Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !
Bonne lecture à vous tous… Aylala
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Ce qui aurait pu se passer
Note : Le premier passage de ce chapitre peut être considéré comme relativement violent. Je voulais juste vous prévenir… Maintenant, c'est en votre âme et conscience que vous le lirez…
Chapitre quatre vingt quatre : Cruauté.
«
Aucune femme n'est assez minable
Pour astiquer un revolver
Et
se sentir invulnérable
A part bien sur… »
Renaud
(Miss Maggie)
- « Bellatrix ! »
- « J'arrive ! » hurla la jeune femme en direction de la porte.
Mais elle détourna vite son regard pour le poser une nouvelle fois sur cet objet posé sur la table devant elle. Elle le trouva beau, infiniment esthétique, une œuvre d'art presque. Elle le frôla du bout des doigts et sentit un frisson la parcourir. Elle le prit alors dans sa main et le brandit devant elle la main tendue. Elle ne pu s'empêcher de sourire. Il était parfait, comme si c'était tout ce qu'il manquait pour que sa main soit complète, entière, belle. Elle posa sa deuxième main sur la première et serra bien fort. Elle ferma les yeux.
Une sensation de puissance l'envahit alors toute entière. Partant de ses mains, une vague de chaleur se répandit dans son corps, la faisant frissonner entièrement. Elle ouvrit les yeux d'un seul coup et s'observa dans le miroir qui lui faisait place. Elle avait le souffle court et la respiration saccadée. Elle tenait toujours devant elle cet objet merveilleux qui venait de la transporter. Elle se sentait tellement bien, plus puissante qu'elle ne l'avait jamais été, dotée d'un nouveau pouvoir qu'elle ne soupçonnait jusqu'alors pas…
Délicatement elle reposa le revolver dans son étui, qu'elle referma ensuite presque amoureusement. Elle laissa alors échapper un soupir. Il fallait bien reconnaître que même si cette chose était moldue, elle ne restait pas moins une merveilleuse arme. Tellement efficace, cruellement meurtrière, sauvagement blessante. Sans doute la seule chose de laquelle les moldus pouvaient être fiers…
Elle ne pu résister à la tentation de le reprendre le revolver en main pour combler ce manque qu'il avait créer. Elle aimait savoir qu'elle avait entre les mains quelque chose qui pouvait tuer. Ce qui l'amusait encore plus c'était la manière dont cette arme tuait. Ce n'était pas, comme avec un Avada Kadavra une mort rapide et nette… Non, cette arme moldu tuait dans la souffrance et le sang… On pouvait voir sa victime souffrir avant de succomber, et rien n'était plus excitant.
Bellatrix avait passé de longues journées à s'entraînait au tir. Elle y mettait un zèle rare. Elle ne s'était jamais sentit aussi bien que durant ces séances d'entraînement. La jeune femme s'était vite lassée des cibles et était rapidement passée à des proies plus intéressantes, des rats, des oiseaux, puis des chats et des chiens. A chaque mort, elle avait éclaté d'un rire joyeux, émerveillée par ce qu'elle réussissait à accomplir. Et aujourd'hui était un grand jour… Elle allait passer à une toute autre sorte de gibier.
Des bruits de pas se firent alors entendre dans le couloirs et la porte de la chambre s'ouvrit précipitamment. Elle se retourna, et se retrouva face à Rodolphus. Il la fixait d'un air grave. Il entra et referma la porte.
- « Qu'est-ce que tu fais ? Ca fait dix minutes que je t'ai appelé ! »
Au lieu de répondre, la jeune femme s'approcha de lui très doucement en souriant. Elle passa ses bras autour de son cou et se colla contre lui. Elle posa ensuite le canon du revolver tout doucement sur sa joue et s'amusa à en caresser sa joue d'un geste langoureux. Elle sentit les mains de son mari se poser sur sa taille et cela la fit frissonner. Elle continua à parcourir le visage de son mari du bout de son arme. Il ferma les yeux et grogna sourdement, elle se jeta alors sur lui pour l'embrasser sauvagement. Elle lui mordit ensuite violemment la lèvre tandis qu'il accentuait la pression de ses mains sur ses hanches pour la serrer d'avantage contre lui.
- « J'aime cette mission, elle est excitante » murmura Bellatrix en fixant son époux.
- « Je vois ça… » souffla-t-il dans un sourire lourd de sens.
La jeune femme allait une nouvelle fois l'embrasser, mais il l'en empêcha.
- « La mission ne va pas tarder à commencer, nous devons partir… » lança-t-il en desserrant son étreinte « Si tu as bien fait ton travail aujourd'hui, nous reprendrons tout cela ce soir… » ajouta-t-il en se retournant.
- « Raison de plus pour m'appliquer… » souffla la jeune femme en quittant la pièce à sa suite.
Ils se rendirent dans le salon où Pettigrow et McNair les attendaient déjà. La nuit était tombée depuis une petite heure, c'était le moment pour eux de lancer l'assaut.
- « Où va-t-on ? » demanda McNair en les voyant entrer «Le lieu de l'attaque a été choisi ? »
Tous se regardèrent un long moment avant que Bellatrix ne prenne la parole.
- « Non, mais j'ai une excellente idée… »
Les trois hommes lui donnèrent alors toute leur attention et la jeune femme se mit à sourire largement. Comme il était bon d'avoir tant de monde suspendu à ses lèvres, presque à ses pieds.
