Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !

Bonne lecture à vous tous… Aylala

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Ce qui aurait pu se passer

Chapitre cent huit : Les élections


« Votez, votez, je suis candidat
Sur le plus habile, portez votre voix
Votez, votez, comme il vous plaira
En un mot votez pour moi! »
Mayflower

- « Professeur ! »

Le professeur Dumbledore se tourna vers l'endroit d'où on l'appelait et se trouva nez à nez avec Argus Rusard. Le concierge de Poudlard avait l'air grave et se penchait tant qu'il pouvait pour s'approcher le plus possible du directeur.

- « Que se passe-t-il Argus ? » demanda Dumbledore en reculant sa chaise

- « Il y a un homme et une femme qui souhaitent vous voir le plus rapidement possible… » souffla le concierge.

- « C'est urgent ? » demanda le professeur

- « Ils ne l'ont pas précisé mais j'ai l'impression que oui » répondit Rusard

Le professeur Dumbledore hocha la tête d'un air grave. Il se tourna vers la Grande Salle qu'il surplombait du haut de l'estrade où se trouvait la table des professeurs. Les élèves dînaient dans un calme relatif. A côté de lui, les autres professeurs jetaient par moment des coups d'oeils aux quatre grandes tables d'étudiants. Il se pencha vers Minerva McGonagall et lui demanda de se charger de la surveillance. Puis sans prendre le temps de finir son repas, il se leva et quitta la table. Il rejoignit le concierge dans le couloir.

- « Je les ai installés dans votre bureau, professeur » souffla-t-il en récupérant sa chatte sur le sol.

- « Merci Rusard »

Le professeur s'éloigna alors dans les couloirs sombres pour se rendre dans son bureau.
La gargouille qui en gardait l'entrée pivota quand il eut prononcé le mot de passe et il y entra sans plus attendre. Il poussa la porte de son bureau qui était légèrement entrouverte et aperçut deux personnes qui lui tournaient le dos, installées dans les confortables fauteuils. Lorsqu'il referma la porte, les deux personnes se retournèrent aussitôt. C'est alors qu'il les reconnut.

- « Nicolas ? Pernelle ? Par Merlin, ça alors ! Cela fait bien longtemps que nous ne nous sommes pas vus ! » S'exclama-t-il en s'approchant d'eux.

- « Albus, mon vieil ami, tu as raison ! Cela fait trop longtemps… Mais il en est ainsi. Nous sommes tous deux si occupés ! » déclara Nicolas Flamel en serrant chaleureusement la main de son vieil ami

- « Tu n'as pas changé, toujours aussi jeune ! Et que dire que toi Pernelle… Tu semble être la même que le jour de ton mariage ! »

- « Albus, tu n'es qu'un flatteur ! » Répondit Pernelle en souriant largement.

Tous les trois regagnèrent le petit salon et y prirent place. D'un rapide coup de baguette, le professeur Dumbledore fit apparaître une théière et des tasses. Le thé se versa tout seul et bientôt les cuillères ensorcelées tournait le liquide ambré pour le rendre moins chaud. Durant tout ce temps, le silence régnait dans la pièce. Le professeur Dumbledore prit enfin la parole.

- « Mes chers amis, maintenant que nous sommes bien installés, je me demande quel est l'objet de votre visite. Car je doute qu'il ne s'agisse là que d'une visite de courtoisie »

- « Hélas, Albus, tu as entièrement raison. Cette visite n'est pas anodine, j'ai un immense service à te demander » commença Nicolas Flamel d'un air grave.

Dumbledore le regarda un moment sa femme et lui avant de poser sur la table basse la tasse qu'il tenait et croisa ses mains sur ses genoux.

- « Nicolas, nous sommes tous deux de grands amis et tu sais que tu peux tout me demander. Je ferais toujours tout ce qui est en mon pouvoir pour te rendre service » lui assura le professeur avec sérieux.

- « Nous n'en n'avons jamais douté un seul instant, Albus » continua Pernelle de sa voix douce « Nous savons que nous pouvons te faire confiance et c'est pourquoi nous sommes venus vers toi »

- « Je vous écoute » murmura le professeur Dumbledore, les incitant à ce confier.

- « Albus » commença Nicolas « Tu sais qu'il y a de nombreuses années, j'ai eu la chance de voir de longues années de dur labeur être récompensé par une découverte capitale »

Dumbledore hocha la tête. Il gardait en mémoire le tournant fabuleux qu'avait pris l'alchimie moderne grâce à la découverte de la Pierre Philosophale. Cette substance dotée d'étonnantes propriétés comme celle de changer le plomb en or, mais surtout capable de produire l'Elixir de Longue Vie.

- « Bien sur, comment ne pas m'en souvenir » lança-t-il

- « L'unique Pierre que j'ai obtenu est un bien précieux, mais surtout, elle peut être une arme redoutable si elle est placée entre de mauvaises mains » continua Flamel

Dumbledore comprit immédiatement que son ami faisait allusion au Seigneur des Ténèbres. Comment ne pas redouter que ce despote démoniaque ne mette la main sur quelque chose qui lui assurerait une vie plus longue que le commun des mortels.

- « Je sais tout cela Nicolas, c'est là tout le danger d'avoir créer une telle pierre »

- « Oui » souffla l'alchimiste en hochant la tête.

Il y eut un nouveau un moment de silence. Tous semblaient penser aux horreurs qui pourraient se produire si jamais un tel pouvoir se retrouvait dans les mains de Voldemort ou de ses mangemorts.

