Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !
Bonne lecture à vous tous… Aylala
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Ce qui aurait pu se passer
Chapitre cent cinq : Les journalistes
«
Beaucoup de mots, très peu d'humour,
Moitié pinson,
moitié vautour
Ça dépend de l'heure et du
jour,
De l'édition et du tirage
Ils ont autant d'élan
moral
Qu'ils ont de pages à leur journal
Ça fait
du bien, ça fait du mal,
Ca dépend de leurs
avantages
Ils vous habillent à leur façon,
Vous
prêtent des déclarations
Vous coupent en deux ou
trois tronçons,
ils vous tuent puis ils vous éventrent
Ils
racontent ce qu'ils ont su,
D'un autre qui est bien connu
Un
autre qui est très bien vu
Quand ils n'ont rien su ils
inventent »
Jean-Pierre Ferland
- « Je n'ai pas envie… » souffla Lily d'une toute petite voix
- « Mon cœur ! » soupira James en venant se poster accroupit près du canapé où elle était assise « Je sais bien que ça n'a rien de réjouissant, mais c'est pour toi, pour ta santé et celle du bébé »
- « Vous allez me manquez ! Je vais m'ennuyer toute seule là bas ! »
- « Tu verras, on viendra te voir tout le temps ! Tu ne verras aucune différence sauf que tu ne seras pas dans la maison »
Lily soupira et posa ses mains sur son gros ventre. La naissance de son deuxième fils étant prévue deux semaines plus tard, la gynécomage lui avait demandé de se rendre à Ste Mangouste pour y passer les derniers jours de sa grossesse. Les meilleurs gynécomages et sages mages s'assureraient ainsi que tout ce passerait bien pour elle et pour Jack. Car personne ne voulait prendre de risque, ce bébé avait déjà eu beaucoup de chance de survivre…
- « Allez mon cœur, il faut y aller » souffla James en posant délicatement sa main sur la joue de sa femme.
Lily hocha doucement la tête et le jeune homme se redressa.
- « Harry ! Syrielle ! » appela-t-il en tendant ses mains en direction de ses deux enfants qui jouaient un peu plus loin.
Le frère et la sœur se levèrent et accoururent.
- « Faites un gros bisou à Maman avant qu'on s'en aille » souffla-t-il en les poussant vers Lily.
La jeune femme ouvrit alors les bras pour y accueillir ses deux petits amours.
- « Maman va à l'hôpital » leur expliqua-t-elle d'une voix douce « Pour que je puisse me reposer et être en pleine forme avant que le bébé n'arrive. Vous viendrez me voir tout à l'heure. Je vais penser très très fort à vous mes chéris. »
Elle déposa d'énormes baisers sur leurs petites joues avant de les laisser repartir. Elle les regarda retourner à leur jeu en soupirant.
- « Ne t'en fait pas Lilynette ! » lança soudain la voix de Sirius, qui installé dans un coin du salon s'était montré le plus discret possible jusqu'alors. « Je les emmène te voir dès que tu te seras bien installée là-bas »
Lily hocha la tête, mais cela ne lui donnait pas pour autant l'envie de quitter le confort de son canapé…
- « Mon coeur… » murmura James en lui tendant la main avec tendresse
Elle soupira une nouvelle fois et posa sa main dans celle de son mari. Il la releva tout doucement et posa un baiser sur sa tempe.
- « C'est parti ! » lança-t-il doucement en s'éloignant d'elle pour récupérer un sac qui contenait toutes les affaires dont Lily auraient besoin en attendant l'arrivée de Jack ainsi naturellement que les affaires du bébé.
- « Au revoir » souffla la jeune femme d'une voix un peu étranglée
- « Au revoir » répondit Sirius en lui adressant un joyeux signe de la main.
Lily ne peut s'empêcher d'aller une dernière fois embrasser ses deux premiers enfants avant de rejoindre James sur le pas de la porte. Une fois dehors, elle regarda sa maison d'un air triste. Elle sentit un bras rassurant encerclé ses épaules.
- « Dis-toi que quand tu reviendras, notre petite famille comptera cinq personnes… » souffla James contre son oreille.
Lily se mit à sourire et se retourna de sorte à lui faire face. Elle esquissa un sourire et prit son bras. Elle posa sa tête sur son épaule et lui signifia qu'elle était prête à ce qu'il la fasse transplaner. Elle sentit une assez forte secousse et presque instantanément, ils se retrouvèrent devant Ste Mangouste. Lily sentit son cœur se serrer un peu alors elle s'accrocha encore un peu plus à son mari qui la conduisit à l'intérieur de l'établissement.
Après avoir passé les barrières de sécurité mise en place depuis quelques mois déjà, ils purent pénétrer dans le hall d'accueil.
- « Ne bouge pas » souffla James à l'oreille de sa femme.
Lily le vit alors s'éloigner et revenir avec un fauteuil roulant.
- « James ! » le gronda-t-elle doucement « Je peux très bien marcher ! »
- « Et moi je n'ai pas envie que tu te fatigues pour rien » rétorqua James en lui laissant pas le choix et en la forçant à s'asseoir dans l'engin.
Lily soupira tandis qu'il déposait un léger baiser sur le bout de son nez avant de se poster derrière elle, de prendre les manettes du fauteuil entre ses mains et de commencer à la pousser. Il la dirigea jusqu'au guichet d'accueil.
- « Bonjour » lança-t-il à la sorcière présente.
- « Bonjour monsieur »
- « C'est pour une admission, madame Lily Potter » continua James en adressant un léger sourire à Lily.
