Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !
Note : Et bien voilà ! « Ce qui aurait pu se passer » compte 100 chapitres ! Honnêtement, quand j'ai commencé à l'écrire, je ne m'en serais absolument pas douté ! Mais j'avoue que plus j'ai avancé dans l'écriture, plus cette évidence m'a sauté aux yeux ! Cette fic sera sans doute la plus longue que j'écrirais jamais ! 100 chapitres et on est encore loin de la fin, malgré le boulot que ça représente, je ne regrette rien parce que les moments que je passe à écrire sont géniaux et vos reviews et vos encouragements qui me font toujours aussi chaud au cœur et que me motive encore plus pour vous faire partager la suite de cette histoire ! Merci à vous tous ! Merci infiniment.
Bonne lecture à vous tous… Aylala
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Ce qui aurait pu se passer
Chapitre cent : Au final, pourquoi ?
«
Aveuglés par nos larmes on devient des pions
Le sort
s'acharne au fond quand naît l'opinion
Si la meute t'accepte
au final pourquoi ?
(…)
J'veux marcher sans regret, brûler
des pages entières
Même semer les secrets,
apprivoiser mes peines»
Kyo ( Contact)
Lorsqu'il ouvrit les yeux, la première chose que vit Remus fut un plafond blanc dont la peinture s'écaillait. Ne se souvenant pas avoir déjà vu ce plafond auparavant, il en déduisit qu'il était dans un endroit qu'il ne connaissait pas. Son premier réflexe fut de se redresser vivement pour mieux être sur ses gardes. Mais quand il tenta de s'asseoir, une très violente douleur le frappa et il crut vraiment que son crâne allait exploser. Il se laissa tomber sur le lit avec un gémissement.
- « Doucement ! » lança soudain une voix à côté de lui.
Remus se sentait incroyablement stressé mais il ne savait plus pourquoi. Il ne comprenait pas ce qu'il faisait dans cet endroit qu'il ne connaissait pas et il avait beau réfléchir, il ne voyait pas à qui appartenait cette voix qui venait de lui parler.
Il tenta tout de même de se relever, ne serait-ce que pour voir la personne présente avec lui dans la pièce. Mais la douleur lui fit monter les larmes aux yeux ce qui rendit sa vision floue.
- « Ne t'agite pas comme ça » continua la voix avec douceur.
Remus sentit une main fine se poser sur son front.
- « Tu as besoin de repos et surtout de calme. Détends toi, tu ne risques plus rien »
Le jeune homme eut alors envie de croire cette voix qui lui disait de ne pas s'en faire. Il voulait la croire quand elle lui disais qu'il ne risquait rien, mais une boule de stress lui nouait encore l'estomac sans qu'il ne sache pourquoi. Et cela l'inquiétait beaucoup trop pour qu'il puisse se calmer et se laisser totalement aller au repos dont il savait pourtant avoir grand besoin.
- « Où suis-je ? » murmura-t-il difficilement.
- « Chez moi » répondit la voix qu'il sentit s'éloigner de lui
- « C'est-à-dire ? » parvint-il à articuler
Il entendit un léger rire et sentit bientôt quelque chose d'humide et de frais se poser sur son front.
- « Debae Jones » répondit la jeune femme en se rasseyant à son chevet « Nous nous sommes parlé plusieurs fois au bar… »
L'image d'une jeune femme triste évoquant son mariage annulé car elle s'était fait mordre lui revint en mémoire. Il se souvenait vaguement d'elle. Il lui avait effectivement parlé quelques fois et la voyait comme une jeune femme aimable.
- « Qu'est-ce que je fais là ? » continua-t-il en tâchant d'oublier du mieux possible l'horrible mal de crâne qui le lançait douloureusement.
- « Tu tiens vraiment à en parler maintenant ? Tu dois te reposer »
- « Je veux savoir ! » insista Remus en se tournant sur le côté.
Il releva un peu la tête et son regard asséché se posa sur la jeune femme. Elle n'était pas très grande, le visage pâle encadré par de courts cheveux châtains qui soulignait son regard gris et mystérieux.
- « Je ne me souviens de rien » grogna-t-il, la voix pâteuse
- « Il y a eu une attaque hier, les sorciers du village voisin. Il y a eu des morts dans les deux camps. Tu es arrivé à cet instant et tu as essayé d'empêcher les autres de monter une expédition punitive. Ils ne t'ont pas raté… Tu as reçu beaucoup de coups, et même une fois que étais inconscient, ils ont continué encore. J'étais outrée ! »
Remus esquissa un faible sourire. Elle paraissait vraiment très en colère.
- « J'ai trouvé ça scandaleux ! » insista-t-elle
- « Comment ça c'est fini ? » demanda le jeune homme avec une pointe d'angoisse dans la voix.
- « Pas trop mal » répondit Debae « Ceux qui comme moi, soutenaient tes idées ont réussit à neutraliser la majorité de ceux qui voulaient partir se venger. Ils se sont calmé et son resté dans la communauté mais quelques uns ont décidé de nous quitter pour rejoindre les rangs de Greyback »
- « Merde ! » grogna Remus
- « Tu n'y es pour rien ! Ils auraient rejoints les rangs de Greyback un jour ou l'autre. Je le sentais venir. Ils n'étaient pas assez calmes pour rester tranquille. »
- « Sans doute… » marmonna-t-il
Il prit une grande inspiration et plus calmement cette fois, le stress niché au creux de son estomac s'étant envolé.
