Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !

Bonne lecture à vous tous… Aylala

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Ce qui aurait pu se passer

Chapitre quatre vingt seize : Sang d'encre


« Je me suis fait un sang d'encre pour toi (…)
À voir les cicatrices sur tes bras
J'ai bien fait de penser très fort à toi »
Jean Leloup

Bip… bip… bip… bip… bip…

Par Merlin que ce bruit pouvait être agaçant. Sirius ne voyait rien. C'était le noir le plus complet. La seule chose qu'il percevait en cet instant était cet horripilant bip strident qui lui donnait une migraine épouvantable… Il n'arrivait à ce concentrer que sur cela. Il avait une perception très étrange qu'il ne se souvenait pas avoir eu auparavant. Il ne savait pas où il était ni ce qu'il faisait. Tout ce qu'il savait c'était que si ce bruit continuait il allait devenir fou.

Rassemblant toute sa volonté, il tenta de se tirer de cette étrange torpeur dans laquelle il était tombé. Bientôt, il sentit la présence de personnes autour de lui, il n'avait toujours pas bougé. Bientôt cette présence se fit beaucoup plus sentir et il entendait entre chaque bip des murmures indistincts et confus dont il n'arrivait pas à saisir le sens. Sirius commençait à s'inquiéter. Où était-il ? Avec qui ? Que faisait-il là ?
Au prix d'un suprême effort, il parvint à ouvrir les yeux. Il voulait tant savoir quelle était toute cette agitation qu'il sentait autour de lui.

La première chose qu'il vit fut un plafond parfaitement blanc et une gigantesque lampe qui projetait sa lumière en plein dans son visage. Cela lui arracha un gémissement de douleur, et lui fit monter les larmes aux yeux. Sa migraine reprenait de plus belle. Mais il tint bon, il voulait savoir. Il n'avait pas beaucoup de force, il le sentait, alors il se contenta de fixer ce plafond blanc. Il attendait ainsi depuis quelques minutes quand une tête dont le visage était à moitié masqué par un masque en tissus vert se plaça entre la lumière et lui. Les yeux de se visage s'agrandirent sous la surprise avant de s'éloigner précipitamment de sorte que la lumière revint frapper les rétines de Sirius, amplifiant une fois de plus son prodigieux mal de tête.

- « Il y a un problème ! » entendit le jeune homme alors qu'il pestait intérieurement contre cette lumière de malheur « Il s'est réveillé, docteur »

Docteur… En entendant ce mot, tout revint en mémoire à Sirius. La mission, l'attaque et les mangemorts, les blessés… James surtout…

Sans savoir comment il avait fait pour réunir suffisamment de force pour ce relever, Sirius s'assied sur son lit, manquant au passage de renverser le médicomage qui se penchait sur lui.

- « Non ! » lança se dernier d'une voix forte en lui empoignant les épaules « Allongez vous ! »

- « NON ! » hurla Sirius en tentant de lui résister « James ! Dites moi comment va James ! »

- « Calmez vous monsieur Black… Nous n'avons pas fini votre intervention, vous devriez encore être sous le coup du sort anesthésiant. Helen ! Faites venir ce bon à rien d'anesthésiste-mage, j'ai deux mots à lui dire ! »

- « Non… » lança Sirius dans un râle presque désespéré. « Dites moi comment va James ! Il était blessé, très blessé ! »

- « Vous aussi vous êtes blessé, monsieur Black… »

- « Mais… »

Sirius vit alors le médicomage se tourner vers une des guérisseuses.

- « Qui est ce James dont il veut absolument avoir des nouvelles ? »

- « Je crois qu'il s'agit de James Potter. Ils sont arrivés ensemble… »

- « Oui ! C'est ça ! James Potter… » souffla Sirius qui se sentait déjà exténué par le peu d'effort qu'il venait de fournir.

- « Monsieur Potter est encore en salle d'opération pour le moment, son état n'est pas dramatique. Il est très faible, mais il s'en remettra, il n'est pas en danger. La blessure de son bras est préoccupante, mais pas dramatique, ne vous en faites pas. La paralysie du reste de son corps s'amenuise d'heure en heure » expliqua alors la guérisseuse en replaçant convenablement quelques fils de perfusions que Sirius avait manqué d'arracher en se relevant.

- « Vous voilà rassuré maintenant. Dans ce cas rallonger vous s'il vous plait, nous allons vous rendormir dans ce cas… » commença le médicomage en sortant sa baguette de sa blouse verte.

- « D'accord… » murmura Sirius.

Et c'est sans faire plus d'histoire que le jeune homme se laissa appliquer le sortilège d'endormissement. Tout redevint flou autour de lui, les voix redevinrent des murmures, il entendit une dernière fois les horripilants « bip » avant de sombrer dans le sommeil.

Il rouvrit les yeux beaucoup plus calmement la fois suivante. Tout était calme et Sirius avait presque l'impression d'avoir rêver. Presque car il ressentait encore un léger mal de crâne et ressentait dans son bras droit les picotements provoqués par la perfusion qui lui administrait une potion jaune fluo.

- « Bon retour parmi les vivants ! » lança alors la voix de James.