- « Dans le service Maternité, c'est bien ça ? » demanda la sorcière d'accueil en fouillant dans ses parchemins.
- « Exactement, elle est suivi par le docteur Maat »
- « Très bien, nous allons l'installer tout de suite dans sa chambre. Si vous voulez bien me suivre » proposa la jeune femme en quittant son guichet et en prenant un couloir aux murs peint en vert pâle.
James, toujours poussant le fauteuil roulant lui emboîta le pas. Lily regardait tout autour d'elle. La jeune femme n'était absolument pas à l'aise ici. Ces murs peints d'une couleur si uniforme et si terne lui donnait plus envie de déprimer qu'autre chose. Ils en traversèrent longtemps avant d'arriver dans un nouveau service où Lily se sentit beaucoup mieux. Les murs était toujours aussi déprimant, mais là au moins, ils avaient été largement recouvert de dessins d'enfants et de photographie magique de nouveau-né. Lily esquissa un sourire en voyant le portrait d'un jeune papa visiblement paniqué à l'idée de prendre son nouveau né dans ses bras. Cela lui rappela les premières fois où James avait tenu Harry contre lui. Cela lui redonna le moral.
La sorcière d'accueil s'arrêta enfin devant une porte blanche qu'elle ouvrit d'un geste vif. Elle s'effaça pour les laisser entrer James et elle. Lily aperçut le lit blanc dans lequel elle devrait sans doute passer le plus clair de son temps. Non loin se trouvait une fenêtre qui donnait sur la cour intérieure de l'établissement, où personne ne se trouvait pour le moment. Le temps devait être trop menaçant.
- « Voilà madame Potter » annonça la jeune femme en souriant « Un médicomage ne devrait pas tarder à venir vous rendre visite. »
- « Merci » souffla la jeune femme en souriant faiblement.
La jeune sorcière les quitta alors et James aida sa femme à se relever.
- « Il faut vraiment que je me couche tout de suite ?! » demanda Lily en se retournant vers son mari
- « J'en ai bien peur mon cœur » répondit James en prenant dans ses mains la blouse de l'hôpital qui se trouait sur le lit blanc.
Lily soupira et prit le vêtement que son mari lui tendait. Elle entreprit alors de se déshabiller. Sa robe tomba rapidement sur le sol, et elle enfila la blouse informe d'une couleur bleue pâle, presque grise. Puis elle alla s'asseoir sur le lit, ses jambes tendant dans le vide. James vint s'installer devant elle, et appuyant de ses deux mains sur ses épaules, l'allongea tout doucement contre les oreillers. Lily soupira une nouvelle fois ce qui amusa James.
- « Je vais détester être enfermé ici » grogna-t-elle
- « Et après tu va dire que c'est moi qui me plaint quand je suis immobilisé ! » souffla James en faisant venir à lui la chaise qui se trouvait à l'autre bout de la pièce.
- « Toi quand tu es ici, c'est que tu as besoin de repos et que tu dois être soigné ! Moi je vais très bien ! Je dois juste mettre un enfant au monde ! » lui répondit-elle avec une fausse sévérité « Je sais bien que c'est plus prudent pour Jack que je reste à Ste Mangouste, mais ça m'enrage d'aller bien d'être clouée sur un lit. »
- « Je comprends chérie » assura James en prenant la main de Lily dans la sienne.
A cet instant, la porte de la chambre s'ouvrit et un homme d'une cinquantaine d'année entra.
- « Madame et monsieur Potter ? » demanda-t-il après avoir consulté son bloc note.
James et Lily hochèrent la tête d'un même geste.
- « Parfait. Je suis le docteur Gordon, je suis le chef de l'équipe qui s'occupera de votre accouchement madame Potter »
- « Très bien » assura Lily en souriant
- « Comment vous sentez vous ? » demanda-t-il en s'approchant d'elle.
- « Très bien ! Je me sens en pleine forme » répondit Lily en se redressant un peu sur ses oreillers
- « C'est une bonne nouvelle. D'ici une petite heure, le docteur Maat arrivera et vous auscultera. D'ici là, reposez vous bien et une fois que j'aurais réunit toute mon équipe je passerais vous voir pour vous les présenter. »
- « D'accord Docteur » répondit Lily en souriant.
Elle vit alors le regard du médecin se poser sur la main de James qu'elle serrait doucement.
- « Qu'est-il arrivé à votre main, monsieur Potter ? » demanda le médicomage en faisant le tour du lit pour s'approcher de lui.
Lily fixa à son tour la main de son mari. C'était celle qui avait tenu la prophétie dans le Département des Mystères. Elle était d'une extrême pâleur surtout sous la lumière blafarde de la pièce et paraissait presque morte. Lily avait fini par s'habituer à l'allure insolite de la main de son mari qui n'avait cessé de lui répéter qu'elle retrouverait rapidement son aspect naturel. Mais en la voyant ainsi, elle eut le sentiment que James n'avait peut être pas été tout à fait honnête avec elle.
- « Un sort malencontreux » répondit James avec naturel
- « Qui vous aurait blessé comme ça ?! » s'exclama le médicomage en se penchant un peu plus.
Lily retira sa main de celle de son mari et regarda le médicomage s'en saisir.
- « Cela fait longtemps ? » demanda-t-il
- « Quelques semaines »
- « Je vais faire observer cela par un spécialiste ! » s'exclama le praticien en se relevant. « Madame Potter, je vous emprunte votre mari ! »
- « Faites, je vous en prie, faites ! » lança Lily malgré le regard grave que son mari lui avait lancé.
