Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !
Bonne lecture à vous tous… Aylala
o°O°o°O°o°O°o°O°o°O°o
Ce qui aurait pu se passer
Chapitre cent quatre : Emmène moi dîner ce soir…
«
Ca fait quatre
ans que nous sommes mariés
Tu m'as donné de beaux
enfants tu sais
Et depuis ce p'tit bal ou l'on s'est embrassé
Je
n'ai cesser de t'aimer »
Francis Lai (Emmène moi
danser ce soir)
- « Allez Harry ! Viens ! Tu vas finir par mettre Maman et Papa en retard ! » lança James en tendant la main à son fils qui était assis sur le tapis, les bras croisés et qui manifestement n'avait aucune envie de se lever.
Le jeune homme soupira. Pourquoi fallait-il que son fils décide de faire sa mauvaise tête juste à ce moment là ?
- « James, il faut qu'on y aille » lança la voix de Lily depuis l'entrée où elle aidait Syrielle à enfiler un pull bien chaud.
- « J'arrive dans cinq minutes le temps de résoudre un petit problème diplomatique ! » lança-t-il à sa femme.
Puis il s'approcha du tapis sur lequel son fils boudait toujours et s'accroupit devant lui.
- « Sois grand, bonhomme et viens. Tu vas aller dormir chez Tonton Sirius, c'est bien non ? »
- « Non ! » lança Harry avec un regard noir. « A veux viendir ! »
- « Non Harry, tu ne viendras pas avec nous ce soir »
- « Si ! »
- « Non, ce n'est pas un endroit pour les enfants et en plus, Maman et moi, on a quand même le droit de passer une soirée tranquille tous les deux »
Mais cet argument ne sembla pas du tout plaire au petit garçon qui replia ses jambes et enfoui sa tête à l'intérieur.
- « Harry » soupira James en posant sa main sur la tête de son fils « Tu vas bien t'amuser chez Sirius, il y aura Syrielle et Lalyh… »
Cette remarque fut accueillit par un grognement. James regarda son garçon d'un air un peu triste. Tout ceci était de sa faute. Il n'aurait jamais du parler de cette sortie au restaurant à Lily devant lui. Le pauvre ne sortait quasiment jamais de la maison et quand il en sortait ce n'était que pour se rendre toujours dans les mêmes endroits hautement sécurisés. Bien sur cela été nécessaire, mais comment expliquer à un enfant de trois ans et demi qu'il était sans doute l'enfant le plus menacé de tout le pays ? James comprenait parfaitement que son fils ait envie de les accompagner, mais ce n'était pas possible. Pour sa sécurité d'une part et puis aussi parce que Lily et lui n'allaient tout de même pas fêté leur sixième anniversaire entouré de toute leur marmaille. Il avait envie de ce moment un peu seul avec elle et elle en avait envie aussi. Sa décision était donc prise et irrévocable.
- « Harry James Potter ça suffit maintenant ! » lança-t-il d'un air un peu plus sévère mais sans élever la voix pour autant « Je ne te demande pas ton avis, je te demande de venir alors tu va obéir maintenant ! »
Mais le petit garçon ne fit pas un seul mouvement. James le saisit alors par la taille et le prit à son cou. Harry commença à se débattre.
- « Harry » soupira James « Sois gentil. Tu vas bien t'amuser et demain on passera la journée ensemble, mais ce soir, on ne restera pas avec toi »
Le petit garçon se calma alors et noua ses bras autour du cou de son papa qui se mit à sourire doucement.
- « C'est gentil mon grand » murmura-t-il doucement en se dirigeant dans l'entrée.
- « Ca va ? » demanda Lily qui tenait la main de Syrielle.
- « Oui, on a réglé tout ça » assura James en se baissant pour prendre sa fille de son bras libre.
En souriant, Lily récupéra ensuite la cape de son mari et en recouvrit soigneusement ses deux enfants pour les protéger de la fraîcheur de cette soirée d'automne puis tous quittèrent la maison. Ils traversèrent la rue pour se rendre chez Sirius. Ils entrèrent sans frapper et James laissa négligemment tombé sa cape sur le sol. Puis il déposa délicatement ses enfants et accompagné de sa femme se rendit dans le salon. Le spectacle qu'il y découvrit le fit sourire. Océane était confortablement installée dans le canapé, son pull remonté jusqu'en dessous de sa poitrine dévoilant son ventre nu et tout à côté d'elle, Sirius semblait passionné par les arabesques qu'il dessinait sur son ventre blanc. James était très heureux pour ses amis. L'annonce de la nouvelle grossesse d'Océane avait été un grand moment de joie. Lily, qui souriait aussi, émit néanmoins un petite raclement pour signaler leur présence. Les deux amoureux se retournèrent donc vers eux, l'air radieux.
