Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !
Note : Toujours un peu de retard à prévoir dans la publication de ma fic, mais je passe un concours la semaine prochaine et je suis en plein dans les révisions !! Bientôt tout sera fini et la publication reprendra un rythme normal, d'ici là… et bien il faudra être patient !!
Bonne lecture à vous tous… Aylala
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Chapitre quatre vingt douze : Aux jeunes loups
« Plus
tremblant d'arrogance que de peur ou de froid
Les jeunes loups,
les jeunes loups.
Ils abordent la vie avec la même foi
(…)
Si vous tentez de
les séduire
Ils vous montrent les dents,
Mais quand ils
sourient leur sourire
Est celui d'une enfant.
Il ne faut pas
les flatter
De la main, ce ne sont pas des chiens
Ils gardent
toujours leur fierté
Même s'ils n'ont pour
manger
Qu'un seul os à ronger. »
Jean Claude Annoux
Il faisait très sombre, la nuit n'allait pas tarder à tomber et les maigres rayons du soleil peinaient à traverser le barrage de feuilles et de branches que créaient les gigantesques arbres de la forêt dans laquelle Remus marchait. Il faisait humide et la fraîcheur du soir enveloppait tout d'une brume blanchâtre. Le jeune homme hâta le pas. Il ne voulait pas prendre le risque de perdre de vue le petit chemin sur lequel il progressait. Non pas qu'il craignait de se perdre dans la forêt et d'y faire la rencontre d'animaux sauvages. Il était de loin la créature la plus dangereuse à se promener dans ce bois. Non, il ne voulait pas perdre son chemin pour ne pas perdre du temps à essayer de rejoindre sa chambre. Il avait marché une bonne partie de la journée dans ces sous-bois humide et ne rêvait que d'avaler un bon repas bien chaud. Il écarta la branche d'un arbre qui freinait sa progression et continua sa route à une bonne allure, si bien qu'il arriva bientôt à sa destination.
A l'orée de la forêt, se trouvait une vieille ferme. Quiconque l'aurait aperçut de loin aurait pu croire qu'elle était vieille et abandonnée. Les murs de la demeure était décrépi et une large partie du toit de chaume avait été arraché ou pendait lamentablement, accroché misérablement au reste de la toiture. Des lierres et d'autres plantes grimpantes dévoraient la maison, en recouvrant de larges pans de mur, donnant l'impression qu'elle était prisonnière. Pourtant, cette maison était habitée. En scrutant bien, on pouvait apercevoir une faible fumée blanche s'échapper de la cheminée dont plusieurs dizaines de briques manquaient. Mais Remus savait qu'il n'aurait pas le loisir de profiter de ce feu, aussi maigre soit-il. Il ne vivait pas l'intérieur même de la maison. Le propriétaire du lieu, vieux lycanthrope aigri et méfiant avait bien voulu mettre à sa disposition ce qu'il appelait « le second bâtiment ».
Le second bâtiment était une bergerie. Elle était en aussi mauvais état que le reste de la demeure. Un large trou même s'agrandissait progressivement dans le mur principal laissant voir l'intérieur de la bâtisse aux poutres légèrement pourries. Ce n'était pas le grand luxe, mais c'était là qu'il vivait. Il avait déjà un toit, ce n'était pas si mal. Arrivé devant les lourdes portes en chêne massif qui avait mystérieusement bien résistées aux atteintes de l'âge, il posa ses deux mains à plat et poussa. Il poussa de toutes ses forces car elles étaient lourdes. Elles finirent par s'ouvrit dans un sinistre grincement.
Comme à chaque fois qu'il y pénétrait, Remus fut saisit par l'odeur de l'endroit. Un mélange de paille et d'animal, une odeur supportable mais tenace. Il jeta un rapide coup d'œil aux boxes qui se présentaient devant lui, il était tous occupé. Le propriétaire des lieux ne l'avait pas attendu pour rentrer les bêtes, sans doute avait-il estimé qu'il avait été trop long… Sans se poser d'avantage de question, Remus récupéra sur le sol une vieille échelle branlante et la plaça de telle sorte qu'elle atteigne une petite mezzanine. Il y grimpa rapidement et agilité et regagna ce qui était depuis plusieurs semaines, sa chambre.
Elle n'était pas très haute, il y tenait tout juste debout. Une énorme poutre courait le long du toit et il devait constamment penser à ce baisser pour ne pas prendre le risque de s'assommer. Dans un coin, couché à même le sol, un vieux matelas de paille était posé, une vieille couverture rapiécée par endroit était négligemment posée dessus. Non loin, ce tenait une toute petite table sur laquelle une bassine et un pichet étaient posés. Au mur était accroché un miroir assez sale et fêlé sur toute la largeur. Remus s'en approcha. Il ôta sa cape et sa chemise, torse nu, il observa son image dans la glace. Il était maigre, très maigre. Il eut une pensée pour Lily et Océane qui hurlerait sûrement de le voir dans cet état… Si elles avaient pu le voir en cet instant, il était persuadé qu'elles auraient tout fait pour exiger son rapatriement d'urgence à Londres et elles l'auraient séquestré chez elle jusqu'à ce qu'il ait retrouvé son poids d'origine. Cette idée le fit sourire.