- « Le Chemin de Traverse » lança-t-elle fièrement « L'avantage c'est qu'à cette période de l'année, beaucoup de personne y passent leur soirée et il y a une entrée pour passer du côté moldu… Cela ne fera que faciliter l'idée que ce sont réellement les moldus qui ont fait le coup… »
L'idée fut accueillie avec un grand enthousiasme de la part des trois hommes et sans plus attendre décidèrent de se préparer à partir. Quelques jours auparavant, Pettigrow avait fait une nouvelle virée dans le monde moldu, et en avait ramené des vêtements moldus. Bellatrix pesta en enfilant le jean et le T-shirt sombre que Peter lui avait ramené. Elle ne sentait pas à l'aise et se trouvait ridicule. Seule le fait de savoir qu'elle allait pouvoir tuer la dissuada d'abandonner la mission. Elle s'appliqua alors à modifier son apparence pour être sure de ne pas être reconnue. Elle se jeta un sort de coloration et ses cheveux prirent alors une belle teinte châtain clair. Elle se coiffa ensuite d'une casquette noire qu'elle enfonça bien profondément pour cacher le plus possible ces deux. Les hommes eux avaient revêtu des perruques et seul une observation approfondie aurait pu permettre de les reconnaître. Et ils seraient discrets donc tout irait bien.
- « C'est parti ! » lança alors Rodolphus en se redressant.
Sans ajouter un mot, tous quittèrent la maison et transplanèrent en même temps. D'un commun accord, ils arrivèrent dans une ruelle moldues non loin du Chaudron Baveur. Ils échangèrent un dernier regard déterminé avant de dissimuler leurs armes. Bellatrix le plaça entre son jean et ses hanches et frissonna au contact du métal froid sur sa peau. Elle se mit à sourire. Cette mission était la plus excitante qu'on lui ait jamais confié. L'air de rien, il quittèrent tous les quatre la ruelle et parcoururent les quelques mètres qui les séparaient de l'entrée du Chaudron Baveur. McNair ouvrit la porte et Rodolphus entra le premier, suivit par Bellatrix et Pettigrow. Les discussions cessèrent dans le bar en les voyant entrer. Il faut dire que les moldus n'étaient pas censé être tenté d'entrer dans cet établissement au vu des sorts qui le protégeait.
- « Puis-je vous aider ? » demanda le barman assez mal à l'aise.
- « La ferme ! » hurla alors Rodolphus en sortant son arme de sous sa chemise.
Eclatant de rire, Bellatrix l'imita et mis en joue un homme non loin d'elle.
- « Dehors ! Les moldus n'ont rien à faire ici ! » hurla-t-il en fixant le revolver avec dédain.
« Sans doute ignore-t-il ce qu'est cette chose » pensa Bellatrix en appuyant sur la gâchette. La balle frappa l'homme en pleine poitrine, faisant gicler de fines gouttelettes de sang. Sous la violence de l'impact, il tomba de sa chaise. Il plaça sa main sur sa poitrine en hurlant de douleur et un silence gagna les autres personnes de l'assistance.
- « Quelqu'un à autre chose à ajouter ?! » hurla Bellatrix en brandissant son arme « Qu'il le dise et je me ferais une joie de lui expliquer ma manière de penser ! »
- « Vous n'êtes que des rebus de la nature ! Des monstres ! » hurla Pettigrow en tendant son arme droit devant lui.
Il tremblait, cela amusa Bellatrix. Elle passa devant ses trois compagnons et se dirigea vers la sortie qui donnait sur le Chemin de Traverse. Un jeune homme essaya de s'interposer, il reçut un coup de cross de revolver dans la lèvre, l'éclatant au passage et la jeune femme passa son chemin.
- « Vous venez ?! » hurla-t-elle aux autres.
Elle était tellement impatiente de jouer… Sans plus attendre, elle se précipita vers le mur et s'apprêtait à en composer l'accès pour pénétrer dans l'allée sorcière quand elle se rappela qu'elle était sensée être une moldue.
- « Amène quelqu'un ! » lança-t-elle violemment à McNair qui allait franchir le seuil de la porte. Le mangemort saisit alors le bras de la première personne qu'il vit. Une jeune femme qui était aussi pâle qu'un fantôme et qui tremblait de tous ses membres. Il la plaqua contre lui et la regarda d'un air mauvais.
- « Viens par là ma jolie… » lui susurra-t-il à l'oreille tandis qu'il lui empoignait les fesses d'un geste brusque.
La jeune fille étouffa son cri et se mit à sangloter. Il l'attira ainsi jusqu'au mur et appuyant le canon du revolver sur sa tempe fragile il lui ordonna d'ouvrir le passage. Sanglotante et en tremblant la jeune femme s'exécuta, libérant la voie aux mangemorts. McNair la rejeta violemment sur le sol pour pénétrer dans l'allée sorcier.
- « Monstre ! » murmura la jeune fille étendue sur le sol.
Bellatrix l'entendit et avec un sourire malsain lui tira une balle dans la cuisse.
- « N'inverse pas les rôles, sorcière ! » cracha-t-elle avant de s'engouffrer à son tour sur le Chemin de Traverse.
Elle rejoignit bien vite les trois autres qui s'étaient caché dans un recoin sombre. Ils se sourirent tous et sur un hochement de tête de Rodolphus se ruèrent hors de leur cachette.
La nuit noire facilitait leur déplacement. Bien vite, Bellatrix repéra un jeune couple en train de s'embrasser sur un banc. Elle abattit sans remord le jeune homme d'une balle dans le cœur et laissa la jeune femme totalement paniquée, son fiancé se vidant de son sang sur sa robe blanche, hurlant de terreur. Satisfaite, Bellatrix poursuivit sa route. Elle entendait par moment de nouvelles déflagrations auxquelles se mêlaient les cris de détresses et les pleurs qui commençaient à se faire de plus en plus entendre. Ils raisonnaient comme une douce musique aux oreilles de la jeune femme sui se mit à rire doucement.
