la petite dans l'eau.

Syrielle arrêta tout net de pleurer et regarda sa maman avec étonnement avant de se mettre à rire et de donner de grands coups dans l'eau, éclaboussant tout autour d'elle.

- « C'est mieux comme ça… » s'amusa Lily en la rapprochant d'elle pour lui déposer un baiser sur le bout du nez.

- « A peut viendir ? » demanda alors Harry en se levant.

Lily lui fit un très grand sourire. Il était tellement adorable a tenir sa bouée autour de lui, en la regardant plein d'envie et d'espoir.

- « Oui mon ange tu peux venir… » répondit-elle en prenant Syrielle d'une seule main et en tendant l'autre à son fils. « Mais doucement hein ? Tu es avec Maman là, tu ne fais pas le fou fou comme avec Papa, d'accord ? »

- « Vi ! » répondit Harry d'un hochement de tête et en posant sa main dans la sienne.

Lily l'aida à descendre doucement dans la piscine et aussitôt après, le petit garçon naviguait seul sur l'eau grâce à sa bouée. La jeune femme s'approcha tout de même doucement de lui et le força à se mouiller la tête. Le petit garçon grogna mais sa maman fut intraitable. Elle ne voulait pas qu'il attrape une insolation…Bien vite, Harry reprit seul le large sous le regard attentif de sa maman et celui admiratif de sa sœur.

Lily était toujours très amusée de voir à quel point Syrielle pouvait être en extase devant tout ce que faisait son frère. Il suffisait qu'il soit non loin d'elle pour que tout cesse pour la petite fille. Elle le regardait de ses petits yeux brillants, riant à la moindre de ses bêtises. Cela amusait énormément Harry qui ne se privait donc pas de faire le clown pour amuser sa sœur. Lily embrassa le haut du crâne de son bébé et la promena tout doucement dans la piscine.

C'était un vrai régal de se baigner. Il faisait tellement chaud… L'air était sec et prenait parfois à la gorge. La température avait atteint des records dans cette partie du pays et endormait tout le monde, les privant de toute leur énergie… Lily était plus heureuse que jamais d'avoir fait ce caprice à James. Elle appréciait grandement de pouvoir se rafraichir quand bon lui semblait et que les enfants puissent en profiter tout en s'amusant.

Harry, se débarassant de sa bouée et se jettant tête la première dans l'eau la tira de ses pensées. Plongeant rapidement son bras sousl'eau, elle attrapa le poignet de son fils et le tira vers le haut, un peu inquiète. Mais le petit garçon sortit la tête de l'eau en riant et en crachant toute l'eau qu'il avait avalé.

- « Qu'est-ce que Maman avait dit Harry ?! » le gronda-t-elle alors que Syrielle se débattait pour rejoindre son frère. « Tu as vraiment envie que je me mette en colère contre toi ? »

Le petit garçon prit un air penaud et baissa les yeux.

- « Je t'ai déjà dit que tu pouvais faire le fou dans la piscine… »

- « … Uniquement quand Papa est avec toi ! » continua James pour elle.

Tous les trois se tournèrent alors vers la terrasse où le jeune homme venait de faire son entrée.

- « PAPA ! » crièrent en cœur Harry et Syrielle et se mettant à frapper la surface de l'eau. Lily tira Harry jusque'au bord et le fit sortir de la piscine. Le petit garçon se rua alors vers son papa qui le prit dans ses bras en souriant alors que son fils dégoulinant trempait sa chemise.

- « Papa ! Papa ! Papa ! » grognait Syrielle dans les bras de sa mère en tendant les bras vers James qui s'approchait du bord de la piscine, Harry toujours calé contre lui.

Il s'agenouilla et déposa un baiser sur le front de sa fille avant d'embrasser rapidement Lily.

- « Elle est bonne ? » demanda-t-il en trempant sa main dans l'eau

- « Excellente ! » répondit lily en souriant

- « Je vous rejoint… » souffla alors James en posant Harry sur l'herbe.

