Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !
Bonne lecture à vous tous… Aylala
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Ce qui aurait pu se passer
Cent treize : Je t'attendais
«
T'a mis tant de temps à venir
Je t'attendais depuis
longtemps
Je t'attendais le cœur battant »
Alain
Barrière
James et Sirius étaient tous les deux assis en face de lui et fixait le sol d'un air penaud. Le professeur Dumbledore marchait de long en large devant eux en leur lançant de temps à autre un regard sévère. Il soupira. Apparemment, devenir père n'avait pas ajouté un seul petit gramme de plomb dans la cervelle de ces deux là ! Ils étaient toujours aussi impulsifs et irréfléchis. Le professeur cessa sa marche un moment et se tourna vers son bureau. Là, en évidence, se trouvait la Pierre Philosophale que James lui avait ramené à peine une demi-heure plus tôt. Il venait à peine d'être réveillé par le sifflement de sa cheminée. Il s'en était approché et avait appris que les deux garçons n'étaient pas encore rentrés de la réunion de l'Ordre qui s'était pourtant terminé de longues heures auparavant. C'était Océane et Lily qui, très inquiètes et visiblement au bord de la crise de nerf qui le lui avaient appris. Lui-même, n'était pas tranquille. En cette période troublée, la moindre disparition était inquiétante. Mais quand il s'agissait de personnes aussi menacées que James et Sirius, l'inquiétude devenait de plus en plus justifiée. Bien sur, il ne l'avait pas montré et avait assuré aux deux jeunes femmes qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiété pour l'instant. Pourtant, à peine les avait-elle quitté, il s'était habillé à la hâte pour se dépêcher d'aller mettre en place une équipe d'hommes de confiances pour partir à la recherche des deux garçons. C'est à cet instant qu'il avait failli renverser James qui courait également dans le couloir qui donnait dans son bureau.
Surpris, il n'avait d'abord rien compris aux explications confuses et exaltées du jeune homme. Mais quand James lui avait brandi sous le nez la Pierre Philosophale, il avait compris que quelque chose d'important avait encore eu lieu dans l'enceinte de son établissement.
S'en était suivit, un rapide coup de cheminée à Lily pour lui annoncer que James et Sirius avaient été retrouvés sains et saufs, la recherche de Sirius dans l'aile droite du château et neutraliser le professeur Quirrel, ou Quirrel tout simplement, car il semblait évident que le jeune homme n'était plus désormais un membre de l'équipe enseignante de cette école.
A cet instant, tout semblait être entré dans un calme relatif. Rogue, que l'on s'était dépêché de réveiller, s'occupait de faire parler Quirrel dans un des cachots de l'école et les deux Maraudeurs intrépides étaient installés devant lui comme des enfants pris en faute.
Le professeur soupira une nouvelle fois et se retourna vers les deux jeunes hommes.
- « Comment avez-vous réussit a entré dans l'enceinte de l'école ? » Demanda-t-il d'une voix grave.
Les deux garçons se regardèrent un moment et Dumbledore su à cet instant qu'ils se demandaient muettement s'ils devaient répondre à sa question ou pas.
- « Je veux la vérité ! » Ordonna-t-il d'une voix un peu plus sèche.
Les deux garçons sursautèrent et le fixèrent un moment.
- « Il y a un passage secret, derrière la sorcière borgne » souffla alors James, visiblement avec regret
- « Il débouche dans la cave de l'arrière boutique de Honeydukes » compléta Sirius.
Le professeur hocha la tête et décida de remettre à plus tard la discussion qu'il aurait avec eux concernant depuis quand et comment ils avaient découvert ce passage, il avait des choses plus importantes à élucider.
- « Que veniez-vous faire ici ? » Demanda-t-il toujours avec gravité.
Les deux amis semblèrent alors un peu plus gêné et Dumbledore hocha la tête...
- « Nous voulions… » commença Sirius
- « … Protéger la Pierre Philosophale » termina James
- « Qu'entendez-vous par ''protéger la Pierre'' ? » Demanda le professeur en croisant ses mains sur son ventre « Vous saviez qu'il existait déjà un dispositif de sécurité ? »
- « Oui, nous le savions » répondit James « Mais c'est-à-dire que… »
- « Nous avons pensé que s'il existait un espion parmi les professeur de Poudlard, ce qui, soit dit en passant, était effectivement le cas, cet espion serait décontenancé de tomber sur une protection dont il n'aurait pas entendu parler, ce qui serait une protection supplémentaire… » continua Sirius
- « Et comme nous étions tous les deux, plutôt doué en Défense Contre les Forces du Mal, on a pensé qu'on serait capable de créer une protection efficace » termina James.
Dumbledore soupira et recommença à marcher de long en large. Ce qu'avaient fait ces deux anciens élèves partait d'une bonne intention, mais il soulevait un problème assez grave qu'il fallait mettre rapidement à jour et dont il fallait se débarrasser rapidement avant que cela n'empire.
