Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !
Bonne lecture à vous tous… Aylala
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Ce qui aurait pu se passer
Chapitre quatre vingt huit : Ceux que l'on met au monde
« Ceux
que l'on aide à naître
ne nous appartiennent pas
ils
sont ce qu'ils veulent être
qu'on en soit fière ou
pas »
Lynda Lemay
En soupirant, James reposa sa plume et du bout des doigts remonta ses lunettes sur son nez. Il tendit alors la main pour attraper un dossier qui était posé un peu plus loin sur son bureau. Il l'ouvrit devant lui et le feuilleta un moment avant de trouver le document qui l'intéressait. Après l'avoir lu rapidement, il tendit à nouveau la main et tâta son bureau à l'aveuglette dans le but de trouver un feutre de couleur. Au bout de quelques secondes de recherche sans pour autant lever les yeux de son document, il finit par mettre la main sur ce qu'il cherchait et c'est d'un geste volontaire qu'il entoura rapidement trois lignes du texte qu'il venait de lire. Il reposa le feutre et soupira. C'était bien ce qu'il craignait. Finalement, ce dossier allait être beaucoup plus compliqué qu'il ne l'aurait cru… Il souleva alors une à une toutes les feuilles pour tenter de retrouver la fiche de son client. Mais il ne parvint pas à mettre la main dessus.
- « Par Merlin ! Elle était là il y a un instant ! » grogna-t-il pour lui-même alors qu'il reposait toute la paperasse qu'il avait dans la main.
Il se leva alors de son fauteuil et constata l'ampleur des dégâts. Son bureau ressemblait à un champ de bataille. Les dossiers des clients se mêlaient aux documents officiels qui eux même étaient éparpillés parmi les papiers de Gringott's. Il soupira violemment, pourquoi fallait-il qu'il soit à ce point désordonné ? Il lui faudra pas mal de temps pour tout remettre en place et son client attendait une réponse rapidement… Une réponse à la demande formulée sur le morceau de parchemin qu'il venait d'égarer dans le capharnaüm qui lui servait de lieu de travail. Il soupira de plus belle et sans attendre, il se plongea à la recherche du document perdu.
Après dix bonnes minutes d'intense recherche, il le retrouva enfin. Il se mit à sourire largement, et le plaça avec précaution entre ses dents. Là, il saisit sa baguette dans sa main et jeta un sort informulé de rangement. Par magie, chaque document regagna sa place initiale et le bureau redevint presque instantanément libre et rangé. Satisfait, James reprit sa place dans son fauteuil et ôta le parchemin d'entre ses dents. Il le lissa un court instant avant de se replonger dans ce véritable casse tête.
Il travaillait avec acharnement dessus depuis près d'une heure, mâchouillant une plume qui se brisait en fins morceaux à force qu'il passe ses nerfs dessus quand il entendit quelques coups frappés à sa porte. Il releva la tête et émit un léger grognement mais rien d'autre ne se fit entendre. Il pensa alors qu'il avait sans doute rêvé. Ce dossier lui prenait vraiment la tête et il sentait que les soucis n'étaient pas finis… Il avait encore plusieurs heures de travail devant lui. Il secoua la tête pour retrouver sa concentration perdue quand il entendit d'autres coups frappés à sa porte.
- « Oui ! » lança-t-il un peu sèchement en tournant son regard vers la porte qui s'ouvrit légèrement.
La tête de Lucrécia apparut dans l'embrasure.
- « James, je te dérange ? » demanda-t-elle en le fixant
- « Oui, ce truc est un vrai casse tête chinois ! » souffla James en grimaçant un peu « Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? Je suis débordé… »
- « Il y a quelqu'un ici qui veut te voir » répondit la jeune femme
- « Mais ce n'est pas moi qui reçoit les clients aujourd'hui ! Envoie cette personne à Sirius, là je ne peux pas… »
- « C'est toi qu'elle veut voir » continua-t-elle pourtant
- « Non, je suis désolé, mais là je suis sur un dossier compliqué, je ne peux recevoir personne ! »
- « Je me permets d'insister » lança Lucrécia d'un ton appuyé
- « Et moi je te répond qu'aujourd'hui je ne peux pas ! » rétorqua le jeune homme, agacé que sa secrétaire ne veuille pas comprendre ce qu'il lui disait
- « James, je sais que je te dérange en plein travail ! Je ne le ferais pas si ce n'était pas vraiment important ! » lança Lucrécia sans se démonter.
James la fixa un moment d'un air étonné, surpris de voir que la jeune femme tenait bon.
- « Très bien ! » abdiqua-t-il « Je vais la recevoir ! J'espère que ça vaut le coup ! » soupira-t-il
- « Je te promets que tu ne seras pas déçu ! » répondit la jeune femme en souriant et en quittant la pièce.
