Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !
Bonne lecture à vous tous… Aylala
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Ce qui aurait pu se passer
Chapitre cent sept : Rentrer chez soi
«
Pousser la porte dans le couloir, tout doucement faire quelques
pas
(…)
C'est bon de rentrer chez soi. Rentrer chez soi
D'où
que l'on revienne, c'est bon de rentrer chez soi »
Maurane
- « Tu es déjà prêt ? » Demanda Océane d'un air surpris.
Sirius releva la tête de son bol de café et aperçut à l'entrée de sa cuisine, Remus habillé de pied en cap, prêt à quitter leur maison où il avait séjourné les deux jours qu'il avait passé auprès d'eux. Deux jours, ce n'était pas très long, mais il savait que son ami n'avait pas le choix. C'était déjà merveilleux qu'il ait pu venir, cela avait énormément touché James et Lily, mais tous savaient bien que son séjour ne pouvait être que de courte durée.
- « Oui » répondit le jeune homme en s'installant à côté d'elle, pile en face de Sirius « Il vaut mieux que je rentre le plus tôt possible malheureusement »
Il se servit un grand bol de café fumant tandis que Océane poussait vers lui la grande assiette chargée de toast.
- « Tu iras voir Lily avant de partir ? » demanda la jeune femme
- « Non, je lui ai dit au revoir hier soir » souffla Remus
- « Dans ce cas je serais la dernière à te voir avant que tu ne partes, donc je serais la dernière à m'assurer que tu t'es nourrit correctement au moins ce matin ! » Déclara-t-elle en rajoutant encore des toasts à la pile déjà bien haute qui s'élevait devant le jeune homme.
- « Océane » soupira Remus d'un air amusé « Sirius, tu ne pourrais pas lui dire que ce n'est pas la peine qu'elle me gave comme une oie ? »
- « Tu crois que le mariage m'a donné des pouvoirs magiques supplémentaires ? » Demanda Sirius en riant à moitié « Je n'ai jamais pu l'empêcher de te nourrir comme dix, ce n'est pas maintenant que ça va changer ! »
Le jeune homme vit son ami
soupirer mais prendre de bonne grâce le premier toast de la
pile.
Le petit déjeuner se passa dans une ambiance plutôt
joyeuse, et lorsqu'il fut terminé, tous avaient le sourire.
Remus se leva alors et décréta que le moment était
venu pour lui de partir. Le sourire s'effaça presque
immédiatement du visage d'Océane. Sirius prit Lalyh
dans ses bras et vint se placer près d'elle.
- « Sois prudent ! » souffla la jeune femme en déposant un baiser sur chacune des joues du lycanthrope
- « Ne t'inquiète pas pour moi ! Occupes toi surtout de nous faire un beau bébé ! »
Sirius se mit à sourire. Comme tout le monde, Remus avait été ravi d'apprendre la nouvelle grossesse d'Océane et les avait chaudement félicités.
- « Bon je pars… » souffla-t-il
- « Attends, je pars en même temps que toi » déclare Sirius en faisant glisser sa fille de ses bras vers ceux de sa maman.
- « A ce soir toi ! » Murmura la jeune femme en souriant faiblement.
Sirius pouffa et embrassa ses deux femmes avant de se rendre dans l'entrée pour récupérer sa cape qu'il enfila rapidement. Puis Remus et lui quittèrent la maison et traversèrent le jardin pour se rendre dans la rue. Là, ils ne furent qu'à peine surpris de voir James quitter sa maison pour venir les rejoindre.
- « Tu nous espionnais ? » demanda Sirius d'un air amusé
- « On va dire ça comme ça ! » plaisanta James « Je voulais dire au revoir à Remus »
- « Tu embrasseras bien tout ton petit monde pour moi » lança le loup-garou en serrant la main de son ami
- « Compte sur moi et toi, essaye de finir ta mission maintenant ! Ca commence à bien faire ton absence tu sais ! »
- « Je vais voir ce que je peux faire ! » assura Remus en souriant
Les trois amis parlèrent encore quelques secondes avant de se séparer. Remus transplana le premier, laissant James et Sirius au milieu de la route.
- « Tu vas à Jasire ? » demanda alors James à son ami
- « Oui, je vais voir si on a du courrier, et si beaucoup de dossiers sont en attente. Mais je ne compte pas rouvrir avant quelques jours. J'aime assez l'idée de prendre un peu de vacances ! » assura le jeune homme
- « Je reprendrais quand Lily sera de retour à la maison » l'informa son ami
- « Certainement pas ! » Gronda Sirius d'un air faussement sévère « Je ne sais pas si tu t'en souviens, mais on ne croule pas sous le travail en ce moment ! Alors je peux très bien gérer ça tout seul ! Toi, tu vas rester bien tranquillement avec Lily chez toi, vous allez bien vous occuper de Jack et des autres et plus tard tu retourneras au boulot ! »
- « Bien Papa ! » se moqua gentiment James en souriant
- « Voilà ! Bon et maintenant j'y vais ! »
- « Et moi je retourne voir si Dobby à réussit à maintenir l'ordre dans ma maison ! »
Les deux garçons se regardèrent un moment en souriant et Sirius transplana aussitôt. Il arriva instantanément à l'entrée du Chemin de Traverse. Il remonta à pied la rue peu fréquentée vue l'heure matinale qu'il était, et se retrouva bien vite devant l'immeuble qui accueillait les locaux de Jasire. Il monta rapidement l'escalier et, sortant son trousseau de clé de sa poche ouvrit la porte et entra dans la pièce d'accueil. Il posa ses affaires, puis reprenant ses clés, se rendit au rez-de-chaussée pour récupérer le courrier dans la petite boite prévu à cet effet. Elle était d'une taille suffisante pour qu'un hibou de pose dessus, ensuite, l'oiseau n'avait qu'à mordiller l'attache qui retenait le parchemin à ses serres pour le faire tomber dans l'urne. C'était une invention très récente et relativement ingénieuse. Cela permettait de recevoir le courrier même si personne n'était là. Lily lui avait expliqué qu'il s'agissait à l'origine d'une invention moldue et il avait été étonné de l'apprendre.