Il se saisit alors du pichet placé près de lui et versa l'eau qu'il contenait dans la bassine. Elle était froide. Tirant sa baguette de sa poche, il appliqua un sortilège de réchauffement, mais il ne parvint qu'à la rendre tiède. Estimant que cela était suffisant, il commença donc sa sommaire toilette. Il ne disposait que d'un tout petit morceau de savon et du s'en contenter. Les courants d'air qui s'insinuait par les fentes des murs et qui soufflait sur son torse humide lui donnèrent des frissons. Il se dépêcha de finir et de se sécher. Il enfila une chemise propre et un pull en laine bien épais.
Son regard se posa soudain
sur un tabouret en paille, placer dans un coin à l'ombre.
Sur celui-ci étaient posé un bol et un quignon de pain.
C'était son dîner. Il ignorait depuis combien de temps
il était là. Il s'en approcha et saisit le bol. Il
contenait une soupe. Elle était froide. Il en but une gorgée
et constata également qu'elle avait peu de goût. En
soupirant, il arracha un morceau de pain avec ses dents, il était
rassis. Il se laissa tomber sur son matelas et entreprit de manger
quand même ce maigre repas. Au moins il ne dormirait pas le
ventre vide, c'était toujours ça… Le silence de
l'endroit résonnait des bruits de mastication du jeune
homme, entrecoupé du sifflement du vent ou de quelques
bêlement de brebis. Il se sentait seul. Ses amis lui
manquaient.
Il vivait désormais dans un monde auquel il
appartenait sans vraiment en faire partie. La communauté de
lycanthrope où il avait été accueillit était
une des plus calme de la région qui en comptait trois en tout.
Il vivait en permanence entouré de loups-garous. Ces
lycanthropes ne s'étaient jamais vraiment intégrés
à la société, ou bien la société
ne les avait pas laissé s'intégrer. Quoiqu'il en
soit, il devait les amener progressivement à envisager le fait
de se rallier aux sorciers dans la lutte contre le Seigneurs des
Ténèbres. Et ce n'était pas une chose aisée.
Ces dernières semaines, il avait surtout tenté de
s'intégrer dans le groupe. Les loups-garous étaient
méfiants, il ne l'avait pas tout de suite accepté. Et
s'il entretenait désormais des rapports amicaux avec eux, il
ne les sentait pas encore assez en confiance pour leur parler de
Dumbledore… Surtout que les membres des deux autres clans n'y
mettaient pas beaucoup du leur. Ceux ralliés à Fenrir
Greyback en particulier. Ils étaient particulièrement
teigneux et s'amusait autant que possible à dénigrer
les humains d'une manière tellement exécrable que
Remus avait à de nombreuses reprises faillit se dresser
contre.
Oui vraiment, ses amis lui manquaient. Il se rendait
compte, au fils des jours qu'il passait ici, la chance qu'il
avait de les avoir. Même si la vie n'étais pas facile
pour lui, même si sa condition lui imposait des contraintes et
l'obligeait à faire des sacrifices, il n'avait jamais
enduré la souffrance de l'exclusion comme la plupart de ses
pairs et c'était grâce à eux… James, Sirius
et les filles… Et jamais il ne leur serait assez reconnaissant.
Un
bêlement un peu plus fort que les autres le tira de ses
pensées. A travers la lucarne à la fenêtre voilée
par la poussière, il aperçu quelques étoiles. La
nuit était belle et bien tombée. Il se leva d'un bond
et récupéra sa cape qu'il attacha solidement. Il
retrouva l'échelle et redescendit. Il fut accueillit par un
concert de bêlement.
- « Bonsoir les filles ! » lança-t-il en se dirigeant vers la porte qu'il ouvrit une nouvelle fois dans un horrible grincement.
Une fois dehors, il respira à plein poumon l'air de la nuit et referma la porte de la bergerie. Il se surprit à penser que ses bêtes avaient tout de même une drôle de vie. A l'approche de la Pleine Lune, comme si elles sentaient le danger venir, brebis et moutons partaient un matin et ne revenait pas le soir…Les bêtes ne faisaient leur réapparition une fois tous danger écarté… Cela avait beaucoup surpris le jeune homme…
C'est en souriant à ce souvenir qu'il se rendit dans la maison de son hôte. Il ne frappa pas à la porte, il lui avait demandé de ne pas le faire. Remus le trouva face à son maigre feu. C'était un homme sans âge. Il était impossible de savoir combien d'années avaient marqué sa vie. Il était grand et sec, mais possédait une force qu'on n'aurait pu soupçonner en le voyant. Il se retourna en entendant le bruit des chaussures sur le dallage inégal de pierre rouge sombre.
- « J'ai bien déposé le colis à son destinataire, il vous passe le bonjour » lança Remus sans formules de politesses inutiles, l'homme ne s'en encombrait pas.
- « Très bien » souffla-t-il « Tu es rentré il y a longtemps ? »
- « Non, la route était mauvaise, cela m'a prit du temps… »
- « Je vois… »
Le silence reconquit la pièce. Remus allait prendre congé quand un bruit de métal que l'on pose sur une table le fit se retourner vers son hôte dont il s'éloignait.
- « C'est pour toi ! » lança-t-il en dégageant sa main de la table.
Remus aperçut alors quatre pièces dorées… Des gallions.
- « Pour te remercier d'avoir fait cette course pour moi » ajouta l'homme en se retournant vers le feu.
