Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !
Bonne lecture à vous tous… Aylala
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Ce qui aurait pu se passer
Chapitre cent trois : Interview
« Voulez-vous êtes une star ? (…)
Croyez-vous au mariage ?
Mais qu'est-ce que vous aimez comme musique ?
Quel est votre signe astrologique ? »
Michel Berger/ Luc Plamondon ( Starmania)
- « C'est ici professeur »
Le professeur Dumbledore fixa d'un air grave le magasin d'antiquité que Océane venait de lui désigner. Il s'agissait d'un établissement d'allure modeste dont la devanture paraissait vieillotte et classique. Rien ne laissait présager qu'il contenait un objet imprégné de haute magie noire. Mais il faisait confiance à la jeune femme. Elle avait déjà à de nombreuses reprises, brillé par sa vivacité d'esprit, son intelligence et sa capacité de déduction. Si elle avait reconnu un objet ancien ayant appartenu à Rowena Serdaigle, il lui faisait aveuglément confiance.
- « Très bien » répondit-il d'une voix calme et posée qui contrastait avec la nervosité qui émanait de la jeune femme à ses côtés.
- « J'espère qu'il ne l'aura pas vendu ! Je suis venue vous voir dès que je l'ai vu ! Maintenant en une journée, il a pu se passer beaucoup de choses… Enfin, vous ne pouviez pas venir avant, vous êtes tellement occupé… »
La jeune femme se tut alors, comme si elle avait réalisait qu'elle parlait beaucoup trop. Il lui adressa un regard confiant auquel elle répondit par un maigre sourire.
- « Nous y allons ? » proposa-t-il en voyant que la jeune femme ne bougeait pas.
Elle hocha la tête simplement et voyant qu'elle attendait qu'il fasse le premier pas, il traversa le chemin qui les conduisait jusqu'à la porte d'entrée de la boutique. Il ouvrit la porte et galamment s'effaça pour laisser entrer la jeune femme. Elle passa devant lui et pénétra à l'intérieur dans un petit tintement aigue. Le son se reproduit lorsqu'il entra à son tour dans l'établissement et il aperçut, comme surgissant de derrière son comptoir, le propriétaire du magasin apparut.
- « Bonjour messieurs, dames… Que puis-je pour vous ? » demanda-t-il d'une voix doucereuse
Dumbledore se mit à sourire et se tourna vers Océane qui le fixait, attendant visiblement quelle serait l'excuse qu'il allait fournir.
- « Je voudrais voir un de vos bijoux » déclara-t-il alors en se tournant vers le vendeur qui avait quitté l'arrière de son bureau pour se rendre dans la pièce.
- « Mais bien sur monsieur… » lança-t-il en s'inclinant presque « Monsieur à déjà fait son choix ? »
- « Oui, il se trouve que mon… assistante » répondit le professeur en désignant Océane, légèrement rougissante, d'un signe de la main « A remarqué hier dans votre devanture un très beau pendentif en forme d'aigle. Nous aimerions le voir. L'avez-vous vendu ? »
- « Non » répondit immédiatement le vendeur « Non, il n'est pas vendu. »
Il se dirigea d'un pas alerte vers l'intérieur de sa devanture qu'il ouvrit d'un simple coup de baguette. La vitre protectrice coulissa dans un bruit strident et Dumbledore sentit Océane se raidir à ses côtés. Ce bruit était tout bonnement horripilant. Lorsque le bruit cessa, le vendeur tendit la main et récupéra un objet étincelant. Océane n'avait pas exagéré, le bijou était magnifique. Un aigle en or sertit d'une magnifique pierre bleue, ce pendentif ressemblait d'une manière très troublante au bijou qui ornait le cou de le grande Rowena Serdaigle sur les plus anciens portrait qu'il avait vu d'elle.
- « Puis-je ? » demanda-t-il en présentant au vendeur la paume de sa main.
- « Bien sur » répondit le vendeur avec réticence.
L'homme déposa avec d'infinie précaution le bijou dans sa main et Dumbledore le remercia d'un hochement de tête. Il aurait aimé pouvoir le contempler à sa guise mais le vendeur ne semblait pas vraiment décidé à les quitter. Il émit alors un léger grognement et lui lança un regard pénétrant qui eu son effet. L'homme, même s'il le faisait visiblement à contre cœur, les laissa pour retourner derrière son comptoir. C'est à cet instant que Dumbledore pu enfin donner toute son attention à l'objet qui occupait ses pensées depuis la veille.
Il se souvenait parfaitement d'Océane entrant en trombe dans son bureau à Poudlard sous le regard très sévère de Rusard qui la suivait, en exigeant de voir le directeur. Dumbledore aimait beaucoup ce trait de caractère chez la jeune femme, elle obtenait toujours ce qu'elle voulait, elle s'en donnait les moyens. Il l'avait donc reçut et elle lui avait parlé de ce pendentif qu'elle avait formellement identifié et qu'elle soupçonnait d'être un nouvel Horcrux. Son passé pour le moins obscur, son fort lien avec Rowena Serdaigle… Le fait qu'il s'agisse d'un Horcrux était bien évidemment une hypothèse tout à fait probable.
- « Il est magnifique » souffla Dumbledore.
Il sentit Océane se rapprocher de lui et se pencher sur la paume ouverte de sa main.