- « J'ai du mal à concevoir que vous soupçonniez le professeur de Défense d'être un mangemort alors que vous ignoriez jusqu'à l'existence de Quirrel. »
James et Sirius baissèrent immédiatement les yeux et Dumbledore soupira encore une fois. Il avait naïvement pensé qu'il n'aurait jamais à avoir ce genre de conversation un jour. Il avait vraiment cru que tout se passerait bien, car tous avaient bien grandi et mûrit. Mais visiblement, il avait sous-estimé le poids de leurs anciennes querelles.
- « C'était de Severus dont vous vous méfiez ! » Lança Dumbledore d'une voix sèche.
Sachant qu'il était inutile de le nier, les deux acquiescèrent d'un signe de tête et Dumbledore frappa alors du plat de sa main sur son bureau.
- « C'est intolérable ! » s'énerva-t-il
Les deux Maraudeurs se fixèrent d'un air étonné, surpris par son brusque accès de colère.
- « Je ne supporterais pas que cette situation dure plus longtemps ! » Continua le professeur avec sévérité « Combien de temps vous faudra-t-il encore pour comprendre que Severus est passé de notre côté ?! Il espionne Voldemort à notre compte en prenant de grands risques personnels et je ne tolère plus que vous le soupçonniez encore ! »
James et Sirius le fixaient encore d'un air buté.
- « Cela fait plus d'un an et demi maintenant que vous le côtoyer lors des réunions de l'Ordre. James tu as même fait une mission avec lui ! Honnêtement, je ne comprends pas que vous ne vous soyez toujours pas rendu compte qu'il ne cherche toujours pas à nous nuire ! Il a tout de même été celui qui nous a toujours renseigné sur les intentions de Voldemort concernant Harry ! »
En voyant le visage de James blêmir, le professeur Dumbledore su qu'il avait touché un point sensible.
- « Et aujourd'hui encore » continua-t-il « C'est lui qui s'applique à mettre des bâtons dans les roues de Bellatrix quand elle cherche à retrouver la trace de vos enfants ! Vous ne vous rendez pas compte de tout ce qu'il fait pour vous et pourtant, il ne vous apprécie pas plus que vous ne l'appréciez ! »
Les deux jeunes hommes eurent l'air encore plus penaud qu'avant.
- « Je ne vous demande pas de vous aimer, je vous demande juste de vous faire confiance ! Sans compter qu'en le prenant pour un mangemort, vous insulter la confiance que je lui accorde ! »
- « Sans vouloir vous manquer de respect, professeur » lança alors Sirius « Il peut vous arriver de commettre des erreurs … »
Il y eut un court instant de silence. Dumbledore se redressa et fixa le jeune homme d'un air grave.
- « Effectivement » répondit-il au bout d'un moment « Je n'ai pas la prétention d'être infaillible. Pourtant, je sais que Severus est quelqu'un de fiable »
- « Mais… »
- « Sirius ! Je sais que vous avez tous les deux beaucoup de mal à surmonter vos petites querelles de collégiens ! Mais par Merlin ! Vous n'êtes plus des adolescents ! Vous êtes des adultes ! Je ne devrais pas être là à vous faire la leçon sur la tolérance ! Je ne comprends pas que vous ne puissiez pas passer au-dessus de tout cela après tant d'années ! »
- « Il a dit certaines choses que je ne parviendrais jamais à oublier ! » Grogna James « Il a insulté Lily à plusieurs reprises et je sais qu'au fond de lui, ces insultes, il les pense encore ! »
- « Il n'a pas été le seul à mal se conduire ici ! » Leur rappela le professeur Dumbledore « Suis-je vraiment obligé de rappeler qu'il a faillit perdre la vie à cause de Sirius ? »
Les deux garçons blêmirent instantanément.
- « Il me semble que vous oubliez un peu vite les évènements dont vous n'avez aucune raison d'être fier ! »
- « C'était une erreur de jeunesse que j'ai amèrement regrettée par la suite ! » S'exclama alors Sirius en se levant de sa chaise.
- « Qui te dit que Severus ne regrette pas ses paroles lui aussi ?! » Demanda Dumbledore d'une voix plus posée « Vous n'avez jamais fait l'effort de vous expliquer avec lui ! De plus, il me semble qu'il a travaillé sans aucun problème avec Lily à la protection de la Pierre. »
- « Je ne pourrais jamais m'entendre avec lui ! C'est viscéral ! » Lança James tandis que Sirius, pâle se rasseyait sans rien dire.
- « Dans ce cas, je vais être bien clair. Je ne veux plus que l'un de vous deux doute de la fidélité de Severus à notre cause ! »
Les deux garçons ne répondirent rien.
- « Il est très important que nous soyons tous sur de pouvoir compter les uns sur les autres si nous ne voulons pas plier devant Voldemort ! Je pourrais vous demander de quitter l'Ordre du Phœnix pour une chose aussi grave ! Mais je ne le ferais pas ! » Ajouta-t-il au moment où les deux garçons allaient rétorquer « Car vous êtes trop impliqué dans cette guerre et surtout parce que grâce à vous, la Pierre est désormais en sûreté. »
Il marqua une légère pause.