- « Albus » lança soudain Nicolas « J'ai peur »

- « Peur ? » demanda le professeur Dumbledore d'un air grave

- « Oui, je crains pour la sécurité de notre communauté. Ma Pierre se trouve au moment où nous parlons dans un coffre surprotéger au cœur de Gringott's. Je n'ai pas regardé à la dépense pour la faire garder correctement. Les gobelins m'ont assurés que les mesures de sécurité qui entoure le coffre dans lequel elle est gardée sont draconiennes et pourtant, je n'ai plus confiance. Il y a quelques jours, je m'y suis rendu comme tous les mois pour m'assurer que tout était en ordre et plusieurs personnes m'ont semblé avoir un comportement étrange parmi la clientèle de l'établissement d'abord, puis du jeune gobelin qui m'accompagnait par la suite. »

Il tapota nerveusement ses genoux du bout des doigts avant de continuer

- « Bien sur, je deviens peut-être paranoïaque et je m'imagine peut-être des choses qui n'ont pas lieu d'être mais le fait est que je ne me sens plus rassuré de savoir ma Pierre là-bas ».

- « Il n'en a pas dormit de la nuit depuis… » renchérit Pernelle en fixant son époux d'un air grave « Cela le mine et le ronge, je crains qu'il ne finisse par tomber malade. Il est trop angoissé »

- « On le serait à moins ma chère » souffla Albus avec gravité.

Il comprenait fort bien l'état dans lequel devait se trouver son vieil ami.

- « Mais je ne vois toujours pas l'objet de votre visite » mentit-il avec sérieux.

Il avait une vague idée de ce que son ami allait lui demander, mais il préférait que ce soit lui qui lui en fasse la demande.

- « Ce n'est un secret pour personne que Poudlard est l'endroit le plus sur de toute la Grande Bretagne. Et tu en es le directeur ce qui ne fait que me rassurer d'avantage. Albus, accepterais-tu d'assurer la protection de ma Pierre Philosophale ? Où serait-elle plus à l'abri après tout ? Tu es le seul que Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom craigne encore ! »

Le professeur Dumbledore esquissa un très faible sourire mais repris bien vite son air sérieux.

- « Nicolas, c'est avec plaisir que j'accepte de te rendre ce service » annonça-t-il solennellement

- « Oh Albus ! Mon vieil ami ! Merci ! Merci infiniment ! Si tu savais le poids que tu m'ôtes ! » S'exclama Nicolas Flamel en se levant et en allant serrer très chaleureusement la main du professeur Dumbledore.

- « Je sais, je sais… J'espère de tout cœur que tu pourras désormais dormir sur tes deux oreilles ! » Plaisanta le professeur tandis que l'alchimiste s'installait à nouveau dans son fauteuil.

- « Sans vouloir abuser de ta gentillesse et de ta générosité, j'aimerais beaucoup que tout ceci se réalise dans les plus brefs délais » souffla-t-il d'une voix grave.

- « Je suis entièrement de ton avis. Et si, comme tu le penses, ta Pierre n'est plus totalement en sécurité à Gringott's, il faudra que nous nous chargions de son transfert dans les plus brefs délais. » lança le professeur

- « Je savais que tu serais de cet avis, c'est pourquoi j'ai pris la liberté d'apporter avec moi les papiers nécessaires au transfert »

- « Je reconnais bien là ton sens pratique mon cher Nicolas » s'amusa Dumbledore en faisant disparaître la théière et les tasses et en nettoyant la table afin que les papiers officiels puissent y être déposer.

- « Je te remercie de tout ce que tu fais ! » souffla Nicolas

- « Je ne fais que ce qui me semble être le mieux pour nous tous. » Assura Dumbledore « Si j'avais su plus tôt que tu avais des doutes sur la sécurité de Gringott's, je t'aurais moi-même proposé de mettre en sûreté ta Pierre ».

Nicolas et Pernelle échangèrent un sourire avant de se tourner vers le directeur de Poudlard.

- « Sais-tu déjà où tu vas la mettre ? » Demanda l'alchimiste à son ami.

- « J'ai ma petite idée là-dessus, ainsi que sur les mesures de protection que je vais mettre en place autour d'elle »

- « Tu crois vraiment que même dans l'enceinte de ton école des mesures de protections sont nécessaires ? » demanda Nicolas

- « Mieux vaut prévenir que guérir… Je préfère mettre toutes les chances de notre côté et ne pas courir le moindre risque » lança Dumbledore d'un air grave.

- « Si tu estimes que c'est nécessaire… »

- « Je l'estime en effet. Tu me fais confiance en me donnant la garde d'une de tes plus belles réussites, je ne voudrais pas que tu me reproches de ne pas m'en être convenablement occupé »

- « Albus, je te fais entièrement confiance »

- « Je n'en doute pas un instant, mais je ne veux prendre aucun risque » ajouta le professeur en signant au bas du parchemin de Gringott's que Nicolas Flamel venait d'étaler sous ses yeux « Mais pour le moment le plus important est de nous assurer de son transfert ici »

- « Tu comptes t'en charger aussi ? »

- « Bien sur, cela fait parti du lot ! » Souffla Dumbledore en repliant le parchemin officiel. « Je me charge de tout et je te tiendrais au courant. Je vais m'assurer que des sorciers de confiance s'occupent de ce travail. Il se peut même que j'arrive à obtenir l'aide d'un ou deux aurors. »

- « Tant que cela ? » s'étonna Pernelle

- « Lutter contre les mages noirs permet de connaître du beau monde ! » Souffla Nicolas d'un air amusé en rangeant le parchemin plier dans la poche intérieure de sa veste.