Sirius tourna la tête et aperçut son ami qui le regardait, un grand sourire aux lèvres. Il était allongé et lui aussi relié à toute sortes de poches qui lui donnait les remèdes dont il avait besoin pour ce remettre.

- « Il parait que tu as fait des tiennes cette nuit ? » continua le jeune homme d'un air amusé.

- « Ouais… » grogna Sirius « Qui t'a raconté ça ? »

- « Le guérisseur qui est venu t'installer ici ce matin… Il a dit que tu avais reçut une mauvaise dose d'anesthésiant… »

- « Ouais, c'est ce que j'avais cru comprendre. Mais ce que je constate surtout, c'est que moi je m'inquiète pour ta santé, au point de me réveiller au milieu d'une opération alors que toi tu dormais comme un bien heureux ! Je me trompe ? » demanda-t-il d'un air faussement sévère

- « Non » avoua James en riant à moitié.

- « Faux frère va ! » grogna Sirius en tentant de s'installer plus confortablement, ce qui n'était pas vraiment facile. « Et sinon, tu vas comment ? »

- « Pas trop mal… » répondit James avant de lui montrer difficilement son bras gauche entièrement recouvert d'un épais pansement.

Sa main aussi était soigneusement entourée d'un tissu blanc, à tel point qu'on ne voyait même plus ses doigts.

- « Ils disent que ça va mettre du temps à ce rétablir… Ils n'avaient jamais vu ça, mais je ne voulais pas leur dire que c'était à cause d'une prophétie… Ils ont dit aussi qu'ils avaient mis des heures à enlever les petits morceaux de verres coincés là dedans … »

- « Arrêtes ! » le coupa Sirius en grimaçant. « C'est horrible ton truc ! Ca me fait mal rien que de t'entendre en parler ! »

James esquissa un faible sourire et rangea son bras sous la couverture.

- « J'ai récupéré pas mal de mobilité, mais je reste quand même un peu bloqué à cause de cette saleté de paralysie. Mais plus ça va, plus ça disparaît alors… Sinon, avant que tu ne te réveilles, un médicomage est passé pour me dire qu'ils avaient fait prévenir Lily et Océane… » commença James

- « Oui et je serais arrivée au beau milieu de la nuit s'ils ne me l'avaient pas interdit ! » le coupa Lily en entrant dans la pièce.

Sirius se mit à sourire en la voyant, tenant fermement la main de ses deux enfants, son ventre proéminent la précédent, elle aurait pu avoir l'air sévère si elle n'avait pas été aussi pâle… On voyait qu'elle s'était fait énormément de soucis. Elle s'approcha du lit de son mari, lâcha les mains des enfants pour poser ses deux mains sur le visage de son mari et l'embrasser tendrement. Sirius la regarda ensuite avec beaucoup d'amusement aider Harry et Syrielle monter sur le lit pour aller faire un énorme câlin à leur père.

Il soupira et ferma un moment les yeux pour se reposer un peu quand une nouvelle voix les lui fit ouvrir automatiquement.

- « Tu m'avais promis qu'il ne t'arriverait rien Sirius ! » lança Océane d'une voix tremblante.

Un léger sourire aux lèvres, le jeune homme se tourna vers la porte. Sa fiancée s'y tenait, Lalyh dans les bras. Tellement blême qu'elle semblait sur le point de s'évanouir. Elle reprit tout de même un peu de couleur en le voyant sourire.

- « Non ma belle… Je t'avais simplement promis que je ne mourrais pas ! Et comme tu vois, j'ai tenu parole ! » lança-t-il.

- « Idiot ! » souffla la jeune femme en s'approchant de lui.

Sirius la vit poser leur fille sur le sol avant de se pencher vers lui et de l'enlacer. Elle cala sa tête contre son épaule.

- « J'ai eu tellement peur… » murmura-t-elle en s'agrippant à lui.

- « Je sais… » chuchota-t-il en posant ses mains sur son dos.

Il la serra un court instant avant qu'elle ne se redresse un peu pour pouvoir l'embrasser.

- « Papa ! » grogna alors Lalyh qui avait agrippé les draps blancs pour tenter de se hisser sur le lit de son père.

En souriant, Océane se pencha pour la prendre.

- « Fais tout doucement mon ange… Papa a mal… » lui expliqua-t-elle doucement avant de l'allonger sur le torse de Sirius.

Le jeune homme embrassa le front de sa petite fille qui le fixait avec un peu d'inquiétude, mais après un léger clin d'œil, elle fut rassurée. Il caressa doucement son petit dos et la sentait battre doucement des pieds sur la couverture. C'était tellement bon d'être avec celles qu'il aimait, même si c'était dans une chambre d'hôpital.

- « Oh ! Quessé cé ? » demanda soudain la petite voix de Harry.

Sirius tourna la tête dans la direction de son filleul qui observait avec curiosité les pansements qui recouvrait les bras de son père.

- « C'est pour soigner mes bobos mon grand » expliqua calmement James.

- « Les médicomages ont dit qu'il ne savait pas soigner ça… C'est à cause de la … » demanda Lily avec un regard insistant.

