Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !

Bonne lecture à vous tous… Aylala

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Ce qui aurait pu se passer

Chapitre quatre vingt sept : La robe de mariée

« Pour mes noces
(…)
La voie lactée
Sera mon voile nuptial
Ma robe de mariée
Une aurore boréale
Devant mon miroir
J'ai rêvé d'être une star
J'ai rêvé d'être
Immortellement belle »

Luc Plamondon / Michel Berger (Starmania : « le rêve de Stella Spotlight »)

Il faisait atrocement chaud. Les vapeurs humides et brûlantes qui s'échappaient des chaudrons bouillonnant se mêlaient à l'air déjà suffocant du mois d'août. Sur certaines fioles, conservées au frais grâce à des sorts de rafraîchissement, la condensation formait de grosses gouttes qui suintaient le long des parois en verre. Lily prit une très grande inspiration et du dos de sa main, elle essuya son front moite et cligna un instant des yeux. Elle mourrait de chaud, et la bulle de protection qui lui couvrait une bonne partie du visage n'aidait pas son confort. Mais c'était une condition obligatoire si elle voulait continuer d'étudier cette potion sans faire courir le moindre risque à son bébé. Elle se tenait à bonne distance des chaudrons dans lesquelles mijotaient les échantillons d'une mixture à l'allure pâteuse. Près d'eux, Dobby s'activait. L'elfe lui était d'une très grande aide. Il était tout dévoué à sa cause et se mettait toujours en quatre pour lui être agréable.

La jeune femme l'observa attentivement alors qu'il versait dans le troisième chaudron une demi douzaine d'yeux de tritons et prit dans ses mains le morceau de parchemin qui était placé sur une table non loin d'elle. Elle en lu quelques lignes et le reposa.

- « Dobby ! » lança-t-elle à l'elfe « Il faut maintenant tourner la potion du cinquième chaudron dans le sens contraire des aiguilles d'une montre avec une cuillère en bois de chêne pendant deux minutes »

Dobby se tourna vers elle et s'inclina bien bas pour signaler qu'il avait bien compris, se redressa vivement et se dépêcha de choisir parmi les ustensiles mis à sa disposition la cuillère adéquate avant de se diriger vers le chaudron sur le quel le chiffre cinq était gravé.

Lily récupéra alors un grand cahier à spirales et une plume et après s'être assurée que sa bulle de protection était convenablement placée, elle s'approcha des deux premier chaudron. Le premier arborait une éclatante couleur vert pomme et des volutes de fumées bleu ciel s'en échappaient. La jeune femme nota consciencieusement ces éléments avant de prélever un échantillon de la mixture qu'elle consigna dans une fiole soigneusement étiquetée à l'avance par ses bons soins. Elle rangea ensuite cet échantillon dans une grande armoire. Toutes les semaines, Dobby emmenait ses fioles au professeur Slughorn ainsi que les notes manuscrites de Lily qu'il étudiait consciencieusement avant de lui envoyer de nouvelles instructions pour la semaine à venir. La jeune femme n'avait pas revu son professeur depuis des semaines et cela n'était pas sans réjouir James. Lily savait parfaitement que son mari n'avait jamais vraiment aimé le professeur Slughorn et son antipathie avait encore grandie depuis l'incident qui avait failli coûter la vie à leur fils. Le professeur n'était pas vraiment responsable de ce qui était arrivé mais James éprouvait toujours une rancœur bien tenace à son encontre.

Lily essuya une nouvelle fois son front moite de sueur. Malgré le débardeur à fines bretelles qu'elle portait, elle ne supportait pas la température de la pièce. Prenant une nouvelle fois une grande inspiration, elle se dirigea vers le deuxième chaudron qui lui bouillonnait violemment des bulles violettes. Tout comme le chaudron précédant, elle récupéra un échantillon qu'elle rangea avec soin. La jeune femme se rendit alors au côté de Dobby qui finissait de tourner la potion du cinquième chaudron.

- « Il faudra ensuite ajouter une patte de lézard » l'informa-t-elle avant de rejoindre la fenêtre qu'elle ouvrit en grand dans l'espoir de faire entrer un brin d'air dans la fournaise de la pièce.

- « Madame devrait arrêter pour aujourd'hui » lança soudain Dobby en la regardant d'un air grave.

La jeune femme esquissa un sourire.

- « Dobby ne plaisante pas madame. Madame à l'air pâle et soufre de la chaleur. Madame doit penser à sa santé et à son petit »

Lily se mit alors à sourire franchement. James avait bien rallié leur elfe à sa cause. Dobby se souciait de sa santé avec un zèle qui l'agaçait parfois. Mais elle savait que s'était par inquiétude que James et Dobby la surprotégeaient et elle ne leur en voulait pas.

Cette fois ci pourtant, elle songea que l'elfe avait raison. Elle ne pouvait pas rester une minute de plus dans ce sauna sans risquer de s'évanouir.

