Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !

Bonne lecture à vous tous… Aylala

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Ce qui aurait pu se passer

Chapitre cent seize : Je reviens


« J'ai pas vu passer le temps (…)
Je suis pas vieux pourtant, je suis fatigué
(…)
Je me sens bien, je reviens »
Mano Solo

- « Tout le monde est bien là ? Tout le monde a eu son portoloin ? »

Remus naviguait parmi la petite foule de lycanthropes qui s'était rassemblé à l'orée de la forêt. Il y en avait vingt et un en tout et le jeune homme en était ravi. Tous semblaient très content voire même impatient de partir. La nuit n'allait pas tarder à tomber, signe de l'heure du départ était proche. En effet, le professeur Dumbledore et Remus avaient estimé qu'il était préférable de faire arriver les loups-garous à la nuit tombée pour ne pas qu'ils se fassent trop remarquer par le voisinage, évitant ainsi toutes sortes de questions. Les vingt et un lycanthropes avaient été entièrement d'accord avec cette solution. Il avait été décidé qu'on ne leur cacherait rien. Les choses seraient toujours ainsi, il fallait qu'une confiance absolue règne entre les loups-garous et le professeur Dumbledore.

Remus arriva alors près de Debae.

- « Alors ? Tu es prête ? » demanda-t-il en souriant.

- « Oui ! J'ai vraiment hâte ! » déclara la jeune femme, visiblement ravie « J'ai l'impression que le temps s'est arrêté ! C'est normal qu'il passe aussi lentement ? »

Remus se mit à rire doucement et se plaça près d'elle. Il regarda la plaquette de métal qu'il tenait dans sa main. C'était son portoloin. Le professeur Dumbledore en avait crée suffisamment pour chaque lycanthrope qui avait désiré se rallier contre le Seigneur des Ténèbres. Le jeune homme jeta alors un rapide coup d'œil à sa montre, le départ était imminent.

- « Tenez tous vos portoloin ! » lança-t-il d'une voix forte pour que tout le monde l'entende bien « Nous partons dans dix secondes ! »

Il croisa alors le regard de Debae qui brillait de joie et d'impatience. Puis quelques secondes plus tard, le jeune homme eut l'impression qu'on lui attrapait le nombril d'un crochet et qu'on le tirait violemment. Il se sentit tourbillonné quelques minutes avant de sentir la secousse sèche et un peu violente de son arrivée. Il se redressa rapidement, sa tête tournait un peu et il se sentait étourdi.

- « Bienvenue à tous ! » s'exclama alors la voix du professeur Dumbledore.

Il y eut un murmure parmi tous les loups-garous, après avoir lancer un rapide regard à Debae pour voir qu'elle allait bien, il se faufila jusqu'à l'endroit d'où s'était fait entendre la voix du professeur Dumbledore. Il le trouva bientôt, un grand sourire aux lèvres.

- « Tu as fait bon voyage ? » demanda le professeur en souriant

- « On ne peut pas vraiment dire que voyager en portoloin soit très agréable… » répondit Remus en lui donnant une chaleureuse poignée de main.

- « C'est certain ! » lui assura le professeur

D'un coup de baguette, il fit apparaître une petite estrade juste devant lui et Remus et lui y montèrent.

- « S'il vous plait ! » demanda Remus d'une voix forte « S'il vous plait ! Je voudrais vous présenter le professeur Dumbledore. C'est grâce à lui que nous avons un toit pour dormir et c'est de son côté que nous allons nous battre ! »

Le professeur les salua d'un léger signe de tête et se mit à sourire.

- « Merci, Remus… » lui souffla-t-il « Je vais juste leur faire visiter la maison ce soir et demain je viendrais leur parler de l'Ordre du Phoenix… Je ne pense pas qu'il soit nécessaire que tu restes avec nous… J'ai cru comprendre que tes amis attendaient ta visite »

- « Vraiment professeur ? Je peux y aller ? »

- « Bien sur Remus, je m'occupe de tout, ne t'inquiète pas ! » lui assura-t-il « Va les voir, sinon, ils m'en voudraient de t'avoir retenu ! »

Remus se mit à sourire encore plus et descendit de l'estrade.

- « Avant tout, mesdames et messieurs, je vous remercie d'avoir choisit de nous rejoindre… »

Tandis que le professeur commençait son discours de bienvenue, le jeune homme se fraya un nouveau chemin à travers la petite foule compacte de lycanthropes attentifs. Il rejoignit rapidement Debae qui regardait avec fascination le professeur. Il lui prit le bras.

- « Viens… » souffla-t-il

- « Quoi ? » demanda-t-elle d'un air étonné

- « Viens, je t'emmène quelque part » chuchota le jeune homme pour ne pas déranger les autres personnes qui écoutaient le professeur qui expliquait comment tout cela allait se passer.

- « Mais… »

- « Je t'expliquerais ce que tu as manqué » lança le jeune homme en insistant un peu

La jeune femme le regarda d'un air curieux et le suivit un peu à l'écart.

- « Qu'est-ce que tu fais ? » demanda la jeune femme

- « Ca te dirais de passer une bonne soirée ? » répondit Remus en souriant mystérieusement

- « Oui mais… »

- « Dans ce cas, fait moi confiance ! » lui lança-t-il en lui prenant le bras et en transplanant sans plus attendre.

Ils arrivèrent instantanément sur le chemin qui séparait les maisons des familles Black et Potter. Remus prit une grande inspiration, il était tellement heureux d'être là…

- « Mais c'est un vrai désert ! » lança la jeune femme en regardant tout autour d'elle.

- « Tu crois ça ? » demanda le jeune homme avec un sourire amusé « attends-moi ici quelques minutes, d'accord ? »

- « Remus ?! Tu vas où ? » demanda la jeune femme alors qu'il prenait la direction de la maison de Sirius

- « Tu verras… »

Il pénétra enfin dans le jardin de la maison et le petit cri que poussa la jeune femme lui indiqua qu'elle l'avait vu disparaître. Il arriva bientôt à la porte d'entrée et frappa quelques coups vifs. La porte ne tarda pas à s'ouvrir.