Si un médecin estimait qu'il fallait faire ré-examiné cette blessure, elle n'allait certainement pas l'aider à se défiler ! Cette blessure était mystérieuse, il ne fallait pas la traiter à la légère.
- « Mais je ne vais pas laisser ma femme seule ! » s'indigna James dans une dernière tentative pour échapper à une visite médicale
- « Je ne suis pas malade, James. Je m'en sortirais très bien » assura Lily en souriant.
Il se pencha alors pour poser un baiser sur sa joue
- « Traîtresse » souffla-t-il tout contre son oreille.
- « Moi aussi je t'aime » répondit la jeune femme en souriant.
Elle le regarda
pourtant quitter la chambre avec une légère inquiétude.
Elle s'en voulait aussi de ne pas avoir prêter plus attention
à la main de son mari. Elle espérait que ce ne serait
rien de bien grave.
Lily attendit un petit moment seule dans la
chambre. D'un coup de baguette, elle avait fait venir jusqu'à
elle un livre qu'elle avait amené et avait commencé à
lire, mais elle n'arrivait pas vraiment à se concentrer sur
sa lecture… Elle tentait de lire la même ligne pour la
troisième fois quand la porte s'ouvrit et qu'un joyeux
brouhaha se fit entendre.
- « Maman ! » lançèrent en même temps Harry et Syrielle.
Lily leur fit son plus beau sourire et leva les yeux vers Sirius, qui lui adressa un clin d'œil. Le jeune homme aida les deux enfants à grimper sur le lit et à s'installer de part et d'autre de leur maman.
- « Il est où Bébé ? » demanda alors Harry en regardant tout autour de lui avec curiosité.
Lily laissa échapper un léger rire. Comme ça lui faisait du bien de les avoir près d'elle.
- « Il n'est pas encore arrivé mon chéri. Il va falloir attendre encore »
- « Oooh » lança-t-il avec une vraie déception tandis que Syrielle se couchait contre la poitrine de sa maman.
- « Mama » murmura-t-elle tout doucement.
Lily posa sa main sur les fins et doux cheveux de sa fille.
- « James n'est pas là ? » demanda alors Sirius en prenant place sur la chaise que James avait installé près du lit « Ne me dis pas qu'il t'a abandonnée toute seule ici ? »
- « Non » répondit Lily en souriant alors que ses deux enfants maintenant étaient collés contre son corps dans un tendre câlin « Le médicomage qui venait me rendre visite a vu sa main et a estimé qu'il fallait qu'il se fasse à nouveau examiner »
- « Aïe ! » lança Sirius « Je ne pensais pas que c'était si grave que cela ! »
- « Moi non plus ! Je crois que James a essayé de minimiser les choses… » lança la jeune femme
- « Non ! Moi j'estime que ce n'est pas dramatique ! » répondit alors l'intéressé en entrant dans la chambre.
- « James ! Enfin ! Alors dis moi… » demanda Lily avec avidité.
- « Le médecin que j'ai vu n'a rien dit de plus que celui que j'ai vu l'autre fois ! C'est la première fois qu'il voyait une blessure de ce genre ! Il dit que ma main a une sale tête et qu'on croirait presque qu'elle va mourir mais le sang continue à tout irrigué correctement… C'est un peu comme si elle avait vieillit un peu précipitamment »
Lily plaqua une de ses mains sur sa bouche pour étouffer un petit cri.
- « Non, ne t'inquiètes pas mon cœur ! » lui lança James « Il a dit qu'il y avait des chances pour que je guérisse mais ça prendra du temps ! »
La jeune femme hocha la tête d'un air sceptique. Elle se demandait s'il ne disait pas cela uniquement pour la rassurer…
- « Je te promets que c'est ce qu'il a dit ! » assura James comme s'il pouvait lire dans ses pensées « par contre, il a dit qu'elle risquait de garderait toute ma vie une certaine rigidité. J'ai perdu de la souplesse et de la puissance de poigne »
- « C'est grave ? » demanda Sirius
- « Seulement si je veux devenir joueur professionnel de Quidditch, ce qui n'est pas le cas ! Donc tout va bien ! » assura James.
Sirius se mit à sourire et Lily regarda son mari d'un air grave.
- « Bon ! Et si on parlait d'autre chose ! Ce n'est pas pour moi qu'on est là à l'origine ! » décréta le jeune homme en frappant une fois dans ses mains. « La gynécomage est passée ? »
- « Pas encore… » répondit la jeune femme.
A l'arrivée du docteur Maat, Sirius, James et les enfants la laissèrent seule. Lorsque la consultation fut terminée et que la gynécomage eut constaté que tout s'annonçait très bien, Lily eut le plaisir de voir revenir sa petite famille dans sa chambre. Sirius était déjà reparti. Ils restèrent tous les quatre jusqu'à ce que l'heure de fin des visites n'arrivent. Après les avoir tous les trois embrassé et avoir fait mille recommandations à James qui lui avait rappelé avec amusement qu'il était le père de ces enfants et qu'ils savaient parfaitement s'occuper d'eux, elle les regarda partir avec un pincement au cœur. Sa première nuit à Ste Mangouste s'annonçait bien longue…
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Tout paraissait tellement petit de là où elle était. Elle fixait par la fenêtre le paysage qui défilait à plusieurs centaines de mètres en dessous d'elle. Un paysage de forêt et de rivière. De temps en temps, le carrosse volant passait dans un nuage lui donnant l'impression d'être entouré de coton bien chaud et bien épais. Puis tout s'éclaircissait comme par enchantement et le paysage réapparaissait toujours aussi étrangement petit. Mais Olympe Maxime avait l'habitude de voir les choses de haut. Elle soupira. Ce voyage commençait à être bien long. Elle aurait du écouter le conseil de sa tante et prendre un livre à lire. Au lieu de ça, elle était assise, sans occupation, dans ce carrosse, certes confortable, mais fort peu distrayant. Elle se demandait bien ce que cet homme lui voulait…
Ce professeur Dumbledore qu'elle ne connaissait que de nom était quelqu'un que sa tante estimait beaucoup. C'est pourquoi elle n'avait sans doute pas hésiter quand il lui avait demandé son elle. Mais elle ne comprenait pas pourquoi il l'avait fait venir elle !