Elle acquiesça alors d'un signe de tête et jeta à la salle un sort dit « de la Belle au Bois Dormant ». Tout dans la pièce se figea comme si le temps s'était arrêté. Les chaudrons arrêtèrent de bouillonner, les flammes des feux d'en lécher le contour et les bulles d'exploser. Tout serait ainsi en état quand elle déciderait de reprendre ses travaux. Sans doute à un moment plus frais de la journée que le milieu de l'après midi… Sûrement en début de journée quand les enfants et James dormaient encore.

Dobby passa devant elle et ouvrit la porte pour la laisser passer. Une fois que tous deux furent sortis de la pièce, Lily ferma ce laboratoire improvisé par des sorts puissants afin que personne ne puisse y entrer mis à part Dobby et elle. Elle ôta alors enfin la bulle de protection de son visage et se sentit tout d'un coup beaucoup mieux. Il faisait plus frais dans le couloir, cela lui faisait du bien. Instinctivement, elle posa sa main sur son ventre et le caressa doucement. Elle sentit alors un petit vertige la prendre. Rien d'alarmant mais elle préféra néanmoins s'asseoir un peu. Elle traversa le couloir pour se rendre dans le salon où elle s'installa dans le canapé. Elle demanda à Dobby de lui ramener un grand verre d'eau fraîche et un morceau de chocolat. Dobby transplana instantanément pour satisfaire sa maîtresse et une fois rassasiée, Lily se sentit beaucoup mieux. Elle remercia l'elfe qui disparut alors la laissant seule. Elle ferma les yeux et posa sa tête sur le haut du canapé.

Ses travaux sur la potion de Slughorn n'avançaient pas aussi vite qu'ils l'avaient espéré mais elle sentait qu'ils étaient sur la bonne voie. Elle tenta de créer un peu d'air en remuant sa main au dessus de son visage mais le peu de souffle qu'elle créa ne la rafraîchirent pas.

Elle savourait ce moment de calme, rare dans cette maison qui d'habitude résonnait des rires de Harry et Syrielle quand des bruits de voix se firent entendre. Lily se redressa juste à temps pour voir James et leurs deux amours d'enfants dans ses bras, entrer dans le salon. Ils avaient tous l'air de beaucoup s'amuser ce qui fit sourire Lily qui se redressa alors pou mieux les voir.

- « Ca va ? » demanda James en s'approchant d'elle

- « A merveille » répondit Lily en souriant tandis que James posait Harry sur le sol.

- « Badaboum papa ! » s'écria alors le petit garçon provoquant des éclats de rire chez sa petite sœur, encore blottie contre son papa.

- « Pardon ? » demanda la jeune femme en caressant la petite joue de son fils d'un geste tendre « Tu as dit quoi mon chéri ? »

- « Badaboum papa ! » répéta Harry en souriant dans la direction de sa sœur qui riait encore plus.

Devant l'hilarité de ses deux enfants, la jeune femme se mit à sourire largement et lança un regard interrogatif à James qui avait cet air malicieux qu'elle aimait tant. Le jeune homme lui adressa un clin d'œil et posa Syrielle sur le canapé, bien au fond pour ne pas qu'elle puisse en tomber et s'installa à genoux devant son fils.

- « Je suis le plus fort ! » lança-t-il d'une voix grave en prenant un air sérieux

- « Nan ! Moi ! » rétorqua Harry, un grand sourire aux lèvres

- « Prouve-le ! » ordonna alors James de cette voix toujours grave.

Lily les regardait tous les deux en souriant. Elle vit alors son fils prendre une très grande inspiration avant de souffler de toutes ses petites forces sur son père. James se mit alors à crier et avec un grand nombre de mouvements désordonnés des bras, il s'effondra à la renverse sur le sol derrière lui. Il secoua son corps de quelques soubresauts accompagnés de légers gémissements avant de s'immobiliser, comme mort.

- « Badaboum papa ! » hurla alors Harry en frappant dans ses mains tandis que Syrielle éclatait de rire.

Lily ne put elle aussi s'empêcher de rire doucement en voyant Harry danser autour de son père toujours étendu sur le sol, qui souriait largement.

Au bout d'un moment, James se releva et se tourna alors vers Syrielle qui tapait dans ses petites mains de bébé.

- « A toi ma belle » murmura-t-il alors à la fillette dont les yeux se mirent à briller.

La petite fille souffla doucement sur son papa entre ses rires et tout comme pour Harry, James sembla terrasser par un vent violent qui le renversa sur le sol, à grand renfort de cri et de gestes désordonnés. Lily le regardait faire avec amusement, mais les deux enfants étaient littéralement fous de joie.

- « Badaboum papa ! » scandait Harry en dansant autour du corps allongé de son père.

Considérant ensuite certainement que son père s'était suffisamment reposer, il lui prit une des mains et tenta de le relever mais James semblait bien décidé à rester allongé.

- « Papaaaa…. » lança le petit garçon alors qu'il titrait de toutes ses forces sur le bras de son père

Mais James restait immobile, ne l'aidant pas du tout dans son entreprise de le relever.

- « Pa-paaaaaaa » insista le petit garçon sans résultats.

Harry lâcha donc la main de son père et vint s'asseoir près de sa tête.

- « Te plait papa… » supplia-t-il en se penchant au dessus de sa tête.