- « REMUS ! » s'exclama Océane qui se trouvait en face de lui

Elle lui sauta dans les bras et en riant, le jeune homme l'enlaça amicalement.

- « Moi aussi je suis content de te voir ! » s'amusa le jeune homme en souriant.

- « Par Merlin ! On ne t'attendait pas avant un petit moment ! On pensait que tu arriverais plus tard ! »

Remus se détacha un peu d'elle et la regarda un moment.

- « Tu es splendide ! » souffla-t-il en la voyant aussi radieuse « La grossesse te va toujours aussi bien ! »

La jeune femme se mit à rougir un peu.

- « Tu veux entrer ? Sirius donne son bain à Lalyh mais il ne devrait plus tarder… »

- « Non, Océane, je suis avec quelqu'un qui attend dehors. Il faudrait juste que tu me donnes un parchemin avec l'adresse de James pour que je puisse l'amener là-bas… Vous nous rejoindrez ? »

- « Bien sur ! » assura la jeune femme en s'éloignant un peu.

Elle ouvrit un tiroir du petit meuble qui était dans l'entrée et en sortit un morceau de parchemin.

- « Tu es avec quelqu'un ? » demanda-t-elle en lui tendant le morceau de papier.

Remus se mit à sourire, la jeune femme avait toujours été très curieuse… Lily aussi et il savait que la présence de Debae lui vaudrait beaucoup de questions… Mais il était tellement content de les revoir qu'il était prêt à supporter tous leurs interrogatoires.

- « Sois patiente ! » lui répondit-il

Il se pencha un peu et déposa un baiser sur une de ses joues.

- « A tout à l'heure ! » lança-t-il en souriant

- « A tout à l'heure ! » répondit la jeune femme

Il traversa à nouveau le jardin et en refermant la porte, il aperçut qu'Océane, sur le pas de la porte, était sur la pointe de pieds pour tenter d'apercevoir la personne qu'il l'accompagnait. Lorsqu'il réapparut pour Debae, la jeune femme se précipita vers lui.

- « Mais où tu étais passé bon sang ! Pourquoi m'as-tu laissé toute seule ici ! Il n'y a strictement rien ! » lança-t-elle d'un air un peu agacé.

- « Détrompes-toi » lui répondit le jeune homme « C'est ici que vivent mes meilleurs amis, mais ils bénéficient de protections très puissantes. On ne peut pas entrer chez eux comme ça… »

- « C'est-à-dire ? » demanda la jeune femme

Remus lui tendit alors le morceau de parchemin.

- « Lis-le silencieusement »

Debae le fixa un moment d'un air suspicieux et prit le petit mot. Elle le lut rapidement et le lui rendit. C'est en relevant la tête que ses yeux s'agrandirent d'un seul coup. Elle venait d'apercevoir la maison des Potter.

- « Ca alors ! » lança-t-elle éberluée

- « Ca fait toujours un drôle d'effet la première fois » lui assura Remus en rangeant très soigneusement le morceau de parchemin dans sa poche. « On y va ? »

La jeune femme sembla alors hésiter.

- « Remus… Je ne sais pas trop, je ne suis pas sure, ce sont tes amis et ils vont avoir envie de n'être qu'avec toi… »

- « Ne dis pas n'importe quoi ! Ils seront ravis de faire ta connaissance. J'ai envie de te présenter à eux, de leur présenter celle qui m'a tant aidé dans sa tâche »

Mais la jeune femme ne semblait pas emballée à cette idée.

- « C'est quoi le problème ? » demanda Remus

- « Je ne peux pas me présenter chez eux comme ça ! Je suis une lycanthrope ! »

- « Moi aussi ! » répondit le jeune homme en riant presque.

La jeune femme hocha alors la tête, haussa les épaules et tous deux parcoururent les quelques mètres qui les séparaient de la porte d'entrée. Remus passa le premier et frappa à la porte.

- « J'arrive ! » lança depuis l'intérieur la voix de James

Et quelques secondes plus tard, la porte s'ouvrait.

- « Remus ?! » s'exclama le jeune homme « Ca alors ? Quelle surprise ! »

- « Bonsoir ! » lança Remus

Les deux hommes échangèrent une très affectueuse accolade.

- « James, je te présente Debae Jones. Elle m'a beaucoup aidé dans ma mission et je me suis dit que ça ne poserais pas de problème si je lui demandais de venir »

- « Non bien sur ! Tu as bien fait ! Bon sang ! Ca fait super plaisir de te voir ! » répondit James en s'effaçant pour les laisser entrer. « Bienvenue chez nous Debae ! »

- « Merci » souffla la jeune femme

Remus se mit à sourire en faisant ses premiers pas dans la maison des Potter. Il était content d'être là et de savoir que cette fois ci, il allait rester.

- « TONTON REMUS ! » s'écria alors une petite tête brune qui déboula comme une tornade dans le couloir.

- « Harry ! » s'exclama le jeune homme en se penchant pour le soulever dans ses bras « Comme tu as grandi ! »

Le petit garçon posa d'énormes baisers sur ses joues et se mit à rire. Remus se tourna alors vers Debae qui les fixait avec attendrissement.

- « Alors voilà, je te présente Harry qui est le premier des trois enfants de cette maison » présenta Remus

- « Bonsoir Harry ! » murmura la jeune femme en souriant

- « Elle s'appelle Debae » murmura Remus au petit garçon puis il se tourna vers James. « Où sont les autres ? »

- « Jack est dans le salon et Lily est à l'étage avec Syrielle… Ma fille m'a fait comprendre que je n'étais pas assez doué pour jouer avec elle à la poupée… »

Remus se mit à rire et reposa Harry sur le sol.

- « Tonton, viens voir Dzack ! » lança alors le petit garçon en prenant la main du jeune homme dans la sienne.

- « Je vais aller dire à Lily que tu es là » souffla James en prenant le chemin des escaliers.

Remus jeta un rapide coup d'œil à Debae. Il avait peur qu'elle ne se sente un peu mal à l'aise devant tant de personne qu'elle ne connaissait pas, mais la jeune femme regardait Harry avec tellement de tendresse que cela le rassura et il se laissa entraîner dans le salon par la petite tornade brune. Un petit couffin était installé dans un coin de la pièce. Harry les guida jusqu'à lui et lâcha la main de Remus pour ouvrir le petit tissu qui protégeait le petit bébé de la luminosité.