Elle n'avait aucun talent particulier et n'était pas une personne spécialement influente. Elle venait tout juste de terminer ses études de professorat dont elle était sortit bien placée ce qui lui assurait à la prochaine rentrée une place de professeur de Sortilèges dans la prestigieuse école de sa tante…
Une secousse se fit alors ressentir, et elle du s'agripper au rebord de la banquette pour ne pas tomber. Un rapide coup d'œil par la fenêtre lui indiqua que le carrosse entamait sa descente. Elle apercevait déjà le haut des tours les plus hautes d'un château qui avait l'air gigantesque. Non loin se trouvait une forêt sombre à l'orée de laquelle s'étendait un vaste lac. De l'autre côté du château, on apercevait très clairement la grande étendue d'herbe claire du terrain de Quidditch dont les anneaux étincelaient dans la lumière du soleil de la mi-novembre. Le carrosse descendit encore d'un cran et Olympe cessa de regarder par la fenêtre pour ne pas être gagnée par le mal des transports. Elle s'appliqua donc, le temps de la descente à ne fixer rien d'autre que le pan d'habitacle qui lui faisait face. Bientôt une secousse plus forte que les autres se fit ressentir, ils venaient d'atteindre le sol. Le carrosse continua à rouler, entraîner par l'élan des chevaux qui terminaient leur course.
Lorsque tout s'immobilisa, Olympe
tenta de défroisser sa robe pour pouvoir apparaître un
peu plus présentable devant son hôte, puis, elle ouvrit
la porte, en descendit du carrosse en utilisant le marchepied prévu
à cet usage.
Elle se trouva pile devant les lourdes portes
d'entrée de l'école. Devant elles se tenaient un
homme qu'Olympe qualifia de tout petit… Il était vieux,
portait des lunettes en forme de demi-lune et une barbe d'une
longueur impressionnant et d'une blancheur éblouissante.
Elle le vit s'approcher d'elle en souriant et en écartant
les bras.
- « Madame Maxime ! » s'exclama-t-il « Soyez la bienvenue à Poudlard »
- « Meurci professeur Dambleudore » répondit poliment Olympe lui donnant une poignée de main.
- « Avez-vous fait bon voyage ? »
- « Euxcellent je vous remeurci ! »
- « Tant mieux, tant mieux… Mais ne restons pas dehors, le fond de l'air y est frais. Nous serons plus confortablement installés… »
- « Mais mes cheveux… ?! » demanda poliment Olympe
- « Vos che… Pardon ? » demanda à son tour le professeur Dumbledore
- « Me cheveux ! Qui va s'occeupé d'eux ? » demanda-t-elle en se tournant et désignant d'un geste de la main son carrosse et son attelage.
- « Vos chevaux ! » s'exclama le professeur Dumbledore « N'ayez crainte ! Hagrid va s'en occuper, il est très à l'aise avec les animaux et saura les soigner à merveilles… »
- « C'est à direu qu'il deumande des soins particeulier ! » hésita Olympe
- « Je vous assure que Hagrid est l'homme de la situation » confirma le professeur en lui faisant signe de pénétré dans le château.
Olympe entra donc dans l'immense Hall d'accueil. Le professeur Dumbledore la conduisit à travers de nombreux couloirs et prit beaucoup d'escaliers dont certain, ce qui était surprenant, s'amusait à bouger tous seuls. Olympe passa devant des armures qui avaient l'air grinçantes et lugubres et se demanda si le vieux professeur ne s'était pas perdu lui-même… Lorsque finalement, il s'arrêta devant une gargouille à l'allure peu aimable, elle fut soulagée. Le professeur murmura des paroles qu'elle ne comprit pas, mais la statue pivota et découvrit un passage éclairé menant au bureau directorial.
Olympe fut invité à s'installer dans un grand et confortable fauteuil et elle ne se fit pas prier. Son hôte lui proposa un verre de vin chaud et des biscuits à la cannelle qu'elle accepta avec plaisir et gourmandise. Ils restèrent ainsi un moment à discuter de choses sans importance et Olympe commençait à se demander si on ne l'avait pas fait venir de France juste pour faire la conversation.
Elle commençait à s'ennuyer quand on frappa à la porte. Le professeur Dumbledore invita la personne à entrer et Olympe se trouva nez à nez face à l'homme le plus séduisant qu'elle n'ait jamais vu.
Il était grand, très grand et était bâti comme un roc. Ses cheveux en broussaille lui donnaient un air sauvage absolument pas déplaisant. Non réellement, cet homme lui plaisait beaucoup, mais elle ne le laissait pas paraître. Elle était de bonne éducation.
- « Très bien ! Nous voilà tous réunit. Madame Maxime, laissez moi vous présenter Rubeus Hagrid, futur professeur dans cette école »
Il s'appelait donc Rubeus… Olympe vit le large sourire qui s'étala sur son visage quand Dumbledore avait évoqué ses futures fonctions, il en paraissait très fier et cela ne le rendait que plus séduisant.