Le professeur Dumbledore se mit à sourire et fit disparaître sa plume d'un coup de baguette. Il n'avait jamais parlé ouvertement de sa lutte contre Voldemort et l'existence de l'Ordre du Phoenix. Néanmoins, pour des amis si proches et si vieux que les époux Flamel, cela ne devait pas être un secret. Eux même, même s'ils n'étaient pas physiquement engagés dans la lutte, défendaient activement la cause de l'Ordre et de tous ceux qui se dressaient face à Lord Voldemort. Le soucis de ne pas laisser la Pierre Philosophale entre de mauvaises mains en était bien un exemple. Le professeur Dumbledore ne souffla pas un mot et se mit à sourire doucement.

- « Tout ceci sera réglé le plus rapidement possible, je t'en fait la promesse Nicolas » déclara-t-il enfin.

- « Merci Albus » répondit l'alchimiste.

Tous les deux se levèrent et s'étreignirent chaleureusement avant de se quitter.

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- « Mais finalement, il a repris du poids et ils ont pu le ramener chez eux sans le laisser trop longtemps à l'hôpital, ça a été un soulagement pour tout le monde » expliqua Océane

- « Je m'en doute » souffla Flumena qui était assise près d'elle à la grande table de la salle à manger.

La jeune femme se mit à sourire et versa un peu plus de sucre dans son thé avant de le remuer doucement.

- « Tu sais que James et Lily m'ont demandé d'être sa marraine ? » annonça-t-elle en souriant

- « C'est vrai ?! » demanda Flumena

- « Oui ! J'étais ravie et honorée ! Jack est un bébé tellement adorable ! J'étais vraiment aux anges. On ira le voir un peu plus tard si tu veux… » proposa-t-elle « Je suis sure que Lily serait contente de te voir »

- « Je serais moi aussi ravie de la revoir et de voir enfin cette petite merveille qui va être ton filleul ! Quand est prévu de baptême ? »

- « Au mois de janvier… Avant aucun mage n'était disponible pour la cérémonie » répondit Océane

Flumena hocha la tête et porta sa tasse à ses lèvres. La jeune femme se mit à sourire. Elle était contente que sa mère soit venue la voir. Elle avait l'impression que plus elles se voyaient, mieux elles s'entendaient. Elle avait vraiment l'impression qu'elle arrivait de mieux en mieux à effacer les souffrances du passé, même si certaines demeuraient encore, elle avait vraiment envie de faire l'effort de se rapprocher d'elle.

Elle reposa sa tasse sur la table et se tourna vers le coin du salon où Lalyh et Sirius jouaient ensemble. Assis sur le tapis, près de la cheminée, ils jouaient tous les deux avec les peluches de la petite fille. Océane avait du mal à déterminer lequel des deux étaient le plus concentrés. Ils étaient tous les deux plongés dans leur jeu et ne semblait plus prêter attention à ce qui se passait autour d'eux. La jeune femme soupçonnait que c'était là une opération délibérée de la part de son mari pour ne pas avoir à passer trop de temps avec sa mère. Elle savait qu'il était toujours assez mal à l'aise en sa présence, même s'il faisait de gros efforts et que sa mère se montrait très compréhensive. Sans doute avait-elle deviné que les relations familiales en dehors de sa fille, et d'elle-même n'étaient pas quelque chose d'aisé chez le jeune homme.

Munis d'une peluche, Lalyh partait à l'assaut de son père en poussant de grands cris. Sirius tentait de se battre contre cette attaque, il luttait vaillamment, mais immanquablement, il cédait devant la « si grande puissance de sa fille chérie » et s'écoulait sur le sol. Lalyh lui grimpait alors dessus et continuait ses attaques à grands coups de peluches sur le torse tandis que Sirius faisait semblant d'être atteint de spasmes et faisaient semblant de gémir de douleur.

- « Ils s'amusent bien » souffla Flumena, tirant Océane de ses pensées

- « Oui » répondit la jeune femme en se tournant vers sa mère

- « Il fait ça souvent ? »

- « Qui ? Sirius ? Jouer avec Lalyh ? » S'amusa Océane « Il le fait tout le temps ! Sirius adore jouer avec elle, dès qu'il a un peu de temps, il invente des histoires extraordinaires et ils passent des heures à jouer. Je n'arrive pas à faire ça moi. Il est vraiment génial »

- « En tout cas, ils ont l'air de s'adorer… » murmura Flumena

- « C'est un papa formidable »

- « Je n'en doute pas une seconde »

Les deux femmes se fixèrent un instant en silence. Puis Océane porta une nouvelle fis sa tasse à ses lèvres et but une grande gorgée. Un cri de Sirius, un peu plus fort que les autres la fit sursauter et elle manqua de renverser le liquide brûlant que contenait sa tasse. Flumena se mit à rire et Océane se tourna juste au moment où Sirius agrippait les deux pieds de leur fille et la soulevait dans les airs la faisant éclater de rire.

- « Attention ! » souffla-t-elle, vaguement inquiète

Sirius la regarda et hocha la tête d'un air grave qui signifiait clairement « fais-moi un peu confiance ! ». Océane lui faisait confiance, elle savait qu'il était prudent et qu'il faisait extrêmement attention à ne pas faire mal à leur fille, mais elle ne pouvait s'empêcher de sentir ses entrailles se tordre quand elle le voyait la balancer doucement à quelques centimètres du sol. La jeune femme préféra se tourner et ne plus le regarder. Flumena la fixa en souriant.