- « Tiens… » souffla soudain Debae
Remus se tourna vers elle et vit qu'elle lui tendait un bol fumant dont s'échappait une très agréable odeur de bouillon de poule. Le jeune homme s'en saisit ainsi que de la grande cuillère qui l'accompagnait.
- « Merci » répondit-il
- « De rien. Tu en as besoin pour te remettre. Quoi que tu as l'air moins mal en point que quand tu es parti. Cette petite escapade hors de la communauté t'a fait beaucoup de bien »
Remus manqua de s'étouffer avec la cuillérée qu'il venait d'enfourner.
- « Pardon ?! » demanda-t-il entre deux quintes de toux.
- « Tu es parti de la communauté et ça t'a fait du bien » répéta calmement Debae en se levant et en allant ouvrir la fenêtre laissant entrer les rayons du soleil.
Remus grimaça un peu à cause de la luminosité mais s'y habitua vide. Il porta le bol à ses lèvres en avala avec appétit le bouillon chaud qui lui laissa un agréable sensation de chaleur tout le long de sa gorge. Il posa précautionneusement le bol sur la table de chevet et regarda autour de lui.
La chambre dans laquelle il se trouvait était simple mais accueillante. Il y avait peu de chose hormis le lit, une armoire et un bureau sur laquelle, Remus aperçut la photographie d'un jeune homme qui avait l'air séduisant. A côté de lui se trouvait une jeune femme que le jeune homme reconnut aussitôt malgré ses cheveux qui étaient beaucoup plus long. Debae tenait la main de cet homme et paraissait heureuse. Remus su alors qu'il regardait l'ancien mari de son hôtesse et détourna rapidement le regard. Il croisa celui de la jeune femme qui semblait s'être attristé. Une question lui traversa alors l'esprit.
- « Comment suis-je arrivé ici ? On est à vingt minutes de marche du centre du village et j'étais inconscient ! »
A sa grande surprise, il vit la jeune femme se mettre à rire et revenir vers lui doucement.
- « Je t'ai porté jusqu'ici » répondit-elle simplement.
- « Porté ?! » s'écria Remus incrédule.
Comment une jeune femme aussi frêle qu'elle aurait pu porter un grand gaillard comme lui ?!
- « Tu oublies peut être que je suis lycanthrope et donc pourvu d'une force démesurée ? » lança-t-elle comme réponse à la question que le jeune homme n'avait pas oser formuler.
Gêné, Remus baissa les yeux vers sa couverture.
- « C'est vrai… Je…. » commença-t-il
- « Non, je t'en prie. Ne t'excuse pas, ce n'est rien » assura la jeune femme d'une voix rassurante « Au contraire, ça me fait du bien que quelqu'un oublie un peu ce que je suis »
Remus releva la tête vers elle et plongea son regard dans le sien. Quelques mois auparavant, il n'aurait pas vraiment compris ce qu'elle voulait dire. Il avait toujours eu l'impression que sa lycanthropie faisait partie intégrante de sa vie et qu'elle prenait une place importante entre lui et ses amis. En évoluant dans un milieu uniquement composé de loups-garous, il avait enfin compris à quel point James et Sirius se moquaient de sa condition et le traitait comme quelqu'un de normal…
Le silence qui s'était installé entre Remus et Debae fut brisé par la jeune femme.
- « Tu n'avais jamais vécu avec des loups-garous avant pas vrai ? »
Remus sursauta. Cette information ne devait pas être su. Il avait raconté à tout le monde qu'il avait toujours vécu dans des communautés comme celle-ci. En effet, les loups-garous étaient d'un naturel méfiant envers tout ce qui pouvait venir des humains et il ne voulait surtout pas les braquer ou qu'il se méfie de lui car cela remettrait en péril sa mission ici…
- « Si, bien sur que si ! » mentit-il avec conviction
- « Ne me dis pas n'importe quoi ! » rétorqua Debae avec un grand sourire « Je l'ai su dès la première fois où je t'ai parlé. Tu es très doué pour te faire passer pour un loup-garou qui vit loin des humains, mais je ne m'y suis pas laissé prendre »
- « Je ne vois absolument pas de quoi tu parles ! » assura Remus du mieux qu'il pu, mais il sentait qu'elle ne le croirait pas.
Il préférait attendre la suite avant de se décider si le fait qu'elle connaisse son secret soit une bonne chose ou pas.
- « J'ai vécu la majeure partie de ma vie avec des sorciers… Je n'ai pas eu ton habileté à m'intégrer quand je suis arrivée ici… » continua la jeune femme avec une mine un peu triste « Ils ont commencé par se méfier de moi et ils m'ont ignoré… Mais certain ont vu ma peine et finalement mon beaucoup aidé, je leur dois beaucoup… Mon ami Zac a été blessé hier… »
Elle secoua la tête, pour en chasser ses pensées tristes et reprit
- « Tu te débrouilles très bien tu sais. Il a fallut que je sois très attentive à tes fais et gestes pour confirmer mes soupçons et me rendre compte que tu étais novice. Tu as eu quelques petites hésitations qui m'ont bien amusées… »
Remus ne su plus quoi dire. Il du la regarder d'un air hébété car la jeune femme éclata de rire.