James se leva alors de son fauteuil, et fit le tour de son bureau, prêt à accueillir cette personne si importante qu'il devait en arrêter ses travaux. C'est à ce moment là qu'il remarqua que Lucrécia avait ouvert la porte en grand. Intrigué il fit quelques pas dans cette direction quand il se figea.
Syrielle venait de franchir la porte en souriant de toutes ses dents. Elle marchait toute seule et avançait vers lui d'un pas hésitant en tendant ses petits bras potelés.
- « Papa ! » lança-t-elle joyeusement.
- « Par Merlin ! » s'exclama James avant de s'accroupir pour se mettre à sa hauteur.
Il était figé de surprise. Sa fille, sa toute petite fille, son bébé, avançait vers lui en souriant. Il tendit les bras et attendit qu'elle fut assez près pour lui saisir les mains et l'attirer vers lui pour la caler contre son torse. Il sentit une boule d'émotion naître dans sa gorge. Le rire étouffé de Syrielle contre son cœur le fit frissonner. L'encerclant de ses bras, il la souleva dans les airs et la regarda avec toute la fierté qu'il éprouvait pour elle en cet instant.
- « Tu es géniale ma fille ! » souffla-t-il avant de venir déposer un énorme baiser sur sa joue « Tu es géniale ! je t'aime mon petit trésor ! Tu marches toute seule maintenant ! »
Il la serra contre elle et la serra bien fort.
- « A vu Papa ? » lança alors la voix amusée de Harry.
James fixa alors la porte et aperçut son fils qui tenait la main de Lily.
- « Elle marche… » répéta James d'une voix étranglée.
- « Oui » souffla Lily qui était toute aussi émue
- « Depuis quand ? » demanda alors le jeune homme avant de poser un autre baiser sur le front de la fillette
- « Ce matin » répondit Lily en s'approchant de lui et en posant sa tête sur son épaule « Harry jouait tout seul dans un coin du salon, elle était prêt du canapé. Elle s'est levé et elle est partie le rejoindre…Je suis venue aussitôt »
James la regarda un moment avec tendresse avant de redonner toute son attention à Syrielle.
- « Je me suis dit que tu voudrais le savoir » murmura-t-elle avant de déposer un baiser sur son bras.
- « Tu as bien fait de venir !Je n'aurais voulu manquer ça pour rien au monde !! » assura James en souriant « J'ai du mal à y croire… » ajouta-t-il dans un souffle
- « Ca m'a fait drôle aussi » répondit la jeune femme en souriant
- « Syielle gande matenant »
James se mit à rire en entendant son fils parler avec tant de fierté de sa petite sœur.
- « Oui Harry… » répondit-il « Et si on allait le dire à Sirius ? »
En entendant le nom de son parrain, Harry se précipita hors de la pièce en courant en direction du bureau de ce dernier.
- « Je crois que ça s'impose en effet… » lança Lily avec amusement.
James positionna alors Syrielle contre son flanc de sorte qu'il ne la portait plus que d'une main, et de l'autre, il enlaça la main de sa femme et tous les deux quittèrent le bureau.
- « Merci d'avoir insister » lança James dans un sourire en passant devant Lucrécia
- « De rien, je savais que c'était plus important que le reste » répondit cette dernière en lui rendant son sourire.
James et Lily poursuivirent donc le chemin qui les menait dans le bureau de leur ami. Harry y était déjà, installé sur les genoux de son parrain qui le regardait d'un air amusé. Le petit garçon parlait dans un langage incompréhensible un discours enflammé. Le ton qu'il employait pour exclamer sa suite de syllabes sans rapport entre elles montrait clairement qu'il parlait d'une chose de grande importance.
- « Tu peux me traduire ? » demanda Sirius à son ami en riant.
- « Tu vas voir ! » décréta James en posant sa fille sur le sol et en s'accroupissant près d'elle « Vas voir Tonton ma belle… » souffla-t-il à l'oreille de Syrielle.
Sans se faire prier, la petite fille se lança à la rencontre de Sirius qui se mit à sourire largement.
- « Elle marche ! Ca y est ! » lança-t-il joyeusement en se levant et en posant Harry sur le sol « En voilà une grande nouvelle ! »
Il récupéra la fillette avant qu'elle ne tombe en avant sur le sol et la souleva au dessus de sa tête pour la faire rire.
- « Nos filles sont devenues grandes » lança-t-il en rendant la petite à son père qui se contenta d'hocher la tête.
James s'accroupit alors à nouveau, il fut imiter par Sirius et tous les deux s'amusèrent à faire faire des aller et retour à Syrielle qui s'exécutait de bonne grâce sous le regard attendri de Lily. Ils jouèrent ainsi un petit moment quand la voix de Harry leur fit tourner la tête.
- « On va promener ? » demanda-t-il en hochant la tête.
Debout sur une chaise posée près de la fenêtre, il pointait à travers celle-ci le Chemin de Traverse. Visiblement, il avait très envie de prendre l'air. James se redressa et alla rejoindre son fils sur la tête duquel il posa sa main.
