Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en général mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !
Bonne lecture à vous tous… Aylala
Note : Toutes mes excuses pour cette attente dans la mise en ligne de mes chapitres, mais ce sont les vacances…
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Ce qui aurait pu se passer
Chapitre cent vingt deux : Fille ou garçon ?
«
Pisseuse ou Petit con ?
Princesse ou Poulbot ?
(…)
Nous
t'apprendrons mon ange
A lutter chaque jour
Pour que ce monde
change
Pour un peu plus d'amour
(…)
Pour voir ton
sourire
Illuminer la Terre. »
Renaud (Malone)
- « Bonjour, je suis Océane Black. J'ai rendez-vous avec le docteur Maat » annonça Océane à la secrétaire qui l'avait accueillit dans la salle d'attente du cabinet médicale.
- « Vous êtes un peu en avance Mme Black » répondit la secrétaire en souriant
- « Je te l'avais bien dit ! » Lança alors Océane à Sirius qui se tenait à côté d'elle.
Le jeune homme haussa les épaules en faisant une légère moue accompagnée d'un grognement qui sembla bien amusée la secrétaire.
- « Il va falloir attendre un peu » annonça-t-elle alors.
- « Ce n'est pas grave » murmura Océane « merci… »
Elle prit alors la main de son mari dans la sienne et l'entraîna vers les chaises vides de la salle. Elle s'installa et Sirius prit place à ses côtés.
- « On a bien fait de laisser Lalyh chez Lily, elle se serait vraiment ennuyée ici » murmura Sirius
- « Et puis, on ne lui a pas encore appris qu'on allait avoir un autre bébé. Je n'aurais pas voulu qu'on en parle devant elle avant qu'on le lui ait clairement expliqué »
- « Je ne suis pas sur d'être capable de lui expliquer ça… »grimaça Sirius « Je vais lui dire quoi ? Qu'on a passé des nuits torrides dans l'espoir que tu tombes enceinte et que c'est finalement arrivé ?! Je ne me sens pas à l'aise de parler de ces choses là à ma fille ! »
Océane le regarda d'un air amusé.
- « Il n'est pas question de lui expliquer clairement comment se font les bébés… »
- « Encore heureux ! » S'exclama Sirius avec un air choqué qui fit rire doucement Océane.
- « On va juste lui dire, en y mettant les formes, qu'on s'aime et qu'on a fabriqué un autre bébé tous les deux… »
- « Dis comme ça, ça à l'air tellement plus facile… » souffla Sirius en se penchant vers elle pour l'embrasser.
La jeune femme le regarda avec tendresse. Il lui fit alors un clin d'œil avant de se pencher et de prendre un magasine de Quidditch. Elle continua à le fixer pendant un moment. Elle savait qu'il était aussi impatient qu'elle de ce rendez-vous chez la gynécomage. Ils allaient enfin connaître le sexe de leur bébé. Ils allaient savoir « qui avait gagné » comme le disait Sirius. Elle posa ses mains sur son ventre joliment arrondi. Un fils. Elle voulait avoir un petit garçon, elle le voulait vraiment. Elle en rêvait la nuit, elle les imaginait déjà jouant avec Sirius et Lalyh. Elle le voyait aussi beau que son père… Elle soupira. Encore quelques minutes à attendre et ils le sauraient enfin. Elle avait hâte et se demanda si le temps ne s'était pas arrêté tant il passait lentement. Pour s'occuper, elle décida, elle aussi de lire un magasine. Elle prit le premier qui lui tomba sous la main et se raidit lorsqu'elle se rendit compte qu'il s'agissait de la dernière édition de la Gazette du Sorcier. C'était dans ce journal que publiait Rita Skeeter… Elle savait qu'elle avait tout intérêt à ne pas lire ce journal, à le reposer et à en prendre un autre. Mais une sorte de curiosité un peu étrange la poussait à le lire… Pour voir si cette journaliste de malheur continuait à écrire des articles sur son mari. Elle avait cessé de lui envoyé des lettres et Océane en était vraiment soulagée. Ses menaces avaient visiblement fait leur petit effet. Mais elle ne pouvait s'empêcher de se méfier d'elle.
Rapidement, elle jeta un coup d'œil à son mari qui semblait vraiment captivé par ce qu'il regardait. Il s'agissait d'une grande image sur laquelle défilaient les plus belles actions d'une équipe de Quidditch qu'elle ne connaissait pas au cours d'un championnat dont elle n'avait jamais entendu parlé. Mais comme Sirius paraissait captivé et qu'il n'y avait donc que peu de risques qu'il cherche à savoir ce qu'elle lisait. Elle ouvrit donc le journal et le feuilleta jusqu'à ce qu'elle ait trouvé ce qui l'intéressait.
«
Me, Myself and I
» était, à en croire le préambule, la
toute nouvelle rubrique du journal et avait pour éditrice,
l'horripilante Rita Skeeter dont une photo apparaissait dans un
coin de la page. Elle y portait une horrible robe d'un bleu
électrique monstrueusement décolletée. Océane
fronça les sourcils en commença la lecture.
«
Mes très chères lectrices,
Depuis les quelques
semaines où j'ai commencé ma rubrique « Me,
Myself and I », je croule sous les lettres et les demandes !
Rien ne peut me rendre plus ravie et je me fais un plaisir de vous
répondre par l'intermédiaire de cette rubrique.