- « Valà ! » s'exclama-t-il en souriant « C'est Dzack ! » annonça-t-il fièrement.

Le petit bébé dormait à poing fermé, confortablement emmitouflé dans une couverture qui avait l'air toute douce.

- « Comme il est mignon » souffla Debae en s'accroupissant pour le regarder un peu mieux

Remus aussi l'observait à cet instant là très attentivement. Le bébé avait pris du poids, c'était bien normal, cela faisait de très longues semaines qu'il ne l'avait pas vu. Il avait à peine une vingtaines d'heures quand il était reparti pour sa mission. C'était maintenant un beau bébé qui avait l'air très sage.

- « MUS ! » s'écria alors une petite voix aiguë.

Remus se retourna en souriant. Lily venait d'entrer dans la pièce, Syrielle dans ses bras. La petite fille le regardait avec un sourire à faire fondre le cœur le plus dur et tendait ses petits bras vers elle. Il s'approcha d'elles et prit sa filleule dans ses bras. Il posa un baiser sur son front avant d'enlacer affectueusement autant qu'il pouvait Lily qui semblait aussi ravie de le revoir.

- « Ca fait du bien te voir parmi nous » murmura la jeune femme en souriant

- « Ca me fait du bien aussi d'être là ! » assura le jeune homme.

C'est à cet instant que le regard de Lily prit une lueur étrange et se mit à sourire d'un air amusé. Elle regardait par-dessus son épaule et Remus comprit rapidement de quoi il était question, et il décida qu'il était grand temps de faire les présentations.

- « Lily, je voudrais te présenter Debae Jones qui est une amie que je me suis faite dans la Communauté. Debae, voici Lily, la maman de tout ce beau petit monde et là, c'est la merveilleuse Syrielle qui est ma filleule »

Debae s'approcha de Lily et les deux femmes se saluèrent poliment, s'évaluant du regard. Le jeune homme fut un peu mal à l'aise mais comme toujours, Lily prit la parole et tout se calma.

- « Je suis contente de voir qu'il y avait quelqu'un pour veiller sur lui là-bas » souffla la jeune femme en leur désignant le canapé pour s'installer tranquillement.

- « C'est vrai que sinon, il aurait eu tendance à se surmener » répondit Debae en souriant.

Visiblement, le contact passait très bien entre les deux femmes et Remus ne savait pas s'il devait s'en réjouir ou s'en méfier. Mais en vérité, il ne voulait pas trop réfléchir, il était content d'être là. Installé sur le canapé, Syrielle blottie contre lui, il ne se lassait pas de l'avoir près de lui. Elle l'abreuvait de sourire et de baisers et il en était ravi. De temps en temps, il sentait le regard amusé et attendri de Debae sur lui. Au bout d'un moment, la porte d'entrée s'ouvrit une nouvelle fois et de nouvelles voix se firent entendre.

- « Où est mon loup-loup préféré ? » demanda d'une voix amusée Sirius

Remus grogna et se redressa un peu.

- « Je suis là ! » lança-t-il alors que ses amis entraient dans le salon.

Une nouvelle fois, il fallut faire toutes les présentations. Remus remarqua immédiatement les regards curieux et suspicieux de Lily et Océane et ceux beaucoup plus goguenards de James et Sirius. Mais la soirée se passa très bien. Debae semblait avoir fait l'unanimité parmi tout le monde et Remus ne se souvenait pas de l'avoir vu aussi souriante. Elle parlait avec tout le monde, plaisantait avec eux et jouaient avec les enfants quand ils venaient la voir, curieux de cette nouvelle personne qui faisait irruption dans leur entourage.
Au bout d'un moment, Harry arriva près de la table basse et se saisit de sa timbale qu'il tendit à sa maman.

- « Ze veux du jus ! » lança-t-il

- « Pardon ? » demanda Lily d'un air un peu sévère

- « Si te plaiiiiiiiit ! » ajouta-t-il en hochant la tête.

- « J'aime mieux ça » lui répondit sa maman en se saisissant du pichet de jus de citrouille « Tiens ton verre avec tes deux mains ! »

Le petit garçon lui obéit mais Remus sentait bien que c'était une entreprise périlleuse car Harry ne semblait pas avoir une grande stabilité. Le petit garçon refusa l'aide de Sirius qui se trouvait non loin et insista pour regagner sa place tout seul sans aucune aide. Lily eut beau lui dire de s'arrêter, il ne l'écouta pas et se prit les pieds dans le tapis. Il trébucha et tomba sur Debae tachant toute sa robe de son jus de citrouille.

- « Harry Potter ! » gronda Lily en se levant « Combien de fois faut-il te répéter les choses avant que tu les fasses ? »

Elle l'attrapa par le bras et le fit se relever.

- « Regarde un peu ce que tu as fait ? » continua-t-elle

- « J'a pas fait exprès ! » chouina le petit garçon

- « Je ne t'avais pas dit de ne pas bouger ? Tonton Sirius n'a pas essayé de t'aider ? »

Harry baissa les yeux, l'air penaud.

- « Ce n'est pas grave… » lança timidement Debae

- « Si ! Ta robe est toute tâchée ! » lança Lily en se penchant pour examiner les dégâts.

- « Ce n'est rien, vraiment ! Je vais mettre un peu d'eau dessus et avec un sort cela va s'en aller… »

Lily souffla un peu et fit s'approcher doucement Harry.

- « Demande pardon à Debae » demanda-t-elle d'un air grave

- « Pardon » murmura le petit garçon

- « C'est n'est rien mon grand » assura Debae en tapotant doucement sa petite tête « Où se trouve la salle de bain ? » demanda-t-elle alors

- « A l'étage, je vais t'accompagner » répondit James en se levant.

Tout le monde les regardèrent alors s'éloigner et quand ils furent hors de vue, Remus vit Lily et Océane le fixer avec insistance.

