Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !
Bonne lecture à vous tous… Aylala
Note : Les vacances approchant, je risque de ne plus pouvoir publier ma fic aussi régulièrement ! J'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur si jamais l'attente et un peu plus longue que d'habitude ! La publication normale reviendra à la rentrée ! D'ici là, très bonnes vacances à vous tous !
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Ce qui aurait pu se passer
Chapitre cent vingt : Le fugitif
«
Tous les chiens sont après lui,
Il a rêvé
toute sa vie,
De s'échapper sans bruit. »
Louis
Bertignac
- « Attention ! Je t'attaque ! Aaaaaaaaaaah ! »
- « Tiens ! Prend ça ! »
Tapit sous le canapé du salon, Queudver scrutait sans en rater une miette les deux enfants qui jouaient devant lui à l'aide de petites figurines. Harry et Ron étaient assis sur le tapis et se livraient par jouets interposés une féroce bagarre. Il avait passé la journée ainsi, caché pour pouvoir observer le petit Harry Potter. Queudver n'en revenait pas de voir à quel point le petit garçon avait grandit. La dernière fois qu'il l'avait vu, il n'était qu'un petit bébé insignifiant qui marchait à peine. Maintenant, il s'exprimait très clairement. Il n'aurait jamais cru cela… Tandis que l'enfant jouait sans se soucier le moins du monde de lui, quatre petits pieds vinrent se poster entre lui et Harry.
- « 'Ry ! » Lança une des deux petites filles.
Queudver reconnu la voix de sa sœur, Syrielle, s'il avait tout compris.
- « Quoi ?! » répondit le petit garçon d'un air agacé
- « Viens ! » lança la fillette
- « Non, je zoues avec Ron ! » Lui répondit son frère avant de ne plus s'occuper d'elle.
- « Mais… »
- « Syrielle, Lalyh ! Laissez les garçons jouer et venez plutôt par ici ! » Lança alors la voix de Molly.
Les petits
pieds disparurent alors et Queudver se tapit un peu plus loin sous le
canapé. Il ne savait pas quoi faire. Il était bien
conscient qu'il venait de découvrir un secret extrêmement
bien gardé, la famille Weasley gardait souvent les enfants
Potter et Black. Cette maison était donc un endroit bien
pratique pour monter un guet-apens pour capturer Harry et tuer les
autres… Car Queudver savait bien que le Seigneur des Ténèbres
ne se formaliserait pas des autres enfants. Il fallait qu'il trouve
rapidement un moyen de quitter cette maison car il savait que son
Maître le tuerait sans remords s'il savait qu'il lui avait
caché quelque chose de si important. Mais il ne voyait pas
comment partir d'ici. Dès qu'il sortait de sa cachette, un
des petits rouquins lui tombaient dessus pour jouer avec lui. Ils ne
semblaient pas vouloir le laisser tranquille. Il s'approcha
doucement du bord du canapé. Il observa attentivement toute la
salle. Harry et Ron jouaient sans se soucier de ce qui se passait
autour d'eux, Percy lisait un livre un peu plus loin. Il n'y
avait aucune trace des autres rouquins. Sans plus réfléchir,
Queudver quitta donc sa cachette et courut aussi vite que le
portaient ses petites pattes. Il quitta la pièce et là,
longeant les murs, il se rendit dans la cuisine. Il savait que sous
l'évier, se trouvait un petit trou dans le meuble, qui le
mènerait à l'extérieur. Là il n'aurait
qu'à s'éloigner suffisamment de la maison et
reprendre sa forme humaine puis transplaner auprès de son
Maître. Il tourna alors pour s'engouffrer dans la
cuisine.
Là, il s'arrêta un moment, il y avait
Molly, Syrielle et Lalyh… Se faisant le plus discret possible, il
s'approcha du buffet et se glissa en dessous. Il ne voulait pas
prendre le risque de se faire remarquer. Il grogna un peu quand il
vit Molly se placer juste devant son évier, lui bloquant ainsi
le passage vers la sortie.
Les deux fillettes vinrent près
d'elle et se mirent de chaque côté.
- « Vous vous ennuyez les filles ? » Demanda Molly en les regardant l'une après l'autre « Pourquoi n'allez-vous pas jouer avec les autres ? Ginny est avec les jumeaux »
- « Fé peur ! » Déclara alors Syrielle en relevant la tête pour la fixer.
Lalyh hocha la tête d'un air entendu et Queudver ne pu que les approuver. Comment ne pas avoir peur de ses deux tornades ambulantes. Molly soupira alors et s'en retourna à sa vaisselle sans ajouter un mot. Queudver observa les éventualités qui s'ouvraient à lui. Il n'avait aucune issue autre que ce trou dans le placard pour s'en aller. La porte d'entrée ne comportait pas de chatière et personne ne le laisseraient sortir s'il attendait devant la porte. Il arriva donc à la conclusion qu'il devait prendre son mal en patience. Il se tapit donc dans l'ombre et se décida à attendre. Il venait de se rouler en boule sur le sol quand il sentit un courant d'air froid pénétrer dans la pièce.
- « Bonsoir tout le monde ! »
Queudver sursauta. Cette voix aussi, il l'aurait reconnu entre mille. Sirius Black venait d'entrer dans la pièce.
- « Papa ! »
- « Tonton ! »
Les deux petites filles avaient hurlé en même temps de leurs voix aiguës qui fit dresser les poils sur le dos du rat.
- « Bonsoir les filles ! Waouh ! Ca commence à faire lourd ! »
Prudemment, Queudver s'approcha du bord du buffet et leva sa tête pour apercevoir son ancien ami qui portait à son coup les deux petites brunettes qui semblaient ravies de le revoir.
- « Elles se sont un peu ennuyées » expliqua Molly en séchant ses mains à l'aide d'un torchon « Je crois que les jumeaux se sont encore amusé à leur faire peur »
- « C'est vrai ? » demanda le jeune homme d'un air un peu amusé « Bah, je ne trouve pas qu'elles aient l'air traumatisé… »
Il s'installa sur une chaise près de la table et installa les deux fillettes sur chacun de ses genoux.
- « Papa où ? » demanda alors Syrielle
- « A ta maison, c'est moi qui vous ramène ce soir » lui expliqua Sirius en souriant.
- « Comment va Océane ? » demanda Molly
- « Bien, elle va très bien. Elle a sans doute profité de sa journée pour travailler un peu et se reposer aussi »
- « Tant mieux » répondit Molly
Elle se tourna et se saisit d'un plat qu'elle posa sur la table.