Par
exemple, Jane qui m'écrit que son petit ami est un peu
distant avec elle ces derniers temps et qui se demande comment faire
pour y remédier…
Ma chère Jane… Je dois avouer
que je ne suis pas du tout dans ton cas. Comme je vous le disais la
semaine dernière, je suis une femme très heureuse en
couple avec mon petit ami que j'ai décidé d'appeler
S. ici pour ne pas troubler son intimité. »
Océane
eut un sursaut en lisant ses quelques lignes, S. ? Elle décida
de reprendre sa lecture.
«
Mais pour répondre à ta question, je te conseillerais
de l'ignorer… Quand il verra que tu t'éloignes de lui,
il se dépêchera d'essayer de te reconquérir.
Mais ignore le vraiment, si tu peux ne plus le voir pendant plusieurs
jours se serait l'idéal ! Et si jamais il ne cherche pas à
te reconquérir, alors dans ce cas, laisse-le tomber, c'est
qu'il ne vaut pas le coup !
Reprenons l'exemple de mon S.
chéri… Il est très attentionné et m'écrit
énormément de petits mots. Il n'est pas un garçon
très loquace et a un peu de mal à exprimer ses
sentiments… »
Océane
jeta un rapide coup d'œil à Sirius qui lisait toujours son
magasine sans relever les yeux de sa lecture. Elle se replongea dans
sa propre lecture.
«
… Et comme il était en couple quand nous nous sommes
rencontrés, et qu'il préfère être
discret sur notre relation pour le moment, nous ne nous voyons pas
souvent. Mais chaque moments que je passe loin de lui sont bénéfiques
car dès que je le retrouve, il est un amoureux transi et
attentif, doublé d'un amant remarquable, mais je ne
m'étendrais pas plus longtemps sur le sujet…
Passons
donc à la question de Melissa qui se demande… »
Océane
préféra interrompre ici sa lecture. Ses mains
tremblaient et elle se sentait blême. Ce qu'elle avait lu
l'avait profondément perturbée. Elle réussit
tant bien que mal à replier son journal et le lancer sur la
pile de journaux sur la petite table basse. Elle prit alors une série
de grande inspiration pour se calmer un peu. Lorsqu'elle sentit
qu'elle ne tremblait presque plus, elle se tourna vers son mari.
- « Chéri ? » Murmura-t-elle d'une toute petite voix.
Le jeune homme abaissa son magasine et la fixa en souriant. Il la regardait avec tendresse et cela la perturba encore un peu plus.
- « Tu connais beaucoup de prénoms de garçon commençant par S ? » Demanda-t-elle alors.
- « Pourquoi ? » S'étonna le jeune homme en posant son magasine sur celui qu'Océane venait de poser sans faire attention à son titre.
- « Comme ça… » mentit Océane « Alors ? »
Sa voix tremblait légèrement mais cela ne se remarquait pas assez pour que son mari s'en rende compte.
- « Et bien… Il y a Stefan, Sébastien, Samuel, Sean… Pas mal quoi ?! Oh et Sirius bien sur ! » Ajouta-t-il avec un grand sourire.
- « Oui, bien sur… » murmura la jeune femme en tentant de lui rendre son sourire, mais elle n'était pas sure d'avoir été très convaincante.
Elle vit alors le jeune homme la fixer d'un air grave pendant un petit moment. Elle eut un peu de mal à déglutir et Sirius reprit la parole.
- « Tu es impossible… » souffla-t-il avec un soupçon de sincérité.
Océane sursauta. Son mari avait-il comprit ses soupçons ? Il fallait tout de même avouer que cet article était troublant quand on le connaissait…
- « On avait dit qu'on ne chercherait pas de prénom avant de connaître le sexe du bébé ! » Continua Sirius en se mettant à sourire cette fois.
La jeune femme se sentit immédiatement soulagée.
- « Oui, c'est vrai » répondit-elle d'une toute petite voix.
- « Tu es vraiment impatiente ! On va le savoir dans plus très longtemps ! »
La jeune femme se mit à sourire doucement et hocha la tête. Elle le vit alors se pencher vers elle et l'embrasser tendrement. Elle décida alors d'oublier ce fichu magasine, cette peste de Rita Skeeter et tout ce qui n'était pas son amoureux qui l'embrassait de tout son amour.
- « Mme Black ? »
La voix de la gynécomage mit fin à leur tendre échange et tous les deux se tournèrent vers elle. Elle souriait largement.
- « Et Mr Black bien sur… » ajouta-t-elle en leur faisant signe d'entrer dans son cabinet.
C'est légèrement rougissante que Océane glissa sa main dans celle de son mari et se leva pour aller rejoindre la gynécomage. Une fois dans le bureau, elle salua son médecin.
- « Comment allez-vous Mme Black ? » lui demanda le docteur Maat
- « A merveille » répondit Océane en souriant « Je me sens en pleine forme »
- « Tant mieux » lui répondit la gynécomage « Je vais vous ausculter sans attendre. Installez vous je vous en prie… »
Océane s'approcha alors de la banquette qui se trouvait dans un coin de la pièce. Elle s'y allongea et Sirius vint s'installer à ses côtés. Leurs deux mains étaient toujours liées. Pendant ce temps, le docteur Maat installait un paravent et vint les rejoindre.
- « Vous avez des douleurs dans le dos ? » Demanda-t-elle en s'approchant d'Océane « Vos ligaments vous tirent ? »
Elle avait relevé les vêtements qui recouvraient le ventre joliment rond de la jeune femme et commençait à le palper doucement de ses mains froides.