- « Tiens, tiens, les Potter ! » s'exclama Sirius qui replaçait convenablement le pull de sa femme sur son ventre. « Vous venez nous déposer les monstres ? »
- « Oui » répondit James avant de jeter un coup d'œil à Harry qui jouait déjà près de la baie vitrée avec Lalyh et Syrielle.
Sa bouderie était belle et bien passé, et il en était ravi. Le voir de mauvaise humeur lui faisait toujours un pincement au cœur.
- « Vous les laissez là pour la nuit ? » demanda Océane.
James se tourna vers Lily. Personnellement, il ne voyait aucun problème à ce que les enfants passent la nuit de l'autre côté de la rue. Il savait qu'ils étaient en sécurité ici et cela lui permettrait de passé une nuit, entièrement seul avec celle qui avait toujours hanté ses pensées. Mais il savait que Lily n'était pas tout à fait de son avis.
- « Non, on reviendra les chercher » déclara-t-elle « J'ai besoin d'avoir tout mon petit monde autour de moi cette nuit »
James tendit la main et saisit celle de sa femme qu'il serra doucement. C'était bien ce qu'il pensait. Ce jour n'était pas seulement leur sixième anniversaire. Il était aussi malheureusement le sordide anniversaire de l'attaque qui avait faillit leur coûter la vie… Et cette journée qui aurait du être merveilleuse et pleine de on souvenir était teinté de crainte et d'angoisse dues à la guerre. James le regrettait, mais c'était ainsi, et il n'avait pas le pouvoir de le faire changer.
- « D'accord » répondit Océane en souriant faiblement « Sirius vous attendra »
- « Pourquoi moi ? » s'indigna le jeune homme
- « Parce que moi j'irai me coucher ! » rétorqua la jeune femme en souriant
- « Bon, on va vous laisser » lança James qui s'était rapproché doucement de sa femme.
- « D'accord ! Bonne soirée les amoureux ! » s'exclama Sirius en souriant
- « Merci » souffla Lily en commençant à se tourner vers la porte.
- « Vous ne dîtes pas au revoir aux petits ? » demanda Océane
- « Non, s'ils ne nous voient pas partir, vous n'aurez pas droit à une crise de larmes » répondit Lily « En plus, Harry a déjà fait un caprice, je n'ai pas envie de le gronder avant de partir »
James hocha la tête, elle avait raison. C'est donc sans plus de cérémonie que tous les prirent congé. Une fois sa cape récupérée, la main de sa douce Lily précieusement enveloppée de la sienne, James quitta la maison. Une fois dans la rue, Lily s'arrêta. James l'imita et tous les deux se tournèrent vers la maison où ils venaient de laisser leurs deux enfants. La jeune femme la contempla un moment l'air grave.
- « Si tu préfères qu'on annule pour pouvoir passer la soirée tous en ensemble à la maison Lily, je comprendrais » souffla-t-il tout contre son oreille.
La jeune femme sursauta et se tourna vers lui. Délicatement, il posa sa cape sur ses épaules d'un geste très tendre.
- « James, je ne… »
- « Ecoute moi » la coupa-t-il en déposant son index sur ses lèvres « Si tu dois être angoissée et stressée toute la soirée parce que tu as peur pour eux, ça ne vaut pas la peine. On en aura d'autre des sorties en amoureux. Je veux que tu te sentes à l'aise »
- « Chéri, j'ai envie de passer cette soirée avec toi et de célébrer notre anniversaire. Ca va passer, ce n'est rien. J'ai vraiment envie d'être avec toi et je me sens bête de stresser alors que je sais qu'ils sont en sûreté. »
- « Tu en es sûre ? »
- « Certaine ! Je ne vais plus penser à rien d'autre qu'à toi à partir de maintenant »
- « J'aime te l'entendre dire. » murmura-t-il.
Il se pencha vers elle et l'embrassa tendrement et en profita pour la faire transplaner avec lui jusqu'au petit restaurant romantique qu'il avait choisit pour leur soirée. En voyant le regard brillant de joie de sa femme quand elle regarda l'enseigne lui assura qu'il avait fait le bon choix. Il entra après elle dans l'établissement coquet et agréable, joliment décoré et très calme. Un serveur vint les voir et les dirigea rapidement vers leur table. James aida Lily à s'installer et vint se placer en face d'elle en souriant. La jeune femme se pencha pour humer le parfum des roses qui composaient le bouquet posé au milieu de la table. Au moment où elle caressa du bout des doigts les pétales pourpre des fleurs, la bague qu'elle portait scintilla sous la lumière des chandeliers. James se mit à sourire. Il la lui avait offerte le matin même, elle était du même vert que ses yeux et Lily l'avait beaucoup aimé. Son regard croisa celui de sa femme qui lui souriant tendrement.
- « Je t'aime » murmura-t-elle doucement en tendant la main pour entrelacer ses doigts aux siens
- « Moi aussi » répondit-il sur le même ton.