- « En effet, je n'oublie pas que vous avez fait quelque chose de remarquable ce soir. Car même si je déplore ce qui vous a conduit à venir ici ce soir, le résultat ne peut être regretté. Vous avez sauvez la Pierre et démasqué un espion de Voldemort… Donc, je vous en remercie »
Les deux garçons se contentèrent d'hocher la tête. Ils avaient désormais le triomphe modeste.
- « Je vous tiendrais au courant pour la suite de cette affaire » continua le professeur Dumbledore. « Mais maintenant, je pense qu'il est grand temps pour vous de quitter ce château et de rentrer chez vous. Vos femmes sont très inquiètes et vous attendent avec impatience, je pense »
James et Sirius hochèrent la tête et se levèrent sans plus attendre.
- « Au revoir professeur » lancèrent-ils en cœur.
- « Au revoir » répondit ce dernier en regardant les deux garçons quitter son bureau.
Une fois qu'ils furent sortit, le professeur se dirigea vers sa cheminée. Il prit une large poignée de Poudre de Cheminette et la jeta dans l'âtre. Il prévint Lily, puis Océane que leurs maris venaient de quitter Poudlard et se redressa après avoir été largement remercié par les deux jeunes femmes.
Dumbledore se rapprocha alors de son bureau sur lequel, la Pierre Philosophale trônait fièrement. Il la saisit délicatement et la fixa avec attention. Il avait faillit la perdre. Il avait beaucoup trop sous estimé les mangemorts et Voldemort lui-même.
Quirrel était certes un peu étrange, mais il était bien loin de se douter qu'il s'agissait d'un des partisans du Mage Noir. Il soupira et fit apparaître un tissu rouge et épais dont il l'enveloppa avant de la placer dans son étagère qu'il referma d'un sort puissant. Il venait de se replacer derrière son bureau quand on frappa à la porte.
- « Entrez » lança-t-il
La porte s'ouvrit alors et Severus entra.
- « Alors ? » Demanda le professeur.
- « Il est à son service depuis peu après la rentrée et vous ne devinerez jamais qui l'a enrôlé ? »
Le professeur Dumbledore le questionna d'un léger mouvement de menton
- « Barty Croupton Jr ! »
Le professeur soupira et s'installa dans son fauteuil.
- « Continue… »
- « Il était chargé d'espionner globalement ce qui se passait dans Poudlard. Il savait qu'il y avait un autre espion à Poudlard, mais il ne savait pas qui. Il a été très surpris d'apprendre qu'il s'agissait de moi »
- « Pourquoi n'était-il pas au courant ? » demanda Dumbledore
- « Le Seigneur des Ténèbres ne lui a pas donné de raisons, mais Croupton lui a avoué qu'il n'avait pas confiance en moi »
Dumbledore ne pu s'empêcher de penser que c'était décidément une idée récurrente cette nuit là.
- « Quand vous lui avez demandé de fournir une protection pour la Pierre, il a immédiatement prévenu Croupton qui a fait le lien et qui a prévenu Vous-Savez-Qui. La suite, vous la connaissez. »
Le professeur hocha la tête d'un air grave et croisa ses mains dessus son bureau.
- « Qu'allons nous faire avec lui professeur ? » demanda Rogue d'un air grave
- « Je l'ignore encore Severus »
- « Vous êtes conscient qu'il sait maintenant que je suis un traître à Voldemort »
- « Ne t'en fais pas, j'avais pleinement pris conscience de ce problème »
Le Maître des Potions hocha docilement la tête.
- « Nous ne pouvons pas le faire transférer à Azkaban. Des mangemorts s'en sont échappés une fois, je ne suis pas certain qu'ils ne puissent pas recommencer. »
- « Vous voulez dire que nous allons devoir le garder ici ? » Demanda Rogue « Mais quand le Seigneur des Ténèbres ne le verra pas réapparaître, il me demandera d'enquêter sur les raisons de son absences ! Je ne peux pas lui mentir sur tout ce qui se passe ici ! »
- « Je le sais parfaitement Severus et sa présence ici n'est que très provisoire. Nous trouverons un endroit sur où le garder »
- « Je ne suis pas entièrement rassuré professeur » avoua Rogue « Il sait beaucoup de choses compromettantes qui pourraient mener à ma perte, je suis d'avis qu'on l'empêche à tout jamais de dire ce qu'il sait »
- « Il est hors de question pour moi de tuer cet homme » trancha Dumbledore d'une voix ferme
- « Je pensais dans ce cas à un effacement de la pensée… »
- « Severus, Quirrel a beau être un mangemort, il n'en reste pas moins un être humain et nous devons le considérer comme tel. Je ne tolèrerais pas que nous puissions lui faire subir des actes répréhensibles. Je vais réfléchir à un moyen de le garder bien sous notre surveillance et lorsque tout sera fini, que la guerre aura prit fin et que l'heure des comptes aura sonné, il sera jugé et puni en conséquence de ses actes »
- « Bien professeur » souffla Rogue en ne parvenant pas toute fois à cacher totalement sa déception et son inquiétude.
