Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !

Bonne lecture à vous tous… Aylala

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Ce qui aurait pu se passer

Chapitre cent onze : Double Trouble


« - Grouillons double pour double trouble
Qu'à feu cuisant chaudron bouille !
- Ajoutez à cuire au chaudron
Un filet de serpent des mares,
Un œil de triton, un doigt
Coupé d'un pied de grenouille »
W. Shakespeare « MacBeth » Acte IV scène I

- « Tu es obligée d'y aller ? »

Lily soupira tandis qu'elle terminait d'enfiler la manche de son gilet en laine.

- « Oui chéri, je suis obligée d'y aller »

- « Et tu es obligée d'emmener Jack ? »

La jeune femme se tourna alors vers son mari qui tenait dans ses bras leur fils endormi.

- « Je ne sais pas combien de temps ça va me prendre et quand il se réveillera, il aura faim. Or, aux dernières nouvelles, tu ne pouvais pas le nourrir toi-même, donc, oui, je suis obligée d'emmener Jack »

James soupira et la regarda d'un air grave.

- « Si tu me disais clairement ce qui te tracasse, tu ne crois pas que se serait plus simple ? » Demanda-t-elle en s'approchant de lui.

- « Plus ça va et plus tu recommences tôt après tes accouchements tes missions pour l'Ordre ! » Grogna James.

- « Oh ! Chéri ! » Murmura Lily « Ce n'est pas une vraie mission ! Le professeur Dumbledore veut juste me voir ! Je serais à Poudlard et il m'a dit que je pourrais garder Jack avec moi ! Tu ne crois tout de même pas qu'il m'aurait dit cela s'il y avait le moindre danger ! »

James baissa les yeux.

- « Non, mais… »

- « James… Tu t'inquiètes beaucoup trop pour moi ! N'oublies pas que je suis une sorcière moi aussi, je sais me servir de ma baguette ! »

- « Je n'ai jamais dit que… »

- « Je sais chéri, je sais… Je voulais juste te dire que tu n'avais pas à t'en faire pour moi. Je ne risque rien à me rendre à Poudlard ! C'est un endroit extrêmement sur ! »

Le jeune homme hocha la tête et la jeune femme se mit à sourire. Elle s'approcha encore un peu plus de lui et se mit sur la pointe des pieds pour déposer un baiser sur les lèvres de son mari. Puis, elle récupéra son bébé qu'elle allongea dans son couffin en prenant bien soin de ne pas le réveiller et jeta à l'ensemble un sort de protection contre la cendre et se rendit devant la cheminée.

- « Je dois me dépêcher, il n'a relié sa cheminée à la notre que pour quelques instants »

James se posta à côté d'elle et la regarda d'un air grave.

- « Sois prudente » souffla-t-il

Lily lui sourit alors et hocha la tête.

- « Occupes toi bien de nos deux grands ! » Lui répondit-elle en enjambant l'âtre qu'elle venait d'inonder de la Poudre de Cheminette d'un vert criard.

- « Tant qu'ils dorment, je ne devrais pas avoir trop de soucis ! » Fut la dernière phrase qu'elle entendit avant de se sentit tournoyer à une vitesse folle, le couffin de Jack fermement calé contre elle.

Elle arriva rapidement dans le bureau du professeur Dumbledore qui était là pour l'accueillir.

- « Bonjour Lily ! »

- « Bonjour professeur ! »

- « J'espère que le voyage ne l'a pas réveillé » continua le vieux sorcier en se penchant sur le couffin

- « On dirait que non. C'est une chance » répondit Lily en souriant.

- « Je suis très content que tu ais pu venir, et aussi vite. Tu vas nous être d'une aide précieuse, pour une affaire qui est très importante »

- « C'est moi qui suis ravie de pouvoir vous aider » assura Lily qui était un peu curieuse de savoir pourquoi on l'avait fait revenir à l'école de sorcellerie.

A cet instant, on frappa à la porte du bureau du directeur et celui-ci invita la personne à entrer. Lily fut assez surprise de voir entrer Severus Rogue et ce fut un sentiment réciproque apparemment. Le Serpentard la fixa un moment avec la bouche légèrement entrouverte avant de se reprendre.

- « Bien, puisque vous êtes là tous les deux, nous allons pouvoir commencer ».

Lily hocha la tête, de plus en plus curieuse. Elle s'installa avec plaisir dans un des fauteuils que le professeur Dumbledore lui indiqua et Rogue s'installa en face d'elle.

- « Severus, tu sais déjà que Poudlard accueille en ce moment même un objet très rare et de très grande valeur qui pourrait également être une arme redoutable si elle tombe entre de mauvaises mains »

Le jeune homme acquiesça d'un air grave.

- « Il s'agit de la Pierre Philosophale » annonça le professeur à Lily.

- « La… »

Lily resta un moment estomaquée par la nouvelle. Elle avait étudié les propriétés de la Pierre en cours et l'avait trouvé fascinante. Elle avait du mal à croire que le seul exemplaire existant puisse se trouver en ce moment même non loin d'elle. Cela paraissait tellement fantastique !

- « Oui Lily. La Pierre Philosophale se trouve en ce moment même au sein de Poudlard car Nicolas Flamel a estimé que Gringott's où elle se trouvait auparavant n'était plus un endroit sur et il a eu raison. Je suppose que tu as su l'attaque de ces derniers dans les journaux »

La jeune femme hocha la tête d'un air grave.