Ils restèrent un moment à se dévorer du regard, indifférent à tout ce qui se passait autour d'eux. L'arrivée du vendeur venu prendre leur commande les ramena un peu brutalement à la réalité. Ils s'empressèrent donc de commander pour pouvoir être à nouveau seuls.
- « J'ai l'impression d'être de retour à l'époque de Poudlard, il y a six ans… Je n'en revenais pas, tu venais de m'embrasser »
La jeune femme se mit à sourire doucement.
- « J'en mourrais d'envie depuis un petit bout de temps. Ca a été un très beau moment pour moi aussi. Le premier d'une longue série »
- « Comme c'est loin tout ça… C'était le bon vieux temps »
- « Celui où tu passais ta vie à me harceler et à me faire enrager par tous les moyens possibles et imaginables ? » demanda la jeune femme en piochant dans la coupelle de biscuits apéritifs
- « Tu exagères »
- « Absolument pas ! »
Tous les deux se regardèrent d'un air amusé.
- « C'est quand même toi qui menait le jeu. Il aurait suffit que tu acceptes mon amour dès le départ et que tu sortes avec moi tout de suite ! »
- « Si j'avais fait ça, je ne suis pas sure qu'on serait toujours ensemble aujourd'hui et puis… Tu m'énervais trop à l'époque ! Tu étais horripilant »
- « Aie ! Même six ans plus tard ça fait toujours mal de t'entendre dire ça ! » pouffa d'un air faussement dramatique.
- « Oui, mais maintenant tu es mon prétentieux à moi ! » répondit-elle malicieusement en lui adressant un clin d'œil.
James lui fit son plus beau sourire avant de reprendre son sérieux.
- « Tu penses que ça aurait pu ne pas marcher entre nous ? » demanda-t-il à moitié inquiet.
- « Si on s'était lancé trop tôt ? Peut-être… Je pense vraiment qu'il y a six ans, on était enfin prêt à franchir le pas »
- « Pour notre plus grand bonheur… »
- « Pour notre plus grand bonheur ! » répéta Lily en souriant tendrement.
Lily bu ensuite une grande gorgée de son verre de jus de fruit sous le regard attendri de James. Par Merlin, comme il pouvait l'aimer. Comme il était heureux avec elle à ses côtés. Il n'imaginait pas autrement le bonheur qu'avec elle.
Ils passèrent une excellente soirée, et se régalèrent. Ils parlèrent longtemps de tout et de rien, ils se disaient des mots doux entre chaque souvenir heureux dont ils se souvenaient. Ils rirent beaucoup et cela leur firent du bien. Lorsqu'ils quittèrent le restaurant tendrement enlacés, ils étaient détendus et heureux.
- « Tu as passé une bonne soirée mon cœur ? » demanda tendrement James
- « Excellente. Merci d'être amoureux moi et de faire toutes ces belles choses pour moi »
- « Merci à toi mon cœur » souffla-t-il
Il s'embrassèrent tendrement devant le restaurant et marchèrent encore quelques minutes enlacés et profitant de cette merveilleuse soirée qu'ils avaient la chance de passer ensemble malgré tous les obstacles qui s'étaient dressés devant eux ces dernières années.
o°O°o°O°o°O°o°O°o°O°o
Les feuilles jaunies et rougeoyantes craquaient sous les pas lourds et brusques de Rubeus Hagrid. Il se redressa un peu et enroula un peu mieux autour de sa main la rugueuse corde qui était reliée à la carriole qui contenait un lourd tas de bois destiné à être rangé dans sa réserve personnelle. A l'approche de l'hiver, les créatures de la Forêt Interdite les plus faibles avaient du mal à survivre et il aurait beaucoup de travail. Il ne pourrait plus s'inquiéter de son petit confort, il avait donc préféré s'en charger à l'avance. Il n'était plus très loin de sa hutte. Il s'arrêta un moment et contemplait le parc. A cette heure de la journée il était désert. Tous les élèves étaient à l'intérieur en cours ou dans leurs salles communes… Il soupira. Comme ce temps semblait lointain pour lui. Il regrettait vraiment sa scolarité. Sans doute parce qu'elle avait été interrompue précipitamment et prématurément. Il ne se plaignait pas de sa vie, il l'aimait bien. Evidemment, comme tout le monde, il été passé par des périodes difficiles mais globalement il n'y avait pas grand-chose qu'il regrettait dans sa vie.
Son père aurait sans doute été un peu déçu de voir qu'il n'avait pas eu l'ambitieux métier qu'il avait dû imaginer pour lui, mais Rubeus ne se voyait pas comme un homme malheureux, au contraire. Il avait un toit, et un métier. Et tout cela grâce au professeur Dumbledore. Hagrid le considérait comme le plus grand sorcier de tout les temps. En tout cas, il était le plus généreux et le plus tolérant. Il n'imaginait même pas ce qu'aurait pu être sa vie s'il n'avait pas été là.
