Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !

Note : Je suis désolée pour le retard que j'ai pris dans la publication de ma fic, mais j'étais en plein dans le cyclone Gamède et il y a eu de gros soucis d'électricité et de téléphone ce qui a rendu l'accès à Internet très difficile ! Mais tout est désormais rentré dans l'ordre !!

Bonne lecture à vous tous… Aylala

o°O°o°O°o°O°o°O°o°O°o

Ce qui aurait pu se passer

Chapitre quatre vingt neuf : Ah ! C' qu'on est bien quand on est dans son bain


« Ah ! c'qu'on est bien quand on est dans son bain
On fait des grosses bulles, on joue au sous-marin
Ah ! c'qu'on est bien quand on est dans son bain
On chante sous la mousse pour les voisins »
Henry Salvador

Sirius se pencha pour refermer les robinets qui remplissaient la baignoire d'eau chaude. Il tendit la main pour attraper une grande bouteille pleine d'un liquide bleu turquoise et en ôta le bouchon. Il en versa une bonne partie dans l'eau clair et immobile du bain avant de la reposer sur l'étagère. Il se débarrassa alors de la serviette qui lui ceignait la taille et la jeta plus loin dans la pièce. Il s'accroupit et ouvrit les bras. Lalyh, nue elle aussi, accourut dans ses bras en riant et il la souleva comme un rien.

- « Allons y, princesse ! » déclara-t-il en enjambant le rebord de la baignoire et en s'y installant.

L'eau était à une excellente température, une fois assis, il prit de l'eau dans sa main et commença à mouiller le dos et les cheveux de Lalyh qui riait et s'accrochait à lui, en se blottissant un peu plus contre son torse. Il aimait ça. Rien ne le rendait plus heureux que de voir l'affection que son petit ange lui portait. Délicatement, il posa ses mains sur sa petite taille, encerclant le petit ventre rebondi de son bébé et il la détacha de lui en souriant.

- « T'aimes ça hein ? Jouer avec Papa ? »

Pour toute réponse, la fillette tapa dans ses mains et laissa échapper un petit cri amusé. Sirius déposa un rapide baiser sur son front avant de la faire s'asseoir en face de lui, en prenant bien garde de ne pas la lâcher. Il ne voulait surtout pas qu'elle puisse glisser. L'eau lui arriva déjà jusqu'au milieu du ventre, c'était très dangereux. Quand il fut assuré que sa petite fille était bien stable, il lâcha l'une de ses mains et la plaça dans l'eau devant Lalyh.

- « Regarde ça ! » souffla-t-il alors en agitant sa main de gauche à droite de toute vitesse dans l'eau du bain.

Grâce au produit qu'il avait versé dans l'eau, de gros bulles multicolores apparurent à la surface de l'eau. Il stoppa son mouvement et s'amusa grandement du regard émerveillé de sa fille. Elle tenta d'attraper une des bulles de ses mains, mais ne parvint qu'à la briser dans un léger pop.

- « Tu peux le faire aussi toi ! » déclara Sirius en prenant la petite main de sa fille dans la sienne « Regarde »

Il la glissa sous l'eau et se mit à l'agiter frénétiquement. De nouvelles bulles firent leur apparition, saluées par les éclats de rire de Lalyh. Sirius lâcha sa main et la fillette entreprit toute seule de continuer à jouer. Elle battit l'eau de toute la force de ses petites mains, éclaboussant au passage son père et l'extérieur de la baignoire. Elle se mit aussi à battre à toute allure ses petits pieds qui créèrent une montagne de bulles colorées et odorantes pour la plus grande joie de la fillette et de son papa.

Les bulles amusèrent Lalyh un petit moment, mais elle finit rapidement par s'en désintéresser. Elle tendit ses petits bras potelés vers son père qui la releva et elle s'approcha de lui pour poser ses petites mains sur ses joues. Remuant un peu la tête, Sirius attrapa le pouce de sa fille dans sa bouche en poussant un grognement de bête féroce. Lalyh écarquilla les yeux et tenta de se libérer, mais Sirius maintenait le doigt bien fort tout en veillant à ne pas lui faire mal.

- « Je vais te manger toute crue ! » grogna-t-il entre ses dents avant de libérer le doigt et de ruer sa bouche vers le cou de la fillette.