- « Nous avions procédé au transfert de la Pierre la veille au soir » souffla le professeur dans un murmure « Un coup de chance »

- « Oui. » Approuva Rogue « Le Seigneur des Ténèbres était dans une rage folle. L'un des jeunes mangemorts à du passer le réveillon dans son lit, en convalescence ».

Lily ne pu s'empêcher de frissonner. Ce mage noir pouvait être d'une violence tellement inouïe ! Mais quelque chose avait attiré son attention.

- « Nous ? » demanda-t-elle

- « J'ai participé à l'attaque » souffla Rogue d'un air qui mettait clairement la jeune femme au défi de faire un commentaire.

Mais Lily n'en avait jamais eu l'intention. Elle savait qu'il était un agent double et que pour se faire, il devait continuer à se comporter comme n'importe quel mangemorts…

- « Oui, mais ce n'est pas ceci qui nous intéresse directement ici » lança le professeur Dumbledore. « Pour l'instant, j'ai gardé la Pierre avec moi, dans mon propre bureau. Mais maintenant que l'équipe professorale au grand complet est de retour à Poudlard, une fois Noël passé, j'ai envisagé des méthodes de sécurité plus efficaces. »

Lily haussa les sourcils d'un air amusé. Elle ne doutait pas une seule seconde que la Pierre soit parfaitement en sécurité sous la garde du professeur Dumbledore, mais on pouvait comprendre qu'il n'ait pas envie de veiller sur elle jour et nuit. Le professeur reprit alors.

- « Aussi, ai-je pensé mettre le talent de chacun de mes professeurs au service de la sécurité de cette Pierre. J'ai envisagé de la cacher dans un endroit bien spécial du château et pour encore plus de sécurité, j'ai pensé que pour y accéder, il faudrait devoir franchir un certain nombre d'énigmes ou d'épreuves qui assurerait la sécurité de la Pierre. Bien sur, j'ai demandé son avis à Nicolas qui m'a répondu être enchanté par cette idée et faire une totale confiance aux professeurs de cette école. »

Lily et Rogue l'écoutait attentivement sans dire un mot. Pour l'instant, la jeune femme ne comprenait toujours pas la raison de sa présence ici, mais ne posa aucune question, le professeur ne semblait pas avoir fini son explication.

- « J'ai pu entrer en contact avec Hagrid qui se trouve en ce moment en mission et il m'a donné les informations nécessaires pour installer un gardien dans la pièce où se trouve l'entrée de la cachette. J'ai également déjà mis en place mon dispositif de protection à l'endroit où se trouvera la pierre. Pomona Chourave m'a assuré que d'ici ce soir, sa plante protectrice sera en mesure d'être installée et les autres professeurs attendent tous que vous ayez terminé pour mettre en place leur dispositif »

- « Nous ? » demandèrent en même temps Rogue et Lily

- « Exactement » répondit le professeur Dumbledore

- « Mais professeur ! » Lança Rogue sans jeter le moindre regard à la jeune femme « Je vous ai dit que j'étais largement capable de m'acquitter de cette tâche seul ! »

- « J'en suis convaincu » répondit le professeur Dumbledore « Mais tu as aussi ajouté que tu en aurais pour plusieurs jours à travailler seul et malheureusement nous ne pouvons pas attendre aussi longtemps pour assuré à la Pierre toute la protection qu'elle mérite. C'est pour cela que j'ai demandé à Lily de venir nous rejoindre. A vous deux, vu vos dispositions en potion, je ne doute pas que vous parviendrez à raccourcir le délai de concoction des différentes potions que nécessite ton idée Severus ».

Lily se sentait un peu mal à l'aise. Elle était flattée que le professeur la considère comme suffisamment douée en potion pour aider Rogue dans sa tâche, mais elle n'avait pas spécialement envie de collaborer avec l'ancien Serpentard si celui-ci ne voulait pas de son aide. Il n'avait pas été spécialement sympathique avec elle par le passé et même si elle ne l'avouerait jamais à son mari, elle avait plus d'une fois apprécié qu'il prenne sa défense quand Rogue la malmenait, verbalement du moins… Mais James poussait toujours les choses tellement loin…

Elle se tourna timidement vers Rogue qui ne quittait pas des yeux le professeur Dumbledore, d'un air grave.

- « Allons Severus, ne refuse pas l'aide que Lily peut t'apporter » souffla le professeur en se levant. « Il me semble que tu n'as pas cours pour le moment, profites-en pour emmener Lily dans ton laboratoire et commencer à travailler le plus tôt possible, pour ne pas la bloquer à Poudlard trop longtemps. »

Rogue et Lily se levèrent alors à leur tour. Le Serpentard ne semblait toujours pas enchanté par la nouvelle et cela ne réconforta pas la jeune femme. Elle se pencha pour prendre dans sa main, l'anse du couffin de Jack qui dormait encore profondément. Le regard de Rogue se posa sur le couffin et le fixa d'un air à la fois surpris et agacé mais ne fit pas de commentaire.

- « Passe me voir quand tout sera terminé Lily, je réactiverais le réseau entre nos deux cheminées » souffla le professeur Dumbledore au moment où elle passait devant lui

- « Merci professeur » répondit-elle en quittant le bureau.

Rogue marchait devant elle sans dire un mot. Lily n'était toujours pas spécialement à l'aise mais elle était contente tout de même. Elle aimait concocter des potions et cela faisait assez longtemps qu'elle ne l'avait pas fait. Si en plus elle pouvait rendre service à l'Ordre, c'était une excellente chose. Elle se mit à sourire en pensant que James n'était pas si loin de la vérité que cela quand il lui avait parlé de mission.