- « Vous pensez que s'en est un ? » demanda-t-elle dans un murmure
- « Je ne peux pas te le dire sans faire des tests poussés, mais même si ce n'en est pas un, ta découverte est très importante… »
Il vit la jeune femme sourire doucement.
- « Un tel bijou avec une telle histoire ne peux pas rester plus longtemps dans la devanture crasseuse d'un petit antiquaire louche »
- « Je suis de votre avis » assura la jeune femme en se redressant.
Dumbledore referma délicatement sa main sur l'objet et se retourna. Il se rendit simplement vers le comptoir derrière lequel le vendeur ne le quittait pas des yeux. Il craignait sans doute qu'il ne parte avec sa précieuse marchandise.
- « Très bien, monsieur » commença le professeur en posant ses mains sur le bois râpeux du comptoir. « J'aimerais bien vous posez quelques questions sur cet objet »
- « Pourquoi ? » demanda le vendeur avec une certaine agressivité qui montrait clairement qu'il était sur la défensive.
Mais le professeur Dumbledore ne se laissa pas impressionné. L'attitude de cet homme ne faisait que confirmer son idée que le parcours de ce bijou avait du être truffé d'épisodes plus ou moins illégaux.
- « Et bien » commença le professeur tandis que Océane prenait place à ses côtés et l'écoutait avec attention. « Vous n'êtes pas sans savoir que je suis le directeur du Collège Poudlard. Et il se trouve que ce pendentif ressemble étrangement à celui qui aurait appartenu à Rowena Serdaigle. Vous savez qui est Rowena Serdaigle n'est ce pas ? » demanda-t-il au vendeur qui acquiesça d'un vague hochement de tête.
Le professeur Dumbledore se mit alors à sourire légèrement et déposa délicatement le bijou sur le comptoir.
- « Madame Black, ici présente a effectué de longues recherches sur le sujet » continua le professeur qui s'était amusé de voir l'étincelant sourire d'Océane quand il l'avait présenté sous son nouveau nom.
- « Je ne vois toujours pas où vous voulez en venir ? » demanda sèchement le vendeur, toujours sur la défensive.
- « J'y arrive, j'y arrive » assura le professeur en reprenant son air sérieux. « Ce bijou étant d'une rare beauté et ayant un coût certain, il a minutieusement été tracé les premier siècles suivant la disparition de Rowena. Mais sa trace a été perdue lors du grand incendie de Londres. »
- « Il appartenait à l'époque à une descendante de la sœur de Rowena Serdaigle » compléta Océane avec sérieux « Elle tenait un magasin d'art du côté de Thames Street qui a été détruit par les flammes. La propriétaire n'était pas présente dans la capitale ce jour là et elle n'a constaté la disparition du bijou que quelques jours après ».
Le professeur Dumbledore hocha la tête d'un air satisfait. Océane prenait vraiment à cœur cette mission qu'il lui avait confié qu'elle effectuait avec un zèle remarquable.
- « Et en quoi tout ceci serait-il sensé m'intéresser ? » demanda le vendeur sur un ton peu aimable.
Visiblement leur visite le dérangeait et souhaitait qu'ils s'en aillent au plus vite.
- « Vous vous trouvez en possession d'un objet extrêmement rare et précieux dont on a perdu la trace plusieurs siècles durant, si j'étais vous cette information m'intéresserait. Comment vous êtes vous procurer ce bijou ? » demanda le professeur Dumbledore
- « Je l'ai acheté ! » s'indigna le vendeur « Qu'allez-vous… »
- « Je n'insinue rien monsieur » le coupa le professeur « Personne ici ne vous accuse de quoique ce soit »
« Pour le moment » pensa-t-il pourtant très fort.
Il plongea son regard grave dans celui de son interlocuteur et demanda
- « Qui vous a vendu ce pendentif ? »
Il vit clairement son interlocuteur avoir le plus grand mal à déglutir avant de détourner le regard précipitamment.
- « J'ai pour principe de ne pas dévoiler qui sont mes fournisseurs » déclara-t-il.
- « Voilà qui est fâcheux » déclara le professeur, une pointe d'ironie dans la voix.
- « Et vous, pourquoi il vous intéresse tant ce machin ? » demanda le vendeur avec une certaine insolence.
Le professeur choisit malgré tout de lui apporter une réponse.
- « Voyez vous, monsieur, en tant que directeur de mon Poudlard, je cherche à faire revenir au château le maximum d'objet ayant un rapport de près ou de loin avec les Quatre Fondateurs. Je compte en effet leur consacrer une salle somptueuse dans laquelle ces objets seront exposés. Ce pendentif m'intéresse et j'aimerais beaucoup l'acquérir. Je suis curieux de nature, c'est pourquoi j'aimerais connaître quel a été le parcours de ce bijou depuis 1666… »
Le professeur croisa alors le regard admiratif d'Océane. Visiblement, la jeune femme appréciait la qualité de ce mensonge. Mais, il fut bientôt surpris par la réponse du commerçant.
- « Ce bijou n'est pas à vendre ! » répondit-il sèchement.