- « Je suis trop faible Harry… » souffla James dans un faux râle « Vous êtes trop forts tous les deux… je n'ai plus de forces »

Lily vit très clairement son fils hausser un sourcil d'un air surpris avant que James ne reprenne

- « Il faut me soigner Harry… » continua James en tournant son regard faussement larmoyant vers Harry « Il me faut un baiser d'une maman pour me guérir… »

Lily se mit alors à sourire largement. C'était donc là qu'il voulait en venir. Elle croisa ses mains sur son ventre et attendit. Harry se leva d'un bond et se précipita vers elle.

- « Maman ! Vite… » demanda-t-il en s'agrippant à ses genoux.

Lily déposa un baiser sur son front et se leva du canapé. Soulagé, Harry se précipita vers James et s'assis sans douceur à quelque centimètre du visage de son père qui avait grimacé, craignant de se prendre malencontreusement un coup de pied dans le visage. Doucement, Lily s'approcha de son mari, s'agenouilla près de lui et après avoir tendrement caresser sa joue, elle déposa un léger baiser sur le sourire de James. Ce dernier l'incita à approfondir ce baiser si doux et la jeune femme ne refusa pas le moins du monde cette agréable invitation.

- « Bisou d'amouuuuureuuuuuux ! » gloussa Harry à côté d'eux.

Lily se mit à sourire tout contre les lèvres de James et se redressa tranquillement. Elle jeta un regard amusé à son fils qui les regardait, James et elle en souriant de toutes ses dents.

- « Ca va mieux ? » demanda-t-elle à son mari qui regardait aussi Harry d'un air amusé.

- « Beaucoup mieux ! » répondit-il en se redressant.

Lily se releva alors et alla s'installer près de Syrielle qui n'avait pas manquer une miette de toute l'affaire, sagement assise dans le canapé. Elle l'en fit descendre et la petite fille regagna en rampant les genoux de son père. Tous les trois continuèrent un long moment leur jeu sous le regard attendri de Lily qui de temps en temps participait au jeu. Ils s'amusaient bien et rien ne faisait plus plaisir à Lily que de voir sa famille heureuse et insouciante malgré toutes ses horreurs qui se passait au dehors.

En fin d'après midi, elle emmena les enfants prendre leur bain. Accroupie au bord de la baignoire dans laquelle ses deux amours jouaient en s'éclaboussant copieusement, Lily veillait à ce que chaque oreille soit bien nette tout en distribuant des baisers. Son plus gros travail consistait surtout à calmer l'enthousiasme de Harry qui trop heureux de jouer dans l'eau oubliait un peu la présence de sa sœur qui menaçait souvent de glisser et de se retrouver sous une bonne couche d'eau savonneuse.

Après avoir soigneusement rincer Harry et Syrielle qui étaient recouvert des pieds à la tête d'une mousse rosâtre et odorante, elle les sortit de l'eau et les enveloppa dans de grandes et moelleuses serviettes. Elle les sécha et les mis en pyjama, avant de les ramener au salon pour qu'ils puissent encore jouer un peu avant le dîner en espérant que leur jeu serait plus calme.

En entrant dans le salon, Lily aperçut James en train de lire un parchemin d'un air soucieux.

- « Tout va bien ? » demanda-t-elle

Le jeune homme sursauta et abaissa le parchemin avant de lui sourire largement.

- « Oui, oui » assura-t-il avec conviction.

Lily le regarda d'un air sceptique mais comme il ne cessait de sourire, elle s'éloigna un peu pour déposer Syrielle dans le parc de bébé. Harry s'y trouvait déjà, ayant compris depuis longtemps déjà comment y entrer et en sortir sans l'aide de personne, en l'escaladant. La jeune femme disposa autour de ses deux enfants quelques peluches et figurines de Quidditch et après avoir embrasser un dernière fois les fronts de ses petits, elle alla s'asseoir près de son mari sur le canapé. James encercla ses épaules de son bras et elle déposa sa tête contre son cou.

- « C'est quoi cette lettre ? » demanda la jeune femme après un court instant de silence.

- « Rien » répondit évasivement le jeune homme en faisant glisser ses doigts sur la peau de son bras.

- « James ! » gronda doucement Lily

- « Ce n'est rien du tout Lily, je te le promets ! » souffla alors James en la serrant un peu plus « C'est juste un courrier de Gringott's »

- « Il y a un soucis ? » demanda la jeune femme en se redressant un peu anxieuse

- « Non… » répondit James dans un sourire « Il n'y a pas de soucis… »

- « Mais tu as vu la tête que tu faisais ? »

- « Je ne suis jamais ravi de recevoir un courrier de la banque… » se contenta de répondre le jeune homme en souriant.

Mais Lily continuait à la regarder d'un air sceptique.

- « Allez mon cœur ! Je te dis que ce n'est rien du tout ! Ne t'en fais pas, fais moi confiance… » murmura James en l'attirant de nouveau contre lui et en déposant un baiser sur ses cheveux.

Lily esquissa un faible sourire et le laissa faire.

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- « Madame, on a frappé à la porte… »

Augusta Longdubat détacha son regard du journal qu'elle était en train de lire et le posa sur son elfe de maison qui se redressait de sa révérence.