- « Ca te tente des crêpes ? » proposa-t-elle
- « Avec plaisir ! » assura le jeune homme en souriant « Après une journée de travail, il n'y a rien de mieux… »
Il tendit la main et attrapa une des délicieuses crêpes qui se trouvait devant lui. Un délicieux fumet arriva aux narines de Queudver et cela le fit saliver. Il avait eu l'occasion une seule fois de déguster un tout petit morceau de crêpes qui étaient tombé sur le sol pendant que Ginny mangeait et il s'était régalé… Mais cette fois, il n'osait pas se montrer. Pas devant Sirius. Il du se contenter de le regarder dévorer cette crêpe avec appétit.
- « Par Merlin Molly ! Tu es la reine des cuisinières ! » s'exclama-t-il la bouche pleine
- « Merci » répondit-elle, légèrement rougissante.
- « Vous en voulez les filles ? » Proposa alors Sirius en s'adressant aux petites filles qui hochèrent la tête d'un air gourmand.
- « Tu vas te faire gronder ! Elles n'ont pas arrêté d'en manger toute la journée, elles n'auront plus faim ce soir » le sermonna Molly d'une voix un peu sévère.
- « Tant pis ! » Répondit Sirius en haussant les épaules « Je dirais que tout est de ma faute à Lily et Océane ».
Il partagea alors une crêpe et il tendit chacun des morceaux aux petites filles qui se jetèrent dessus comme si elles n'avaient pas mangé depuis des heures.
- « Où est Harry ? » demanda alors Sirius
- « Il est dans le salon il joue avec Ron » l'informa Molly
- « Bien sur ! Pourquoi est-ce que je pose la question… » s'amusa le jeune homme « Et je suppose qu'une chose aussi insignifiante que l'arrivée de son parrain ne va pas le faire sortir de ses jeux »
- « Tu es pressé ? » demanda Molly
- « Non, je vais le laisser jouer un peu… Pour une fois qu'il n'est pas enfermé chez lui, autant qu'il en profite. »
- « C'est sur… Le pauvre… Oh, tant que j'y pense, tu diras à James et Lily qu'il a raté une marche et qu'il est tombé dans l'escalier. Il a eut plus de peur que mal, mais il a tout de même un joli bleu sur le coude gauche… »
- « Une blessure de guerre ! » Plaisanta Sirius.
Les deux adultes se regardèrent en souriant. Queudver fixa son ami. La dernière fois qu'il l'avait vu, il avait la tête ensanglantée. Il était en train de porter secours aux victimes de l'attentat qu'il venait de commettre avec ses collègues mangemorts. Ce jour là, c'était de la folie à l'état pur qu'il avait lu alors dans ses yeux. Là, il était surpris de le voir… heureux. C'était le mot juste. Sirius paraissait plus heureux que ce qu'il n'avait jamais été auparavant. Il regardait sa fille avec un tel amour qu'il avait du mal à croire qu'il s'agissait du même homme que celui qu'il avait connu du temps de leur amitié. Il n'aurait jamais cru pouvoir lire tant de tendresse dans les yeux du jeune homme.
- « Molly… » souffla alors Sirius en se penchant un peu plus sur la table de sorte de se rapprocher de son hôtesse « Arthur va venir à la réunion ce soir ? »
Le ton sur lequel le jeune homme avait posé sa question incitait à la confidence et Queudver redressa un peu plus ses oreilles pour mieux entendre et ne rater aucune miette de la conversation.
- « Oui » répondit Molly sur le même ton secret « Il a dit qu'il ne voulait rater aucune réunion. Il prend son rôle très au sérieux depuis qu'il fait partit de l'Ordre du Phoenix »
Queudver bondit sur ses petites pattes. Arthur Weasley appartenait à l'Ordre du Phoenix ?!
- « Je le sais, vous êtes tous les deux des personnes très engagées dans l'Ordre » affirma Sirius avec sérieux
- « Oh je ne fais pas grand-chose… » souffla Molly en rougissant
- « Ne dis pas de bêtises, Dumbledore te considère comme un membre de l'Ordre au même titre que Arthur… »
Cette fois-ci Queudver était vraiment transporté de joie. Non seulement, il allait annoncer à son Maître qu'il connaissait un endroit où Il aurait toutes les chances de retrouver le fils Potter qu'il cherchait tant et depuis si longtemps, mais en plus, il lui offrait sur un plateau d'argent deux membres de l'Ordre du Phoenix dont un membre du Ministère ! Avec de telles informations, Queudver ne doutait pas que le Seigneur des Ténèbres le récompenserait au-delà de toutes ses espérances. Il se mit à frémir d'excitation. L'important maintenant, était de ne pas raté sa sortie. Il allait donc rester caché sous ce buffet jusqu'au départ de Sirius pour être bien sur de ne courir aucun risque de voir son identité dévoilée. Puis, il quitterait cette maison pour aller rejoindre son Maître qui serait sans doute ravi d'apprendre ce qu'il avait à lui dire.
- « Maman, t'as pas vu Croûtard ? » demanda alors la voix de Percy
Queudver se dépêcha de se blottir le plus profondément sous le meuble.
- « Non, tu as regardé dans sa cage ? » répondit Molly
- « Oui et elle est vide ! »
- « Qui est Croûtard ? » demanda soudain la voix de Sirius
- « C'est mon rat ! » Répondit fièrement Percy « Papa et Maman me l'ont offert pour mon anniversaire ! »
- « Vraiment ?! » Demanda Sirius avec intérêt.
- « Oui ! Tu voudrais le voir ? » Demanda Percy.
Queudver s'aplatit encore plus sur le sol.
- « Pourquoi pas… J'ai connu un rat pendant un temps » soupira Sirius.
- « Ca veut dire quoi ? » demanda le petit garçon d'un air étonné
- « Plus grand-chose maintenant, c'est du passé ! » Lança le jeune homme d'un air las.
A travers le fin interstice qui séparait le sol du buffet, Queudver aperçut que les deux fillettes quitter les genoux du jeune homme. Elles firent quelques pas dans la pièce, semblant tourner en rond, puis deux petits genoux se posèrent sur le sol et deux grands yeux observèrent dans sa direction. Queudver resta immobile pour ne pas se faire remarquer, mais il ne faisait pas assez sombre.
- « Oh ! » S'exclama la fillette d'un air surpris « Quésséssé ? » demanda-t-elle
- « Quoi ? » Demanda la voix de Percy en tombant à son tour à genoux sur le sol.
Queudver sentit alors un sentiment de panique l'envahir, et c'est tétanisé qu'il vit la main du petit rouquin s'approcher de lui et l'attraper d'une poigne ferme. Réagissant enfin, Queudver se mit à se débattre comme un diable. Il ne fallait pas que Sirius l'aperçoive. Il le reconnaîtrait aussitôt…Combien de fois s'était-il transformé devant lui ? Combien de fois avait-il eu l'occasion de le voir sous sa forme d'animagus.