- « Oui, c'est à cause d'elle. » répondit James d'un ton rassurant « Mais ils n'ont pas dit qu'ils ne savaient pas guérir ça ! Ils ont juste dit qu'ils ne voyaient pas encore comment le faire, c'est tout… »

Sirius grimaça un peu. Quoiqu'il en dise, cela n'annonçait rien de bon…

- « J'ai pu parlé au professeur Dumbledore ce matin » reprit Lily « Il m'a dit que vous vous étiez tous les deux sauvez la vie… »

- « Oh… » souffla James avant d'enfouir sa tête contre le cou de sa fille qui riait aux éclats.

- « On a fait ce qu'il fallait faire » se contenta de répondre Sirius.

Les deux femmes se regardèrent alors, se levèrent et ensemble allèrent déposer un baiser sur le front de l'amoureux de l'autre.

- « Merci » murmurèrent-elles en même temps.

Tous se mirent à rire et furent bientôt rejoint par les enfants qui ne comprenaient pas pourquoi mais qui riaient tout de même.

Ils restèrent ainsi dans cette chambre d'hôpital, tous ensemble. Les enfants jouaient entre eux, rampant sous les lits et courant partout tandis que leurs mères restaient près de leurs hommes. Sirius tenait fermement la main d'Océane dans la sienne, sa tête posée sur sa cuisse. Elle lissait ses cheveux de sa main libre. Ils ne parlèrent pas beaucoup, ils avaient juste besoin d'être ensemble. Sur le lit d'à côté, James et Lily faisaient de même, se rassurant mutuellement par la présence de l'autre.

C'est ainsi, confortablement installé et profitant de la douce chaleur du corps de sa fiancée que Sirius se rendormit, exténué…

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Il avait fait une longue route et était exténué, mais il était très content d'être là. Remus posa son lourd sac à dos sur le sol et observa longuement la maison de Sirius. Il se mit à sourire en imaginant la surprise qu'aurait son ami en le voyant arriver chez lui. Il lui avait dit qu'il ne pourrait arriver que la veille du mariage… Pourtant il savait déjà qu'il ferait tout pour les rejoindre quelques jours avant… Il voulait participer à l'organisation de ce grand jour, il voulait profiter de ses amis… Il voulait tout simplement ce ressourcer près de ceux qui lui était chers. C'est pourquoi il avait tout fait pour être là, cet après midi. Il avait trouvé les meilleures excuses possibles pour expliquer son absence si longue auprès des lycanthropes qu'il côtoyait régulièrement maintenant. Mais il ne voulait pas penser à tout cela maintenant. Il voulait juste profiter du fait qu'il était de retour.

D'un bon pas, il traversa le jardin de la maison de la famille Black et donna trois grands coups à la porte. Il attendit quelques instants avant qu'on vienne lui ouvrir.

Devant lui, s'inclina bientôt Kana qui s'effaça rapidement pour le laisser entrer.

- « Bonjour Kana » lança-t-il poliment « Il n'y a personne ? »

- « Non, monsieur Remus » couina l'elfe en s'inclinant de nouveau « Kana est seule à la maison. Mais Monsieur peut rester s'il le souhaite, Kana s'occupera de lui en attendant le retour de sa maîtresse… »

Remus la regarda en souriant, mais réajusta la bretelle de son sac à dos sur épaule.

- « Non merci. Je reviendrais quand ils seront là. Mais je voudrais leur faire une surprise. Peux-tu garder ma visite secrète ? Ne leur dit pas que je suis venu… »

- « Je ferais comme monsieur Remus voudra » répondit l'elfe en souriant « Mais si ma maîtresse me demande si vous êtes venu, je ne pourrais pas lui mentir »

- « Je comprends tout à fait ! » s'amusa le jeune homme en souriant « Fais au mieux »

Il la salua et quitta la maison un peu déçu. Il aurait tant aimé les surprendre. Mais il aurait bien l'occasion de les voir quand Sirius et Océane rentreraient… Cela lui laissait d'ailleurs le temps d'aller saluer James et Lily. Il traversa donc en sifflotant le chemin qui menait chez les Potter. Il frappa à leur porte et attendit une nouvelle fois qu'on vienne lui ouvrir.

Lorsqu'il vit Dobby se tenir dans l'embrasure de la porte, il pensa qu'il jouait tout de même de malchance.

- « Oh ! Bonjour monsieur Remus ! » s'exclama l'elfe en s'inclinant « Dobby est tellement content de voir monsieur Remus ! Cela faisait longtemps qu'il ne l'avait pas vu »

- « Oui c'est vrai » répondit Remus en entrant dans la demeure « James et Lily ne sont pas là ? »

- « Non, aucun de mes maîtres n'est présent… » répondit l'elfe visiblement désolé pour lui.

Remus soupira. Il avait mal choisit son moment pour arriver à l'improviste.

- « Sais-tu quand ils rentreront ? » demanda-t-il alors à Dobby.

L'elfe sembla réfléchir un moment avant de répondre.

- « Ma maîtresse et mes petits maîtres ne devrait plus tarder. C'est bientôt la fin de l'heure des visites à Ste Mangouste… »

Le cœur de Remus manqua un battement. Ste Mangouste ?!

- « Qui est à l'hôpital ? » demanda-t-il nerveusement en s'accroupissant pour atteindre la hauteur de son interlocuteur.