L'urne était pleine à ras bord ce qui étonna le jeune homme. Il récupéra tous les parchemins et remonta à l'étage. Il lâcha son chargement sur le bureau de Lucrécia. Ils lui avaient donné des vacances bien méritées et la jeune femme ne devait revenir qu'après le nouvel an. Ce n'était pas un handicap pour la société. Vu le peu de clients qu'ils avaient, son absence ne porterait pas préjudice… Sirius fit alors le tour du bureau et se laissa tomber dans le fauteuil de la secrétaire. Il prit le premier morceau de parchemin et le déplia. Il en lu à peine quelques lignes avant de se rendre compte qu'il avait été écrit par une femme qui voulait savoir si la Jasire n'avait pas besoin d'une collaboratrice. Sirius pouffa devant l'absurdité et le culot de cette demande, transforma le parchemin en boulette de papier et la lança, sans se lever de son siège dans la poubelle située un peu plus loin. Il récupéra un nouveau parchemin et en commença la lecture.
Cette fois-ci, la personne qui écrivait et qui avait décoré chacun des points de ses i d'un petit cœur, demandait si Jasire ne pouvait pas financer ses photographies qu'elle faisait en vue de devenir mannequin vedette pour une grande marque de vêtement chics. Il fronça les sourcils et commença à trouver tout cela un tantinet agaçant. Et une fois encore, le parchemin termina, roulé en boule dans la poubelle. Sirius déplia encore une demi-douzaine de lettes mais il se rendit compte qu'aucune d'entre elle n'était digne d'intérêt. Aucune des personnes qui le contactait, pour la plupart des femmes, n'avait des projets sérieux. Tout cela ressemblait fort à des prétextes pour pouvoir venir les approcher de près James et lui.
D'une grande brassée, il récupéra toutes les lettres et les posa tranquillement dans l'âtre de la cheminée. D'un cou de baguette, il y mit le feu sans attendre. Il regarda un moment les flammes lécher le papier et prendre une couleur bleutée à cause de l'encre. Mais Sirius s'en désintéressa très vite et se rendit dans son bureau.
Peu de dossiers l'y attendaient, mais il se mit à la tâche sans attendre. Plus vite il terminait son travail et plus tôt, il pourrait aller rejoindre Océane et Lalyh. Il aurait ainsi le temps de jouer avec sa fille ! Il adorait ça et ne perdait jamais une occasion de la voir rire. Pour ne pas perdre plus de temps, il se mit au travail.
Il venait de terminer l'étude de son deuxième dossier quand une voix le tira de sa concentration.
- « Il y a quelqu'un ? »
Sirius se leva rapidement et quitta son bureau.
- « Oui » lança-t-il en passant la porte.
Il vit alors trois jeunes filles se tenir devant lui. Il lui sembla que celle qui était la plus en retrait souffla « Waouh ! » En le voyant entrer. Il fronça les sourcils quand il vit que la seconde tentait de cacher derrière son dos l'exemplaire de la Gazette du Sorcier dans lequel l'article de Rita Skeeter avait parut.
- « Je peux vous aider ? » Demanda-t-il avec sévérité.
- « Euh… C'est-à-dire que euh… » commença la première que ses amies venaient de pousser en avant, se cachant prudemment derrière elle.
Sirius croisa ses bras sur son torse et continua à les fixer d'un air grave.
- « Nous voulions savoir si euh… avoir des renseignements sur … sur la manière dont vous… meniez votre entreprise » souffla enfin la jeune fille qui était devenu rouge pivoine.
- « Vous avez un projet précis que vous aimeriez réaliser ? » demanda le jeune homme sans chercher à être particulièrement aimable
- « Euh… »
La première des trois jeunes filles se tourna vers ses deux amies qui la regardèrent d'un air un peu perdu.
- « Pas encore… » souffla-t-elle au bout d'un moment.
- « Mesdemoiselles ! » Soupira Sirius « Vous n'avez rien de mieux à faire que de venir ici uniquement pour voir la tête que j'ai ? Je vous prierais de partir et de ne plus venir nous ennuyer ! »
Devant son air sévère, les jeunes filles ne se le firent pas dire deux fois et quittèrent rapidement les locaux de la Jasire. Sirius soupira et s'appuya contre le bureau de Lucrécia. Il devait bien admettre qu'Océane avait eu raison. Cet article dans le journal rameuté quotidiennement à Jasire au moins une dizaine de femmes dont le seul but étaient de les approcher. Il n'y aurait jamais cru ! Il fallait vraiment qu'en ces temps de guerre, les gens n'aient rien à faire pour perdre leur temps à venir jusqu'ici… pour rien.
