Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en général mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !
Bonne lecture à vous tous… Aylala
Note 1 : J'ai terminé de rédiger cette histoire en mai 2007. Il n'y a donc dans cette fiction AUCUNE INFORMATION concernant Harry Potter and the Deathly Hallows. Je n'ai fait qu'émettre des suppositions sur ce qui aurait pu se passer. Si par hasard j'avais deviné quelque chose, c'est que je possède un Troisième Œil très efficace !
Par respect pour l'auteur les lecteurs qui n'ont pas encore eu la chance de lire le tome 7, je vous demande de ne faire AUCUNE ALLUSION au septième tome dans vos reviews… Ne gâchez pas le plaisir de ceux qui ne savent pas lire l'anglais svp !
Note 2: J'ai pris une grande décision, ou plutôt je me suis fixée un but : terminer la publication de ma fic avant la sortie en français de HP 7 en français ! Attendez vous donc à une publication beaucoup plus régulière et rapprochée ! -
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Ce qui aurait pu se passer
Note
:
Pas eu le temps d'avoir la version corrigée. STOP. Poste
quand même. STOP. Rétablirais ça dès que
possible. STOP. Bonne lecture.
Aylala
Chapitre
cent vingt neuf : Donne toi les moyens
"Faut
aller de l'avant
Même si c'est calmement
Donne tous les
efforts pour que tous tes projets puissent se réaliser
Lentement
mais sûrement
Rien ne s'obtient facilement...
malheureusement
Ce n'est qu'en donnant le meilleur de toi-même
Que
tu arriveras au bout de tes plans"
Les Neg' Marrons
Lorsque Bellatrix se réveilla ce matin là, elle garda ses yeux clos. Elle se sentait bien, très bien. Il y avait peu de moment au cours desquels elle pouvait se laisser aller. On lui avait appris dès son plus jeune âge qu'une femme digne de se nom devait en toutes circonstances garder le contrôle. Fidèle à son éducation elle s'était toujours appliquée à renvoyer une image parfaite d'elle-même, sure d'elle en toute circonstance, ne doutant pas. Alors, aussi bizarre que cela puisse paraître, elle profitait de ses quelques instants de répit que lui offrait son réveil en douceur. Elle se blottit un peu plus contre le torse de celui qui partageait son lit et sa vie et passa sa main de l'autre côté de son flanc pour l'enlacer. Rodolphus émit un léger grognement amusé avant de placer lui aussi un bras sur une de ses hanches, Bellatrix se mit à sourire doucement.
Les moments comme celui-ci entre son mari et elle, étaient d'une manière générale peu fréquents et de plus en plus rares depuis quelques temps. La jeune femme en souffrait un peu mais elle savait que c'était le prix à payer pour garder l'estime de leur Maître. C'est pourquoi ce matin là, elle n'était absolument pas pressée de se lever, pour pouvoir profiter au maximum Rodolphus. Contrairement à ce que pensait la plupart de leurs collègues mangemorts, Bellatrix aimait profondément son mari. Elle le vivait juste différemment des autres femmes. Elle aimait Rodolphus de la même intensité qu'elle souhaitait servir son Maître et débarrasser le monde de la racaille moldue. C'étaient les deux choses les plus importantes dans sa vie et elle comptait bien les mener à bien toutes les deux…
Elle se remémora alors les souvenirs qu'elle gardait du jour où elle avait appris qu'elle allait se marier. Etant l'aînée, elle ne s'était absolument pas attendue à ce que son père allait lui annoncer quand il l'avait convoquée dans son bureau l'été qui avait suivit son départ de Poudlard. Il lui avait parlé de son âge, et du fait qu'elle était maintenant une jeune femme. Elle avait été embarrassée qu'il lui demande si elle avait déjà pensé à se marier, si elle pensait déjà aux garçons. Elle avait fait non de la tête. Elle était d'une nature solitaire et ne s'était pas beaucoup liée avec les autres durant ses sept années d'études. Il lui avait alors annoncé qu'il était grand temps pour elle de se marier et qu'il allait tout mettre en œuvre pour lui trouver un bon époux.
Elle avait tout d'abord été choquée, mais elle n'avait pas osé contredire son père. Elle avait ensuite réfléchi longtemps à cela. Il lui était apparu que ce n'était pas une mauvaise chose finalement. Une fois mariée, elle ne vivrait plus chez ses parents. Elle acquerrait donc une relative indépendance pour peu que son mari soit conciliant. Elle serait libre de vivre sa vie et elle pourrait continuer à mener son existence solitaire une fois ses obligations d'épouse remplies. Elle avait toujours vu ses parents fonctionner ainsi. Chacun vivait sa vie de son côté, et n'étaient ensemble que dans les grandes occasions, les soirées ou autres réceptions. Bellatrix avait envisagé ce genre de vie pour elle jusqu'au jour où elle l'avait vu.