Rogue et elle arrivèrent bientôt devant la porte du cachot qui gardait l'entrée du laboratoire du Serpentard. Il se trouvait non loin de sa salle de classe. Rogue ouvrit la porte et passa le premier sans se soucier de Lily qui eut quelques difficultés à faire passer le couffin à travers l'étroite ouverture. Lorsque la porte fut refermée, la jeune femme regarda tout autour d'elle. Il y avait partout des paillasses et des plans de travail sur lesquels des chaudrons bouillonnaient entre les différents pots et bocaux qui contenaient les ingrédients des potions. Lily trouva un endroit tranquille et un peu à l'écart où elle installa le couffin de son fils.

- « Tu étais obligée d'emmener ça ?! » demanda soudain Rogue d'un air mauvais

Lily sentit une bouffée de colère la gagner mais parvint à se maîtriser.

- « Ca, c'est mon fils » répondit-elle sèchement « Et oui, j'étais obligée de l'emmener. Je ne peux pas m'éloigner trop longtemps de lui car il a besoin de manger régulièrement »

Rogue haussa les épaules et lui tourna le dos pour aller chercher un bocal sur une étagère. Lily s'accroupit et se pencha sur son fils endormi dont elle caressa doucement un de ses petits poings fermés. Sa peau était si douce et si tiède, c'est un vrai bonheur.

- « Nous allons manipuler des produits dangereux ou des mélanges qui peuvent être dangereux ? » Demanda-t-elle alors en se relevant.

- « 'Sais pas ! » Se contenta de répondre Rogue.

Lily savait parfaitement qu'il mentait mais ne fit aucun commentaire. Appliquant le principe de précaution, elle sortit sa baguette de sa poche et enveloppa son bébé d'une bulle protectrice transparente.

- « On peut commencer maintenant ? » Demanda alors le Serpentard sans douceur.

- « Oui » répondit Lily en s'éloignant de son fils non sans lui avoir jeter un dernier regard.

Rogue lui expliqua alors en quoi consistait la protection qu'il comptait créer. Ce n'était ni plus ni moins qu'une énigme et il y avait plusieurs potions différentes à concocter. Lily mettait du cœur à l'ouvrage de telle sorte que Rogue ne pouvait pas lui faire le moindre reproche. Elle écoutait attentivement les informations qu'il lui donnait et prenait même des initiatives qui leur fit gagner beaucoup de temps. La jeune femme était convaincue que c'était parce qu'elle avait un beau niveau en potion qu'il ne lui faisait pas de remarques désobligeantes, malgré le fait qu'elle se soit tout de même incrusté dans son travail.

Le moment le plus délicat de cette étrange collaboration fut quand Jack se réveilla. Le petit garçon avait besoin de sa tétée et Lily se sentait horriblement gênée de devoir se dévêtir devant l'ancien ennemi de son mari. Fort heureusement, Rogue fit preuve d'une galanterie et d'un tact que la jeune femme n'aurait jamais soupçonné, car il se leva et déclara qu'il allait faire une pause, la laissant seule dans la pièce pour nourrir son fils. Elle prit donc tout le temps nécessaire pour Jack et une fois qu'il fut recouché dans le couffin qu'elle avait déplacé à côté d'elle pour pouvoir mieux le surveiller, elle alla ouvrir la porte du cachot. Il l'attendait derrière, adossé sur le mur, les bras croisés sur sa poitrine.

- « C'est fini » souffla-t-elle

Il ne prononça pas un mot et passa devant elle pour rejoindre le cachot.

- « Merci Severus » murmura-t-elle en refermant la porte.

- « Remettons-nous au travail ! » Se contenta de répondre Rogue.

Et tous les deux reprirent le travail. Ils terminèrent bien plus tôt que ce que Severus avait imaginé. Lily ne s'attarda pas, elle retourna dès qu'elle le put dans le bureau du professeur Dumbledore pour pouvoir rejoindre sa maison et sa petite famille.

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- « Vas-y princesse… ramène le biberon vers moi » souffla Sirius à l'oreille de sa fille.

Assis en tailleur sur le sol,Lalyh lui faisait face en souriant. Le jeune homme la saisit alors par la taille et la retourna de sorte qu'elle puisse voir dans le fond de la salle de jeu, posé à même le sol, son biberon du jus de pomme posé en évidence.

- « Tu vois ton bib' ? Et bien ramène le ici… » continua-t-il en lui désignant l'objet en question.

Lalyh commença alors à entamer sa marche vers son biberon, mais Sirius glissa immédiatement deux doigts entre son petit pantalon et sa couche pour l'empêcher d'avancer. La petite fille se rendit vite compte qu'elle était bloquée et insista un peu plus fort, mais Sirius ne voulait pas la laisser partir.

- « Non princesse… » souffla-t-il.

La petite fille comprit alors que c'était son père qu'il l'empêchait d'avancer et elle se mit à grogner tout en insistant.

- « Non » poursuivit Sirius qui ne la laissait toujours pas partir.

Comprenant qu'elle n'avait aucune chance de se libérer, la petite fille stoppa net, se retourna vers son père et se mit à pleurer.

- « Quoi ? Par Merlin, non ! Non ! Non ma princesse ! Chérie, ne pleure pas » s'exclama Sirius en la prenant dans ses bras.

Il était réellement désolé, il ne voulait pas la faire pleurer. Il avait mal au cœur de l'avoir mis dans cet état. Mais la petite fille ne semblait pas disposer à être consolée par son père qui venait de l'embêter. Elle se dégagea en se débattant furieusement et en criant.