- « Ne t'en fais pas, Remus et ne prend pas cet air catastrophé ! » lança-t-elle d'un air amusé « Personne d'autre ne s'en est rendu compte et je compte bien gardé ton secret ! » assura-t-elle ensuite d'une voix beaucoup plus sérieuse.
Etonné, le jeune homme le fixa d'un air grave
- « Pourquoi ? » demanda-t-il simplement.
- « Parce que je trouve que ce que tu es en train de faire est bien ! Je ne veux plus que les nôtres se compromettent avec un monstre comme Greyback. C'est à cause de lycanthropes comme eux que sont nées l'intolérance et la méfiance que les sorciers ont de nous et qui nous fait tant souffrir. Je veux qu'ils comprennent qu'on a rien à gagner à force de violence. Et puis surtout, je voudrais que sorciers et lycanthropes se mettent du même côtés pour combattre Tu-Sais-Qui et ses adeptes ! On est concerné par cette guerre et on a assez souffert ! Il est grand temps que cela cesse ! »
Remus observa la jeune femme d'un air surpris. Elle venait vraiment de le bluffer. Il n'aurait jamais cru entendre un discours si virulent de la par de l'un des sien et était ravi de voir qu'au moins une d'entre eux était de son côté. Il était vraiment impressionné par la conviction qui s'émanait de cette jeune femme d'apparence pourtant si fragile. Il lui fit alors un grand sourire et d'un geste impulsif, prit sa main dans la sienne.
- « Merci » souffla-t-il simplement.
La jeune femme répondit à son sourire en rosissant légèrement.
- « Je veux bien t'aider si tu le permets… » continua-t-elle doucement
- « C'est une décision que je ne peux pas prendre seul, mais je vais voir… » assura Remus qui ne voulait prendre aucune décision sans en avoir parlé avant au professeur Dumbledore.
La jeune femme hocha la tête en souriant toujours et Remus relâcha sa petite main frêle. Ils se regardèrent un moment, aussi ravi l'un que l'autre d'avoir trouvé un allié. Le jeune homme se sentait d'un coup beaucoup moins isolé parmi ces gens qui étaient pourtant les siens mais dont il se sentait si éloigné.
- « Tu es retourné chez tes proches ces derniers jours, non ? » demanda soudain Debae
Remus se contenta d'hocher la tête.
- « Ce se voit, tu as l'air ressourcé et triste à la fois… Tu aurais préféré ne pas avoir à revenir ? »
- « C'est-à-dire… Je suis rentré pour le mariage d'un de mes meilleurs amis et je me suis rendu compte à quel point ils pouvaient tous me manquer là-bas… Leurs enfants ont encore grandi… Ma filleule marche maintenant et j'ai raté ces premiers pas… » répondit-il d'un air un peu triste
- « Tu les aime beaucoup… »
- « Oui, ils sont ma famille, ils ont toujours été là pour moi. Dans les bons moments comme dans les mauvais. Je ne serais rien sans eux… Ou plutôt si, je serais comme tous les autres ici, aigri et plein de rancune je pense… »
Remus fut surpris de s'entendre dire tout cela à une personne qu'il ne connaissait pas. Mais cela lui faisait du bien et puis après tout, il ne faisait que dire la vérité. Mais se livré ainsi sans aucune pudeur avait quelque chose de gênant.
- « Tu dois avoir hâte de pouvoir les rejoindre enfin ? » continua Debae « Comme je te comprends, moi plus personne ne m'attend là-bas… »
Il y avait tellement de tristesse dans sa voix quand elle parlait de la communauté sorcière que Remus eu de la peine pour elle.
- « Mais tu y arriveras ! » reprit-elle d'une voix plus joyeuse. « Je sais que tu arriveras à en convaincre parmi les nôtres ! »
- « Espérons… » se contenta de répondre le jeune homme.
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Il faisait grand jour quand Océane ouvrit les yeux. Il devait être tard, elle avait la sensation d'avoir dormi très longtemps. Sirius et elle s'étaient couchés très tard mais elle avait pourtant l'impression d'avoir eu une nuit complète. Elle se mit à sourire. Cela faisait très longtemps qu'elle n'avait pas eu l'occasion de faire une vraie grasse matinée. Depuis la naissance de Lalyh, il avait fallut prendre le rythme de la petite fille et dire au revoir aux longues séances de prélassage dans un lit. Elle se mit à sourire. Elle se souvenait des premiers temps quand elle avait emménagé chez Sirius. Ils passaient toutes leurs journées inoccupées au lit. Ils ne faisaient pas que dormir bien sur et la jeune femme savait que leur fille avait été conçue lors d'une de ses journées ô combien agréable avec son amoureux. Elle poussa un soupir de bien être et se retourna pour se blottir contre son mari quand elle eut la désagréable surprise de trouver un lit vide. Elle grogna doucement.
Il y avait peu de raisons pour lesquelles Sirius se levait avant elle. Le Quidditch quand il s'agissait d'un match important, sa maudite moto et leur fille…. Comme aucun de ses trois éléments n'avaient leur place dans leur lune de miel, elle se redressa d'un air sévère. Où était-il ?