- « Monsieur est à l'hôpital depuis hier, monsieur Remus » l'informa Dobby d'un air grave

- « James ! » s'exclama Remus

- « Oui et monsieur Sirius aussi, j'ai entendu ma maîtresse et madame Océane en parler ce matin. »

- « Sirius aussi ! Mais pourquoi ?! »

Remus vit alors l'elfe hésiter à lui répondre. Il savait qu'il était au courant, mais il était censé garder les secrets de ses maîtres. Mais dans ce cas très précis, Remus ne voulait qu'une seule chose : savoir pourquoi ses deux meilleurs amis se retrouvaient à l'hôpital, tous les deux… Une idée lui traversa l'esprit.

- « Ils ont été blessés tous les deux en même temps ? » demanda-t-il

- « Oui monsieur » répondit Dobby

- « Ils étaient en mission pour l'Ordre du Phoenix ? »

Le jeune homme vit l'elfe pincer fortement ses lèvres, comme pour s'empêcher de répondre. Il posa alors sa main sur son épaule et le fixa d'un air grave.

- « Tu sais que je fais aussi partie de l'Ordre… »

L'elfe acquiesça d'un signe de tête.

- « Tu sais aussi que je m'inquiète pour eux… Dis moi simplement s'ils étaient à une mission… »

- « Il y a eu une mission avant-hier soir et depuis ils sont là-bas » répondit Dobby dans un souffle.

Visiblement, il essayait de faire abstraction du fait qu'il venait de divulguer un morceau de la vie de ses maîtres.

- « Merci infiniment Dobby » lança Remus en se levant.

Il allait partir quand il pensa à quelque chose.

- « Dobby ! » le rappela-t-il alors qu'il s'apprêtait à quitter la pièce « Parle d'abord de ce que tu viens de m'avouer à Lily avant de décider de te punir ou pas… » ordonna-t-il, persuader que l'elfe allait sûrement s'infliger des punitions pour en avoir trop dit.

- « Merci, monsieur Remus » lança l'elfe avec un sourire timide.

Le jeune homme n'était pas certain que son ordre serait obéit, après tout, il n'avait aucune autorité sur cet elfe, mais au moins, il aurait fait tout ce qu'il aurait pu. Il ne chercha pas à réfléchir plus que cela à cet incident car il avait d'autres soucis en tête, et beaucoup plus grave que celui-ci.

James et Sirius avaient été blessés à une mission de l'Ordre et étaient à Ste Mangouste. Il serra les poings en quittant la maison pour transplaner. Il s'en voulait un peu de ne pas avoir été là. Bien sur, cela n'aurait sans doute rien changé. Ils auraient sans doute été tout de même blessés et lui l'aurait peut être été aussi. Mais il s'en voulait d'être en forme alors que ces amis allaient sans doute très mal, coincé dans un lit d'hôpital. Les images de James, juste après l'attaque d'Halloween qui avait failli lui coûter la vie lui revenaient en mémoire et il préféra chasser ses images et ne se concentrer que sur l'instant présent.

En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, Remus fut rendu devant le bâtiment qui abritait Ste Mangouste. Il entra précipitamment dans le hall d'accueil et se rua vers le guichet. Il était vide. Personne n'était là pour lui donner les renseignements dont il avait besoin. Incapable d'attendre d'avantages, Remus partit donc à l'aveuglette dans le dédale des couloirs de l'hôpital. Il ne savait absolument pas où se trouvaient ses amis mais il était bien décidé à le découvrir. Il marcha ainsi dans les couloirs, demandant de temps à autres à une guérisseuse ou un médicomage s'il ne connaissait pas ses amis, à chaque fois, on le renvoyait vers l'accueil où, lui disait-on, on lui donnerait toutes les informations qu'il désirait. Mais il ne s'en souciait pas et continuait inlassablement sa route à la recherche de James et Sirius.

Il marchait depuis près d'une demi-heure quand au détour d'un couloir, des pleurs se firent entendre. Des pleurs d'enfant. Intrigué, Remus s'approcha et aperçut une guérisseuse accroupit au milieu du couloir.

- « Mais qu'est-ce que tu fais là toi ? Tu es perdue ? » demanda-t-elle d'une toute petite voix, comme si elle s'adressait à un enfant.

Ce qui était le cas puisque quand Remus s'approcha, il reconnut Syrielle, assise sur le sol qui pleurait à chaude larme.

- « Syrielle ?! » s'exclama-t-il en se penchant pour la prendre dans ses bras sous le regard surpris de la guérisseur.

- « Tonton ! » lança la fillette en lui tendant les bras.

Remus la prit à son cou et la sentit qui enfouissait son visage contre son torse.

- « Vous connaissez cette enfant ? » demanda la guérisseuse en se relevant

- « Oui, je suis son parrain » l'informa Remus en caressant doucement le dos de Syrielle pour lui faire cesser ces pleurs.

- « Très bien, je vous la confie ! Je l'ai trouvé là qui pleurais et on ne savait pas d'où elle venait… »

- « Son père est hospitalisé en ce moment. James Potter. Vous ne sauriez pas dans quelle chambre il se trouve ? »

- « Non désolée » s'excusa la guérisseuse

- « Tant pis » souffla Remus en la regardant partir.

Il décolla alors un peu Syrielle de lui, sécha ses joues humide du bout des doigts en déposa un baiser sur son front pour la consoler de son gros chagrin.