Le cri d'un corbeau
passant au dessus de lui le tira de ses rêveries. Il ajusta un
peu mieux la corde et reprit sa route. Une fois arrivé devant
chez lui, il plaça le chargement de bois devant son petit abri
prévu à cet effet et chargea le bois consciencieusement
pour qu'il ne prenne pas l'humidité. Puis il se redressa
en faisant craquer certaines de ses vertèbres et secoua sa
tête d'un geste vif. Il rangea la carriole à l'endroit
prévu et entra chez lui.
Il fut accueillit par des
jappements et des aboiements joyeux. Crockdur lui sauta dessus à
peine la porte franchit. C'était maintenant un animal de
bonne taille, mais ça n'en restait pas moins un jeune chien
tout fou. Toute à sa joie de voir son maître revenir, il
se mit à tourner en rond en remuant frénétiquement
la queue. Il manqua de faire tomber une chaise et renversa tout ce
qui se trouvait sur la table. Par chance il n'y avait rien de bien
important.
- « Tout doux, grosse boule de poils ! » lança-t-il de sa voix grave et sourde à l'animal qui ne sembla pas se calmer pour autant.
Hagrid fit les quelques pas qui le séparaient de sa cheminée. Sur le feu, un chaudron bouillonnant était posé. Ce munissant d'une large cuillère en bois, il en remua le contenu. Il s'agissait de son dîner. Un ragoût qu'il avait lui-même confectionné grâce aux légumes de son potager. Bien sur il n'avait pas tout à fait l'allure de celui que les elfes de maison servaient dans la Grande Salle, mais il ne s'en dégageait pas moins une agréable odeur. Une fois assuré que son repas suivait sa cuisson normale, il se rendit près de son lit et se laissa tomber assis sur le patchwork qui lui servait de dessus de lit. Tout était calme aux alentours et on entendant pas d'autre son que celui du vent jouant des les feuilles des arbres. La première semaine de novembre s'était monté peu clémente au niveau du temps et Hagrid n'était pas mécontent d'être rentré au chaud, chez lui. Il prit une grande inspiration et profita du calme relatif qu'offraient les jeux de Crockdur dans sa hutte.
Il mit quelques minutes à remarquer le hibou perché sur le rebord de sa fenêtre fermée. Il se leva aussitôt d'un bond qui fit trembler les lattes de bois de son plancher. Il se précipita à la fenêtre qu'il ouvrit en grand, ce moqua éperdument du vent qui s'engouffrait dans sa maison. Le hibou avait piètre allure. Ses plumes étaient ébouriffées par le vent, avaient gonflées et certaines s'étaient retournées. Il ne bougeait pourtant pas, gardant noble et fier allure. Ce n'est qu'en voyant le sceau que portait le parchemins qu'il amenait que Hagrid comprit. Il s'agissait d'un hibou du Ministère, spécialement dressé pour garder une allure digne et respectable en toute circonstance. Hagrid fit entrer le volatile dans sa hutte et referma soigneusement sa fenêtre. Après avoir ôté le message accroché aux serres du rapace, il le jeta négligemment sur son lit. Il avait des choses plus urgentes à faire que de lire un message du Ministère : il avait un hibou à s'occuper.
Il lui lustra le plumage, remettant de l'ordre parmi les plumes rebelles, lui offrit à boire et à manger. Reconnaissant, le hibou mordilla gentiment l'extrémité de ses doigts pour le remercier.
- « De rien mon beau » souffla Hagrid en souriant « Tu n'as pas l'habitude que tes clients prennent soin de toi pas vrai ? Les grands de ce monde n'ont pas de temps à consacrer à des animaux pas vrai ? »
Il eut pour tout réponse un ululement sonore. D'une petite tape du bout des doigts, Hagrid invita alors le volatile à se poser sur son avant bras. Puis il le raccompagna jusqu'à la porte qu'il ouvrit et le vit s'envoler avec grâce et dextérité. Il le regarda s'éloigner un moment, rappela Crockdur qui en avait profité pour filé jouer dans le parc de Poudlard et referma sa porte.
Son regard se posa soudain sur le parchemin du Ministère qu'il avait négligé auparavant. Il soupira. Ce genre de parchemin apportait en général de fort mauvaises nouvelles. Il avait passé les mois précédents à faire des allez retours entre Poudlard et le Ministère. Depuis qu'il avait été avéré qu'un Basilic avait vécu à Poudlard – il soupira une nouvelle fois en pensant tout ce qu'il aurait pu faire si le professeur Dumbledore ne l'avait pas empêcher d'approcher cette merveilleuse créature- il avait fallu rouvrir le dossier du meurtre de Mimi Geignarde. Il avait du une nouvelle fois expliquer qu'Aragog n'était en aucun cas responsable de ce décès comme il l'avait toujours dit. Bien sur, il n'avait pas mentionné qu'Aragog vivait toujours dans les tréfonds de la Forêt Interdite. Il préférait que tout le monde considère les Acromentulas comme absent de Grande Bretagne. Pour la sécurité d'Aragog et de sa colonie… Il soupira donc en ouvrant le parchemin. Il en avait assez de tous ces rendez-vous au Département de Justice Magique où il ne cessait de répéter toujours la même chose dans des salles d'audience sordides et déprimantes.