Puis, devant elle, une fillette d'une dizaine d'année regardait la devanture du glacier. C'est avec un plaisir malsain que Bellatrix la vit s'effondrer sur la vitrine avant de s'écrouler sur le sol laissant une traînée de sang sur la vitre. Bellatrix avait visé l'arrière du crâne, et l'avait viser juste.
- « Ally ? ALLY ? » hurla une femme en se précipitant vers l'enfant.
Bellatrix passa près d'elle avec indifférence, le revolver caché sous son T-shirt. Elle rejoignit alors Rodolphus qui quittait un vieillard qui se tenait misérablement le bras.
- « Les aurors ne tarderont plus, il ne faut pas qu'on s'éternise » souffla-t-il à son oreille
- « Oh ! Je m'amuse bien ! » grogna Bellatrix
Rodolphus se mit à sourire et courut rejoindre McNair et Pettigrow qu'ils allaient devoir partir. Mais avant de quitter les lieux, Bellatrix voulait en profiter encore à fond. Elle avança alors d'un pas rapide vers un homme qui regardait avec horreur ce qui se passait devant lui, ne comprenant pas pourquoi tous ces gens mourrait, le corps troué par quelque chose qu'il ne voyait pas. Elle ouvrit le feu et il tomba mort sur le sol. Elle s'approcha de lui et se pencha. Il avait les yeux ouverts et la dernière chose que la jeune femme y vit avant que son regard ne s'éteigne fut de la douleur et de la crainte. Elle éclata alors de rire. Elle ne pouvait pas s'en empêcher, elle rit comme une démente, indifférente aux regards des badauds qui se posaient sur elle. Elle embrassa le canon de son arme, un grand sourire aux lèvres et sentit une main se poser sur son épaule.
- « Maintenant… » souffla Rodolphus en l'invitant à le suivre.
Elle se mit alors à courir derrière lui, suivit par McNair et Pettigrow. Ils redescendirent l'allée en tirant au hasard. Certaines de ces balles perdues allèrent se ficher dans les murs ou explosèrent des vitrines. D'autres touchèrent des badauds qui se mirent à hurler de douleur. Les quatre mangemorts arrivèrent bientôt à la sortie du Chemin de Traverse. Bellatrix cracha sur la jeune femme qui se tenait toujours la cuisse en pleurant et en gémissant. Ils retraversèrent le Chaudron Baveur sans que personne ne cherche à les retenir. Une fois dehors, ils coururent encore un moment avant de transplaner, satisfaits.
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Océane sortit de la salle de bain en soupirant. Elle se sentait un peu stupide de se sentir triste mais c'était plus fort qu'elle. Elle avait vraiment espéré très fort, mais cela ne c'était pas produit. Elle prit une grande inspiration et ravala les larmes qui menaçaient de jaillir de ses yeux. Elle renifla un peu et s'efforça d'afficher un grand sourire avant de descendre rejoindre Sirius au salon. Il était allongé sur le canapé, les mains croisées derrière sa nuque, un léger sourire aux lèvres et les yeux clos.
Elle se laissa tomber sur le fauteuil d'en face et replia ses jambes contre son torse et posa sa tête sur ses genoux.
- « Ca va ? » demanda alors Sirius
Elle tourna la tête dans sa direction, il avait ouvert les yeux et le fixait d'un air grave. Elle fit oui de la tête en essayant de ne pas lui montrer à quel point elle pouvait être déçue.
- « Non ça va pas ! » rétorqua le jeune homme en se redressant.
- « Si » souffla-t-elle difficilement.
Il se leva alors et vint se poster en face d'elle et posa ses mains sur ses bras qu'il caressa doucement.
- « Allez, dis moi ce qu'il y a… » demanda-t-il doucement
Elle planta son regard dans le sien.
- « Je ne suis pas enceinte » murmura-t-elle
Elle le vit hausser un sourcil d'un air interrogateur, elle reprit donc.
- « On a pas réussit à faire de bébé ce mois ci… »
Sirius souffla un petit « ah » avant de venir s'installer tout contre elle.
- « On avais aucune raison de croire que tu aurais pu être enceinte… Je veux dire, on n'avait aucune raison de se faire de fausses joies, tu n'avais pas de retard ? »
La jeune femme se contenta de faire non de la tête et étouffa un sanglot. Elle sentit alors qu'il passait son bras autour de ses épaules et qu'il la serrait très fort contre lui. Elle glissa sa main autour de sa taille de manière à mieux l'enlacer et cala sa tête contre son torse.
- « Je suis tellement déçue… » souffla-t-elle doucement « J'avais tellement espéré… »
Elle sentit qu'il posait un baiser sur son front et qu'il caressait doucement son dos.
- « Il ne faut pas te mettre dans des états pareils ma belle… » murmura-t-il « On a pas réussi cette fois ci, on réussira la prochaine fois… Je suis prêt à essayer le temps qu'il faudra… » ajouta-t-il d'une voix malicieuse qui fit pouffer la jeune femme. « Je te le ferais ce bébé, je te le promets… »
- « J'aurais tellement voulu que ça marche »
- « Je sais, moi aussi. Mais tu sais bien que parfois ça demande un peu de temps… »
La jeune femme se contenta de hocher la tête.