- « J'arrive » déclara-t-elle avec sérieux en repliant son journal qu'elle posa sur la table basse devant elle.

D'un discret mouvement de la main, elle ôta ses lunettes de lecture qu'elle rangea dans leur étui avant de se lever. Elle jeta un dernier coup d'œil dans la pièce et aperçut Neville qui comme à son habitude, jouait dans un coin du salon.

- « Reste ici et surveille le attentivement » ordonna-t-elle à l'elfe qui sans se faire attendre, alla rejoindre son jeune maître.

Augusta quitta alors la pièce pour se rendre à l'entrée où un deuxième elfe attendait, à l'affût devant la porte.

- « C'est bon » lança-t-elle à celui-ci disparut avec un léger pop.

Prudemment, la vieille femme s'approcha du judas de la porte. Elle jeta un sort de protection, on n'était jamais trop prudent par les temps qui courait, et le malheur qui s'était abattu sur sa famille avec l'attaque de Franck et Alice l'avait rendue plus méfiante que jamais. Augusta mit un certain temps à habituer son œil à la nouvelle vision qui s'offrait à elle. Elle mis donc quelques secondes à reconnaître la longue barbe blanche, le nez aquilin et les lunettes en forme de demi-lune de son interlocuteur.

- « Professeur Dumbledore ? » demanda-t-elle avec un soupçon de méfiance dans la voix

- « Lui-même, Augusta » répondit tranquillement le vieux sorcier qui ne semblait pas s'impatienter de devoir ainsi attendre sur le pas de la porte.

- « Comment puis-je en être sur ? » demanda-t-elle alors.

Elle entendit son interlocuteur rire doucement avant de répondre d'une voix égale.

- « Votre maison est soumise au Fidelitas, peu de gens peuvent la localiser »

Augusta analysa quelque seconde cette réponse avant de décider qu'elle était acceptable. Elle leva alors un a un tous les sorts de protection qu'elle avait personnellement appliqué à la porte pour faire enfin entrer le professeur Dumbledore.

- « Excusez moi pour l'attente, Albus » s'excusa-t-elle en s'effaçant pour le laisser entrer

- « Ce n'est rien Augusta, je comprend parfaitement » lui assura le professeur en souriant.

D'un geste de la main, Augusta l'invita à regagner le salon. Tandis que le directeur de Poudlard s'approchait de Neville pour lui tapoter affectueusement la tête, la vieille femme sortit de son grand buffet son service à thé pour deux personnes qu'elle posa sur la table.

- « C'est très gentil à vous Albus de venir rendre visite à une vieille femme comme moi. Un sorcier tel que vous doit avoir une multitude d'autres occupations plus importantes… » lança-t-elle alors que tous deux prenaient place dans des fauteuils se faisant face.

- « Ne dites donc pas de sottises Augusta, vous n'êtes pas une vieille femme par rapport à moi et aucune de mes occupations n'est plus agréable que votre compagnie » répondit galamment le professeur en croisant ses mains sur ses genoux.

- « Arrêtez donc de me flatter ! » le réprimanda Augusta avec amusement « Dites moi plutôt ce qui vous amène ici »

Le professeur allait répondre mais l'arrivée de l'elfe de maison, transportant une théière pleine et fumante le coupa. Ils regardèrent en silence l'elfe remplir leur tasse d'un thé odorant. Une fois l'elfe sorti de la pièce il répondit tout en tournant sa cuillère dans sa tasse.

- « Je m'inquiète pour vous Augusta » lança-t-il d'une voix calme.

- « Pardon ? » demanda Augusta avec étonnement

- « Vous m'avez parfaitement compris… Je m'inquiète pour vous » reprit poliment le professeur

- « Et pourquoi donc vous préoccupez vous de moi ainsi ? » lui demanda-t-elle en souriant légèrement, surprise qu'un sorcier aussi important que le professeur Dumbledore puisse se soucier d'elle.

- « Je me suis rendue compte que cela faisait plusieurs mois que je ne vous avait pas vu à l'extérieur de chez vous. A bien y réfléchir vous n'avez pas réapparu en public depuis très longtemps et c'est cela qui m'inquiète. Je ne voudrais pas que vous vous enfermiez, vous et Neville dans la solitude »

Augusta qui avait interrompu le mouvement de sa cuillère dans sa tasse de thé tout le long de la réponse du professeur le regarda d'un air un peu étonné. Elle porta sa tasse à sa bouche et bu une longue gorgée de liquide encore fort chaud. Elle reposa sa tasse et fixa son invité.

- « Vous avez raison, je ne sort plus dans le grand monde » commença-t-elle « Mais peu m'importe. Après ce qui est arrivé à Franck et Alice, seule compte la sécurité de Neville. Je dois être à ses côtés pour le protéger, il n'y a que lui qui compte à mes yeux. Par les temps qui court, tous ces mangemorts en liberté et ces attentats, on est plus en sécurité chez soit que partout ailleurs… et encore »

- « Je comprend » souffla le professeur Dumbledore d'un air grave avant de se plonger à son tour dans sa tasse de thé.

Il y eu un petit moment de silence où l'on entendait uniquement le bruit que faisaient les jouets de Neville sur le sol. Puis le professeur repris la parole.