- « Hagrid, voici madame Maxime, qui nous fait le plaisir de nous rejoindre depuis la France »
Olympe se leva pour serrer la main de l'homme aux cheveux brouissailleux et fut heureuse de sentir la puissance de sa poigne. Rubeus était un homme un vrai !
- « Enchantée deu faire votreu connaissance » minuada-t-elle
- « Moi de même assura » Hagrid.
Puis tous se rassirent. Le professeur Dumbledore avait un sourire amusé aux lèvres.
- « Très bien, puisque vous êtes tous les deux présents, il est grand temps que je vous explique ce que j'attends de vous… »
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- « Bonne journée chéri ! » lança joyeusement Océane sur le pas de la porte.
- « Bonne journée à vous aussi » répondit Sirius en s'approchant doucement d'elle.
Il se baissa un peu et approcha son visage de celui de Lalyh qui se tenait dans les bras de sa mère. La petite fille déposa alors un baiser sonore sur les lèvres de son papa. Puis le jeune homme se redressa et planta son regard dans celui de sa femme. Il l'embrassa doucement et la jeune femme laissa échapper un sourire de contentement quand il détacha ses lèvres des siennes.
- « Tu ne devrais plus la porter » lança-t-il quand Océane replaça un peu mieux leur fille sur sa hanche « Elle commence à être lourde »
- « Non, ça va. Je peux encore la prendre à mon cou » lui assura la jeune femme en souriant
- « Tu es bien sure ? Il faut que tu fasses attention maintenant…»
- « Oui ! » s'amusa Océane « Et maintenant file ! Tu vas vraiment être en retard ! »
Sirius hocha la tête.
- « Et toi, tu vas faire quoi aujourd'hui ? » demanda-t-il
- « Je vais aller rendre visite à Lily, elle doit se sentir seule dans son hôpital »
Le jeune homme hocha la tête, déposa un dernière fois un baiser sur le font de Lalyh et d'Océane et transplana avec un signe de la main.
- « A pu papa ! » lança Lalyh en se tournant vers sa maman
- « Non, a pu papa ! » répéta Océane en donnant un baiser d'esquimau à sa fille « Et bientôt on ne sera plus là non plus. On va aller rendre visite à Tata Lily d'accord ? »
La fillette hocha la tête en souriant et la jeune femme posa un baiser sur son front. Elle entra dans la maison, récupéra les clés qui était posé sur un petit meuble de l'entrée et ressortit. Elle referma soigneusement la porte et quitta son jardin. Elle vérifia attentivement que personne n'était dans les environs et transplana. Elle fit une première halte dans le centre de Transplanage de Loutry Ste Chaspoule et se rendit à la poste. Là elle récupéra le courrier des deux derniers jours. Il n'y avait pas grand-chose. Une lettre pour Sirius venant de Gringott's, mais surtout un exemplaire de la Gazette du Sorcier. En lisant rapidement les gros titres, elle s'aperçut que le journal contenait l'article qui avait été fait sur la Jasire. En souriant, elle le glissa dans son sac. Elle le lirait à l'hôpital avec Lily, cela allait sans doute beaucoup les amuser. Elle quitta le bâtiment et trouva un endroit discret pour transplaner de nouveau. Cette fois, elle arriva directement devant Ste Mangouste. Elle traversa le hall d'un pas sur et s'engouffra dans un couloir un peu à l'écart. Depuis maintenant cinq jours que son amie était dans l'établissement, elle était souvent venue la voir et elle savait retrouver sa chambre dans le dédale de couloirs de l'hôpital. Elle arriva rapidement devant la porte blanche de la chambre de son amie. Elle frappa quelques coups et entra quand la voix de Lily l'y invita. Océane se mit à sourire en voyant le spectacle qui s'ouvrait devant elle. James et les enfants Potter étaient assis sur le lit de la jeune femme et tous les quatre partageaient un copieux petit déjeuner qui avait sans aucun doute été apporté par James.
- « C'est immangeable ce qu'il lui donne ici ! » se justifia justement le jeune homme, la moitié d'un croissant dans la main
- « Je n'ai aucun commentaire à faire ! » répondit Océane en posant Lalyh sur le lit de son amie. « Comment va la future maman ? »
- « Très bien » répondit Lily « j'en ai assez de rester ici à longueur de journée ! »
- « Je te comprends » approuva Océane en faisant apparaître une chaise non loin du lit de son amie.
- « Tu veux ? » demanda alors Harry en tendant dans sa direction un pain au chocolat bien doré
- « Non merci mon grand » répondit la jeune femme en souriant.
Mais ce qu'il l'amusa encore plus fut les yeux de sa fille qui s'était agrandi en voyant la viennoiserie dans les mains du petit garçon. Harry le remarqua aussi et proposa alors le pain à son amie qui se jeta goulûment dessus.
- « On va croire que je ne la nourris pas » plaisanta Océane
Lily et James se mirent à rire tous les deux doucement. Puis le jeune homme redevint grave et jeta un rapide regard à sa montre.
- « Mince ! Je suis en retard ! » grogna-t-il
- « Je t'avais dit que ce n'était pas la peine de venir tous les matins chéri » souffla alors Lily « Tu as été en retard tous les matins cette semaine à cause de moi… »
- « Ne dis pas n'importe quoi ! » la réprimanda doucement James « Il est hors de question que je ne passe pas te voir avant d'aller travailler. Je sais que tu t'ennuies toute seule ici et j'essaye de tout faire pour que ce soit moins pénible pour toi »
- « Tu es un amour… » murmura la jeune femme avant que son mari ne se penche pour l'embrasser doucement.