- « Et puis, soyons honnête, en ce moment, on est pas dans… les conditions optimales pour concevoir un bébé. Avec le stress du mariage, les attaques et tout ça… Tu verras que quand le calme sera revenu ce sera beaucoup plus facile »
- « Tu crois ? » demanda-t-elle d'une toute petite voix
- « J'en suis convaincu… Mais je me permets de te renouveler mon désir de vouloir mettre toutes les chances de notre côté et d'essayer le plus souvent possible »
Elle se redressa un peu et fixa son air malicieux en esquissant un sourire.
- « Enfin, moi je dis ça, c'est juste pour te rendre service… » ajouta-t-il d'un air grave « parce que tu sais bien que je n'aime pas tellement ça… »
La jeune femme éclata de rire et jeta ses lèvres à la rencontre des siennes. Puis elle posa sa tête sur son épaule.
- « Je t'aime » murmura-t-elle simplement
- « Moi aussi… » répondit-il en la serrant un peu plus « Tu te sens mieux ? »
- « Oui »
- « Tu es sure ? »
- « Oui »
- « Bon… tout va bien dans ce cas… »
Ils restèrent enlacés tous les deux sans rien dire. Océane savourait ce moment de tendresse, un doux sourire aux lèvres. Elle sentait sa tête devenir de plus en plus lourde et se redressa alors.
- « Je suis en train de m'endormir » souffla-t-elle en souriant doucement
- « Ca ne m'aurait pas gêné… » rétorqua-t-il avec un clin d'œil.
- « Moi non plus mais j'ai dit à Lily que je passerais la voir »
- « Oh »
- « Tu restes ici avec Lalyh ? »
- « Oui… Mais, je passerais faire un saut à Jasire avec elle après sa sieste. »
La jeune femme déposa un rapide baiser sur ses lèvres avant de se lever. Elle replaça un peu mieux son T-shirt qui s'était bizarrement relevé, dévoilant son ventre et se mit à sourire.
- « A plus tard chéri… »
- « A plus tard ma belle »
Océane quitta alors la pièce puis la maison, traversa la rue pour se rendre chez le famille Potter. Elle entra sans frapper. Il n'y avait personne. Elle regarda dans toutes les pièces du rez-de-chaussée sans y trouver aucun membre de la famille Potter, elle se rendit alors sur la terrasse et aperçut alors Lily qui trempait visiblement avec plaisir dans la piscine. Elle tourna la tête et la vit.
- « Coucou ! » lança-t-elle en se redressant un peu « Ca va ? »
- « Ouais… »
- « Attends je sors ! »
La jeune femme quitta l'eau bleue et fraîche et alla s'enrouler dans une large serviette blanche avant de la rejoindre.
- « Tu veux qu'on regarde les faire parts aujourd'hui ? » proposa-t-elle
- « Oui, si on pouvait les finir cet après midi, je le montrerais à Sirius ce soir et on les enverrait chez l'imprimeur demain » répondit Océane
- « Et si Sirius ne l'aime pas ? » demanda Lily d'un air malicieux
- « Il aura intérêt à aimer ! » rétorqua la jeune femme avec assurance
Lily se mit à pouffer et enfila une large chemise par-dessus son maillot de bain.
- « On va se mettre dans le bureau de James, on sera mieux installée… »
Océane la suivit donc à l'intérieur et entra dans le bureau de son ami. Lily lui désigna le grand fauteuil de James pendant qu'elle s'installait en face, sur un fauteuil couvert de coussins. D'un geste de baguette, Océane fit apparaître devant elle le dossier qui contenait les ébauches de faire-part. Toutes les deux travaillèrent dessus un bon moment avant de finalement trouver quelque chose qui leur plaisait. Il était tout simple, mais très joli, ce qui plaisait beaucoup à la future mariée qui voulait une cérémonie simple, entourée des personnes qui lui étaient chères.
- « Ce soir je montre ça à Sirius et dès que c'est imprimé on envoie… » déclara Océane en posant enfin sa plume et ne se laissant tomber sur le dossier de son fauteuil.
- « Tu sais déjà combien il t'en faut ? » demanda Lily
- « A peu près oui… Mais je ne sais pas si je dois en envoyer à mes parents… »
- « Ta mère a dis qu'elle viendrais »
- « Mais pas mon père »
Lily l'observa d'un air grave.
- « Tu reverras ta mère avant la cérémonie, tu pourras le lui donner en main propre »
- « Tu as raison… » souffla Océane « Et Remus ? »
Les deux jeunes femmes soupirèrent en même temps.
- « Je sais qu'il a dit qu'il serait là, qu'il ne voulait pas manquer le mariage mais… Toujours pas de nouvelles hein ? » demanda Océane
- « Toujours pas… rien depuis son départ » répondit Lily
- « Ca commence à faire long… »
- « Je me dis que s'il lui était arrivé quelque chose, le professeur Dumbledore nous l'aurait dit. Il doit être en relation avec Remus lui »
- « Je pense aussi » murmura Océane « Quelle idée aussi de partir comme ça… »
Les deux jeunes femmes restèrent un petit moment perdue dans leurs pensées. Elles pensaient à leur ami qui était si loin et en danger… Un cri les tira de leur pensée. A l'étage, Harry appelait sa maman. Lily se leva pour aller le rejoindre et Océane l'imita. Elles montèrent toutes deux à l'étage, dans la chambre du petit garçon.
- « Tu n'as pas beaucoup dormir chéri… » murmura Lily en s'approchant du lit tandis que Océane s'appuyait contre la porte
- « J'a chaud maman… » grogna le petit garçon en se redressant.
Il posa sa main sur son front qu'il essuya avant de tendre son bras vers sa maman.