Le petit garçon se mit alors à courir tout autour de son papa en criant tandis que le jeune homme se déshabillait.

- « T'as pas ton maillot ! » lança Harry alors que son père ne se trouvait plus qu'en caleçon.

James s'accroupit alors et fit signe à son fils de s'approcher tout près de lui et souffla tout près de l'oreille.

- « Je vais me baigner comme ça… C'est grave ? »

Harry fit non de la tête et le jeune homme se releva en souriant. Lily lui jeta pourtant un regard lourd de reproche auquel il répondit par un haussement d'épaule.

- « Il est dans la chambre chérie ! J'ai la flemme d'aller le chercher… » expliqua-t-il en entrant dans l'eau par les petits escaliers alors que Harry s'était agrippé à son dos et riait à gorge déployé.

Lily eut un peu peur quand James plongea, entraînant leur fils avec lui, mais en les voyant remonté tous les deux en souriant, elle fut soulagée. Elle soupira tout de même de les voir aussi casse cou l'un que l'autre. James s'approcha d'elle et prit à son cou Syrielle qui n'attendait que cela. Il embrassa son front avant de se faire attaquer par Harry qui était remonté sur le bord de la piscine et qui lui avait sauté dessus en criant.

- « Faites attention à la petite ! » lança Lily, inquiète.

- « Ne t'en fait pas mon cœur ! Je gère… » assura James en coulant un petit moment son fils pour « lui apprendre à vivre ».

Lily soupira en les voyant tous les trois rires aux éclats. Bien loin d'être découragé, Harry ressortit de l'eau pour recommencer à sauter sur son père en criant de plus belle. Trouvant de tout cela devenait trop agité pour elle, Lily préféra sortir de l'eau.

- « Déjà ?! » bougonna James en replaçant Syrielle contre lui.

- « Vous êtes trop violents ! » répondit-elle en souriant « J'ai peur que le bébé prenne des coups… » ajouta-t-elle d'un air grave.

- « Oh ! » murmura James d'un air désolé

- « Je reviendrais me baigner ce soir… Seule avec toi… Ca te tente ? » demanda-t-elle en souriant

- « Plutôt deux fois qu'une ! » assura le jeune homme en lui rendant son sourire.

La jeune femme lui fit alors un clin d'œil et récupéra sa serviette de bain dans laquelle elle s'enroula à regret.

- « Il y a du courrier pour toi ! » annonça James en la voyant se rapprocher de la table de la terrasse. « J'ai été le chercher à la poste tout à l'heure ! »

Curieuse, Lily prit la pile de courrier dans ses mains encore un peu humide et trouva bientôt celle qui lui était destinée. Elle ne reconnut pas l'écriture et haussa un sourcil. Elle termina de ses sécher et entra dans la maison. Elle son chemisier qui était posé sur le canapé, l'enfila nonchalamment avant de se laisser tomber sur le canapé. Elle ouvrit alors l'enveloppe, en sortit la lettre et commença à la lire.

« Chère Lily,

Comment vous portez vous ? Bien je l'espère ainsi que votre bébé. J'ai pu avoir de vos nouvelles par le biais de mes relations à Ste Mangouste, et j'ai su que votre enfant avait survécut à l'indicent.

Je vous prie sincèrement de m'excuser de ne pas vous avoir prévenu des effets néfastes de la potion que nous préparions. Etant donné que vous êtes une jeune femme en âge d'avoir des enfants, j'aurais dû penser à vous en parler… Ma négligence aurait pu avoir de fâcheuses conséquences.

Je vous prie encore une fois de bien vouloir m'excuser. Je vous tiendrais au courant de l'avancée de mes travaux vu l'intérêt tout particulier que vous y avez accordé.

Amicalement,

Horace Slughorn »

Lily reposa la lettre un peu perturbée. Elle fixa un long moment l'enveloppe d'un air grave.

- « Mauvaises nouvelles ? » demanda soudain la voix inquiète de James.