Océane les regarda avec tendresse. Pour elle, James et Lily représentait le couple parfait… Lorsque James se redressa, il avait vraiment l'air peiné de devoir partir et Océane pouvait aisément le comprendre. Lily aussi aurait sans doute préféré l'avoir à ses côtés, mais tous deux savaient qu'il ne pouvait pas rester.
- « Je laisse les enfants ici ? » demanda le jeune homme en se levant du lit.
- « Oui, je les ramènerais avec moi » répondit Océane en souriant
- « Tu es sure que ça ne t'embête pas ? » demandèrent James et Lily d'une même voix.
Océane se mit à rire
- « Non ça ne m'embête pas du tout ! » répondit elle en souriant.
Les deux parents la remercièrent alors et après avoir embrassé puis embrassé une nouvelle fois sa tribu, James quitta la chambre d'hôpital, visiblement à contrecoeur. Lily laissa échapper un léger soupir quand la porte se referma sur son mari. Océane décida alors qu'il était grand temps pour elle de distraire son amie et d'essayer de l'aider à passer une bonne journée. Elle savait que le fait d'être surveillée en permanence pesait beaucoup à son amie et elle ne le tolérait que parce que la santé de son bébé était en jeu… La naissance était prévu dans deux semaines qu'elle devrait passé dans cette chambre austère, il y avait de quoi déprimé en attendant !
- « Lily ! » lança soudain Océane qui venait d'avoir une idée.
La jeune femme ouvrit son sac et plongea sa main dedans. Elle en ressortit l'exemplaire de la Gazette du Sorcier qu'elle brandit devant son amie.
- « Ca te tente de savoir ce que la journaliste à écrit sur Jasire ? »
- « Oh oui ! » s'exclama Lily en souriant à nouveau « Mais pas ici ! Allons nous installer dans la salle de jeu. Les enfants s'ennuient ici »
- « Tu as le droit de quitter ton lit ? » demanda Océane
- « Je suis enceinte, pas au bord de l'agonie ! » rétorqua Lily « Je suis ici en observation pas en prison ! Je peux me promener ou je veux dans le service » déclara-t-elle en se levant.
Elle disparut un moment dans la minuscule salle de bain de sa chambre et en ressortit habillée d'une jolie robe qui lui allait très bien.
- « C'est une nouvelle robe ? » demanda Océane
- « C'est un cadeau de James »
- « Ca lui arrive de passer une semaine sans t'offrir un truc ? » plaisanta la jeune femme.
- « Je ne suis pas sure… » répondit la future maman en souriant.
Chacune d'entre elle prit alors ses enfants par la main et ce joyeux petit monde se rendit dans la salle de jeux du service pédiatrique de l'hôpital. Alors que les petits se ruaient avec joie sur les jeux disposés ça et là dans la pièce, Océane et Lily s'installèrent dans un confortable sofa, placé sous une fenêtre magique qui laissait voir un temps radieux. Océane déplia le journal et trouva rapidement la bonne page.
- « Voyons voir ce qu'il raconte… » annonça-t-elle avec hâte.
Lily s'installa un peu mieux et la fixa en souriant, impatiente elle aussi de connaître tout le bien ce que cette journaliste allait raconté au sujet de l'entreprise de leurs maris.
- « Attention… je commence » souffla Océane avant de prendre un bonne inspiration « S'il est à Londres des personnes soucieuses des envie de réussite de leurs concitoyens, ce sont bien les créateurs de Jasire. Placée en plein cœur de Londres, ayant pignon sur rue au Chemin de Traverse, cet organisme de prêt encourage et favorise les personnes ayant un projet personnel ou professionnel qui leur tient à cœur » commença à lire la jeune femme.
Elle jeta un rapide regard à Lily, comme elle, son amie était ravie. Elle poursuivit donc la lecture.
- « Si vous avez donc envie de vous lancer dans une aventure originale ou surprenante, tenter votre chance à Jasire. Là où des banques ou organismes de prêt classiques vous refuse aussi sec, ces trois charmants jeunes hommes prendront le temps de vous écouter. Car, s'il est aussi une raison non négligeable de se rendre à Jasire, c'est bien le charme de ses dirigeants… »
Océane lança un moment de blanc. Elle avait du mal à croire à ce qu'elle venait de lire. Se disant qu'elle avait du mal interpréter, elle poursuivit d'une voix moins enthousiaste néanmoins.
- « … En effet, les hommes à la tête de cette entreprise, et qui préfèrent rester anonymes pour leur tranquillité, ont des physiques de jeunes premiers et des sourires à faire fondre les plus coriaces banquises de l'Alaska… »
Océane releva la tête de son journal.
- « C'est quoi ce délire ?! » demanda-t-elle à Lily qui ne paraissait pas plus comprendre qu'elle.
- « Continue pour voir… » souffla-t-elle les sourcils légèrement froncés.
La jeune femme se replongea donc dans sa lecture, rongée par la curiosité.
- « Séducteurs innés, pourvus d'un charme indéniable, j'ai eu la chance de pouvoir rencontrer deux de ces trois Apollons des finances !!! Mais pour qui elle se prend celle là ? » demanda Océane avec colère.