- « Remus, il faut qu'on te parle ! » lança Océane en se levant « En privé s'il te plait… »

- « Dans la cuisine ! » ajouta Lily en lâchant Harry qu'elle tenait toujours par le bras « Et toi, tu vas aller jouer gentiment et je ne veux plus que tu fasses de bêtises »

Le petit garçon s'éloigna alors pour rejoindre sa sœur et Lalyh qui jouaient un peu plus loin.

- « Les filles… » commença Remus « Je ne pense pas que… »

- « Remus ! Viens dans la cuisine ! » insista Lily en lui prenant la main et en lui demandant de se lever

- « Sirius…» tenta vainement le jeune homme, pour essayer d'échapper aux deux jeunes femmes.

Mais ce dernier hocha la tête et lui fit signe que non, il ne l'aiderait pas. Résigné, Remus se leva, Syrielle toujours dans ses bras et voulu la poser sur le sol mais la petite fille ne se laissa pas faire. Elle voulait rester avec lui. Ce n'est qu'après lui avoir promis qu'il ne partirait pas longtemps que la petite fille consenti à aller sur les genoux de Sirius qui s'était plaint que, depuis que son autre tonton était revenu, elle le délaissait.
C'est en souriant doucement que Remus se rendit donc dans la cuisine. A peine avait-il fait un pas, que la porte de referma et que les deux jeune femmes vinrent se poster en face de lui, les poings sur les hanches.

- « Une amie ?! » demanda Océane d'un air soupçonneux

- « Une simple amie ? » demanda Lily sur le même ton.

Remus soupira et ferma un moment les yeux. Le harcèlement allait donc commencer dès ce soir là.

- « Oui, ce n'est qu'une simple amie » répondit-il en prenant une chaise pour s'asseoir.

- « Pourquoi ? » demanda Océane en s'attaquant à un immense tas de pomme de terre qu'elle épluchait d'un habile coup de baguette « Elle est très jolie »

- « Elle est très gentille » poursuivit Lily

- « Et elle sait déjà que tu es un loup-garou ! » compléta Océane en hochant la tête d'un air grave

Remus soupira une nouvelle fois, plus que l'agacement qu'il pouvait ressentir, c'était surtout la surprise qui le hantait. Comment ses amies pouvaient-elles imaginer une seconde que lui et Debae puissent être plus que de simples amis ?

- « Arrêtez les filles, c'est juste une amie… »

- « Elle ne te plait pas ? » demanda Lily

- « Ce n'est pas ça… Je ne sais pas ! Si, peut être, mais ce n'est pas la question ! »

- « Alors c'est quoi la question ? » demanda Océane

- « S'il vous plait ! Ne commencez pas déjà à me prendre la tête ! Attendez un jour ou deux ! »

Les deux jeunes femmes se mirent à rire doucement.

- « En tout cas, je suis contente que tu recommences à sortir… » souffla malicieusement Lily « C'est dommage que tu sois célibataire, il est temps que tu passes à autre chose »

- « Je n'ai pas l'intention de sortir avec Debae ! » se défendit le jeune homme

- « Pas encore… » souffla Océane en le fixant d'un air amusé

- « Non ! Jamais ! Ce n'est qu'une amie… » leur rétorqua Remus d'une voix ferme.

- « On ne te croit pas ! » lança Océane d'un ton désinvolte

- « Parce que sur la vingtaine de lycanthropes que tu as ramenés avec toi et avec qui tu t'entends bien, tu n'en as ramené qu'une… et c'est elle ! » répondit Lily en lançant la cuisson de son poulet.

Remus soupira, c'était pire que tout ce qu'il avait pu imaginer… Il sentait déjà qu'elles allaient être intenables !

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- « Vous m'avez fait demander mon Maître ? » demanda Peter en s'inclinant très bas

- « Oui… » siffla le Seigneur des Ténèbres

Peter ne pu s'empêcher de frissonner en entendant cette voix si rude et si froide s'adresser à lui. Cela faisait très longtemps qu'il ne s'était pas retrouver face au Seigneur des Ténèbres. Et cela ne lui avait pas manqué. Sa condition de mangemort de base, auquel on ne confiait que des missions de moindres importances lui convenait très bien et il n'aimait pas se retrouver dans cette pièce face à Lui.

Quand Bellatrix était entrée dans sa chambre telle une furie en lui hurlant de venir avec elle, il avait cru à une crise de démence de la part de la jeune femme. Comme il avait toujours peur des réactions de la jeune femme, il n'avait pas posé de question et avait quitté sa chambre. Il avait à peine eut le temps de prendre son manteau avant qu'elle ne le traîne dehors dans le vent glacial de ce mois de janvier. Tous les deux avaient ensuite transplané et il était désormais agenouillé devant le plus grand Mage Noir de tous les temps, redoutant ce qu'il allait lui demander.

- « Queudver… » souffla soudain le Seigneur des Ténèbres « Cela fait un certain temps que tu es oisif… Tu ne participes pas à beaucoup de missions, et pourtant je te garde sous ma protection… »

Peter se mit à trembler de plus belle. Plus que jamais, il redoutait la tournure que prenait ce discours.

- « Tu restes dans ta chambre la plupart du temps, m'a raconté Bellatrix et tu ne sembles pas t'intéresser aux actions qui sont menées pour montrer au monde la grandeur de ma puissance. Estimes-tu qu'il s'agit là d'une attitude digne d'un mangemort ? »

Peter eut un peu de mal à déglutir.

- « Réponds ! » siffla d'un air menaçant le Seigneur des Ténèbres

- « Non… non Maître » couina alors Peter d'une toute petite voix.

- « Je suis content que tu le reconnaisses ! » lança avec mépris Voldemort en venant se placer juste devant lui « Regardes moi » menaça-t-il

Peter obéit sur-le-champ et fixa son Maître d'un air apeuré.

- « Je vois dans ton regard que tu réalises l'étendue de ta négligence » ironisa le Seigneur des Ténèbres « mais, fort heureusement pour toi, je vais te permettre de corriger cette… disons outrancière erreur ! »

Peter hocha doucement la tête, de moins en moins rassuré. Il craignait ce que le Mage Noir allait lui demander… Il n'avait jamais été particulièrement attiré par la violence et il n'avait jamais aimé tuer les autres sans y être vraiment contraint. Il espérait qu'il n'aurait pas à commettre de tels actes.