Lily leva les yeux vers lui et se contenta d'un petit non de la tête. Appuyé contre la baie vitrée, Syrielle et Harry dans les bras, tous les trois dégoulinants, il la fixait avec un air grave. Il ne sembla pas la croire. Il se dépêcha de sécher les enfants, replaça la limite d'âge autour de la piscine et se sécha à son tour. Il déposa les enfants dans leur parc et alla s'installer près d'elle. Il prit ses mains dans les siennes, elles étaient encore toute fraiche.

- « Qu'est-ce que c'était ? » demanda-t-il doucement

- « Une lettre de Slughorn » murmura Lily

James la regarda avec étonnement ce qui arracha un sourire à la jeune femme.

- « Il voulait s'excuser… Il pense qu'il est un peu responsable, qu'il aurait dû malgré tout me prévenir pour la potion… »

Le jeune homme posa alors une de ses mains sur sa joue tandis que l'autre glissait doucement sur son ventre. La jeune femme cligna des yeux.

- « C'est oublié tout ça maintenant… » souffla James en déposant un rapide baiser sur ses lèvres.

La jeune acquiesça d'un signe de tête.

- « Lily ? » demanda James avec curiosité

- « J'ai envie de continuer… »

- « Continuer quoi ? »

- « La potion »

James fit alors un bond et la fixa avec de grands yeux ronds, le visage exprimant la stupeur.

- « Tu plaisantes là ?! » souffla-t-il d'un air grave

- « Non James… » commença-t-elle

- « Attends ! Tu me dis que tu veux retourner travailler sur cette foutue potion qui a faillit nous faire perdre notre fils ?! »

- « James… »

- « Je ne comprends pas là ! » s'exclama le jeune homme visiblement en colère.

Il avait retiré ses mains et la fixa d'un regard noir.

- « Si tu me laissais m'expliquer plutôt que de t'énerver ? » proposa-t-elle doucement

James croisa les bras sur sa poitrine et l'invita à continuer d'un signe du menton.

- « Cette potion est très importante » commença Lily « Ce n'est pas pour rien que Slughorn y travaille en secret loin du Ministère. Je suis convaincue qu'elle peut faire de très grandes choses ! Alors j'ai vraiment envie de continuer mon travail dessus ! »

James voulut parler mais elle le coupa en posant son index sur ses lèvres.

- « Je ne suis pas folle !Je ne prendrais plus le risque de faire du mal au petit ! Je suis au courant maintenant ! mais je pourrais peut-être… En faire venir un échantillon à la maison et Dobby ferait les manipulations pour moi ! Je ne risquerais rien ! je suivrais l'évolution de tout ça et je continuerais à aider le professeur Slughorn !! Je te promets que je ne prendrais aucun risque ! S'il te plait ! C'est vraiment important pour moi ! »

Elle regarda alors son mari qui la regarda un long moment d'un air grave et ôta son index, libérant les lèvres de son mari.

- « Elle va faire quoi cette potion ? » demanda-t-il d'un air suspicieux

- « Je préfère ne pas en parler tant que ce n'est pas sur…. Tu peux comprendre ? » demanda-t-elle d'une petite voix

- « C'est vraiment si important que ça ? »

- « Si ça marche oui !! » répondit la jeune femme avec espoir.

Elle vit alors que James menait un violent combat intérieur. Elle savait qu'il avait très peur qu'il arrive un autre incident, mais elle serait très prudente. Elle n'était pas folle et ne voulait faire courir aucun risque au bébé.

- « Ca existe les sorts de protections contre les inhalations… » murmura-t-il au bout d'un moment. « Dobby fera les manipulations et toi tu porteras une protection en permanence quand tu travailleras dessus ? »

- « Promis ! » lança la jeune femme

- « Tu resteras à la maison et tu ne te fatigueras pas ? »

- « Juré ! »

James le regarda en souriant.

- « D'accord… » souffla-t-il alors, visiblement plus pour lui faire plaisir qu'autre chose.