- « Je suis désolé Harry, mais ça ne va pas être possible… Pas avec les attaques qu'il y a en ce moment et surtout celle qu'il y a eu ici… »
A travers la fenêtre, on voyait encore des aurors étudier minutieusement l'allée sorcière. Bien que rouverte à la population, l'allée n'en restait pas moins fortement surveillée et potentiellement dangereuse. Seuls les membres de l'Ordre du Phoenix savaient ce qui s'étaient réellement passé à cet endroit et cela lui donnait froid dans le dos. Jamais il ne laisserait sa famille, qui était suffisamment en danger comme cela, se promener comme si de rien n'était dans cet endroit à risque.
- « Te plait ! » supplia Harry en agrippant le bras de son papa de ses toutes petites mains et en lui jetant un regard larmoyant.
- « Non Harry » continua James d'une voix ferme mais douce « Je ne veux pas… »
Le jeune homme vit alors les lèvres de son fils se mettre à trembler doucement, il se pencha pour se mettre à sa hauteur.
- « Moi aussi j'aurais voulu y aller mon grand. J'aurais bien voulu vous inviter tous au restaurant pour fêter l'exploit de ta sœur, mais tu ne serais pas en sécurité là-bas et ça je ne veux pas le risquer… »
Il posa sa main sur sa joue et caressa la petite peau douce de son fils.
- « On n'ira pas » trancha-t-il avec un sourire triste devant l'air déçu de son fils.
Il y eu un moment de silence au cours duquel James regarda sa femme et son meilleur ami qui le fixait et qui visiblement approuvait son choix, même si tous regrettait de devoir dire non à Harry qui ne sortait pas souvent de chez lui à cause des mesures de sécurités dont il était l'objet… James soupira et fixa à travers la fenêtre le Chemin de Traverse qui faisait tant envie à son petit garçon.
- « Mais on ne pas tout de même pas se priver de faire la fête ! » déclara soudain Sirius en le faisant sursauter.
- « Comment ? » demanda Lily au jeune homme
- « Fais confiance au grand Sirius Black ! » lança le jeune homme en quittant la pièce.
- « Qu'est-ce qu'il mijote encore … » souffla Lily en souriant alors que la porte se refermait sur Sirius.
James haussa les épaules et aida Harry à descendre de la chaise. Ils restèrent ainsi tous les quatre dans le bureau de Sirius. James était venu s'installer à la place de son ami et avait fait asseoir Lily sur ses genoux. Ainsi blottis l'un contre l'autre, ils avaient regardé leurs enfants jouer ensemble, amusés de voir combien Harry fait attention au tout nouvel équilibre, encore instable, de Syrielle.
Sirius revint près d'une demi-heure plus tard. Il pénétra en trombe dans son bureau, manquant de faire tomber Harry qui se trouvait de l'autre côté de la porte.
- « Ma petite crevette ! » commença-t-il « Si tu ne peux pas aller sur le Chemin de Traverse, c'est le Chemin de Traverse qui viendra à toi ! »
Il s'effaça alors et derrière lui une myriade de plateaux et de pichet ainsi que deux gigantesques Barbes à Papas qui flottaient dans les airs, par magie.
- « On ne va tout de même pas se priver de faire un bon repas non ? » déclara-t-il en riant à moitié devant les yeux émerveillés des deux enfants.
- « Sirius tu es fou ! »
- « Sirius tu es génial ! » s'exclamèrent en même temps Lily et James qui se levèrent pour aller rejoindre leur ami.
- « Je sais ! » se contenta-t-il de répondre d'un air amusé.
D'un coup de baguette, le bureau fut entièrement vidé et les plats furent joliment déposés dessus. Océane et Lalyh, prévenues par Sirius ne tardèrent pas également à arriver. La jeune femme s'émerveilla un moment de la prouesse de Syrielle avant que la faim ne se fasse ressentir. Lucrécia fut invité à se joindre à eux et c'est ainsi que tous les huit profitèrent d'un bon repas et d'une fête improvisée dans les locaux de la Jasire.
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Disparition
inquiétante
Bartemius
Croupton, éminent employé du Ministère, a
disparu depuis plusieurs mois sans donner aucun signe de vie. Le
Département de la Coopération Magique Internationale
tire la sonnette d'alarme.
Il est, au Ministère de la Magie des personnalités incontournables, connues de tous. Bartemius Croupton fait partie de celles-ci. Employé au Ministère dès sa sortie de Poudlard, cet homme brillant et volontaire a su rapidement monter les échelons de la hiérarchie. Cet acharné de travail, a réussit, à la sueur de son front et grâce à sa compétitivité à devenir le plus jeune chef de Département du Ministère depuis Pâris Têtenvrak ( en 1867).