- « D'ici là je te charge de sa surveillance… » continua Dumbledore en se levant
Rogue se leva et hocha la tête en signe d'approbation et quitta le bureau du professeur qui prit une grande inspiration en se disant qu'il devenait bien vieux pour passer des nuits de ce genre.
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En arrivant devant chez lui, Sirius ne s'attarda pas trop avec James. Il avait hâte de rentrer chez lui. Il était très tôt le matin, la luminosité ambiante avait considérablement augmenté depuis quelques minutes.
- « Bon courage ! » souffla-t-il à son ami qui se dirigeait à son tour vers son propre chez lui
- « Ouais ! » Lança James en franchissant son portail.
Sirius traversa à son tour son jardin et poussa la porte d'entrée. L'entrée était plongée dans la pénombre. Il détacha sa cape et l'accrocha au portemanteau quand deux bras encerclèrent son torse et qu'une tête se posa sur son dos.
- « Par Merlin ! Tu es enfin rentré ! » S'exclama alors la voix d'Océane.
Elle tremblait, sans doute de peur. Sirius posa ses mains sur celle de sa femme et entrelaça ses doigts aux siens.
- « Oui je suis là maintenant »
Il se dégagea un peu de son étreinte et se retourna. Elle vint se blottir immédiatement dans ses bras et le serra encore plus fort. Elle tremblait beaucoup et Sirius se sentit un peu désemparé.
- « Eh ! Ca va ! Je vais bien ! »
- « Si tu savais comme j'ai eu peur ! » Murmura-t-elle d'une toute petite voix.
- « Pourquoi ? » demanda le jeune homme
- « Pourquoi ?! Pourquoi ?! » S'exclama Océane en s'éloignant un peu de lui « Sirius ! Tu pars pour une réunion de l'Ordre et quand je me réveille à deux heure du matin et que tu n'es pas rentré ! Je me suis dis qu'il fallait que j'attende un peu ! Mais à trois heure tu n'étais toujours pas là ! En passant par la fenêtre j'ai vu que Lily aussi veillait alors j'y suis allée… On a commencé à paniquer, on a appelé Dumbledore par cheminée. On l'a réveillé ! Il nous a dit que James et toi, vous étiez partis un peu avant minuit… Je ne savais pas où t'étais, j'ai pensé à des trucs horribles ! »
La jeune femme s'emballait et parlait de plus en plus vite et d'une manière saccadée. Sa voix était montée dans les aiguës et elle tremblait de plus en plus. Sirius la serra encore plus contre lui pour la calmer.
- « Calme-toi ma belle… calme-toi… »
- « J'ai eu tellement peur… »
- « Je vois ça » souffla Sirius.
Il glissa une de ses mains sur sa taille et l'enlaça doucement.
- « Viens, ne restons pas dans l'entrée où tu vas attraper froid » lança-t-il en constatant que sa femme était en robe de chambre et pieds nus.
Il l'entraîna alors dans leur salon. Le feu était allumé dans la cheminée et sur le canapé, une énorme couverture était posée. Sirius attira Océane jusque sur le canapé où ils s'assirent tous les deux. La jeune femme se blottit immédiatement contre lui et replia ses jambes. Sirius attrapa la couverture et les couvrit tous les deux. Il se pencha alors sur le visage de sa femme et c'est à cet instant qu'il remarqua que ses jolis yeux bleus étaient gonflés et très rougis. Elle avait pleuré à cause de lui et cela lui fit mal. Il déposa un baiser sur son front, mais aussitôt après la jeune femme quémanda ses lèvres pour un baiser beaucoup plus profond, un baiser presque désespéré.
- « Excuse-moi de t'avoir fait peur » souffla Sirius après un moment « Je ne pensais pas qu'on en aurait pour si longtemps, je ne pensais pas que tu aurais à t'inquiéter de mon absence… »
- « Mais qu'est-ce qui t'as prit ? » Demanda la jeune femme en s'éloignant « Je n'ai rien comprit du tout ! Dumbledore a commencé par nous dire qu'il ne savait pas où vous étiez James et toi, et quelques minutes après, il nous appelle pour nous dire que vous êtes à Poudlard ! Par Merlin, mais qu'est-ce que tu faisais là-bas ?»
Sirius soupira et entreprit alors de lui raconter la nuit qu'il venait de passé. Elle l'écouta, attentive, sans l'interrompre une seule fois.
- « Et après que le professeur Dumbledore nous ait bien remonté les bretelles, James et moi, on est rentré… » termina-t-il.
Il y eut un très long moment de silence. Océane le fixait d'un air grave et avait croisé ses bras sur son ventre. Après plusieurs longues secondes la jeune femme se leva et fit quelques pas, toujours pieds nus, sur le tapis du salon. Elle ne parla pas, elle se contenta de rajouter une bûche dans le feu.
- « Tu te rends compte de ce que tu as fait ? » Demanda-t-elle soudain d'une voix sévère.