- « Qu'est-ce qui se passe ici ? » Demanda soudain Océane en entrant dans la pièce.

Lalyh se précipita contre ses jambes et la jeune femme se pencha pour la prendre dans ses bras.

- « Pourquoi tu pleures trésor ? » Demanda-t-elle en séchant les grosses larmes qui coulaient sur ses petites joues.

- « Zu ! » Gémit la petite fille en désignant le biberon du doigt.

La jeune femme s'approcha alors du biberon et se pencha pour le ramasser et le lui donner.

- « Le voilà ! Pourquoi tu te mets dans des états pareils ? » Souffla-t-elle alors que Lalyh engloutissait la tétine dans sa bouche.

Sirius baissa immédiatement les yeux d'un air penaud. Au départ, cela lui semblait être une bonne idée, mais maintenant qu'il avait fait pleurer sa fille, il se sentait terriblement honteux.

- « Sirius ?! » Demanda Océane en s'approchant de lui « Pourquoi pleure-t-elle ? »

- « C'est ma faute ! » avoua Sirius « Je voulais qu'elle prenne son biberon mais pas qu'elle aille le chercher… »

- « Pardon ? Qu'est-ce que tu racontes ? » Demanda Océane en s'installant en tailleur en face de lui, Lalyh confortablement blottie mais qui ne cessait de le regarder d'un œil noir.

- « Je ne voulais pas qu'elle y aille… » répéta Sirius « Je l'ai empêché d'y aller… »

- « Mais dans ce cas, comment voulais-tu que… ? » Demanda Océane très surprise « Sirius ! »

Le jeune homme baissa les yeux encore un peu plus

- « Tu voulais qu'elle le fasse venir avec un accio… » continua-t-elle « Tu voulais lui faire faire de la magie ! »

- « Oui » avoua Sirius

- « Mais enfin pourquoi ?! » demanda Océane

Sirius resta un petit moment silencieux. Il se sentait tellement stupide d'avoir fait ça.

- « Syrielle l'a fait alors pourquoi pas elle ? » Avoua-t-il d'un air penaud.

Il y eut un court moment de silence durant lequel, Sirius eut l'espoir que Océane ne ferait aucun commentaire, mais il fut vite détrompé.

- « Sirius Black ! Dis-moi que c'est une plaisanterie ! » souffla-t-elle d'un air sévère

Le jeune homme releva les yeux vers sa femme qui le fixait d'un air grave.

- « Ne me dis pas que tu as poussé notre fille à faire de la magie uniquement parce que celle de James en a déjà fait ! » Insista-t-elle avec ce regard sévère qui fit grimacer le jeune homme.

Dis ainsi, ce qu'il venait de faire paraissait encore plus stupide et puéril et le jeune homme s'en voulut profondément.

- « J'ai bien peur d'avoir été un abruti » confessa Sirius d'un air désolé.

Il l'était réellement. Il n'aimait pas voir sa fille pleurer, il détestait l'idée d'être celui l'avait fait pleurer et ne supportait pas le regard noir et boudeur qu'elle lui lançait en ce moment, blottie contre la poitrine de sa maman.

- « Qu'est-ce qui t'a prit ? » Demanda Océane d'une voix beaucoup plus douce tout d'un coup.

Elle devait avoir ressenti qu'il se sentait mal.

- « Je sais pas… Je me suis dit qu'elle en était peut être capable… J'ai voulu essayer »

Il soupira alors et se pencha vers sa fille.

- « Princesse… Pardon, sois pas fâché d'accord ? Papa t'embêtera plus, promis ! »

Mais Lalyh continua à le fixer avec son air boudeur et agrippa un peu plus fort son biberon dont elle gardait la tétine dans la bouche.

- « Elle m'en veut » soupira-t-il

- « Sirius… Je ne pensais pas que ça t'embêtait à ce point que Lalyh n'ait pas encore manifesté des signes de magies » murmura Océane d'un air vraiment triste qui peina aussi Sirius

- « Je m'en doutais pas non plus » avoua le jeune homme

- « De quoi as-tu peur ? Tu sais bien que ça se manifeste à tout âge ces choses là ! Tu sais très bien que certains ne manifestent pas de magie avant d'aller à Poudlard ! Qu'est-ce que ça peut faire que Lalyh n'ai pas encore montré qu'elle était une sorcière ?! »

Sirius ne répondit pas et se contenta de hocher la tête en fixant sa fille d'un air un peu triste.

- « Et puis, même si elle n'en était pas une ?! Si notre fille est une cracmole, tu l'aimerais moins ? »

- « NON ! » S'exclama le jeune homme en se redressant d'un seul coup « Non ! Bien sur que non ! Rien ne pourrait me faire moins l'aimer, rien ! »

- « Alors pourquoi tu t'en fais ? » demanda Océane

Sirius soupira et ses épaules s'affaissèrent. Il y eut un autre moment de silence. Sirius ne se sentait pas bien, il s'en voulait. Ce fut Océane qui reprit la parole la première.

- « Lalyh, va faire un câlin à Papa »

Elle la poussa doucement et l'incita à quitter ses bras. Sirius fut agréablement surpris de voir que la petite fille ne se faisait pas prier pour venir rejoindre ses bras. Il l'accueillit avec soulagement et la serra fort tandis qu'il déposait un énorme baiser sur son front.