- « Rarement » répondit Océane « J'ai mal au dos quand je suis obligée de porter ma fille, mais sinon, tout va bien »
- « Il va falloir arrêter de la prendre à votre cou » annonça la gynécomage en s'éloignant un peu « Vous risquez de vous faire mal »
- « Je me tue à lui dire ! » Lança Sirius avant de regarder Océane avec sérieux.
- « Vous devriez écouter votre mari » souffla la gynécomage d'une voix amusée
- « Si je l'écoutais vraiment, je ne quitterais plus mon lit de la journée ! » Rétorqua la jeune femme en haussant un sourcil.
- « Il y a un juste milieu » trancha le docteur Maat en tirant sa baguette de sa poche « Mais concernant votre fille, vous ne devez plus la porter à partir de maintenant »
- « Bien » souffla Océane en hochant la tête.
La gynécomage lui jeta alors un sort et au-dessus de son ventre une sphère apparut. La gynécomage la fixa un moment avant de la faire disparaître.
- « Tout va très bien. Votre bébé est en pleine forme »
- « Génial ! » S'exclama Sirius.
Les deux femmes se mirent à sourire.
- « Maintenant, je vais vous projeter une magicographie de votre bébé… »
- « Et on connaîtra le sexe du bébé ? » demanda Sirius
- « Bien sur, si vous le voulez tous les deux » annonça la gynécomage en jetant un autre sort.
- « Oui » souffla Océane en serrant un peu plus la main de son mari dans la sienne.
Peu de temps après, l'image de leur bébé fut projetée sur le mur.
- « Le voilà… » annonça la gynécomage.
Comme à chaque fois qu'elle avait vécu ce genre de moment, Océane se sentait très émue. Elle n'en revenait pas d'arriver à voir l'enfant qu'elle portait dans son ventre, projeté contre ce grand mur blanc. Elle tourna sa tête vers Sirius qui ne quittait pas le mur des yeux. Son regard était tellement intense qu'elle en frissonna. Elle l'aimait tellement quand il était ainsi…
- « Vous êtes sur que vous voulez savoir ? » demanda la gynécomage
- « Oui » soufflèrent Océane et Sirius en même temps.
- « Très bien » murmura le docteur Maat.
Elle jeta un sort contre le ventre d'Océane et sur le mur, l'image du bébé pivota de quelques degrés. Après l'avoir observé un petit moment, elle se tourna vers eux.
- « Vous allez avoir une petite fille ».
Océane sentit son cœur et son estomac se contracter tandis que Sirius serrait un peu plus sa main dans la sienne. Il devait être ravi… Océane, elle, ne pouvait s'empêcher d'être déçue. Elle avait tant voulu avoir un petit garçon….
- « C'était ce que vous vouliez ? » Demanda la gynécomage en faisant sortir d'une étrange machine une image sur papier du bébé.
- « Moi oui » répondit Sirius en souriant doucement « Mais la maman aurait voulu avoir un petit garçon… »
Il la regarda ensuite un petit moment avec sérieux. Océane se mit à sourire pour le rassurer. Elle ne voulait pas qu'il croie qu'elle était malheureuse. Certes, elle était déçue, mais elle aimait très fort son bébé et le fait qu'elle soit une fille n'y changeait rien.
- « La prochaine fois, je te promets que je me débrouille pour que ce soit un garçon ! » Lui lança-t-elle d'un air mi-amusé, mi-menaçant.
Sirius se mit à sourire et l'aida à se mettre assise sur la banquette.
- « J'ai bien peur que vous n'y puissiez rien » répondit la gynécomage en souriant « Ce sont les pères qui déterminent le sexe du bébé, tout cela vient de leurs gènes… »
- « Dans ce cas je suis sure que tu l'as fait exprès ! » Plaisanta Océane tandis qu'elle se rapprochait de Sirius qui avait enlacé sa taille.
La gynécomage et Sirius se mirent à rire doucement.
- « Tout va bien, vous n'avez aucun soucis à vous faire. Votre fille grandit très bien et est en pleine forme. Nous n'aurons pas besoin de nous revoir avant plusieurs semaines. Mais bien sur, si vous avez le moindre doute ou la moindre crainte, vous pouvez toujours revenir quand vous le voudrez… »
- « Merci » souffla Océane.
La consultation ne tarda plus à se terminer et c'est encore étroitement enlacé que Sirius et elle quittèrent l'immeuble qui accueillait le cabinet du docteur Maat. Une fois arrivés dans la rue, le jeune homme s'arrêta et se tourna vers elle.
- « Ca va ? » Demanda-t-il avec douceur.
- « Oui » répondit Océane
- « Pas trop triste ? »
La jeune femme savait qu'il s'inquiétait de sa réaction. Elle ne lui avait pas caché, lors de cette grossesse encore plus que pour Lalyh, qu'elle voulait un fils. Et même si ce n'était pas son cas à lui, il était triste pour elle.
- « Non… » répondit la jeune femme en toute sincérité « Je suis contente que tu ais gagné… »
Sirius se mit à sourire tendrement.
- « Lalyh va avoir une petite sœur. Elles pourront jouer toutes les deux et se raconter leurs secrets. C'est bien… Et puis ça te fera une fille de plus folle de toi ! »
Sirius se mit à rire doucement et se pencha pour l'embrasser avec tendresse.