Son père avait invité au manoir, lors des vacances d'hivers une dizaine de jeunes prétendants potentiels à une soirée. Afin de dissimuler au mieux ses intensions, la réception avait été immense et pleine d'invités, mais Bellatrix n'avait pas été dupe un seul instant. Rodolphus était le seul qui ne lui avait pas tourné autour toute la soirée ce qui l'avait grandement agacée. Dès qu'elle l'avait vu, elle avait sentit dans son ventre une sensation qu'elle n'avait jamais ressentie auparavant. Elle s'était mise à trembler, sa bouche était devenue sèche et ses mains moites. Elle s'était isolée un moment pour cacher son trouble et se redonner une constance. Lorsqu'elle était retournée au milieu des convives, elle avait tout fait pour le trouver. Mais il avait toujours gardé une distance raisonnable entre eux, la regardant d'un air amusé éconduire les autres jeunes hommes qui l'agressaient de leurs avances. La soirée s'était terminée sans qu'elle ait pu lui parler, pourtant, elle avait passé la soirée à le fixer et lui aussi. Elle avait été très décontenancée par son attitude, et un peu malheureuse aussi. Quelques jours avaient passé, mais elle ne cessait de penser à lui et du sourire qu'il avait arboré toute la soirée quand il la regardait. A chaque fois son cœur se pinçait, mais elle ne laissa jamais rien voir de son trouble. Elle trouvait cela inconvenant, mais ô combien agréable. Elle repensait à lui dès qu'elle le pouvait priant pour que son père l'invite une nouvelle fois à une soirée. Ce qui se produisit, quelques semaines plus tard. Mais encore une fois, ce fut le même manège. Il ne l'approcha pas, se contentant de l'observer de loin. Il fallut une autre soirée pour qu'elle se décide à prendre les choses en main. Elle fendit la foule avec détermination et vint se planter devant cet homme, qui souriait largement désormais.
- « Que faut-il que je fasse pour je vous veniez jusqu'à moi ? » demanda-t-elle de but en blanc en posant ses mains sur ses hanches.
- « J'attendais peut-être que ce soit vous qui veniez à moi… » lui avait-il répondu d'un air séducteur en lui tendant une coupe de champagne.
- « Vous ne savez donc pas que ce ne sont pas du tout là les usages ? »
- « Je n'ai jamais eu envie de suivre les usages… »
Bellatrix avait alors su qu'elle ne voulait personne d'autre pour mari. Ils s'étaient revus plusieurs fois, toujours en présence de leurs parents respectifs avant qu'il ne décide de lui demander sa main. Encore une fois, il avait fait preuve de son mépris des conventions en lui demandant directement de devenir sa femme. Elle avait bien évidemment accepté et ce n'est qu'ensuite qu'il était parti la demander à son père.
Ils s'étaient mariés en avril et avaient emménagé dès leur retour de voyage de noce dans un manoir sublime. Depuis, elle n'avait cessé de l'aimer et il le lui rendait en retour. Quand la guerre serait finie et que le Seigneur des Ténèbres auraient prit le contrôle de la communauté magique, ils vivraient enfin heureux et tranquilles.
A ces côtés, Rodolphus se mit à bouger et se réveilla à son tour. Il se tourna vers elle et la fixa un moment.
- « Bonjour » murmura-t-il
- « Bonjour » lui répondit-elle à voix basse.
- « Je suis content de me réveiller en ta compagnie, cela faisait longtemps que ce n'était pas arrivé »
- « Je sais » répondit-elle « Mais nous avons tous les deux beaucoup de choses à faire… »
Il grogna un peu et se redressa de sorte à la surplomber. Il se pencha alors vers elle et l'embrassa. Bellatrix le laissa faire avec plaisir. Pourtant quand elle sentit ses mains devenir plus aventureuses qu'il n'était nécessaire pour un simple baiser, elle le repoussa.
- « Quoi ? » demanda-t-il avec surprise.
- « Pas ça, pas maintenant… » se contenta-t-elle de lui répondre en quittant le lit.
- « Et pourquoi donc ? » demanda-t-il aussi surpris que frustré
- « J'ai une longue journée qui m'attends et j'ai suffisamment paressé au lit pour aujourd'hui… » lança-t-elle en faisant le tour du lit pour atteindre l'armoire.
- « Bellatrix, sais-tu depuis combien de temps j'en ai envie ? » demanda-t-il alors d'une voix sourde « Tu réalises depuis combien de temps tu me repousses ainsi ? »
La jeune femme se tourna vers lui d'un air grave.
- « Cela fait parti de tes devoirs d'épouse » murmura-t-il
- « Insinues-tu que je n'en ai pas envie moi-même ? » demanda-t-elle d'un air pincé « Ou que je suis une mauvaise femme ? »
- « Pourquoi ne cèdes-tu plus à mes avances ? »
- « J'ai réellement beaucoup de choses à faire ce matin ! » se contenta-t-elle de lui répondre.
- « Ce n'est pas une réponse ! Et ce n'est pas ainsi que tu me donneras un fils ! » lui rétorqua Rodolphus qui semblait maintenant un peu en colère.
Bellatrix soupira et se tourna vers lui. Ils avaient déjà eu cette conversation, mais visiblement cela ne lui suffisait pas puisqu'il fallait qu'il remette constamment ce sujet sur le tapis. Elle posa les vêtements qu'elle venait de choisir et se tourna vers lui.