Etonné, le professeur se tourna vers lui et demanda avec politesse
- « Il me semble pourtant qu'il est exposé en vitrine au milieu de divers objets que vous vendez »
- « Je sais ! Mais celui-ci n'est pas à vendre ! De toute façon, il coûterait bien trop cher ! »
Dumbledore eut alors l'impression que ce n'était pas tellement le prix de l'objet qui serait gênant. Cet homme ne voulait pas lui vendre ce bijou. Pourtant ce n'était pas l'impression qu'il avait donnée au début de leur rencontre et cela ne fit qu'attiser la curiosité et les soupçons du directeur de Poudlard.
- « Peu importe le prix, je suis prêt à payé le… »
- « Cet objet n'est pas à vendre ! » le coupa sèchement le vendeur.
Le professeur Dumbledore soupira légèrement. Visiblement, cet homme n'était pas prêt à se laisse convaincre gentiment. Il faudrait donc employé la manière forte. Il reposa d'un geste vif le pendentif sur le comptoir et se retourna. D'un discret signe de tête, il invita Océane à le suivre un peu en retrait, presque sur le pas de la porte du magasin.
- « Il ne voudra rien dire » souffla Dumbledore à la jeune femme
- « Vous êtes sur qu'en insistant un peu vous ne pourriez pas le convaincre… » demanda-t-elle à voix basse
- « Je ne crois pas »
- « Qu'allons nous faire ? »
Le professeur Dumbledore jeta un rapide coup d'œil autour de lui pour s'assurer que personne ne pouvait l'entendre et glissa à l'oreille d'Océane.
- « Nous allons ruser »
- « Ruser ?! » s'étonna la jeune femme.
- « Assure toi que personne ne rentre dans la boutique. Je m'occupe du reste »
Il vit clairement la jeune femme glissa sa main dans sa poche et se saisir de sa baguette, qu'elle sortit légèrement avec un hochement de tête entendu. Il la laissa donc près de la porte et revint vers le comptoir. Le vendeur avait récupéré le pendentif qu'il avait placé dans un écrin bleu nuit et glisser de l'autre côté du comptoir. Discrètement, le professeur glissa sa main dans sa poche et d'un geste vif retira sa baguette. Tout aussi rapidement, jeta un léger sort informulé de saucissonnage et sous le regard éberlué de sa « victime » il lui jeta un rapide sort de confusion.
- « Pourquoi ce bijou n'est pas à vendre ? » demanda sèchement le professeur.
Mais le vendeur se contenta de faire non de la tête. Le professeur eut un léger rictus de mécontentement. Il avait espéré qu'un sort léger suffirait à le faire parler. Mais visiblement, il en faudrait plus et bien qu'il répugnait un peu à l'idée d'employer des méthodes un peu plus brutales, il n'avait pas vraiment le choix. Après avoir jeter un rapide coup d'œil à Océane qui, d'un hochement de tête, lui avait signalé que personne n'était dans les environs, il jeta un sort de Vérité.
Ce sortilège était moins puissant qu'un Veritaserum mais tout de même, son usage était extrêmement réglementé et l'usé contre un commerçant pour obtenir des informations n'entrait pas vraiment dans le cadre de la légalité… Mais aux grands maux, il fallait utiliser les grands remèdes. Il vit les yeux de sa victime rouler dans leurs orbites avant de s'arrêter, hagards.
- « Pourquoi ce bijou n'est pas à vendre ? » demanda-t-il alors une nouvelle fois toujours avec sévérité.
- « Je ne dois pas le vendre, seulement le conserver » répondit le vendeur
- « Le conserver pour qui ? »
- « Je ne sais pas »
- « Le conserver pour qui ?! » insista le poffesseur Dumbledore d'un ton beaucoup plus menaçant.
- « On ne me l'a pas dit ! » répondit le vendeur d'une voix presque suppliante « C'est la vérité ! »
- « Depuis quand est-il ici ? » demanda Dumbledore
- « Une dizaine d'année » répondit le vendeur
- « Qui te l'avait apporté ? »
Le vendeur s'obstina à faire non de la tête, le professeur Dumbledore frappa alors d'un grand coup de poing sur la table.
- « QUI ?! » s'écria-t-il
- « Evan Rosier » souffla le vendeur visiblement très impressionné.
Le professeur Dumbledore le fixa d'un air grave. Evan Rosier était un éminent mangemort, tué quelques années auparavant. Tout ceci confirmait de plus en plus ces soupçons… Il devenait de plus en plus crédible que ce pendentif soit un Horcrux. Dumbledore jeta alors un sortilège de mutisme à son prisonnier et se pencha par-dessus le comptoir et d'un geste vif récupéra l'écrin bleu nuit. Il se tourna alors vers Océane et s'approcha d'elle assez rapidement.
- « Il faut faire vite, je ne voudrais pas le maintenir prisonnier trop longtemps » souffla-t-il à l'adresse de la jeune femme en lui tendant l'écrin « Puis-je te demander ton aide ? »
- « Tout ce que vous voudrez professeur » assura Océane en s'approchant de lui
- « Il me faudrait une de tes épingles à cheveux » déclara le professeur
Sans hésiter une seule seconde et sans demander pourquoi, la jeune femme ôta une épingle de sa chevelure libérant quelques mèches de son chignon. Elle la lui tendit d'un air curieux et le professeur la saisit d'un air mystérieux. Il ouvrit l'écrin, dévoilant ainsi le pendentif en or. D'un rapide coup de baguette, il ensorcela l'épingle qui prit exactement la même forme que le bijou. On aurait vraiment dit les même et personne n'aurait été capable de reconnaître le vrai du faux. Cette performance arracha un petit cri admiratif à Océane ce qui fit sourire le vrai professeur. Avec une infinie précaution, il ôta le bijou de son écrin et le donne à Océane qui le plaça en sûreté au fond de sa poche. Tout aussi précautionneusement, le professeur plaça le faux bijou dans l'écrin et après avoir échanger un regard complice à la jeune femme et se tourna vers le comptoir.