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- « Par ici monsieur Shackelbolt… A l'étage » lança Augusta à l'auror qui faisait léviter de sa baguette un énorme carton qui paraissait très lourd.
- « Bien… » répondit le jeune homme en prenant la direction qu'elle lui indiquait.
La vieille femme le regarda et ne s'engagea dans les escaliers que quand l'auror fut arrivé en haut. Il l'attendait dans le couloir, le lourd carton toujours supporté dans les airs.
- « C'est la première porte à votre droite » l'informa-t-elle en ouvrant la dite porte d'un coup de baguette.
- « Merci » souffla l'auror en entrant dans la pièce.
Il posa le carton sur le sol au milieu de la chambre.
- « Je vais chercher les autres » l'informa-t-il en s'apprêtant à quitter la pièce.
Augusta l'approuva d'un signe de tête et le regarda partir en souriant doucement. Elle réalisait à quel point elle avait de la chance. Tout d'abord cette potion, venue du ciel, qui était un merveilleux espoir de guérison pour Franck et Alice, Jasire qui fournissait les fonds nécessaires pour mener à bien ce projet et le professeur Dumbledore qui s'était débrouillé pour que cet auror viennent l'aider à installer ce qui allait être la nouvelle chambre de son fils et de sa belle-fille.
Augusta regarda tout autour d'elle. L'endroit était lumineux et accueillant. Une large fenêtre donnait une belle vue sur le jardin. Les murs étaient peints en bleu pâle qui apportait une touche de guetté. Elle se mit à sourire, elle était persuadée que Franck et Alice se plairaient ici.
L'auror arriva une nouvelle fois dans la chambre, un nouveau carton flottant devant lui.
- « Il en reste beaucoup ? » Demanda la vieille femme alors qu'il déposait son chargement à côté du précédent.
- « Encore deux de la même taille » annonça Kingsley en se redressant.
- « Par Merlin, James et Horace n'ont pas lésiné sur les moyens… » murmura la vieille femme d'un air émerveillé.
- « Nous voulons tous que Franck et Alice guérissent le plus vite possible » lui assura Kingsley en souriant « Nous avons organisé une collecte au sein du Département des Aurors et nous en avons fait don à Jasire… Ce que vous avez devant vous est du matériel de toute première qualité. »
Augusta se mit à sourire, les larmes lui montant presque aux yeux. Elle les sécha du bout des doigts ne voulant pas se laisser aller devant cet homme qu'elle connaissait si peu. Elle s'approcha doucement des deux énormes cartons qui occupaient le centre de la pièce tandis que l'auror partait chercher le reste de la livraison. La vieille femme laissa ses mains courir sur les lourds cubes de carton. D'après l'étiquette qui y était fixée, il s'agissait de deux grands lits médicaux. Elle fit apparaître un couteau grâce à sa baguette et entreprit d'ouvrir les cartons. Elle venait de terminer le premier lorsque Kingsley revint dans la pièce.
- « Laissez, Mrs Longdubat. Je vais m'en charger dès que j'aurais terminé de remonter le dernier carton ! » Lança-t-il d'un air grave.
- « Je ne suis pas aussi vieille que j'en ai l'air Mr Shackelbolt, je peux encore m'occuper de certaines choses moi-même ! » Lui répondit-elle avec sérieux.
- « Je ne voulais pas paraître offensant » s'excusa l'auror
- « Je le sais jeune homme » lui lança la vieille femme « Allez donc chercher le dernier chargement et nous pourrons enfin nous occuper de tout mettre en place »
- « Bien madame » répondit l'auror en quittant une nouvelle fois la pièce.
Augusta en profita pour ouvrir les deux autres cartons avant que le jeune homme ne revienne dans la pièce.
- « Et voilà ! » Annonça-t-il joyeusement en posant le dernier carton sur le sol.
- « Parfait, nous allons enfin nous occuper de tout cela sérieusement » déclara-t-elle.
- « Très bien… »
La vieille femme extirpa ensuite de chacun des cartons les notices explicatives et tous les deux commencèrent à monter les lits en premier lieu. Ce ne fut pas une chose aussi facile que ce qu'Augusta avait pu croire. Assise dans son rocking-chair qu'elle avait fait apparaître rapidement, elle tenait les notices dans ses mains et guidait l'auror qui s'occupait quant à lui d'assembler à l'aide de sa baguette les différentes pièces. Mais Augusta se savait peu patiente et malgré toute la bonne volonté de l'auror, il n'arrivait pas à faire correctement ce qu'elle lui demandait.
- « Mais enfin ! Mr Shackelbolt, faites un peu attention ! Vous ne voyiez donc pas que le mécanisme n'est pas bien enclenché ! Ce n'est pourtant pas moldu ! »
- « Je fais ce que je peux Mrs Longdubat » répondit l'auror, visiblement agacé.
- « Faites entrer cette espèce que petit coude en fer dans le troisième trou ! Le troisième trou, Mr Shackelbolt ! »
- « Voilà, voilà ! »
- « J'aurais cru qu'un auror serait plus débrouillard que cela ! Voilà ! Vous avez enfin réussit ! Il était temps ! » Lança-t-elle avec sévérité.