Il y déposa un baiser avant de faire semblant de la manger. Il fit alors vibrer ses lèvres contre sa peau provoquant un bruit peu élégant mais qui fit éclater de rire Lalyh. Il continua ainsi, délaissant le cou pour s'occuper des bras puis du ventre. Lalyh riait aux éclats, et battait des pieds sous les chatouilles, projetant de l'eau partout dans la pièce. Voulant sans doute se défendre, elle posa une de ses mains sur la tête de son papa et poussa de toutes ses forces. Faisant semblant d'être terrassé par la puissance de ce coup, Sirius se détacha d'elle et se laissa tomber à la renverse dans la baignoire. Il plongea sa tête dans l'eau tout en soulevant Lalyh bien au dessus de lui. Lorsqu'il remonta à la surface, les rires de la fillette raisonnaient dans toute la pièce. Ses cheveux lui tombaient sur le visage, dégoulinant d'eau et de savon. Il se redressa et rapprocha Lalyh de lui. La petite fille entreprit alors de dégager le visage de son papa en empoignant quelques mèches qu'elle relevait pour les placer en épis sur sa tête. Il lui rendit la pareille en ébouriffant ses petits cheveux aussi bruns que les siens. A cause leur rire et le clapotis de l'eau, ils n'entendirent pas la porte de la salle de bain s'ouvrir.

- « Sirius Black ! » s'exclama la voix de Océane, faisant sursauter à la fois le père et la fille. « Mais qu'est-ce qui se passe ici ?! »

Sirius tourna la tête vers la porte pour y apercevoir sa fiancée, qui les fixait Lalyh et lui, mi en colère, mi amusée, les bras croisé sur sa poitrine.

- « On joue… » répondit-il simplement

- « Je veux bien te croire ! Je vous entends rire depuis le salon ! » continua la jeune femme en entrant dans la pièce « Mais regarde moi ça ! On dirait qu'il y a eu une inondation ! »

Sirius se redressa un peu et contempla le sol de la salle de bain. Il était couvert d'eau, et Lalyh toute seule n'était pas responsable de cela. Il avait peut être du chahuter un peu fort.

- « Oui » constata-t-il « Mais on s'est bien amusé ! Hein princesse ?! »

Lalyh lui répondit par un éblouissant sourire qui fit fondre de bonheur son cœur. Océane s'approcha en souriant et récupéra la fillette des bras de son père. Elle ralluma les robinets et la rinça sommairement avec le jet de la douche avant de la sortir du bain.

- « Déjà ? » se plaignit Sirius

- « Elle a les mains toutes ridées… » répondit Océane en montrant la main de Lalyh à son père.

Puis, elle l'entoura d'une grande serviette blanche et la déposa tout doucement sur la table à langer.

- « Alors c'était bien le bain avec papa ? » demanda-t-elle en faisant un baiser d'esquimau à la petite fille.

Sirius les regarda toutes les deux avec tendresse, il les aimait tellement. Il se leva alors et sortit de la baignoire. Il attrapa une serviette qu'il noua sur ses hanches et s'approcha de sa fiancée pour déposer un baiser dans son cou. Océane se mit à sourire et pencha la tête pour lui offrir un meilleur accès. Sirius se mit à sourire tout contre sa peau et l'embrassa une ou deux fois de plus avant de se détacher d'elle. Lalyh était sèche et Océane l'avait habillé et démêlé ses cheveux qui avaient mal supporté la bataille. Elle la prit à son cou et quitta la pièce. Sirius allait les suivre quand Océane lui bloqua la sortie de la salle de bain.

- « Tu ne penses pas que tu as quelque chose à faire avant ? » demanda-t-elle en désignant du menton le sol inondé de la pièce.

Sirius soupira mais ne fit aucun commentaire. Il prit sa baguette qu'il avait posée sur le lavabo et en quelques sorts, il sécha l'inondation. Il quitta enfin la pièce et se dépêcha de s'habiller avant de regagner le salon.
Océane était assise dans un des fauteuils et écrivait sur un grand parchemin tandis que Lalyh tentait d'escalader le canapé.

- « Tu fais quoi ? » demanda-t-il en se laissant tomber sur le canapé, faisant glisser sa fille qui se retrouva sur le sol.

- « Je réfléchit à la manière dont on va disposer les tables dans le jardin le jour du mariage » répondit-elle sans relever les yeux de son parchemin.

- « Oh » se contenta de répondre Sirius qui attrapa la main de Lalyh pour l'aider à monter.

La fillette vint se placer sur ses genoux en souriant et vint se caler contre lui pour un tendre câlin.

- « Il n'y a rien d'autre à voir ? » demanda-t-il en caressant les cheveux encore un peu humides de son bébé

- « Pas pour le moment… Tu n'oublieras pas demain d'aller faire les essayages de ta tenue… » continua-t-elle

Sirius émit un grognement. Rien ne l'ennuyait plus que ces essayages.