- « Agarde ! Ze suis tout transparent ! »
Lily éclata d'un rire léger et posant un baiser sur la joue de son fils.
- « Tu es transparent mon pauvre chéri ? Ca c'est un problème… Allez viens avec moi, je vais te donner une petite douche tu te sentiras mieux… Et ensuite on ira goûter… »
Harry se mit alors de bout et alla se glisser entre les bras de sa maman qui le sortit de son lit et le posa sur le sol.
- « Bajour Tata ! » lança Harry en s'approchant d'Océane
La jeune femme se baissa pour l'embrasser et constata en effet qu'il était couvert de sueur. A cet instant des pleurs se firent entendre dans la chambre de Syrielle.
- « Syiielle plus dodo ! » s'exclama joyeusement Harry en se retournant vers sa maman.
- « Non… » murmura-t-elle « Océane tu veux bien l'emmener dans la salle de bain pendant que je vais récupérer la petite ? »
- « Bien sur… Tu viens mon grand » dit-elle en prenant la main de Harry dans la sienne.
Elle l'entraîna dans la salle de bain, lui ôta son slip et son T-shirt trempés de sueur avant de le mettre dans la baignoire. Elle fit couler de l'eau tiède et commença à doucher le garçonnet en chantant pour la plus grande joie de Harry qui reprenait en cœur.
- « Une goule
dans un mur
Qui fait peur même au plus durs
Lumini
Lumina
Trois petits sorts et puis s'en va »
- « On s'amuse bien ici ! » déclara Lily en entrant dans la salle de bain, Syrielle encore à moitié endormie dans les bras.
Océane se mit à sourire et retira Harry de la douche pour l'envelopper dans un peignoir beaucoup trop grand pour lui. Le petit garçon se dépêcha d'aller rejoindre la jambe de sa maman qu'il agrippa en riant. Océane les regarda tous les trois en souriant avant de soupirer. Elle aurait tellement aimé pouvoir se dire que dans neuf mois, elle aussi aurait deux enfants à cajoler et à aimer. Mais elle devait se résoudre à attendre encore…
- « J'ai hâte d'en avoir deux… » murmura-t-elle doucement
- « Dans pas très longtemps si tout va bien » répondit Lily en souriant
Océane lui fit non de la tête.
- « Pas cette fois… » souffla-t-elle
- « Oh ! » lança Lily « Tu dois être déçue… Mais tu verras une fois le stress du mariage passé tout ira bien mieux, j'en suis sure… »
- « C'est ce qu'a dit Sirius » répondit la jeune femme d'un air amusé.
- « Il lui arrive donc d'être perspicace ! » lança Lily d'un air amusé. « Ne t'en fais pas Océane, de toute façon maintenant que Sirius a cette idée dans la tête, il ne la laisser pas tomber ! Vous l'aurez ce deuxième bébé »
Océane se mit alors à sourire en se disant que son ami avait raison. Et c'est le cœur plus léger qu'elle passa le reste de son après midi avec son amie.
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Assis à son bureau, le professeur Dumbledore fixait attentivement le journal intime de Tom Jedusor que James lui avait laissé lors de leur dernière entrevue. Il était intrigué par ce qu'ils avaient découvert. La Chambre des Secrets existait donc belle et bien. Il aurait pourtant jurer que tout cela n'était qu'une légende. En effet, le château avait été fouillé de très nombreuses fois par les sorciers les plus compétents de leur époque. Lui-même avait soigneusement inspecté Poudlard lors des évènements qui s'étaient déroulé quarante ans auparavant. Mais ces recherches avaient toujours été vaines.
Lui
comme tous les autres avaient alors penser qu'il s'agissait bel
et bien d'une légende et que la Chambre n'existait pas.
Après le meurtre de Mimi et l'arrestation d'Hagrid, toute
attaque avait cessé à Poudlard. Le coupable devait
avoir jugé plus sage de ne pas continuer son action maintenant
qu'un autre avait été condamné à sa
place… Car Dumbledore avait toujours été entièrement
convaincu de l'innocence de Hagrid.
Ainsi la Chambre existait
bel et bien… Mais où ?!
Cette question le perturbait beaucoup. Où chercher ? Quel endroit avait échapper aux successives fouilles du château ? Il soupira et regarda sa pendule. Alastor et Kingsley n'allaient plus tarder à arriver avec Morfin Gaunt qu'il ramenaient d'Azkaban par autorisation spéciale de Janus Leyman. Comment faire s'il ne trouvait pas la salle avant ? Peut-être était-ce aussi là la solution… Peut-être fallait-il être un descedant de Serpentard pour trouver la Chambre des Secrets, tout comme il fallait avoir un but précis pour pouvoir bénéficier de la Salle sur Demande… Il soupira une nouvelle fois, après tout, il verrait bien. Et peut-être Morfin Gaunt lui-même connaissait l'emplacement de la salle…
A cet instant on frappa à la porte.
- « Entrez ! » lança Dumbledore en cachant le carnet de Jedusor dans un des tiroirs de son bureau.
Argus Rusard entra dans son bureau l'air furieux.
- « Professeur j'en ai assez ! Je demande un avis d'explusion ! Ces spectres n'ont rien à faire dans ce château, ce ne sont que des parasites ! »
Dumbledore soupira et fit doucement non de la tête.