- « Comment vont Franck et Alice, justement ? »

Augusta soupira légèrement et comme à chaque fois qu'elle avait à parler de son fils et de sa bru, ses mains devinrent légèrement moite et se mirent à trembler. Elle jeta un regard à Neville et ressentit un pincement au cœur, pauvre enfant.

- « Il n'y a toujours aucun changement dans leur état » commença-t-elle à expliquer « Ils sont conscients et comprennent certaines choses élémentaires, comme se nourrir, mais ils sont incapable de se débrouiller seuls. Ils ne reconnaissent toujours ni Neville, ni moi… Je me demande si je vais continuer à emmener Neville là-bas. J'ai l'impression que cela lui fait plus de mal qu'autre chose… »

Sa voix tremblait légèrement, elle n'arrivait pas à contrôler toute l'émotion qui la gagnait quand elle devait parler des parents de Neville.

- « Je pense qu'il faut que Neville continue de voir ses parents » se contenta de répondre le professeur Dumbledore.

Augusta plongea son regard dans le sien, l'invitant à approfondir sa pensée.

- « La vie de Neville a été très tôt marqué par un évènement tragique, c'est regrettable, mais cela fait maintenant partie de sa vie. Il ne faut pas que Neville renie ses parents… Je pense que même si cela n'est pas forcément un moment plaisant pour lui, il doit continuer de voir ses parents. Et qui sait, peut être que l'amour de leur fils aidera Franck et Alice à faire des progrès. » répondit-il avec calme et conviction.

Augusta sentit ses mains se mettre à trembler de plus en plus fort. Pour tenter de se reprendre, elle repris une très longue gorgée de thé et se sentit un peu mieux. Le professeur Dumbledore avait raison. Il ne fallait pas que Neville considère ses parents comme des étrangers. Mais cela allait être tellement dur…

- « Et les médicomages évoquent-ils la possibilité qu'il puisse y avoir un traitement ? » demanda le professeur en se resservant une tasse de thé.

Cette fois, les mains d'Augusta se mirent à trembler d'agacement.

- « Les médicomages ont déclarés que comme ils n'étaient que les deux seuls cas de cette maladie, cela ne valait pas le coup de déployer des moyens pour une recherche de traitement ! » lança-t-elle d'un ton amer.

- « Réellement ? » demanda le professeur Dumbledore.

- « Oui ! Ils ne veulent pas faire de recherche sur leur maladie, ils disent qu'ils n'ont pas les moyens ! Mais je sais parfaitement que c'est faux ! L'argent n'est pas le souci ! C'est comment on l'utilise qui est scandaleux ! »

Augusta se sentait s'enflammer. Mais depuis qu'elle avait appris cette nouvelle qu'elle trouvait révoltante, elle avait beaucoup de mal à garder son calme quand on évoquait ce sujet.

- « Le Ministre préfère mettre tout l'argent de la communauté dans la guerre. Dans la guerre et dans toutes ses mesures de prévention et de sécurité qui coûtent les yeux de la tête et qui n'empêcheront pas les mangemorts de faire des victimes ! Du coup le peu d'argent qui arrivent à Ste Mangouste va au plus urgent… C'est compréhensible ! Mais injuste ! »

- « C'est vrai » acquiesça le professeur d'un air grave « je trouve également que le Ministre consacre beaucoup trop d'argent à la guerre en négligeant le reste… Je lui en ai parlé, mais il m'a, assez grossièrement d'ailleurs, fait comprendre que tout cela ne me regardait pas. »

Augusta le fixa d'un air grave.

- « Ce n'est qu'une andouille ! » lança-t-elle simplement « Je suppose que l'argent ne rentre plus non plus à Poudlard ? »

Le professeur éclata d'un léger rire et la fixa en souriant

- « Vous avez parfaitement deviné. Le Ministre ne considère pas l'éducation de nos jeunes sorciers comme une priorité… »

Augusta soupira tandis que le professeur haussait les épaules.

- « Qu'allez vous faire alors ? » demanda-t-elle

- « Oh… J'ai investi beaucoup de mes fonds personnels. Beaucoup de mes enseignants ont acceptés de voir leurs salaires baisser… Mais cette école restera ouverte à tous ! L'éducation est ma priorité ! » affirma-t-il avec conviction.

- « Je suis entièrement d'accord avec vous ! » lui assura Augusta. « Il faut le plus possible que nos jeunes soient instruits et bien instruit pour les empêcher de s'enrôler chez les mangemorts ! Il sont notre avenir, le ministre ne peut pas s'en désintéresser ainsi !! Ils doivent être éduqués convenablement »

Augusta vit le professeur se mettre à sourire.

- « Je met tout en œuvre pour cela… »

- « Je sais… »

Tous les deux se fixèrent un long moment avant de soupirer. Augusta songea qu'ils n'avaient pas de chance d'être gouverné par une andouille qui pensait plus à satisfaire l'opinion publique que de s'intéresser au cœur du problème jusqu'à en oublier les choses essentielles.