- « Et toi tu as déjà ta robe ? » demanda-t-il

- « Oui »

- « Vraiment ?! » demanda Sirius en souriant

- « Oui » répondit la jeune femme en levant les yeux vers lui avec un sourire éblouissant.

- « Tu me la montre ? »

- « Non »

Sirius se mit à sourire. C'était un non franc et direct, elle ne l'avait pas bafouillé.

- « Pourquoi ? » demanda-t-il

- « Parce que ça porte malheur » répondit-elle en se replongeant dans son parchemin comme si la conversation était close.

- « Ne me dis pas que tu crois à ces vieilles superstitions ! » plaisanta le jeune homme

- « Je n'y crois pas, mais là, pour notre mariage, je ne veux prendre aucun risque ! » rétorqua-t-elle

- « Océane ! » supplia Sirius « S'il te plait, montre la moi ! »

- « J'ai dit non Sirius ! N'insiste pas ! »

Le jeune homme regarda sa fiancée d'un air amusé. Il avait du mal à croire qu'elle allait respecter cette vieille tradition ! Il avait pourtant très envie lui, de la voir en robe blanche…

- « Si je devines comment elle est, ce n'est pas comme si tu me l'avais montré non ? Ca compte ? » demanda-t-il au bout d'un moment

- « Non ! Je ne te dirais rien ! » répondit-elle

- « Allez ! »

- « Non ! »

Il y eut un court instant de silence, puis Sirius reprit.

- « Elle est décolletée ? »

- « Sirius…. »

- « Allez répond ! Elle est décolletée ? » insista-t-il

Océane eut un moment de silence pendant lequel Sirius pensa qu'elle ne répondrait pas mais finalement, elle se lança.

- « Non »

Il se mit à sourire, il avait gagné !

- « Elle est longue ? »

- « Non »

Sirius se mit à sourire de plus belle, il pourrait donc admirer les magnifiques jambes de sa compagne le long de la cérémonie… En espérant qu'il serait le seul à le faire bien sur.

- « Il y a des fleurs ? »

- « Non »

- « De la broderie ? »

- « Non »

- « De la dentelle ? »

- « Non »

Sirius hocha la tête, cela allait être une robe toute simple…

- « Elle est blanche ? »

- « Non »

Etonné, Sirius se redressa un peu.

- « Elle n'est pas blanche ? »

- « Non »

Océane le fixait d'un air amusé. Elle avait abandonné son parchemin et croisait les mains sur son ventre en souriant de son petit air malicieux.

- « Elle est de quelle couleur alors ? » demanda le jeune homme, surpris de savoir qu'elle ne se marierait pas en blanc…

- « Non » répondit Océane qui souriait de plus en plus.

Sirius commençait à comprendre…

- « Elle est à ta taille ? » demanda-t-il

- « Non »

- « Tu as décidé de toujours me répondre non ? »

- « Non »

Le jeune homme lui fit alors un sourire en coin. Elle voulait jouer à ça ? Elle allait voir ce qu'elle allait voir…

- « Tu nous aime Lalyh et moi ? » demanda-t-il simplement.

Océane écarquilla les yeux avant de se mettre à froncer les sourcils. Sirius su aussitôt qu'il avait gagné

- « Ce n'est pas du jeu ! » protesta-t-elle « Tu n'as pas le droit de me demander ça ! »

- « Répond ! » lui lança Sirius en riant

- « Bien sur que je vous aime ! Oui »

- « Le charme est rompu ! » s'exclama alors Sirius en levant un point vers le ciel. « Tu me montres ta robe ? »

- « NON ! » lui lança Océane en se redressant.

- « Mais j'ai gagné ! Je t'ai fait dire oui ! » rétorqua-t-il

- « Je m'en fiche, tu ne verras pas cette robe ! » confirma Océane en se levant.

Sirius soupira et la regarda s'éloigner un moment sans rien dire. Mais il était bien décidé à ne pas abandonner.

- « Dis-moi seulement où tu la caches et j'irais la voir sans te le dire ! » demanda-t-il au moment où elle franchissait la porte de la cuisine.

Un grognement suivit d'un « Sirius Black, tu es impossible ! Tu m'énerves ! » à moitié amusé fut sa seule réponse. Sirius se mit à sourire et embrassa le front de sa fille.

o°O°o°O°o°O°o°O°o°O°o

Par Merlin ce que l'eau était bonne ! James prit une grande inspiration et plongea la tête sous l'eau. Il fit quelques brasses avant de remonter à la surface. Il sentait que ces cheveux étaient collés sur son front. Les yeux fermés, il savoura se moment de fraîcheur. Il ne regrettait absolument pas d'avoir construit cette piscine… Elle lui procurait un tel bien être !