- « Il me semble que nous en avons déjà parler Argus » commença-t-il avec patience « Peeves a beau être un grand farceur, je ne le ferais pas expulser de Poudlard »
- « Il ne s'agit pas de Peeves cette fois ! » s'énerva Rusard. « Mimi Geignarde vient une nouvelle fois d'inonder ses toilettes en faisant couler à grande eau tous les robinets ! Cette peste complètement dépressive ne le fait que pour empoisonner la vie des autres ! »
- « Mimi est totalement inoffensive… » murmura Dumbledore « Elle a garder son comportement d'adolescente mal dans sa peau »
- « Mais vous ne pouvez pas lui demander de quitter ces toilettes ?! » continua Rusard, vraiment excédé.
- « Non Argus, si elle a choisit d'y rester, elle y restera. Après tout, c'est là qu'elle est… »
Le professeur Dumbledore laissa alors sa phrase en suspend. Ses yeux se mirent à pétiller et il se mit à sourire.
- « Merci Argus, vous pouvez disposer… »
- « Mais professeur… »
- « Plus tard, Argus, plus tard… Deux aurors et un prisonnier ne devraient pas tarder. Faites les venir ici directement… »
Visiblement vexé,
Rusard quitta le bureau en bougonnant des paroles incompréhensible.
En souriant, Dumbledore frappa une fois dans ses mains avant de se
lever. Pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt ? Il
fit quelques pas dans son bureau en se demandant pourquoi il avait pu
passer à côté d'une chose si évidente…
Après
de longues minutes, on frappa de nouveau à sa porte et cette
fois ci, Alastor Maugrey et Kingsley Shackelbolt entrèrent.
Ils encadraient tous deux un homme au regard éteint, Morfin
Gaunt. Il était entouré de puissant lien magique chacun
relié au bras des aurors. Ses bras étaient maintenus
dans son dos par pas moins de trois paires de menottes magiques et
ses chevilles étaient reliées entre elles par un lien
juste assez grand pour lui permettre de faire un petit pas. Il n'y
avait vraiment aucun risque que cet homme arrive à
s'échapper.
- « Nous voilà professeur, finissons-en vite » grogna Fol Œil en fixant son prisonnier d'un air mauvais.
- « Patience Alastor, nous ne sommes pas tous là… »
En effet, Dumbledore avait jugé
que, au vu du travail qu'ils avaient effectué avec le
journal, James et Sirius méritaient d'être présents
parmi eux. Fol Œil grogna encore un peu mais se tut
rapidement.
Bientôt des bruits de pas se firent entendre et
les deux jeunes hommes entrer dans son bureau.
- « Vous voilà, très bien, nous allons pouvoir commencer » déclara le professeur Dumbledore
Les deux jeunes hommes regardèrent attentivement les personnes présentes, s'attardant particulièrement sur le seul homme qu'ils ne connaissaient pas. Le professeur se chargea alors de faire les présentations.
- « James, Sirius, laisser moi vous présenter Morfin Gaunt »
En entendant son nom, Morfin releva la tête et observa les nouveaux venus d'un regard dénué de finesse et qu'Azkaban avait rendu vitreux.
- « Morfin » reprit le professeur « est actuellement prisonnier à Azkaban pour un crime qu'il a commis sur des moldus, enfin, officiellement… Il est parmi nous aujourd'hui pour nous aider à résoudre le mystère de la Chambre des Secrets. »
Les deux nouveaux venus le regardèrent alors avec surprise et d'un geste de la main, il les invita à s'asseoir quelques instants, le temps qu'il leur explique ce qui allait ce passer.
- « Grâce à ton travail sur le journal James, tu nous a appris qu'il y était fort possible qu'un lien existe entre la Chambre des Secrets et les attaques qui ont été commises il y a plus de quarante ainsi que le meurtre de Mimi Geignarde » commença le professeur Dumbledore « Tu nous a aussi appris qu'il fallait aussi être un descendant de Salazar Serpentard pour pouvoir ouvrir cette chambre, c'est la raison de Morfin parmi nous »
- « Vous voulez dire qu'il est un des héritiers de Serpentard ? » demanda Sirius en fixant le prisonnier d'un air grave
- « Parfaitement, il s'agit de l'un des derniers descendants vivant de Salazar. L'autre étant Tom Jedusor, mais je doute grandement qu'il aurait été prêt à nous apporter son aide. »
James et Sirius sursautèrent alors tous les deux et fixèrent Morfin avec encore plus d'intensité.
- « Qui est-il ? » demanda James
- « Son oncle » répondit le professeur Dumbledore.
Un raclement de gorge se fit alors entendre. Il venait d'être émit par Fol Œil qui lança aussitôt d'un air grave.
- « Dumbledore, si nous pouvions nous dépêcher… Notre absence au Quartier Général des Aurors ne passera pas longtemps inaperçue, surtout avec l'attaque d'hier soir… »
- « Que s'est-il vraiment passé sur le Chemin de Traverse hier» demanda Sirius « Il parait que ça a été horrible ?! »
- « On a passé trois heures bloqué par les aurors qui nous empêchait d'entrer dans Jasire… » continua James
- « Et j'avais Lalyh avec moi… Elle a eu peur… »
- «On ne peut rien dire, c'est secret défense » lança fermement Kingsley
James et Sirius hochèrent la tête d'un air entendu et se retournèrent vers le professeur Dumbledore.
- « Très bien, dans ce cas, allons-y directement » suggéra le professeur ;
- « Allez où ? » demanda Fol Œil
- « Vous verrez bien… » répondit Dumbledore avec un regard énigmatique.