Assise au milieu de son lit, elle observa attentivement la luxueuse chambre qu'ils occupaient dans cet hôtel parisien. Elle ne le vit nulle part. Elle se leva alors et enfila un léger peignoir pour cacher sa nudité et entreprit de se rendre dans l'autre pièce qui composait leur suite nuptiale. Elle entendit des murmures tandis qu'elle s'approchait et tendit l'oreille pour mieux comprendre ce qu'ils disaient. Elle reconnut la voix de son mari.
- « Non, je ne peux pas parler plus fort sinon je vais la réveiller… »
Surprise, Océane haussa les sourcils.
- « Je me suis levé exprès pour toi… Si tu savais comme ça me manque de ne pas te voir… »
Océane se rapprocha un peu et aperçu son mari, accroupit devant la cheminée de leur suite, la tête dans les flammes. Il ne l'avait pas entendu arrivé, tout concentré qu'il était par sa conversation.
- « Je t'aime fort tu sais ? Tu me manques vraiment… Je m'amuse vraiment bien ici et c'est génial mais je pense très souvent à toi »
Océane décida alors de manifester sa présence. Elle posa sa main sur le dos de son mari qui fit un bond magistral avant de sortir sa tête des flammes et de se tourner vers elle.
- « Océane ?! » s'exclama-t-il « Tu… Tu… Déjà debout ? »
La jeune femme croisa les bras sur sa poitrine et le regarda d'un air sévère sans prononcer un mot.
- « Je savais bien que tu le prendrais pas bien » avoua le jeune homme d'une voix d'enfant pris en faute
- « Ca fait longtemps que ça dure ? » demanda alors la jeune femme
- « Depuis le début… » avoua Sirius
Océane soupira.
- « Pousse toi, je veux la voir » décréta-t-elle en le poussant un peu de la main.
Elle s'agenouilla alors devant l'âtre, prit une grande poignée de Poudre de Cheminée et lança son visage dans les flammes. Sa tête tourna et elle n'ouvrit les yeux que quand tout se stabilisa.
- « Maman ! » lança soudain une petite voix si familière
- « Bonjour ma chérie ! » répondit Océane en souriant « Alors comme ça ton papa te harcèle tous les matins ? »
La jeune femme entendit soudain le rire cristallin de sa meilleure amie. Lily se pencha alors et Océane put la voir.
- « Tu es dans la confidence depuis le début ? » demanda Océane à la jeune femme d'un air faussement sévère.
- « Il m'a fait pitié quand il m'a dit que c'était trop dur pour lui de ne lui parler que le soir. Alors je l'ai autorisé à venir lui parler le matin aussi. Il m'avait demandé de ne rien te dire »
Océane soupira d'un air amusé. Sirius était impossible
- « Tout se passe bien ? » demanda Lily
- « Très bien… A part le fait que je viens de me rendre compte que mon mari m'abandonne tous les matins pour parler à une autre femme, tout va bien ! Tu es belle mon ange ! » ajouta-t-elle en se tournant vers sa fille.
Lily lui avait fait une multitude de petites couettes sur la tête, retenues par de fins rubans de toutes les couleurs. Cela mettait en valeur ses petits yeux brillants de malice.
- « Maman vient ? » demanda la fillette
- « Pas encore chérie. Papa et moi on reste encore quelques jours en France et on revient te trouver. On t'a acheté une surprise. Tu auras un cadeau quand on rentrera »
La petite fille se mit alors à frapper dans ses mains et Océane se mit à sourire.
- « Bon, on ne va pas te déranger plus longtemps Lily. » souffla Océane « Au revoir. Au revoir ma chérie, on se reparle ce soir d'accord ? »
- « 'cord ! » lança Lalyh en hochant la tête.
- « Je suppose que Sirius va vouloir lui parler encore un peu » lança Lily d'une voix amusée
- « Je crois aussi » lança Océane en souriant « A ce soir »
- « A ce soir et bonne journée à vous deux ! »
- « Merci » répondit la jeune femme avant d'extirper sa tête de la cheminée.
Elle se redressa et tomba nez à nez avec Sirius qui la regardait avec une légère inquiétude, sans doute craignait-il qu'elle ne le gronde.
- « Va vite lui dire au revoir, on la reverra ce soir… » se contenta-t-elle en répondre en lui laissant la place.
Elle s'éloigna un peu tandis que son mari s'agenouillait une nouvelle fois devant l'âtre. Il dit au revoir à sa fille rapidement et se redressa. Océane, bras croisés sur sa poitrine le fixait avec sérieux.
- « On était d'accord, cette semaine ne devait être consacré qu'à nous deux et on ne devait l'appeler que le soir… » lança-t-elle
- « Je sais ma belle, je sais… Mais c'est dur de ne pas la voir » souffla Sirius
- « Je sais, pour moi aussi ce n'est pas facile par moment. Mais pour elle comme pour nous, c'est bien qu'on s'éloigne un peu ! » déclara Océane
- « Mais… »
- « Sirius ! On ne lui rend pas service en restant constamment avec elle ! Tu vas finir par l'étouffer en étant constamment derrière elle ! Elle n'a que quatorze mois et déjà tu es envahissant ! Qu'est-ce que ce sera quand elle grandira ? »
- « C'est mon tout petit bébé …. »
- « Je sais… Mais ils faut qu'on apprenne à la laisser respirer… »
- « Je ne l'appellerais plus le matin » lança soudain Sirius d'une voix un peu triste qui brisa le cœur de la jeune femme.