Il allait retourner dans son bureau pour continuer son travail quand il réalisa qu'il était trop énervé pour se concentrer là-dessus. De plus, il y avait quelque chose qu'il voulait faire depuis un petit moment, mais il n'en avait pas encore eu le temps. Il récupéra alors sa cape et les clés de Jasire. Il referma le local, enfila sa cape et quitta l'immeuble. Il remonta le Chemin de Traverse à grandes enjambées. Maintenant que son objectif était fixé, il était déterminé. Après quelques minutes de marches, il arriva enfin à destination. Devant lui se dressait le siège de la Gazette du Sorcier. Il entra dans le hall et se présenta au guichet.
- « Bonjour, je voudrais voir Rita Skeeter » lança-t-il d'un ton sec, sa marche rapide ne l'avait pas calmé.
- « Bien sur monsieur » minauda la sorcière d'accueil « Vous avez rendez-vous ? »
- « Non »
- « Dans ce cas, il me semble que… »
- « Excusez-moi » la coupa Sirius avec détermination « Il faut absolument que je voie Rita Skeeter ! Dites-lui que je veux la voir immédiatement ! »
- « Je vais essayer, mais je ne promets rien ! » Répondit la jeune femme d'un air pincé
- « Merci » grogna Sirius.
La sorcière s'éloigna un peu et disparut au détour d'un couloir. Le jeune homme dû patienter de longues minutes avant de la voir revenir.
- « Vous avez de la chance ! » annonça-t-elle d'une voix sèche « Elle peut vous recevoir »
Sirius hocha la tête et la suivit dans les couloirs. Il arriva bientôt devant une porte peinte en vieux rose ce qui lui donnait l'impression d'être en guimauve. La sorcière frappa trois coups secs avant d'ouvrir la porte et de le laisser entrer. Sirius passa devant elle sans lui accorder le moindre regard et pénétra dans le bureau le plus surprenant qu'il ait jamais vu. Les murs étaient recouverts d'une multitude de photo de Rita Skeeter qui à chaque fois portait une tenue plus provocante et plus extravagante l'une que l'autre.
- « Sirius ! » Lança-t-elle d'une voix extraordinairement aiguë « Quel plaisir de vous voir ! Je ne sais pas pourquoi mais je sentais que vous alliez venir me voir ! »
- « Ah oui ?! » Demanda Sirius en posant assez fort sa main sur le bureau provoquant un bruit sec « Peut-être à cause de cet article que vous avez écrit sur Jasire ?! »
- « Oh ! Vous l'avez lu ? » Minauda-t-elle en lui faisant un sourire de séductrice que Sirius trouva parfaitement horripilant.
- « Evidemment que je l'ai lu ! »
- « Et vous avez aimé ? » Demanda-t-elle avant de lui adresser un clin d'œil.
Sirius se releva immédiatement. Il ne savait pas s'il devait être amusé ou énervé par l'attitude de la journaliste. En tout cas il était très agacé.
- « Vous vous moquez de moi ? » Demanda-t-il froidement « Je n'ai pas bien vu où vous parliez clairement de l'action que mène Jasire ? Je n'ai pas bien vu où vous parliez de notre but ! »
- « Si, ça a été mentionné ! » rétorqua-t-elle d'un air pincé
- « Mentionné, oui ! Je voulais que vous en parliez ! Pas que vous fassiez une description fantaisiste de James et moi ! » Grinça Sirius que le comportement de la jeune femme agaçait au plus au point.
- « Pas si fantaisiste que ça monsieur Black, pas si fantaisiste… » murmura-t-elle en se levant « Ne me dites pas que vous ignorez que vous êtes un beau garçon ! »
Sirius la vit s'approcher de lui d'un air incrédule.
- « Je n'ai fait que retranscrire sur le papier ce que j'ai vu en face de moi… »
- « Arrêtez ça immédiatement ! » la prévint froidement Sirius alors qu'il la voyait s'approcher de plus en plus de lui
- « Arrêter quoi ? » demanda-t-elle faussement ingénue
- « Ce petit jeu avec moi ! » Déclara le jeune homme en prenant dans une seule de ses mains les deux de la journaliste qui avait tenté de les posé sur son torse.
- « Oh Sirius ! Je vous en prie ! Vous êtes venu ici, c'est bien pour une raison ! »
- « Oui ! » Rétorqua le jeune homme en la forçant à s'éloigner « Je suis venu vous dire que je ne suis pas satisfait du travail que vous deviez faire pour moi ! »
- « J'ai l'impression que vous n'êtes pas venu uniquement pour cela… » souffla-t-elle
- « Détrompez-vous ! » lui assura Sirius avec conviction
- « Je le sens Sirius ! » murmura-t-elle alors en s'appuyant d'une manière suggestive sur son bureau
- « Pardon ? »
- « Je sens que je vous plait… et ça tombe bien, vous me plaisez aussi ! » Lança-t-elle langoureusement.
Sirius eut un hoquet de surprise et la regarda d'un air dédaigneux.
- « Et qu'est-ce qui vous fait croire une chose pareille ? » demanda-t-il avec un début de colère
- « Je le lis dans votre regard ! »
Sirius éclata alors de rire, s'en était trop pour lui. Cette femme était vraiment ridicule dans ses propos.
- « N'importe quoi » souffla-t-il en lui tournant le dos pour quitter ce bureau une bonne fois pour toute
- « Ne le niez pas ! » s'emporta la journaliste en se levant de son bureau
Sirius se retourna.
- « Je sens ses choses là ! » déclara-t-elle en se jetant presque sur lui
Le jeune homme la repoussa in extremis la fixa avec dédain.