L'auror lui lança un regard noir, mais ne fit aucun commentaire. Il reprit son travail en marmonnant dans la barbe des propos que Augusta ne comprit pas. Il fallut près de trois longues heures pour monter convenablement les deux lits médicalisés et les deux meubles qui les accompagnaient. Une fois que tout fut installé à la bonne place, Augusta se leva et observa la nouvelle chambre qui s'offrait à elle. Elle était ravie, la chambre était comme elle l'avait imaginé.
- « Je vous remercie infiniment Mr Shackelbolt » lança-t-elle à l'auror qui faisait disparaître d'un simple cou de baguette, les emballages et protections des meubles qu'il venait de monter.
- « De rien » répondit-il sans grande conviction, dans une sorte de grognement.
Augusta le fixa un moment et se rendit compte qu'elle avait du le vexer en lui donnant des ordres aussi durement, mais elle estimait qu'elle n'avait fait que faire avancer les choses plus vite.
- « Puis-je vous offrir un verre pour vous remercier ? » Proposa-t-elle poliment en espérant lui rendre sa bonne humeur.
- « C'est gentil, mais je me dois de refuser. On m'attend au Ministère, j'ai encore beaucoup de travail » répondit-il
- « Je comprends » répondit la vieille femme d'un air poli.
Mais elle
n'était pas dupe, elle savait pertinemment qu'il avait
refusé son offre uniquement car il ne souhaitait pas passer
plus de temps que nécessaire seul avec elle. Elle le
raccompagna donc jusqu'à la porte d'entrée et après
l'avoir remercié une nouvelle fois, le regarda partir en lui
adressant un léger signe de la main. Elle referma ensuite la
porte à double tour comme à son habitude et se dirigea
vers la salle de jeu de Neville.
Elle ouvrit doucement la porte et
ne fut pas surprise de voir son petit-fils assis sur le grand tapis
moelleux en train de regarder les images de son exemplaire de «
Jack et le haricot magique », son livre préféré.
Il releva à peine la tête quand il l'entendit entrer.
Il était trop captiver par le passage où le haricot
poussait à une allure fulgurante.
- « A-t-il été sage ? » Demanda Augusta à son elfe de maison, qui assise dans un coin ne quittait pas le petit garçon des yeux.
- « Oui madame… Mon jeune Maître à été très sage »
- « Très bien… Neville ? Mon grand, viens voir grand-mère ! »
Visiblement à regret, le petit garçon se leva et vint poser sa petite main dans celle que lui tendait sa grand-mère. Augusta emmena alors son petit-fils à l'étage, jusque dans la toute nouvelle chambre qu'elle avait aménagée.
- « Voilà Neville » annonça-t-elle en le faisant entrer dans la pièce « C'est la chambre de ton papa et de ta maman »
- « A l'hôpital ? » Demanda le petit garçon d'un air surpris.
- « Non mon grand » répondit la vieille femme en s'accroupissant pour se mettre à sa hauteur « Neville, écoute-moi bien. Ton papa et ta maman ne vont plus vivre à l'hôpital. C'est fini tout ça. Ils vont venir vivre à la maison avec nous »
- « Ils sont plus malades ? » Demanda le petit garçon alors qu'une dangereuse lueur d'espoir naissait dans ses yeux.
- « Si » répondit Augusta.
Elle ne pouvait se résoudre à laisser son petit-fils espérer la guérison de ses parents alors que rien n'était sur. Et même si elle-même y croyait plus que tout, même si ce simple espoir que lui avait apporté Lily et Horace Slughorn représentait pour elle une chose incroyable, elle ne voulait pas voir son petit-fils souffrir de déception.
- « Ils sont toujours malades, mais maintenant ils seront ici. Tu pourras venir les voir plus souvent, mais pas trop pour ne pas les fatiguer. Ils vont prendre de nouveaux médicaments et de nouvelles personnes viendront les soigner. Il y aura Lily Potter, tu sais, la maman de Harry »
Le petit garçon hocha la tête. Il semblait plus se souvenir de Harry que de sa maman, ce qui était tout à fait naturel.
- « Il faudra continuer à être bien sage mon grand et ne pas faire trop de bruit pour ne pas les fatiguer. Tu seras assez grand pour le faire ? »
- « Oui » assura le petit garçon avec sérieux
- « Je sais que je peux te faire confiance » assura Augusta en souriant « Et tu sais ce qui serait bien ? Tu pourrais faire un beau dessin pour Papa et Maman qu'on accrochera sur le mur juste en face de leur lit »
- « Oh oui ! » s'exclama le petit garçon en souriant
- « Très bien… Retournons dans ta chambre dans ce cas » lança la vieille femme en se redressant et en suivant son petit-fils qui avait déjà quitté la chambre en courant presque. Il venait de pénétrer dans sa salle de jeu quand son elfe de maison l'interpella. Augusta se tourna vers elle et lui demanda ce qu'elle lui voulait.
- « Il y a un monsieur à la porte qui demande à vous parler, madame »
- « Qui ? » demanda Augusta d'un air grave
- « Il dit s'appeler Horace Slughorn. Je ne sais pas qui est ce monsieur, et je ne sais pas comment il a eu notre adresse… »
- « C'est moi qui ai demandé à Lily de donner notre adresse à Horace. C'est lui qui va, avec elle, veiller sur l'avancement du traitement de Franck et Alice. A partir de maintenant, tu pourras le laisser entrer quand il arrivera. Mais comme toujours, il ne faudra jamais laisser Neville et lui seul dans la même pièce »
C'était une règle de sécurité qu'elle imposait à toutes les personnes qui pénétrait dans sa maison. Depuis l'attaque de ses parents, Neville ne s'était jamais retrouvé seul avec une personne autre qu'elle et son elfe. Par ces temps dangereux, on n'était jamais assez prudent.