- « J'ai cru que tu ne referais jamais surface ! » lança la voix de Lily non loin de lui.

Il sentit sa main se poser sur sa tête et ébouriffé sa tignasse. Il grogna de plaisir. Il aimait par-dessus tout que sa femme laisse ses doigts jouer dans sa chevelure rebelle. Il ouvrit alors les yeux. Il n'y voyait pas très bien. Il ne portait pas ses lunettes et l'obscurité n'arrangeait rien. Mais pour rien au monde il n'aurait refusé cette petite baignade nocturne avec la femme de sa vie. Elle se redressa, il ne la quittait pas des yeux. Elle portait un paréo noué sur son maillot de bain deux pièces noirs. Son joli ventre bien rond pointait en avant, elle posa ses mains dessus.

- « J'ai peur qu'elle soit froide » murmura-t-elle simplement

- « Ah non Lily ! Tu ne vas pas me faire faux bond ! » s'indigna le jeune homme en se redressant « Mon cœur, viens… »

La jeune femme hésita un moment avant de se pencher à nouveau et de tremper sa main dans l'eau.

- « Tu ne me mouilleras pas ? » demanda-t-elle

- « Promis ! » déclara James en posant sa main droite sur son cœur

La jeune femme pouffa et se releva. Elle se débarrassa de son paréo et l'abandonna sur la pelouse. Elle se dirigea vers l'échelle et mit ses pieds dans l'eau. Elle frissonna un peu mais continua. James la regarda faire sans bouger. Chacune des grimaces qu'elle faisait quand l'eau entrait en contact avec son corps l'amusait beaucoup. Finalement, elle se retrouva immergé jusqu'à la poitrine. Elle avança vers lui en souriant, et vint se blottir dans ses bras. Il l'enlaça tendrement.

- « Elle n'est pas si froide que ça … » souffla-t-il à son oreille

La jeune femme hocha la tête.

- « Ca valait vraiment le coup de coucher les petits un peu plus tôt » répondit-elle doucement.

James esquissa un sourire et se pencha pour l'embrasser. Ce fut elle qui mit fin au baiser. Elle s'éloigna de lui et plongea la tête sous l'eau. Elle en ressortit en souriant. Elle se mit alors à nager un peu. James, lui, s'allongea sur le dos et se laissa flotter tranquillement. Les étoiles brillaient dans le ciel. Tout était calme. C'était à la fois magnifique et reposant. Son regard se posa alors sur le premier quartier de lune qui brillait doucement. Il eut une pensée pour Remus dont il n'avait pas de nouvelle et…

Il fut tiré de ses pensées quand il se sentit couler. Deux mains s'étaient posée sur ses épaules et avait appuyé de manière à le faire basculer. Il se dégagea de cette étreinte et sortir sa tête hors de l'eau. Devant lui, Lily riait doucement et le fixait d'un air malicieux.

- « Alors ça ma belle ! » s'exclama-t-il « tu ne perds rien pour attendre ! »

Il s'approcha d'elle doucement d'un air menaçant. Elle ne cessait de rire mais reculait dans l'espoir sans doute de lui échapper. Mais elle n'avait aucune chance, elle le savait et il était bien décidé à se venger.

- « Tu vas voir ce que tu va voir » souffla-t-il alors qu'il la touchait presque.

- « Non James ! » lança-t-elle « Ne me chahute pas, ce n'est pas bon pour le bébé ! »

James se figea aussitôt et la regarda d'un air amusé.

- « Tu triches là ! » murmura-t-il

- « Non ! » répondit-elle

- « Bien sur que si ! Tu m'attaques alors que tu sais que tu ne risques rien ! C'est de la triche ! »

- « Non chéri… C'est de la stratégie ! » répliqua-t-elle en se glissant contre lui et en nouant ses bras autour de son cou

- « Tu aurais mérité d'être à Serpentard » souffla-t-il en se penchant vers elle

Il l'embrassa alors tendrement, mais bien décidé à se venger, il plongea sa tête dans l'eau entraînant son épouse avec lui. Lorsqu'ils refirent surface, Lily le fixait d'un regard noir, mais sans pour autant quitter ses bras.

- « Traître ! »

- « Tu ne pensais tout de même pas que tu l'emporterais au paradis mon cœur ! Tu oublies que je suis un Maraudeur ! »

- « Oh non ! Ca je ne pourrais jamais l'oublier ! Tu me le répètes à tout bout de champ ! » grogna-t-elle, légèrement vexée de s'être fait avoir.

- « Eh ! Tu ne vas pas bouder pour ça ! » lança James en posant sa main sur sa joue.