- « Vous devriez être Ministre » lança-t-elle alors à son invité qui se mit à rire doucement

- « Vous n'êtes pas la première personne qui me le suggère » avoua-t-il dans un sourire

- « Alors, par Merlin, pourquoi n'écoutez vous pas ce que l'on vous dit ?! »

- « La politique ne m'intéresse pas. Je préfère l'éducation… » répondit-il simplement

- « En ce moment tout va mal. La communauté ne se sent pas en sécurité. Il faudrait un sorcier charismatique pour nous diriger pas cette andouille ! » s'indigna Augusta.

- « Il ne fait que ce que la majorité des personnes lui demandent de faire. Il tente de faire régner l'ordre et le calme, mais ce n'est pas ainsi qu'il viendra à bout de Voldemort » soupira le professeur « On n'éradiquera pas le mal si on ne détruit que sa partie visible… Instauré des règles de sécurité draconienne ne serviront à rien tant qu'il existera des mangemorts pour les contrer »

Augusta acquiesça d'un signe de tête. Elle était parfaitement d'accord avec le professeur.

- « Et pourtant… » repris ce dernier d'un air blasé « Lors des prochaines élections, le candidat qui axera le plus sa politique sur l'ordre et la sécurité se verra sans aucun doute élu. Et pourtant, plus la sécurité sera poussée à son extrême, plus cela donnera envie à Voldemort de montrer qu'il peut la briser. C'est un cercle vicieux. »

- « J'ai bien peur que vous n'ayez raison… » soupira la vieille femme d'un air las.

Son regard se posa alors sur Neville et elle frissonna. Elle pensa à la prophétie et son cœur se serra. Combien de temps cette situation durerait-elle encore ? Si vraiment, seul Neville avait le pouvoir de vaincre le mage noir, faudrait-il encore attendre qu'il soit en âge de se battre pour voir la guerre se terminer. L'idée de voir son petit fils confronter à l'incarnation du mal, arracha un léger gémissement de terreur à Augusta qui se contenta de souffler entre ses dents.

- « Maudite guerre ! »

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- « Et à ce moment là, j'ai sorti la jupe pour mieux la regarder, et la vendeuse ma dit ''mais vous savez madame c'est une taille unique !'' ! »

- « Non ! » lança Lily d'un air amusé

- « Je te jure ! Si c'est pas un moyen détourné pour me dire que j'ai des grosses fesses à son goût ! » répondit Océane avec amusement « je peux te dire que je lui ai lancé la jupe à sa figure, à l'autre vendeuse anorexique ! »

Lily éclata d'un rire joyeux et Océane ne tarda pas à l'imiter. Cette après midi entre fille était placée sous le signe de la bonne humeur, et elle en était ravie. Les deux jeunes femmes se promenaient sur le Chemin de Traverse. Mais ce n'était pas une promenade anodine. Non, celle-ci avait un but bien précis, et rien qu'à l'idée de ce à quoi elle allait consacré le reste de sa journée, Océane se sentait plus excitée qu'elle ne l'avait jamais été.

-« C'est là ! » lança-t-elle alors à son amie en apercevant l'enseigne de la boutique de vêtement de mariée.

Les deux jeunes femmes s'arrêtèrent un moment et contemplèrent la vitrine, un large sourire aux lèvres. Trouver une robe de mariée était comme un rêve auquel Océane avait du mal à croire. Quelque chose qu'elle avait imaginé faire depuis qu'elle était toute petite, sans vraiment réaliser ce que cela signifiait. Mais maintenant, elle était là, le moment était venu et elle se croyait réellement revenue en enfance, aussi mpatiente qu'un matin de Noël.

- « On y va ? » proposa doucement Lily en posant sa main sur son bras, la tirant de son état d'hébétude.

- « Oui ! » répondit avidement Océane en poussant la porte du magasin.

Elle pénétra alors dans une grande pièce très joliment éclairée. Il y avait beaucoup de place et tout était lumineux. De larges fauteuils à l'allure confortable étaient disposés ça et là. Quelques plantes vertes, en pot égayait le décor. Océane avait l'impression de rêver, tout était trop beau. Elle n'osait pas imaginer le prix que les robes devaient coûter dans cet endroit sublime. La jeune femme se pencha vers son amie pour lui glisser à l'oreille.

- « Mais ça va être hors de prix ici ! »

- « Sirius a dit que ce n'était pas important ! Il veut que tu ais la robe de tes rêves et il m'a fait juré de t'emmener ici ! Comme c'est moi qui paye en son nom, il m'a donner carte blanche… alors n'hésite pas… » répondit Lily en souriant

- « Mais… »

- « Pas de mais Océane… » trancha Lily, un grand sourire aux lèvres alors qu'une vendeuse à l'allure aimable s'approchait d'elles.

- « Bonjour mesdames » lança-t-elle d'un ton amène

- « Bonjour » répondirent les deux jeunes femmes en cœur

- « Puis-je vous aider ? » continua la vendeuse avec courtoisie.

Se ressaisissant de la chance qu'elle avait d'avoir un fiancé prêt à lui offrir une robe hors de prix, Océane se redressa un peu et répondit dans un sourire.

- « Oui, je cherche une robe de mariée pour moi »

La vendeuse lui rendit son sourire avant de demander.