- « Je n'ai pas l'intention d'avoir d'enfants » lui lança-t-elle d'une voix sèche.
- « Tu n'es pas seule pour prendre cette décision ! » rétorqua son mari « Tu n'as pas le droit de faire ce choix alors que je veux un héritier ! »
- « Je ne veux pas avoir d'enfant, tu ne pourras pas m'y forcer ! »
- « Tu crois ça ? »
- « Oui ! Et tant que tu ne comprendras pas cela, je ne te laisserais plus me toucher ! » lui lança-t-elle d'une voix dure.
- « Tu viens de dire que tu avais toi aussi envie de moi ! »
- « Je sais ce que j'ai dit et je sais aussi que je suis prête à me priver de ce genre de relation avec toi si tu persistes à vouloir me faire un enfant ! »
- « Quel genre de femme ne veux pas avoir d'enfant ?! »
- « Celle que tu as épousé ! » lui lança-t-elle avec fermeté.
- « Tu n'as pas toujours dit ça ! » lui rappela Rodolphus « Au moment de notre mariage tu n'étais pas contre le fait que nous ayons des enfants »
- « Les choses ont changé » grinça Bellatrix.
- « Quelles choses ? »
La jeune femme soupira et se tourna vers lui.
- « Tu ne vois vraiment pas ? » lui demanda-t-elle
- « Non ! »
- « Tu sais très bien que je ne peux pas tomber enceinte ! Je n'en ai pas le droit ! Souviens-toi du mal que j'ai eu pour devenir celle que je suis aujourd'hui ! Rappelles toi du temps qu'il m'a fallut et des efforts que j'ai du fournir pour me faire reconnaître comme une bonne mangemort ! Parce que je suis une femme et parce que personne pensait que j'en serais capable, j'ai du faire deux fois plus d'efforts que les autres ! Montrer deux fois plus que tout le monde ma détermination ! Je suis le point de mire, on ne me laisse rien passé ! Etre la seule femme à avoir rejoint les combattants au côté du Seigneur des Ténèbres est un grand honneur que j'ai eu du mal à obtenir. Il m'a fallut toute ma persévérance, et maintenant que j'y suis arrivée je ne veux rien gâcher ! Je n'ai pas le droit d'avoir la moindre faiblesse ! Etre enceinte serait la plus grande de toute ! »
Elle n'avait pas quitté son mari des yeux. Rodolphus avait les lèvres pincées et la fixait avec gravité.
- « Attendre un enfant serait comme signer mon arrêt de mort ! Le Seigneur des Ténèbres ne voudrait pas s'encombrer d'une femme enceinte ! Tu ne voudrais pas que je perde ce bébé, tu m'obligerais à rester tranquille ! Les autres mangemorts se moqueraient de moi et en profiteraient pour prendre ma place auprès du Seigneur des Ténèbres ! Je ne pourrais pas le supporter ! Si tu voulais un fils, il fallait me le faire avant ! Maintenant c'est trop tard ! Il te faudra attendre la fin de la guerre, pas avant ! »
Sur ces mots, elle récupéra ses vêtements et quitta la chambre d'un pas vif. Elle alla s'enfermer dans la salle de bain. Elle était un peu essoufflée et surtout perturbée par ce qu'elle venait de dire à son mari. C'était la première fois qu'elle lui disait cela. D'habitude, quand le sujet était abordait, elle arrivait à l'esquiver. Cette fois, elle avait mit les choses bien à plat. Son désir de servir son Maître était plus fort que son désir d'enfant, mais Rodolphus voulait un héritier et elle était attristée de ne pas pouvoir lui accordé ce qu'il désirait lui. C'était un dilemme pour elle et elle espérait que son mari n'insisterait pas.
Elle se glissa sous la douche et tandis que l'eau coulait sur sa peau, elle emporta ses soucis avec elle. Elle se dépêcha de se préparer, d'attraper son sac et de quitter la maison sans plus attendre. Elle ne tenait pas à croiser son mari. Elle le reverrait ce soir, d'ici là, elle aurait eu le temps de se changer les idées. Elle transplana, son sac bien serré contre elle. Il contenait les fioles de polynectar.
Sa
première tentative de récolte d'informations n'avait
pas été fructueuse, mais elle comptait bien se
rattraper cette fois ci. Elle se trouvait dans un coin sombre et
reculé du Chemin de Traverse, il était encore tôt
et il n'y avait que peu de gens dans la rue. Elle tira rapidement
sa baguette de sa poche, aperçut un jeune homme dégingandé
qui marchait non loin, l'air pressé. Elle le stupéfixia
et le fit venir à elle si vite que personne ne s'en rendit
compte. Elle lui arracha une mèche de cheveux, l'abandonna
sur un tas d'ordures qui traînait là, et mélangeant
sa capture au contenu d'une des fioles, elle prit son apparence
dans une grimace de dégoût.