La jeune femme se mit à sourire et se rapprocha encore un peu plus de lui, posant sa tête sur son torse.

- « Non » répondit-elle en riant « Mais je ne pensais pas que tu le ferais… »

Ils restèrent ainsi un long moment immobiles et enlacés, silencieux et savourant le bonheur d'être ensemble.

- « Ca fait du bien de t'avoir dans mes bras… » souffla James au bout d'un moment.

Lily acquiesça d'un signe de tête.

- « On est bien là… Une piscine, un ciel étoilé, toi et moi… C'est romantique… »

- « Tu deviens poète ? » demanda-t-elle en souriant

- « Peut-être bien ! » rétorqua James en la serrant un peu plus contre lui. « Si tu savais comme je suis bien là… Ca faisait longtemps que je ne me suis pas sentit aussi bien. Avec la vie qu'on mène, entre les enfants, le boulot et l'Ordre, j'ai parfois l'impression qu'on oublie un peu qu'on est jeune et amoureux. »

Il sentit alors que Lily resserrait un peu la prise de ses bras autour de son cou.

- « Je suis toujours autant amoureux de toi Lily… » souffla-t-il tout contre son oreille « Amoureux comme au premier jour… Plus encore… »

- « Moi aussi James… Si tu savais comme je t'aime »

- « Je le sais… » lui assura le jeune homme avant de l'embrasser.

Ils restèrent encore un bon moment ainsi, enlacés et heureux à se murmurer leur amour entre deux baisers. Soudain un grand frisson parcourut le corps de Lily.

- « J'ai froid » souffla-t-elle

- « Sortons » décida James.

Main dans la main, ils quittèrent la piscine. James récupéra deux grandes serviettes de bain et enveloppa Lily avant de se sécher lui-même. Il prit une grande inspiration et l'air frais de la nuit vint emplir ses poumons. Il se sentait bien, reposé et détendu. Lily aussi visiblement qui souriait largement.

- « Tu as envie de renter ? » demanda-t-il presque à contre cœur en désignant leur maison

- « Pas tout de suite, j'ai envie de rester ici avec toi » répondit-elle en lui adressant un clin d'œil.

Tous les deux firent alors les quelques pas qui les séparaient des transats. James s'installa confortablement dans l'un d'entre eux et fut agréablement surpris de voir Lily venir s'installer entre ses jambes, tout contre lui. Il encercla alors son gros ventre de ses mains et posa son menton sur son épaule. Il se mit alors à caresser ce ventre en faisant très doucement de larges cercles dessus. Il sentit la tête de sa femme se relâcher en arrière et s'appuyer contre son épaule, elle se détendait entièrement dans ses bras. Soudain, le bébé se mit à bouger. James se mit à sourire largement, il adorait cette sensation. Cela lui semblait tellement… magique.

- « Tiens, tiens, il ne dort pas encore lui ? » demanda-t-il doucement en tapotant de ses doigts le ventre tendu.

- « On dirait que non… » murmura Lily

Le bébé remuait encore et James s'amusait à suivre des ses doigts les coups qu'il donnait. Un, plus fort que les autres, arracha un léger gémissement à Lily.

- « Et bien bonhomme ! » gronda doucement James « Fait attention à ta maman… »

Lily se mit à rire doucement.

- « Comment je vais m'en sortir moi, avec trois hommes à la maison ! Vous allez me rendre folle ! » souffla-t-elle

- « Tu auras Syrielle pour te soutenir » répondit James avant de déposer un baiser dans son cou « Et puis je croyais que tu étais déjà folle de moi »

- « Je suis folle de toi ! » confirma la jeune femme en souriant.

Le bébé cessa alors de bouger. James attendit quelques instants avant de murmurer

- « Ca y est ! Petit bonhomme s'est endormi… »

- « Petit bonhomme… Il faudra peut être penser un jour à lui trouver un prénom » glissa Lily à son oreille.

James serra un peu ses mains sur le ventre de sa femme avant de se lancer.

- « Lily… »

- « Oui ? »

- « J'ai pensé à quelque chose… »

- « Je t'écoute »

Le jeune homme se lança alors.

- « Quand tu attendais Harry, on avait décidé que tu choisirais le prénom dans le cas où se serait un garçon et moi dans celui où se serait une fille, tu te souviens ? »

- « Bien sur »

- « Et c'est toi qui a gagné »

Lily se mit à rire doucement

- « Oui, c'est vrai, j'avais gagné… »

James repris alors

- « Ensuite, pour Syrielle, c'est encore toi qui a trouvé… »

- « Tu disais qu'on avait le temps de chercher »

- « Je ne pouvais pas savoir qu'elle naîtrait en avance ! » rétorqua James « Quoiqu'il en soit, tu as encore gagné… »

- « Si tu veux… » répondit-elle en riant à moitié « Mais je ne vois pas du tout où tu veux en venir chéri… »

James ferma alors les yeux et marqua une pause avant de continuer

- « J'aimerais bien que ce soit moi qui choisisse le prénom du bébé cette fois » lança-t-il dans un souffle.