- « Calme toi… » chuchota-t-il doucement en caressant ses cheveux « Tu n'es plus toute seule, je suis là… »

La petite fille hocha la tête en esquissa un maigre sourire.

- « Qu'est-ce que tu fais là toute seule ? » demanda Remus en regardant autour de lui, plus pour lui-même que pour obtenir véritablement un réponse que sa filleule était de toute façon, incapable de la lui donner.

- « Harrrrrry… » lança alors Syrielle en tapotant son épaule de sa petite main

- « Quoi ? » demanda Remus en se tournant vers elle

- « Ha-rry… » répéta la petite fille d'un air décidé

- « Tu cherches Harry ? » demanda Remus d'un air surpris

- « iiii » répondit la petite fille en frappant dans ses mains, visiblement contente qu'il l'ait comprise.

- « On va aller chercher ton frère dans ce cas. Avec un peu de chance, tes parents ne seront pas loin » décréta Remus en repositionnant plus confortablement la fillette et de se remettre en marche.

Ils parcoururent deux autres couloirs sans voir âme qui vive quand soudain, des murmures se firent entendre. Remus s'approcha de la source de ses murmures qui devinrent rapidement très audibles et facilement reconnaissable. Harry et Lalyh se trouvaient non loin.

- « On est sur la bonne voix ! » décréta Remus en accélérant le pas et en serrant sa filleule un peu plus fort contre lui.

Lorsqu'il tourna dans le couloir suivant, il les aperçut alors et se mit à sourire. Les deux enfants tenaient la main d'Océane qui s'éloignait dans le couloir.

- « Océane ! » lança Remus en se dépêchant de la rejoindre.

Il n'était plus très loin d'elle quand elle se retourna.

- « Remus ?! Par Merlin ! Mais qu'est-ce que tu fais là ?! » s'exclama-t-elle en lâchant la main des deux enfants pour poser ses mains sur son bras qui soutenait les fesses de Syrielle.

- « Tonton ! » s'exclamèrent en cœur Harry et Lalyh qui s'étaient approché de lui et qui s'étaient accroché à ses jambes.

- « Je suis revenu plus tôt pour vous faire la surprise, mais Dobby m'a dit que James et Sirius étaient blessés alors je suis revenu aussitôt ! Ce n'est pas trop grave ? »

- « Non rassures toi… Ils devraient sortir demain » lui répondit-elle « Oh Remus ! Je suis tellement contente de te voir ? Mais que fait Syrielle avec toi ? »

- « Je l'ai trouvé dans un couloir en train de pleurer auprès d'une guérisseuse. D'après ce que j'ai compris, elle cherchait Harry… »

- « Harry ? » s'étonna la jeune femme alors que Remus posait la fillette sur le sol.

Syrielle se précipita vers son frère qui lui prit la main en souriant.

- « J'ai emmené Harry et Lalyh aux toilettes, elle a du nous suivre sans que je m'en rende compte » souffla Océane en souriant alors que Lalyh prenait la deuxième main du petit garçon qui se redressa fièrement d'un air supérieur.

Les deux adultes se mirent à rire doucement, mais Remus redevint rapidement sérieux. S'il avait pendant un instant oublier pourquoi il était là, le motif de sa visite lui revint à l'esprit.

- « Qu'est-ce qui c'est passé pour que les garçons soient ici ? » demanda-t-il à Océane.

- « Allons dans leur chambre, on sera mieux pour discuter de tout ça » suggéra la jeune femme d'un air grave.

Tous prirent donc le chemin de la chambre des garçons. Océane et les enfants entrèrent en premier, Remus leur emboîta le pas.

A peine avait-il fait un pas dans la pièce qu'un cri à l'unisson ricocha sur les murs blancs de la pièce.

- « REMUS ! »

Le jeune homme se mit à sourire et se laissa enlacer par Lily qui avait quitter pour lui le chevet de son mari avant d'aller saluer James et Sirius dont le large sourire indiquait qu'ils étaient heureux de le revoir. Il fit apparaître une chaise et s'installa entre les deux lits pendant que les enfants jouaient entre eux dans un coin de la pièce. Remus se tourna alors vers Sirius.

- « Tu n'as rien de mieux à faire, à quelques jours de ton mariage, que de te reposer sur un lit d'hôpital ? » demanda-t-il

- « Ne m'en parle pas ! » lança Océane en s'installant très de son fiancé « C'est encore plus stressant maintenant ! Mais ce n'est rien comparé à la peur que j'ai eu ce soir là… »

- « Chuuuut » souffla Sirius en lui prenant la main avant de se tourner vers lui

- « J'ai trouvé une excuse en or pour ne plus rien faire, je ne vais pas m'en plaindre ! » expliqua-t-il en souriant

- « Je te reconnais bien là ! Mais ça va ? Vous allez bien ? »

- « Plus ou moins, oui » répondit James tandis que Lily avait l'air beaucoup plus sceptique que lui « Ils nous libèrent demain »

- « J'aurais quand même préféré qu'ils aient plus d'informations à nous donner sur ta main avant de te laisser partir » murmura Lily en caressant tendrement la joue de son mari

- « Mais ce n'est presque rien, ça va guérir ! » lui assura James d'un air rassurant.