Elle se sentit tout d'un
coup beaucoup plus grande que d'habitude. Elle n'avait jamais été
dans le corps d'un homme et maintenant qu'elle y était,
elle ne le regrettait pas. Par Morgane ce que l'on pouvait être
mal ! Celui là avait les bras trop long et se tenait
horriblement mal ! Elle espéra vivement que l'heure de
transformation passerait vite.
Bellatrix s'aventura alors dans l'allée sorcière. Cette fois ci, elle avait décidé d'un tout autre moyen d'action pour récolté les informations dont elle avait besoin : l'observation. Elle avait donc décidé de se mêler à la foule de la populasse et d'ouvrir grand ses oreilles dans l'espoir d'apprendre quoique ce soit qui pourrait la mettre sur la piste des Potter ou de son cousin. Il était encore tôt, mais déjà quelques personnes déambulaient dans les rues. Bellatrix choisit de s'installer à la terrasse d'un café. Elle y acheta un journal à un vendeur ambulant et l'ouvrit. Comme d'habitude, on y parlait des morts, des disparitions, des menaces qui pesaient sur la tête des sorciers chaque jour… Bellatrix se mit à sourire. La terreur et la crainte avaient envahi le cœur de chacun. Elle en était heureuse. La grandeur de son maître grandissait chaque jour un peu plus et il n'était plus si loin de l'avènement de son heure de gloire. Elle venait de reposer son journal d'un air satisfait quand deux personnes, deux hommes vinrent se placer à la table voisine de la sienne.
- « Mais pourquoi as-tu l'air aussi tendu ? » demanda l'un des deux hommes à son ami
- « J'ai peur que ma demande ne soit rejetée » soupira le second
- « Pourquoi veux-tu qu'il la rejette ?! Ne t'a-t-il pas déjà dis que tout était arrangé ? »
- « Si, mais tu me connais ! Tant que je ne verrais pas les papiers signés je ne serais pas soulagé ! »
Le premier homme se mit alors à rire.
- « Tu es incroyable ! Pourtant je te l'ai dis ! A Jasire, ils sont sympas ! Il ne te laisse pas te faire de faux espoirs ! Quand ils te disent qu'ils t'aideront à financer ton projet ! Franchement, il n'y a pas mieux que Black et Potter pour t'aider quand t'es dans le pétrin ! »
Bellatrix faillit renverser la table à laquelle elle était assise en se relevant précipitamment. Elle avait réagit au quart de tour ! Black, Potter !! Justement ceux qu'elle cherchait ! C'était peut être son jour de chance finalement ! Elle quitta précipitamment la terrasse de se cacher et courra sur le Chemin de Traverse. Quel était le nom de l'entreprise dont ces deux bavards avaient parlé plus tôt ? Jasire !
D'un pas vif et déterminé elle arpenta l'allée sorcière dans toute sa longueur. Scrutant toutes les enseignes, toutes les affiches, toutes les devantures. Elle était si prés du but, si prés… Rien ne saurait maintenant l'empêcher de retrouver la trace de son bon à rien de cousin et de son introuvable compère de toujours. Elle posa alors son regard sur le premier étage d'un immeuble qui avait pignon sur rue. Là, inscrit en lettre sobre « Jasire » s'affichait fièrement. Sans attendre un instant, elle s'engouffra dans l'immeuble et monta les escaliers aussi rapidement que possible. Elle ouvrit sans frapper la porte de bois sur laquelle s'étalait le nom de l'entreprise. Elle entra et se trouva aussitôt dans ce qui était une salle d'attente. Une jeune femme, assise derrière un bureau l'accueillit avec un grand sourire.
- « Bonjour monsieur ! »
Mais Bellatrix ne lui répondit pas. Elle regardait tout autour d'elle et ne croyait pas à sa chance ! Son bonheur fut à son comble quand une nouvelle porte s'ouvrit et que James Potter entra dans la pièce. C'était donc vrai, il était là !! Elle venait de retrouver sa trace. Elle du faire un énorme effort sur elle-même pour ne pas se jeter sur lui et le tuer à mains nues… Mais cela aurait été compromettre ces plans. Il lui fallait avant tout son fils. Son plaisir personnel ne devait venir qu'après et pourtant… Voir celui qu'elle cherchait depuis si longtemps, à peine à cinq mètres d'elle mettait son self control à rude épreuve.
- « Monsieur ? » demanda alors James d'une voix calme et posé.
Bellatrix comprenait alors qu'on s'adressait à elle. Mais elle ne répondit pas. Elle le regarda en lui souriant. Un sourire qui disait toute la joie qu'elle ressentait à l'instant même, toute l'impatience qu'elle ressentait à l'idée que le jour où elle allait enfin le tuer, lui et toute sa famille était proche…
- « Monsieur ?! » insista James d'un air surpris et méfiant.
Bellatrix se mit alors à rire et fit demi-tour pour sortir en courant de la pièce. Elle transplana tout de suite après, heureuse comme elle ne l'avait pas été depuis longtemps.
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Doucement, Lily ouvrit la porte de la chambre d'Océane. Elle était plongée dans une semi pénombre, il faisait bon. Dans le lit, la jeune femme aperçut immédiatement son amie, installée sur de nombreux et confortables coussin, presque allongée. Océane tourna la tête dans la direction et se mit à sourire.