Il y eut un très court instant de silence avant de Lily ne se mette à rire. James la regarda d'un air étonné.

- « Tu veux que je me forces à ne pas chercher de prénom ? » demanda-t-elle avec amusement.

Le jeune homme se mit à sourire.

- « J'aimerais assez oui ! Tu as eu ton tour, maintenant c'est à moi de jouer ! » rétorqua-t-il d'un air faussement sérieux

- « Je comprends… Donc j'ai interdiction de réfléchir à un prénom pour notre fils ? » le taquina-t-il

- « Exactement, je suis content que tu ais si rapidement compris » répondit James sur le même ton « Je ne voulais pas avoir à employer la force pour te convaincre ! »

Lily éclata alors de rire et tapota doucement sa main de la sienne. Le calme ne tarda pas à revenir. Blottis l'un contre l'autre, chacun était perdu dans ses pensées. James caressa machinalement le ventre de la jeune femme tout en enfouissant son nez contre son cou. Il se sentait bien, et pensa qu'il pourrait rester éternellement ainsi. Ses pensées se mirent à vagabonder et c'est alors qu'il le trouva.

Se redressant un peu, il posa ses deux mains bien à plat sur le sommet du ventre.

- « Jack » souffla-t-il à l'oreille de Lily.

La jeune femme se redressa un peu et se tourna vers lui. Elle lui adressa un beau sourire avant de l'embrasser tendrement.

- « Jack… » répéta-t-elle doucement comme si elle savourait un bonbon « Harry, Syrielle et Jack Potter… C'est parfait… » murmura-t-elle

James l'embrassa alors une nouvelle fois.

o°O°o°O°o°O°o°O°o°O°o

Il faisait encore très sombre. Le soleil venait à peine de se lever et ses timides rayons n'éclairaient pas plus qu'ils ne réchauffaient ce qu'ils atteignaient. Peter frissonna et remonta bien le col de son pull. La visière de sa casquette était soigneusement baissée sur ses yeux. Il se retourna et contempla ses trois collègues. Tous se tenaient prêt. Bientôt, l'heure de l'attaque sonnerait, ils fallaient qu'ils soient tous attentifs et concentrés.
Peter fixa à nouveau le sol devant lui et ferma les yeux. La main serrée sur son pistolet qu'il avait soigneusement dissimulé sous son pull, il appréhendait cette mission. Il ne craignait pas de se faire prendre par les aurors, non, il redoutait la réaction de Bellatrix. Il se souvenait encore trop bien de la folie hystérique qui l'avait prise la première fois qu'ils avaient mené une action de ce type. Elle l'avait terrifié et plus que tout, il redoutait qu'elle devienne totalement incontrôlable et que personne pas même Rodolphus ne parvienne à la maîtriser.

Il n'eut pourtant pas le temps de réfléchir plus longtemps sur la question.

- « Maintenant ! » souffla McNair en passant devant lui.

Peter laissa passer Bellatrix et Rodolphus avant de se mettre à marcher. Il y avait peu de monde sur la gare de King Cross à une heure aussi matinale. Déguisés en moldu, ils avancèrent le long des voies, sur le quai désert et c'est sans se poser de question qu'ils franchirent la barrière invisible située entre les voies 9 et 10…

Peter n'avait plus emprunté ce passage depuis qu'il avait quitté Poudlard. A l'époque il n'était pas encore un mangemort, à l'époque, il se désintéressait totalement de ce qui pouvait se passer à l'extérieur de sa bulle…
Le jeune homme fut surpris de ne pas apercevoir la locomotive rouge et fumante du Poudlard Express. Mais c'était encore les vacances. Le seul train présent était celui qui reliait quotidiennement Londres à Pré-au-Lard. Quelques personnes attendaient son départ. Certains étaient déjà installés à l'intérieur des wagons, d'autres attendaient encore à l'air libre.

- « On se sépare ! » souffla Rodolphus en partant totalement à droite à grand pas.

McNair partit à gauche, Bellatrix et Peter se retrouvèrent seul, au centre. Le jeune homme eut un peu de mal à déglutir, il n'appréciait pas d'être si proche d'elle.

- « C'est parti ! » lança-t-elle d'une voix joyeuse absolument terrifiante.