- « Je t'aime princesse » murmura-t-il « Je ne le ferais plus. Je te laisserais tranquille ! »

- « Je pense qu'elle t'a pardonné » lança Océane en souriant tandis que Lalyh enroulait ses petits bras autour du cou de son papa avant de déposer un énorme baiser sur sa joue. « De toute façon, elle ne peut jamais être fâchée contre toi très longtemps »

- « Et toi ? » demanda timidement Sirius

- « Moi non plus » souffla la jeune femme en s'approchant de lui pour déposer un rapide baiser sur ses lèvres.

Sirius laissa alors sa fille se glisser sur le sol pour aller rejoindre ses jeux placés un peu plus loin. Océane en profita alors pour venir se glisser entre les bras de son mari. Sirius lui laissa de la place, glissa ses bras autour de ses hanches et posa son menton sur son épaule. Ils restèrent un instant ainsi, sans rien dire, à regarder leur fille jouer avec ses peluches, la tétine de son biberon, toujours fermement maintenu dans sa bouche.

- « Je m'en veux de l'avoir poussé à faire de la magie » grogna le jeune homme au bout d'un moment.

- « Tu ne vas quand même pas en tomber malade ! » Lui répondit Océane en tournant sa tête vers lui « Il n'y a pas eut mort d'homme ! »

- « Non, mais quand même… Je ne voudrais pas que tu penses que je ne suis pas fière de notre fille parce qu'elle n'a pas encore fait de la magie alors que Syrielle si »

- « Je n'ai jamais pensé ça ! » Lui assura Océane d'une voix douce.

- « Vraiment ? »

- « Vraiment ! Je sais que tu l'aimes comme la prunelle de tes yeux »

Océane esquissa un faible sourire et abandonna sa tête sur le torse de son mari. Elle se mit alors à bailler violemment.

- « J'ai sommeil » souffla-t-elle

- « Et bien va dormir ! » Déclara le jeune homme.

- « Tu crois ? »

- « J'en suis sur ! Va te reposer, je vais m'occuper de Lalyh, et je ne ferais que jouer cette fois »

La jeune femme se mit à rire doucement en tapota doucement la joue de son mari de la main. Elle se leva alors et Sirius l'y aida.

- « Bon, dans ce cas, je vais dormir » déclara-t-elle

- « Quel dommage qu'on ne puisse pas recoucher Lalyh pour une deuxième sieste… Je t'aurais bien accompagné au lit » souffla Sirius en souriant d'un air entendu

- « Chéri, j'ai vraiment sommeil ! » Répondit la jeune femme en souriant.

Le jeune homme soupira et haussa les épaules. Océane se pencha un peu pour pouvoir déposer un baiser sur son front et quitta la pièce en souriant.

Sirius se mit alors à observer sa fille. Elle tenait une peluche dans sa main mais ne semblait pas s'amuser plus que ça. Elle se tourna vers lui et son regard noir et profond plongea dans celui de son père. Sirius eut alors une idée pour l'amuser. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, il se mit à quatre pattes et s'approcha d'elle doucement. Elle ne le quittait pas des yeux et quand il fut à quelques centimètres d'elle, ses yeux s'arrondir quand il se transforma en Patmol.

- « Oh ! » S'exclama-t-elle tandis que le grand chien noir approchait sa truffe de son petit cou tiède.

Elle sentait incroyablement bon. Une odeur de bébé, dix, cent, mille fois plus forte que ce qu'il sentait en étant humain. Il se mit à remuer la queue quand il sentit les deux petites mains de Lalyh s'engouffrer dans son pelage.

- « Woua woua ! » Lança-t-elle en souriant et Patmol jappa gaiement.

C'était ainsi qu'elle l'appelait quand il était transformé. Il s'éloigna alors un peu et se tapit sur le sol, la queue remuant toujours joyeusement contre le sol. La petite fille se leva, les yeux brillant de malice et s'approcha de lui, les mains tendues.

- « Woua woua… » souffla-t-elle en riant.

Elle le contourna et se laissa tomber en travers sur son flanc. Patmol se leva alors doucement et il sentit que la petite fille empoignait des touffes de ses poils pour se maintenir. Il avança très doucement dans la pièce pour ne pas la faire tomber, s'allongeant sur le sol dès qu'il sentait qu'elle commençait à lâcher prise. La fillette riait aux éclats et rien ne pouvait le rendre plus joyeux. Il entama alors une bagarre avec elle. Assis, il posa une de ses grosses pattes sur son épaule et d'une toute petite pression, la fit tomber à la renverse sur une pile de coussin qu'il avait pris soin d'installer derrière elle en s'aidant de sa truffe. Puis, alors que Lalyh riait à en perdre le souffle, il fit semblant de lui sauter dessus et de mit à souffler contre sa petite oreille. La fillette hurlait de rire en battant des mains et des pieds sur les coussins. Puis Patmol stoppa ses tortures et la laissa lui sauter dessus en criant.

Leur jeu dura longtemps. Bien sur, il y eut des touffes de poils arrachées, des doigts qui entrèrent dans la truffe, une main entière qui frôla les canines pointues et une queue écrasée plus d'une fois. Mais Patmol ne broncha pas une seule fois. Il ne gardait en mémoire que les baisers mouillés, les caresses maladroites mais aimantes, les éclats de rires et ce regard radieux qui le rendait à chaque fois si heureux et pour lesquels il ne cessait de remercier Merlin.

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Barty Croupton était assis, seul, dans le salon de la maison de la famille York. Les deux habitants de la maison étaient tous deux à l'extérieur pour des raisons qu'ils n'avaient pas cru utile de lui préciser et dont finalement il se fichait éperdument. Le silence qui régnait dans la maison était lourd et pesant mais Barty ne s'en occupait pas. Il fixait, immobile, le feu qui crépitait.