Il se leva et se dirigea vers la porte qu'il ouvrit. Il céda le passage à James et Sirius, puis à Fol Œil et Kingsley qui tenait ferment Morfin Gaunt dont les mains étaient solidement et magiquement menottées dans son dos. Le petit groupe l'attendit à la sortie de son bureau et il en prit la tête. Il les mena parmi les couloirs du château et bientôt, le petit cri de surprise de James et Sirius lui indiqua qu'ils avaient compris où ils voulaient les mener. Après tout, les Maraudeurs connaissaient le château mieux que quiconque. Il arriva bientôt devant une porte qu'il poussa et invita tout le monde à y entrer.
- « Mais ?! » s'exclama Kingsley « Ce ne sont pas des toilettes ? »
- « Des toilettes pour filles, si, exactement ! » répondit le professeur.
- « Pourquoi avez-vous amenez ici ? » demanda James
- « La raison est bien simple. Nous n'avons aucun indice sur la localisation de cette Chambre, alors il nous faut en trouver. Et il se trouve que nous avons ici un témoin crucial de ce qui s'est passé à cette époque »
- « Mimi Geignarde » soufflèrent James et Sirius en cœur
- « Je n'en attendais pas moins de vous » leur assura Dumbledore en souriant doucement. « Mimi ! »
Il y eu un moment de silence avant que des petits gémissements et des reniflements se fassent entendre. Puis, sortant d'une des cabines, le fantôme d'une jeune fille en sortit. Lorsqu'elle les vit, elle se figea et les fixa avec des yeux ronds exorbités.
- « Mais qu'est-ce que vous faites dans MES toilettes pour filles ?! » demanda-t-elle d'un air indigné.
- « Nous sommes venus te voir Mimi » répondit galamment le professeur
- « Oh ! » minauda la jeune fille au aurait pu rougir si elle n'avait pas été translucide.
Le fantôme s'approcha alors de James et Sirius et commença à faire les yeux doux.
- « Les plus beaux garçons de l'écoles sont venus me voir moi… » minauda-t-elle en faisant les yeux doux « Je n'aurais jamais cru ça… »
James et Sirius échangèrent un regard à la fois amusé et gêné tandis que le fantôme continuait à leur lancer des œillades aguicheuses. Le professeur la regarda un moment en souriant, amusé par la scène avant d'émettre un raclement de gorge qui ramena Mimi Geignarde à la réalité.
- « Mimi » commença-t-il alors que le fantôme lui redonnait toute son attention. « Nous sommes venus ici pour te parler de quelque chose de très important. Pourrais-tu nous expliquer exactement comment tu es morte ? » demanda-t-il d'une voix calme.
Il sembla au professeur que la petite fantôme prit un air un peu outrée, mais au bout d'un court instant, elle répondit.
- « J'étais venue me cacher ici parce que cette peste d'Olive Hornby s'était moquée de mes lunettes, là dans cette cabine. J'ai pleuré très longtemps et j'ai entendu des bruits de pas et j'ai entendu quelqu'un, un garçon, dire des choses dans une langue bizarre. J'ai voulu lui dire de s'en aller et de me laisser en paix. Mais dès que j'ai quitté la cabine, je suis morte. Je n'ai pu voir que de grands yeux jaunes… »
- « Tu n'as pas vu le visage de ce garçon ? » demanda alors Kingsley.
Ravie de voir qu'on lui accordait de l'importance, Mimi gonfla son torse fièrement.
- « Non, j'étais trop occupé à sentir mon corps s'engourdir et tomber » répondit-elle
- « Et tu n'as pas reconnu sa voix ? » demanda Fol Œil d'un ton un peu plus brusque « Que disait-il ? »
- « Je ne sais pas » lui répondit Mimi « Ce n'était pas vraiment des mots… plutôt des sifflements… Un peu comme ça… »
Elle se mit alors à pousser de drôles de
sons avec sa bouche et le professeur Dumbledore vit clairement,
James, Sirius et les deux aurors échanger un regard mi
sceptique mi amusé à Mimi. Mais ce que le vieux
professeur remarqua aussi, c'est que le fantôme avait attiré
le regard de Morfin Gaunt. Lui qui jusque là avait été
totalement amorphe, il semblait captiver par les sons qu'émettait
Mimi et un sourire moqueur apparut sur son visage.
Le professeur
Dumbledore passa alors sa main dans sa longue barbe blanche. Il
fallait être héritier de Serpentards pour ouvrir la
chambre et les sifflements de Mimi lui rappelaient vaguement un
serpent… Il comprit alors.
- « Merci Mimi ! » lança-t-il en souriant « Nous avons tous compris ce que tu voulais nous dire. J'ai encore une petite question à te poser. Où sont apparut ces deux grands yeux jaunes dont tu nous as parlé… »
- « Là ! » répondit le fantôme en désignant le lavabo qui faisait face à la cabine dans laquelle elle était morte.
Le professeur s'en approcha et commença à l'examiner.
- « Il n'a jamais marché… » l'informa Mimi en s'approchant de lui.
Dumbledore l'observa très attentivement, passa sa main sur la tuyauterie à la recherche d'un indice qui pourrait confirmer ses soupçons. Il aperçut alors sur l'arrivée d'un des robinets, un minuscule dessin gravé. Il représentait un serpent.
- « Elle est là » souffla-t-il alors
- « Quoi ? » demandèrent en cœur les autres.
- « Je pense que l'entrée de la Chambre des Secrets se trouve ici » expliqua-t-il en se retournant vers eux.
Il y eut un moment de silence avant l'explosion de question.
- « Comment vous le savez ? »
- « Comment ça la Chambre des Secrets ? »
- « Dans les toilettes des filles ?! »
- « Vous êtes sur que ce n'est pas un piège ? »
Le professeur se mit à sourire doucement.