- « Bonjour Lily ! »
- « Bonjour Océane ! Je peux entrer ? »
- « Bien sur ! » répondit la jeune femme en se redressant un peu « Ca me fait tellement plaisir de te voir ! »
- « Moi aussi » assura Lily en s'installant sur le bord du lit, près d'elle « J'ai demandé sans arrêt de tes nouvelles à Sirius ces deux derniers jours. Mais tu étais trop fatiguée… »
- « Je sais, il me l'a dit » murmura Océane en souriant.
Lily était ravie de voir que son amie avait
retrouvé assez de sa bonne humeur pour sourire. Elle l'avait
beaucoup inquiétée ces derniers jours. Lorsqu'elle
l'avait vu débarqué en pleurs chez elle, trois jours
auparavant, Lily n'avait rien compris de ce qui se passait. Ce
qu'elle lui disait ne correspondait tellement pas à ce
qu'elle savait de Sirius. Elle n'avait eu le fin mot de toute
cette histoire que le lendemain, quand Sirius était venu leur
annoncer à James et elle que tout était rentré
dans l'ordre. Ils avaient beaucoup parlé tous les trois,
puis le jeune homme avait été rejoindre sa femme chez
eux. Il n'avait pas fallut attendre longtemps avant qu'il ne
revienne les voir, affolé, Lalyh dans les bras, pour qu'ils
la garde. Océane avait été prise de très
violentes douleur dans le bas ventre et Sirius l'avait emmené
d'urgence à Ste Mangouste. Ils avaient tous eu très
peur, mais la gynécomage qu'ils avaient vu avait été
très rassurante. Ces douleurs n'étaient que le contre
coup du stress qu'Océane avait vécu. La jeune femme
avait donc été contrainte de garder le lit jusqu'à
ce que tout rentre dans l'ordre.
Lily regarda son ami en
souriant et replaça un peu mieux une mèche rebelle.
- « Comment tu te sens ? » demanda-t-elle
- « Je ne sais pas trop… » souffla Océane « J'ai revu la gynécomage ce matin, elle est venue ici… Elle a trouvé que j'étais encore trop agitée, du coup, je stress le bébé… Et comme elle ne comprend pas ce qui se passe, elle s'agite, me donne des coups qui déclanchent les contractions… Elle m'a encore ordonné de rester au lit, mais cette fois elle m'a prescrit une potion calmante… »
Lily la regarda d'un air triste. Océane posa ses mains sur son ventre et soupira.
- « Tu te rends comptes ! J'ai stressé mon bébé ! » murmura-t-elle
- « Ne t'en fais pas, ça va passer… » la rassura Lily en posant sa main sur son bras « Tu as beaucoup stressé, c'est normal que le bébé l'ai ressenti, mais elle va se rendre compte que tout est rentrée dans l'ordre et tout ira mieux… »
- « J'ai été nulle dans cette histoire ! J'ai fait du mal à Sirius, j'ai fait peur à Lalyh, j'ai affolé mon bébé… »
- « Océane ! » la gronda doucement Lily « Ca ne sert à rien de ressasser toute cette histoire ! Ce qui est fait est fait ! »
- « Je sais… » soupira la jeune femme « Mais je m'en veux tellement »
- « Vous en avez reparlé avec Sirius ? » demanda Lily
- « Non, nous n'avons pas eu l'occasion. On a décidé d'attendre que j'aille mieux pour en reparler calmement. Il est tellement prévenant avec moi ! Je ne mérite pas ça ! »
- « Océane … » soupira Lily
- « Tu le verrais… » murmura Océane « Il est au petits soins. Tu sais que quand j'ai mes douleurs, je ne supporte rien, pas même qu'il soit dans la même pièce que moi, encore moins qu'il me touche. J'ai du mal à supporter de poser mes propres mains sur mon ventre ! J'ai encore plus mal que quand j'ai accouché de Lalyh ! Je vois bien qu'il s'inquiète, mais il a accepté de ne pas rester près de moi et d'aller dormir ailleurs cette nuit. Il cède à tous mes caprices, je ne mérite pas tant d'attention, après ce que je lui ai dit… »
- « Calme toi » souffla Lily « N'y repense plus, ça ne sert à rien. Repose toi, et tout ira mieux après »
La jeune femme hocha la tête et étouffa un bâillement. Lily se leva alors du lit.
- « Je vais te laisser dormir un peu… » lui dit-elle
- « Je suis désolée, c'est cette potion calmante qui m'endors »
- « Ne t'en fais pas pour ça. Je repasserais un peu plus tard »
- « Merci Lily »
La jeune femme lui adressa un sourire bienveillant et quitta la chambre sans plus attendre. Elle fit quelques pas dans le couloir avant de tomber sur Sirius, appuyé sur le mur, les bras croisés et l'air grave.
- « Alors ? » demanda-t-il
- « Elle a sommeil, elle se repose » lui répondit Lily.
Le jeune homme hocha la tête d'un air grave et soupira.