Le vendeur se débattait tant qu'il pouvait pour se libérer de ses liens invisibles sans parvenir pour autant à s'en libérer. Le professeur Dumbledore remit l'écrin à la place exacte où il se trouvait quelques instants auparavent et fit signe à Océane de le rejoindre. Le vendeur se débattait toujours comme un beau diable. Une fois la jeune femme à ses côtés, il pointa sa baguette dans la direction de l'homme et lui jeta un sortilège d'oubli, modifiant légèrement sa mémoire. Puis il le libéra et prenant son air le plus aimable lança, l'air de rien
- « Vous aviez raison, c'est un prix trop élevé pour nous. Merci tout de même monsieur et au revoir »
- « Au revoir » ajouta Océane avec un naturel, criant de sincérité.
- « Au revoir » souffla l'homme d'un air hagard en prenant l'écrin dans sa main.
Avant de sortir, Dumbledore vit le vendeur l'ouvrit puis le refermer, constatant que le bijou y était toujours.
Une fois sortit, Océane et lui firent quelques pas avant de s'arrêter.
- « Viens avec moi à Poudlard, tu me le donneras là-bas » déclara-t-il
- « Bien sur professeur » répondit-elle
Et sans plus attendre, tous les deux transplanèrent pour le Collège de Sorcellerie.
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- « Je le sens pas vraiment moi ton histoire » lança James en refermant la fenêtre de son bureau, car le vent frais de l'automne faisait voler des feuilles mortes un peu partout dans la pièce.
- « Tu joues les rabat-joie là ! » lança Sirius en se laissant tomber sur une des chaises disposées près du bureau. « On va s'amuser »
- « Tu crois ? » demanda le jeune homme d'un air sceptique
- « J'en suis sur ! On va parler un peu, on aura un chouette article et tout ira bien. Ca nous changera un peu de ce qu'on fait depuis deux semaines, c'est-à-dire rien ! »
James eut un petit rire amusé. Il devait bien admettre que son ami avait raison. La visite de ce journaliste ne faisait que rompre un peu l'écrasante monotonie qui avait gagné la Jasire.
- « Tu as dit à Lily que ça n'allait pas fort en ce moment le boulot ? » demanda soudain Sirius d'un air assez grave.
James le fixa un moment et fit non de la tête. Non, il n'avait pas parlé à sa femme de ses quelques soucis à Jasire. Et si les affaires ne tardaient pas trop à revenir, il n'aurait pas besoin de le lui dire. De toute façon, la situation n'était pas si catastrophique que cela. Jasire n'était tout de même pas en pleine faillite, juste dans une passe difficile…
- « Pourquoi ? » demanda Sirius
- « Je ne veux pas l'inquiéter. Pas en ce moment » souffla simplement James « Et toi, tu l'as dit à Océane ? »
- « Oui et non » répondit le jeune homme en haussant les épaules. « Je lui ais dit qu'en ce moment on n'avait pas beaucoup de travail »
- « Et elle a dit quoi ? »
- « Pas grand-chose. En fait, elle était plutôt préoccupé par sa mission » répondit-il
- « C'est vrai qu'elle devait voir le professeur Dumbledore aujourd'hui » lança James
- « Oui ! Personne n'avait encore fait une mission avec lui ! Elle est la première ! » déclara-t-il en bombant le torse.
James ne pu s'empêcher de sourire en entendant la fierté qui pointait dans la voix de son meilleur ami quand il parlait de sa femme. Il ne pu s'empêcher de penser que c'était tout à fait normal. Lui-même était toujours très fier dès que Lily était mise en avant pour ses compétences, rien n'était plus normal.
- « Elle a vraiment pris ça à cœur tu sais ! Elle a passé une partie de la soirée dans ses bouquins pour vérifier que c'était bien le bon pendentif. Elle avait peur aussi qu'il ai été vendu entre temps. Enfin, bon, je saurais ça ce soir en rentrant, mais je ne me fais pas vraiment de soucis là-dessus. »
James hocha simplement la tête et commença à faire les cent pas dans la pièce.
- « Tu sais que tu me stresses là ? » lança Sirius au bout d'un moment.
- « Je m'ennuie » déclara James en se tournant vers lui.
- « J'ai un jeu de carte dans mon bureau. Ca te tente ? »
- « Pour que je me fasse encore battre à plate couture ? » lui rétorqua James d'un air amusé
- « C'est un risque à prendre ! Mais ce n'est pas de ma faute si je suis plus doué que toi ! »
- « Ne dis donc pas de bêtises et va le chercher ! » lança James d'un air amusé.
Sirius ne se le fit pas dire deux fois et se leva de sa chaise. Il quitta le bureau sans prendre la peine d'en refermer la porte et disparut dans le sien. Pendant ce temps, James dégagea un peu son bureau pour y faire de la place et s'installa confortablement. Sirius ne tarda pas à le rejoindre. Il battait déjà les cartes entre ses mains en souriant.