Croupton a de tout temps été salué pour sa polyvalence, il s'est essayé à beaucoup de Département avant de trouver vraiment celui qui lui convenait le mieux. C'est en effet au sein que Département de Justice Magique que Batémius Croutpon passa le plus de temps. On se souvient des grandes affaires qu'il a jugées et qui on fait date, telle le scandale des balais trafiqués lors du Championnat d'Angleterre de 1978 ou encore le trafic de rapeltout contrefait.
« C'était un homme très
impliqué dans son travail » nous raconte Adalbert
Bonnevue, qui fut son assistant les trois dernières années
de son passage au Département de Justice Magique « Il
ne vivait que pour le Département. Il était toujours le
premier à arriver le matin et toujours le dernier à
partir le soir. Il aimait vraiment son métier, c'était
presque une passion pour lui… Il ne méritait pas ce qui lui
est arrivé. »
Car en effet, la vie tranquille de
cet homme en tout point respectable a été
malheureusement frappée par le malheur. Son fils, Bartémius
Croupton Jr, s'est avéré être un mangemort, un
des plus proches de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom.Lors
d'un procès qui a fait grand bruit Bartémius
Croupton, ne perdant de pas de vue la Justice a lui-même
condamné son fils à la perpétuité à
la prison d'Azkaban où il y est décédé
quelques mois plus tard.
Cette condamnation marqua le début de la disgrâce et du malheur pour cet homme honnête qui avait toujours travaillé avec ardeur. Il perdit sa place au sein du Département de la Justice Magique, et a perdu son épouse qui n'a pas supporté le malheur qui venait de s'abattre sur sa famille.
C'est donc seul, que vivait Bartemius Croupton avant sa disparition. Quelques mois après le décès de son épouse, l'homme, rompu par la douleur avait préféré ne plus venir au Département de la Coopération Magique Internationale dont il était devenu le chef. Il envoyait plusieurs fois par jour les missives et les instructions et travaillait de chez lui.
Mais voilà plusieurs mois déjà que Bartémius Croupton n'a plus donné signe de vie. Ses collègues du Département de Coopération Magique tire la sonnette d'alarme. Une équipe d'auror a été dépêchée pour se rendre à son domicile, mais l'endroit semblait être inhabité depuis très long. Des recherches ont donc été lancées mais son pour le moment toujours restées vaines.
Cette
disparition est des plus inquiétantes. Au vu du nombre de
personnes qu'il a condamné, il n'est pas impossible qu'il
ait été la victime d'une vengeance. Mais connaissant
son état psychologique faible depuis l'éclatement de
sa famille, aucune piste n'a été écartée.
L'équipe d'auror concernée fait son possible pour
retrouver cet homme juste et honnête qui a consacré la
plus grande partie de sa vie à la communauté.
Un
portrait de Bartémius Croupton se trouve en page 6. Si vous
avez vu cet homme ces derniers mois ou si vous avez des informations
à communiquer sur cette affaire, vous êtes priés
d'adresser un hibou à la brigade des aurors au
Ministère.
C'est en éclatant d'un
rire tonitruant et à moitié hystérique que
Bartémius Croupton replia l'exemplaire de la Gazette du
Sorcier qu'il était en train de lire avant de le jeter à
l'autre bout de la pièce. Il était grand temps que
l'on s'inquiète de la disparition de son géniteur.
Il aurait cru que le Ministère lancerait plutôt les
recherches.
En tout cas, tout ce qu'il retenait de cet article,
c'est qu'il n'était qu'un tissu de mensonge. Son père
n'avait jamais été l'homme décrit sur ce
papier. Il n'avait été qu'un homme insensible et
froid. Un père et un époux distant et continuellement
absent. Bartémius Crouton Sr n'avait jamais été
cet homme respectable… Il ne fallait pas se fier à cette
image qu'il renvoyait, il fallait gratter la couche.
Quoiqu'il
en soit, Bartemius Croupton Sr n'était plus qu'un mauvais
souvenir pour lui. Les aurors ne retrouveraient jamais sa trace, ils
abandonneraient les recherches et plus jamais on entendra parler de
lui.
Le jeune homme étira alors ses membres endoloris
d'avoir été trop longtemps plié et soupira.
Par Morgane, qu'est-ce qu'il pouvait s'ennuyer ! Cela
faisait des semaines qu'il ne quittait pas sa chambre miteuse, sauf
pour aller se sustenter. Il grogna. La faim l'avait gagné
sournoisement. Il se leva donc et quitta son antre.