- « Et quel genre de robe désireriez vous ? »

- « Oh, c'est très simple » répondit malicieusement Océane « Je voudrais une robe tellement belle, qu'en me voyant la porter, mon fiancé en oublie son prénom »

La jeune femme entendit Lily rire discrètement à côté d'elle et la vendeuse étouffa également un léger rire.

- « Ce genre de robe ! » s'exclama-t-elle avec amusement « Je pense que nous pourrons la trouver ici… Ce sera tout ? »

- « Non » répondit Océane « Il me faudrait aussi deux jolies robes pour des petites filles qui ont juste un an, une tenue pour un petit garçon de trois ans… »

La jeune femme fit une pause pour être bien sur de n'avoir rien oublié avant de s'exclamer

- « Ah ! Et aussi une robe pour mon amie ici qui est mon témoin ! »

- « Contente de voir que tu ne m'a pas totalement oubliée ! » lança alors Lily d'un air amusée tandis que Océane baissée les yeux, un peu gênée.

- « Très bien mesdames » reprit la vendeuse « nous allons nous occuper de vous. Madame… » continua-t-elle en se tournant vers Lily « Une de mes collègues va vous trouver votre robe et celle des enfants »

A cet instant, sortie d'on ne sait d'où, une jeune femme tout sourire arriva près d'elle. Elle invita Lily à la suivre, laissant Océane, seule avec la première vendeuse. Sans dire un mot, les deux jeunes femmes traversèrent la pièce pour pénétrer dans une salle, plus petite mais tout aussi lumineuse et bien décorée.

- « Installez vous ici » l'invita la vendeuse en lui désignant un fauteuil « Nous allons nous occuper de votre tenue. Quand vous mariez-vous ? »

- « Le 22 septembre » répondit Océane en souriant.

- « Très bien… Avez-vous une idée précise de la robe que vous aimeriez porter ? » demanda-t-elle

Océane la regarda un instant avant de réaliser qu'elle n'avait jamais vraiment réfléchit à cela avant. Elle voulait porter une belle robe, un reste de ses rêves de petite fille, mais elle n'avait aucune idée bien arrêtée en tête.

- « Non… » répondit-elle doucement

- « Ca ne fait rien ! » lui assura la vendeuse « Nous allons voir cela ensemble. Vous êtes magnifique, nous n'aurons aucun mal à trouver votre robe idéale. Quelle partie de votre corps, votre compagnon préfère-t-il ? »

Océane resta estomaquée en entendant cette question et fixa la vendeuse le regard légèrement exorbité.

- « C'est juste pour savoir quelle genre de robe lui plaira le mieux… » souffla la vendeuse en souriant

Océane reprit alors une contenance et hocha la tête.

- « Je n'en sait trop rien… C'est à lui qu'il faudra demander ça… »

- « Je comprend… »

Océane se sentait un peu stupide, mais la question lui paraissait tellement saugrenue. Elle se rappela mentalement qu'il faudrait qu'elle raconte cela à Lily.

- « Je vais vous montrer différent modèle » continua la vendeuse en lui tournant le dos « Puis nous aviserons ».

Les deux heures qui suivirent furent entièrement consacrées aux essayages. Jamais Océane ne s'était autant changée. Elle avait l'impression d'avoir essayer toutes les robes du magasin et pourtant à chaque fois, la vendeuse lui en apportait une nouvelle. Cela en devenait lassant. Elle n'avait toujours pas trouvé la robe de ses rêves. Parmi la multitude des robes qu'on lui avaient présenté, Océane en avait trouvé beaucoup de quelconque, un grand nombre jolies, quelques unes belles, mais aucune qui lui ai laissé penser qu'elle serait celle dans laquelle elle dirait oui à Sirius. Elle ne cessait de s'excuser auprès de la vendeuse, qui toujours aimable lui répondait que ce n'était rien, qu'elle en avait vu d'autre. Pourtant Océane commençait à désespérer.

- « Non, celle-ci ne va pas du tout ! On dirait que je suis dans un sac à farine ! » soupira-t-elle en s'observant dans le grand miroir de la pièce « Pourquoi je ne trouve pas de robe ! »

- « Ne vous en faites pas mademoiselle, nous y arriverons » lui assura pourtant la vendeuse en l'aidant à en défaire la fermeture éclair.

Alors qu'elle repartait avec la robe et qu'elle allait lui en chercher une autre, Océane, en sous vêtement se laissa tomber dans le fauteuil. Elle soupira. Elle commencer à en avoir assez et pensais sérieusement à abandonner l'idée d'avoir une robe parfaite. N'importe qu'elle robe un peu habillée ferait l'affaire, et de toute façon, Sirius ne l'épousais pas pour sa robe ! Forte de cette résolution, elle attendit de pieds fermes la vendeuse. Mais toutes ses résolutions fondirent comme neige au soleil quand elle vit la robe qu'on lui apporta. Océane se leva d'un bond et alla à la rencontre de la vendeuse.

- « Elle est magnifique ! » s'exclama-t-elle.

La robe était longue et d'un blanc éclatant. Les manches étaient confectionnées dans un tissu léger et transparent qui semblait flotter dans les airs.