- « Je préfère ne pas voir ça… » souffla-t-elle doucement

- « Je te comprends » murmura Flumena presque comme une confidence.

Les deux femmes se mirent à sourire et écoutèrent en silence les cris de Sirius et de Lalyh pendant un petit moment.

- « Que penses-tu de ces élections qui s'approchent ? » Demanda soudain Flumena « Tu as l'intention d'aller voter, j'espère ?! »

- « Bien sur Maman ! » répondit Océane en prenant un air un peu plus grave « Ni Sirius, ni moi n'avons l'intention de ne pas aller voter »

- « Je suis contente de te l'entendre dire… » répondit Flumena

- « Je ne suis plus une enfant Maman, je sais ce qui est important ou pas » lança Océane d'un ton de reproche

- « Je sais ma chérie, excuse-moi. » répondit Flumena en souriant

Océane se mit à lui sourire à son tour, pour lui montrer que cela n'était pas très grave.

- « Par Merlin ! » S'exclama soudain Sirius les faisant sursauter.

Craignant qu'il ai laissé tombé Lalyh, Océane se retourna précipitamment et fixa son mari avec inquiétude. Mais elle fut vite soulagée en voyant la petite fille assise tranquillement, la patte de sa peluche dans la bouche. Sirius en revanche s'était levé et regardait l'extérieur par la baie vitrée.

- « Qu'est-ce qui se passe chéri ? » demanda Océane

- « Buck tente de s'enfuir de son enclos ! » souffla Sirius

- « Quoi ? »

- « Il s'est presque détaché ! Je vais m'en occuper ! » Déclara-t-il en ouvrant la baie vitrée et en sortant rapidement.

Il referma soigneusement la vitre en voyant Lalyh, qui, curieuse s'était approchée à vive allure.

- « J'espère qu'il ne se fera pas pincer comme la dernière fois » souffla Océane en se retournant vers sa mère. « Cet animal est redoutable quand il est de mauvaise humeur. Il n'y a que Sirius qui arrive à le gérer »

Mais sa mère avait l'air grave et totalement préoccupé par autre chose.

- « Il y a un problème ? » demanda-t-elle

- « Non… » souffla Flumena « Mais je vais profiter qu'il soit parti pour te demander quelque chose »

- « Tu m'inquiètes là… »

- « Non, non ma chérie. Ce n'est rien de grave ! » Assura Flumena « Je voulais juste te dire que depuis quelque temps, je discute beaucoup avec ton père de cette situation ».

- « Quelle situation ? » Demanda Océane, immédiatement sur la défensive, faisant semblant de ne pas comprendre à quoi elle faisait allusion.

- « De ton père et toi ! Du fait que vous ne vous parliez plus… » répondit Flumena.

- « Ah ! » Souffla Océane en croisant les bras sur sa poitrine.

Elle n'avait pas spécialement envie de parler de son père. Elle lui en voulait toujours beaucoup. Lui encore plus que sa mère avait fait preuve de méchanceté envers elle, mais surtout envers Sirius et Lalyh et c'était cela qui la mettait encore plus en colère.

- « Ne rends pas les choses plus difficiles, s'il te plait » demanda Flumena d'un air un peu sévère

Océane décroisa ses bras et soupira.

- « Pardon… Et alors ? » murmura-t-elle d'un ton plus doux

- « Nous avons beaucoup parlé, et je ne te cache pas que ça a souvent été des discussions difficiles, mais j'ai atteint mon but. Je suis parvenue à mon but. Nous avons parlé de toi, longuement. »

Océane la fixait sans rien dire, attendant qu'elle continue

- « Il a demandé à ce que nous passions Noël en famille cette année » souffla Flumena qui paraissait vraiment ravie.

La nouvelle fut un choc pour Océane. Elle n'avait pas revu son père depuis de nombreux mois. De nombreux mois au cours desquels elle avait essayé de se convaincre qu'elle n'avait pas envie de le revoir, qu'elle ne voulait plus entendre parler de lui. Mais à cet instant, elle savait que tout cela avait été vain. Elle n'avait pas réussit à se convaincre qu'elle n'avait pas besoin de son père. Elle venait d'apprendre qu'il voulait la voir pour Noël et son cœur de petite fille se mit à saigner. Car il y avait une importante condition pour qu'elle accepte de revoir son père.

- « Et Sirius ? » demanda-t-elle d'une voix un peu étranglée

Le sourire triomphant de Flumena la rassura un peu.

- « Je l'ai convaincu ! Sirius sera bien évidemment le bienvenu s'il le souhaite ! »

Océane sentit son cœur s'emballer. Son père avait accepté de recevoir son mari sous son toit.

- « C'est vrai ? » demanda-t-elle doucement, presque timidement

- « Oui ma chérie ! J'ai réussit à le convaincre, il m'a promis de faire des efforts. Je lui ai dit que je ne voulais plus vivre comme ça et il m'a avoué que lui non plus. Tu lui manques chérie, il me l'a dit »

Les yeux de Océane s'embuèrent un peu et elle les sécha du bout des doigts. Elle était contente. Heureuse même que son père accepte enfin de la revoir, accepte enfin l'homme qu'elle aimait et leur fille. Mais en même temps, elle craignait une rencontre entre les deux hommes. Après la joie, se fut une vague d'angoisse qui l'envahit.