- « Ne fais donc pas cette tête Queudver ! Tu ne devrais pas redouter de faire quoique se soit que je t'ordonne ! » le gronda Lord Voldemort d'une voix mauvaise.

- « je vous prie de bien vouloir m'excuser Maître ! » couina Peter d'une petite voix

- « Mais, encore une fois, tu vas pouvoir me remercier de toutes les attentions que je t'accorde ! Je sais que tu n'es pas courageux et que faire des choses de grandes envergures te terrifient ! Je n'ai pas envie de te voir rater une mission, cela pourrait être mauvais pour moi ! C'est pour cela que j'ai décidé de te confier une mission d'un tout autre ordre »

- « Un autre ordre ? » demanda Peter en relevant sa tête.

- « Oui, je vais te confier une mission d'espionnage » siffla Voldemort « Tu espionneras le ministère comme tu le faisais avant de te faire prendre ! »

- « Mais, Maître, je ne peux plus retourner au Ministère sans risquer de retourner à Azkaban ! » lança Peter avec inquiétude.

Le jeune homme craignait par-dessus tout de connaître l'enfer glacé et sordide qu'était la prison pour sorcier. Mais à sa grande surprise, le Seigneur des Ténèbres éclata d'un rire moqueur.

- « Ce que tu peux être stupide Queudver ! Bellatrix n'exagérait donc pas quand elle me parlait de ta bêtise ! Crois-tu que je serais assez stupide pour envoyer ouvertement un de mes mangemorts dans la gueule du loup ? Un mangemort tel que toi qui est suffisamment faible pour divulguer l'endroit où je demeure… »

- « Maître, jamais je… » tenta de se défendre Peter

- « Tais-toi ! Je sais très bien que tu es un être faible Queudver ! Je sais très bien que si me dénoncer peut te permettre de sauver ta peau, tu le ferais ! Je ne me fais pas d'illusion sur ton compte »

Peter ne répondit rien, mais il était réellement vexé du peu de confiance que le Seigneur des Ténèbres lui accordait.

- « Non, si je t'ai nommé pour cette mission, c'est tout simplement car c'est sous ta forme d'animagus que tu vas l'effectuer ! »

Le jeune homme eut un petit hoquet de surprise et fixa son maître d'un air ébahi.

- « Sous ma forme d'animagus ? » demanda-t-il comme à vérifier qu'il avait bien compris

- « Exactement » confirma le Seigneur des Ténèbres. « Tu n'es pas sans savoir qu'il existe déjà des espions pour mon compte au sein du Ministère. Malheureusement, le Ministre commence à devenir un peu méfiant et il devient de plus en plus difficile d'obtenir des informations. C'est pourquoi tu te glisseras dans les bureaux du Ministère sous ta forme de rongeur et tu les espionneras. Il te sera plus facile de te faufiler et d'écouter les discussions sans te faire prendre ! »

Peter ne répondit rien et le fixa avec encore un peu de surprise.

- « J'espère que ce n'est pas là une mission que tu estimes hors de ta portée » le prévint alors le Seigneur des Ténèbres « Car je ne tolèrerais pas plus longtemps de protéger et garder sous mon aile une personne qui ne m'apporterais rien en retour, qui ne serait… qu'un parasite ! »

Le jeune homme eut un peu de mal à déglutir, il avait parfaitement compris la menace qui planait sur lui s'il n'acceptait pas la mission. Il hocha la tête et répondit d'une voix légèrement tremblante.

- « Je saurais m'acquitter de ma mission, Maître »

- « C'est ainsi que je veux entendre parler un mangemort digne de ce nom ! » lança Voldemort d'une voix ferme « Maintenant, tu peux partir. Ta mission prend effet sur-le-champ ! J'attendrais ton rapport tous les deux ou trois jours et essaye de ne pas me décevoir Peter… Je ne suis pas connu pour être quelqu'un de tolérant »

Il éclata alors d'un rire mauvais qui glaça d'effroi Peter. Le jeune homme s'inclina alors une dernière fois avant de prendre congé, en quittant la pièce à reculons. Une fois qu'il eut refermé la porte, il se redressa. Il tremblait légèrement et prit une grande inspiration pour se calmer.

Finalement, il ne s'en sortait pas si mal que cela. La mission qu'on venait de lui confier n'était pas dangereuse et il n'aurait pas à tuer de ses mains. La seule chose qui le dérangeait était de se retrouver continuellement dans sa peau d'animagus. Non pas que c'était désagréable, il aimait assez (toujours) fureter partout et évoluer dans des endroits où il n'aurait jamais pu aller en temps normal. Mais Queudver n'était pas un très bon rat. Il n'avait pas suffisamment utilisé son savoir dans de vraie condition pour savoir se débrouiller seul pour se nourrir. Il ne savait réellement pas comment faire. Du temps des Maraudeurs, il ne se transformait que pour de courtes périodes, une nuit tout au plus. Il n'était jamais resté très longtemps sous sa forme de rat et il appréhendait un peu. Mais il n'avait pas le choix. Désobéir au Seigneur des Ténèbres revenait ni plus ni moins à signer son arrêt de mort. C'est donc sans plus attendre qu'il quitta la maison dans laquelle il avait été convoqué et transplana jusqu'aux abords du Ministère. Il se trouvait dans une ruelle sombre, étroite et mal odorante. Des détritus jonchaient le sol dégageant une odeur nauséabonde. Peter grimaça, puis décidant de ne pas attendre, il se transforma. Tout atour de lui devint d'un seul coup beaucoup plus grand, beaucoup plus large. L'odeur ne le dérangeait plus désormais. Il en décernait chaque effluve et cela lui apparaissait plutôt agréable. Finalement, il serait bien resté ici et aurait bien élu domicile dans ce tas d'ordure, mais il avait une mission à accomplir. Il se faufila donc le long du mur et atteignit la fin de la ruelle.