- « Tu as quoi à la main ? » demanda Remus

Il vit alors ses quatre amis échanger un regard grave.

- « Pas ici ! » souffla James « On t'expliquera ça plus tard ! »

Remus hocha la tête pour lui signaler qu'il comprenait parfaitement. Après tout, un hôpital où n'importe quel membre du personnel soignant pouvait arriver à tout moment n'était pas un endroit très discret pour parler des missions secrètes de l'Ordre.

- « Alors comme ça tu reviens plus tôt que prévu ? » demanda Sirius en souriant

- « Et oui… » répondit Remus

- « Et tu as bien fait… » décréta Lily en s'approchant une nouvelle fois de lui « Tu es encore plus maigre que la dernière fois et cette blessure n'a pas été soignée correctement »

Remus entendit très distinctement ses mais pouffer de rire alors que Océane rejoignait son amie pour une inspection en règle de son visage.

- « Tu es pâle à faire peur ! » souffla Océane « Je ne te laisserais pas repartir si tu n'as pas meilleur mine ! »

- « On va bien vérifier que tout ça est bien soigné… Tu n'es pas raisonnable Remus ! Tu sais pourtant qu'il ne faut pas jouer avec sa santé… » continua Lily

- « Les filles ! Les filles ! Je vais bien… » tenta Remus en essayant de les éloigner « Je vais très bien… Je vous assure… »

Les deux jeunes femmes s'éloignèrent un peu et le fixèrent d'un air grave. C'est alors qu'une guérisseuse entra dans la pièce. Elle se figea en voyant Remus et s'approcha de lui.

- « Vous ne devriez pas être assis monsieur ! Vous êtes bien trop maigre et pâle… Retourner dans votre lit ! »

- « Je ne suis pas hospitaliser » répondit Remus, à la fois gêné par les propos de la jeune femme et agacer par le fou rire qui avait gagné ses deux meilleurs amis.

- « Ah tu vois ! On te l'avait bien dit que tu avais l'air malade ! » renchérit Océane de plus belle.

Remus soupira alors. Mais tandis que Lily, Océane et la guérisseuse, le sermonnait pour sa mauvaise mine, il était tout de même heureux d'être là, avec eux.

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Lord Voldemort fixait l'extérieur d'un air grave. A travers les vieux carreaux sales et poussiéreux d'une fenêtre, il regardait la nuit tomber. Au dehors, un arbre mort se dressait, seul au milieu du terrain vague qui entourait le manoir à l'abandon dans lequel il avait fait réunir tous ses fidèles.

Il était en colère, extrêmement en colère. Cette mission au Ministère avait été un abominable fiasco. Non seulement les aurors étaient arrivés alors que tous les mangemorts n'étaient pas partis, ils avaient arrêtés quatre des leurs, mais en plus la prophétie avait été détruite. C'était cela, plus que toute autre chose qui le mettait dans une rage indescriptible. Il était pourtant persuadé que cette mission serait une réussite. Cette mission devait être une réussite ! Maintenant, il n'avait aucun moyen de connaître comment tuer cet Harry Potter, comment détruire cette menace qui planait sur lui, sa puissance et le règne qu'il voulait exercer sans faille. Et rien ne le contrariait davantage…

Il serra ses poings de rage et émit un grognement sourd. Sa respiration s'accélérait et il sentait de plus en plus la colère se répandre en lui comme un venin qui contaminait chacune de ses veines à une vitesse folle. A cet instant, il entendit la porte s'ouvrit dans son dos.

- « Oui ? » siffla-t-il d'un air mauvais sans prendre la peine de se retourner

- « Excusez moi, Maître, mais ils sont tous là… » couina un elfe de maison.

Le Seigneur des Ténèbres sentait aux tressautements de sa voix qu'il était tout bonnement terrifié d'être là et il avait toutes les raisons de l'être. Lord Voldemort se sentait dans un tel état d'énervement qu'il se sentait capable de tuer n'importe qui, qui ne lui témoignerait pas le respect et la crainte qu'il devait inspirer.

- « Bien ! » répondit-il en se retournant précipitamment, faisant voler sa robe noire autour de lui.

Il fixa l'elfe d'un regard noir qui figea la créature de terreur. Il émit un grognement de dédain et passa devant lui sans autre cérémonie. Il arriva dans un large couloir, assombri par la pénombre du crépuscule. Il le traversa rapidement et se dépêcha de regagner une autre porte un peu plus loin. Elle était fermée mais on entendait clairement au travers les murmures des conversations qui avaient lieu de l'autre côté. Le ton devait être très animé car la porte était épaisse. Le Seigneur des Ténèbres posa sa main sur la poignée de la porte qui représentait une tête de serpent et ouvrit la porte sans aucune douceur. Elle provoqua un bruit fracassant qui fit cesser toutes les discussions qui avaient court dans la pièce. Devant lui se tenait tous ces mangemorts qui s'étaient tournés vers lui à son arrivée. Aussitôt, il se prosternèrent devant lui et bientôt, il ne resta exposé à la vue du Seigneur des Ténèbres que les nuques de ses fidèles. Il traversa la pièce rapidement et alla s'installer dans le grand fauteuil qui surplombait la pièce, installé sur une petite estrade. Il s'y installa et attendit un court instant. Personne ne bougeait, personne n'osait parler et encore moins lever les yeux sur lui. Ils savaient tous qu'il était dans une rare fureur et personne ne voulait courir le risque de le provoquer.