- « Il se peut que je me trompe bien sur » répondit-il doucement « Mais je suis convaincu que l'entrée de cette pièce se trouve ici »
- « Et vous savez comment l'ouvrir ? » demanda Sirius
- « Je pense que oui… » répondit Dumbledore « Kingsley, fait venir Morfin par ici s'il te plait »
L'auror obéit sur le champ et entraîna son prisonnier vers le lavabo.
- « Ouvre le passage » demanda alors le professeur au prisonnier, mais celui-ci se contenta de le regarder d'un air absent « Je sais que tu es capable de l'ouvrir… » continua le professeur.
Morfin Gaunt reporta son attention sur la tuyauterie, le visage aussi impassible.
- « Professeur, je ne suis pas sur qu'il comprenne… » commença Sirius
- « Détrompes toi, il a parfaitement compris et je sais qu'il voit ce que je veux lui faire faire… » assura le professeur Dumbledore
- « Vraiment ?! » lança alors Maugrey en s'approchant. « Et il ne veut pas coopérer ? On va arrange ça ! »
- « Alastor… »
- « Ne vous en faites pas professeur j'ai les choses bien en main ! »
Il plaque sa baguette sur le dos du prisonnier et lui glissa à l'oreille d'une voix sèche.
- « Je ne pense pas qu'Azkaban on m'ennuie beaucoup si je t'ai un peu malmené alors tu vas être gentil et faire ce qu'on te demande… sinon, je pourrais être un peu plus sévère avec toi. Je n'ai pas beaucoup de temps à perdre alors tu vas me faire le plaisir de te dépêcher ! »
Morfin ricana légèrement et releva un sourcil mais ne sembla pas disposé à les aider.
Maugrey jeta alors un sort et les liens qui retenaient le prisonnier de resserrèrent.
- « Tu vas parler oui ?! » grogna-t-il mais Morfin resta muet
Il continua alors sans scrupules. Lorsque les liens commencèrent à laisser des traces blanches sur la peau bloquant la circulation sanguine, le prisonnier émit un grognement et l'auror relâcha son étreinte.
- « Comment je saurais ouvrir ça moi ? Je ne sais même pas ce que c'est ! » lança-t-il d'une voix gutturale
- « C'est la pièce que Salazar Serpentard à construite ici à l'insu des autres Fondateurs… » répondit Dumbledore « N'as-tu vraiment aucune idée sur la manière dont on pourrait l'ouvrir ? »
Morfin
eut alors l'air surpris et passa un de ses doigts sur le petit
serpent graver. Il ferma les yeux et émit alors un sifflement
étrange… James, Sirius et les deux aurors le regardaient
sans rien dire, mais étonné de sa réaction.
Soudain,
le robinet se mit à briller d'une lueur blanche et se mit à
tourner sur lui-même. Le lavabo bascula alors pour laisser
place à un tuyau suffisamment large pour qu'un homme puisse
s'y glisser.
- « Voilà l'entrée de la Chambre… » souffla alors Dumbledore.
- « Comment a-t-il fait pour l'ouvrir ? » demanda Fol Œil d'un air méfiant
- « Il a parlé Fourchelang. C'est une des particularités des descendants Serpentard, tous parlent la langue des Serpents… »
Tous regardèrent alors Morfin en silence qui regardait le passage avec admiration.
- « Qu'est-ce qu'on va trouver là-dedans ? » demanda James avec inquiétude « Le truc qui a tué Mimi et attaqué tous les enfants de moldus ? »
- « Je pense oui… » répondit Dumbledore
- « Donc c'était Jedusor qui est responsable de tout ce qui s'est passé ! Pas Hagrid, ni sa grosse vilaine bébête ? » demanda Sirius
- « Non » répondit Dumbledore d'un air amusé.
- « On devrait descendre jeter un œil… » proposa Fol Œil en s'approchant.
- « Je te le déconseille Alastor » lança le professeur « Le monstre qu'il contient à tuer Mimi d'un seul regard »
- « ON ferais mieux de faire venir une équipe du Département des Créatures Magiques… » conseilla Kingsley
- « Je suis d'accord… » répondit Dumbledore « refermons ce passage »
A contre cœur, Morfin Gaunt, la baguette de Fol Œil toujours planté dans le dos referma soigneusement le passage.
- « Une chance que tout ceci se déroule quand l'école est vide » souffla Kingsley alors qu'ils sortaient tous des toilettes des filles.
Dumbledore acquiesça d'un air grave.
- « Dès que possible je fais envoyer ici notre meilleur équipe du Service de Créatures magiques et quelques aurors… » grogna Fol Œil en poussant Morfin devant lui « Je le ramènerais aussi pour qu'ils nous ouvre le passage ! »
James et Sirius ne dirent pas un mot. Avant qu'ils ne partent, le professeur Dumbledore les interpella et les entraîna un peu à l'écart.
- « Grâce à vous, l'école va être débarrassé d'un monstre dangereux, Hagrid innocenté et des vies peut-être sauvées… Vous pouvez être fiers de vous. »
- « C'est James qui a tout fait ! » lança joyeusement Sirius en tapant dans le dos de son ami qui se contenta de sourire faiblement.
- « L'horcrux ne nous est plus d'aucune utilité… Je vais le détruire dès que la bête de la Chambre sera terrassée… »
- « Voilà une bonne chose à faire ! » lança James « Un obstacle en moins pour que Harry puisse avoir une vie sereine »
Les trois hommes échangèrent un sourire.
- « Vous savez ce qu'il y aura dedans ? » demanda alors Sirius
- « Non » avoua Dumbledore « Mais connaissant Tom, je pencherais pour quelque chose de reptilien… »