- « Ca me tue de la voir clouée dans un lit » lança-t-il « Mais c'est encore pire quand elle a ses contractions. Je me sens tellement impuissant devant sa douleur ! »
Lily vit dans ses yeux toute la tristesse que lui causait cette situation et elle posa sa main sur son bras en signe de réconfort.
- « Tu te débrouilles très bien Sirius, tu l'aides vraiment beaucoup en restant près d'elle et à son écoute. Elle a besoin de ton soutien et de ton amour pour pouvoir se pardonner à elle ce qu'elle a pensé de toi »
- « Mais moi je lui ai déjà entièrement pardonné, elle ne devrait plus s'en faire… » soupira-t-il
- « Ca ne marche pas comme ça… » murmura la jeune femme en souriant
- « Je sais… » répondit Sirius.
- « Et comment va Lalyh ? » demanda Lily
- « Elle est perdue ! Elle ne comprend rien à ce qui se passe et j'ai beau lui dire que ce n'est pas grave, elle est très inquiète. Tu sais que j'ai du dormir avec elle la nuit dernière ? Océane ne supportait pas de m'avoir près d'elle à cause de ses douleurs, et la petite à fait un cauchemar qui l'a tenu éveillée jusqu'à tard dans la nuit. Elle avait peur de ne plus me revoir, que je parte en la laissant seule... J'ai fini par la coucher avec moi dans la chambre d'ami, pour qu'elle puisse dormir un peu… »
- « Et toi tu t'es reposé ? » demanda la jeune femme
Sirius lui fit non de la tête.
- « Je n'ai pas fermé l'œil ! Lalyh avait tellement peur que je parte sans elle qu'elle n'a dormit que blottie contre moi, ses bras autour de mon cou. Du coup, j'avais peur de l'écraser si je m'endormais et puis, j'avais toujours une oreille aux aguets pour pouvoir intervenir si Océane m'appelait. J'ai peur de devoir la ramener à Ste Mangouste »
- « Ca ne devrait pas arriver normalement ? »
- « Non, le bébé ne court aucun danger, elle est juste perturbée, mais je ne vais pas tenir longtemps à voir Océane souffrir comme ça. J'espère qu'elle arrivera à se détendre vite maintenant. »
- « Pour ça elle a besoin que tu continues à être à ses côtés » souffla Lily
- « Je sais » assura le jeune homme en souriant
La jeune femme lui sourit et tapota doucement sa joue de sa main en signe de réconfort. Cela le fit sourire aussi. Lily jeta alors un rapide coup d'œil à sa montre.
- « Par Merlin, je vais être en retard ! » souffla Lily
La jeune femme se précipita vers l'escalier.
- « Tu es sure que ça ne t'embête pas de me garder les enfants ! Je sais que tu as beaucoup de travail avec Océane… »
- « Ne t'en fais pas ! Ca va faire du bien à Lalyh de se changer les idées, et à moi aussi. De toute façon, Océane va dormir pendant au moins trois heures… »
- « Merci Sirius ! Tu es adorable ! » souffla Lily en traversant le salon.
Elle alla poser un baiser sur le front de ses trois enfants en leur recommandant d'être bien sage et se rendit vers la porte d'entrée.
- « Tu es sur que ça va aller ? » demanda-t-elle une dernière fois tandis qu'il lui tenait la porte « Sinon, je demande à James de quitter Jasire et… »
- « Il faut bien que quelqu'un s'occupe de notre entreprise ! » lança Sirius en souriant « Laisse James tranquille et file ! Remus ne va pas tarder à arriver, il m'a promis de repasser, hier. Lui aussi voulait voir Océane… »
Lily se mit à sourire et se mit sur la pointe de pieds et posa un baiser sur sa joue.
- « Merci Sirius ! » lança-t-elle en s'éloignant « Je te promets que je te le revaudrais ! »
- « Je n'en doute pas ! » lança le jeune homme joyeusement avant de refermer doucement la porte de sa maison.
Lily transplana alors aussitôt vers le lieu de son rendez vous.
Vu de l'extérieur, la maison d'Augusta Longdubat paraissait très calme, presque inhabitée. Mais Lily savait qu'il n'en était rien. La demeure était en ébullition depuis le retour de Franck et Alice. La jeune femme s'approcha de la porte d'entrée et frappa quelques coups secs. Une poignée de seconde plus tard, un bruit métallique se fit entendre et au niveau de la poignée, une petite trappe s'ouvrit dans la porte. Deux yeux globuleux y firent leur apparition. Lily leur adressa un large sourire.
- « C'est moi, Lily Potter… Je viens voir Mrs Longdubat » annonça-t-elle doucement.
Les yeux clignèrent un moment puis la petite trappe se referma et la poignée s'activa. La porte s'ouvrit alors sur l'elfe de la maison qui s'inclina très bas en s'effaçant pour la laisser passer.