- « Alors ? » demanda Flumena d'une voix plutôt tendue

- « Je… je ne sais pas » souffla honnêtement Océane qui était un peu perdue dans ses pensées.

A cet instant, la baie vitrée du salon s'ouvrit et Sirius regagna la pièce.

- « Rien de grave ! » Annonça-t-il joyeusement « Il avait juste besoin qu'on s'occupe un peu de lui ! »

- « Sirius ! » lança Océane en se tournant vers lui « Tu peux venir s'il te plait »

Le jeune homme acquiesça d'un signe de tête et vint s'installer auprès d'elle.

- « Chéri, tu as déjà prévu quelque chose pour Noël ? » demanda-t-elle en le fixant

- « Non » répondit-il « Pourquoi ? »

- « Mes parents nous invite à passer Noël chez eux » annonça Océane dans un souffle

Sirius eut un léger mouvement de recul en apprenant la nouvelle et la jeune femme glissa sa main dans celle de son mari. Le jeune homme la fixa un moment avant de se tourner vers sa belle-mère.

- « Ma présence sera réellement la bienvenue ? » demanda-t-il d'un air grave à Flumena

Elle le regarda en souriant doucement et hocha la tête.

- « Bien sur. Mon époux et moi en avons beaucoup parlé et il m'a assuré qu'il serait content que nous passions Noël tous ensemble »

Sirius la fixa un long moment comme s'il voulait être sur qu'elle ne lui mentait pas, mais il sembla convaincu de sa franchise car il hocha la tête en serrant un peu plus la main d'Océane dans la sienne.

La jeune femme compris immédiatement le message et cela lui ôta un poids de la poitrine. Elle regarda son mari avec reconnaissance. Elle l'aimait tellement de faire tant d'effort pour qu'elle retrouve des relations normales avec sa famille.

- « Nous serons ravis de passer Noël avec vous » assura alors la jeune femme à sa mère.

Flumena se mit à sourire encore plus et les remercia chaleureusement. Océane se sentait bien quoique légèrement inquiète. Mais la pression de la main de son mari sur la sienne la rassura grandement.

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- « Il ne te reste plus qu'à signer, mon cœur » lança James en passant la porte de son bureau pour se rendre dans le salon.

Il s'immobilisa un moment et se mit à rire en voyant le spectacle qui s'ouvrait devant lui. Assise sur le canapé, Lily berçait doucement Jack qui, les yeux grands ouverts, n'avait visiblement pas envie de dormir, tandis que Harry et Syrielle étaient à genoux de part et d'autre de leur maman était penché au-dessus de leur petit frère qu'ils regardaient avec attention.

- « C'est devenu leur nouvelle attraction ! » Souffla Lily en souriant « Tu l'as raté, mais tout à l'heure, Harry lui a chanté une berceuse ! »

- « C'est vrai ?! » s'amusa James

- « Enfin, il a essayé » murmura-t-elle.

Le jeune homme s'approcha de sa petite famille en souriant et vint s'asseoir sur la table basse.

- « A'garde Papa ! » S'exclama Harry en se tournant vers lui « Dzack y veut pas faire dodo ! »

- « Non » renchérit Syrielle en secouant violemment la tête de gauche à droite

- « Il n'a sans doute pas sommeil ! » répondit James en souriant

- « Il devrait pourtant » souffla Lily « Je viens de lui donner à manger »

Le jeune homme haussa les épaules. Leur fils ne voulait pas dormir, que pouvait-il y faire ?

- « Tu as fini la procuration alors ? » demanda Lily

- « Oui » répondit-il « Il ne te reste plus qu'à la signer. Ensuite dès que Sirius et Océane seront arrivés, on ira… »

- « Ca m'ennuie de ne pas y aller moi-même. »

- « Je sais ma chérie, mais tu as encore besoin de repos et on ne peut pas laisser les enfants seuls ici, ni les emmener là bas »

Lily hocha la tête d'un air entendu.

- « Tu as peur que je fasse le mauvais choix ? » plaisanta-t-il

- « Non, je te fais entièrement confiance mon chéri » lui assura-t-elle en souriant.

Il se pencha alors et déposa un furtif baiser sur ses lèvres si douces.

- « Donnes moi ce parchemin » murmura-t-elle alors

James fit apparaître une plume et posa le parchemin devant elle.

- « Prends le bébé, s'il te plait » souffla la jeune femme en lui tendant leurs fils

C'est un grand sourire aux lèvres que James accueillit Jack dans ses bras.

- « Alors mon grand, tu ne veux pas dormir ? » demanda-t-il

- « On zoue ? » Proposa Harry en sautant du canapé pour venir s'accrocher à la jambe de son papa.

- « Je ne vais pas avoir le temps » répondit James d'un air désolé « J'ai plein de choses à faire, mais je te promets que quand je reviendrais, on s'amusera ensemble d'accord ? Toi, Syrielle et moi, ça te va ? »

- « Tout à l'heure ? » demanda Harry d'une toute petite voix

- « Tout à l'heure ! C'est promis ! » Assura James en redéposant Jack dans les bras de sa maman.

Rapidement, avant que Harry ou Syrielle qui venait à son tour de quitter le canapé s'en empare. Il rangea le parchemin soigneusement dans une de ses poches et se tourna vers la porte d'entrée.