- « Tu n'es pas heureux de n'être qu'avec moi ? » demanda-t-elle d'une toute petite voix.
- « Ne dis donc pas de bêtise s'il te plait ! » lança le jeune homme en fonçant sur elle pour la prendre dans ses bras « Je suis plus qu'enchanté d'être seul avec toi ! »
- « On dirait pas… »
- « Ne dis pas de bêtises ! Tu as raison, j'ai juste un peu de mal à laisser Lalyh tranquille, mais quand je suis avec toi, je ne pense qu'à toi, je te le jure. Tu es au centre de toutes mes pensées cette semaine et je suis à cent pour cent avec toi le reste de la journée ! »
Océane se mit à sourire faiblement.
- « C'est vrai ? »
- « Bien sur, madame ma femme, je ne veux pas gâcher notre lune de miel par mes bêtises ! Je veux que cette semaine reste gravée dans nos mémoires et… si je me remémore ce qu'on a fait depuis qu'on est arrivé ici, c'est bien parti pour non ? »
Océane acquiesça d'un signe de tête et se blotti contre son torse. Elle sentit qu'il posait un baiser sur ses cheveux et releva la tête pour obtenir un vrai et tendre baiser. Elle ne fut absolument pas déçue.
- « Je suis prêt à t'accorder mon attention pleine et entière ! » souffla tendrement Sirius une fois que leurs lèvres se furent décollées.
- « Tant mieux… » répondit la jeune femme sur le même ton. « On fait quoi aujourd'hui ? »
- « Et bien figure toi que… »
Océane grimaça. Elle avait dit ça comme ça… Elle avait une idée très précise de ce qu'elle avait envie de faire et ne voulait pas que Sirius s'emballe dans des plans monstrueux pour la journée…
- « Chéri ! » l'interrompit-elle en posant son index sur ses lèvres.
Sirius se tut et se mit à sourire. Il déposa un baiser sur son index et la jeune femme se mit à rire doucement.
- « J'avais envie d'aller faire un tour sur le Boulevard de Féerie ! »
Sirius se mit à grimacer violemment, mais Océane qui s'était attendue à sa réaction ne fut pas surprise.
- « Sirius ! Avant que tu dises quoi que ce soit, tu vas m'écouter gentiment ! » commença-t-elle d'un air décidé « Depuis qu'on est arrivé ici, on a toujours fait ce que tu avais envie de faire… »
Elle vit aussitôt le jeune homme hocher la tête d'un air amusé, il allait parler mais elle le devança
- « Bon d'accord, pour la première journée qu'on a passé ensemble tous les deux, tous seuls, ici, c'étaient une décision prise à deux ! »
Elle vit le jeune homme se mit à rire, et Océane continua
- « La visite du haut de la tour Eiffel, malgré mon vertige ! Je l'ai fait pour te faire plaisir… »
- « C'est vrai » concéda Sirius
- « La visite du musée du Quidditch ? »
- « C'était mon idée aussi… »
- « Le Boulevard de Féérie ? » demanda-t-elle timidement
- « Ce sera ta journée ! » assura Sirius en posant à nouveau un baiser sur le front « Le temps que nous préparer et je te promets que je te laisserais me traîner dans les boutiques sans trop grogner… »
- « Sans trop grogner ? »
- « Ou serait le charme de cette sortie shopping si je ne fait pas ma mauvaise tête ? » demanda Sirius en haussant les épaules.
Océane se mit à rire.
- « Si tu m'accompagnes sous la douche, on gagnera du temps et on partira plus tôt… » proposa Sirius en prenant la main de la jeune femme dans la sienne et commença à jouer avec ses doigts.
- « Je ne suis pas sure… » murmura Océane en souriant mais en se laissant entraîné dans la salle de bain sans manifester la moindre résistance.
La matinée était déjà bien avancée quand les jeunes mariés quittèrent enfin leur chambre d'hôtel. Main dans la main, un grand sourire aux lèvres, il marchèrent le long des trottoirs en savourant le fait d'être dans une des villes les plus romantiques du monde. Leur hôtel étant situé dans un quartier exclusivement sorcier, ils regagnèrent sans peine le Boulevard de Féérie. Océane était aux anges. Devant elle et à perte de vue s'étendaient des boutiques magnifiques. Elle avait hâte d'y entrer et d'observer toutes ses belles choses. Et si elle s'y prenait bien elle réussirait peut-être à se faire offrir quelques petits cadeaux. Elle décida d'ignorer le petit soupir que Sirius avait tenté de dissimuler et l'entraîna joyeusement. Elle avait à peine fait quelque pas que quelque chose qui attira son attention. Une silhouette. Elle la connaissait, elle l'avait déjà vu auparavant.