- « Prêt à te faire humilier Potter ?! » demanda-t-il en refermant la porte d'un coup de pied
- « Envoie plutôt les cartes Black ! » répondit James en souriant.
Sirius s'installa en face de lui en commença la distribution du jeu. Ils jouèrent un long moment. Comme à son habitude, Sirius trichait ouvertement et cela agaçait toujours autant James. Mais d'aussi loin qu'il se souvienne, Sirius n'avait jamais joué à un seul jeu de sa vie sans essayer de donner un coup de pouce à la chance. Il suffisait de le savoir et dans le cas échéant l'imiter. James venait d'abattre sa dernière carte, qui malheureusement ne lui permettrait pas de gagner la partie quand la porte du bureau s'ouvrit. Lucrécia fit alors son apparition dans la tête.
- « Euh les garçons, la journaliste est arrivée… » souffla-t-elle avec un drôle d'air qui étonna James.
- « La journaliste ? » demanda-t-il surpris en ce tournant vers Sirius.
- « Il ne me l'ont pas précisé à l'agence mais qu'est-ce que ça change ? » répondit celui-ci en ramassant les cartes et en se levant.
Réalisant qu'il avait raison, James haussa les épaules et se leva à son tour. Il croisa le regard de Lucrécia et y lu un curieux sentiment. La jeune femme paraissait à la fois profondément agacée et légèrement choquée. S'il ne vit pas tout de suite pourquoi la jeune secrétaire ressentait ces sentiments, il compris à la seconde même où elle ouvrit la porte pour laisser entrer la journaliste.
La jeune femme qui entra dans son bureau paraissait un peu plus âgée qu'eux. Elle était d'un blond éclatant et ses cheveux relevés sur sa tête en une composition compliquée de boucles rigides offraient un curieux contact avec sa mâchoire plutôt carrée. Les lunettes à la monture incrustée de pierres précieuses étincelantes ne dissimulaient pas complètement ses yeux beaucoup trop maquillés. Au bout de son bras pendant un sac à main d'un noir luisant surchargé de décorations dorées. Mais ce qui marqua le plus James fut sa tenue vestimentaire.
Elle portait un décolleté plongeant qui dévoilait qu'elle n'était dépourvue de poitrine que son chemisier rose bonbon mettait plutôt outrageusement en valeur. Elle portait également une mini-jupe d'un rose très foncé, fendu sur le côté. Le premier mot qui vint à l'esprit de James quand il eut fini de faire son portrait fut : vulgaire.
- « Bonjour » lança-t-il tout de même poliment en s'approchant en lui tendant la main.
- « Bonjour, je m'appelle Rita Skeeter. » demanda-t-elle d'une voix qui se voulait sans doute suave mais qui résonnait comme un son discordant aux oreilles du jeune homme.
- « James Potter » se présenta-t-il en se forçant à sourire « Et voici mon ami Sirius Black »
Tandis que Sirius offrait une poignée de main à la jeune femme et l'invitait à s'asseoir sur le canapé qui se trouvait dans un coin de la pièce, James alla refermer la porte. En voyant Lucrécia qui était retourné derrière son bureau il fit une grimace significative et la jeune femme se mit à rire. Il referma la porte et se tourna. Il vit Sirius qui le regardait et lui fit signe de le rejoindre. Après s'être brièvement excusé auprès de la jeune femme, son ami ne tarda pas à la rejoindre.
- « C'est quoi ça ? » demanda James à voix basse.
- « Je sais pas » avoua Sirius en riant à moitié « Elle est… originale »
Il se mit à pouffer mais se reprit vite.
- « Non mais tu as vu comment elle est habillée ? » s'amusa à son tour James « C'est horrible ! »
- « Je trouve aussi ! » assura Sirius en jetant un rapide coup d'œil à la journaliste qui fouillait dans son sac.
- « Je n'ai pas tellement envie de l'avoir dans mon bureau… » grogna doucement James
- « Oh je t'en prie ! C'est juste pour une interview ! Et puis il faut lui laisser une chance, elle a peut être plus de talent pour le journalisme que pour s'habiller »
James soupira et leva les yeux au ciel.
- « J'espère parce que là, ça frôle le vulgaire »
- « Je sais… » souffla Sirius avant de retourner vers la jeune femme qui maintenant les fixait avec un regard provocant.
En retenant le soupir qui désirait pourtant violemment sortir de sa gorge, James récupéra une des chaises de son bureau et vint s'asseoir en face de la journaliste. Sirius l'imita et la jeune femme décida de croisé ses jambes faisant remonter sa jupe outrageusement haut sur ses cuisses. James leva les yeux au ciel tandis que Sirius esquissait une discrète grimace.
- « Très bien » commença donc Rita Skeeter « C'est plaisir pour moi de travailler avec des hommes aussi séduisants que vous messieurs » minauda-t-elle.
Mais voyant que ni James ni Sirius ne répondait à son compliment, elle poursuivit.
- « Je suis donc ici pour faire un article sur votre entreprise. Cela ne vous dérange pas si j'utilise une Plume à Papote ? » demanda-t-elle en posant sur ses genoux un étrange objet qu'elle avait posé à côté d'elle sur le canapé.