- « Oh James ! » s'exclama-t-elle en se jetant dans ses bras « Merci ! »

Le jeune homme caressa un moment ses cheveux en soupirant.

- « Je serais extrêmement prudente ! » continua Lily avant de l'embrasser dans le cou

- « Je sais… » souffla-t-il en la serrant un peu plus contre lui.

o°O°o°O°o°O°o°O°o°O°o

Océane s'apprêtait à aller se coucher, elle sentait ses paupières devenir de plus en plus lourdes. Comme depuis cinq soirs maintenant, Sirius était parti se coucher avant en lui adressant seulement un petit signe de la tête. Elle commençait à en avoir vraiment assez de son attitude et lui laissait encore deux jours. Passé ce délai, elle allait prendre la chose en main et tout régler une bonne fois pour toute. Elle comprenait très bien qu'il lui faille du temps, mais tout de même, cela faisait presque une semaine qu'il l'évitait, et elle commençait à en avoir plus qu'assez.

En passant dans le couloir, elle aperçut que la porte de la chambre de Lalyh était ouverte. Elle était pourtant certaine de l'avoir refermer quand l'avait couchée. En soupirant, elle entra dans la salle de jeu, enjamba les peluches qui traînaient là et que Sirius avait pourtant promis de ranger et s'approcha de la chambre de sa fille. Elle y jeta un rapide coup d'œil et fut surprise d'y trouver son fiancé. Il était assis sur le rebord de la fenêtre ouverte et fixait le berceau d'un air grave. Elle le vit se tourner vers elle et esquissa un sourire avant de sauter de son perchoir. Il retomba doucement et alla déposer un baiser sur le front de leur fille endormie avant de la rejoindre sur le pas de la porte.

- « Ca va ? » souffla-t-il

Elle haussa les épaules sans savoir quoi répondre à cela. Il grimaça un peu et après avoir doucement refermer la porte derrière lui, prit sa main dans la sienne.

- « Ca t'embête si on parle un peu tous les deux ? » demanda-t-il en souriant doucement.

Océane pouffa et hocha la tête en souriant également. Il l'entraîna alors jusque dans leur chambre. La jeune femme s'installa en tailleur sur le milieu de leur lit tandis que le jeune homme restait debout. Il commença à marcher de long en large dans la pièce à tel point qu'il commençait à donner mal au cœur à Océane qui ne le quittait pas des yeux. Elle se demandait bien quand est-ce qu'il allait enfin se décider à parler.

- « Océane… » commença-t-il alors en s'arrêtant et la jeune femme soupira de soulagement. « Regardons les choses en face, cette histoire de bébés m'a un peu chamboulé… »

La jeune femme haussa l'un de ses sourcils d'un air moqueur, vraiment ? Un peu chamboulé ? Elle vit Sirius passé sa main sur sa nuque d'un air amusé.

- « Bon d'accord je suis stupide ! » lança-t-il

- « Ne dis pas ça… » murmura-t-elle « Je comprends que ce soit pas une chose facile pour toi, mais j'avoue que je trouve ta réaction un peu excessive… Mais tu es comme ça dès qu'il est question de famille alors… »

Le jeune homme prit alors un air grave et vint se placer à genoux devant elle.

- « A ce point là ? »

- « Oui… Mais c'est pas grave. Je sais que c'est difficile pour toi et j'accepte ça, parce que je t'aime. Mais trop c'est trop chéri… »

Elle le vit esquisser un sourire et se détendre un petit peu.

- « Si tu me disais ce qui t'angoisse ? » souffla-t-elle

- « Et si toi tu me disais plutôt ce qui te pousse a vouloir un autre bébé… » proposa-t-il en espérant sans doute changer de sujet, mais Océane n'était pas dupe.

Pourtant, elle choisit de répondre à sa question.