- « Ecoutez-moi bien, madame Skeeter, je ne sais pas ce que vous sentez et je m'en contrefiche ! Je suis marié et j'aime ma femme plus que tout ! Je suis heureux avec elle et même si j'avais envie d'aller voir ailleurs, ce qui n'est absolument pas le cas, je ne le ferais pas pour ne pas lui causer du tort et lui faire de la peine. Alors je vous prierais d'arrêter immédiatement vos avances ridicules et de me laisser tranquille moi et ma famille ! » Souffla-t-il avec toute sa force de conviction.
Et c'est une jeune femme abasourdie par tant de véhémence qu'il quitta. Il traversa le couloir et sortit de l'immeuble en espérant ne plus jamais avoir à entendre parler de cette journaliste.
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- « Merci beaucoup monsieur » lança Lily en tendant au chauffeur de taxis quelques billets moldus.
- « Mais vous êtes sure que vous voulez que je vous dépose ici ? Il n'y a rien ! » Répondit le chauffeur qui depuis cinq minutes, fixaient sans la voir la maison des Potter.
- « Ce sera très bien je vous assure » insista la jeune femme en souriant.
Elle se redressa alors et jeta un regard amusé à James, qui tenait Jack dans ses bras. Il avait l'air soulagé comme après chaque voyage en voiture. Lily savait qu'il n'avait jamais apprécié ce moyen de transport qui le stressait beaucoup, mais c'était la meilleure solution pour faire revenir leur fils à la maison. Transplaner avec un enfant si petit n'était absolument pas conseillé.
- « Très bien ! » lança enfin le chauffeur « Je vous laisse »
Lily lui adressa un beau sourire et le regarda s'éloigner tandis que James se rapprochait d'elle. La jeune femme posa sa main sur la joue de son fils pour s'assurer que le sort qu'elle lui avait lancé pour qu'il reste bien au chaud fonctionnait toujours.
- « C'est moi ou celui là conduisait particulièrement mal ? » demanda James d'une voix encore un peu angoissée
- « C'est toi ! » répondit la jeune femme en souriant
Le jeune homme la regarda d'un air amusé puis constatant que le taxi avait disparut à l'horizon, il lui proposa de rentrer ce mettre à l'abri du vent de ce début du mois de décembre. Lily hocha la tête et pénétra dans leur jardin. Elle prit une grande inspiration et ce mit à sourire. Cela lui avait tant manqué d'être chez elle, et cela lui faisait tant de bien d'être retour, avec son bébé en bonne santé. Jack avait finalement retrouvé un poids plus conforme à la normale et après encore toute une batterie de tests divers et variés, ils avaient été autorisés à le ramener dans sa maison. Lily était sincèrement soulagé et espérait du fond du cœur ne plus jamais avoir à connaître ces instants si stressant.
Elle ouvrit la porte d'entrée et se dépêcha de passer pour céder la place à ses deux hommes. Jack était profondément endormi dans les bras de son papa et Lily trouvait ce spectacle tellement mignon qu'elle en souriait presque bêtement. Elle aimait la manière dont James s'occupait de leurs enfants.
- « Tu devrais t'asseoir un peu » lui lança-t-il à ce moment là « Tu as une petite mine »
- « C'est vrai que je suis un peu fatiguée, mais ça va bientôt être l'heure de sa tétée… » répondit-elle en jetant un rapide coup d'œil à la pendule qui se trouvait non loin.
- « Et ça t'empêche de te reposer en attendant ?! » Demanda James en lui désignant du menton le canapé où il voulait visiblement qu'elle s'installe.
En souriant, la jeune femme lui obéit et alla s'étendre sur le canapé tandis que James s'installait dans un des grands fauteuils, Jack toujours niché au creux de ses bras. Lily le regarda en souriant dévorer du regard leur fils. Il releva la tête au bout d'un moment.
- « J'avais raison, on ne sait faire que de beaux bébés ! » Lança-t-il le plus sérieusement du monde « Regarde le ! Il est parfait ! »
Lily se mit à rire doucement.
- « Ta beauté et mon charme… En même temps, ce n'était pas trop dur à prévoir ! » Continua-t-il, un sourire amusé aux lèvres.
- « Tu sais que j'invoque Merlin tous les jours pour que nos enfants n'aient pas hérité de ton caractère ? » se moqua-t-elle gentiment
- « Parce que tu crois que le tien est mieux peut être ?! » Répondit-il sur le même ton.
La jeune femme se contenta de faire non de la tête, un grand sourire aux lèvres. James se mit à rire silencieusement en prenant bien garde à ne pas réveiller le bébé par ses soubresauts.
- « James… » commença Lily au bout d'un moment
- « Oui mon cœur ? » demanda-t-il de sa voix si douce quand il l'appelait ainsi
- « J'étais en train de me dire que maintenant, il faudrait qu'on pense à utiliser un moyen de contraception un peu plus efficace que les sorts qu'on jette à chaque fois » murmura-t-elle doucement en fixant leur fils endormi.
Elle ne voulait pas dire par-là qu'elle regrettait la venue de Jack, bien au contraire. Mais ses grossesses rapprochées l'avaient fatiguées et elle voulait désormais pleinement profiter de ses trois bébés avant de penser à en faire un quatrième, si jamais la question se posait un jour. Elle releva les yeux vers son mari qui la fixait d'un air sérieux.
- « Je me suis dit la même chose » souffla-t-il en souriant doucement.