Comme d'habitude, il traversa le long et sinueux couloir sombre. Le bruit de ses pas résonnait contre les murs rompant la monotonie du silence. Il monta sans plus de cérémonie l'escalier qui devait le mener à la trappe de la cuisine de la famille York. Lorsqu'il accéda enfin à la pièce il fut surpris de constater qu'elle était déserte. Il tourna la tête vers la lourde horloge en plomb qui surplombait la salle et fut étonné de voir qu'il était plus de midi. Pourtant, personne ne déjeunait. Bien décidé à savoir s'il était seul dans la demeure, il entreprit de faire un tour dans ls autres pièces. Il se réjouissait à l'avance de sa solitude. Sans personne pour surveiller ses faits et gestes, il pourrait quitter la maison sans que personne n'en sache rien. Il pourrait alors retourner dans son ancien foyer et y récupérer quelques objets personnels de valeurs avant que les agents du Ministère ne fassent main basse dessus.
Le plus silencieusement possible, Bartemius avança dans les corridors obscurs de la demeure. Plus il avançait plus son espoir de sortir devenait grand. Pourtant, il entendit un bruit. Une sorte de murmure étouffé. Curieux, il avança plus avant dans le couloir jusqu'à atteindre une porte en chêne massif sur laquelle les armoiries de Salazar Serpentard étaient gravées. Elle n'était pas fermée et un rai de lumière s'en échappait. Bartemius s'en approcha le plus doucement possible et à travers la fine ouverture plongea son regard.
La salle était pleine de monde. Une petite foule assise sur de mauvaises chaises de pailles et qui était absolument silencieuse, comme recueillit. Parmi toutes les personnes présentes, le jeune homme reconnu ses hôtes, mais aussi le couple Lestrange, Rogue et McNair. Il releva alors et suivit du regard le point que tous semblait fixer. Son cœur fit un bond dans sa poitrine quand il se rendit compte qu'il s'agissait de son Maître.
Le Seigneur des Ténèbres se tenait fièrement devant cette foule de ses mangemorts et parlait bas. Bartemius sentit une pointe de jalousie se ficher dans son ventre. Pourquoi son Maître organisait des réunions solennelles sans le convier ? Pourquoi ne se trouvait-il pas parmi ces chanceux qui avait le loisir de l'écouter religieusement tandis qu'il exposait ses idées ? Pourquoi son Maître n'avait pas demandé sa présence ou du moins remarquer sa présence ? Se sentir ainsi exclu le mettait dans une colère noire. Il n'osa pourtant pas entrer dans la salle. Il se contenta de rester immobile et d'observer tous ces privilégiés chanceux. Il était tellement énervé de cette mise à l'écart qu'il ne comprit pas un traître mot de ce qui se disait.
Au bout d'un temps relativement long, les mangemorts se levèrent et prirent la direction de la porte. Instinctivement, Barty se redressa et se plaqua contre le mur. Bientôt, ses premiers collègues passèrent devant lui. Tous lui jetèrent un regard amusé et malsain qui renforça l'amertume du jeune homme. Une fois que la salle se fut vidée, n'écoutant que son envie de demander des explications à son Maître, il se rua dans la salle. Il s'arrêta au milieu de la pièce, coupé dans son élan. Il se tenait devant lui, l'air grave, ses longues mains semblables à deux grandes araignées blafardes croisés sur son ventre.
- « Qui a-t-il Croupton ? » siffla le Seigneur des Ténèbres.
Sa voix était tellement menaçante qu'elle provoqua un violent frisson qui parcourut l'échine du jeune homme. Barty tomba à genoux sur le sol. Il se sentait stupide et honteux. Stupide d'avoir cru qu'il pourrait être en colère contre son Maître, honteux d'avoir manifester sa mauvaise humeur contre lui.
- « Mon Maître, j'ignorais que vous organisiez une réunion… » souffla-t-il en guise d'excuse
- « Si tu ne te terrais pas sans arrêt dans ce trou à rat puant que tu oses appeler une chambre, tu aurais été au courant » répondit glacialement Lord Voldemort.
- « Oui, vous avez parfaitement raison… » murmura-t-il sans pour autant relever la tête vers son Maître.
Le silence s'insinua tel un serpent entre eux. Barty n'osait pas bouger tant qu'Il ne le lui en avait pas donné l'autorisation. Il s'était assez fait remarquer comme cela.
- « De quoi souhaites-tu me parler Croupton ? » siffla alors le Seigneur des Ténèbres en faisant apparaître une chaise dans laquelle il s'installa.
Barty sursauta légèrement et osa enfin relever son regard.
- « Seigneur » se lança-t-il alors « Je ne me sens pas utile. J'ai l'impression que je pourrais tellement mieux utiliser mon temps à vous servir, à servir notre cause. Cela me tue de rester cloitré quand tant d'autre œuvre pour vous… »
- « Nous avions pourtant convenu que tu devais passer pour mort » siffla le Seigneur des Ténèbres « Sortir de ta retraite reviendrait à révéler à tous ton évasion »
- « Je le sais bien mon Maître… Mais je pourrais être discret, je pourrais me déguiser, on ne me reconaitrait pas, personne… »
- « Pas même ton père ? » demanda Lord Voldemort, visiblement sceptique.