- « Tout d'abord, je trouve que tu es un papa merveilleux et je me dis que tu pourrais l'être tout autant avec deux enfants. Ensuite, j'avoue que j'ai bien aimé être enceinte une première fois… Mais surtout… chéri, je suis fille unique, je n'ai jamais eu personne avec qui jouer ou partager mes secrets, personne qui me soit proche et avec qui j'ai des liens de famille à part mes parents. Et ça m'a manqué toute ma vie et je ne voudrais pas que Lalyh connaisse ce manque »

Sirius soupira alors et la fixa d'un air encore plus grave.

- « Tu sais des fois avoir un frère ce n'est pas forcément bien non plus… » murmura-t-il

- « Tu penses à Regulus ? »

- « Oui, mais pas seulement, je pense aussi à Lily et Pétunia… »

Océane sentit son estomac se serrer un peu. Les modèles fraternels de Sirius n'avaient en effet rien de très réjouissant.

- « Tu vois » reprit le jeune homme « S'il n'y avait eu que Regulus, je ne serais dis, c'est ma famille, c'est normal. Mais tu vois, même Lily connaît ça… Et tu vois, moi j'ai pas spécialement envie que Lalyh connaisse ça… et nous non plus »

La jeune femme ne pu s'empêcher de soupirer et détourna le regard. Tout cela s'annonçait mal, très mal. Elle sentit la main de Sirius se poser sur sa joue.

- « Océane, regarde moi… »

La jeune femme plongea alors son regard dans le sien. Elle était triste et elle voyait qu'il s'en rendait compte.

- « Ca veut dire quoi ? » murmura-t-elle doucement « Que tu ne voudras pas avoir d'autre enfants, jamais ? »

- « J'ai pas dit ça… »

La jeune femme le fixa d'un air grave. Cette discussion était sérieuse, il fallait qu'ils en parlent…

- « Sirius, dis moi vraiment ce qui te fait peur » demanda-t-elle presque comme une supplication.

Elle voulait comprendre. Elle sentit la main du jeune homme se retirer de sa joue. Il se leva à nouveau et fit quelques pas en silence avant de s'arrêter. Il lui tournait le dos.

- « Quand tu m'as parlé de cette histoire de bébé, je t'avoue qu'au départ j'ai eu peur.C'était trop soudain, je ne m'y attendais pas du tout. Bon, et j'ai paniqué »

Océane esquissa un faible sourire.

- « Mais ensuite j'ai réfléchit, vraiment et… »

Il s'arrêta net et ne donna pas l'impression de vouloir continuer. Mais Océane ne l'entendait pas de cette oreille. Elle était bien décidé à en finir ce soir avec cette conversation et à être fixée une bonne fois pour toute.

- « Sirius ! » lança-t-elle en se redressant « Je veux savoir ! »

Le jeune homme se retourna et la regarda d'un air penaud.

- « C'est stupide… » murmura-t-il

- « Tant pis ! Chéri, je veux savoir ce qui te perturbe ! J'ai quand le droit de savoir pourquoi tu m'as évité comme la peste pendant cinq jours ! »

Le jeune homme eu un rictus qui ressembla un peu à une grimace et la fixa droit dans les yeux.

- « Ce qui me faisait le plus peur, c'était… Par Merlin, je sais que c'est ridicule … J'ai peur de moins aimé Lalyh ! Voilà ! »

- « Comment ça de moins aimer Lalyh ? »

Océane ne voyait honnêtement pas où il voulait en venir.

- « Je me suis dit que si on avait un autre bébé, je me mettrais à l'aimer et que par conséquent je me mettrais à moins aimer Lalyh et ça tu vois je veux pas parce que je l'aime trop fort ! »

La jeune femme en eut le souffle coupé. Elle le fixa les yeux légèrement exorbité, la bouche entrouverte. Elle était à mille lieues de penser à cela…

- « Tu vois, c'est stupide ! » grogna Sirius d'un air bougon

- « Non, Sirius ! C'est pas ce que je voulais dire ! C'est juste que je trouve surprenant que tu penses ça ! » murmura-t-elle « Tu le penses vraiment ? » ajouta-t-elle dans un souffle.