Elle donnait sur une petite rue qui à cet instant était déserte. Il se dépêcha de la traverser, il n'aimait pas se déplacer à découvert. Il alla rapidement se cacher derrière une immense poubelle et attendit quelques secondes. Un bruit mat le surpris alors. Il se retourna en poussant des petits couinements pour voir d'où venait se bruit avant de se rendre compte que ce n'était que sa queue qui avait frappé le métal de la poubelle. Il pensa qu'il était stupide de s'effrayer pour si peu et il constata qu'il avait perdu énormément d'automatisme à ne pas se transformer régulièrement… Il avait oublié qu'il avait une queue…

Mais Queudver n'eu pas le temps de se poser davantage de question. Un homme à l'allure étrange approchait dans sa direction. Il avait tout l'air d'un sorcier déguisé en moldu pour passer inaperçu. Il portait un étrange mélange de vêtement moldus totalement dépareillé ce qui lui donnait un air plutôt comique, mais le rat ne s'en préoccupa pas plus que nécessaire. En effet l'homme s'approchait d'une cabine téléphonique qu'on aurait pu croire inutilisable. Il entra à l'intérieur et Queudver su qu'il fallait qu'il y entre lui aussi. Il se mit donc à courir dans cette direction et se faufila sans se faire remarquer entre les jambes de l'homme qui pianotait déjà une combinaison de chiffres sur le clavier de l'appareil. Queudver se terra dans un coin et se roula en boule pour passer inaperçu. Il sentit la secousse du départ et se détendit un peu. L'homme semblait ne pas s'être rendu compte de sa présence. Il attendit quelques secondes avant de sentir la cabine s'immobiliser et ses portes s'ouvrit dans un grincement proprement insupportable. Queudver se faufila aussi rapidement qu'il était entré et se dépêcha d'aller rejoindre un coin sombre pour se cacher. Il le trouva rapidement et se tapit quelques secondes dans l'ombre pour pouvoir surveiller tout autour de lui ce qui se passait. Il se trouvait dans le hall et beaucoup de personnes se déplaçaient. Queudver savait qu'il ne devait pas rester là. Les informations les plus intéressantes circulaient dans les différents étages… Le Départements des Mystère, celui de la Coopération Magique Internationale sans oublier le Départements des Aurors étaient sans conteste les trois départements qu'il devrait surveiller le plus. Il décida donc de s'y rendre sans plus attendre. Longeant toujours le mur, le rat se faufila vers les escaliers. Avant qu'il ne se fasse prendre en tant que mangemort, il avait longuement travaillé au Ministère. Comme simple stagiaire, sans beaucoup de responsabilité, mais au moins, il travaillait. Il connaissait donc suffisamment bien ces locaux pour pouvoir y évoluer sans se perdre. Une fois qu'il eut atteint les escaliers, il s'engouffra à l'intérieur. Il dévala les marches aussi rapidement que le lui permettaient ses petites pattes et se trouva rapidement dans le Départements de Aurors. Il décida alors que ce serait le premier endroit dans lequel il s'infiltrerait.

Cela comportait certains risques. Il était tout de même un mangemort échappé d'Azkaban et donc recherché. Il savait que les aurors étaient au courant pour sa condition d'animagus. Il lui faudrait donc être extrêmement prudent. Bien sur, les aurors ne penseraient pas forcément à lui s'il le voyait ainsi, mais il préférait ne pas prendre de risque. Il s'appliqua donc à quitter le moins possible les coins sombres et obscurs pour ne pas se faire prendre. Il ne rencontra pas beaucoup de monde. La plupart des aurors se trouvaient dans leurs boxes et il ne s'était pas encore enhardi au point d'y pénétrer. Il se contenta donc de longer les couloirs en tendant l'oreille pour tenter de capter quelques bribes de conversations. Mais il n'entendit rien de palpitant. Les aurors ne parlaient pas ou peu et les seules conversations qu'il avait réussit à surprendre ne concernait en aucun cas les actions du Ministère.

Cela faisait maintenant de longues heures qu'il errait dans les couloirs le plus discrètement possible et il commençait à se lasser. Il réalisa qu'il n'obtiendrait rien d'intéressant pour la journée dans cet endroit, et décida donc de quitter le Département pour tenter sa chance ailleurs. Il allait quitter le couloir principal quand il entendit un bruit étrange. Sans cesser de courir, il se retourna, mais ne vit rien d'étrange. En revanche, il heurta assez violemment quelque chose et se retrouva allonger sur le sol. Il était un peu chamboulé et ne comprenait pas bien ce qui venait de se passer. Le choc l'avait un peu abasourdi.

- « Ca alors ! » s'étonna une voix au-dessus de lui.

Il sentit alors qu'on le prenait et se sentit soulever dans les airs. Mais il était encore un peu secoué et il ne réalisa pas bien ce qui se passait.

- « Qu'est-ce que tu fais là toi ? » demanda toujours cette même voix.

C'est alors que Queudver vit se pencher vers lui une tignasse rousse et deux grands yeux étonnés.

- « Un rat ?! Ici ? Je pensais qu'ils avaient effectué des inspections sanitaires il y a à peine deux semaines » marmonna la voix comme pour lui-même

- « WEASLEY ! » hurla alors une autre voix un peu plus lointaine « Ce dossier c'est pour aujourd'hui ou pour demain ? »

L'homme qui le tenait encore dans sa paume releva alors la tête et répondit

- « J'arrive ! » lança-t-il « Quant à toi… » ajouta-t-il en se penchant vers lui « Tu vas rester là un petit moment »