- « Oh la la ! Il a l'air énervé ! » Souffla Percy en le tirant de sous le meuble.
Queudver, qui avait pourtant planté ses griffes dans le parquet pour tenter de ne pas se faire prendre, fut soulever dans les airs aussi simplement que s'il avait été une plume.
- « Le voilà mon rat ! » S'exclama Percy tandis que Queudver se débattait comme un désespéré pour tenter vainement d'échapper à cette étreinte.
- « Il a l'air nerveux » souffla Sirius en se levant, provoquant des gestes plus brusques de la part de Queudver.
- « Il n'est pas comme ça d'habitude ! » souffla Percy
- « Donne, je vais le prendre » souffla Sirius en entourant les mains du petit garçon des siennes.
Queudver tenta de s'échapper, mais se fut une tentative vaine. Il sentit alors sur lui le regard de Sirius.
- « Mais… » s'exclama ce dernier en le serrant un peu plus fort « Non ! Non ce n'est pas possible ! Pas lui… »
Comprenant qu'il venait de se faire démasquer, Queudver tenta le tout pour le tout. Il planta vigoureusement ses dents dans la main du jeune homme qui avait été son ami. Un goût de sang envahit sa bouche et sentit que l'étreinte se desserrait. Queudver en profita alors, s'aidant de ses griffes s'extirpa de la poigne de son ami et sauta sur la table. Il se mit à courir comme un dément.
- « Attrapez-le ! » Hurla Sirius en se précipitant pour le suivre.
- « Mais… » commença Percy
- « ATTRAPEZ-LE ! » Insista le jeune homme en bousculant une chaise qui se trouvait sur son chemin, manquant d'ailleurs de la lancer sur sa fille, mais il ne semblait plus s'en rendre compte.
Queudver sauta alors vivement sur la chaise puis sur le sol. Dans la confusion, Molly s'était écarter de l'évier, lui laissant toute la place de se faufiler dans le placard. Lorsqu'il s'y engouffra, il entendit Sirius se mettre à hurler.
- « Ca donne dehors ! » Cria alors Molly qui, même si elle ne devait pas comprendre ce qui se passait, semblait décidé à aider Sirius.
Queudver se précipita sans plus attendre vers le trou qu'il avait repéré et qui lui donnerait la clé de la liberté. Malheureusement, il n'avait pas bien évaluer la taille du trou. Il y passait à peine. Alors qu'il y était presque entièrement engouffré, il constata qu'il était coincé. Paniqué, il tenta de se dégager à coup de pattes et de griffes. Il était presque sortit quand un grondement lui fit relever la tête. Il se figea pendant un quart de seconde. Devant lui se tenait Patmol. Plus grand que dans son souvenir, mais surtout bien plus terrifiant. Il montrait les crocs d'un air menaçant et ne semblait pas décidé à le laisser fuir. Paniqué, Queudver tenta alors de faire marche arrière et de rentrer à l'intérieur de son trou, Mais il n'y parvint pas. Il sentit une fulgurante douleur dans ses flancs et compris que Sirius venait d'y enfoncer ses crocs. Il poussa un couinement de douleur tandis qu'il se sentait attirer en arrière dans la gueule du gros chien noir. De ses maigres forces, il s'agrippa désespérément aux parois du mur dans une tentative désespérée d'échapper à son prédateur. Mais bien sur, il ne faisait pas le poids. Tandis que ses griffes avaient trouvé le moyen de se planter dans un des tuyaux, il sentait la douleur lui transpercer le corps, le privant encore un peu plus de ses forces. Soudain, un coup de croc, plus fort que les autres l'arracha à sa prise. Queudver ressentit alors une immense douleur, plus intense que tout ce qu'il avait pu ressentir jusque là. Il était à deux doigts de s'évanouir. Alors qu'il était entraîné hors de sa cachette, il jeta un dernier coup d'œil à l'endroit où il se trouvait quelques secondes plus tôt et constata avec horreur qu'il avait laissé un de ses doigts derrière lui. Sous le choc, il contempla sa patte de laquelle un flot de sang s'échappait. Il lui manquait plusieurs phalanges, restées coincées dans le tuyau en ferraille tandis qu'il tentait vainement d'échapper à son ennemi en s'y agrippant. La vision de son membre mutilé décupla la douleur et Queudver se mit à couiner avec rage. Il était tellement choqué qu'il ne remarqua même pas que Patmol avait réussit à l'extirper de son trou et grognait d'un air menaçant, le tenant toujours entre ses crocs. Il tentait toujours de se débattre, mais cela ne faisait qu'enfoncer plus profondément les crocs dans sa chaire. Le rat pensa un court instant qu'il allait mourir. Mourir dévoré par celui qui avait été son ami et qu'il avait trahi des années auparavant. Mais, poussé par l'énergie du désespoir, il décida de tenter un dernier coup de poker. Il se contorsionna tant qu'il pu et d'un coup vif, planta profondément les griffes de sa patte valide dans la truffe de Patmol et le griffa de toute la sauvagerie dont il était capable. Pendant un très court instant, il ne sembla rien se passer. Puis, Patmol laissa échapper un gémissement de douleur libérant alors Queudver de l'étreinte de ses crocs. Comme au ralenti, le rat se sentit tomber sur le sol. Il y atterrit lourdement et roula un moment. Puis il se redressa, Patmol frottait d'un air rageur sa truffe ensanglantée contre sa grosse patte noire. Le moment était venu de fuir. Courant et boitant aussi vite que lui permettait sa patte mutilée, Queudver prit la direction de la campagne avoisinante. Il n'était pas encore aller bien loin quand il entendit derrière lui les aboiements rageurs de Patmol. Il reprit alors sa forme humaine sans cesser de courir. Il jeta un coup d'œil à sa main, et une nausée faillit le gagner à la vu de ma main mutilée et sanguinolente. Ainsi, la blessure paraissait encore plus terrible. Mais il n'eut pas le loisir de s'y attarder. Il sentait déjà dans son dos le souffle de Patmol se rapprocher, c'est donc sans se retourner qu'il transplana vers la demeure de son Maître.
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Patmol poussa un grognement terrifiant lorsqu'il vit Peter transplaner sous ses yeux. Il aurait réagit un quart de seconde plus tôt et sa mâchoire puissante se serait refermé sur le mollet de ce sale rat. Mais au lieu de ça, ses crocs n'avaient rencontré que le vide. Il aboya méchamment avant de revenir à la réalité. Il y avait des choses bien plus importantes à faire que se s'égosiller dans le vide. Ils étaient en danger. Immédiatement, il reprit forme humaine et se précipita vers le Terrier. Molly se tenait près de la porte, visiblement très inquiète.