Inconsciemment, elle ralenti le pas et fixa la jeune femme qui avait attiré son regard. Sirius, tout à son observation d'une vitrine de Quidditch ne s'était rendu compte de rien. Océane fronça un peu les sourcils. La jeune femme portait une élégante robe bleue claire et avait de long cheveux qui lui tombait en cascade sur le dos. Elle riait avec un garçon à qui elle tenait le bras. Océane tenta de se rapprocher plus près et à cet instant, la jeune femme se retourna et Océane la reconnut. Kathleen.
La jeune femme était identique à son souvenir et instantanément une bouffée de haine et de rage envahit la jeune mariée. Revoir celle qui avait tant fait souffrir Remus la rendait dans une colère folle… Son regard se posa alors sur le jeune homme qui l'accompagnait. Comment cette cruche avait-elle pu choisir ce bellâtre à Remus ! Ce garçon avait l'air ringard et idiot !! Océane savait qu'elle n'était sans doute pas très objective mais elle s'en fichait. Elle fixait Kathleen depuis un petit moment quand cette dernière se tourna vers elle. Leurs regards se croisèrent et pendant un instant, Océane aurait voulu pouvoir lui jeter un sort tant elle lui en voulait pour tout le mal qu'elle avait causé et pour avoir éloigner Remus et envoyé dans cette communauté de loups-garous.
Océane vit très clairement que Kathleen l'avait reconnu car elle blêmit d'un seul coup et détourna vivement le regard.
Son bras frôla alors celui de Sirius et Océane revint à la réalité. Elle ne voulait pas que Sirius la voit. Elle ne voulait pas que la journée soit gâchée, car elle savait que son mari en voulait aussi beaucoup à la jeune femme et ne pourrait pas s'empêcher d'aller la voir pour régler ses comptes. Elle soupira alors et entraîna Sirius un peu plus loin. Elle tenta de ravaler sa colère et de penser à autre chose. Elle ne pu pourtant s'empêcher de jeter un coup d'œil à par-dessus son épaule, juste assez pour voir que Kathleen entraîna son compagnon dans la direction inverse. Océane ferma un moment les paupières assez violemment, les rouvrit et repris la route.
- « Ma belle ? Océane ! »
La jeune femme s'arrêta et se tourna vers Sirius qui la regardait d'un air amusé
- « Ca ne va pas ? Tu cours presque… »
La jeune femme esquissa un faible sourire.
- « Il y a un problème ? » s'inquiéta Sirius
- « Non, qu'est-ce que tu vas imaginer… » murmura-t-elle
- « C'est pourtant ce que tu voulais faire… »
- « Je sais chéri, je sais… » répondit-elle
Elle se força alors à faire un grand et resplendissant sourire qui sembla rassurer son mari et elle se laissa tendrement enlacer par la taille pour continuer leur promenade.
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« ''Cette année, nous pensons honnêtement obtenir de très bon résultats dans les championnats nationaux et internationaux'' nous dit Olympius Gorgovitch, l'entraîneur de l'équipe de Quidditch de Bulgarie « Notre équipe d'adulte a été brillante lors de ses essais et j'ai confiance en eux ». On rappelle que l'équipe de Bulgarie n'a plus gagné un seul tournoi international depuis 1897, où l'équipe avait connu son apogée avec à sa tête Icare Proporoff sacré quinze année de suite meilleur batteur du monde.
Mais d'après notre reporter présent sur place, c'est surtout dans la toute jeune génération montante que la Bulgarie devrait compter en effet, l'équipe des mini-aiglons se compose de joueurs, jeunes certes, mais montrant de grande disposition. Comme par exemple Viktor Krum, qui semble déjà développer un certain dont dans l'art d'attraper le vif d'or… »
- « James ! Regarde ! »
Le jeune homme leva la tête de son magazine de Quidditch en entendant son prénom et redressa d'un geste rapide ses lunettes qui avaient un peu glissé sur son nez. Lily qui l'avait appelé le fixait de ses magnifiques yeux émeraude qui l'ensorcelaient toujours autant.
- « Regarde… » souffla-t-elle une nouvelle fois en désignant d'un signe de tête un peu plus loin Harry et les deux filles qui jouaient ensemble.
Chacun des enfants tenait dans ses mains une poupée en chiffons et jouaient avec des vieux vêtements d'enfants et des biberons en plastique.
- « Il joue à la poupée ? » demanda James à sa femme en désignant Harry qui tenait sa poupée par les cheveux, la laissant traîner sur le sol.
- « Ca pose un problème ? » demanda la jeune femme avec un sourire ironique
- « Absolument pas ! » assura James, même s'il devait bien se l'avouer, il préférait voir son fils jouer au Quidditch.
- « Qu'est-ce que tu peux être macho par moment ! » ce moqua gentiment Lily en étirant un peu son dos
- « Je ne suis pas macho ! » protesta James en refermant son magazine et en le jetant un peu plus loin.
- « Si ça peut te rassurer » répondit Lily en faisant mine de ne pas l'avoir entendu « Il joue au Papa… Il essaye de faire comme toi ! »
James ne voulait pas le lui avouer, mais oui, cela le rassurait. Il se leva alors du canapé dans lequel il était confortablement assis et vint s'asseoir sur le sol, juste derrière Lily, sur le grand et confortablement tissus. Il glissa ses bras sous les siens et posa ses mains sur le sommet de son ventre. Il posa son menton dans le creux de son épaule en dégageant les cheveux qui le gênaient d'un coup délicat de menton. Il se mit à sourire en voyant les trois enfants jouer entre eux.