Queudver se sentit alors glisser dans une sorte de trou qui sentait fort le cuir bon marcher puis se sentit bringuebaler de droite à gauche. Cela le réveilla et il réalisa alors avec horreur qu'il était prisonnier. Il ne pouvait pas reprendre sa forme humaine, sous peine de se faire prendre, il ne pouvait pas non plus rester dans ce trou noir et inconfortable dans lequel il se trouvait. Il sentit alors une forte secousse et tout s'arrêta. Queudver tenta alors à l'aide de ses griffes de s'échapper de sa nouvelle prison. Mais les parois étaient glissantes et il ne put remonter. Toutes ses tentatives étaient vaines et non seulement il ne parvint pas à s'extirper de cet endroit sombre, mais en plus il était exténué. A bout de force, il se laissa glisser contre le fond de sa prison de cuir. Il sentit contre son dos quelque chose de dur qu'il finit par identifier comme étant un crayon. D'après les odeurs qu'ils percevaient dans cet endroit, il devait y avoir aussi des parchemins… Il en conclut qu'il se trouvait dans une sacoche ou un sac… Il attendit ainsi de très longues heures avant de ressentir une nouvelle secousse. Il tenta de s'agripper à l'aide de ses griffes au fond de cuir pour ne pas se retrouver projeter contre les parois à chaque mouvement. Le voyage dura très longtemps et Queudver crut même qu'il ne finirait jamais. Pourtant après maintes et maintes secousses, tout sembla se calmer. Le roulis se fit plus calme, plus régulier. Comme si l'homme marchait d'un pas serein. Le silence régnait et Queudver aurait presque pu se faire bercer par ce si continuel mouvement si un bruit assourdissant ne s'était pas fait entendre.

- « PAPA ! » hurlèrent six voix en même temps et le sac fut à nouveau secouer par des mouvements chaotiques.

- « Doucement… Doucement… » murmura la voix de l'homme qui l'avait capturé « Vous allez me faire tomber ! Moi aussi je suis content de vous voir.»

Les secousses se calmèrent alors et une voix féminine se fit entendre.

- « Retournez donc jouer les enfants, je vous appellerais quand le dîner sera servit »

Il y eut quelques grognements mais Queudver entendit les bruits s'éloigner

- « Tu as passé une bonne journée Arthur ? » reprit la voix féminine

- « Excellente Molly, excellente ! Et j'ai une bonne nouvelle… » ajouta-t-il un peu plus bas « J'ai trouvé un cadeau pour Percy, celui dont il rêvait… »

- « Arthur… » souffla la voix féminine d'une voix triste « Qu'est-ce que tu as encore fais ? Tu sais très bien que nous n'avons pas les moyens de nous occuper d'un animal sans compter que cela coûte très cher et… »

- « Molly ! Fais-moi un peu confiance veux-tu ? » répondit le jeune homme d'un voix amusée « Celui que j'ai trouvé ne nous coûtera pas cher à nourrir… »

- « Qu'est-ce que tu… » commença la voix féminine

- « Percy , » appela alors l'homme d'une voix forte « Percy, tu veux bien venir s'il te plait ? »

- « Quoi Papa ? » répondit alors la voix d'un petit garçon.

- « Ecoute mon grand, je sais que ton anniversaire n'est que dans trois jours, mais j'ai déjà ton cadeau et je ne peux plus attendre avant de te l'offrir… Tu es prêt ? »

- « Oh oui ! » s'exclama alors le garçonnet d'une voix impatiente.

- « Très bien alors dans ce cas… »

Queudver aperçut alors une main se glisser dans le sac où il se trouvait toujours. Il tenta en vain de se débattre, mais il n'y parvint pas et la main le saisit d'une poigne puissante. Il se débattit encore violemment mais rien ne pouvait le libérer.

- « Tu m'excuseras, mais je n'ai pas pu l'emballer » lança la voix de l'homme tandis que Queudver sortait enfin de la sacoche où il avait passé toute sa journée.

- « Joyeux anniversaire mon fils ! » déclara Arthur en tendant la main vers un garçon aussi roux que lui.

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- « Il a lancé trois personnes à sa recherche professeur ! Et cela fait plusieurs jours déjà, ils ne vont plus tarder à se rendre compte qu'il n'a laissé aucune trace et inévitablement ils vont venir jusqu'ici car c'est là que j'ai déclaré l'avoir vu pour la dernière fois ! » lança Rogue

- « Je sais » souffla le professeur Dumbledore sans quitter du regard le parc de Poudlard qu'il observait depuis la fenêtre de son bureau.

- « Vous comprenez bien qu'on ne peut plus le garder ici » souffla Rogue d'une voix suspicieuse

- « Bien évidemment ! » répondit Dumbledore d'une voix grave.

Il savait pertinemment qu'il courrait de grands risques à garder ainsi un mangemort activement recherché par Lord Voldemort. Mais il avait eu tellement de choses à faire en si peu de temps qu'il n'arrivait malheureusement pas à tout faire.

- « Il faut de toute urgence prévoir son transfert, reste à savoir où » lança Rogue

- « Je lui ai déjà trouvé un endroit où l'accueillir. Il s'agit d'une prison hautement surveillée en Amérique du Sud. Elle se trouve dans les hauteurs de la Cordillère des Andes. Les conditions de vie n'y sont pas facile, mais je doute que l'on puisse retrouver la trace de Quirrel une fois qu'il y sera » répondit le professeur d'une voix grave en se retournant vers son Maître des Potions

- « Qu'attendons-nous pour l'y envoyer dans ce cas ? » demanda Rogue

- « Il fallait que je mette sur place une équipe de volontaire prêt à faire le voyage pour assurer sa sécurité. »

- « Il me semble tout de même que parmi les membres de l'ordre, il y a des personnes qui ne sont pas très actives et qui pourrait aisément… »

- « Les membres de l'Ordre ont tous une vie à côté de leur engagement » le coupa Dumbledore d'une voix ferme « Mais le problème ne se pose plus puisque j'ai trouvé l'escorte parfaite pour cette mission »

- « Ah oui ? » demanda Rogue d'un air à la fois curieux et sceptique « Et puis-je savoir qui ? »

- « Bien sur » lui répondit le professeur « J'ai décidé de confier ce travail à nos amis qui viennent de nous rejoindre. C'est une mission importante et pour laquelle leurs réflexes et leurs sens aiguisé ne seront que des atouts ! »

- « Les lycanthropes… » souffla Rogue d'un air un peu abasourdi

- « Oui Severus »

- « Mais, êtes-vous sur que nous pouvons faire confiance à ces personnes que nous connaissons à peine ? Dois-je vous rappeler que l'enjeu est très important pour moi ? S'il laisse Quirrel s'échapper, je suis un homme mort ! »

- « Severus… » répondit calmement le professeur Dumbledore « Ces hommes et ces femmes ont choisit de nous rejoindre car ils veulent se battre à nos côtés pour faire avancer les choses. Si nous leur disons que cette mission est de la plus grande importance, je suis persuadée qu'ils prendront à cœur sa réussite, tu n'as, à mon avis, pas à t'en faire sur ce point. »

Mais le jeune homme restait visiblement très sceptique, même s'il n'osait pas en faire la remarque à voix haute.