- « Continue » souffla Lily
- « Ouais… Donc…Trois Apollons des finances dont on devine immédiatement la présence d'esprit et la bonne compagnie. Croyez moi, plus d'une femme aurait voulu être à mes côtés dans ce bureau où ses deux hommes si séduisant m'ont décrit avec passion leurs rêves et leurs espoirs… » Océane replia le journal « Non ! désolée Lily mais je ne peux pas lire la suite ! Comment est-ce que cette sale blondasse à pu écrire ça ! J'arrive pas à y croire !! Elle fait passer nos maris pour des… pour des… »
Océane cherchait ses mots. Pour des quoi au juste ? Pour ce qu'ils étaient dans le fond. Des séduisants et agréables garçons. Mais autant, elle était consciente que Sirius était un garçon formidable, autant elle détestait entendre parler de lui dans ses termes. Il n'était pas qu'un corps splendide dépourvu de cervelle ! Et quand bien même cela aurait été le cas, il était son corps splendide et sans cervelle à elle et elle n'avait aucune envie de voir débarqué dans le bureau de la Jasire, une horde de furie prête à tout pour admirer SON Apollon des finances ! Et celui de Lily par la même occasion.
Pendant ce temps, Lily avait récupéré le journal et le lisait, les sourcils froncés et l'air grave.
- « Je n'aime pas du tout comment elle parle d'eux » grogna-t-elle simplement en refermant le journal.
- « Quoi ? C'est tout ?! » s'étonna Océane « Ca ne te révolte pas plus que ça ?! »
Lily haussa les épaules.
- « Je trouve la forme extrêmement vulgaire et que je n'apprécie pas qu'on parle comme ça de mon mari et de mes amis. Mais je me dis que si ça permet de faire venir des clients supplémentaires… »
- « Lily ! Tu te rends compte que dès demain des dizaines de greluches en manque vont envahir Jasire pour draguer nos hommes ?! Tu as envie de ça toi ? »
- « Non, bien sur que non ! » répondit Lily en se redressant
- « Et bien qu'est-ce que tu paries que c'est ce qui va se passer ? » demanda Océane.
La jeune femme se sentait très énervée. Elle appuya nerveusement son dos sur le dossier du canapé en grognant.
- « Océane, ça ne sert à rien de t'énerver comme ça » souffla Lily d'une voix douce « On va en discuter ce soir avec les garçon et on verra ce qu'on peut faire… »
- « J'ai l'impression que ça t'est égal à toi… » lança Océane
- « Non, bien sur que non ! Je n'apprécie pas du tout le contenu de cet article et je n'aime pas qu'on traite mon mari et Sirius comme des vulgaires tas de viande. Mais cet article est publié et je ne peux pas sortir de cet hôpital pour aller en parler maintenant avec James. Alors j'essaye d'attendre le plus calmement possible » répondit la jeune femme en posant sa main sur son ventre rond.
Océane soupira violemment, son amie avait peut-être raison… Mais elle était toujours en colère. Elle donna un léger coup dans un des coussins du sofa.
- « Océane ? » murmura soudain Lily d'un air dubitatif « Tu n'es tout de même pas en colère… contre Sirius là ? »
La jeune femme émit un léger grognement. Pourquoi est-il aussi facile pour son amie de lire en elle comme dans un livre ouvert ?
- « Océane… » insista la jeune femme
- « Un peu » répondit-elle
- « Pourquoi ? »
- « C'est lui a qui a eu l'idée de faire un article sur Jasire ! C'est lui qui a choisit cette journaliste ! » s'emporta Océane d'un seul coup « C'est lui qui… » la jeune femme soupira « Des dizaines de femmes vont sans doute se ruer à Jasire et moi je serais à la maison et… »
La jeune femme préféra se taire. Elle baissa les yeux et contempla ses genoux d'un air penaud.
- « Océane… » souffla doucement Lily « Tu as peur de quoi au juste ? Que Sirius préfère une petite minette qui serait venu minauder et lui faire les yeux doux ? C'est ridicule voyons »
- « Si tu savais comme j'ai peur qu'il craque. J'ai continuellement peur qu'il finisse par se lasser de notre petite vie tranquille, qu'il finisse par se lasser de moi » avoua la jeune femme avec tristesse
- « Ne dis pas de bêtises ! Regarde moi ! Je suis dans le même cas que toi. Mais je sais que James ne les regardera même pas ses filles ! Sirius non plus ! »
- « Arrête ! Tu sais très bien que James et Sirius sont très différents à ce sujet ! James a passé la plus grande partie de sa vie à te dire combien il t'aime! Sirius est un séducteur »
- « Je crois vraiment que tu te fais du soucis pour rien » assura Océane « Tu en as déjà parlé avec lui de ça ? »
- « Non »
- « Tu devrais »
- « Non » répondit la jeune femme « Je ne veux pas qu'il croit que je n'ai pas confiance en lui. Ce n'est pas ça, ce n'est pas ça du tout ! Mais… c'est un peu comme si s'était dans sa nature, j'ai peur que se soit plus fort que lui… »
- « Océane… »
- « Lily, changeons de sujet s'il te plait ! » lança-t-elle alors en relevant la tête « Je n'ai pas envie d'en parler plus que ça ! »
La jeune femme passa rapidement une main sur son visage et se mit à sourire.
- « En plus je suis venue pour te distraire, pas pour te déprimer ! » plaisanta-t-elle
Mais Lily continuait de la fixer avec un air grave et triste.
- « S'il te plait Lily ! » insista Océane pour que son amie pense à autre chose.