Il décacheta d'un geste vif le sceau et commença sa lecture.
Javotte
Sarrhus
Directrice adjointe du Département de Justice
Magique
Chargée des réouvertures de dossier.
Bureau
745 box 2
Monsieur Rubeus Gargan HAGRID
Nos services
ont bien pris note de votre recours judiciaire concernant l'affaire
B6-234 de juin 1942.
J'ai le plaisir de vous informer par la
présente que votre demande d'acquittement du 05 juin 1983 a
été acceptée. A la lumière des évènements
nouveaux que vous avez apporté, le jugement à été
révisé en votre faveur le 03 novembre 1983. Le verdict
vous reconnaît non coupable du meurtre de mademoiselle Myosotis
Sullivan, actuellement « Mimi Geignarde » et toutes les
charges qui pesaient contre vous ont été levé.
Veuillez
par conséquent monsieur, vous rendre dans les plus brefs
délais au Service de Régulations des Marginaux ( sous
département du Service de Justice Magique, corridor C porte 3)
muni de ce document, pour vous faire rayé des registres. Cette
formalité vous permettra d'obtenir une attestions vous
autorisant à acheter une nouvelle baguette magique.
Veuillez
agréer monsieur, l'expression de mes sentiments
distingués.
Javotte Sarrhus.
Hagrid observa un moment le morceau de parchemin sans parvenir à former une pensée cohérente. Il était blanchi, officiellement blanchi. Il tenait entre ses mains la preuve que le Ministère reconnaissait son innocence. On l'avait enfin écouté, on l'avait enfin cru !
De lourdes larmes se formèrent au coin de ses yeux. Ce jour devait sans doute être le plus beau de toute sa vie. Il avait du mal à y croire. Ses mains tremblaient un peu. Il pourrait avoir une baguette, une vraie ! Il ne serait plus obligé de se servir de son vieux parapluie rose qu'il avait lui-même trafiqué à partir des quelques copeaux de sa première baguettes qu'il avait réussit à récupérer.
Il était tellement heureux qu'il se mit à sautiller sur place faisant trembler les meubles. Il fallait qu'il annonce la nouvelle à quelqu'un. Il ne pouvait pas garder cela pour lui. Il quitta alors sa maison en faisant claquer la porte. Il se tourna vers la Forêt Interdite. Il faudra qu'il mette Aragog au courant, après tout, il avait été concerné par cette affaire. Mais pour le moment, il y avait une personne qu'il voulait voir.
Il traversa le parc de Poudlard en courant, la joie lui donnait des ailes. Il poussa les lourdes portes et entra dans le Hall. Il parcourut les couloirs sans y prendre garde. Il n'était même pas sur de décider par lui-même. C'était comme si ses gestes étaient mécaniques et machinaux. Une seule pensée lui occupait l'esprit : il était blanchi. Il arriva bien vite devant le bureau du professeur Dumbledore.
- « Suçacide » lança-t-il d'une voix essoufflée.
Maintenant qu'il n'était plus en mouvement, il sentit un point de côté le lancer douloureusement dans son flanc. Il y plaqua une de ses larges mains et appuya fort pour faire le faire passer. Il fallut quelques minutes pour que la gargouille qui gardait l'entrée du bureau ne termine son pivotement. Ces quelques secondes semblèrent une éternité à Hagrid tant il avait hâte d'annoncer la bonne nouvelle au Directeur. Lorsque la voie fut dégagée il s'y engouffra jusqu'à rejoindre la porte du bureau qui était fermée. Il frappa trois coups secs et attendit.
- « Entrez » lança la voix de Dumbledore de l'autre côté.
Sans attendre d'avantage il ouvrit la porte et pénétra dans le bureau où il fut accueillit par un sourire bienveillant.
- « Hagrid ! Que me vaut le plaisir de ta visite ?! » lança le vieux professeur en se levant.
- « Le… Le… Ministère… » souffla Hagrid qui tentait vainement de reprendre une respiration normale.
- « Encore… » soupira Dumbledore en se dirigeant vers lui
- « Non » lança Hagrid en lui tendant le morceau de parchemin.
Etonné, le professeur s'en saisit et en commença la lecture. Hagrid pu alors voir son regard s'agrandir et s'emplir de joie au fur et à mesure de sa lecture.
- « Voilà une merveilleuse nouvelle ! » déclara-t-il en se mettant sur la pointe des pieds pour pouvoir tapoter amicalement l'épaule de son garde chasse. « Il faut fêter ça ! » déclara-t-il ensuite en faisant apparaître une bouteille d'un liquide ambré.