Lily fut soulagée. A vrai dire, cette demande la travaillait depuis pas mal de temps mais elle n'avait pas osé en parlé avec lui. Elle savait qu'il voulait une famille nombreuse, elle aussi était plutôt de cet avis. Mais ils étaient encore jeunes et elle voulait prendre son temps. En plus, c'était la guerre et pas vraiment le moment idéal pour mettre des enfants au monde. Car si Harry et Syrielle étaient tous les deux nés, dans une période « creuse » de la guerre, où la violence et les attentats se faisaient rares, il ne se passait pas un jour depuis plus d'un mois sans que des actes horribles de mangemorts ne soient reportés dans la presse.
Les cris du nouveau-né affamé tirèrent Lily de ses pensées à la plus grande joie de celle-ci. Elle n'aimait pas penser à toutes ses horreurs. La jeune femme se redressa alors et s'installa bien confortablement dans le canapé, près de l'accoudoir.
- « Doucement bonhomme » souffla James à son fils « Maman va te donner à manger… »
Il le berça un moment de gauche à droite tandis que Lily se déshabillait et dégageait un de ses seins. James lui posa ensuite précautionneusement leur fils dans les bras et vint s'installer à ses côtés tandis que Jack avalait goulûment le mamelon de sa maman.
- « Cette chance qu'il a ! » Souffla James en passant un bras autour des épaules de sa femme.
- « Tu en as profité avant sa naissance et tu ne t'en es pas privé ! » Lui rappela Lily en souriant « C'est à son tour maintenant ! »
James se mit à rire et taquina du bout des doigts les petits pieds de leur bébé qui les remua un peu.
- « Ne l'embête pas pendant qu'il mange ! » Gronda doucement Lily en replaçant convenablement son sein que le bébé venait de perdre.
- « Il est tellement petit » souffla James en posant sa main sur le ventre de leur fils « J'avais oublié à quel point c'était petit un bébé ! Harry et Syrielle ont l'air de géants à côté ! »
Lily se mit à rire doucement.
La tétée se termina sans problème et une fois repu et son rot effectué, Jack s'endormi tout contre le cœur de sa maman.
- « C'est l'heure de dormir mon chéri » murmura-t-elle en se levant.
James l'accompagna et tous les trois se rendirent à l'étage. Ils pénétrèrent dans la chambre du bébé qui avait été peinte dans un joli bleu pâle. Au centre de la pièce se dressait le berceau de Jack et près de la fenêtre, se trouvait la table à langer. Lily s'y rendit et y déposa doucement le bébé endormi.
- « Laisse moi faire ! » souffla James en venant se placer près d'elle « Pour voir si je n'ai pas perdu la main »
Lily hocha la tête en souriant, et appuyée contre le mur supervisa l'opération « changement de couche ».
Même si au départ, les gestes de James étaient hésitants et malhabiles, l'expérience prit bien vite le dessus et il retrouva la dextérité que lui avait apporté les soins de deux autres bébés. Il rattacha soigneusement le petit pyjama vert pâle de Jack et le prit contre lui en souriant avec fierté. Il s'approcha de Lily et la jeune femme se pencha pour poser un baiser sur la petite tête de son fils. James l'imita avant de poser avec douceur le bébé dans son berceau. Puis revenant sur ses pas, il enlaça la taille de sa femme et tous les deux admirèrent un moment leur fils endormi avant de mettre en marche le bébé transmetteur et de quitter la chambre le plus silencieusement possible.
Toujours tendrement enlacés, ils se rendirent dans le salon. Lily tenta d'étouffer un bâillement mais cela ne passa pas inaperçu aux yeux de son mari qui la força à s'allonger sur le canapé pour « vraiment se reposer cette fois ». Elle accepta et la tête confortablement installée sur les genoux de James, elle se laissa emporté par la sensation de bien être qui la gagnait tandis qu'il jouait dans ses cheveux. Elle ferma les yeux et savoura le bonheur de se trouver près de son mari. Elle se sentait tellement bien qu'elle aurait pu s'endormir si confortablement installé mais quelques coups frappés à la porte la tirèrent de son semi-sommeil. Elle grogna un peu et se releva péniblement.
- « Je vais y aller » déclara James en se levant « Rallonges toi… »
Lily se contenta de lui faire non de la tête et appuya sa tête sur le dossier du canapé. En passant derrière elle, James posa un baiser sur son front avant de rejoindre Dobby qui avait déjà ouvert la porte. Lily n'eut pas le temps de se demander qui arrivait chez elle car Harry débarqua en courant dans le salon et se jeta contre ses jambes.
- « Maman ! » Lança-t-il alors que la jeune femme, oubliant toute fatigue, se penchait d'un air radieux pour le prendre sur ses genoux.
- « Oh mon amour ! » Souffla-t-elle en la serrant contre son cœur « Je suis contente de te retrouver ! Mais parle moins fort, Jack fait dodo… »
Harry cala sa tête contre son cou et c'est alors que Lily entendit qu'on les rejoignait dans le salon. Elle se retourna et aperçu James qui portait Syrielle à son cou, Arthur Weasley qui tenait la main de Ron et Molly qui la regardait en souriant.
- « Bonjour ! » lança joyeusement Lily
Harry se détacha alors d'elle et la jeune femme tendit les bras pour que James y dépose leur fille. Elle serra très fort sa fille, qui caressait ses cheveux de sa petite main avant de déposer un énorme bisou un peu mouillé sur sa joue.
- « Je t'aime ma chérie » souffla-t-elle en souriant.
Elle installa Syrielle sur ses genoux et salua Arthur et Molly qui s'installèrent ensuite en face d'elle. Harry glissa bientôt du canapé pour aller jouer avec Ron un peu plus loin, laissant la place libre pour son père.