Il s'ennuyait profondément et cela ne datait pas d'hier. Cela faisait des semaines que son Maître ne lui avait pas donné de missions. Il se contentait simplement d'attendre dans cette maison qui était devenu une vraie prison pour lui et qu'il détestait de plus en plus. A quoi bon avoir réussit à s'échapper d'Azkaban si c'était pour rester cloîtré la plupart du temps ? A quoi avait servi le sacrifice de sa mère ?! Il grogna et frappa du poing sur son accoudoir. Il en avait assez mais n'arrivait pas à trouver le courage pour aller voir le Seigneur des Ténèbres et lui demander de le laisser vivre libre. Après tout, maintenant cela faisait de nombreux mois qu'il avait tué son père et il voyait mal ce qui pouvait encore le contraindre à vivre caché. Au départ, son anonymat avait été conservé pour pouvoir mettre en place des plans et des missions délicates. Mais depuis son évasion, les missions importantes auxquelles il avait participé se comptait sur les doigts de la main. De plus, il s'était déjà révélé sous sa vraie identité à quelques personnes. Il ne comprenait donc pas pourquoi le Seigneur des Ténèbres ne le faisait toujours pas sortir de sa retraite. Il avait vraiment envie de poser toutes ses questions à son Maître, mais ce dernier s'était montrer d'une humeur tellement irascible ces derniers temps qu'il craignait de provoquer une fois de plus sa colère. Il semblait en effet que depuis ce que les mangemorts appelaient entre eux « le fiasco du Ministère », rien ne semblait réussir au Seigneur des Ténèbres. Toutes ses attaques importantes étaient vouées à l'échec et cela le mettait à chaque fois hors de lui. Barty pensait qu'il s'agissait là de bien étranges coïncidences.
Il en était rendu à ce point dans le cheminement de ses pensées quand il entendit trois coups secs frappés à sa fenêtre. Il tourna sa tête d'un air nonchalant. Il aperçut une chouette grise qui frappait la fenêtre de son bec. Le jeune homme soupira. Cette maison n'était pas la sienne, ce courrier ne lui était donc sans doute pas destiné. Il ne daigna donc pas se lever pour aller le récupérer. Le frère et la sœur York s'en occuperaient à leur retour. Il se contenta de replonger son regard dans les braises rougeoyantes.

Mais le volatile ne l'entendait pas de cette oreille. Les plumes ébouriffées par le vent d'hivers qui soufflait à l'extérieur, il paraissait gelé et impatient de pouvoir regagner le confort de sa volière. Il insistait donc de ses coups de becs sur la vitre, de plus en plus fort et sans discontinuer, de sorte que Barty Croupton finit par trouver ce bruit insupportable. Tellement insupportable qu'il n'y tint plus et se leva pour le faire cesser. Il ouvrit la fenêtre et la chouette s'engouffra dans la maison pour venir se percher sur le fauteuil qu'occupait Barty à l'instant même. Le jeune homme s'approcha de lui et tendit la main pour récupérer la lettre accrochée aux serres du rapace. Une fois qu'il en fut saisit, il fit signe à l'oiseau qu'il pouvait repartir. Il n'avait aucune envie de le nourrir ou quoique se soit d'autre. Il avait terminé ce pour quoi on l'avait envoyé ici, il pouvait s'en aller maintenant. L'animal comprit rapidement le message et s'éloigna sans autre forme de procès. Barty se dépêcha ensuite de refermer la vitre et alla s'installer dans le fauteuil qu'il avait quitté à contre cœur. D'un geste nonchalant, il jeta la lettre sur la table basse. Elle se retourna en atterrissant et c'est alors que Barty pu lire son nom inscrit d'une écriture penchée. Il se trompait quand il pensait que personne ne lui écrirait ici. Beaucoup plus vif tout d'un coup, il se pencha pour récupérer le parchemin, le déplia et le lu.

Il provenait de Quirrel. Ce dernier lui donnait rendez-vous le plus rapidement possible dans l'arrière cour de la « Tête de Sanglier » pour une affaire « de grande importance ».

Saisissant là l'occasion rêvée pour quitter cette maison morne et terne, Barty Croupton n'hésita pas une seule seconde. En moins de cinq minutes, il s'était levé, avait fait disparaître la lettre dans le feu et avait enfilé son épaisse cape. Il enfila la capuche aussi profondément qu'il le put pour couvrir son visage et quitta rapidement la maison. Il fit quelques pas dans le jardin avant de transplaner vers Pré au Lard. Il arriva non loin du pub où il avait rendez vous et marcha un peu sur le chemin de terre en évitant les flaques de boues et de neiges éparpillées ça et là sur la chaussée. Il passa devant la « Tête de Sanglier » sans y jeter le moindre coup d'œil et tourna rapidement dans la petite ruelle qui donnait dans son arrière cour. Un homme encapuchonné s'y trouvait déjà. Il le reconnut immédiatement, son turban violet pointait sous sa capuche.

- « Me voilà Quirrel ! » Lança-t-il en arrivant à sa hauteur.

- « Chhhuuut ! » Supplia son interlocuteur « Ne p… parler pas pas si fort ! Il ne faut p…pas qu'on sache que je vous co…co…côtoie ! »

Barty eut un soupir d'indifférence.

- « Vous avez fait vi…vite » souffla alors Quirrel à voix basse

- « Ce n'est pas ce que tu voulais ? »Demanda Barty d'un ton sec.