- « Sirius ! » L'appela-t-elle alors qu'il s'approchait en courant « Que se passe-t-il ? »
- « Plus tard ! » Répondit le jeune homme en s'engouffrant dans la maison « Pour le moment, il faut que nous partions d'ici, tous ! »
- « Mais… »
- « Il n'y a pas de mais Molly, je t'expliquerais tout plus tard ! Pour le moment il faut absolument que nous partions d'ici… » ordonna Sirius en se précipitant dans le salon.
- « Laisse-moi le temps de récupérer quelques affaires… »
- « Non ! Réunis tous les enfants devant la cheminée ! » S'écria le jeune homme en arrachant Harry à son jeu.
Il le serra fort contre son torse. Car s'il y en avait un ici qui courrait le plus gros risque, c'était bien lui. Il s'avança près de la cheminée.
- « Papa… » lança alors une petite voix derrière lui.
Sirius se retourna et se pencha pour apercevoir sa fille. Lalyh avait l'air tout bonnement terrifiée. Elle tenait dans sa main celle de Syrielle qui n'en menait pas large non plus. Elle lui tendit son autre bras, mais Sirius ne pouvait pas porter les trois enfants en même temps. Ses entrailles se tordirent à l'idée de laisser sa fille, ne serait-ce que pour un petit instant mais il n'avait pas le choix.
- « Je reviens te chercher tout de suite princesse ! Je te le jure ! » Lui promit-il en attrapant le poignet de Percy qui se trouvait là. « Toi tu viens avec moi ! »
Sans plus attendre, il transplana. Il sentit que Harry s'accrochait désespérément à lui et il resserra doucement son étreinte. Ils arrivèrent tous les trois devant le Quartier Général de l'Ordre du Phoenix. Il ouvrit la porte avec fracas et entraîna Percy à l'intérieur.
- « Qu'est-ce qu'il se passe ? » Demanda le petit garçon avec affolement « Il est où Croûtard ? »
Une sourde colère fit gronder Sirius.
- « On t'expliquera ça plus tard ! Là je te laisse pour surveiller Harry ! Ne le laisse pas sortir de la maison, ne le quitte pas des yeux une seule seconde ! C'est extrêmement important ! Tu comprends ça ?! »
Le petit rouquin hocha la tête.
- « C'est très important Percy ! » Insista Sirius en s'accroupissant.
Il posa Harry sur le sol et le fixa.
- « Sois sage, je vais revenir. Tu es grand, je sais que je peux te faire confiance. Obéis bien à Percy. N'ouvre à personne que tu ne connais pas ! » Lança-t-il enfin au rouquin. « Je vais revenir avec ta mère et tes frères et sœur. »
Sans rien ajouter de plus, Sirius se rua hors de la maison après avoir pris grand soin de refermer soigneusement la porte derrière lui. Il transplana aussitôt pour le Terrier. Il entra dans la maison. Molly avait réuni tous les enfants dans le salon. Il paraissait tous terrifiés. Lalyh et Syrielle coururent vers lui. Sirius se pencha et les pris à son cou.
- « Nous allons au Quartier Général ! » déclara-t-il
Molly hocha la tête. Elle prit Ginny et Ron à son cou.
- « Fred, George, accrocher vous à Maman ! » Déclara-t-elle d'une voix ferme.
Tellement ferme que les jumeaux, d'habitude si turbulents ne bronchèrent pas et s'accrochèrent à elle.
- « Charly ! » Appela Sirius en voyant le dernier des petits rouquins chercher désespérément par où il pouvait agripper sa maman.
Le petit garçon se précipita vers lui et attrapa son bras.
- « On y va ! » Lança Sirius avant de transplaner.
Il entra dans la chaumière de l'Ordre et retrouva Harry et Percy, assis sur la première marche de l'escalier, l'air grave. Molly le suivit de près.
- « Vas-tu enfin m'expliquer ce qui se passe ! » Demanda Molly en refermant la porte derrière elle après avoir poser ses enfants sur le sol.
- « Le rat que Percy a recueillit n'est autre que Peter. C'est un mangemort qui est prêt à tout pour nuire aux Potter et spécialement à Harry. En plus, je ne sais pas ce qu'il a pu entendre pendant qu'il était au Terrier, mais une chose est sur, il va se dépêcher d'aller tout raconter au Seigneur des Ténèbres. Vous ne pouviez pas rester au Terrier ! »
- « Par Merlin ! » s'exclama Molly en plaquant ses deux mains sur sa bouche « Et Arthur qui doit rentrer d'ici peu de temps… »
- « Utilise la cheminée pour le joindre au Ministère et lui dire de te rejoindre ici directement ! Ensuite, préviens le professeur Dumbledore pour lui dire de venir de toute urgence. Moi, il faut que j'aille prévenir James, Lily et Océane. Je te confie les petits… » souffla Sirius.
- « Papa… » pleurnicha Lalyh qu'il portait encore à son cou.
- « Je vais chercher Maman et je reviens ma princesse… Molly va s'occuper de toi ! »
Mais la petite fille s'agrippa un peu plus au cou de son père. Molly s'approcha alors de lui et lui retira l'une après l'autre les deux fillettes qui se mirent à pleurer. Les entrailles nouées, Sirius quitta la maison en laissant derrière lui sa fille en larmes. Il transplana jusque chez lui, mais se dirigea vers la maison des Potter. Lily devait s'y trouver avec Jack, et elle était bien plus en danger qu'Océane pour le moment. Il fit le tour de la maison et fit coulisser la baie vitrée. Il fut soulagé de voir sa femme en compagnie de Lily qui berçait son bébé doucement.
- « Bonsoir Sirius ! » Lança Lily en le voyant entrer.
- « Chéri ? » S'étonna Océane qui venait de se retourner « Les enfants ne sont pas avec toi ? »
- « Non, ils sont à l'Ordre ! Il faut qu'on aille les rejoindre ! »
- « Qu'est-ce qui se passe ? » Demanda Océane en se levant précipitamment « Pourquoi ils sont là-bas ? Qui les surveille ? »
- « Molly ! Ecoute, Percy à reçu un rat pour son anniversaire, et il se trouve que ce rat n'était autre que Peter ! »
Lily et Océane poussèrent en même temps un cri d'effroi qui réveilla Jack qui se mis à pleurer.
- « Tu es sur ? » Demanda Lily d'une voix blanche « Tu es sure que c'était lui ?! »
- « Certain, je l'ai vu se transformer »
- « Et Harry ? Il a vu Harry ? »
- « Oui, c'est pour ça que je l'ai tout de suite emmené à l'Ordre. J'ai demandé à Molly de prévenir Dumbledore, mais maintenant, il faut y aller. Je ne sais pas ce que Peter à appris au Terrier, mais je ne veux courir aucun risque ! »
Les deux femmes hochèrent la tête.