- « Comment tu te sens ? » demanda Molly en souriant
- « Bien, je suis fatiguée mais je suis tellement contente d'être là… A la maison avec les enfants »
- « Comme je te comprends ! » lui assura Molly en souriant
- « Et comment va le bébé ? » demanda Arthur
- « Bien merci. Il a repris du poids rapidement. Mais il me parait toujours un peu maigre… » souffla Lily en se tournant vers James
- « Les médicomages ont dit que ce n'était rien. » le rassura-t-il en posant sa main sur son bras
- « Charly aussi était un peu chétif quand il est né » lança Molly
- « Et maintenant c'est un solide garçon » renchérit Arthur avec une once de fierté.
Lily se sentit un peu mieux.
- « Tenez, j'ai quelque chose pour vous » reprit soudain Molly en prenant son sac sur les genoux et en commençant à fouiller à l'intérieur « Enfin pour vous… C'est surtout pour Jack… »
- « Oh Molly ! C'est trop gentil ! Il ne fallait pas ! » Lança Lily un peu gênée.
Elle savait que la très nombreuse famille Weasley avait peu de moyen mais le cœur sur la main…
- « Ca nous fait plaisir ! » Assura Arthur tandis que Molly tendait en souriant un paquet joliment emballé.
- « Merci » lancèrent en même temps James et Lily.
La jeune femme récupéra le paquet et la petite main de Syrielle se posa dessus.
- « Ce n'est pas pour toi mon ange, c'est pour bébé Jack… » murmura-t-elle avant de déposer un baiser sur son front « Mais tu peux l'ouvrir si tu veux »
Syrielle hocha la tête en souriant et récupéra le paquet à deux mains. Elle le posa sur ses genoux et fit un magnifique sourire à ses parents et aux Weasley avant d'agripper le papier cadeau à pleine main. Elle eut un peu de mal à déchirer le papier mais grogna un peu quand James tendit la main pour l'aider.
- « D'accord, d'accord ! Je te laisse te débrouiller toute seule ma chérie ! » S'amusa James en retirant sa main.
La fillette batailla quelques minutes supplémentaires sous le regard amusé des adultes avant de parvenir à déchirer le papier.
- « Aaaaah ! » Lança-t-elle visiblement ravie.
Elle se dépêcha d'enlever l'intégralité du papier qu'elle garda dans ses mains d'un air émerveillé. Elle glissa alors des genoux de sa mère pour venir s'installer sur ceux de son père pour pouvoir jouer plus tranquillement avec ce morceau de papier cadeau qui la fascinait tant. Lily se mit à sourire et ouvrit la boite qui contenait le cadeau des Weasley. C'était une magnifique paire de petits chaussons tricotés. Molly devait sans doute l'avoir fait elle-même. Ils étaient vraiment magnifiques. Lily les sortit de la boite pour mieux les admirer.
- « Par Merlin ! » souffla James en les regardant « Ils sont magnifiques »
- « C'est vraiment très beau ! Merci ! » continua Lily
- « Oh de rien ! » Souffla Molly en rougissant un peu.
- « Si vraiment ! Ils sont splendides ! » Insista la jeune femme en souriant tandis que Syrielle récupérait la boite en carton pour continuer son jeu. « Je suis sure qu'ils lui iront très bien ! »
- « Je l'espère » souffla Molly
- « Vous voulez le voir ? » proposa Lily en souriant
- « Oh ! Je n'osais pas te le demander ! » Lança Molly en souriant.
Les deux jeunes femmes et Arthur se levèrent. Lily se tourna vers son mari.
- « Je reste ici pour m'occuper des petits… » souffla-t-il tandis que Syrielle se mettait debout sur ses genoux pour tenter d'enrouler sa tête de papier cadeau.
C'est donc en souriant que Lily et les Weasley montèrent à l'étage. Sans bruit, ils se rendirent jusqu'à la chambre de Jack dont Lily ouvrit la porte très doucement. Ils entrèrent les uns après les autres et vinrent se placer autour du petit berceau.
- « Par Merlin ! C'est une vraie merveille ! » s'extasia Molly en se penchant encore un peu plus
- « Il est vraiment très mignon » confirma Arthur en souriant
- « Merci » souffla Lily qui avait pris une légère teinte rosée.
Elle était très toujours très contente et un peu fière qu'on s'extasie devant ses enfants… Vraiment, elle était heureuse d'être rentrée chez elle.
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La nuit était tombée depuis un long moment déjà sur Little Hangleton et plus particulièrement sur ce que l'on appelait ici la maison des « Jeux du Sort ». La grande demeure était un édifice majestueux mais tout le monde dans les environs s'accordait à dire qu'elle était aussi la maison la plus terrifiante des alentours. Elle était inoccupée depuis de nombreuses années, depuis la mort plus que surprenante des anciens propriétaires. Ce triple meurtre occupait encore les pensées de tous les habitants du village et on en parlait encore souvent à voix basse au coin du feu pour effrayer les plus jeunes ou occuper les longues soirées moroses d'hivers.
Les soirées comme celle qui s'était abattue sur le manoir des Jedusor à cet instant précis. Pourtant, si de l'extérieur le manoir paraissait calme et désert, il n'en était rien à l'intérieur. Dans la demeure se trouvait une petite foule de personnes qui aurait semblé bien étrange aux habitants de Little Hangleton.
Dans le salon principal de cette
majestueuse demeure, un feu crépitait dans la cheminée.
Ce n'était pas un feu ordinaire. Les flammes vertes qui
dansaient dans l'âtre ne consumaient ni bois ni papier.