- « Bon, qu'est-ce qu'ils font ? Plus vite on sera parti et plus vite on sera rentré non ? »

- « Ne t'énerve pas comme ça Cornedrue ! » Lança alors la voix amusée de Sirius qui venait d'entrer, Lalyh juchée sur ses épaules.

- « On serait arrivé plus tôt, mais on a eu un problème de réveil de la sieste ! » Compléta Océane qui arrivait derrière lui.

- « Dans ce cas c'est différent, si Lalyh dormait… » commença James

- « Qui a dit que c'est Lalyh qui a eu du mal à se lever ? » Répondit Océane d'un air amusé « C'est Sirius qui dormait comme un bien heureux ! »

- « Quoi ?! » S'exclama James d'un air amusé « Dans ce cas, c'est inadmissible ! »

- « Eh ! J'avais sommeil ! » Rétorqua son ami.

- « Ne perdez donc pas plus de temps ! » souffla Lily

- « Tu as raison, mon cœur » répondit James tandis que Sirius posait sa fille sur le sol.

- « Tu es sure que ça ne t'embête pas de les garder toute seule ? » demanda Océane

- « Non, mais ne tardez tout de même pas trop » répondit la jeune femme en souriant

- « Très bien, allons-y dans ce cas » déclara Sirius en posant un baiser sur la tête de sa fille avant de la laisser rejoindre les deux petits Potter qui étaient impatients de jouer avec leur petite cousine.

James et les époux Black quittèrent donc la maison et transplanèrent dès qu'ils se furent assurer que personne ne pouvaient les voir. Ils arrivèrent instantanément devant un immeuble miteux. Une petite foule s'amassait déjà devant l'entrée.

- « Par Merlin ! C'est pas vrai ! » Grogna James en voyant la file d'attente.

- « J'ai bien peur qu'il faille prendre notre mal en patience » murmura Océane en se dirigeant vers la fin de la queue.

Les deux garçons soupirèrent mais suivirent la jeune femme sans ajouter un seul mot. Ils prirent leur place dans la file d'attente et attendirent. Ils attendirent très longtemps. Régulièrement, James glissait sa main dans sa poche pour s'assurer que le morceau de parchemin y était toujours. A chaque fois, il était soulagé de sentir le morceau de papier sous ses doigts.

- « Vous savez déjà pour qui vous allez voter ? » Demanda Océane au bout d'un moment.

La jeune femme était calée dans les bras de son mari qui avait son menton poser sur sa tête blonde.

- « Bof… » grogna Sirius « Le choix n'est pas facile, je ne suis pas vraiment d'accord avec ce que disent les deux candidats… »

- « Ouais… Mais Fudge est quand même beaucoup plus extrême dans ses propos que l'autre ! Tu as vu les mesures qu'il a prises depuis qu'il est au pouvoir ? » répondit James

- « Tu as raison, l'autre à l'air moins pire… » souffla Sirius « Lily va voter pour qui ? »

- « Comme moi » répondit James en plongeant une nouvelle fois sa main dans sa poche pour s'assurer qu'il avait bien la procuration qui lui permettait de voter au nom de sa femme. « Je suis bien content qu'elle ai accepté de rester à la maison. Je sais que ça lui coûte de ne pas venir mais je suis vraiment plus tranquille de la savoir à la maison. Je ne lui ai pas dit, mais j'ai tellement peur qu'il y ai des problèmes d'attentat devant les bureaux de vote, et elle est encore fatiguée… »

- « J'aurais aimé que ma femme à moi m'écoute quand je lui ai demandé de rester à la maison » grogna Sirius

- « Sirius… Je sais me défendre ! Je ne suis pas en sucre ! »

- « Toi non, mais notre bébé si… » murmura Sirius tout contre l'oreille de sa femme qui se mit à rougir violemment.

James se mit à sourire en les voyant ainsi tous les deux et se tourna vers l'avant de la file s'attente. Il se sentait un peu de trop à côté de ce petit couple tendrement enlacé. Il se mit à soupirer en voyant encore tout le monde devant lui. Il allait être bloqué là encore un bon petit moment… La foule semblait ne jamais avancer et rester parfaitement statique. Pourtant après une demi-heure d'attente, James remarqua qu'ils avaient avancé de quelques mètres.

- "Par Merlin !" Grogna Sirius "Si j'avais su j'aurais emmené un jeu de carte... ou mon lit histoire de continuer ma sieste !"

Océane soupira et tapota doucement la main de son mari d'un geste faussement compatissant en lui jetant un regard moqueur. James se retourna vers eux et soupira à son tour, lui aussi en avait plus qu'assez de traîner dans cette file d'attente bondée où tous se marchaient plus ou moins sur les pieds. Soudain à côté de lui passa trois aurors en tenues officielles, baguettes brandies et qui affichaient une mine lugubre. Sur leur bras se trouvait un brassard orange vif sur lequel on pouvait lire " sécurité". Ils passèrent devant eux en les fixant d'un air grave. L'un d'eux fixa avec insistance le sac qu'Océane portait à son bras.

- "Donnez-nous ce sac madame" lança-t-il d'un ton sec en tendant la main plus pour le lui arracher que pour le lui prendre.

- "He !" S'indigna Sirius en se plaçant entre sa femme et l'auror tandis qu'Océane faisait un pas en arrière.

- "Ecartez-vous monsieur !" Lui ordonna l'auror en le menaçant de sa baguette " Où je vous fait arrêter pour entrave aux forces de l'ordre. Nous avons pour missions de nous assurer du bon déroulement des élections, et nous devons procéder à des fouilles"

- "Parce que vous croyez vraiment que ma femme cache un mangemort dans son sac ?!" S'indigna Sirius.