- « Lily, ça va aller ? Pour transplaner… Tu veux que je prenne Jack ? »
- « Non, ça va aller » assura la jeune maman qui avait perdu toutes ses couleurs et qui s'agrippait à son fils presque désespérément. « James est au courant ? »
- « Non, je vais aller le prévenir après… » souffla Sirius en enlaçant la taille de Océane.
Le temps de fermer correctement la maison et tous les trois avaient transplané. Sirius laissa sa femme et son amie sur le pas du Quartier Général. Il se rendit immédiatement à Jasire pour prévenir James. Il déboula dans le bureau comme une tornade sans prendre le temps de saluer Lucrécia. Il entra dans le bureau de son ami et ne fut pas surpris d'y trouver aussi Remus.
- « Sirius ? Tu ne devais pas aller chercher les enfants ? » Demanda James en le voyant entrer.
- « Il y a eu un soucis ! Peter ! Peter était au Terrier ! »
- « QUOI ?! » hurlèrent en cœur James et Remus
- « Où est Harry ? » s'exclama James en se précipitant sur lui
- « Au QG ! Il n'a rien ! Personne n'a rien ! Peter n'a rien fait, à part apprendre des choses sur nous qu'il a sans doute déjà été raconté au Seigneur des Ténèbres »
James poussa un énorme juron et frappa violemment sur son bureau.
- « Où sont Lily et les enfants ? » demanda-t-il d'un air rageur
- « Avec Harry, ils y sont avec les Weasley et Océane… On devrait fermer Jasire et y aller tout de suite »
- « Oui, c'est une bonne idée » souffla Remus d'un air grave en tapotant l'épaule de James. « Ca va aller, au QG Harry ne risque rien »
- « Ouais » fut le seul mot que James parvint à prononcer tandis qu'il quittait son bureau d'un pas vif, ses joues ayant perdu toutes couleurs.
- « Encore un coup dur de ce sale rat ! » souffla Remus en s'approchant de Sirius
Le jeune homme poussa un grognement rageur et serra les dents. Et dire qu'il avait été à deux doigts de capturer Peter ! Dire que s'il avait été plus agile, il aurait pu empêcher ce sale traître de s'en prendre encore une fois à eux.
- « Sirius, ça va ? » souffla Remus
- « J'étais là-bas ! J'aurais pu l'empêcher de fuir ! J'aurais pu le capturer ! J'aurais pu le tuer… »
- « Sirius ! » Lança Remus avec sévérité.
Le jeune homme baissa les yeux, mais il devait bien avouer qu'à l'instant où il avait tenu Queudver entre ses crocs, l'idée de le tuer avait réellement traversé son esprit.
- « Je suis sur que tu as fait tout ce que tu as pu » lui assura Remus en l'incitant à quitter la pièce.
Sirius ne répondit pas et alla rejoindre James sur le palier de leur bureau.
- « Ne vous en faites pas les garçons, je vais fermer le bureau » leur lança Lucrécia au moment où les trois jeunes hommes quittaient leur entreprise.
Elle ne devait pas du tout comprendre la cause de cette agitation, mais elle voyait bien que le moment était grave. Ils transplanèrent aussitôt vers le Quartier Général. Lorsqu'ils passèrent la porte, Lily et Océane se ruèrent vers eux. Sirius accueillit sa femme aux creux de ses bras et il la serra fort contre lui. Il respira l'odeur de ses cheveux mais cela ne l'empêchait pas de se sentir terriblement fautif et en colère.
- « Les enfants, montez à l'étage ! » Déclara Molly d'un air sévère.
Sirius regarda alors tout autour de lui. Assise sur une chaise, Lily serrait Harry contre elle et le berçait doucement comme pour s'assurer qu'il allait bien. Lalyh et Syrielle étaient sagement assises près du berceau de Jack et les petits rouquins étaient assis près du feu en silence. Sirius vit James s'approcher de sa femme et de son fils et les enlacer doucement tous les deux.
- « J'ai dit à l'étage ! » Continua Molly en désignant du doigt l'étage.
Océane se détacha de lui et s'approcha de Lalyh et Syrielle qu'elle prit chacune par la main pour les aider à monter les escaliers. James prit Harry à son cou et monta également, suivit par la ribambelle des petits Weasley. Les deux adultes revinrent rapidement dans la pièce. Tout le monde s'était déjà installé autour de la grande table. Sirius regarda James s'installer à côté de Lily, en face de lui et sentit Océane prendre place près de lui.
- « Le professeur Dumbledore m'a promis d'arriver très vite » commença Molly « Et si tu nous expliquais maintenant en détails pourquoi nous avons du venir nous réfugier ici ? »
Sirius prit une grande inspiration et crispant les poings sous la table se lança dans son récit. Comment alors qu'il était venu récupérer les enfants, il avait reconnu Queudver et comment celui-ci lui avait échappé.
- « Ce qui signifie qu'il a vu Harry, qu'il sait que vous avez au moins un autre enfant » lança-t-il à James et Lily « que nous avons une fille » ajouta-t-il à l'adresse d'Océane « et que Arthur et toi faites partis de l'Ordre » expliqua-t-il enfin à Molly
- « Sans compter tout ce qu'il aura pu apprendre durant les quelques jours où il a été à la maison… Et dire que nous avons parlé de tout et de rien sans nous méfier ! » Se lamenta Molly d'un air défait.
- « Vous ne pouviez pas savoir que vous étiez espionné… » lança Remus d'un air grave en croisant les mains sur la table.
- « Mais maintenant le Seigneur des Ténèbres aura des informations… » continua Molly d'une voix tremblotante.
Incapable de se contenir plus longtemps, Sirius se leva d'un bond, renversant sa chaise. Sous le regard surpris des autres personnes présentes, il se rendit d'un pas vif dans la pièce voisine dont il claqua violemment la porte. Là, il étouffa dans son poing un cri de rage. Il aurait pu tout éviter s'il n'avait pas lâché ce sale rat qu'il tenait pourtant à sa merci dans sa gueule. Il entendit la porte s'ouvrir et se refermer doucement mais ne se retourna pas. Peu de temps après deux mains douces et fines glissaient sur son torse et un corps tiède se coller contre son dos.
- « Tu n'y es pour rien chéri… » souffla la voix d'Océane contre son dos.
- « Si ! Je l'avais, j'aurais du tout faire pour le garder et ne pas le laisser s'enfuir ! » grogna-t-il avec humeur
- « Sirius ! »
Elle se détacha de lui et vint se poster face à lui, plantant son regard dans le sien.