Harry promenait sa poupée dans toute la pièce, ses cheveux colorés fermement tenu dans son poing. Régulièrement il lui donnait des ordres, comme par exemple de ranger les jouets qui traînaient un peu partout. Il criait un peu plus fort quand la poupée « ne voulait pas » lui obéir.
Syrielle, tenait sa poupée à l'envers, la tête vers le bas, mais fermement calée contre elle. Elle la secoua de gauche à droite en balbutiant une série incompréhensible de mot qui ressemblait vaguement à une chanson.
Lalyh quand à elle tenait sa poupée par la main et effectuait de grands mouvements, envoyant la pauvre poupée en chiffon se fracasser contre le parc pour enfant, le sol ou encore la table basse.
- « Tu crois que c'est comme ça qu'ils pensent qu'on s'occupe d'eux ? » chuchota-t-il à l'oreille de sa femme qui se mit à rire doucement.
- « J'espère que non, ce serait effrayant ! » répondit-elle à voix basse « Si Sirius s'occupe de sa fille comme ça, il faut qu'on aille le dénoncer… »
Tous les deux se mirent à rire doucement pour ne pas couvrir l'interminable conversation de gromelos et de mots incompréhensibles que les enfants se lançaient entre eux.
- « J'aime les voir jouer… » souffla Lily
- « Moi aussi »
- « Maman ! »
Harry s'approcha précipitamment vers sa maman, la tête de sa poupée dans une main, le corps dans l'autre.
- « A'garde ! »
- « Faut faire plus attention avec les filles Harry ! » lança James en souriant
- « Le Bébé est cassé ! »
- « Je vois ça mon chéri ! Mais ne t'en fait pas, je vais réparé ça.. . »
La jeune femme tira sa baguette de sa poche et en à peine deux sorts, la poupée était comme neuve.
« Fais plus attention maintenant… » recommanda Lily en la tendant à son fils
- « Oui ! » s'écria Harry en retournant près des petites filles.
Il déposa soigneusement la poupée sur le sol et après avoir remis en place sa petite robe qui s'était retroussée sur les jambes en chiffon, Harry prit en courant le chemin de la cuisine.
- « Qu'est-ce qu'il fait ? » demanda Lily en le regardant partir
- « Je n'en sais strictement rien » répondit James qui fixait lui aussi l'endroit par où son fils venait de disparaître.
Ils le virent réapparaître quelques secondes plus tard, traînant derrière lui un balai. Ce n'était pas un balai de vol, juste un simple balai de ménage, mais James se mit à sourire.
- « Alors lui ! Aucun doute c'est bien ton fils ! » soupira Lily en tapotant doucement sa main de la sienne.
- « Ouais… » se contenta de répondre James, une once de fierté dans la voix.
Harry apporta le balai jusqu'au centre du salon et Lalyh se leva. Elle s'approcha de lui, sa poupée toujours fermement tenue dans sa main et observa le balai avec curiosité. Elle regarda Harry l'enjamber et se mettre à courir partout dans la maison, imitant plus ou moins bien un vol sur un vrai balai. James et Lily le regardaient en souriant largement.
- « Tu ne trouves pas qu'on a un fils merveilleux ? » demanda James tout doucement
- « Si… » répondit Lily simplement.
Répondant aux appels de Lalyh qui avait lancé au loin sa poupée devenue beaucoup moins intéressante que le jeu de son ami, Harry s'approcha d'elle. Il l'aida a enjambé le balai, derrière lui.
- « Si Océane se demande qui a appris à sa fille à faire du Quidditch, elle ne voudra jamais nous croire » murmura Lily
- « Je suis sur que Sirius aurait adoré voir ça ! » lui répondit James
- « Je pense aussi ! »
Les deux enfants couraient maintenant en riant, sous le regard un peu inquiet de Syrielle. James observa sa fille qui continuait à serrer contre elle la poupée comme si elle voulait la protéger du chahut que provoquait les deux autres. Mais ce qui frappa surtout James s'était que la fillette ne quittait pas Harry des yeux, l'air inquiet, comme s'il craignait qu'il ne se fasse mal…
- « Je crois que notre fille ne sera pas une grande voleuse… »
- « Elle aura hérité ça de toi… » répondit James à sa femme
- « Eh ! » s'indigna Lily en lui pinçant le bras
James se mit à rire doucement et déposa un baiser sur sa joue
- « Mais ça ne fait rien mon cœur, puisque je vole suffisamment bien pour nous deux… »
- « Et modeste avec ça ! » ironisa Lily « Par Merlin ! Comment ne suis-je pas tombée amoureuse de toi plus tôt ? »
- « C'est la question que je me suis toujours posée ! » répondit James en souriant « Mais dans la mesure où tu as fini par succomber à mes charmes je… »
Le jeune homme fut coupé par un cri assourdissant. Il tourna rapidement la tête dans la direction des enfants en même temps que Lily.
Harry qui avait délaissé le balai tenait la main de sa sœur dans la sienne et tentait de la faire se lever. Mais Syrielle, qui criait opposait une violente résistance. Jales pensa que son fils avait voulu entraîner sa sœur dans son jeu et que celle-ci n'en avait pas envie. Il allait intervenir quand l'évènement se produisit. Tout se déroula si vite que ni James ni Lily ne purent rien faire.