- "Chéri !" Intervint Océane en posant sa main sur son bras " Laisse... Ils ne font que leur travail..." continua-t-elle en tendant son sac.

- "Ca ne les dispense pas d'être aimable !" Grogna le jeune homme.

- "Encore un mot..." menaça un des aurors.

- "Non, non, c'est bon !" Le coupa James "Il ne dira plus rien !" Assura-t-il en jetant un regard entendu à son ami qui croisa les bras sur sa poitrine.

L'auror fixa sévèrement Sirius un long moment avant de se plonger dans l'inspection du sac. Bien entendu, il ne trouva rien d'intéressant et rendit son sac à Océane. Les trois aurors leur tournèrent le dos alors sans rien dire et s'éloignèrent de leur démarche cadencée.

-"Non mais franchement !" Grogna Sirius en les regardant s'éloigner. « On nage en plein délire ! »

- « Ils ont mis le paquet sur la sécurité on dirait » souffla Océane en s'approchant des barrières magiques de sécurité qui délimitait le chemin que devait emprunter la foule « J'en vois d'autre là-bas, un peu plus loin ! »

- « Fudge veut vraiment donner l'impression qu'il a le contrôle de la situation » lança James

- « Il croit vraiment que ce sont ces quelques aurors qui vont arrêter les mangemorts s'ils décident d'attaquer ?! » Demanda Sirius d'un air sceptique.

James se contenta de hausser les épaules. Il n'y croyait pas non plus, mais on ne pouvait pas reprocher au Ministre intérimaire de se soucier de la sécurité.

Leur attente dura encore un peu plus d'une heure avant qu'ils atteignent tous les trois la porte du bâtiment. Elle paraissait ancienne et très lourde. James la regarda un moment, imité par ses amis. Mais au lieu du soulagement espéré par la vue de l'entrée de l'immeuble, ce fut la déception et la lassitude qui les gagna tous. La file d'attente se prolongeait encore dans un très vaste hall où la foule se massait bruyante et compacte.

- « Oh non ! » Gémit Océane « J'ai mal aux pieds, j'ai mal aux dos ! J'en ai assez ! »

- « Tu es en train de te fatiguée pour rien ! » Lança alors Sirius en la regardant avec une légère inquiétude.

- « Il est certain que ce ne sont pas là des conditions agréables pour patienter » lança soudain une voix à leur côté.

Tous se tournèrent vers la personne qui avait parlé et ne furent qu'à peine étonné de reconnaître le professeur Dumbledore. Un homme aussi important et sage que lui ne pouvait pas rater une élection. Il était accompagné d'Augusta Longdubat à qui il donnait galamment le bras.

- « Bonjour professeur, bonjour Augusta » lança poliment James « Je suis content de vous voir, ça faisait longtemps »

- « C'est exact James, cela fait très longtemps que nous ne nous somme pas vu. Comment va votre petite famille ? »

- « Très bien je vous remercie. Nous allons tous très bien et comment va Neville ? »

- « Il va très bien, même s'il manque un peu de compagnie. Il ne voit pas souvent les enfants de son âge, il reste constamment à la maison. Moi-même, je ne sors que très rarement »

- « Comment se fait-il que vous soyez ici ? » Demanda poliment Océane « Dans cet endroit bondé qui pourrait être la cible de n'importe quel attentat ? »

- « Je ne crains rien ici, je suis avec Albus. Que pourrait-il m'arriver ? Il est le seul que Vous-Savez-Qui ai jamais craint ? »

- « Vous avez raison » lança Sirius en souriant

- « Je crains que vous ne me surestimiez trop ! » Répondit modestement le professeur Dumbledore.

- « Cela fait longtemps que vous attendez ? » demanda James

- « Nous avons déjà fini nos devoirs civiques » répondit Augusta « Mais nous avons patienté un assez long moment »

- « Mais j'ai l'impression qu'il y avait moins de monde » compléta le professeur en regardant la foule qui s'étendait encore derrière eux.

Cela ne plut pas spécialement à James, Sirius et Océane qui soupirèrent en un bel ensemble, ce qui amusa beaucoup Dumbledore et Mrs Longdubat.

- « Allons, courage ! » les soutint Augusta « C'est important de voter »

- « Oui, mais c'est long ! » Grogna Océane en posant sa tête sur le bras de son mari.

Le professeur Dumbledore et Augusta les saluèrent alors et prirent congé. Sirius fit glisser ma main sur la hanche de sa femme et la regarda un moment avant de demander

- « Tu veux que je te fasse apparaître un siège ? Tu ne devrais pas rester debout dans ton état »

- « Tu ne vas pas recommencer chéri ! Pas déjà ! Je ne suis pas malade et on ne voit pas encore que je suis enceinte, alors je peux rester encore debout un moment. On ne vas quand même pas en avoir encore pour longtemps ! »

Sirius haussa les épaules, mais la serra un peu plus contre lui.

- « Lily va finir par s'inquiéter » souffla James « Ca prend plus de temps que prévu ! »

- « Et elle est seule avec les petits ! La pauvre, ça va la fatiguer ! » s'exclama Océane

- « Dobby est avec elle » murmura James pour rassurer son amie même si au fond de lui-même il était de son avis.