- « Je suis mécontent… » siffla-t-il d'une voix glaciale « Extrêmement mécontent… »

Un frisson parcourut la salle.

- « Vous n'êtes qu'une bande d'incapables ! Comment se fait-il que vous ayez pu échouer à une mission aussi simple ! » gronda-t-il d'un air menaçant

Il y eut un court moment de silence avant qu'un murmure ne s'élève de la masse des mangemorts agenouillés à ces pieds.

- « Mais Maître… »

- « SILENCE ! » hurla Lord Voldemort en se levant d'un bond « Silence ! Je ne veux pas entendre un seul mot ! Par votre faute, j'ai perdu un élément capital ! Vous mériteriez tous d'être châtié pour votre incompétence ! »

D'un geste brusque, il frappa le vide devant lui avec colère. Il se précipita alors en bas de son estrade et empoigna sans aucune douceur le col du mangemort qui se trouvait le plus proche de lui. Il se fit se lever et plongea son regard reptilien dans le sien. Le regard du mangemort s'emplit de terreur. Il s'appelait Carrow et allait subir les foudres du Seigneur des Ténèbres.

- « Pourquoi vous êtes vous révélez incapable de mener à bien une mission aussi simple ! » siffla-t-il méchamment avant de relâcher sa victime qui retomba assez lourdement sur le sol « Pourquoi ne puis-je pas vous confiez quelque chose d'important sans que vous le ratiez lamentablement ?! »

Il s'avança vers la fenêtre et frappa un grand coup dans le mur provoquant un bruit sourd.

- « Vous étiez si près ! Vous aviez la prophétie à portée de main ! Vous aviez les caniches de Dumbledore à votre merci ! Et non seulement vous les avez laissé s'échapper mais en plus vous les avez laisser détruire la prophétie ! »

Il se retourna et les fixa tous. Quelques uns osèrent alors relever la tête. Parmi eux Bellatrix le regardait attentivement. Il la scruta un moment avant qu'elle n'ose prendre la parole.

- « Il y avait Dumbledore… » lança-t-elle comme un murmure

- « Dumbledore ! DUMBLEDORE ! » hurla Lord Voldemort en se redressant de toute sa hauteur. « Mais par Morgane ! Vous aviez mille fois le temps de récupérer la prophétie avant que ce vieux timbré ne vienne fourrer son nez dans les affaires des autres ! »

- « Mais… »

- « Il n'y a pas de mais ! Vous auriez eu le temps de récupérer la prophétie si vous vous en étiez donné la peine ! »

- « Potter la gardait ! Il la gardait et il était protégé par tous les autres ! Ce n'était pas si simple ! » répondit Bellatrix qui semblait être elle aussi assez remonté.

- « Potter ! Lucius a été en tête à tête avec lui pendant de longues minutes et il a été incapable de lui arracher la prophétie. PIRE ! Il la laissait la détruire sous ses yeux ! S'il n'était pas en train de croupir en ce moment à Azkaban je pense que je l'aurait tué de mes propres mains ! Il l'avait à sa merci ! Et au lieu d'en finir immédiatement, au lieu de le tuer, et de nous en débarrasser une bonne fois pour toute de se stupide Potter il lui fait un monologue. Un stupide monologue qui lui a permis de reprendre suffisamment de force pour détruire cette prophétie ! C'est incapable porte la responsabilité de la perte de cette prophétie ! »

La respiration de Lord Voldemort était de plus en plus saccadée et irrégulière. Il bouillait littéralement de rage. Il ne pardonnait pas qu'une erreur aussi grossière ait pu être commise. Il n'avait qu'une envie, se venger.
Se venger et faire du mal à Lucius Malefoy qui s'était révélé être un misérable incompétent. Malheureusement pour lui, il faisait parti de ceux qui, inconscient lors de l'arrivée des aurors avaient été enfermé à Azkaban sans autre forme de procès. Sa tenue de mangemort et la Marque des Ténèbres sur son bras gauche ne laissaient aucun doute quand à son appartenance aux fidèles de Lord Voldemort. C'est ainsi qu'en l'espace de quelque minute, la belle couverture que Malefoy avait bâti autour de lui pour ne pas être soupçonner venait d'exploser… Il allait sans doute finir sa vie à Azkaban et le Seigneur des Ténèbres n'allait certainement pas l'en sortir…
Vivre le restant de ses jours entouré de Détraqueurs était encore une punition trop douce comparée à sa faute… Comment pourrait-il s'acquitter de sa dette envers lui ?

Une idée germa dans son esprit. Il se redressa de toute sa hauteur et de son long doigt frêle et blanchâtre il désigna Bellatrix, toujours agenouillée devant lui.

- « Va chercher ta sœur ! » siffla-t-il

- « Ma sœur ? » demanda la mangemort, franchement étonnée

- « MAINTENANT ! »

- « Bien Maître… » souffla Bellatrix en sortant de la pièce, toujours courbée.