Agacé par le refus de sa sœur, Harry agrippa la petite poupée en chiffon et la lui arracha. Il se mit alors à courir, s'enfuyant au loin avec le jouet de la fillette. Syrielle, folle de colère devint alors toute rouge et son cri devint de plus en plus perçant et soudain… Harry s'envola dans les airs.
James et Lily eurent un sursaut de surprise et James se leva d'un bond. Au départ, il ne comprit pas ce que faisait son fils, à deux mètres du sol, la tête en bas et l'air apeuré. Il ne comprit qu'en entendant Lily s'écrier.
- « Syrielle ! Non ! »
Totalement abasourdi, le regard de James se posa alors sur sa fille qui s'était mise debout sur ses petites jambes et fixait son frère avec colère. Elle ne se rendait sans doute pas compte de ce qu'elle faisait, mais si elle rompait le contact visuel, Harry se fracasserait sur le sol, tête la première. James se précipita donc dans plus attendre et attrapa son fils en levant ses bras légèrement au dessus de sa tête.
- « Syrielle ! » insista Lily.
Et James sentit que Harry lui tombait dans les bras. Il soupira de soulagement et reposa son fils en douceur sur le sol à côté de Lalyh, qui les yeux exorbités regardait tour à tout Harry et Syrielle, l'air de ne rien comprendre à ce qui venait de se passer. James lui le comprenait très bien et malgré le fait que Harry aurait pu se faire mal, il était content. Content et fière de sa fille. Elle venait de manifester ses premiers signes de magie. Syrielle était belle et bien une sorcière.
Bien sur, il s'en doutait, bien sur il y avait de grandes chances pour que se soit le cas, bien sur le fait que Lily était d'origine moldue ne jouait pas sur le fait que leurs enfants aient des prédispositions à la magie ou pas mais tout de même. Maintenant, c'était certain, maintenant ils en étaient surs. Syrielle était une sorcière et dotée d'un bon potentiel vu la facilité déconcertante avec lequel elle venait, sous le coup de la colère d'appliquer le sortilège de lévitation en informulé.
Il y eu un court instant de silence avant que Harry n'explose de rire.
- « Acore ! Acore ! » demanda-t-il
- « Non ! » s'écria Lily qui s'était levée.
James la vit s'approcher de leur fille et donner un petit coup sec sur sa main.
- « C'est mal ce que tu viens de faire jeune fille ! Tu aurais pu faire très mal à Harry ! » la gronda-t-elle
- « Lily… »
- « Tu n'as pas le droit de faire de la magie ! Tu es trop petite ! Et tu ne dois pas résoudre tes problèmes en risquant la vie de ton frère ! Je ne suis pas contente du tout… »
- « Lily… Arrête… » souffla James qui n'aimait pas voir l'air triste qu'affichait sa fille qui fixait le sol d'un air piteux.
- « Elle doit comprendre que ce qu'elle a fait est mal ! »
- « Elle a compris je pense… » répondit-il « Viens demander pardon à ton frère et fait lui un bisou ! » demanda James d'une voix grave mais un peu plus douce et en l'invitant à venir en lui tendant la main.
Syrielle s'exécuta rapidement et embrassa son frère doucement.
- « Voilà… » lança James « Et maintenant continuer à jouer gentiment tous les trois, je ne veux plus vous entendre ! » déclara-t-il en s'éloignant d'eux.
Il leur tourna le dos et s'approcha de Lily un grand sourire aux lèvres. La jeune femme avait l'air encore un peu fâchée.
- « Tu te rends compte de ce qui vient de se passer ?! »
- « Elle aurait pu le tuer ! J'ai eu la peur de ma vie ! » souffla Lily d'une toute petite voix
- « Elle vient de faire de la magie spontanée ! Notre fille est une sorcière ! » répondit James avec enthousiasme.
- « C'est une surprise ?! » ironisa Lily encore de mauvaise humeur sous le coup de la peur
- « Non, bien sur que non ! Mais je suis content de l'avoir constaté de mes yeux… Même si j'aurais préféré qu'elle ne s'en prenne pas à son frère ! » se dépêcha-t-il d'ajouter en voyant les gros yeux que faisaient sa femme.
Lily soupira.
- « Détends toi mon cœur et regarde… » murmura James en se décalant pour lui montrer les trois enfants qui jouaient de nouveau comme si de rien n'était. « Tout est oublié… »
- « Elle aurait pu lui faire beaucoup de mal… »
- « Elle a comprit, elle ne le refera plus… Et puis, c'est à ça que l'on sert aussi… Gérer ce genre de chose… »
Il posa un baiser sur son front et la sentit soupirer une fois de plus.
- « Voilà une autre chose qu'elle a hérité de toi ! » lança alors James d'un ton moqueur « Ton tempérament colérique et de feu ! »
Lily s'éloigna de lui et lui administra une légère tape sur l'arrière du crâne.
- « Aie ! » lança James en se frottant la tête « Tu vois ! J'avais raison ! » plaisanta-t-il en la prenant dans ses bras avant de l'embrasser doucement.