- « Tu ne l'aurais jamais laissé s'enfuir… Il a eu de la chance, j'en suis sur ! »
Le jeune homme ferma les yeux.
- « Je sais que tu as fait tout ce qui était en ton pouvoir et quand je vois dans quel état tu es, je sais que tu t'en veux et j'aimerais tellement te soulager de ce poids… »
Poussé par son instinct, Sirius se jeta dans les bras de sa femme, se courbant pour pouvoir enfouir son visage dans son cou.
- « J'aurais du le retenir… » grogna-t-il
Il sentit les mains de sa femme caresser tendrement son dos et il sentit qu'elle posait un baiser sur son épaule.
- « Ne sois pas si dur avec toi-même » murmura-t-elle
- « Je l'ai déjà aidé à nous faire du mal une première fois ! Et voilà que je recommence ! Par Merlin, je ne fais que des catastrophes ! »
- « Sirius ! Je t'interdis de dire des choses comme ça ! Tu n'y es pour rien ! Tu n'as jamais été responsable de quoique se soit ! » S'exclama Océane en le serrant un peu plus contre elle.
Le jeune homme ne répondit rien
mais n'en pensait pas moins. Il était persuadé au
plus profond de lui qu'en laissant partir Peter, il avait mis une
nouvelle fois James et sa famille en danger.
Il resta longtemps
ainsi à profiter de la présence d'Océane, de
sa douceur et de son réconfort. Ils restèrent enlacés
en silence jusqu'à que la porte ne s'ouvre à
nouveaux.
- « Sirius… » souffla la voix éteinte de James « Le professeur Dumbledore est arrivé »
- « On arrive ! » répondit Océane en se détachant un peu de lui
La porte se referma et Sirius allait faire un mouvement pour quitter la pièce quand Océane le retint par le bras.
- « Sirius… Personne ne t'en veut, tout le monde sait que tu as fait le maximum… » chuchota-t-elle
Le jeune homme grogna et tenta de détourner le regard mais la main de sa femme qui venait de se poser sur sa joue l'empêcha de le faire.
- « Je veux que tu en sois convaincu » murmura-t-elle doucement
Sirius fit non de la tête et la jeune femme soupira, puis se mettant sur la pointe des pieds, l'embrassa tendrement du bout des lèvres.
- « Allons-y » souffla-t-elle en lui prenant la main, d'un air un peu triste et l'entraîna dans la pièce où tous les autres les attendaient.
Arthur était arrivé entre temps et avait pris place près de sa femme.
- « Ah Sirius ! » L'accueillit le professeur Dumbledore d'une voix grave « Comment te sens-tu ? »
- « J'ai connu mieux… » souffla le jeune homme
- « Sirius… » soupirèrent en même temps Lily, James et Remus.
Le jeune homme sentit que sa femme serrait un peu plus sa main dans la sienne. Ils s'installèrent sans ajouter un mot. Sirius savait qu'il ne pourrait pourtant pas retarder très longtemps le moment où il lui faudrait une nouvelle fois raconter ce qui s'était passé. Il décida donc de prendre les devant et se lança. Il répéta mots pour mots ce qu'il avait déjà raconté un peu plus tôt. Une fois son récit terminer, le professeur Dumbledore resta silencieux un moment avant de prendre à son tour la parole.
- « Avant tout, Sirius, tu as bien fait de faire ce que tu as fait. Tu as fait preuve de bon sens en faisant venir tout le monde ici et en tentant de capturer Peter… Bien sur, il a réussit à fuir, mais au moins il sait que nous n'allons pas rester les bras croisés. » lança-t-il d'une voix calme et posée
- « Qu'allons-nous faire concrètement professeur ? » Lança Lily d'une voix angoissée.
- « Tout d'abord, considérer les choses calmement » répondit le professeur en la regardant d'un air bienveillant « Même si Peter sait que Harry passe beaucoup de temps chez Molly et Arthur, le Terrier est soumis au Fidelitas et il n'est pas Gardien du Secret, il ne pourra pas en révéler l'adresse… Il n'a pu pénétré le Terrier que parce qu'il était sous sa forme d'animagus et qu'il était accompagné d'un des habitants de la maison… Le Fidélitas n'agit pas tout à fait de la même manière avec les animaux doué de conscience… Il a eut beaucoup de chance de pénétrer dans le Terrier… »
- « Mais… » tenta timidement Molly « Nous serons moins à l'abri tout de même, n'est-ce pas ? »
- « Effectivement… Je crains que vous ne puissiez plus quitter la zone protégée sans vous exposer à un danger certain… Cela sera sans doute contraignant »
- « Peu importe tant que nos enfants sont en sûreté ! » lança Arthur en prenant la main de sa femme dans la sienne
- « Harry et les autres enfants pourront continuer à se rendre au Terrier sans courir le moindre risque » souffla le professeur Dumbledore « Ensuite, en ce qui concerne vos demeures respectives » lança-t-il à James et Sirius « Il n'y a aucun risque que Peter ait pu entendre leur adresse pour les mêmes raisons de sécurité. »
Tout le monde hocha la tête, et semblèrent un peu soulagé.
- « Les informations qui pourront alors être utile à Voldemort sont les nouveaux enfants qui sont venu agrandir vos familles et la localisation à plus ou moins grande échelle, de la région où il aura de la chance de trouver Harry… car il est évident maintenant que les risques d'attentas mangemorts vont être multiplié dans la région dans l'espoir sans doute de tomber sur lui… »
Lily poussa un léger gémissement et James glissa son bras sur ses épaules en signe de réconfort.
- « Il va y avoir des attentats dans la région parce qu'on y habite ? » Résuma Lily d'une toute petite voix.
- « J'en ai bien peur ! » Souffla Dumbledore.
Sirius serra une nouvelle fois ses poings dessous la table.
- « Mais ne vous en faites pas, je vais me pencher sur cette question et je vais essayer de trouver une solution » leur assura-t-il d'une voix posée
Le silence tomba dans la pièce et tous se regardèrent d'un air grave, n'osant presque plus respirer.
- « En tout cas, vous ne risquer rien à rentrer chez vous ce soir. Vous êtes tous et toutes parfaitement en sécurité » lança alors le professeur Dumbledore d'une voix rassurante. « Je vais immédiatement demander à Severus de se rendre chez Voldemort pour tenter d'apprendre ce qu'il compte faire de ces informations. Je vous tiendrais bien sur au courant »
- « D'accord » souffla James d'une voix grave.