- « Mon père n'est plus un soucis ! » s'exclama Barty avec fierté
- « Que veux-tu dire par là ? »
Un sourire satisfait naquit sur le visage de Barty en voyant qu'il avait pleinement capté l'attention de son Maitre.
- « J'ai tué mon père » annonça-t-il de but en blanc
- « Pardon ?! »
Le Seigneur des Ténèbres s'était redressé sur son siège et le fixait.
- « J'ai assassiné mon père il y a déjà plusieurs mois. Ces restes doivent encore pourrir dans la Forêt Interdite de Poudlard. Il ne représente plus une menace pour nous, mon Maître »
-
« Tu as tué ton père… » siffla
Lord Voldemort dont la voix avait pris une tournure plus
menaçante.
Barty Croupton Jr commença à se
demander s'il avait bien fait. « Tu es sorti d'ici ?!
Tu l'as retrouvé et tu l'as tué… »
continua Voldemort « Et tout cela sans mon autorisation !
A mon insu ! »
Barty eut du mal à déglutir, il commença à avoir peur.
- « Comment as-tu osé défier mes ordres ? Comment as-tu osés prendre ainsi des libertés ?! »
- « Maître, laissez moi vous expliquer… Ceci n'est en rien en rapport avec vous ! C'est une vengeance personnelle ! Cet homme a fait de ma vie un enfer, il ne nous a pas rendu heureux ma mère et moi ! Je l'ai tué pour moi ! Pour me libérer ! Le fait qu'il soit un de vos opposants n'a été que la cerise sur le gâteau. Mais je vous jure mon Maître, que plus jamais je ne prendrais de telles libertés. Je vous suis entièrement dévoué et…. »
- « Silence ! »
L'injonction du Seigneur des Ténèbres se répercuta en écho dans la salle presque déserte. Barty baissa aussitôt les yeux vers le sol, mais sentait le regard pénétrant de son Maître sur sa nuque telle une brûlure.
- « Je vous en prie Maître, ne m'en veuillez pas » murmura-t-il « Je ne ferais plus rien pour vous déplaire… Laissez moi remonter à la surface, laissez moi revenir parmi les nôtres, ne me laissez plus de côté… » supplia-t-il presque
- « Nous verrons… » siffla Voldemort d'une vois mauvaise. « Mais à l'avenir je t'interdis toute initiative personnelle ! Suis-je clair ? »
- « Parfaitement mon Maître, parfaitement… »
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Lily bailla discrètement avant de poser son livre à côté d'elle sur le banc. Elle laissa sa tête tomber en arrière et ferma les yeux, savourant la caresse des rayons de soleil sur sa peau. Cela faisait tellement de bien d'être un peu seule, au calme. Elle adorait ses enfants, mais maintenant qu'elle avait atteint ses six mois de grossesses, elle se fatiguait plus vite et supportait moins longtemps les cris et le bruit. Elle s'inquiétait de cette étrange fatigue, mais James avait su la rassuré. Tant de grossesses en si peu de temps étaient éreintant, d'autant plus que celle-ci n'avait pas été de tout repos. Elle avait donc sauter sur l'occasion quand il lui avait conseillé d'aller prendre l'air seule tandis qu'il s'occupait un peu de Syrielle et de Harry.
Lily s'était donc retrouvée toute seule dans ce parc moldu très agréable car largement ombragé, un bon livre en poche. Elle profitait du calme et de la légère brise qui rafraîchissait l'air. Mais malgré tout elle ne pouvait s'empêcher de penser à son petit monde. En apercevant un peu plus loin un toboggan, elle s'était dit que Harry se serait bien amusé et les petites filles jouant dans le bac à sable lui avaient fait regretter de ne pas avoir emmener Syrielle. Elle aurait aussi beaucoup aimé la présence de James près d'elle. Comme quand ils étaient plus jeunes, à Poudlard et qu'ils passaient quelques instants tranquillement dans le parc, seuls… Jusqu'à ce que Sirius en ait assez de les voir ensemble et vienne rappeler son ami à l'ordre en lui expliquant qu'il y avait des choses plus intéressantes à faire que roucouler. Lily se mit à rire en se remémorant cela. Sirius avait été un peu jaloux, même s'il ne le reconnaîtrait jamais, de savoir James avec elle. Il avait sans doute peur qu'elle le lui vole. C'est pourquoi il trouvait toujours un moyen de se joindre à eux lorsqu'ils étaient seuls… La jeune femme ne se souvenait pas avoir été entièrement seule avec son amoureux ailleurs que dans la célèbre salle sur demande… Sirius n'osait tout de même pas s'incruster dans ces moments là.
Une douleur dans sa nuque commençant à naître, la jeune femme se redressa et ouvrit les yeux. Elle fut un peu éblouie par la luminosité et une larme s'échappa de son œil pour venir courir sur sa joue. Elle l'essuya rapidement du bout des doigts. Elle estimait avoir assez pleurer au cours de ces derniers mois. Elle soupira violemment et posa sa main sur son ventre.