- « Mais ce n'était pas la peine ! » lança Remus
- « Ne discute pas ! Prend le, et va-t-en… »
Remus fixa un moment les piécettes avant de se décider. Il tendit la main et les saisit avant de les enfoncer au plus profond de sa poche.
- « Merci » souffla-t-il en prenant le chemin de la sortie.
Il n'eut aucune réponse, mais ne s'en formalisa pas. Une fois dehors il regarda un moment le ciel étoilé. Il était encore tôt, et il n'était pas spécialement fatigué. Sa décision fut rapidement prise. Il s'engouffra dans la sombre et lugubre forêt. Mais cette fois-ci, il ne s'aventura pas dans les profondeurs, il prit un petit sentier qui longeait l'orée et après quelques minutes de marche, il arriva devant une autre bâtisse.
Elle était beaucoup plus récente que celle qu'il venait de quitter, et était plus animée aussi. Par les fenêtres on apercevait de la lumière et plusieurs personnes sortaient ou entraient par la large porte d'entrée. Remus sortit de la forêt et s'en approcha. Il poussa la porte et se retrouva plongé dans un tout autre univers. La pièce était plongé dans la fumée des cigarettes qui se consumaient doucement. Des groupes de trois ou quatre personnes discutaient autour des nombreuses tables qui meublaient le lieu. D'un pas un peu hésitant, Remus s'approcha du comptoir. Il commanda une Bierraubeurre qu'il paya d'une de ses nouvelles pièces et fit quelques pas dans la salle. Un bras se leva alors dans le fond de la pièce, lui indiquant une place vide sur une vieille banquette rouge. Remus s'y rendit et prit place. Ils étaient déjà trois autour de la table. Deux hommes et une femme qui le regardaient en souriant tranquillement.
- « Tu es le nouveau ici n'est-ce pas ? » lança l'un d'entre eux
- « Oui » répondit Remus
- « Remus Lupin c'est bien ça ? » lança la jeune femme
- « Exactement »
- « Je m'appelle Debae Jones, voici Zac Flent et Rick Turner » présenta la jeune femme en désignant à chaque fois la personne qu'elle nommait.
- « Enchanté ! » souffla Remus avant de trinquer avec eux sa chope de Bierraubeurre
- « Alors dis nous Remus …Pourquoi es-tu venu t'échouer dans ce trou ? » demanda celui qui s'avérait être Zac Flent
- « Oh… » souffla Remus « Et bien disons que… Je ne correspond pas exactement au profil qu'on se fait d'un bon citoyen sorcier » marmonna-t-il
- « Comme nous tous ici ! » s'exclama Rick Turner et vidant cul sec son verre d'hydromel.
- « Bienvenu au club ! » renchérit Zac
Remus esquissa un faible sourire et son regard croisa celui de Debae qui le regardait d'un air triste.
- « Moi j'ai préféré partir de moi-même ! » expliqua Rick « Je ne voulais pas qu'on me catalogue, je voulais être libre d'être ce que je suis ! »
- « Et c'est bien vrai ! Tu as raison ! On ne devrait pas avoir honte de ce qu'on est ! » renchérit Zac.
Remus remarqua que les deux hommes avaient du commencer à boire depuis longtemps déjà… Ils avaient les yeux brillants, la langue bien pendue, mais les mots étaient hésitant.
- « Des fois, ce sont les autres qui n'acceptent pas ce que nous sommes… » souffla la jeune femme d'un air triste
- « Ton mari n'était qu'un tocard ! » grogna Zac et louchant vers elle
- « Ne dis pas ça ! » demanda Debae sur un ton un peu sec « Il a réagit comme il le sentait… »
- « Il t'a quitté comme une vieille chaussette ! » rétorqua Rick « Comme si tu avais voulu être mordue ! »
- « Ca a été un choc pour lui aussi ! » lui lança la jeune femme avant de se tourner vers Remus
- « Vous ne devez rien comprendre à tout ceci… » souffla-t-elle, un léger sourire d'excuse aux lèvres
- « Je comprend que nous tous avons souffert du rejet des autres à un moment de notre vie » lui assura Remus
- « J'étais mariée depuis deux mois quand je me suis fait mordre » expliqua Debae en baissant les yeux « Une agression lors d'une randonnée… Quand il a appris la nouvelle, il l'a mal prit…Il… a préféré faire annuler le mariage. Il disait que je n'étais plus humaine, que ce mariage n'était plus valide, qu'il ne pouvait pas être le mari d'une créature telle que moi… Je suis partie ! »
- « Et tu as pleuré toutes les larmes de ton corps ! » souffla Zac d'un air de reproche
Le regard qu'elle lui lança à cet instant le dissuada de tous autres commentaires. Remus quand à lui la regardait d'un air triste. Elle aussi avait connu la déchirure de se faire rejeter par la personne que l'on aime. Il sentit un élan de sympathie naître à son égard.
- « Ma petite amie m'a quitté en apprenant ce que j'étais » commença-t-il à expliquer sans vraiment savoir pourquoi « Mais avant, elle a couché avec moi, juste pour voir ''ce que ça faisait''. Je ne me suis jamais sentit aussi humilié et meurtrit que ce jour là »
Un lourd silence tomba sur leur petite tablée et Remus bu une longue gorgée de Bierraubeurre pour cacher sa gêne. Pourquoi avait-il été parlé de Kathleen a des personnes qu'il connaissait à peine ?