Sirius se leva alors, abandonnant la main d'Océane et décida de sortir de la chaumière. Il était encore en colère contre lui-même et un sentiment de rage pur à l'égard de Peter grondait dans ses entrailles. Il resta seul, dans le noir de cette nuit d'hivers un petit moment avant d'être rejoint par Océane qui portait Lalyh dans ses bras, suivi de James, Lily et des trois petits Potter.
- « Rentrons » souffla Sirius avant que personne n'ait prononcé un mot et transplana sans plus attendre.
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Pelotonnée dans une épaisse couverture, installée sur le canapé, les jambes repliées sous son corps, Lily regardait les flammes danser dans la cheminée. Sa tête était posée sur l'accoudoir et elle essayait de ne pas trop réfléchir. Elle n'arrivait pas à dormir car trop de choses se bousculaient dans sa tête l'empêchant de trouver un sommeil qui lui aurait pourtant apporté un peu de repos et d'apaisement. La jeune femme sursauta en entendant une des marches de l'escalier grincer et se redressa. Dans la pénombre de la pièce, elle parvint pourtant à distinguer la silhouette de son mari qui descendait prudemment.
- « Tu ne dors pas ? » demanda-t-elle à voix basse
- « Toi non plus » lui répondit-il sur le même ton.
La jeune femme hocha la tête et le vit la rejoindre doucement. Il s'installa près d'elle sur le canapé. Immédiatement, Lily bascula son corps de sorte à venir se blottir tout contre lui. Elle posa sa tête contre son épaule et tira la couverture de sorte à ce qu'il soit couvert. Pendant ce temps, James avait glissé son bras sur ses épaules pour la rapprocher un peu de lui. Lily soupira doucement tandis qu'il laissait courir ses doigts sur son bras.
- « A quoi tu penses ? » demanda-t-il doucement tout contre son oreille
- « A plein de choses » avoua la jeune femme dans un souffle.
- « Drôle de journée pas vrai ? »
Lily hocha la tête. Elle savait qu'il faisait référence à la journée de la veille qui avait été particulièrement éprouvante pour tous. Elle avait eu vraiment très peur en voyant Sirius débarquer chez elle avec un air si grave pour lui annoncer qu'il devait se rendre au Quartier Général. Le retour chez eux n'avait pas été très facile non plus. Sirius n'avait pas décroché un mot et était partit s'enfermer chez lui avant qu'ils aient pu avoir une discussion avec lui. Bien sur, Océane s'était empressée de le rejoindre. James et elle étaient alors rentré également chez eux sans dire un mot. Les enfants étaient stressés et le coucher n'avait pas été facile. Lily se souvenait, le cœur serré, que son petit garçon n'avait pas voulu la lâcher pour aller dans son lit et qu'il s'était endormi, blotti contre sa poitrine après de longues paroles réconfortantes de sa part.
- « Harry va commencer à réaliser qu'il n'a pas la même vie que les autres enfants de son âge » murmura-t-elle alors « Il a eu vraiment peur… Il va bientôt se rendre compte qu'il est en danger »
Lily entendit James soupirer et resserrer un peu son étreinte.
- « Je sais » chuchota-t-il « J'avais toujours pensé que tous seraient terminés avant qu'il ait l'âge de comprendre »
- « C'est terrifiant » souffla Lily d'une toute petite voix « Il est si petit, pourquoi est-il obligé de vivre ça ? »
- « Parce qu'un psychopathe a décidé de conquérir le monde ? » Tenta de plaisanter James avant de poser un baiser sur sa tempe.
Lily esquissa un faible sourire.
- « On ne le laissera pas faire mon cœur. On ne va pas baisser les bras. On réussira à trouver les mots pour expliquer tout ça à Harry sans l'effrayer de trop, j'en suis sur » murmura James bien plus sérieusement cette fois
- « J'espère » répondit Lily d'une voix grave
Tous les deux restèrent encore un moment silencieux, profitant simplement de la présence réconfortante de l'autre. Lily ferma les yeux et laissa ses pensées vagabonder comme bon leur semblaient. Bien sur, elle pensa aux derniers évènements qui étaient venus chambouler une nouvelle fois le calme délicat de sa petite famille quand elle se redressa. Il s'était passé autre chose la veille. Autre chose dont elle n'avait pas encore eu l'occasion de parler à son mari…
- « James… » souffla-t-elle
Le jeune homme, qui avait renversé sa tête en arrière sur le dossier du canapé et qui avait fermé les yeux, grogna un peu.
- « Quoi ? » Lança-t-il doucement.
- « J'ai quelque chose à te dire… » annonça-t-elle
James se redressa aussitôt et la regarda avec surprise, la jeune femme se mit à sourire en voyant son air étonné.
- « Ne t'affole pas chéri ! » plaisanta-t-elle « Je viens juste de réaliser que je n'ai pas eu le temps de te parler de ce qui s'est passé chez Slughorn hier »
Elle vit son mari se détendre un peu et lui sourire doucement.
- « Allez, raconte » murmura-t-il en plongeant son regard dans le sien.
Comme à chaque fois, elle le vit légèrement frissonner tandis qu'il se perdait dans son regard. Elle se mit à sourire de plus belle.
- « C'est une grande nouvelle chéri ! » Commença-t-elle « Horace a effectué de nombreux tests sur d'autres animaux et les résultats ont été spectaculaires ! »
- « Vraiment ? »
- « Oui ! Je n'en revenais pas quand il m'a dit ce à quoi il était arrivé »
- « C'est super ! Vous avez finalement réussit à la mener à bien votre potion ! » lança le jeune homme en souriant
- « Ca va plus loin que ça encore chéri ! » Lui assura Lily en prenant sa main dans la sienne. « James, il faut que je t'avoue quelque chose… »
James la regarda d'un air surpris et hocha la tête pour l'inciter à continuer.
- « Tu te souviens, quand j'ai commencé à m'y intéressé sérieusement et que tu me disais que j'y passais beaucoup de temps »
- « Oui, et je me souviens que tu m'avais répondu que cette potion méritait qu'on y consacre du temps » répondit James d'une voix grave.
- « C'est vrai… Il y a quelque chose que je ne t'aie pas dit. Je ne me suis pas lancé dans cette aventure au hasard, j'avais une idée derrière la tête, depuis le début »
- « Ah oui ? »
- « Oui, mais je ne t'en ai pas parlé parce que je n'étais pas sure du résultat auquel on arriverait, je n'en ai parlé à personne jusqu'à hier »
- « Qu'est-ce que c'est ? » Demanda James, intrigué.
- « Quand Horace m'a parlé de sa potion pour la première fois de sa potion et du fait qu'elle était sensée décupler les capacités intellectuelles, j'ai eu un flash, un vrai. J'ai aussitôt pensé à Franck et Alice »
- « Franck et Alice ?! » S'étonna James en sursautant.