Il ne voulait pas lui laisser entendre qu'il n'avait rien d'autre à faire de ses journées que de rester assis à scruter un feu de bois en attendant un message providentiel comme celui qu'il venait de lui envoyer.

- « Si… Il se p…passe des choses étranges à Pou… Poudlard » souffla alors Quirrel en se penchant vers lui.

- « Quel genre de choses ? » Demanda Barty dont l'intérêt s'était soudain réveillé.

Il espérait vraiment que cela vaille le coup ! Il aurait alors l'honneur et le plaisir d'informer son Maître sur les pratiques étranges de Poudlard avant Rogue dont c'était pourtant le principal travail !

- « Le pro…professeur Dumbledore m'a de…de…demander de mettre en pla…place un dispo…positif de sécurité dans l'enceinte du château »

Barty le regarda alors un moment d'un air agacé.

- « Et c'est pour ça que tu me déranges ?! » Grinça-t-il d'un air mauvais « Ton travail consiste à surveiller ce qui se passe à Poudlard mais pas à venir me déranger dès qu'un elfe de maison déplace une armure ?! »

- « Ce… ce… C'est plus impo…portant que ça ! » lui assura pourtant Quirrel, légèrement vexé

- « Vraiment ?! » Continua Barty qui ne semblait pas vraiment convaincu.

- « Oui ! C'est vraiment un grand… grand… grand dispositif de grande ma…ma…magie ! Comme si Dum…Dumbledore avait quelque chose à ca…ca…cacher ! Quelque chose de dan…dan…dangereux ou qu'il veut que … que le Seigneur des Ténèbres ignore ! »

- « Tu es sur de ce que tu avances ? » Demanda Barty qui semblait tout d'un coup beaucoup plus intéressé.

- « Certain ! C'était vraiment un grand dispositif de sé…sé….sécurité ! »

- « Quel genre de dispositif ? » demanda Barty

- « Il m'a juste de...de….demander de créer un système de sécurité dans une sorte d'an…an…antichambre. Je n'ai pas pas eu d'autres informations » bégaya le jeune homme en face de lui

Barty Croutpon croisa alors ses bras d'un air grave. Tout cela était bien étrange et il se demandait bien ce que cela voulait dire.

- « Il n'y a rien eu d'étrange à part cela ? » demanda-t-il

- « Si, si, justement… » souffla le jeune professeur de Défense Contre les Forces du Mal « Depuis quelques jours il y a une activité bi…bi… bizarre au château. Comme si on y avait trans… trans… transporté quelque chose. »

- « Transporter quelque chose, tu dis ? » Demanda Croupton en sursautant légèrement.

Ce pouvait-il que… ? Une idée lui traversa alors l'esprit. Ce pouvait-il que cette chose que le Seigneur des Ténèbres avait cru être gardée à Gringott's se soit retrouvé à Poudlard ? Cela n'aurait rien de vraiment étonnant. Dumbledore était toujours l'un des premiers à vouloir contrer la puissance de son Maître…

Si c'était réellement le cas, si ce que chercher le Seigneur des Ténèbres se trouvait réellement dans Poudlard, il n'aurait pas de problème pour le récupérer. Barty décida alors qu'il fallait qu'il soit celui qui annonce cette nouvelle à son Maître ! Il était persuader que cela le ferait revenir dans ses bonnes grâces. Il ne fallait pas qu'il laisse passer cette occasion. Il empoigna alors le bras de Quirrel.

- « Viens ! » souffla-t-il d'un ton sec

- « Où ? » demanda le jeune professeur d'un air inquiet

- « Tu n'as pas besoin de le savoir ! » Décréta-t-il avant de transplaner.

Ils se retrouvèrent instantanément dans un cimetière sinistre que le mauvais temps ne rendait pas plus accueillant.

- « Où… où sommes-nous ? » Demanda Quirrel d'un air encore plus apeuré qu'à l'accoutumée.

Mais Barty ne prit pas la peine de lui répondre. Il lui lâcha le bras et commença sa marche à travers les tombes. Sentant que le jeune professeur ne semblait pas vraiment destiné à le suivre, il lança l'air de rien

- « Ne restons pas trop ici, qui sait si des vampires ne traînent pas dans le coin… »

Cela eut tout à fait l'effet escompté et Quirrel le rattrapa rapidement. Ils marchèrent ainsi d'un bon pas, quittant le cimetière et s'engageant dans un chemin de terre légèrement en pente. Ils ne disaient rien. Barty faisait son possible pour arriver le plus rapidement possible auprès de son Maître. Ils avaient marché une petite demi-heure avant de voir enfin se dresser devant eux la maison de la famille Jedusor. Barty la contourna pour pénétrer à l'arrière de celle-ci. Il y avait une porte dérobée qui avait sans doute servi de porte de service pour les cuisinières à l'époque où la famille était la plus riche et la plus puissante des environs. Maintenant, elle ne servait qu'à entrer dans la maison sans être vu de la route. C'était par-là que Barty et les autres mangemorts étaient toujours passés.

Une fois à l'intérieur de la demeure, qui était parfaitement silencieuse, Barty se dirigea vers la pièce principale. Il savait qu'Il ne s'y trouverait pas, mais c'était toujours là qu'Il voulait que ses fidèles l'attendent quand Il devait les voir. Barty se plaça donc au milieu de la pièce et s'agenouilla. Quirrel ne tarda pas à faire de même, c'est alors que le mangemorts s'exclama d'une voix haute et claire.