Peter la vie alors partir à grand pas en direction d'une petite fille. L'enfant, âgée d'à peine une dizaine d'année portait dans ses bras un petit lapin blanc qu'elle caressait doucement. Peter se mit à trembler. Bellatrix s'arrêta devant la fillette.

- « Bonjour ma jolie » lança-t-elle d'une voix joyeuse en esquissant un semblant de sourire « C'est un beau lapin que tu as là ! »

L'enfant la regarda avec un sourire poli avant d'acquiescer. Peter se demandait bien à quel jeu jouait sa collègue.

- « Je peux le prendre ? » demanda Bellatrix d'une voix douce en attrapant l'animal d'une main

- « Euh…oui » répondit l'enfant qui de toute façon n'avait pas tellement le choix.

- « Il est très mignon » continua la mangemort « Comment t'appelles-tu ? »

- « Beth » répondit la petite avec un faible sourire

- « Dis moi, Beth, tu aimes ton lapin ? »

- « Oui, beaucoup »

Bellatrix éclata alors de son rire mauvais et Peter pu voir clairement la fillette trembler de terreur, lui-même n'en menait pas large.

- « Dommage… » lança Bellatrix en riant et en extirpant son arme à feu de dessous son pull.

Puis d'un geste froid, elle prit le lapin par la peau du coup et le tendit bien loin au dessus d'elle. Puis pointant le canon de l'arme vers l'animal, elle le tua sans sourciller. Le sang de la bête gicla en une morbide gerbe rouge, souillant Bellatrix et la fillette qui hurla d'un cri strident et terrorisé. Le signal de départ était donné. Bellatrix lança le cadavre du lapin sur les voies et se rua en direction du train.

Peter resta comme paralysé. Il était incapable de bouger. Il regardait avec horreur la scène qui se déroulait devant lui. Rodolphus était monté à l'intérieur du train et après avoir entendu plusieurs coups de feu, des cris et des pleurs se firent entendre. McNair tirait sur le conducteur du train qui tomba sur le sol en agrippant d'une main son bras gauche sanguinolent. Bellatrix avait déjà tué un des contrôleurs et riait comme une démente.

Peter ne bougeait toujours pas. Il ne pouvait pas, c'était au dessus de ses forces. Devant lui, la petite Beth était tombée à genoux sur le sol et pleurait en regardant ses mains ensanglantées.

- « Eh ! Tu dors ? » hurla McNair dans sa direction.

Peter sursauta. Comprenant qu'il aurait des problèmes avec le Seigneur des Ténèbres s'il n'était pas plus actif, il sortit son arme de sous son pull. Mais son bras tremblait tellement qu'il était incapable de viser correctement. Il se surpris à penser qu'il était mangemort parce qu'il croyait en la supériorité des sangs purs sur les autres races, pas pour assassiner. Il eut un peu de mal à déglutir et fermant les yeux, appuya sur la gâchette. Il avait tirer à l'aveuglette, refusant de savoir ce qu'il avait toucher, redoutant d'entendre un cri ou le bruit sourd d'un corps tombant sur le sol. Au lieu de cela, le bruit de la balle sur la tôle du train le soulagea grandement.

Le quai de la voix 9 ¾ n'était maintenant plus rien d'autre qu'une scène d'horreur où se mêlait le sang, les larmes, l'odeur du charbon et de la fumée. Peter n'en pouvait plus, tout cela lui donnait des vertiges. C'était trop horrible, trop inhumain.

L'enfer dura encore quelques minutes avant que ne retentisse l'alarme de la gare. D'ici quelques instants les aurors seraient sur place. Peter se sentit enfin soulagé.

Rodolphus et Bellatrix quittèrent précipitamment le train, leurs vêtements entièrement tâchés de sang de leur victime. McNair les rejoignit bientôt et passèrent en courant près de Peter qui les suivit sans se poser plus de question. Ils ôtèrent tous leur pulls souillés qu'ils jetèrent dans une poubelle avant de prendre en sens inverse la passerelle entre monde sorcier et monde moldu. Ils se mêlèrent ensuite rapidement à la petite foule qui envahissait King Cross. Peter courut sans s'arrêter jusqu'aux toilettes les plus proches. Et après avoir vomi tripes et boyaux, il transplana en espérant réussir à chasser ces images de sa mémoire.

o°O°o°O°o°O°o°O°o°O°o

D'un pas rapide, Fol Œil traversa le quai, son ruban jaune vif dans la main. Il doit sécurisé le périmètre et en interdire l'entrée à quiconque. Pour le moment, la nouvelle ne s'est pas trop ébruitée et les aurors ont reçu des ordres formels. Personne ne doit savoir ce qui s'est passé ici. Le même principe de précaution que celui mis en place sur le Chemin de Traverse quelques semaines plus tôt. Maugrey soupire. Quelle folie meurtrière a encore eu lieu ici. Le spectacle est monstrueux. Le train portait les traces d'impact des balles…