- « Une Plume à Papote ? » s'étonna James en détaillant l'objet.
Il en avait déjà entendu parlé mais il n'en avait jamais vu en vrai. Celle-ci était d'un vert criard qui jurait horriblement avec la tenue de sa propriétaire.
- « Si vous voulez » répondit Sirius « Mais il ne faut pas que nos noms soient cités, nous sommes bien d'accord là-dessus ? »
- « Bien sur, tout ce que vous voudrez ! » minauda la jeune femme « Mais puis-je savoir pourquoi ? »
- « Disons que cela nous arrange » répondit James sur un ton qui signifiait clairement qu'il ne voulait pas que l'on s'étende sur le sujet.
- « Très bien » murmura Rita qui avait visiblement compris le message « Alors avant de parler de votre entreprise, si nous parlions un peu de vous. Je suis sure que même sans savoir vos noms, mes lecteurs seront ravis d'en savoir un peu plus sur vous… Vous avez monté cette entreprise tous les deux »
- « Non » commença James « Nous sommes trois à nous occuper de Jasire »
- « Notre ami est en déplacement à l'étranger pour affaires » compléta Sirius en souriant
- « S'il est aussi séduisant que vous deux, vos clientes doivent être enchantées » gloussa Rita alors que sur le bloc de parchemin, la Plume à Papote noircissait des lignes et des lignes parmi lesquelles James cru lire « charmants garçons au physique agréable ».
Il soupira. Les manières de cette femme ne lui plaisaient pas. Et ce fut encore pire quand elle redressa la tête de ses notes. Elle se mit à leur lancer des œillades aguicheuses accompagnées de commentaires qui ne laissait aucun doute quand à la nature de ses sentiments. Elle était aguichante et provocatrice. En un mot, elle les draguait sans aucun scrupules ni aucune retenue. James se demanda à quel moment il faudrait lui signaler qu'ils étaient tous les deux mariés, heureux en ménage et absolument pas intéressés par ses simagrées. Mais à bien réfléchir, James se demanda si le fait de les savoir mariés empêcherait cette bonne femme de continuer ses avances.
- « Pourquoi avez-vous monter cette entreprise ? » demanda-t-elle
- « Nous voulions gérer au mieux notre patrimoine et offrir leur chance à tous ceux donc le projet nous intéresse… » expliqua James.
- « Comme c'est noble de part ! Vous êtes de vrais princes charmants… » souffla-t-elle tandis que Sirius haussait un de ses sourcils d'un air sceptique.
- « Et qui en a eu l'idée… »
- « C'est James qui en a eu l'idée… » commença Sirius.
Mais, même s'il se contentait l'un et l'autre de répondre machinalement à ses questions sans relever aucun de ses commentaires suggestifs de la jeune femme, elle semblait sur le point de leur sauter dessus à chaque seconde. Les deux garçons avaient échangé à plusieurs reprises des regards agacés. James était ravi de constaté que la jeune journaliste agaçait Sirius au moins autant qu'elle ne l'agaçait lui. Mais il décida de ne rien dire et de ne pas interrompre l'interview. Après tout si cette publicité permettait à Jasire de sortir la tête de l'eau, il aurait été stupide de s'en passer. Mais James avait vraiment hâte que tout cela se termine.
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Comme à son habitude, Océane entra sans frapper dans la maison de la famille Potter. Elle tenait fermement Lalyh par la main et l'aida à ôter son pull une fois arrivée dans le salon.
- « Tiens, de la visite ! » lança Lily qui assise sur le tapis jouait avec Syrielle et Harry « Bonjour les filles ! »
- « Tata ! » s'écria Lalyh en s'approchant d'elle.
- « Salut Lily ! » ajouta Océane en souriant
- « Que me vaut le plaisir de cette visite ? » demanda Lily en tentant de se relever tandis que Lalyh s'asseyait déjà entre les deux enfants Potter.
- « Et bien en fait… » commença la jeune femme « Je voudrais que tu me gardes Lalyh cette après midi. Je sais bien que ça te fatigue de t'occuper toute seule de trois enfants, et que je te le demande souvent en ce moment, mais je… »
- « Océane ! » la coupa Lily en souriant « Ne t'en fait pas. Je ne suis pas toute seule, Dobby m'aide beaucoup et c'est un plaisir que d'avoir Lalyh ici. Ils s'entendent si bien tous les trois » ajouta-t-elle en se tournant vers les trois enfants qui jouaient ensemble.
Océane se mit à sourire et hocha la tête.
- « Merci beaucoup. » murmura-t-elle
- « De rien. Mais dis moi, tout va bien ? » s'inquiéta Lily
- « Oui, ne t'en fait pas » lui assura la jeune femme.
Océane brûlait d'envie de dire à son amie ce qu'elle allait faire de son après midi, mais elle se retint. Elle ne voulait rien dévoiler avant d'être entièrement certaine et surtout pas avant que Sirius ne le sache. En effet, Océane avait cette fois ci de très bonnes raisons de croire qu'elle était enfin enceinte. Ce mois-ci, malgré le retard qu'elle avait remarqué immédiatement, elle n'avait rien dit, ne voulant pas ce faire de fausse joie. Mais cela faisait maintenant dix jours et elle ne voulait plus attendre plus longtemps avant de savoir. Elle avait donc pris en secret un rendez vous chez sa gynécomage et comptait s'y rendre avec Sirius. Elle voulait qu'il soit présent. Il avait été tenu à l'écart de l'annonce de sa première grossesse car elle craignait sa réaction et parce qu'il n'était pas près d'elle. Cette fois, elle voulait que se soit différent.