Autour de ce feu qui ne semblait dégager aucune chaleur se
trouvait plusieurs hommes vêtus de noirs et une femme à
l'allure peu commode tous rassembler autour d'un large fauteuil
sombre.
Il régnait un silence lourd et pesant dans la pièce
où tout le monde semblait retenir son souffle.
- « Quelles sont les nouvelles ? » siffla Voldemort d'un air menaçant
Il balaya du regard l'ensemble de ses mangemorts qui se tenaient à ses côtés, mais aucun d'entre eux ne semblaient vraiment disposés à lui répondre.
- « J'ai demandé quelles étaient les nouvelles ! » Ordonna à nouveau le Seigneur des Ténèbres d'une voix glaciale et menaçante. « Bellatrix ! » Aboya-t-il alors en voyant que personne ne se désignait.
- « Et bien, Maître… » commença la jeune femme en s'inclinant aussi bas qu'elle le pouvait « Il me semble que les nouvelles sont plutôt bonnes en ce qui nous concerne… »
- « Plutôt bonnes ? » souffla Voldemort d'une voix sévère
- « Oui Seigneur… Il ne se passe pas un jour sans que nos actions ne soient relatées dans les journaux. D'après ce que l'on peut lire dans la presse, il semble que la Communauté ne vit que dans la crainte et la terreur que vous leur inspiré » continua-t-elle
- « C'est vrai Maître… » souffla alors McNair qui avait fait un pas en avant pour s'approcher du fauteuil du Seigneur des Ténèbres « Partout où je suis allé ces dernières semaines, tout le monde ne parle que de votre retour et de votre pouvoir toujours grandissant »
- « Certes » siffla le Seigneur des Ténèbres qui se redressa dans son fauteuil « Mais il me semble que je ne suis toujours pas au pouvoir ! »
Il semblait énervé et en colère ce qui n'annonçait rien de bon pour les personnes présentes dans la pièce avec lui. Toutes d'ailleurs s'empressèrent de baisser les yeux et de paraître le plus humble possible. Lord Voldemort se leva alors et fit quelques pas dans la pièce, où seul le bruit de ses pas sur le carrelage se faisaient entendre.
- « Bien sur on parle de moi dans la presse, on parle de la peur que j'inspire, mais je ne suis pas encore arrivé au but que je souhaite atteindre ! Je n'ai pas le plein contrôle sur les choses et de la racaille moldus ou du sang souillé traîne encore parmi les sorciers de sang pur. Tous d'ailleurs ne méritent plus cette appellation tant ils ont trahi leur sang en ce compromettant avec la vermine ! »
Il paraissait autant en colère qu'agacé par la situation et frappa un grand coup du plat de sa main sur le mur. Il se retourna vivement de sorte à faire face à toute l'assemblée.
- « Il me tarde que toute cette vermine soit enfin exterminée de notre Communauté ! »
Tous approuvèrent d'un hochement de tête. Tous ici partageait la conviction profonde que les sorciers de sangs purs valaient bien mieux que toutes autres créatures et se sentaient investit d'une mission : les gouverner tous !
- « Continuer les actions comme celle que vous avez menées jusqu'à présent » siffla alors Lord Voldemort « De l'intimidation, des menaces, des tortures… Saccager des magasins, brûler les journaux et les livres qui osent traiter la vermine comme nos égaux ! Faites leur comprendre que la grandeur et la puissance porte un nom désormais, le mien ! »
Cette tirade fut accueillit par des nombreuses exclamations approbatrices. Le Seigneur des Ténèbres les regarda alors avec gravité et allait leur donner l'ordre de partir quand un mangemort s'approcha de lui et s'inclina, demandant la parole.
« Oui ? » Demanda Lord Voldemort, curieux de savoir ce qu'il allait lui demander.
- « Maître… » commença le mangemort sans relever les yeux du sol « Plusieurs d'entre nous nous posions la question… Que faisons-nous pour les élections ? »
Le Seigneur des Ténèbres regarda un moment son partisan avec surprise
- « Les élections ? » demanda-t-il
- « Oui, Maître… Dans moins de dix jours, les élections qui désigneront le Ministre de la Magie se dérouleront. Nous voulions savoir si vous aviez prévu quelques choses. Si nous devions empêcher les élections de se dérouler normalement, mettre le feu au bureau de vote, ou toutes autres choses qui sèmeraient la pagaille dans ces élections ! »
Voldemort prit une grande inspiration et haussa les épaules. Une chose aussi insignifiante que l'élection du Ministre de la Magie lui était totalement sortie de l'esprit. Il fixa son mangemort toujours incliné, exposant à son regard sa nuque si fragile qui semblait si facile à briser et siffla
- « Ce ne sera pas la peine »
Plusieurs mangemorts, l'air surpris relevèrent la tête vers lui, attendant les explications que le Seigneur des Ténèbres ne tarda pas à leur donner.
- « Ne perdons pas notre temps à saboter ces élections qui seraient de toutes façons reconduites ! Et ne vous inquiétez pas quant aux résultats de ces élections. Avec le climat de terreur que nous avons su instaurer et le climat de haine qui règne contre les moldus et qui ne tardera plus à s'étendre aux sangs mêlés et aux sous être, les sorciers sauront élire eux même celui qui les conduira à leur perte ! »
Il éclata ensuite d'un rire mauvais et fut rejoint par ceux plus timides de ses partisans.
- « Ne faites rien » continua le Seigneur des Ténèbres « Rien qui pourrait empêcher un politique faible et peureux d'accéder au gouvernement. Il nous sera ensuite d'autant plus facile de le manipuler ! »
Tous hochèrent alors la tête d'un air entendu et sur un signe de la main de leur Maître se levèrent pour quitter la pièce le plus silencieusement possible.