- « Y a-t-il autre chose dont tu souhaitais me parler ? » demanda alors le professeur

- « Non » se contenta de répondre Severus

- « Très bien. Dans ce cas, je vais te demander de bien vouloir m'excuser. Je dois quitter Poudlard pour quelques heures »

Rogue hocha la tête et prit le chemin de la porte du bureau, le professeur Dumbledore le suivait silencieusement. Quand tous les deux furent dans le couloir, près à partir chacun dans une direction différente, Dumbledore se tourna vers son Maître des Potions.

- « Vraiment, Severus… Ne te fais pas de soucis… »

Le jeune homme ne répondit pas et se contenta d'hausser les épaules avant de poursuivre sa route. Le professeur Dumbledore le regarda s'éloigner un moment avant de se remettre à marcher. Il quitta rapidement le château sans avoir croiser la moindre personne. A cette heure de la soirée, tous les étudiants devaient en théorie se trouver dans leurs dortoirs respectifs. Il se mit à sourire, il n'était pas dupe et il savait pertinemment qu'il y en aurait bien un ou deux pour enfreindre les règles, comme toujours…

Une fois à l'extérieur de l'enceinte du parc du château, il transplana et se retrouva immédiatement devant l'immense demeure qui accueillait les vingt et un lycanthropes venu pour les aider. A travers les fenêtres, on observait que la plupart des pièces étaient occupées et l'endroit paraissait accueillant. Confiant, le professeur frappa à la porte et attendit quelques secondes. Un jeune homme vint lui ouvrir et le reconnut aussitôt.

- « Bonsoir professeur Dumbledore ! » lança-t-il d'un air poli

- « Bonsoir » répondit le vieux sorcier en entrant dans la maison.

Après avoir laissé sa cape sur le portemanteau, il entra dans le grand salon où se trouvait la majeure partie des habitants de la demeure. Il fut à peine surpris d'y retrouver Remus qui se leva quand il le vit.

- « Bonsoir ! » lança-t-il en arrivant vers lui « Que nous vaut l'honneur de votre visite ? »

- « J'ai une annonce à faire Remus. Je viens annoncer qu'elle est la première mission que je vais vous confier »

Le jeune homme prit alors un air grave et hocha la tête.

- « Je vais chercher les autres » déclara-t-il avant de quitter la pièce pour aller prévenir les autres occupants.

Dumbledore accepta avec reconnaissance le fauteuil qu'on lui proposait aimablement et s'installa confortablement. Il attendit quelques instants avant de voir revenir Remus et les quatre autres lycanthropes qu'il était parti chercher.

Il y eut d'un seul coup un profond silence dans la salle. Un silence empreint de respect. Le professeur Dumbledore se lança alors.

- « Mes amis, si je suis venu ce soir, c'est que j'ai déjà une mission à vous confier »

Plusieurs murmures retentirent dans la maison. On y décelait de l'impatience et de la curiosité, ce qui amusa le vieux sorcier.

- « Pour cette mission » poursuivit-il « il me faudra six volontaires, pour escorter un prisonnier jusqu'à une prison d'Amérique du Sud. Cette mission durera quelques jours, le temps de faire le voyage. Il s'agit d'une mission de grande importance. Ce prisonnier ne doit en aucun cas s'évader, il s'agit d'un mangemort qui en sait beaucoup trop sur l'Ordre… »

Tous le fixèrent d'un air grave.

- « La mission débutera dans les prochains jours, peut être demain, après demain au plus tard, nous n'avons pas de temps à perdre. Les volontaires seront accompagnés par Maugrey Fol Œil qui est un brillant auror et seront mis plus au courant au moment même où la mission commencera. Je vous laisse choisir entre vous qui parmi vous partira »

Les lycanthropes se mirent alors à discuter entre eux avec enthousiasme et Dumbledore vit là un signe très encourageant. Ils étaient volontaires et motivés, et c'était une très bonne chose. Il vit alors Remus s'approcher de lui.

- « J'irai » souffla-t-il « Cela fait bien longtemps que je n'ai pas vu Fol Œil »

- « Je regrette Remus, mais cela ne va pas être possible » lui annonça Dumbledore

Le jeune homme eut vraiment l'air surpris

- « Pourquoi ? » demanda-t-il

- « j'ai d'autres projets pour toi » lui annonça le professeur.

Remus le regarda d'un air curieux et le professeur Dumbledore se leva.

- « Viens, suis-moi… »

Les deux hommes quittèrent alors la pièce bruyante et animée pour rejoindre une plus petite pièce un peu à l'écart.

- « Je ne sais pas si tu as été mis au courant de toutes les récentes informations concernant l'Ordre » commença le professeur Dumbledore

- « Non, mais je m'y emploi » lui répondit Remus

- « Et bien, il se trouve que l'homme que j'avais employé cet été comme professeur de Défenses Contre les Forces du Mal, est un mangemort accompli. C'est lui qu'il faut transférer en Amérique Latine »

Remus hocha alors la tête avec attention.

- « Je me suis donc retrouvé, il y a deux jours, pour la rentrée, sans professeur » continua Dumbledore.

- « C'est embêtant… » souffla le jeune homme

- « Très… » répondit le professeur « D'autant plus qu'un décret d'application du Ministère stipule que le Ministère est habilité à nommer un professeur à Poudlard si je me révélais dans l'incapacité d'en trouver un moi-même »

- « Oh ! »

- « Je ne tiens pas à ce que Cornélius Fudge s'immisce dans mon école » lança Dumbledore d'une voix grave

- « C'est tout à fait compréhensible, professeur, mais je ne comprends toujours pas en quoi je peux vous être utile… » dit alors Remus

- « Tu as déjà une expérience dans l'enseignement Remus… Que dirais-tu maintenant d'enseigner à Poudlard ? »