- « Tu es sur ? » insista gentiment Lily
- « Certaine ! Ne te fais pas de soucis pour moi ! » répondit Océane avec un grand sourire « Je ne penses pas que je rentrerais tard »
- « D'accord » répondit son amie en lui jetant un regard pénétrant.
Essayant de ne pas trop sourire et détournant son regard pour ne pas céder à la tentation de tout lui avouer.
- « Au revoir ! » lança-t-elle joyeusement
- « Au revoir ! » répondit Lily qui souriait aussi.
Océane quitta donc la maison des Potter et une fois dans la rue après s'être assuré que personne ne pouvait la voir, transplana rapidement.
Elle se retrouva dans la zone prévue pour les arrivées du Chemin de Traverse. Elle était toute excitée et ne tenait pas en place. Elle avait attendu ce moment depuis si longtemps qu'elle n'en revenait pas. Elle en était presque sure, elle portait enfin un enfant de Sirius et rien ne pouvait la rendre plus heureuse. Elle remonta le Chemin de Traverse d'un bon pas et arriva rapidement devant l'immeuble qui accueillait les locaux de Jasire. Sirius lui avait dit qu'il n'y avait pas beaucoup de travail en ce moment et c'est pourquoi elle n'avait pas de scrupules à venir le voir à l'improviste et à le faire quitter son poste. Elle poussa la porte de Jasire et aperçut Lucrécia.
- « Bonjour ! » lança-t-elle joyeusement à la secrétaire.
- « Bonjour Océane ! Sirius ne m'avait pas prévenu que tu allais passer ! » s'exclama la jeune femme
- « Il ne le sait pas lui-même ! » répondit-elle « Je peux le voir ? »
- « C'est-à-dire… » commença Lucrécia
- « Je le dérange ? » s'étonna la jeune femme « Il travaille ? »
- « Oui et non » répondit la jeune femme « James et lui sont avec la journaliste »
- « La journaliste ? » s'étonna Océane.
Elle ne se souvenait pas que Sirius lui ait déjà parlé d'un rendez-vous de ce genre. Elle vit Lucrécia sourire, elle devait faire une drôle de tête.
- « Mais vu que ce n'est pas un rendez-vous pour le travail à proprement parler, je pense que tu peux y aller… » lança la secrétaire
- « Tu crois ? »
- « Bien sur ! » assura la jeune femme en lui désignant la porte du bureau de James.
Océane hocha la tête et la remercia d'un sourire. Elle se dirigea vers le bureau de son ami. Elle frappa discrètement trois coups à la porte avant d'entrer. Elle aperçu immédiatement son mari. Sirius était assis sur une chaise à côté de James en face de ce qui lui semblait être une blondasse ayant plus de poitrine que de cervelle. Elle portait d'ailleurs un décolleté rose bonbon très échancré, une jupe d'un rose plus foncé remontait haut sur ses jambes croisées. Elle était beaucoup trop maquillée au goût de la jeune femme et tenait un bloc note sur lequel une plume d'un vert criard écrivait frénétiquement.
- « Pardon… » souffla Océane d'une toute petite voix.
Les trois personnes se tournèrent vers elle et la jeune femme remarqua le regard de dédain que la journaliste posa sur elle. Elle lui renvoya un regard mauvais.
- « Océane ? » lança Sirius en se levant et en s'approchant d'elle. « Il y a un problème ? » demanda-t-il en lui prenant les mains.
- « Non, non rassure toi… C'est juste que… »
Océane ne pouvait s'empêcher de sentir sur elle le regard méprisant de la journaliste sur leurs mains jointes à Sirius et elle.
- « Océane ? » continua Sirius
- « Pardon ! Non, je voulais juste te kidnapper pour l'après midi, mais je ne savais pas que tu avais du travail… »
- « Oh ! »
- « Mais je pense qu'on peut s'arrêter là non ? » proposa soudain James depuis la chaise où il était toujours assis.
Sirius se tourna vers lui sans lui lâcher la main.
- « Rita ? » demanda-t-il en s'adressant à la journaliste.
Puis réalisant que les présentations n'avaient pas été faites, le jeune homme se lança.
- « Pardon, Océane, je te présente Rita Skeeter qui est journaliste et qui va écrire un article sur Jasire pour nous permettre d'avoir plus de client. Rita, je vous présente Océane, ma femme »
Les deux jeunes femmes échangèrent un regard froid et se serrèrent la main.
- « Nous avons fini ? » demanda alors Sirius
- « Je…Je pense que oui » répondit la jeune femme visiblement à contre cœur.
- « Dans ce cas je vais partir, ça ne t'embête pas James ? »
- « Non, bien sur que non ! » assura le jeune homme en se levant.
La journaliste fut donc contrainte de se lever.
- « Je vais partir dans ce cas » déclara-t-elle et Océane en fut ravie.