- « C'est à cause de gens comme eux que nous sommes exclus ! Ils devraient essayé de vivre ce que nous vivons avant de nous juger ! » lança Rick d'un air mauvais
- « Exactement ! Ils sont tous insensible ! Ils ne pensent qu'à eux »
- « Pas tous ! » lança Remus
- « Pardon ? » demanda Zac alors que trois paires d'yeux se posaient sur lui
- « Tous ne sont pas comme cela ! Certains acceptent bien notre condition et s'en fiche ! »
- « Tu penses vraiment ce que tu dis ? » demanda Rick
- « J'en suis convaincu » souffla Remus avec conviction
- « Et bien on peut dire que tu es un doux rêveur ! » s'exclama Zac d'un air moqueur
Les deux hommes partirent alors dans une très longue discussion sur l'égoïsme et l'égocentrisme des humains. Les yeux rivés sur sa Bierraubeurre, Remus se mit à penser qu'il lui faudrait du temps pour faire passer son message de paix et de fraternité entre les peuples.
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C'est en sifflotant que Sirius poussa les petites grilles de son jardin. Il faisait beau, une très belle journée s'annonçait et cela le rendait d'excellente humeur. Il traversa rapidement la petite allée qui menait à sa porte d'entrée et rentra chez lui. Il fit quelque pas dans l'entrée, referma la porte et d'un geste nonchalant, enleva ses chaussures pour les lancer n'importe comment dans les airs.
- « C'est moi ! » annonça-t-il d'une voix forte.
Il traversa le couloir et se rendit dans la cuisine. Là, il se servit une immense part d'un gâteau qui était posé sur la table.
- « Tu verrais comme c'est calme chez les Weasley quand les garçons sont à l'école ! » lança-t-il toujours d'une voix forte « Il n'y avait que Ron et Ginny, je te jure que ça fait une sacré différence ! »
Il arracha à pleine dent une grosse part de sa pâtisserie et l'avala péniblement avant de continuer
- « Je pense que James ne devrait pas tarder à y déposer Harry et Syrielle, il bosse aujourd'hui ! Au moins Lalyh aura tous ses copains avec elle… »
Puis réalisant enfin qu'il parlait seul depuis son retour il appela.
- « Océane ? »
Il n'y eut pas de réponse. Le jeune homme termina alors son goûter et épousseta les miettes qu'il avait laissées sur ses vêtements avant de quitter la cuisine pour se rendre dans le salon.
- « Océane ? » appela-t-il une nouvelle fois, un peu plus fort que la fois précédente.
Encore une fois, seul le silence lui répondit. Surpris, Sirius décida d'aller voir dans son bureau si elle ne s'y trouvait pas. Mais la pièce était vide. Il resta un moment sceptique. Il ne se souvenait pas qu'elle lui ait dit qu'elle partait… Ce matin quand elle avait été conduire leur fille chez Molly, elle ne lui avait rien dit de particulier. Mais peut-être avait-elle du partir entre temps…
Ils étaient en pleins dans les préparatifs du mariage qui se déroulaient dix huit jours plus tard très exactement. Et il restait encore beaucoup de choses à faire. Aussi l'idée que sa fiancée ait eu besoin de partir en vitesse de chez eux au dernier moment ne l'inquiétait pas… Sirius se mit à sourire. Il était à la fois très excité à l'idée de se mariage, mais aussi très nerveux. Il avait très envie d'épouser Océane, mais une telle agitation le mettait parfois mal à l'aise. Mais s'il fallait passer par là pour avoir la chance de passer le reste de sa vie avec elle et qu'elle porte enfin son nom et celui de leur fille, il était prêt à tout.
En souriant, il quitta le bureau et se rendit dans le salon. Sans doute n'avait-il pas vu le petit mot qu'elle lui avait laisser pour le prévenir de son absence. Mais il eut beau cherché partout, il ne trouva aucun petit mot. Il était de plus en plus étonné, jamais elle ne partait sans lui dire où elle allait. Surtout en ce moment où on n'était plus en sécurité nul part. Sirius se demandait honnêtement ce qui se passait.
- « Océane ? » tenta-t-il une nouvelle fois « OCEANE ! » hurla-t-il en n'entendant toujours pas de réponse.
En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, le jeune homme monta à l'étage. Il entra dans toutes les pièces à la recherche de sa fiancée, mais il ne la vit qu'en entrant dans la salle de bain. En voyant les belles boucles blondes qui cachaient une bonne partie du visage de la jeune femme, une vague de soulagement traversa le jeune homme, suivit d'un léger sentiment de colère. Elle l'avait fait s'inquiéter pour rien.
- « Par Merlin tu étais là ! » s'exclama-t-il en ouvrant la porte en grand « Je m'égosille à t'appeler depuis tout à l'heure ! Tu ne m'avais pas entendu ? Je commençais à me faire des soucis ! »
- « Si, je t'entendais… » souffla le jeune femme.
Sa voix n'était pas plus puissante qu'un murmure, et les ressentiments que Sirius pouvait avoir à son égard s'envolèrent aussitôt. Assise sur le rebord de la baignoire, la tête baissée, les yeux fixant le sol et les mains jointes, on voyait immédiatement qu'elle n'allait pas bien.