- « Bellatrix ! Rodolphus ! Restez ! » Ordonna-t-il tandis que tout le monde s'apprêter à passer la porte.
Les époux Lestranges cessèrent leur marche et revinrent sur leur pas pour venir s'incliner devant leur Maître qui attendit que tous les autres fussent partis et la porte soigneusement refermée pour prendre la parole.
- « Comment avance ta quête ? » Demanda-t-il sèchement et sans préambule.
- « Ma quête ? » Souffla Bellatrix en prenant grand soin de ne pas lever les yeux vers son Maître.
- « Le fils Potter » cracha violemment Voldemort.
La sorcière fut secouée d'un frisson et inclina encore plus sa tête.
- « Je n'ai toujours rien trouvé mon Maître » répondit-elle dans un murmure.
Lord Voldemort s'approcha alors précipitamment d'elle et encadra son visage de ses longues mains blafardes. Il la força à plonger son regard dans ses yeux rouges de colère.
- « Sais-tu Femme, depuis combien de temps cette mission t'incombe ?! »
- « Trop longtemps mon Maître, et je me rends bien compte que cela vous déplait » souffla Bellatrix qui n'affichait désormais plus son air hautain et sur d'elle.
- « Cela me déplait ?! » Railla-t-il méchamment « Ce morveux à le pouvoir de me détruire et de réduire à néant tout ce que je me donne tant de mal à instaurer ! Il est inconcevable que ma Puissance soit mise en péril par un enfant ! »
Il la lâcha alors violemment, griffant par endroit la peau blanche de la jeune femme qui grimaça.
- « Il me le faut et je constate que tu ne fais guère d'effort pour le retrouver convenablement ! »
- « Je vous jure mon Maître que je ne cesse mes recherches ! Mais ses parents ont bien su le protéger ! Eux même n'apparaissent que très rarement en public ! Cela fait près d'un an qu'on ne les voit plus à aucune manifestation publique d'importance ! Mes recherches sont aussi restées vaines concernant Sirius Black ! Mais je vous jure Maître que je n'oublie pas la mission que vous m'avez confiée et je fais mon possible pour vous satisfaire ! » Déclara la sorcière avec véhémence.
- « Maître… » tenta alors Rodolphus d'une voix hésitante
Lord Voldemort se tourna vers lui et d'un geste du menton l'invita à prendre la parole
-« Maître, comment un enfant si jeune que le fils Potter pourrait-il mettre en péril votre Grandeur ? »
Le Seigneur des Ténèbres explosa alors de rage
- « Personne ! Personne ne pourra se mettre en travers de ma route ! Et encore moins un enfant !!!!!!!! Un enfant de moldu !! » Cracha-t-il d'une voix mauvaise « JE suis le plus grand sorcier de tous les temps ! »
- « Je…Maître ce n'est pas ce que… » bafouilla Rodolphus devant le terrible accès de colère du mage noir.
Il n'ajouta pas un mot et préféra se taire pour ne pas attiser d'avantage sa colère. Lord Voldemort, lui le fixait d'un air mauvais. Comment Harry Potter pourrait le détruire… C'était justement ce que la prophétie devait lui apprendre ! Mais à cause de l'incapacité de ses mangemorts à effectuer les missions les plus élémentaires, elle avait été détruite et il ne savait pas de quelle manière ce mioche était en mesure de l'affecter ! C'était pour cela qu'il tenait à le tuer tant qu'il était jeune et inoffensif ! Il ne fallait surtout pas qu'il gagne en puissance et qu'il devienne une vraie menace ! Il lui fallait cet enfant rapidement et il le voulait vivant pour pouvoir le tuer de ses mains !
Il était tellement en colère qu'il respirait fort et d'une manière saccadée. Il paraissait furieux.
- « Maître » insista une nouvelle fois Rodolphus malgré l'énervement plus que visible de son Maître. « Je me pose une question. En parallèle à la recherche de Potter et en attendant que vous mettiez fin à sa vie et ainsi à cette menace qui plane au-dessus de votre tête, pourquoi ne pas tenter de vous assurez l'immortalité ? »
Le Seigneur des Ténèbres se redressa de toute sa hauteur et fixa son mangemort d'un air grave. C'était déjà ce qu'il faisait depuis de nombreuses années. Il avait mis en sûreté les six parcelles de son âme qu'il avait détachée de celle qui conservait encore. Ces Horcruxes étaient le moyen le plus fiable de s'assurer qu'il ne mourrait jamais. Mais comme personne ne connaissait son secret, il était curieux de savoir ce que Rodolphus allait lui proposer.
- « Je t'écoute, à quoi penses-tu ? » siffla-t-il
- « Lorsque j'étais en mission sur le Chemin de Traverse, déguisé pour que l'on ne me reconnaisse pas, j'ai entendu une conversation entre gobelin aux abords de Gringott's. C'étaient de jeunes gobelins, sans doute récemment embauché, le fait est qu'ils étaient imprudents et qu'ils parlaient presque comme si de rien n'était de quelque chose qui pourrait sans doute vous intéresser. Quelque chose qui dort au plus profond des coffres de Gringott's, quelque chose capable de vous offrir la longue vie que vous souhaitez… »
Intrigué, Lord Voldemort alla s'assurer que la porte de la pièce était correctement fermée avant de se rapprocher de son mangemort pour terminer cette intéressante conversation.