A son arrivée, avec le reste de la brigade, il avait été frappé par ce qu'il voyait. Lui qui était auror depuis si longtemps avait pourtant encore beaucoup de mal devant le spectacle de la mort et de la souffrance. Leur premier travail avait été de trouver les blessés et de guider le personnel de Ste Mangouste vers eux. Puis, il avait fallut s'occuper des morts. Les compter, les extirper de l'endroit où ils se trouvaient, les placer à l'abri des regards des survivants qui étaient dans un tel état de choc que tous avaient été admis à Ste Mangouste où des tranquillisants allait leur être administré.

Avant de partir, une fillette rescapée, avait hurlé dans une crise de démence qu'une femme était méchante, qu'elle avait tué son gentil lapin. L'image de Bellarix Lestrange avait aussitôt fait surface dans l'esprit de l'auror. Cette folle furieuse sanguinaire aurait été entièrement capable d'une telle cruauté.

Revenant à la réalité, l'auror coupa avec ses dents le ruban jaune qu'il noua à un poteau. Il était bien conscient que n'importe qui pouvait passer cette modeste barrière, mais il comptait tout de même sur l'effet dissuasif qu'elle pourrait avoir. Il ne pouvait pas se permettre de bloquer entièrement l'entrée de la voie 9 ¾. Les aurors faisaient beaucoup d'aller et retour entre le monde sorcier et le monde moldu. Tous essayaient de comprendre comment des moldus avaient trouvé l'entrée de la voix magique. Parmi les aurors, plusieurs hypothèses étaient en vogue. La première était qu'il s'agissait d'un grand coup de chance. Des moldus auraient trouvé l'entrée de la voie par hasard et ayant pris peur aurait eu l'idée de tuer les sorciers. La seconde était que des moldus avaient sans doute vu des sorciers utiliser ce passage et l'avaient à leur tour utiliser… Maugrey ne croyait à rien de tout cela.

- « Eh ! Fol Œil ! »

Le vieux sorciers se retourna vers Kingsley qui arrivait vers lui en courant

- « C'est bien moche cette fois encore pas vrai ? »

- « Ouais… » grogna Maugrey qui n'avait jamais été très expansif. « Alors le bilan ? »

- « Huit morts… Une vieille femme vient de décéder à Ste Mangouste, elle n'a pas supporté ses blessures » souffla tristement Kingsley

Maugrey grogna et serra les poings bien profondément au fond de ses poches.

- « Tu penses toujours qu'il s'agit de mangemorts ? » demanda Kingsley à voix basse

- « Plus que jamais » répondit Maugrey « Mais on a aucune preuve… »

- « J'ai peur que notre intuition ne suffise pas en effet ! » souffla Kingsley « Le Ministre est convaincu que se sont des moldus »

- « Je sais… Si seulement… »

Fol Œil arrêta sa phrase d'un seul coup. Il venait d'y avoir un éclair, un peu comme un flash d'appareil photo. Il se retourna précipitamment et le vit. Un journaliste, appareil photo en main avait franchit la mince barrière jaune et prenaient des images de la scène du crime. Un second flash retentit.

- « Eh toi ! Nom d'une bombabouse ! » hurla Fol Œil en se précipitant vers lui.

Il fallait qu'il lui arrache son appareil photo, qu'il détruise la pellicule et qu'il s'assure du silence de cet homme sinon, il pouvait tirer un trait sur le passage à l'as de cette affaire. Le Ministre serait furieux.

Il se précipita donc vers l'inopportun, mais ce dernier l'avait vu venir et prit ses jambes à son cou. Maugrey courut le plus vite qu'il pu, enjamba la barrière. Mais le journaliste venait de passer la barrière magique de la voie. Sans plus réfléchir, Fol Œil se jeta à sa suite, mais il se retrouva rapidement bloqué par la foule des moldus, dense en ce milieu de journée sur une des gares des plus fréquentées de Londres. Il courut ainsi plusieurs minutes avant de se rendre compte que non seulement le journaliste l'avait semé, mais qu'en plus, il se faisait remarquer par les moldus à cause de son allure peur orthodoxe.

Pestant de rage, il regagna donc le plus discrètement possible la voie 9 ¾.

- « Alors ? » l'accueillit Kingsley

- « On a un souci ! » grogna Fol Œil « Prévient le Ministère, l'information n'est plus secrète… »