Son bébé… Elle avait eu tellement peur. Il ne se passait pas une journée sans qu'elle remercie Merlin d'avoir fait en sorte que son fils survive à cet incident de potion. Elle s'en voulait tellement d'avoir mis la vie de son bébé en danger, mais elle n'avait pas du tout réaliser. Maintenant, elle faisait très attention et le bébé allait très bien. Néanmoins, elle prenait très régulièrement des rendez-vous chez la gynécomage. Mais elle le sentait bouger, il lui donnait parfois des coups et cela amusait beaucoup les enfants et James… James…
Elle lui en avait beaucoup voulu de ses paroles malheureuses qu'il lui avait craché au visage sous le coup du chagrin. Même si cela faisait plus d'un mois que cela s'était produit, il lui arrivait de sentir une boule se former dans sa gorge quand elle y repensait. Mais elle lui avait pardonné. Elle avait vu sa peine, elle avait vu son chagrin, le même que le sien. Et puis elle l'aimait trop, elle l'aimait trop pour imaginer sa vie sans lui à ses côtés. Depuis, il avait été parfait. Cette histoire lui avait donné un peu plus de maturité. Il avait réalisé beaucoup de chose et était très présent pour elle. Elle se croyait revenu au début de leur vie à deux et cela n'était pas pour lui déplaire.
Un courant d'air un peu plus froid que les autres traversa alors les branches et la fit légèrement frissonner. Elle se leva, récupéra son livre et fit quelques pas. Cette sortie lui avait fait du bien, mais elle sentait qu'il fallait qu'elle rentre. Son petit monde lui manquait atrocement. Elle se mit à sourire. Autant elle se plaignait de les voir turbulents et agités pendant leurs jeux, autant quand ils n'étaient pas là, tout lui semblait trop triste et trop calme. C'est donc sans plus attendre, qu'elle entreprenne de reprendre le chemin de sa maison. Elle ne marchait pas vite, gênée par son ventre rond qui ne laissait aucun doute quand à l'heureux évènement qu'elle attendait pour la fin novembre. Plus que trois mois, il ne restait plus que trois mois avant qu'elle puisse prendre son petit trésor dans ses bras. Le temps lui paraissait long et court à la fois. Perdue dans ses pensées, le jeune femme ne fit tout d'abord pas attention à l'homme qu'elle croisa au détour d'une des allées du parc.
- « Madame Potter ? Lily ? »
La jeune femme se stoppa immédiatement et se retourna vers celui qui venait de l'interpeller. Elle le reconnut automatiquement même si cela faisait plusieurs mois qu'elle ne l'avait pas vu. Erik Lovegood n'était un homme que l'on pouvait oublier facilement.
- « Bonjour Erik ! Je ne faisais pas attention et je ne vous avais pas vu ! » lança-t-elle en souriant et en lui tendant la main « Comment allez vous ? »
- « Très bien, je vous remercie. » répondit-il en lui rendant son sourire « Et vous ? Comment vous portez vous ? Mes félicitations, vous allez de nouveau être maman… »
- « Merci… » répondit la jeune femme en rougissant légèrement
Une fois la poignée de main échangée, Erik Lovegood invita Lily a prendre un rafraîchissement à la buvette du parc. La jeune femme n'osa pas refusé tellement l'homme paraissait heureux de la voir. Installés à une petite table en plastique à l'ombre d'un parasol jauni, ils discutèrent en attendant leurs consommations.
- « Vous venez souvent ici ? » demanda Erik à Lily
- « Non, c'est la première fois… J'avais besoin de prendre un peu l'air »
- « Je comprends. Je m'étais dit que puisque vous étiez… » il s'interrompit alors et regarda tout autour de lui pour vérifier que personne ne pouvait l'entendre et chuchota « une enfant de moldue » il reprit sa voix normale « vous aviez l'habitude de venir ici… »
- « Non, non, cela n'a rien à voir » répondit Lily en souriant « Et vous, que faisiez vous dans un endroit tel que celui-ci ? »
- « Oh, je passais par là pour rejoindre plus rapidement ma maison… » répondit Erik en souriant
Lily se mit à sourire et remercia la serveuse qui venait de déposer devant elle son verre de jus de fraise, avant de servir sa bière à son interlocuteur. Elle s'éloigna ensuite après avoir reçut la note et son pourboire, et Erik prit une grande gorgée. Lily le regarda d'un air amusé. Cet homme pour le moins loufoque l'amusait toujours beaucoup.
- « Comment va votre petite famille et votre mari ? » demanda-t-il soudain
- « Très bien, merci. Tout le monde va très bien »
- « Vous savez qu'il a rejeté ma demande pour mon association, vous savez, la CRADE »
- « James ? »
- « Oui… »
Lily esquissa un semblant de grimace. C'était à prévoir. L'idée d'Erik était tout de même très risquée quand on connaissait la mentalité plutôt étroite de la majorité des sorciers concernant l'esclavage des elfes.