- « Je suppose que tu ne seras pas contre un verre de l'excellent hydromel vieillit en fut de chêne de la charmante madame Rosemerta ? »
Hagrid acquiesça d'un signe de la tête et s'installa sur une chaise du bureau.
- « Un nouvel horizon s'ouvre devant toi Rubeus » lança le professeur Dumbledore. « Le réalises-tu ? »
- « Pas vraiment professeur » répondit très honnêtement Hagrid avant de boire cul sec le verre qu'il lui avait tendu.
- « C'est tout à fait normal » assura le professeur « Tu viens tout juste d'apprendre cette excellente nouvelle. J'ai toujours su, depuis le jour où tu as fait cette demande que tu aurais gain de cause. Il ne pouvait plus nier ton innocence avec la découverte du Basilic. »
Hagrid hocha la tête. Lui avait toujours eu un doute. Les sorciers ne se montrait que rarement clément envers ceux qui différaient un tant soit peu de leurs normes.
- « C'est pourquoi »
poursuivit le professeur « J'ai pris la liberté de
réfléchir à ton avenir »
Hagrid se
redressa un peu.
- « Professeur ? »
- « Oui Hagrid. Garde-Chasse est un métier que tu as effectué avec zèle et passion, je n'ai à aucun moment regretté de t'avoir confier ce poste. Mais maintenant que tu as été reconnu innocent…Ce n'est plus un poste approprié pour toi »
Les entrailles de Hagrid se resserrèrent.
Maintenant qu'il n'était plus coupable, le professeur
allait lui demander de partir ? Il allait lui dire de trouver un
emploi ailleurs ? Il ne l'avait donc gardé que par pitié
?
Il sentait des sueurs froides lui couler le long du front. Il le
regarda avec anxiété
- « C'est pourquoi j'ai décidé de te proposer de devenir professeur à Poudlard. » continua le professeur Dumbledore.
La nouvelle fut un tel choc pour Hagrid qu'il manqua de tomber de sa chaise. Il n'en revenait pas. Lui professeur ?! Même dans ses rêves les plus fous il n'y avait jamais songé.
- « M…m… moi ? » balbutia-t-il
- « Il me semble que le cours de Soins aux Créatures Magiques semble le plus approprié qu'en penses-tu ? le professeur Trépied m'a fait part à la rentrée de son désir de prendre sa retraite en juillet prochain. Il m'avait plus ou moins laisser entendre que son neveu, monsieur Brûlopot pourrait être intéressé, mais je t'avoue honnêtement que je préfère te confier le poste »
Hagrid cru qu'il allait s'évanouir tant il était heureux. Il n'en revenait pas.
- « Oh, bien sur si tu préfères chercher un autre travail ailleurs… »
- « NON ! » hurla Hagrid « Non, je serais ravi de travailler ici ! »
- « A la bonne heure ! L'an prochain Poudlard t'accueillera donc comme nouveau professeur ! » lança le professeur Dumbledore avec un grand sourire. « Toutes mes félicitations » ajouta-t-il en lui tendant la main
Hagrid lui tendit la sienne et lui donna une enthousiaste poignée de main qui faillit déboîté l'épaule du vieil homme. Ce jour était vraiment merveilleux.
o°O°o°O°o°O°o°O°o°O°o
La nuit était tombée depuis peu. Albus Dumbledore était seul dans la pièce principale du Quartier Général de l'Ordre du Phoenix. Il faisait sombre, la seule source de lumière provenant des braises qui rougeoyaient dans l'âtre. Le directeur de Poudlard contemplait par la fenêtre le paysage campagnard qui s'étendait devant lui. Un léger sourire étirait ses lèvres. L'annonce du blanchiment officielle de Hagrid pour le meurtre de Mimi Geignarde l'avait mis de bonne humeur pour la journée au moins. Il était enchanté de cette nouvelle presque autant que par l'enthousiasme que Rubeus avait manifesté en apprenant qu'il réclamait ces services pour la prochaine rentrée.
Il réalisa alors qu'on ne distinguait plus rien dans la chaumière. D'un coup de baguette il raviva le feu dans la cheminée et fit apparaître plusieurs bougies qui rendirent tout de suite l'endroit bien plus accueillant. Ce qui serait un confort non négligeable pour la soirée à venir. En effet, ce n'était pas par plaisir qu'il patientait seul ici. Il attendait Severus Rogue. Ce dernier ne devait d'ailleurs plus tarder.
Le professeur Dumbledore soupira. Même s'il le regrettait, il devait se rendre à l'évidence, Lord Voldemort était en ce moment en position de force. Il avait su frapper juste et fort pour accroître doucement et sûrement sa puissance… Le rôle de Severus devenait donc de plus en plus capital si l'on voulait éviter le maximum d'attentats et de bains de sangs. Malheureusement avec sa puissance, la méfiance du Mage Noir avait encore augmenté et c'était une grande chance si Severus faisait encore parti de ses intimes. Le professeur Dumbledore avait fortement craint, après la mission au Ministère que Voldemort ne se doute que la fuite était provenue de lui. Mais il avait plutôt soupçonné ses novices, ce qui avait sauvé la peau du Maître des Potions.