- « James et moi on a empêché la Pierre de se retrouver entre les mains de Tu-Sais-Qui ! » Répondit Sirius sur le même ton même s'il ne l'aimait pas.
Il sentait qu'ils étaient entrain de partir sur une pente très glissante et il n'avait pas du tout envie de se disputer avec elle. Il sentait qu'elle était sur les nerfs et il le comprenait parfaitement, mais pour lui non plus cette nuit n'avait pas été de tout repos.
- « D'accord ! » souffla Océane « Mais tu te rends compte que tu es entré illégalement dans Poudlard… »
- « Ce n'est pas la première fois que je le fais ! » lui rappela-t-il
Elle lui lança un regard mauvais.
- « Tu n'as pas fait confiance à Rogue ! Tu le pensais capable de nous trahir ! » lui lança-t-elle « Je te rappelle que Dumbledore lui fait confiance »
- « Il faisait confiance à Peter aussi ! » Répondit Sirius « Et puis la question n'est pas là ! Grâce à nous, la Pierre est en lieu sur et un espion de Tu-Sais-Qui a été dépisté ! On ne va tout de même pas uniquement nous reprocher d'avoir accuser quelqu'un à tort ! »
Il avait un peu élevé la voix et s'en voulu aussitôt. Il soupira.
- « Pardon, je ne voulais pas… »
- « C'est pas grave » le coupa-t-elle d'une voix plus douce, elle aussi.
Elle se mit alors à frissonner et le jeune homme s'en aperçut.
- « Viens par-là ! » lui demanda-t-il
Elle lui obéit et retourna se blottir contre lui.
- « Ne me refais plus jamais ça ! » Le supplia-t-elle d'une toute petite voix.
- « Je te le promets, ma belle ! »
Ils s'embrassèrent encore une fois tendrement avant de rester ainsi blotti sans rien dire. Les tremblements nerveux de la jeune femme se calmèrent peu à peu et ses yeux devinrent moins tristes. De temps en temps, un soupir s'échappait des lèvres de la jeune femme et Sirius resserrait à chaque fois son étreinte autour de sa taille.
Il posa sa tête sur le sommet de la sienne et respira un instant le parfum de ses cheveux qu'il aimait tant. Cette odeur lui fit alors penser à quelque chose. Une image revint immédiatement à son esprit. Une image qu'il avait trouvée si belle et si parfaite qu'il savait déjà qu'il ne pourrait jamais l'oublier. Il l'avait vu pour la première fois quelques heures auparavant dans cet étrange miroir qui l'avait tant impressionné.
- « Océane… » souffla-t-il alors
- « Oui »
- « J'ai vu un truc étonnant tout à l'heure »
Il avait besoin de lui parler de ça maintenant. Cette intimité qui était la leur était propice aux confidences.
- « Quoi ? » Demanda-t-elle en se calant un peu plus contre lui.
- « Un miroir… D'après ce que j'ai compris des explications du professeur Dumbledore, il s'agit d'un miroir qui ne reflète pas ton image mais ce que tu désires le plus profondément. »
- « Ah… » souffla Océane
- « J'ai regardé dedans » l'informa le jeune homme
La jeune femme se redressa alors un peu et le fixa avec curiosité. Il se mit à sourire et avant de dire quoique se soit, il posa un léger baiser sur le bout de son nez.
- « Tu as envie de savoir ? »
- « Sirius Black ! Ce n'est pas une question à poser ! Bien sur que j'ai envie de savoir ce que tu as vu si tu es d'accord pour me le dire ! »
- « Pourquoi je ne voudrais pas te le dire alors que je t'y ai vu ? » souffla-t-il
- « C'est vrai ? » demanda la jeune femme en souriant largement
- « Bien sur ! Dans ce miroir je t'ai vu… Je te tenais par la taille et tu souriais comme maintenant… » murmura-t-il en caressant sa joue « J'avais Lalyh dans mon autre bras, elle avait ses petites mains autour de mon cou, elle était adorable ! Et tu avais le bébé dans tes bras »
- « Lui ? » demanda la jeune femme en posant ses mains sur son ventre
- « Oui… On avait l'air très heureux et très unis… Je me suis aperçu qu'en fait j'avais déjà ce que je désirais le plus et franchement… Ca m'a rendu extrêmement heureux »
La jeune femme glissa ses bras autour de son cou et approcha son visage très près du sien.
- « Moi aussi » murmura-t-elle avant de l'embrasser.
Il se mit à sourire quand elle se détacha de lui.
- « Sirius, je peux te poser une question ? » demanda-t-elle d'une toute petite voix
- « Bien sur ! »
- « Et tu me répondras ? »
Sirius la regarda un moment d'un air étonné.
- « Evidemment ! Quelle question ?! »
Océane se mit alors à sourire et replaça une mèche de ses cheveux derrière son oreille avant de se lancer.