La future maman hocha la tête et se mit à sourire. Océane tourna alors la tête pour regarder ce que faisait les enfants. Lalyh et Syrielle jouaient sagement toutes les deux avec de belles poupées en chiffon et d'après ce qu'elle en voyait, les deux fillettes les faisaient voler sur des attelles en guise de mini balai. Cela l'amusa au plus au point et sentit sa mélancolie et ses soucis s'envoler d'un seul coup. Son regard se posa alors un peu plus loin. Harry était à l'autre bout de la pièce et fouillait dans un grand coffre à jouet. Il en sortit soudain, triomphant, une licorne en peluche. Puis Océane le vit traverser la pièce en courant. Etonnée, elle le suivit du regard et elle le vit s'immobiliser devant une petite fille qui jouait toute seule. La fillette devait être un peu plus âgée que lui, ses longs cheveux noirs étaient longs et soyeux. Elle portait une petite robe claire portant des motifs chinois qui était visiblement son origine. Elle se mit à sourire en voyant revenir Harry et prit la peluche des mains du petit garçon qui était d'un seul coup devenu tout rougissant. Océane fut immédiatement attendri par cette scène.
- « Lily… » souffla-t-elle doucement « Regarde… » ajouta-t-elle en désignant du menton le coin de la pièce, où Harry, les mains croisées derrière son dos, se dandinait d'un pied sur l'autre en dévorant du regard la petite chinoise.
- « Voilà autre chose ! » s'amusa doucement Lily, un grand sourire aux lèvres.
Harry, qui arborait toujours une jolie teinte pivoine vint timidement s'asseoir à côté de sa partenaire de jeu. Il la regardait avec un grand sourire un peu idiot.
- « Qu'est-ce qu'il peut ressembler à James comme ça ! » plaisanta Océane tandis que Lily souriait de plus belle.
Les deux femmes passèrent ensuite le plus clair de leur temps à observer les deux enfants jouer, jetant de temps en temps des coups d'œil à leurs filles qui jouaient toujours aussi sagement. Océane trouva Harry extrêmement attendrissant. Il était adorable à ne pas quitter des yeux la petite chinoise. Réalisant d'ailleurs l'emprise qu'elle avait sur le petit garçon, la fillette commença à en profiter. Durant la demi-heure qui suivit, elle n'arrêta pas de faire faire des aller retours à Harry aux quatre coins de la pièce pour aller lui chercher ses jouets. Lily commençait à s'agacer.
- « Mais dis-lui de se lever un peu, chéri ! » marmonna-t-elle doucement « Tu ne vas quand même pas la servir comme ça tout le temps ! » ajouta-t-elle alors que son fils venait une nouvelle fois de parcourir la salle de long en large, traînant un hippogriffe à bascule.
- « Je crois qu'il est amoureux » la taquina Océane
Lily grogna un peu et croisa les mains sur sa poitrine. Océane se mit à rire doucement
- « Tu es jalouse ? »
- « Un peu… C'est horrible de dire ça ! » ajouta-t-elle en se mettant à rire
Les deux jeunes femmes passèrent au final un bon moment. Puis, une guérisseuse arriva au moment où Harry qui avait prit la petite chinoise par la main, l'entraînait vers sa sœur et Lalyh.
- « Cho ? Il est l'heure. Ton papa à fini et vous aller rentrer » lança la guérisseuse en souriant.
La petite Cho s'accrocha alors au bras de Harry, visiblement décider à rester dans la salle de jeu.
- « Oh non » soupira la guérisseuse, qui avait l'air de bien connaître la fillette.
- « Elle n'a pas l'air décidé à partir » intervint Océane en souriant
- « Elle fait le coup à chaque fois, elle est impossible ! » répondit la jeune femme en souriant « Mais le docteur Chang est pressé ce matin »
- « C'est la fille d'un médicomage ? » demanda Lily
- « Oui. Il lui arrive d'accompagner son père quand sa mère est occupée. Et à chaque fois, elle s'amuse si bien ici que c'est un calvaire pour la faire partir… Elle s'ennuie chez elle. C'est votre fils ? » demanda-t-elle alors en désignant Harry.
- « Oui » répondit Lily en souriant.
La guérisseuse hocha la tête d'un air amusé et s'excusant, elle s'approcha des deux enfants.
- « Bon maintenant, ça suffit Cho ! On rentre ! »
Elle prit la petite fille par la taille mais celle-ci refusant de lâcher Harry se mit à pleurer de plus belle.
- « Tu le verras peut être une autre fois » souffla la guérisseuse « Dis lui au revoir et viens avec moi ! » ajouta-t-elle d'un air sévère.
Comprenant qu'elle n'avait pas le choix, la fillette desserra son étreinte et lâcha Harry. Elle se tourna alors vers lui et posa un petit baiser sur sa joue. Le petit garçon devint immédiatement rouge et la guérisseuse attrapa Cho par la taille et quitta la salle après avoir saluer tout le monde. Océane fixa Harry avec une mélange d'amusement et de tendresse. Planté au milieu de la salle, les joues roses et le regard dans le vague, il ne bougeait plus. Au bout d'un moment, il sembla alors réagir et dédaignant les appels de Lalyh et Syrielle, il se dirigea droit vers sa maman.
Lily l'aida à monter sur le canapé et il vint se blottir contre elle. La jeune femme enlaça son fils autant que lui permettait son gros ventre et déposa un baiser sur sa petite tête brune. Le petit garçon enfoui sa tête contre son cou et ne bougea plus.
- « Ne tombes pas amoureux trop vite chéri… Reste encore un peu avec Maman » souffla doucement Lily en caressant son petit dos doucement.
Océane les regarda avec tendresse et posa sa main sur son ventre.
- « J'espère que ce sera un garçon » murmura-t-elle « Moi aussi j'ai envie d'avoir un petit mec à moi »
Lily lui fit un éblouissant sourire et lui adressa un clin d'œil.