Elle n'aimait pas du tout cette femme et elle était persuadée que Lily serait de son avis. Elle la regarda quitter la pièce après avoir lancer aux deux hommes un regard plus que suggestif qui déplu profondément à Océane. Fort heureusement pour eux, les garçons eurent le bon goût de paraître gênés. Ils échangèrent un rapide regard puis Sirius entraîna Océane hors du bureau, attrapa à la hâte sa veste et tous les deux quittèrent le bureau.
Une fois à l'extérieur de l'immeuble.
- « C'est quoi cette fille ? » demanda soudain Océane d'un ton sec.
La joie d'annoncer à Sirius qu'elle était peut être enceinte avait fait place à l'agacement et à une pointe de jalousie.
- « Une journaliste » répondit évasivement Sirius
- « Sirius ! » gronda la jeune femme « Je n'ai pas confiance, elle a l'air d'être… »
Elle chercha un moment ses mots mais fut déconcentré par le regard amusé de son mari.
- « Ne t'en fait pas ma belle. Elle ne t'arrive pas à la cheville, c'est toi que j'aime ! »
- « J'espère bien ! » répondit Océane en se glissant entre ses bras.
Elle l'entendit rire doucement et ne pu s'empêcher de grogner.
- « N'empêche que j'ai pas envie que tu la revois… »
- « On reparlera de tout cela plus tard ma belle… Comment s'est passée ta mission ? Pourquoi es-tu venu m'enlever ? »
D'un seul coup, comme s'il venait de lui jeter un sort, Océane oublia toute l'antipathie qu'elle ressentait pour cette journaliste blondasse, la jalousie qui lui tenaillait le ventre et l'agacement qu'elle ressentait en cet instant. Elle fit glisser ses mains sur ses bras pour venir encercler son cou et les noua derrière sa nuque, un sourire malicieux aux lèvres. Elle se mit sur la pointe des pieds et l'embrassa passionnément.
- « Pour ma mission je te raconterais ce soir, pour le reste… C'est une surprise » souffla-t-elle doucement contre ses lèvres.
Sirius la regarda avec curiosité et elle lui répondit par son plus beau sourire.
- « Je t'emmènes » déclara-t-elle et avant qu'il ait eu le temps de prononcer un mot, elle transplana avec lui.
Ils se retrouvèrent devant un grand bâtiment. Océane vit son mari se tourner vers l'immeuble et l'observer d'un air grave avant de se tourner vers elle d'un air surpris.
- « C'est le cabinet du docteur Matt ! » lança-t-il
La jeune femme se contenta d'hocher la tête. Elle vit alors le regard de son mari se poser sur son ventre puis se planter dans le sien. Ses yeux brillaient de joie, et elle en fut toute retournée.
- « Océane… » souffla-t-il d'une voix un peu étranglée.
- « J'en suis presque sur chéri » précisa tout de même la jeune femme alors qu'il prenait ses mains dans la sienne.
- « Ce n'est pas sur à 100 alors… » souffla Sirius dont les yeux avaient un peu perdu de leur éclat.
- « Non mais… »
- « Océane » soupira-t-il en lâchant ses mains pour venir prendre son visage délicatement « Tu t'es déjà fait souvent des fausses joies et quand je vois l'état dans lequel ça te met après… »
- « Chéri… »
- « Je n'ai pas envie de te voir pleurer une nouvelle fois parce que tu n'es pas enceinte » la coupa-t-il
Il se pencha alors et l'embrassa doucement. Lorsqu'il eut retiré ses lèvres des siennes, Océane plongea son regard dans le sien. Elle était convaincue qu'elle attendait un enfant de lui, elle voulait tellement qu'il sente qu'elle en était sure. Mais il n'y avait que des doutes et de la tendresse. Elle se mit alors à sourire et lança
- « Il n'y a qu'un seul moyen d'en être sur. Allons à ce rendez vous… »
Sirius hocha la tête et lui prenant tendrement la main, l'entraîna à l'intérieur du bâtiment.
Ils y étaient entrés depuis un peu moins d'une heure quand les passants qui déambulaient dans la rue entendirent un hurlement de joie déchirer le silence les faisant sursauter. Tenant la main d'Océane, Sirius sortit en courant la tirant derrière lui. Il se mit alors à crier de plus belle.
- « CA Y EEEEEEEEEEEEESSSSSSSTTTTTTT ! »
Il fit ensuite tourner Océane sur lui-même et la jeune femme se mit à rire de bonheur. Elle avait l'impression que son cœur était prêt à exploser tellement elle était heureuse. Elle était enfin enceinte, ils avaient enfin réussit à concevoir un nouveau petit être qui viendrait agrandir leur belle famille. Elle sentit soudain que Sirius l'attirait jusqu'à lui, et la prendre dans ses bras. Il l'embrassa tendrement et Océane remercia mentalement son mari de la tenir si bien contre son torse car elle ne sentait plus du tout ses jambes et avait l'impression qu'elle ne pourrait plus jamais tenir debout toute seule. Qu'elle aurait en permanence besoin d'être dans ses bras. C'est un peu essoufflée qu'elle se détacha de lui.
- « Tu vois ma belle » souffla-t-il tout doucement avec amour « On a réussit ! On va avoir un autre bébé »
- « Un deuxième bébé Black » continua-t-elle en souriant de bonheur, quelques larmes de joie se formant aux coins de ses yeux « C'est merveilleux »
Et tous les deux s'embrassèrent une nouvelle fois avec une infinie tendresse.