- « Dans ta vision, le bébé, c'était quoi ? »
Sirius sentit alors son estomac faire un bond. Piégé ! Elle venait de le piéger… Pour Lalyh, il avait réussit à tenir secret jusqu'au bout le sexe qu'il voulait pour son enfant et il savait que cela avait vraiment agacé Océane qui l'avait harcelé de question. Il savait qu'elle allait recommencer cette fois là, mais il ne s'était pas attendu à ce qu'elle lance si tôt l'offensive.
- « Je ne vois pas de quoi tu parles » mentit-il avec naturel.
- « Sirius ! Ne me mens pas, tu as très bien compris ce que je voulais savoir ! Dis moi ce que tu veux que le bébé soit… s'il te plait »
Il la regarda un moment d'un air grave et soupira. Il voyait mal comment il pouvait se défiler sans la peiner. Il n'avait pas tellement le choix et à vrai dire, l'idée de parler de cela avec elle lui faisait bien moins peur qu'avant… Et puisque cette fois, elle avait trouvé la faille dans ses défenses, il pouvait bien le lui avouer.
- « D'accord » souffla-t-il
- « C'est vrai ?! » Demanda la jeune femme dont les yeux se mirent à briller « Tu veux bien me le dire ? »
Sirius se contenta d'hocher la tête tandis qu'Océane posait sa main sur son ventre.
- « Mais tu ne vas pas être contente ma belle… Je voudrais qu'on ait une fille » avoua-t-il enfin.
- « Une fille ?! » s'étonna Océane « Mais, on a déjà Lalyh… »
- « Je sais, je sais, mais j'ai encore envie d'avoir une petite princesse »murmura Sirius.
Océane eut l'air déçue et baissa les yeux vers son ventre.
- « Je sais que tu voudrais que ce soit un garçon… » continua le jeune homme
- « Oui » avoua Océane « Je rêve d'avoir un petit mec à moi, un petit toi… »
Sirius se mit à sourire et posa sa main sur celle de sa femme
- « Je ne suis pas sur que ce soit une chance d'être comme moi… » souffla-t-il
- « Ne dis pas n'importe quoi chéri ! » Rétorqua Océane en le fixant.
Il y eut un instant de silence, mais Sirius savait que ce n'était pas fini.
- « Tu ne veux vraiment pas d'un fils ? Même pas un petit peu ? »
- « Même pas un petit peu… »
- « Pourquoi ? » demanda-t-elle
- « Je pense que tu le sais déjà… » murmura le jeune homme en glissant sa main sous le pull de sa femme « Je voudrais que mon nom disparaisse avec moi. Je ne veux pas que le nom des Black se perpétue »
- « Mais… »
- « Océane ! Je sais ce que tu vas dire ! Je sais que je ne suis pas comme eux et qu'on élèvera pas nos enfants comme j'ai été élevé mais… Il y a tellement d'horreur rattachée à ce nom ! Tellement de malheur, tellement de dégoût ! Je ne veux pas que cette fichue famille continue ! Je ne veux plus entendre parler de ''toujours pur'' ! Je veux être sur que tout cela va s'arrêter un jour ! C'est peut-être bête mais… Je ne veux pas… »
Océane le fixait d'un air grave un maigre sourire sur les lèvres. Elle posa sa main sur sa joue
- « Je pensais que tu ne souffrais plus de tout cela … »
- « Certaines choses sont tenaces… »
- « Mais ça ne m'empêche pas d'espérer qu'on aura un garçon »
- « Je sais… » souffla Sirius
Il savait à quel point elle avait envie d'un fils et il aurait vraiment aimé en avoir envie aussi… Mais ce n'était pas le cas.
- « Mais… Sirius… » souffla la jeune femme
- « Oui »
- « Si c'est un garçon… Tu l'aimeras quand même, pas vrai ? »
Le jeune homme se mit à rire doucement et se pencha pour poser un baiser sur le front de sa femme.
- « Bien sur ! Je l'aimerais tout autant ! Je me ferais à l'idée… »
La jeune femme hocha la tête et se glissa contre lui.
- « On a plus qu'à attendre… pour voir qui a gagné » murmure-t-elle
Sirius caressa doucement son bras.
- « Je t'aime » souffla-t-elle au bout d'un moment
- « Je t'aime aussi, et je te demande pardon de t'avoir fait peur cette nuit ! »
- « N'en parlons plus, mais ne recommence jamais ça, vraiment… »
- « Promis ma belle, promis… » murmura Sirius en la rapprochant de lui tendrement.
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Lily venait de déposer son bol de thé vide dans l'évier quand elle entendit le bruit de la poignée de la porte d'entrée qu'on activait. Les mains et les jambes tremblantes, elle se précipita hors de la cuisine. Elle hésita un quart de seconde en passant devant le couloir avant de finalement poursuivre son chemin et s'installer, bien droite dans le canapé du salon. Il n'y avait pas d'autre lumière que celle que produisait le feu dans la cheminée. Assise bien droite, les traits tirés, la tête droite, la jeune femme tendait l'oreille, guettant le bruit que faisait son mari en rentrant chez eux.