- « Océane… » murmura Sirius en se rapprochant doucement d'elle « Chérie, qu'est-ce qui se passe ? »
- « Rien, ça va… »
- « Oh je t'en prie ! » s'indigna Sirius « Je ne suis pas complètement stupide ! Je vois bien que quelque chose ne va pas ! Dis moi… » ajouta-t-il plus doucement.
Océane releva alors la tête vers lui, et le jeune homme se rendit compte que ses yeux étaient bien brillants, ce qui le confortait dans l'idée que sa fiancé n'allait pas bien.
- « Toujours pas de bébé en route… » murmura-t-elle simplement en essayant d'esquisser un faible sourire.
- « Ah » lança Sirius en s'asseyant près d'elle sur le rebord de leur baignoire.
Il passa son bras autour de ses épaules et la rapprocha de lui. Il se souvenait qu'elle avait été dans le même état le mois précédent. Elle avait tellement envie de se bébé qu'il comprenait très bien sa réaction. Lui-même ressentait de la tristesse à l'idée qu'il faudrait encore attendre avant d'agrandir la famille. Mais il était loin de se mettre dans des états pareils. Peut-être parce qu'il était un homme… ou tout simplement parce qu'il savait qu'ils finiraient par y arriver et qu'il n'avait aucune envie de faire marche arrière maintenant qu'il s'était décidé.. Cet autre bébé, il le voulait au moins autant qu'elle et il le lui ferait. Il se mit à sourire doucement
- « On va continuer d'essayer, ne t'en fais pas » fut tout ce qu'il trouva à lui dire.
C'est alors, à sa grande surprise que la jeune femme se leva précipitamment et s'éloigna de lui.
- « C'est tout ce que tu trouves à dire ! » s'écria-t-elle en se tournant vers lui.
- « Quoi ? » demanda Sirius franchement surpris
- « Je t'annonce que je ne suis pas enceinte et toi…. J'ai l'impression que ça ne te fait rien ! Que tu t'en fiches ! » lança-t-elle froidement
- « Ce n'est pas vrai ! » s'exclama le jeune homme en se levant à son tour.
Tous les deux se fixèrent un long moment. Sirius remarqua rapidement que l'expression du visage de sa fiancée passait de la colère à la tristesse et cela la calma instantanément. Il s'approcha d'elle et prit son visage dans ses mains.
- « Océane… » murmura-t-il « Ma belle, bien sur que je ne me fais pas plaisir de savoir que tu ne portes pas encore un enfant de moi. Je te promets que ça m'attriste aussi, mais je ne m'en fais pas. Je ne m'en fais pas parce que cela ne fait pas longtemps qu'on essaye, et que de toutes façons on l'aura ce bébé ! Je te l'ai promis mais surtout j'en ai très envie moi aussi »
Il se pencha vers elle et l'embrassa tendrement.
- « On l'aura ce deuxième bébé… » assura-t-il en posant son front contre celui d'Océane qui se mit à sourire doucement.
Tous les deux s'enlacèrent alors tendrement. Sirius posa son menton sur le sommet du crâne de la jeune femme qui avait fermement noué ses bras autour de sa taille. Ils restèrent ainsi un moment avant de se séparer.
- « Merci » murmura la jeune femme après avoir déposer un rapide baiser sur les lèvres de son fiancé.
Sirius lui répondit par un clin d'œil et pris délicatement ses mains dans les siennes. Il constata alors avec surprise qu'elles tremblaient. Il ouvrit ses mains mais garda celle de sa fiancée posée sur ses paumes.
- « Qu'est-ce que… Non mais regarde moi ça comme tu trembles ! » s'inquiéta-t-il « Qu'est-ce qu'il se passe à la fin ! »
Océane retira rapidement ses mains et les glissa dans les poches du jean qu'elle portait.
- « Oh ça c'est rien, ça va passer… » lança la jeune femme en souriant
- « Qu'est-ce qui va passer ! » demanda Sirius d'un air grave
- « Je te dis que ce n'est rien ! Je suis juste un peu stressée… A cause du mariage »
- « Un peu stressée ?! » ironisa le jeune homme en faisant les gros yeux « Tu aurais pu briser une tasse tellement tu tremblais ! Mais ça ne va pas mieux de te mettre dans des états pareils ! »
- « Tu crois que je le
fais exprès ? » lui lança la jeune femme «
On est à dix huit jour du mariage et j'ai l'impression que
rien n'est prêt ! J'ai l'impression qu'on ne sera
jamais dans les temps ! »
La jeune femme commençait à
s'emballer et Sirius posa un doigt sur ses lèvres pour la
faire taire.
- « Eh ! C'est pour ça qu'on a confié Lalyh aux Weasley non ? Pour que tous les deux on s'occupe des derniers détails… »
- « Derniers détails ?! » hoqueta la jeune femme « J'ai l'impression que tu n'as pas compris ce que je venais de dire quand j'ai dit que rien ne serait prêt à temps ! »
- « Ce que je comprends c'est que tu te prends la tête ! On est pas si en retard que ça et tout se fera largement dans les temps » souffla Sirius
- « C'est toi qui le dit ! » grogna-t-elle en sortant de la salle de bain
Sirius la suivit et lui attrapa la main avant qu'elle ne prenne l'escalier. Il l'attira à lui et l'entraîna de force dans leur chambre. Là il se laissa tomber sur le lit, l'entraînant dans sa chute.
- « Sirius ! » s'énerva la jeune femme en se relevant « Arrêtes de faire le gamin ! On a du travail ! »
- « Je sais… » répondit malicieusement le jeune homme en se redressant à son tour et en la forçant à se rallongea.