Sirius soupira alors et vint s'asseoir sur le rebord du lit.

- « Je l'ai pensé oui… Mais maintenant je n'en suis plus très sur… » expliqua-t-il en prenant la main d'Océane dans la sienne.

La jeune femme eut alors un léger frisson qui le fit sourire.

« Au début, il était hors de question qu'on ait un autre bébé. Pour moi, il ne devait y avoir que Lalyh, que j'aurais aimé comme un fou, et que j'aurais protéger d'un frère serpentardesque ou d'une sœur mégère en refusant de te faire un autre enfant. Puis j'ai réfléchi, parce que j'ai vu que c'était important pour toi. Et n'essaye pas de me dire le contraire, je le sais… »

Océane hocha doucement la tête. Bien sur que c'était très important pour elle. Et elle était contente qu'il s'en soit aperçut sans qu'elle ait eu besoin de le lui dire…

- « Donc j'ai réfléchi et là je me suis dit… Avant je n'aimais personne, enfin pas d'amour. Puis tu es arrivée et ça m'a fait peur, mais finalement je suis heureux. Ensuite Lalyh est arrivé. Et là aussi j'ai eu peur… Mais encore une fois c'est mon petit bonheur… Et je ne t'aime pas moins toi pour autant. Au contraire, je crois même que je t'aime encore plus »

Océane sentit alors le rouge lui monter aux joues et une petite larme se former dans le coin de ses yeux.

- « J'ai aussi penser à James, et au fait qu'il soit comme mon frère. Que ses parents m'ont receuilli comme un fils et je me suis dit, qu'une relation comme ça pour Lalyh, ce serait bien. Et j'ai aussi beaucoup pensé à Harry et Syrielle et ça m'a frappé de voir à quel point ils s'entendent bien et sont câlins l'un envers l'autre… Alors je me suis dit que peut-être… »

Une lueur d'espoir revint à la jeune femme. Elle serra un peu plus la main de son fiancé dans la sienne.

- « Peut être que les relations entre les enfants d'une même famille ne sont pas forcément chaotiques. Peut-être que ça vaut le coup d'essayer… Peut-être que ça vaut coup d'avoir un autre bébé »

Océane se mit à sourire largement et elle se rapprocha de Sirius pour le prendre dans ses bras.

- « Je suis contente de voir que tu y as pensé… Mais tu n'y a réfléchit qu'en pensant à Lalyh… Et toi dans cette histoire ? Ca te tenterait de recommencer cette aventure ? Tu aurais envie d'avoir un nouveau bébé ? »

Le sourire de Sirius fit alors fondre Océane.

- « Bien sur… J'ai enfin compris que j'aurais autant d'amour à donner à un nouveau bébé, qu'à Lalyh ou même qu'à toi et surtout j'ai très envie de prouver quelque chose de plus à tout le monde… »

- « Quoi ? » demanda doucement la jeune femme en glissant sa main dans ses cheveux.

- « J'ai montré à tout le monde qu'un Black pouvait avoir sa place à Gryffondor, j'ai montré à tout le monde qu'un Black peut lutter contre un des plus grand mage noir du monde. Grâce à Lalyh et toi, j'ai montré que le nom des Black pouvait se rapporter à de la douceur et à de l'amour… Il ne me reste plus qu'à montré que les Black peuvent aussi être une grande famille très heureuse ! »

Et il se pencha vers elle pour l'embrasser. Océane noua ses bras autour de son cou et se sentit baculer sur leur grand lit. Elle se mit à sourire et laissa échapper un soupir de bonheur quand elle sentit que le baiser s'approfondissait… La période d'absence du jeune homme était belle et bien finie.

- « Océane… » murmura alors Sirius tout contre son oreille.

- « Mmmm » répondit la jeune femme tout doucement

- « Tu as toujours envie que je te le fasse ce bébé… » demanda-t-il en insinuant ses mains sous le T-shirt de la jeune femme.