Elle savait qu'il allait bien. Dès qu'il avait quitté Poudlard, le professeur Dumbledore l'avait prévenu que James allait bien et qu'il n'allait pas tarder à rentrer. Elle ne s'inquiétait donc pas pour sa santé. Elle serra ses mains sur ses genoux. Les bruits de pas se rapprochèrent alors et au bout de quelques secondes, se turent.
- « Lily ? » demanda James
La jeune femme ne se retourna pas, elle ne fit pas le moindre mouvement. Elle attendait.
- « Qu'est-ce que tu fais là, dans le noir ? » continua James « Enfin… Je sais très bien ce que tu fais là… »
La lumière s'alluma alors et la jeune femme cligna des yeux, le changement de luminosité lui avait fait mal.
- « Je vais bien » annonça le jeune homme, mais Lily ne bougea pas pour autant.
James vint alors s'asseoir sur la table basse juste devant elle et la fixa d'un air grave.
- « Lily, tout va bien ? » Demanda-t-il d'une voix inquiète.
Lily resta muette. Lorsque son mari tendit la main pour lui caresser la joue, la jeune femme fit un geste très brusque et se recula de sorte que la main de James la manqua.
- « Lily ? » s'étonna James
La jeune femme se leva alors et d'un pas vif, sans lui accorder un regard, elle se rendit dans le bureau de son mari. Elle ne s'arrêta que devant la fenêtre et fixa l'extérieur sans vraiment le voir. Elle avait l'impression qu'elle allait exploser.
Elle entendit alors la porte se refermer doucement avant que la voix de James ne se fasse entendre à nouveau.
- « Je peux savoir ce qui se passe ? »
Lily se retourna d'un seul coup, les poings serrés.
- « Tu me demandes à moi ce qui se passe ? » Demanda-t-elle d'une voix mauvaise « Tu te moques de moi ?!
Rappelles moi où tu étais cette nuit ?! »
James baissa alors immédiatement les yeux ce qui eut le don d'énervé encore plus la jeune femme.
- « Ne baisses pas les yeux et assumes par Merlin ! » s'écria-t-elle
James sursauta et la fixa d'un air incrédule.
- « Pardon ? » demanda-t-il
- « Tu te rends seulement compte de ce que tu as fait ? » Hurla soudain Lily.
Elle était furieuse. Elle s'était tellement inquiétée cette nuit en ne le voyant pas revenir qu'elle avait réellement cru mourir d'angoisse et maintenant qu'il était là devant elle, tout ce stress semblait s'être transformé en une violente et profonde colère.
- « J'ai sauvé… » commença James
- « Arrêtes tout de suite ! Ne me dis pas que tu as joué les héros ce soir ! Tu es entré illégalement à Poudlard parce que tu ne faisais pas confiance à Rogue ! »
- « Exactement ! » Répondit James d'un air de défi.
Tout d'un coup, le jeune homme semblait avoir perdu son calme.
- « Ne prends pas cet air James ! Par Merlin ce que tu peux m'énerver quand tu te conduis comme ça ! »
- « Comment ?! »
- « Avec une prétention infernale ! Tu croyais quoi en allant là bas ? Que tu allais prendre la Pierre pour la ramener à la maison et qu'on s'en occupe ?! »
- « Non ! Sirius et moi, on voulait simplement ajouter un sort supplémentaire pour mieux assurer sa protection ! » Lança James d'un air de défi.
- « Mais vous croyiez quoi ? Qu'un simple sort de votre part allait empêcher un mangemorts accompli de la récupérer ?! » Lança Lily avec colère.
- « On pensait que si le mangemort connaissait déjà tous les autres il serait décontenancé par celui là ! » Lança James d'un ton sec.
- « Tu vas donc toujours avoir réponse à tout ! Mais est-ce que tu te rends compte au moins à quel point tu as été imprudent ? » Hurla Lily, folle de rage et presque au bord de l'hystérie.
- « Je savais ce que je faisais ! » Lui rétorqua James. « Tu ne me fais pas confiance ?! »
Lily se figea immédiatement et le regarda un moment d'un air mauvais. Puis ses yeux se remplirent de larmes et elle étouffa un sanglot en plaquant ses mains sur sa bouche. Elle cligna un moment des yeux, et de lourdes larmes se mirent alors à couler le long de ses joues. La jeune femme ne pu plus se retenir et se mit à pleurer à chaudes larmes. Elle ne voyait plus rien, son visage était inondé. Elle sentit alors deux bras réconfortants et rassurant la serrer et elle s'abandonna contre le torse de son mari.
- « Idiot… » murmura-t-elle entre deux larmes « Idiot… »
Elle sentit qu'il la berçait doucement mais au lieu de la calmer, cela ne fit que faire redoubler ses pleurs.
- « Calme toi mon cœur… » souffla doucement James tout contre son oreille.