Là, il s'installa de sorte à la garder prisonnière. Elle ne pouvait plus faire un seul mouvement, il lui maintenait les deux mains au dessus de la tête et bloquait ses jambes des siennes.
- « Sirius ! » grogna-t-elle en tentant vainement de se défaire de ses pièges.
- « Non, tu ne partiras pas… » déclara-t-il en souriant
- « Tu as de la chance que je n'ai pas ma baguette avec moi Black, sinon je peux te jurer que tu aurais eu à faire à moi… »
- « J'ai toujours su que j'étais un garçon chanceux » murmura-t-il avant de l'embrasser.
Au début, la jeune femme ne se laissa pas faire, mais elle ne résista pas très longtemps et répondit à son baiser. Sirius relâcha alors sa pression et la libéra un peu. Un peu seulement, il n'avait pas envie qu'elle s'en aille.
- « Tu n'es pas raisonnable… On a du travail » chuchota la jeune femme une fois la baiser terminé.
Elle avait l'air vraiment anxieuse et Sirius caressa ses longs cheveux très tendrement.
- « Tu as surtout besoin de te détendre un peu… Alors je te propose la chose suivante. On reste un petit moment tranquille tous les deux ici calmement… disons une grosse demi-heure… »
Océane se mit à grimacer et allait protester mais Sirius la coupa.
- « Laisse moi finir ! »
Résignée, la jeune femme hocha la tête.
- « Je disais donc, on se détend un peu toi et moi, en amoureux et ensuite, on sera bien détendu pour travailler, on ira plus vite, on ne se prendra pas la tête et on ne risquera pas de se disputer… Ca te va ? »
- « Chéri, on a pas beaucoup de temps… »
- « Océane… Ta mère va passer nous voir dans peu de temps pour nous aider, on a encore dix huit longs jours et je ne te demande qu'une demi-heure de détente avec moi… S'il te plait ! »
La jeune femme ne semblait toujours pas convaincu.
- « On a tout le reste de la matinée et toute l'après midi ! Honnêtement, ce n'est pas une demi-heure qui va nous mettre en retard… »
Océane soupira et ferma les yeux. Sirius déposa un baiser sur le bout de son nez et la jeune femme se mit à sourire.
- « Tu es impossible, mais tu as raison… J'ai besoin d'un peu de repos et j'ai envie que tu me serres fort contre toi… »
Un sourire radieux aux lèvres, il venait de gagner, il l'enlaça et la serra tout contre lui. Ils restèrent un moment ainsi blottis l'un contre l'autre à ne penser à rien. Sirius savourait ce moment de tendresse et il savais que malgré ses réticences du début, Océane en profitait aussi. Il caressait ses cheveux en se promettant à lui-même de ne plus la laisser se mettre dans de tels états…
- « Sirius… » murmura la jeune femme au bout d'un moment
- « Mmmm » répondit-il en la serrant un peu plus
- « Tu as toujours envie de te marier avec moi n'est-ce pas ? »
Surpris, le jeune homme se détacha d'elle et la fixa d'un air étonné.
- « Bien sur ! » répondit-il avec véhémence.
Il la vit alors sourire et rapprocher sa tête de son cou.
- « Si tu savais comme j'ai peur que tout cela ne soit qu'un rêve finalement… » souffla-t-elle
- « Mais c'est un rêve ma belle » lui assura Sirius « Ma vie avec toi est un rêve »
Océane jeta alors fougueusement ses lèvres à la rencontre des siennes et se fut après ce baiser passionné que tout deux commencèrent enfin à s'occuper de la préparation de leur grande journée.
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- « Nous sommes tous là Maître… » souffla cérémonieusement Pettigrow en s'inclinant bien bas.
D'un simple geste de la main, le Seigneur des Ténèbres l'invita à rejoindre les autres mangemorts. Il fixa l'assemblée d'un air grave. Ils étaient tous là, courbé devant lui, devant sa puissance. C'était un sentiment fort agréable de se sentir respecter et craint à ce point. En plus, il allait leur annoncer une très bonne nouvelle, et cela le réjouissait d'autant plus.
- « Mes fidèles » lança-t-il avec emphase « Le moment où ma puissance sera enfin reconnu pleinement ne saurait tarder »
Cette déclaration fut accueillit par un sourd murmure qui parcourut la salle. Tous attendaient visiblement et avec étonnement des informations complémentaires que le Seigneur des Ténèbres leur accorda.
- « Si vous avez suivit l'actualité ces derniers temps, vous avez forcément entendu parler de cette vague d'attentat moldu… » commença-t-il
Une autre vague de murmure parcourut la salle mais cette fois, c'était plus l'indignation qui perçait dans ses discussions à peine étouffées.
- « Maître ! » lança Lucius Malefoy « Ces attentats odieux contre les sorciers sont la preuve que vous aviez raison ! Les moldus nous sont nuisibles et cela me donne encore plus de conviction pour les éliminer ! »
Lord Voldemort salua cette déclaration d'un éclat de rire amusé. Lorsqu'il se calma, il constata que les Lestrange, McNair et Pettigrow souriaient également d'un air amusé. Le Seigneur des Ténèbres estima alors que le moment était venu de mettre tous ces fidèles au courant de ces actions qu'il menait depuis plusieurs mois déjà.