- « Vous voulez l'essayer ? » demanda la vendeuse

- « Ce n'est pas une question à poser ! » répondit Océane en souriant et en lui ôtant la robe des mains.

Une fois que la jeune femme l'eut essayée, elle su que jamais elle ne pourrais se marier si elle ne portait pas cette merveille. La robe lui allait comme un gant. Soulignant avec élégance et raffinement ses formes, dévoilant juste assez de décolleté, elle lui donnait tout de suite une autre allure. Les manches transparentes et aériennes lui donnaient l'impression de flotter dans les airs.

- « Je l'adore ! » souffla Océane sans cesser de fixer son reflet dans le miroir.

Elle pivota un peu, se tourna sur elle-même et revint à sa position initiale. Elle frappa alors dans ses mains et se mit à rire.

- « C'est celle là que je veux ! » déclara-t-elle en souriant

- « Excellent choix, mademoiselle » lança la vendeuse en souriant « Elle vous va à ravir »

Océane ne pouvait pas détacher de ses lèvres le sourire florissant qui y était né. Elle se trouvait belle et elle savait que Sirius apprécierait de la voir ainsi. Rien d'autre ne pouvait lui faire autant plaisir. Elle avait hâte de pouvoir la porter et regrettait presque de ne pouvoir la porter que le jour de son mariage.

- « Voulez vous que je vous l'emballe ? » proposa alors la vendeuse en faisant un pas vers elle.

- « Pas tout de suite, s'il vous plait » souffla Océane « je voudrais faire un test, c'est possible ? »

- « Naturellement » lui répondit la vendeuse d'un air un peu étonnée.

A regret, Océane se déshabilla et se dépêcha de choisir parmi les autres robes qu'on lui avait fait essayer trois autres qu'elle trouvait jolies et alla se cacher devant le paravent.

- « Vous pouvez dire à mon amie de nous rejoindre, s'il vous plait ? » demanda-t-elle

- « Bien sur… » répondit la vendeuse en sortant de la pièce.

Océane patienta en silence quelques instant avant d'entendre la voix de Lily.

- « Océane ? »

- « Installe toi dans le fauteuil Lily ! » lança alors Océane en se dépêchant d'enfiler une des robes banales mais jolies qu'on lui avait proposer.

Ainsi vêtue, elle sortit de derrière le paravent et se présenta devant son amie.

- « Alors ? »

- « Tu es très belle ! » répondit la jeune femme en souriant

- « Une des robes que je vais te montrer est celle que j'ai choisit… il faut que tu devines laquelle, d'accord ? »

- « D'accord ! »

Océane se dépêcha alors d'enfiler une deuxième robe et de la montrer à son amie.

- « Pas mal » répondit celle-ci en souriant

Sans plus attendre, Océane retourna derrière le paravent et cette fois enfila sa robe, la vraie, la sublime. Elle prit une grande inspiration et alla rejoindre Lily.

- « Celle là ! » s'exclama cette dernière en se levant de son fauteuil et se précipitant vers elle.

- « Mais tu n'as même pas vu la dernière ! » lança Océane, en essayant de calme le rire de joie qui la gagnait

- « On s'en fiche de l'autre ! C'est celle là celle qu'il te faut ! » lui assura Lily en tournant autour d'elle pour mieux la regarder « C'est une splendeur ! Océane tu es magnifique ! »

- « Merci ! » répondit la jeune femme en rougissant.

Les deux femmes restèrent ainsi un moment à admirer la robe. La vendeuse les tira de cette contemplation.

- « Madame Potter, voilà votre robe ! »

Lily et Océane se retournèrent et sourirent à la vendeuse.

- « Merci, posez la ici ! » lança Lily en souriant

- « Oh, montre la moi ! » demanda Océane en prenant les mains de son amie.

- « D'accord » lança Lily en prenant la robe des mains de la vendeuse pour la déplier.

La robe était couleur or, et dénudant une grande partie du dos. Elle était ravissante et très élégante.

- « Et bien, madame Potter ! » lança Océane pour la taquiner « Vous serez ravissante là-dedans ! Est-ce raisonnable pour une jeune femme enceinte de se promener dans une robe aussi provocante ! »

- « Oh non ! Ne me dis pas ça ! » se plaignit la jeune femme « J'hésitais à l'acheter ! Tu trouves que ça fais trop ? Tu crois vraiment que ce n'est pas convenable ! Je serais enceinte de sept mois ! Tu crois que ça fera vulgaire ? »

- « Calme toi ! » s'amusa Océane « Je te taquinais ! Tu sera magnifique et je refuse que tu portes autre chose au mariage ! Tu seras très bien ! »

- « Tu es sure ? »

- « Certaine ! »

- « Bon… »

- « Je peux la ranger ? » demanda la vendeuse en souriant.

Les deux jeunes femmes acquiescèrent. Après avoir encore admirer quelques minutes la robe d'Océane, elles décidèrent de s'occuper des vêtements que porteraient les enfants. Océane quitta donc sa belle tenue et c'est avec le sourire qu'elle la confia à la vendeuse. Elle allait être sublime.