- « Bienvenue Mrs Potter » couina-t-elle en refermant la porte « Mrs Longdubat est au salon, Mrs… Si Mrs veut bien me suivre… »
L'elfe avança alors dans le couloir et Lily la suivit sans dire un mot. Elle arriva dans le salon rapidement et une fois que l'elfe l'eut annoncée, elle pénétra dans la pièce tandis que l'elfe disparaissait. Lily eut alors la surprise de retrouver Horace Slughorn, installé dans un large fauteuil, une boite d'ananas au sirop devant lui.
- « Bonjour Lily ! » lança Augusta en se levant pour l'accueillir « Comment vas-tu ? ».
- « Bien, je vous remercie ! » répondit Lily en souriant et en s'approchant de l'ancien Maître des Potions « Bonjour Horace ! » lança-t-elle en lui serrant la main.
- « Bonjour, tu as l'air resplendissante ! » la complimenta Horace tandis qu'elle lâchait sa main.
Lily ne peut s'empêcher d'être gênée. Son ancien professeur lui faisait bien trop de compliments elle cela la mettait mal à l'aise. Elle se contenta de lui répondre d'un maigre sourire.
- « Quelles sont les nouvelles ? » demanda-t-elle alors en prenant place près d'Augusta.
- « J'ai reçu une lettre du Département de Justice Magique » annonça la vieille femme d'un air grave. « Le docteur Jenner a mis ses menaces à exécution. Ils nous accusent tous les trois de vouloir nuire à la santé de Franck et Alice. »
Lily sentit ses entrailles se nouer. Bien sur, elle savait depuis longtemps que Ste Mangouste n'allait pas les laisser agir sans tenter de les en empêcher, mais elle avait toujours volontairement occulté ce côté déplaisant de cette histoire. Elle s'était concentrée sur les deux malades pour ne plus penser aux menaces que le professeur Jenner avait proféré ce jour là : les faire envoyer à Azkaban. La jeune femme sentit ses mains devenir moites, mais elle fit de son mieux pour ne pas laisser transparaître son stress.
- « Sommes nous convoqués devant un tribunal ? » demanda-t-elle d'une voix détachée qu'elle fut surprise d'être parvenue à prendre.
- « Pas pour le moment » souffla Augusta d'un air grave « Dès que j'ai reçu ce courrier, j'ai pris contact avec mon avocat. C'est un ami de la famille et il prend les intérêts de Franck et Alice à cœur, j'ai toute confiance en lui. Puis j'en ai parlé à Horace qui a gentiment mis son propre avocat au courant de toute l'affaire. »
- « Les deux hommes se sont rencontrés hier soir » poursuivit Horace « Tous les deux sont unanimes, pour le moment nous n'avons aucune raison de nous en faire. N'importe quel spécialiste qui viendrait prendre des nouvelles de nos deux malades constaterait qu'il n'y a pas de mauvais traitement. Pour l'instant, il pense que cette plainte sera classé sans suite »
Lily fut grandement soulagée et laissa échapper un léger soupir qui fit sourire les deux autres personnes présentes dans la pièce.
- « Bien sur, je te tiendrais au courant si quelque chose devait évoluer de ce côté-là » lui assura Augusta.
Lily hocha la tête en signe de remerciement.
- « Et concernant Franck et Alice ? » demanda-t-elle alors.
- « Ils dormaient quand je suis arrivé » annonça Slughorn « Mais nous n'allons pas tarder à devoir les réveiller. Il faut bien que nous puissions constaté quels effets la potion ont eu sur eux cette semaine… »
- « Je vais monter ! » annonça Lily en se levant « Vous n'aure qu'à venir me rejoindre » ajouta-t-elle en voyant la tasse de thé d'Augusta encore à moitié pleine et la moitié d'ananas au sirop que Slughorn tenait encore dans sa main.
Augusta acquiesça d'un signe de tête.
- « Tu as raison, monte et nous te rejoindrons » murmura la vieille femme tandis que Lily quittait la pièce.
Elle monta rapidement les escaliers et arriva devant la chambre de ses amis. Elle ouvrit doucement la porte et se mit à sourire en voyant deux têtes se tourner vers elle. Elle se mit à sourire. Depuis peu, ils accueillaient leurs visiteurs en souriant. Ce petit rien avait considérablement augmenté les espoirs d'Augusta. C'est vrai qu'à présent, ils paraissaient bien moins amorphes.
- « Bonjour » lança-t-elle joyeusement en entrant.
Elle se dirigea vers la fenêtre et ouvrit les rideaux, laissant entrer un peu plus de lumière dans la pièce. Franck grogna un peu et se frotta les yeux tandis que Alice tournait la tête pour se protéger un peu de la lumière. Lily s'approcha de leur lit doucement. Ils la regardèrent avec attention. La jeune femme avait l'impression qu'ils la reconnaissaient. Bien sur, ils ne devaient pas se souvenir qu'ils s'étaient vus régulièrement durant de nombreuses années, à Poudlard tout d'abord, puis après lors des réunions de l'Ordre, mais ils devaient s'être rendu compte qu'elle venait les voir régulièrement. C'était aussi un petit progrès, ils n'avaient jamais manifesté avec les infirmières de Ste Mangouste le moindre signe montrant qu'ils les connaissaient. La jeune femme vérifia que les niveaux des perfusions étaient bon et s'installa entre les deux lits sur un tabouret. Deux paires d'yeux étaient posés sur elle.