Dumbledore appréciait à leurs justes valeurs les risques que prenait Severus. Ces preuves de sa loyauté envers l'Ordre seraient autant de preuves qu'il pourrait annoncé plus tard pour se protéger des représailles judiciaires. Car Dumbledore continuait d'espérer plus fort que tout que cette guerre prendrait fin et que les coupables de cet infâme gâchis payeraient pour les horreurs qu'ils avaient commises.
A cet instant la porte du Quartier Général s'ouvrit, et chaudement enveloppé dans sa cape noire, Severus Rogue entra.
- « Bonsoir » souffla-t-il en se dévêtissant.
- « Bonsoir Severus » répondit le professeur en s'approchant de la table qui occupait le centre de la pièce. Les deux hommes s'assirent l'un en face de l'autre sans un mot et se fixèrent un court instant avant que le professeur ne reprenne la parole.
- « Quelles sont les nouvelles ? »
Le Maître des Potions se redressa un peu sur sa chaise et croisa ses mains devant lui sur la table.
- « Il a de nouveaux projets » commença-t-il d'un air grave « Il n'en a pas beaucoup parlé et encore, à mot couvert mais j'ai cru comprendre qu'il allait mettre Karkaroff sur le coup »
- « De quoi s'agit-il Severus ? » demanda Dumbledore
- « Des géants » souffla le jeune professeur d'un air grave.
Le professeur Dumbledore observa un moment son collègue d'un grave. La période qui avait vu le début de la montée de Voldemort et de ses mangemorts avait été particulièrement marquée par des attaques de géants. Ces êtres avaient vu en le Mage Noir celui qui pouvait les aider à assouvir leur désir de liberté. D'un naturel agressif, ils avaient tué par dizaines sorciers et sorcières, femmes et enfants. Ils avaient rasés des villages entiers et dévastés nombres de cultures. Heureusement, depuis plusieurs années, quand l'influence de Voldemort avait commencé à baissé, les géants avaient été maîtrisés et escortés dans leurs territoires. Ils n'avaient pas depuis tenté de franchir les limites de leurs montagnes. Mais maintenant que Voldemort croyait avoir retrouvé toute sa puissance, il n'était pas étonnant qu'il fasse de nouveau appel à eux…
- « Il a demandé à Igor Karkaroff, toute affaire cessante, de réunir une équipe de sorcier compétent pour l'accompagner et convaincre les géants de se rallier à lui »
Dumbledore soupira et lissa un moment sa longue barbe blanche d'un air grave.
- « Nous ne pouvons pas le laisser faire ceci sans réagir » souffla-t-il d'un air grave
- « Je vois mal ce que nous pouvons faire » rétorqua Rogue avec une pointe d'insolence dans la voix.
- « Nous allons nous aussi envoyer un émissaire chez les géants » déclara Dumbledore comme s'il s'agissait de la chose la plus naturelle du monde.
Rogue eu un léger sursaut de surprise et regarda le professeur comme si celui avait perdu l'esprit.
- « Pardon ? » demanda-t-il avec surprise.
- « Nous ne devons pas commettre les mêmes erreurs que par le passé ! Nous devons tendre la main aux géants cette fois-ci. Tout comme nous tendons la main aux lycanthropes. »
Le professeur Dumbledore entendit très clairement le raclement de gorge dédaigneux que son collègues avait fait entendre mais choisit délibérément de faire comme si de rien n'était.
- « Mais enfin qui allons nous envoyer pour cette mission ?! Nous ne sommes pas si nombreux que cela et beaucoup d'entre nous ont une vie sociale qui les empêchera de quitter le pays pendant une si longue période ! » lança Rogue avec scepticisme.
- « Ne t'en fais pas pour ça, j'ai justement sous la main l'homme de la situation »
- « Et puis-je demandé qui ? » demanda Rogue avec un insolent intérêt
- « Bien sur, Rubeus » déclara Dumbledore en souriant.
Il crut alors que Rogue allait s'étouffer. Il bondit presque de sa chaise qu'il manqua de renverser.
- « Rubeus ?! Vous voulez dire Hagrid ? Rubeus Hagrid ?! »
- « Lui-même » répondit calmement le professeur « Je n'en connais pas d'autre »
- « C'est une plaisanterie ? » demanda Rogue d'un ton beaucoup plus froid.
- « Absolument pas »
- « Mais enfin professeur ! Vous ne pouvez tout de même pas confier une mission aussi délicate à ce gros balourd de Hagrid ! » s'emporta le Maître des Potions
- « Severus ! Je ne te permets pas de parler ainsi d'un de tes collègues ! Et sache que j'ai une confiance pleine et entière en Hagrid ! Je lui confierais ma vie s'il le fallait ! »
Rogue eut un nouveau soupir de dédain.