- « Va lui dire d'entrer ! Ce pauvre homme a suffisamment attendu »
L'elfe transplana aussitôt dans un ''pop'' sonore et quelques minutes plus tard, revint avec Horace Slughorn.
- « Je suis désolée pour cette attente » murmura la vieille femme en le saluant d'une amicale poignée de main
- « Ce n'est rien » assura Horace « Lily m'avait prévenu que votre elfe serait méfiant… Impressionnant dispositif de sécurité… » murmura-t-il d'un air appréciateur.
- « Par les temps qui courent… » se contenta de répondre Augusta avec un léger signe de la main
Elle préférait ne pas en dire trop…
- « Vous arrivez juste à temps, la chambre des enfants vient juste d'être terminée… Voulez-vous la voir ? »
- « C'est pour cela que je suis venu. Je voulais m'assurer que nous ne manquerons de rien »
Et c'est donc pour la troisième fois de la matinée que la vieille femme monta les escaliers et pénétra dans la jolie chambre de l'étage. Elle se posta dans un coin durant tout le temps que dura l'inspection de l'ancien Maître des Potions.
- « Comment comptez vous leur administrer la potion ? » demanda-t-elle après un moment
- « Par perfusion, ce sera le moyen le moins contraignant pour vous, comme pour eux » répondit Slughorn « Quand sortent-ils de l'hôpital ? »
- « Dans trois jours. »
- « C'est parfait, cela me laisse largement le temps de mettre sur point mon protocole de soin… Par contre, j'ai réalisé qu'il leur faudra quelqu'un en permanence auprès d'eux. »
- « Je pourrais… »
- « Non Augusta, vous ne pourrez pas. Il vous faut vous occuper de votre petit-fils… »
- « Mais j'ai un elfe qui… »
- « Il nous en faudrait un deuxième » lança Horace d'un ton grave
- « Un second elfe ?! Mais je n'ai pas les moyens de… »
- « Ne vous inquiétez pas ! J'ai discuté avec Lily quand elle est venue m'apporter votre adresse. Elle m'a assuré que Jasire prendrais en charge le salaire d'un elfe… »
- « Le salaire ? » s'étonna Augusta
- « Oui, j'ai été surpris aussi… Mais Lily m'a parlé d'une de ses connaissances qui s'occupe d'elfe ayant retrouvé leur liberté… Enfin, je n'ai pas tout compris mais le résultat est là. Nous pourrons dans trois jours accueillir dignement Franc et Alice dans leur nouvelle chambre ! »
Il souriait largement et avait l'air tellement confiant que l'espoir qui apportait tant de réconfort à Augusta depuis ces derniers jours décupla instantanément.
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- « Voilà, vous savez tout, professeur »
Dumbledore regarda d'un air grave Severus Rogue qui se tenait devant lui. Il venait de terminer son rapport sur ce qu'il avait réussit à espionner du Seigneur des Ténèbres et tout cela n'avait vraiment rien de réjouissant.
- « Peter a-t-il été récompensé d'une manière ou d'une autre ? » Demanda le professeur en se levant de la chaise sur laquelle il était assis.
- « Pas que je sache… Il ne l'a même pas soulagé de la douleur causée par sa blessure. Une blessure à la main qui saignait abondamment »
- « Oui, Sirius m'a dit qu'il avait réussit à le blesser… » Se souvint le professeur.
Il fit mine de ne pas remarquer la grimace qu'avait fait son Maître des Potions à l'évocation du nom du Gryffondor.
- « Bon… » souffla-t-il alors « Je vais te laisser Severus. Sais-tu quand tu seras contacté par Lord Voldemort ? »
- « Non, il n'a pas jugé utile de me dire s'il allait avoir bientôt besoin de moi ou pas » lui répondit le jeune homme en se levant également de la chaise où il était assis.
- « Et tu continues à lui donner des informations sur moi comme convenu ? » continua le professeur Dumbledore
- « Bien évidemment. Il sait que vous vous rendez très régulièrement à Pré-au-Lard le soir pour prendre quelques verres, que vous vous absentez quelques heures par jour du château sans nous dire où vous allez, mais pas suffisamment longtemps pour qu'un observateur non attentif ne s'en aperçoive »
- « Merveilleux Severus » répondit le professeur Dumbledore en hochant la tête « Tu mens très bien »
Le jeune homme se contenta de hocher la tête d'un air grave. Le directeur de Poudlard tourna alors sa tête en direction de la pendule posé sur une petite commode non loin.
- « Par Merlin ! Je n'avais pas vu qu'il était si tard ! » S'exclama le vieux sorcier d'un air grave « Ta période de repos est bientôt terminé non ? »
- « Oui » répondit Severus en jetant à son tour un regard à sa pendule « Encore une heure de cours avant le déjeuner »
- « Et bien, bon courage » lança le professeur en se dirigeant vers la porte du cachot.
Severus l'accompagna jusqu'au couloir. Des élèves attendaient déjà en discutant joyeusement entre eux. Tous se turent en les voyant sortir de la salle.
- « Bonjour » lança le professeur Dumbledore en se frayant un chemin parmi eux.