- « Oui, je me suis dit qu'avec une telle potion, si elle réussissait, on parviendrait peut être à les guérir »
Il y eut un instant de silence au cours duquel James la fixa avec un mélange de surprise et d'incrédulité.
- « Tu penses vraiment que ta potion pourra les guérir ? » demanda-t-il
- « Pas entièrement je pense… Mais je suis à peut près sur qu'on arriverait à leur redonner la possibilité de vivre seuls, chez eux et de pouvoir s'occuper de Neville » avoua la jeune femme.
- « Tu es merveilleuse ! » S'exclama alors James en la regardant avec fierté.
Lily se mit à rire doucement. Mais repris vite un air plus sérieux. Elle prit la main de son mari dans la sienne, prit une grande inspiration et se lança.
- « Chéri, il faut que je te dise… Depuis le début, j'ai sentit qu'à force de beaucoup de travail, Horace et moi arriveraient à faire de grandes choses. J'en étais persuadée, au plus profond de moi et comme tu sais que la fabrication des potions me passionne, je me suis lancée à corps perdu là-dedans… »
- « Lily… »
- « Laisse moi finir s'il te plait » lui demanda-t-elle d'une voix douce en caressant le dos de la main de son mari de son pouce. « Mon envie de réussir ce projet était tellement grande, que c'est pour ça pour que j'ai tant donné à cette potion et ce malgré tout ce qui a pu se passer. C'est pour ça que j'ai continué même quand tu me reprochais de ne pas passé assez de temps avec toi, avec les enfants. C'est pour ça que j'ai continué malgré ce qui est arrivé à Jack et même si je savais que tu étais inquiet et que tu ne voulais pas. C'est pour ça que j'ai passé tant de temps dans ce labo, pas parce que j'aimais être seule avec Horace plutôt qu'en famille avec toi… Et maintenant que j'ai enfin une ébauche de résultat, je veux que tu comprennes bien ça chéri… Je savais que ça valais le coup et que… »
Mais la jeune femme fut coupée par les lèvres de son mari. Il l'embrassa tendrement et elle glissa ses bras autour de son cou et le baiser s'approfondit encore plus. Lorsqu'elle reprit le contrôle de ses lèvres, elle se sentait un peu tremblante.
- « Tu n'as pas à te
justifier mon cœur » souffla James d'une voix douce alors
qu'il caressait doucement sa joue « Le seul fait que ce soit
important pour toi, excusait toutes tes absences. Et quand je te vois
en parler avec tant de conviction, je retombe une nouvelle fois
amoureux de toi. Je suis tellement fier de toi ! Tellement fier !
»
La jeune femme se mit à sourire largement et
l'enlaça une nouvelle fois tant elle était contente
de voir qu'il ne lui en voulait pas.
- « Je suis contente » murmura-t-elle bien qu'elle se rendait compte que tout cela était encore en dessous de la réalité.
- « Augusta est au courant de tout ça ? » demanda alors James
- « Oui, j'ai été la voir aussitôt et je l'ai ramené chez Horace. Nous avons beaucoup discuté, elle était folle de joie. Elle n'arrêtait pas de nous remercier, elle a dû pleurer toutes les larmes de son corps. »
- « Pour une fois que ce n'est pas de tristesse » souffla James.
Lily hocha la tête.
- « Mais j'étais un peu inquiète. Nous ne sommes sur de rien, nous ne savons pas clairement ce qui pourrait se passer. Il y aura peut-être des effets secondaires auquel nous n'avons pas pensé… Je crains de ne lui avoir fait une trop grande joie pour quelque chose qui n'est même pas encore certain »
- « Mais tu penses que ça va marcher n'est-ce pas ? Donc je suis certain que tu as raison. Tu ne fais jamais les choses à moitié »
La jeune femme se mit à sourire.
- « Il va falloir maintenant que nous négociions avec Ste Mangouste pour les modalités du traitement, j'ai rendez-vous avec Horace et Augusta avec le médecin chef tout à l'heure »
- « Ca va vite… »
- « Pourquoi perdre du temps ? » demanda Lily
- « Tu as raison… »
- « Et cela m'amène à te parler d'autre chose »
- « Je t'écoute »
- « Il faudrait que tu me prêtes de l'argent »
Lily vit son mari la regarder d'un air surpris avant de répondre.
- « Te prêter de l'argent ? Mais Lily, c'est ridicule. Notre compte est commun, tu n'as pas besoin de mon accord pour utiliser cet argent… »
- « Non, je me suis mal expliquée ! Je voudrais que Jasire nous prête de l'argent à Horace et moi. Tu comprends… Lancer un traitement aussi lourd que celui que nous comptons faire va demander beaucoup d'argent et Augusta ne pourra pas tout payer, nous non plus. Je sais que tu ne voulais pas mélanger le travail et la famille, mais je te le demande comme une faveur. »
- « Tu n'as pas besoin de me demander de faveur, mon cœur. »
- « Je suis prête à monter un dossier de demande s'il le faut… » continua Lily
James se mit à rire doucement et posa un baiser sur son front.
- « Non, ce ne sera pas la peine. J'approuve ce projet à cent pour cent, et Jasire vous fournira les fonds nécessaires. »
- « Ca représente une grosse somme James. Et je ne sais pas ni quand ni comment nous pourrons rembourser cet argent, c'est un gros risque pour Jasire, tu ne devrais pas d'abord en parler à Remus et Sirius ? »
- « Ca aurait été un gros risque si nous prêtions cet argent à des gens qui n'inspire pas confiance. C'est tout le contraire dans ce cas ! Et honnêtement, je ne pense pas que Remus et Sirius voient un inconvénient à financer ce projet. Je leur en parlerais si tu y tiens, mais je suis persuadé qu'il n'y aura pas de soucis. Avant de vous rendre à Ste Mangouste, passez à Jasire avec Horace et Augusta et nous mettrons tout en œuvre pour débloquer rapidement les fonds et je vous accompagnerais au rendez-vous à l'hôpital. Je compte bien m'occuper personnellement de ce dossier »
- « Vraiment ? » demanda Lily en souriant
- « Je veux prendre part à ton projet… A ma manière bien sur ! »
- « Oh James ! » s'exclama la jeune femme en se jetant dans ses bras « Merci »
- « De rien… Je suis heureux de pouvoir t'aider… »
Il s'éloigna d'elle et pris son visage entre ses mains.
- « J'ai toujours su que tu ferais de grandes choses mon cœur, je constate avec plaisir que j'avais raison. Tu vas les guérir, j'en suis convaincu »
La jeune femme se mit alors à sourire. Elle était vraiment ravie.