- « Ton dévouement m'amuse Malfoy » souffla-t-il en fixant l'intéressé de ses yeux reptilien. « Mais tu as tort… Si les moldus sont effectivement des rebus de la Nature que nous finirons tous pas dominer, ils n'ont rien à voir dans ces attentats… »
Une exclamation de surprise et d'incompréhension s'éleva de la foule des mangemorts à moitié agenouillés. Tous échangeaient des regards surpris cherchant à comprendre ce qu'il voulait dire.
- « En effet, ces actions sont l'œuvre de certains d'entre nous… » continua le Seigneur des Ténèbres avant de désigner du bras les mangemorts qu'il nommait « Pettigrow, McNair, les Lestrange sont tous les quatre les auteurs de ces meurtres »
Tous les mangemorts présent se tournèrent vers leurs quatre collègues. Certains souriaient et hochaient la tête d'un air appréciateur, d'autre, comme Malfoy, Croupton ou Rogue les scrutaient d'un air franchement incrédule, presque abasourdi, comme s'il n'en croyait pas leurs oreilles. Lord Voldemort s'amusa de voir la stupeur chez eux. Ils devaient se demander comment des sorciers aussi peu talentueux ou instables tel que ces deux là pouvaient être capable d'avoir commis des actes de cette violence dans la plus parfaite des discrétions.
- « Mais comment… » tenta Rogue en détachant son regard de Pettigrow pour le poser sur lui.
Il les baissa aussitôt, accordant au Seigneur des Ténèbres le respect qui lui incombait.
- « Vous allez tout savoir, je vais tout vous expliquer » siffla Lord Voldemort.
Très lentement, il sortit sa baguette hors de la poche de sa longue robe noire. D'un geste de la main il fait apparaître un très grand fauteuil d'un vert profond. Les deux accoudoirs étaient sculptés en forme de longs serpents qui paraissaient tellement réel qu'on aurait cru qu'ils étaient vivants. Il s'installa confortable à l'intérieur. L'attention de tous ses mangemorts était fixée sur lui. C'était extrêmement grisant et il fit durer le silence pour pouvoir longuement profiter de cette sensation.
- « L'idée de ces attentats… » déclara-t-il enfin « brille par sa simplicité, c'est sans doute pour cela que je ne l'ai pas eu moi-même. Il fallait avoir un esprit simple pour imaginer une telle chose, cela ne choquera personne d'apprendre que c'est Pettigrow qui en a eu l'idée. »
Quelques rires et gloussements amusés parcoururent la salle alors que le principal intéressé baissait les yeux au sol, comme pour tenter de ce faire oublier.
- « L'idée est la suivante, se servir d'armes moldus pour tuer des sorciers en se faisant passer pour eux. Nous voulions qu'une vague de haine contre les moldus naissent dans notre communauté »
Tous hochèrent la tête d'un air entendu, appréciant l'ingéniosité de ce plan.
- « Cela marche au-delà de toutes mes espérances ! » lança Lord Voldemort d'un air amusé « Je ne vous cache pas que j'ai douté après la première attaque. Elle ne faisait pas de bruit, le Ministère avait réussit à étouffer l'affaire. Cela m'a vraiment agacé mais pourtant j'ai laissé la seconde attaque se faire et là ! Quelle réussite ! »
Des exclamations approbatrices saluèrent cette déclaration.
- « Rien en me réjouit plus que d'entendre ces manifestations qui bousculent Londres, le chaos politique que nous avons créer !! Toutes ses personnes en colère sont d'autant plus de personne qu'il sera facile de rallier à notre cause si cela n'est pas déjà fait ! Je suis très satisfait de tout ceci »
- « Et vous pouvez l'être, Maître » lança Malefoy « Nous nous réjouissons tous de voir le plus grand nombre de sorciers de sang purs être de notre avis ! »
- « J'en suis convaincu ! Et votre aide maintenant peut nous être très précieuse ! » siffla Lord Voldemort en caressant de ses longs doigts blafard les têtes des serpents accoudoirs « Vous tous qui faites partie des plus grandes familles d'Angleterre, vous qui avez des appuis dans les hautes sphères de notre société, faites passer c message ! Les moldus sont dangereux ! Ils tuent impunément des sorciers innocents qui n'avaient rien demandé ! Faites croire que vous ne vous sentez plus en sécurité ! Faites indirectement passez notre message ! »
Tous acquiescèrent frénétiquement, visiblement excité par cette toute nouvelle idée. La manipulation d'opinion semblait leur apparaître comme un nouveau, réjouissant et excitant jeu et Lord Voldemort s'en réjouissait. Il savait que sa campagne d'opinion, même si elle était indirecte ne pourrait être que bénéfique à sa cause. Il resta un long moment à observait ce qui se passait devant lui, ses hommes et femmes discutant entre eux de la supériorité des sang purs. En souriant, il fit apparaître une légère clochette en or d'un seul coup de sa baguette. Presque instantanément un elfe de maison apparut, visiblement terrifié. Le Seigneur des Ténèbres lui ordonna d'une voix glaciale et sèche un vers d'absinthe. Il se sentait d'humeur à fêter son futur et inévitable réussite. Il renvoyait l'elfe aux cuisines une fois son verre servit. Puis d'un geste las de la main, il fit comprendre à ses fidèles qu'il ne souhaitait pas davantage parler et les laissa libre de s'occuper comme bon leur semblait.