- « Maître ! Ô Seigneur des Ténèbres, nous sommes venus vous voir pour vous communiquer des informations susceptibles de vous intéresser ! »

Puis le silence s'installa de nouveau autour d'eux. Pendant un instant Barty cru qu'il n'avait pas été entendu et il s'apprêtait à appeler de nouveau quand un sifflement se fit entendre. Le mangemort tourna alors discrètement sa tête et aperçut un énorme serpent ramper sur le sol. Il connaissait le reptile pour l'avoir déjà vu de nombreuse fois en compagnie de son Maître, mais n'en restait pas moins méfiant vis-à-vis de la créature. Elle ne lui inspirait pas confiance. Ainsi, il était toujours sur ses gardes, prêt à esquiver une de ses éventuelles attaques quand il était dans les parages. Nagini était en effet, un serpent assez terrifiant. Quirrel d'ailleurs semblait sur le point de s'évanouir et était tellement pâle qu'il en paraissait presque transparent. Des bruits de pas se firent alors entendre et Barty su que c'était Lui.

- « Bonsoir Maître » murmura-t-il avec respect.

- « Que me veux-tu Croutpon ? Quelles informations te semblent tellement importantes pour que tu viennes jusqu'à ma retraite m'en faire part ? » Demanda le Seigneur des Ténèbres d'une voix sèche.

Barty se redressa un peu et aperçut son Maître faire apparaître d'un rapide coup de baguette un immense fauteuil dans lequel il s'installa. Patiemment, il attendait le signe de tête du Seigneur des Ténèbres l'autorisant à poursuivre.

- « En fait,c'est Quirrel qui a des informations à vous communiquer, Maître » souffla Barty quand il en eut la permission « Il m'a appris qu'il y avait eu au sein de Poudlard, des activités étranges »

- « Quelles genres d'activités ? » Demanda d'une voix grave le Seigneur des Ténèbres au professeur de Défense Contre les Forces du Mal.

Mais ce dernier était tellement impressionné qu'il se révéla incapable de répondre à cette simple question. Ce fut donc Barty qui s'en chargea. Une fois qu'il eut raconté tout ce qu'il savait, il y eut un nouveau moment de silence au cours duquel, le Seigneur des Ténèbres sembla en proie à une intense réflexion.

- « Comment se fait-il que je n'en ai pas été informé avant ? » demanda-t-il au bout d'un moment

Barty comprit immédiatement qu'il faisait allusion à Rogue. Il était l'espion « attitré » infiltré dans Poudlard. Il semblait louche en effet qu'il n'ait pas cru bon d'avertir le Seigneur des Ténèbres de si étranges phénomènes au sein de l'école. Barty ne voyait que deux réponses à cela.

La première était que Rogue ne c'était rendu compte de rien, où qu'il avait jugé ces détails insignifiants, ce qui formait là un formidable manquement à la mission qui lui avait été confié.
La seconde était que Rogue n'était rien d'autre qu'un faux espion et qu'il s'était rangé du côté de ce vieil imbécile de Dumbledore.

Barty préférait la deuxième solution. Il n'aurait su dire pourquoi mais il sentait quelque chose de bizarre concernant son collègue mangemort et il espérait fortement que son Maître arrive à la même conclusion que lui. Car rien ne pourrait faire plus plaisir à Barty que de voir Rogue rabaisser aux yeux du Seigneur des Ténèbres.

- « D'autres personnes ont-elles été réquisitionnées pour protéger cet objet étrange ? » Demanda alors Lord Voldemort à Quirel qui se recroquevilla sur lui-même, terrifié.

Barty le fixa avec mépris.

- « Réponds à ma question ! » Ordonna le Seigneur des Ténèbres à Quirrel qui tremblait de tous ses membres.

- « Je… je… je… ne sais pas ! Je… je ne pense pas… pas… J'étais seul pour pour le faire ! » Bégaya violemment le jeune professeur.

- « C'est pour cela » déclara le Seigneur des Ténèbres en se levant « Cet arrogant Dumbledore a du croire qu'une simple protection magique arriverait à m'empêcher de récupérer la Pierre ! Car je suis persuadé que c'est la Pierre qu'il cache dans les cachots de Poudlard ! »

- « Maître… êtes-vous sur que… » tenta Barty

- « Certain ! » Le coupa Lord Voldemort « Dumbledore a pensé qu'en utilisant que son professeur de Défense Contre les Forces du Mal pour protéger la Pierre, il s'offrait un maximum de discrétion ! Et bien se sera ce qui causera sa perte ! »

- « Que voulez-vous dire, Maître ? » Demanda Barty, intrigué.

- « Nous allons récupérer la Pierre ! Et pas n'importe qui ! »

- « Qui ? » Demanda Barty, qui espérait avidement être choisi pour accomplir cette mission pour son Maître.

- « Lui ! » Désigna le Seigneur des Ténèbres en désignant de son long doigt blafard en direction de Quirrel, provocant une immense jalousie dans le cœur de Barty qui serra les points tandis que les tremblements de peur de Quirrel redoublaient.

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Note : Une fois n'est pas coutume, ce n'est pas à proprement parlé une chanson qui démarre mon chapitre mais bel et bien… Un extrait de MacBeth
Mais les plus attentifs d'entre vous auront sans doute fait le lien avec une chanson… Dans « Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban » ( le film ) une des chansons s'intitule « Double Trouble » et est en fait une adaptation de la chanson des sorcières dans MacBeth… Je n'ai eu qu'à fouillé dans mes livres pour retrouver la traduction en français et voili voilou je l'ai mis en titre de chapitre !!

N'hésitez pas à me laisser une review !!