Une fois qu'elle fut sortie, le Seigneur des Ténèbres embrasa du regard ses fidèles, toujours prostrés devant lui, en signe de soumission, craignant, à juste titre, sa colère. Mais cette vision l'énerva d'autant plus. Il n'avait pas envie de voir plus longtemps, ce ramassis de crétin, ce lot d'incapable !

- « DEHORS ! » hurla-t-il en désignant la porte d'un geste ample « TOUS DEHORS ! HORS DE MA VUE ! »

Il n'en fallut pas plus pour que tous les mangemorts présents dans la pièce se redresse et quitte la pièce dans un silence quasi religieux. Lorsque le dernier eut refermer la porte, Voldemort se laissa tomber dans son large fauteuil et glissa son visage entre ses mains.

Avec la prophétie, il avait perdu la clé pour détruire Harry Potter et mettre ainsi fin à cette menace qui menaçait son règne. Mais ce n'était pas pourtant autant qu'il allait renoncer. Après tout, il avait déjà tué tellement de personne qu'il était incapable de se souvenir du chiffre exact. Ce morveux, aussi bien caché soit-il par ses stupides parents ne lui échapperait pas éternellement… Néanmoins ce contre temps était fâcheux et le Seigneur des Ténèbres ne souffrait pas qu'on le contrarie.

L'ouverture de la porte le tira de ses pensées et lorsqu'il releva la tête se fut pour croiser le regard bleu de Narcissa Malefoy qui détourna instantanément le regard pour fixer le sol. Elle se prosterna devant lui, tremblante de terreur. Voldemort savait qu'elle redoutait cette entrevue et elle avait toutes les raisons de le faire. Derrière elle, sa sœur ne semblait pas éprouver une once de compassion pour elle. Le Seigneurs des Ténèbres reconnaissait bien là le caractère égoïste de Bellatrix.

- « Vous souhaitiez me voir Maître ? » demanda Narcissa d'une voix étranglée par l'appréhension.

- « Oui » siffla le Seigneur de Ténèbre, heureux de sentir la terreur émaner de cette jeune femme « Tu n'es pas sans savoir que ton mari, à échouer lamentablement à une mission extrêmement importante qui lui avait été confiée »

- « Oui Maître » répondit difficilement la jeune femme qui n'avait pas cesser de fixer le sol « Rien ne me désolé d'avantage que cette contrariété qui vous affecte… »

- « Tu mens ! » lança méchamment le Seigneur des Ténèbres « Tu te soucies d'avantage de ton mari qui pourrit dans les geôles d'Azkaban de ce qui peut me contrarier ! »

La jeune femme ne répondit pas, mais il l'entendit sangloter. Il savait qu'il avait raison.

- « Femme ! » cracha le Seigneur des Ténèbres « Ton mari à commis une redoutable erreur en laissant James Potter détruire cette prophétie ! ne t'attends pas à ce qu'il ai mon pardon et dit toi bien que rien ne pourra jamais épongé sa dette… »

- « Mais Maître… »

- « SILENCE ! » hurla le Seigneur des Ténèbres en se levant d'un bond.

Il s'approcha brusquement de la jeune femme et d'un sort la força à se relever. Il la scruta avec attention et c'est seulement à cet instant qu'il compris à quel point l'arrestation de son mari pouvait l'affecter. Elle était tellement pâle qu'elle paraissait transparente, des cernes violettes lui mangeaient la moitié du visage, ses yeux étaient secs mais rougis, ses lèvres pincées et elle tremblait violemment.

- « Ton mari n'est plus présent à mes côtés pour recevoir le châtiment qu'il mérite, mais je compte sur toi pour tout faire pour que je n'ai plus jamais à me plaindre de vous. Sinon, la famille Malefoy ne sera plus qu'un nom qui tombera dans l'oubli. Suis-je clair ? »

- « Très clair… » balbutia la jeune femme qui semblait désormais au bord des larmes.

Il griffa d'un de ses ongles sa joue pâle y laissant une trace qui rougissait à vu d'œil.

- « Tu feras très exactement tout ce que je te demanderais de faire… N'est-ce pas ? »

- « Très exactement »

- « Bien… Tu as intérêt à t'en souvenir. Sinon, ton fils en pâtira… »

- « Pas Drago ! » hurla alors Narcissa, avec une force qu'on n'aurait pas pu soupçonner chez elle.

Le Seigneur des Ténèbres éclata d'un rire mauvais.

- « Ton fils est en tête sur ma liste… »

- « Mais ce n'est qu'un enfant ! » supplia la jeune mère

- « Il grandira… D'ici là, Bellatrix s'assurera que tu lui inculque correctement comment devenir un bon et loyal fidèle… Un mangemort accompli ! Baigné dans cette ambiance, il devrait devenir un meilleur élément que son père ! »

Il se mit une nouvelle fois à rire d'un rire qui glaçait le sang.

- « Mais en attendant » la prévint-il en retrouvant son sérieux « Si je dois, ne serais qu'une fois me plaindre de toi, ton fils ne vivra pas assez vieux pour se voir apposer la Marque des Ténèbres sur le bras… »

Narcissa lança un petit cri étouffé. Le Seigneur des Ténèbres leva alors le sort qui la maintenant debout et elle s'effondra sur le sol en pleurs, sous les regards de dédain de sa sœur et indifférent de son Maître.