Il y eut quelques réponses timides mais guère plus car Severus leur avait déjà demandé avec sévérité d'entrer en classe. Dumbledore s'avança dans les couloirs en direction de son bureau. Ici et là, il croisa quelques élèves qui se précipitaient en courant vers la direction de leur cours. Le vieux sorcier croisa aussi Remus qui le salua d'un signe de tête. Dumbledore était vraiment ravi de l'avoir convaincu d'entrer dans son équipe pédagogique. Mais le jeune homme avait l'air fatigué et tendu, quoi de plus normal, la Pleine Lune aurait lieu le lendemain… Les couloirs se vidèrent au fur et à mesure qu'il regagna son bureau. Il donna le mot de passe à sa gargouille qui pivota doucement lui permettant d'accéder à son bureau. Il y entra et referma soigneusement la porte.
- « Professeur ? »
Surpris, Dumbledore jeta un rapide coup d'œil autour de lui pour trouver d'où on venait de l'appeler.
- « Oui ? » Demanda-t-il en faisant quelques pas vers le centre de la pièce.
- « Oh ! Vous êtes là ! Je vous ai appelé toutes les dix minutes depuis plus d'une heure ! »
Reconnaissant soudain la voix de Hagrid, il se dirigea vers sa cheminée. Effectivement, le visage de son Gard Chasse, s'y trouvait, souriant.
- « Rubeus… Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu de nouvelle, je commençais à m'inquiéter ! » Déclara-t-il en s'accroupissant devant l'âtre. « Comment allez-vous tous les deux ? »
- « Bien, nous allons très bien ! » Assura le demi-géant. « Mais les conditions de vie deviennent de plus en plus rude, j'ai bien peur que Olympe ne s'y habitue pas très facilement. Je crois qu'elle regrette son école. Mais c'est une femme très courageuse, professeur. Elle ne se plaint pas, elle est toujours très motivée pour continuer »
- « A la bonne heure » souffla le professeur Dumbledore en souriant « Où vous trouvez-vous ? »
- « Je ne saurais pas vous le dire professeur ! » Avoua Hagrid en haussant les sourcils « Mais nous sommes dans les montagnes et nous entendons par moment leur grognement et leur cris… Nous ne sommes plus loin. Quelques jours tout au plus et nous aurons atteint leur territoire je pense »
- « Vous vous souvenez de la démarche à suivre ? » Demanda le professeur avec gravité.
- « Ne vous en faites pas professeur ! Nous avons tout bien retenu ! » Assura le demi-géant.
- « Tant mieux ! »
- « Professeur » lança alors Hagrid « Il faut que je vous laisse ! Olympe revient avec deux lapins ! Je sens que nous n'allons pas tarder à déjeuner ! »
- « Très bien » répondit le professeur « Contactes-moi à nouveau dès que tu auras de nouvelles informations à me communiquer. »
- « Je n'y manquerais pas ! » Assura Hagrid avant de faire disparaître sa tête des flammes.
Le professeur Dumbledore se releva un peu et regarda autour de lui. Il n'avait plus le temps de se lancer dans tout ce qu'il avait à faire. Il était idiot de se mettre dans ses papiers à une heure si avancée de la matinée. Il décida alors d'aller rendre une petite visite à la famille Potter. Il avait de toute façon besoin de parler à James et Lily.
En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, il enfila son manteau, quitta l'enceinte du château et transplana. Immédiatement, il se trouva nez à nez avec la porte de la maison de la petite famille Potter et y frappa quelques coups.
- « Professeur ?! Nous ne vous attendions pas ! » s'exclama Lily lorsque la porte s'ouvrit sur elle
- « Je sais, j'espère que ma visite surprise ne t'inquiète pas trop… » répondit le professeur Dumbledore en entrant dans la maison.
- « J'ai des raisons de m'inquiéter ? » Demanda la jeune femme en refermant la porte.
- « Je ne pense pas » souffla Dumbledore en pénétrant dans le salon.
Il se mit à sourire. Sur le tapis, traînaient quelques jeux d'enfants épars et un livre en carton dont les bords avaient été abondamment mâchouillés.
- « Désolée pour le désordre, professeur » s'excusa Lily en l'invitant à s'installer dans un des fauteuils avant de se baisser pour ramasser ces quelques jouets.
- « Je t'en prie ! » lança le professeur « Cette maison respire la jeunesse et la joie de vivre que seuls les enfants sont capables d'apporter »
La jeune femme se mit à sourire et rangea les jouets dans le grand coffre près des escaliers. A cet instant, James sortit de la cuisine, en fixant un biberon qui avait une légère couleur orangée.
- « C'est normal que ce lait ait cette couleur mon cœur ? On dirait de la carotte ! »
- « S'en est James ! » Répondit la jeune femme en souriant.
Le jeune homme releva alors la tête vers elle et se rendit compte de la présence du professeur Dumbledore.
- « Oh ! Professeur, vous êtes là ! » S'exclama-t-il en abaissant un peu le biberon qu'il tenait dans la main.
- « Bonjour James… Je suis désolé de t'interrompre en plein apprentissage culinaire » lança le professeur en souriant.
- « En plein… ? Oh ça ! » s'exclama James en regardant le biberon et en souriant « J'avoue que ça à beau être le troisième bébé dont je m'occupe, j'ai encore un peu de mal… »
Lily s'approcha de son mari en souriant et lui prit le biberon des mains. Elle le secoua et fit tomber quelques gouttes sur le dos de sa main. Elle les aspira ensuite rapidement et retendit le biberon à son mari.