Alors qu'il buvait lentement son alcool, fermant les yeux pour savourer la brûlure de l'alcool dans sa bouche et dans sa gorge. Il en sentait les effets se répandre rapidement dans son corps tel le venin d'un serpent. Quand il ouvrit les yeux, sa vision était un peu floue. Il secoua la tête pour recouvrer ses idées et se mit à sourire. Il était vraiment de bonne humeur, mais il n'avait pas envie de supporter plus longtemps les bavardages des mangemorts qui s'étaient regroupé en petit comité et qui discutaient pour la plupart de manière assez animé. Décidant qu'il en avait assez, il posa sans douceur son verre sur son accoudoir et se leva. Il y eut un moment de silence puis les conversations reprirent et le Seigneur des Ténèbres traversa la salle dans le but de rejoindre une pièce plus calme où il serait seul pour réfléchir.
Pourtant, en passant parmi les groupes de mangemorts qui parlaient entre eux, une discussion attira son attention et il s'arrêta. Le groupe de ses fidèles ne l'avaient pas vu et continuait de parler tranquillement.
- « Je te promets, j'ai essayé d'y entrer… » s'exclamait McNair en haussant les épaules
- « Mais pour quoi faire ? » demanda Minkowski
- « J'avais envie de savoir ce qu'il cache là dedans ! On raconte tellement de chose ! Je suis certain qu'ils nous cachent des choses dangereuses ou compromettantes ! »
- « Réellement ? »
- « Mais bien sur ! Le Départements des Mystères ! Il ne faut pas être un génie pour comprendre qu'on a des milliers de choses à découvrir là dedans ! Des choses qu'on tente de nous cacher ! » continua McNair
- « Mais quoi ? » demanda Minkowski
- « Je ne sais pas exactement, mais on parle de recherches sur les cerveaux humains, sur le temps… On parle même d'une salle des prophéties… »
Le Seigneur des Ténèbres sursauta en entendit ceci. Il écarta violemment les deux hommes qui semblèrent prit de terreur devant son acte brusque. Lord Voldemort empoigna McNair par les épaules.
- « De quel endroit parles-tu ? » siffla-t-il entre ses dents
- « Du Département des Mystères… Au Ministère… Mais, Maître… » balbutia McNair en blêmissant.
- Rogue ! » hurla alors Lord Voldemort en repoussant le mangemort sans ménagement. « Avec moi ! Maintenant ! »
La salle se tut immédiatement, tous semblait extrêmement étonné du si soudain changement d'humeur. Précipitamment, Rogue quitta le groupe avec lequel il discutait et se dépêcha de venir le rejoindre. Sans lui accorder le moindre regard Lord Voldemort quitta la pièce, le jeune homme sur les talons. Il le conduisit à grandes enjambées jusque dans une pièce isolée et parfaitement discrète. Il laissa Rogue entrer avant de fermer violemment la porte. Lorsqu'il se retourna, le jeune homme s'était incliné et scrutait le sol sans dire un mot.
- « Parle moi de cette nuit là ! » siffla-t-il avec impatience « Cette nuit où la prophétie a été énoncé… »
Rogue fut visiblement décontenancé par la question, mais se hâta tout de même de répondre.
- « Eh bien… Dumbledore avait rendez-vous avec une voyante dont je n'ai pas retenu le nom. Ils se sont isolés dans une pièce de l'auberge où se déroulait leur rendez-vous. Je les ai suivit et espionné, mais j'ai été surpris et reconduit dehors sans ménagement par les hommes de mains de Dumbledore. Je suis immédiatement venu vous en faire part »
Lord Voldemort tapa doucement dans ses mains. Tout cela lui donnait matière à réfléchir.
- « Répète moi ce que tu as entendu cette nuit là… » ordonna-t-il
Rogue s'exécuta sans attendre.
- « Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche… il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié, il sera né lorsque mourra le septième mois… »
- « C'est tout ? »
- « Tout ce que j'ai pu entendre » assura Rogue
- « Il est donc possible qu'il ne s'agisse pas de la prophétie entière ? » demanda Lord Voldemort d'un air grave
- « C'est possible » répondit Rogue dans un murmure
- « Et si c'était ça ! Si c'était pour cela que ce sale mioche de Potter reste totalement introuvable !! Si dans le reste de la prophétie on annonce comment faire pour le détruire ! » s'enflamma le Seigneur des Ténèbres
- « Maître, je ne pense pas que… » tenta Rogue
- « Non ! Je sais une chose maintenant ! Il me faut cette prophétie ! Il me la faut ! Je veux savoir ce qu'elle annonce dans son intégralité ! Une fois toutes les cartes en main, alors je serrais capable d'éliminer ce stupide enfant qui a le pouvoir de contrecarrer mes plans ! Cet enfant mourra enfin ! »
Il éclata d'un rire mauvais et d'un geste vif, se retourna, faisant voler sa robe noire tel un macabre vol de corbeau.
- « Nous allons allez au Ministère, prendre cette prophétie au Département des Mystères et la clé de mon échec a retrouvé cet imbécile de Potter et sa famille sera résolu, je le sens !! »
- « Si vous le dîtes, Maître… » murmura Rogue d'un air sceptique, mais le Seigneur des Ténèbres n'en tint pas compte et mettait déjà en place dans sa tête les rouages de son plan