- « Je ne le savais pas, mais je n'en suis pas surprise Erik » lança-t-elle doucement
- « Oh ça ne fait rien, je suppose que comme il m'avait financer mon journal il ne voulait pas donner l'impression de faire du favoritisme »
Lily préféra ne pas le détromper sur ce point. Elle n'avait surtout pas envie de devoir justifier les choix de son mari. Après tout, dans son travail, il faisait bien comme il le souhaitait. Elle se contenta donc de hocher la tête.
- « Vous devez être déçu, je sais combien ce projet vous tenait à cœur… » dit-elle en portant son verre à ses lèvres.
- « Oh, ne vous en faite pas. J'ai rapidement trouvé une autre solution ! Le refus de la Jasire ne m'a pas empêcher de mettre mon projet en route » déclara-t-il fièrement en bombant le torse.
- « Vraiment ? » demanda Lily, surprise
- « Oh oui ! Il en fallait plus pour m'abattre et comme vous le disiez, ce projet me tiens vraiment à cœur ! »
Etonnée, Lily l'incita à poursuivre d'un mouvement de la tête.
- « Voyez vous, puisque Jasire ne voulait pas me fournir les fonds pour m'acheter un local, j'ai hypothéquer ma maison et tous mes biens pour y parvenir »
- « Par Merlin ! » s'exclama Lily en plaquant ses mains contre sa bouche.
Cet homme était-il donc à ce point rêveur pour risquer tout ses biens à une entreprise aussi risquée.
- « Oh, mais ne vous en faites pas ! » tenta-t-il de la rassurée « Je sais que je vais réussir ! »
Lily était quand à elle plus que sceptique. Elle ne comprenait pas qu'un père de famille puisse être à ce point inconscient.
- « J'ai donc réunit la somme nécessaire et j'ai acheté un local sur le Chemin de Traverse. C'est un rez-de-chaussée. Bon c'est vrai qu'il n'est pas en très bon état. Il faut faire beaucoup de travaux et pas mal de peinture. Mais j'y consacre tous mes week end et le plupart de mes soirées. »
- « Vous faites cela tout seul ? » s'étonna une nouvelle fois Lily
- « Pour l'instant oui, mais j'ai déposé des petites annonces pour trouver des sorciers et des sorcières bénévoles pour m'aider dans ma tâche. Je ne désespère pas de trouver plusieurs bonnes âmes, prêtes à mouiller leur chemise pour la cause des elfes ! » lança-t-il joyeusement
Lily n'en était absolument pas convaincu elle, mais elle n'avait pas le cœur de le détromper…
- « Oh si vous n'étiez pas enceinte, je vous aurait proposer de venir m'aider, mais dans votre état je doute que ce soit judicieux « s'amusa-t-il
La jeune femme se contenta d'esquisser un sourire.
- « J'ai bon espoir ! Bientôt notre local sera comme neuf ! » continua-t-il toujours aussi emballé « Vous viendrez le visiter ? »
- « Euh… oui » répondit la jeune femme
- « Une fois prêt, je pourrais accueillir les elfes qui auront besoin d'aide et de soutien. Là encore, je compte sur le volontariat et le bénévolat et tout ira très bien ! »
- « Si vous le dites ! » souffla Lily, un peu inquiète pour lui.
- « Vous verrez, ce sera formidable ! Et nous nous agrandirons et les mentalités changeront grâce à notre association… Enfin n'allons pas trop vite »
- « Non, vous avez raison » souffla Lily.
Elle termina d'un trait son verre de jus de fraise. Décidément, cet homme était bien le plus farfelu qu'elle ait jamais rencontré. Elle espérait vraiment que son entreprise ne lui vaudrait pas un échec cuisant. Après tout, cet homme avait des rêves. Elle jeta un rapide coup d'œil à sa montre et fut surprise de voir qu'il était aussi tard.
- « Par Merlin ! Il est temps que je rentre ! » déclara-t-elle en se levant
- « Vous avez raison » renchérit Erik qui avait lui aussi consulté l'heure « On m'attend chez moi également ! »
- « Et bien, Erik, ça a été un plaisir de discuter avec vous »
- « Plaisir partagé ma chère Lily »
- « Je vous souhaite bon courage pour votre projet… »
La jeune femme se retint à grand peine de rajouter un « bonne chance »
- « Je vous remercie ! J'espère que nous nous reverrons bientôt »
- « Qui sait… »
- « Au revoir ! » lança Erik Lovegood en s'éloignant
- « Au revoir » souffla Lily
Une fois qu'il se fut suffisamment éloignée, elle soupira et se demanda si dès le départ, elle n'avait pas commis une grosse erreur en encourageant cet homme à se jeter à corps perdu dans un projet aussi risquer que l'aide des elfes de maison…