- « Il fera ce que je lui demanderais de faire, il y mettre tout son cœur et toute sa bonne volonté ! » assura le professeur avec gravité.
- « Si vous le dîtes » grogna Severus « Mais il n'empêche que face à Karkaroff et les hommes qu'il aura choisi je doute que Hagrid seul face le poids ! Il ne peut même pas jeter le moindre sort ! »
- « Détrompes toi sur ce point. Il a reçu aujourd'hui même le droit de posséder à nouveau un baguette et d'user légalement de la magie »
- « Hourra » ironisa avec cynisme Rogue
- « De toute façon, je ne te demande pas ton avis Severus, ma décision est prise. »
- « C'est ce que j'avais cru comprendre »
- « Très bien, puisque nous sommes d'accord se point… » lança Dumbledore avec ironie « J'aimerais que tu m'en dises plus. Quand Karkaroff devait-il prendre la route ? »
- « Le plus tôt possible, ce qui signifie qu'à l'heure qu'il est, il doit déjà être en route. »
- « Nous n'avons donc pas beaucoup de temps devant nous » lança Dumbledore
- « Ca m'en a tout l'air »
- « Dans ce cas… »souffla le professeur.
Il s'approcha de la cheminée dans lequel le feu brûlait joyeusement. Non loin, se trouvait un petit meuble en bois sombre. Le professeur Dumbledore l'ouvrit et en sortit un grand bocal en terre cuite qu'il ouvrit. Il contenait de la Poudre de Cheminette. Après avoir posé le bocal sur le sol, il s'agenouilla devant l'âtre. Il se tourna vers Severus.
- « Excuse moi un instant, j'ai une communication importante à passer »
Rogue haussa les épaules et d'un geste de la
main lui signifia que cela lui était égal. Dumbledore
se tourna donc vers le brasier en prenant une énorme poignée
de poudre et la lança dans les flammes avant d'y aventurer
sa tête.
Il ferma très fort ses paupières pour
les protéger de la suie et de la cendre qui tourbillonnaient
dans tous les sens. Sa tête tourna longtemps avant de
s'immobiliser, il s'agissait d'un long voyage. Lorsqu'il
arriva enfin, il ouvrit les yeux et aperçut devant lui une
longue et vaste salle joliment décorée. Il voyait les
pieds d'un très beau bureau de style Louis XV au dessous
duquel une paire de jambes se balançait en cadence. Il émit
un léger raclement de gorge mais cela ne suffit pas à
signaler sa présence.
- « Madame Beaupré ? Apolline ? » appela-t-il alors un peu plus fort.
Le balancement des pieds cessa immédiatement et il les vit se poser sur le sol. Puis dans un crissement de chaise qu'on fait traîné sur le sol, ils disparurent avant de réapparaître et de s'approcher de la cheminée. Bientôt, Dumbledore vit la femme se baisser et apparaître devant lui. Un grand sourire fleurissait sur son visage ridé par la vieillesse. Apolline Beaupré restait une très belle femme malgré son grand âge.
- « Dambleudore ! Quelle surpriseu ! »
- « Bonsoir Apolline, je m'excuse de vous déranger aussi tard. Vous êtes toujours aussi charmante ! »
- « Dambleudore vous eutes toujours un grand flatteur ! Cela feusait longtemps queu vous n'eutiez pas veunu à Beauxbâtons ! »
- « Je le sais très chère, mais vous savez comme moi que s'occuper d'un établissement comme les nôtres demande beaucoup de temps. »
- « Jeu suis teut à fait de votreu avis ! » assura Apolline Beaupré « Mais diteu moi Albeus, pourquoi cetteu soudain visiteu ? »
- « Il s'agit d'une affaire importante » répondit Dumbledore « Apolline, il faudrait absolument que je parle à la fille de votre frère »
- « Olympe ? Mais pourquoi ? »
- « Je vais sans doute avoir besoin de son aide pour une affaire délicate où toutes les bonnes volontés sont bonnes à prendre. Pourrez-vous lui demander de venir me voir à Poudlard rapidement »
- « Jeu lui dirai dès deumain Albeus ! Soyez en assuré ! »
- « Merci infiniment Apolline ! » remercia le professeur
- « Mais queulle est donc cette mission qui néceussite les talents de ma nièceu ? » demanda la directrice de Beauxbâtons d'un air curieux.
- « Mieux vaut ne pas trop en parler pour le moment » conseilla le professeur Dumbledore.
Note
: Les paroles exactes de la chanson de Francis Lai sont :
«
Aujourd'hui ça fait six ans que nous sommes mariés
Tu
m'as donné de beaux enfants tu sais
Et depuis ce p'tit bal
ou l'on s'est rencontré
Je n'ai cesser de t'aimer »