- « Ca ne devrait plus être long » souffla Sirius en fixant devant eux la foule qui se massait doucement vers le fond du hall où se trouvaient les urnes de vote.

Ils attendirent leur tour en silence et en observant les personnes qui se trouvaient autour d'eux. James aperçut plusieurs personnes qu'il connaissait. Ils avaient été à Poudlard à la même époque. Il crut aussi apercevoir Rita Skeeter dans une robe d'un violet tape-à-l'œil mais préféra ne pas en parler. Il savait que Sirius était très en colère contre elle et que Océane n'appréciait pas qu'on parle d'elle.

Il détourna alors le regard. Sur les murs grisâtres dont la peinture tombait par plaque, des portraits des deux candidats étaient affichés. Les deux hommes paraissaient imposants et saluait la foule d'un air paternel en souriant tranquillement. Après une longue demi-heuree d'attente, James arriva enfin devant la longue table derrière laquelle trois hommes et deux femmes étaient assis. Devant eux se tenait des piles de parchemins soigneusement découpés ainsi qu'une pile d'enveloppes.

- « Vous êtes ? » Demanda une des sorcières d'un air peu aimable.

- « James Potter » répondit James en lui tendant le parchemin attestant de son identité et je viens aussi pour mon épouse, Lily Evans… J'ai une procuration »

Il lui tendit une nouvelle fois les documents que la sorcière examina avec soin. Une fois qu'elle eut constaté que tout était aux normes, elle le fit signer d'innombrables parchemins et l'autorisa enfin à se rendre dans l'isoloir. Il jeta un dernier regard à Sirius et Océane qui exprimaient toute la satisfaction d'être enfin arrivé jusque là, puis disparut derrière le rideau rouge sombre.

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C'est un large sourire aux lèvres que Cornelius Fudge pénétra dans son bureau. Bien sur, il y entrait tous les jours depuis de nombreux mois maintenant, mais c'était la toute première fois qu'il y entrait en tant que Ministre de la Magie officiel. Il était ravi, les élections avaient été une réussite pour lui. Il avait été réélu haut la main et rien ne pouvait le rendre plus fier.

Il était tard dans la nuit, mais pourtant, il ne ressentait absolument pas la fatigue qui avait été entièrement gommé par sa joie. Il avait tenu à assister aux dépouillements des bulletins de vote et voir jaillir de ces urnes les morceaux de parchemins pliés révéler son nom dès qu'on les dépliait resterait sans doute un des plus beaux moments de sa vie. En bas, dans les locaux du Ministère, on entendait les bruits de la fête que les membres de son gouvernement, ses collaborateurs, sa famille et ses sympathisants avaient organisée pour célébrer dignement cette victoire qu'ils estimaient largement mériter.

Car Cornelius Fudge estimait que cette victoire lui revenait de droit. Certes, il était jeune et peu expérimenté. Il était un tout nouvel arrivant dans le monde cruel et compliqué de la politique et il estimait avoir convenablement tiré son épingle du jeu. Lorsqu'on l'avait nommé Ministre par intérim, il avait cru qu'il allait être surcharger de travail et se voyait déjà crouler sous des piles de dossiers et d'ennui en tout genre. Il avait en effet pour tâche principale, le fait de gérer les bavures monumentales que son prédécesseur avait commises avec l'affaire des attentats moldus. Mais, lui avait su faire preuve d'une poigne de fer et avait tout su faire rentrer dans l'Ordre.
Scrimgeour lui avait remis à ce sujet un rapport fort encourageant. Il sentait que le dénouement de ses sordides affaires n'allaient pas tarder à venir. Mais ce soir, il ne voulait pas penser au travail. Ce soir, il voulait pleinement profiter de cette victoire au goût si délicieux.

Aucun incident n'avait été signalé au cours de cette journée dans les bureaux de votes et cela aussi lui apportait beaucoup de fierté. Les semaines qui avaient précédé les élections, il avait mis en place un lourd dispositif de surveillance et de sécurité. Il avait craint les attentats, aussi bien mangemorts que moldus. Mais, force est de constater de tout avait correctement réussit.

Il avait réussit à intimider les mangemorts, c'était pour cela qu'il n'y avait eu aucun attentat ! C'est grâce aux mesures qu'il avait fait prendre que tout c'était dérouler sans heurt. Il le savait. Il savait depuis longtemps que ces mesures étaient celles qui convenaient pour faire revenir la paix dans la Communauté.
Sa réélection n'était en fait rien d'autre qu'un gigantesque pied de nez à tous ceux qui s'étaient mis en travers de son chemin, tous ceux qui n'avaient pas cru à ses méthodes, à tous ceux qui lui avait tourné le dos ou lui avait refusé son aide.

Ah ! Il devait bien être embêter tous ceux qui n'avait pas cru en lui. Il en était ravi. C'était sa plus belle revanche sur tous ces détracteurs.

Il fit quelque pas et laissa ses doigts glisser sur la surface plane de son bureau en bois. Il était vraiment heureux et même s'il savait que dès le lendemain, il aurait beaucoup de travail à faire et beaucoup de chose à gérer, comme aller se présenter au Premier Ministre moldu, mais il n'aillait pas pour autant mettre fin à la fête dont il était le roi. D'ailleurs ses convives n'allaient sans doute plus tarder à se demander où il avait pu passer. Il embrassa une dernière fois son bureau qu'il avait occupé depuis tant de mois mais qu'il voyait désormais avec un œil nouveau et regagna la porte. Il en sortit en souriant et retourna à sa fête.