- « Il est parfait. Jack est assez grand maintenant pour commencer à manger des légumes. J'ai coupé son lait avec de la soupe de carottes et de pomme de terre, il va adorer ça… »
James hocha la tête en souriant.
- « Tu t'en occupes ? » Demanda-t-elle.
Le jeune homme ne répondit pas et se contenta de se rendre dans son bureau dont il sortit en tenant l'anse du couffin de son fils. Le bébé gazouillait gaiement en tentant d'attraper son pied de ses petites mains.
- « Il a l'air en pleine forme » lança le professeur en regardant ce beau bébé qui avait l'air si éveillé
- « Il l'est » assura James tandis qu'il le sortait de son couffin pour le caler dans ses bras « Il est fort et éveillé. Un vrai petit Potter ! »
Lily soupira doucement tandis qu'elle accrochait un minuscule bavoir autour du cou. James s'installa alors confortablement sur le canapé et commença à donner son biberon à son fils. Lily s'installa à côté de lui et se mit à sourire.
- « Ca fait du bien de ne plus être la seule à pouvoir le nourrir ! » lança-t-elle en posant sa main sur la cuisse de son mari « Ca me fera toujours un peu de repos »
Le professeur Dumbledore lui adressa un sourire bienveillant et regarda un moment le bébé qui tétait goulûment.
- « En tout cas, il a l'air d'aimer » constata-t-il
Lily hocha la tête en signe d'acquiescement.
- « N'aviez-vous pas d'autres enfants ? » Demanda alors le professeur en constatant qu'aucune autre petite tête brune ne se trouvait dans les environs.
- « Ils jouent dans leurs chambres » répondit James en relevant enfin les yeux de la frimousse de son fils « Dobby les surveille »
- « C'est très bien. Je préfèrerais que Harry ne soit pas dans les environs pour ce que j'ai à vous dire. Qui sait ce que ses petites oreilles et un esprit aussi vif que le sien pourraient saisir de notre conversation… »
Le professeur vit alors les deux jeunes parents se raidirent et le fixer d'un air grave.
- « Nous nous demandions justement si nous devions parler à Harry du danger qui le menace ou pas » souffla James avec sérieux.
- « Nous ne voulons pas lui faire peur » continua Lily
- « Je pense qu'il vaudrait mieux lui expliquer que nous sommes en guerre et lui dire qu'il est en danger au même titre que sa sœur et son frère. Ne lui mettons pas de pression sur les épaules, après tout, Neville Longdubat peut tout aussi bien être l'enfant de la prophétie » lança le professeur avec calme.
James et Lily semblèrent approuver son avis et se regardèrent un moment en silence avant de hocher la tête.
- « De quoi vouliez-vous nous parler professeur ? » Demanda alors Lily d'une voix tendue.
Dumbledore se redressa alors et les fixa avec gravité.
- « Severus m'a rendu son rapport sur ces dernières informations concernant Lord Voldemort » annonça-t-il « Peter a effectivement été lui donner les informations qu'il a pu recueillir chez Molly et Arthur »
Le professeur vit clairement James se raidir. Il du serrer un peu fort son fils car celui-ci lâcha son biberon pour grogner un peu. Le jeune homme se détendit alors et replaça la tétine dans la bouche de son bébé comme si de rien n'était. Mais les traits de son visage restaient durs et tirés.
- « Bellatrix était présente » continua le professeur Dumbledore « Et elle est bien décidée à finir sa mission, c'est-à-dire, retrouver Harry. Elle a, très justement d'ailleurs, compris que si les Weasley et vous vous voyiez régulièrement, cela signifiait que vous n'habitiez pas très loin les uns des autres. Severus a bien essayé de l'orienté sur une mauvaise piste, en lui faisant remarquer qu'il était facile de transplaner et que vous pouviez très bien vivre à l'autre bout du pays, mais Bellatrix a décidé de commencer tous de même ses recherches dans la région »
- « Par Merlin ! » S'exclama alors Lily « Cela signifie que les habitants de cette région sont en danger à cause de nous ! »
- « Pas à cause de vous ! » la reprit le professeur Dumbledore « A cause de Lord Voldemort »
- « Il n'empêche que cette folle furieuse de Bellatrix va rôder dans la région ! » Lança James en redressant un peu Jack qui avait fini son biberon.
Il lui fit faire son rot et le replaça tendrement dans ses bras. Il avait beau être très attentionné envers son fils, cela n'empêchait pas son visage de garder cet air sévère et tendu.
- « C'est pour ça que j'ai pensé qu'il valait mieux la mettre sur une autre piste » lança Dumbledore d'un air grave.
- « Comment cela ? » demanda Lily
- « Nous allons lui faire croire que vous vivez ailleurs, loin d'ici »
- « Mais c'est mettre d'autres personnes en danger ! » s'exclama Lily
- « Certes, mais cela nous permet de mettre la famille Weasley, Harry, Neville et tous ceux qui vous sont proches à l'abri » répondit le professeur Dumbledore d'un air déterminé.
Il savait que ce n'était pas une solution idéale, mais c'était la seule qu'il avait trouvée, rapide et efficace.
- « Comment allons-nous faire ? » Demanda James après un moment de silence.
- « C'est ce que je suis venu vous expliquer » lança alors Dumbledore.