C'est alors que Lily s'éloigna de lui
- « Que je me calme ? Que je me calme ?! Mais James, est-ce que tu réalises seulement ce que j'ai vécu cette nuit en ne te voyant pas rentrer ?! J'ai imaginé les pires choses ! »
- « Lily… »
- « Non ! Laisse moi finir ! » Lança la jeune femme d'une voix tremblante « J'ai cru que tu avais été capturé par des mangemorts que tu avais été torturé voire tué ! Sirius aussi ! Je pensais que vous étiez morts pour ne pas avoir voulu dire où nous vivions ! Je me voyais déjà annoncé aux enfants que… »
Sa voix se brisa alors et elle manqua de tomber sur le sol. Heureusement, James qui n'était pas loin la rattrapa juste à temps.
- « Lily, mon cœur, tu me fais peur. Calme toi, tu te fais du mal. Je suis là, je vais bien ! » murmura-t-il
- « J'ai cru mourir d'angoisse ! » sanglota-t-elle
- « Je vois ça…Excuse moi mon cœur. Excuse moi vraiment. Je n'ai pas suffisamment réfléchi c'est vrai, mais on a empêché Quirrel de voler la Pierre… Je ne supporte pas de te voir comme ça ! Calme toi je t'en supplie ».
La jeune femme s'agrippa à lui et enfoui sa tête contre son cou. Elle se sentit alors soulever et se déplacer, fermement calé dans les bras de son mari. Elle entendit la porte s'ouvrir et quelques secondes plus tard, elle fut installée dans le canapé avec beaucoup de douceur. La main de James se posa sur sa joue humide qu'il caressa doucement.
- « Je suis là maintenant…Je vais bien, tout va bien… Je sais que tu as eu peur et je suis désolé. Je ne le ferais plus, je te le jure. Je ne supporte pas te voir dans cet état, encore plus quand c'est de ma faute »
La jeune femme sanglotait encore, mais sa colère contre son mari était passée. Le soulagement avait finalement pris le dessus avant que leur dispute ne devienne trop violente. Ses larmes avaient été sa délivrance. Tout ce qu'elle avait pu ressentir cette nuit était en train de s'évacuer, et elle se sentait se vider de toute son angoisse. Elle ne cessait pas de pleurer, mais elle était plus calme. Elle glissa alors sa main dans celle de son mari qui se pencha pour y déposer un baiser. Il vint s'installer à côté d'elle et elle posa sa tête sur son épaule. Il caressa ses cheveux avec douceur, mais Lily pleurait toujours. Il déposa un baiser sur son front quand soudain…
- « Maman ? »
James et Lily sursautèrent d'un même bond et se tournèrent vers l'escalier d'où venait la voix. Harry se tenait sur la première marche, en pyjama, pieds nus et les cheveux en désordre. Il tenait dans sa petite main la patte de Patmol et l'air soucieux.
- « Maman tu pleures ? »
D'un geste vif, Lily sécha ses joues de ses mains et voulut répondre à son fils que non. Qu'elle ne pleurait pas et que tout allait très bien, mais rien d'autre qu'un hoquet et un petit son étouffé ne sortit de sa gorge.
- « Oui chéri… Maman pleure parce que Papa a fait une bêtise » déclara James en se levant
- « Toi, tu fais des bêtises ? » demanda le petit garçon d'un air incrédule
- « Oui mon grand ! » Répondit le jeune homme en le prenant dans ses bras « Et toi, tu ne devrais pas être là ! Il est encore trop tôt pour que tu sois débout ! Et d'ailleurs tu n'as pas le droit de descendre tout seul les escaliers ! »
Lily vit son mari monter les escaliers, Harry dans les bras la fixait avec inquiétude.
- « Je vais bien mon amour ! » Lui lança-t-elle avant qu'il disparaisse à l'étage.
La jeune femme se leva alors et se rendit dans la cuisine. Elle s'approcha de l'évier et s'aspergea le visage de beaucoup d'eau, puis elle se servit un grand verre d'eau qu'elle but d'un trait. Elle venait de poser son verre quand James entra dans la cuisine.
- « Il ne s'est pas trop inquiété, il s'est vite rendormi » lança-t-il
- « J'aurais préféré qu'il ne me voit pas comme ça ! » souffla-t-elle
- « Moi aussi » répondit-il d'un air triste. « C'est de ma faute tout ça… »
Lily ne répondit pas et se contenta de le fixer.
- « Tu m'en veux vraiment ? » souffla-t-il
- « Oui » murmura-t-elle
- « Tu arriveras à me pardonner ? » Demanda-t-il visiblement inquiet.
Lily se mit alors à sourire faiblement et s'approcha de lui.
- « Depuis le temps que tu me connais, tu devrais savoir que je n'arrive jamais à t'en vouloir longtemps »
Elle se glissa dans ses bras et se mit sur la pointe des pieds pour déposer un rapide baiser sur ses lèvres.
- « Tu as de la chance que je t'aimes tu sais… Je n'aurais pas supporté ça pour n'importe qui… » souffla-t-elle sur un ton beaucoup plus grave
- « Je sais chérie, je t'aime moi aussi et j'espère que tu es convaincue que jamais je ne te ferais du mal volontairement ! »
Lily se contenta de hocher la tête avant de la poser sur le torse de son mari.