- « Vous vous sentez bien ? » demanda-t-elle
Elle savait qu'ils n'étaient pas
capables de lui répondre, peut être même qu'ils
ne comprenaient pas ce qu'elle leur disait, mais elle ne voulait
pas les infantiliser en leur parlant d'une autre manière.
Pour elle, ils restaient Franck et Alice, des jeunes gens de son âge,
pas des enfants qui ne comprenaient rien. De plus, elle était
persuadée que leur parler normalement favoriserait leur
progrès au niveau du langage.
Lily étaient assez
fière d'eux. Leurs progrès étaient petits mais
constant. Il y a quelques semaines encore, ils ne se rendaient compte
de rien, aujourd'hui, ils saluaient son arrivée et
réagissaient à certains stimuli. Leur progrès
arrivait d'un seul coup, sans qu'on s'y attende. La vieille il
ne savait pas le faire et le lendemain, ils parvenaient à
avancer dans leur guérison. C'était très
surprenant, c'était pour cela qu'il fallait être
attentif au moindre changement.
Son attention fut alors attiré par la porte qui s'ouvrait. Lily tourna la tête, elle ne s'était pas rendu compte qu'elle l'avait mal refermé. Elle s'attendait à voir entrer Augusta et Horace, mais elle ne vit personne. Pourtant, des petits bruits de pas se firent entendre. Se doutant de l'identité du visiteur, Lily se leva en souriant et fit le tour du lit. Neville avançait prudemment, sans faire de bruit. Sans doute n'avait-il pas vu qu'il y avait quelqu'un dans la pièce. Lily se demanda s'il lui arrivait souvent d'entrer seul dans la chambre de ses parents, juste pour les voir… Ils avaient du lui manquer cruellement durant tout le temps qu'ils avaient été à Ste Mangouste, alors le fait qu'ils se trouvent dans la même maison de lui avait du lui changer grandement la vie.
- « Bonjour » souffla Lily d'une voix douce.
Le petit garçon releva la tête vers elle et esquissa un faible sourire. Il savait qu'il n'avait pas le droit de venir ici seul. Mais avec Harry, Lily en avait vu d'autre en matière de bêtises, et elle n'avait pas le cœur de le gronder comme sa grand-mère lui avait recommandé à de nombreuses reprises. Au contraire, elle s'accroupit pour se mettre à son niveau.
- « Tu es venu dire bonjour à Papa et Maman ? » souffla-t-elle
- « Oui ! » lança Neville en souriant largement.
- « Alors viens… »
Elle lui prit la main et l'aida à monter sur la chaise sur laquelle elle s'était installée quelques instants plus tôt. Debout, l'enfant surplombait ses parents, à moitié allongés sur leurs lits.
- « Bonzour Maman ! » lança-t-il en direction d'Alice sous le regard attendri de Lily.
C'est alors que tout ce produisit. Durant une fraction de seconde, la jeune femme vit dans les yeux d'Alice se refléter quelque chose, une lueur étrange. Elle vit alors la jeune femme se redresser d'un coup et pousser un léger cri. Elle tendit alors les bras, les larmes avaient envahis ses yeux et elle fixait Neville avec tant d'amour que Lily en fut bouleversée. La jeune femme en était persuadée, Alice venait de reconnaître son fils. Elle ne le voyait plus comme le petit garçon attendrissant qui venait la voir régulière, elle le voyait bien comme la chair de sa chair, comme le bébé qu'elle avait porté dans son ventre, comme son petit garçon. Il y avait de nouveau dans ses yeux cette lueur d'amour maternelle, Alice était redevenue une maman. Emue, Lily resta un moment sans réagir. Mais Alice poussa un autre cris, presque désespéré en tendant toujours les bras vers son fils. Neville avait l'air un peu inquiet mais ne semblait pas avoir peur. Lily le prit alors dans ses bras et alla placer le petit garçon près de sa mère. Alice le prit aussitôt contre elle et le serra contre son cœur. Neville noua ses petites mains autour de son cou et posa un baiser sur ses joues. Alice se mit alors à pleurer des larmes de joies.
Lily n'était pas loin non plus de fondre en larme. C'était bouleversant. Tremblante, elle laissa la maman et son fils se retrouver et passa devant le lit de Franck qui les regardait avec attention et tendresse, quelque chose était aussi en train de se passer dans sa tête. Lily se dépêcha de quitter la chambre et appela de toutes ses forces.
- « Augusta ! Horace ! Venez vite ! Venez voir ! »
Elle rentra alors dans la pièce. Franck s'était assis dans son lit et scrutait dans le lit d'en face Alice et Neville, toujours enlacés. Il avait l'air de contempler la plus belle chose qu'il n'ait jamais vu. Lily les observa en séchant du bout des doigts les quelques larmes qui se formaient aux coins de ses yeux. Elle entendit alors les bruits de pas précipités de Horace et Augusta dans le couloir.
- « Que se passe-t-il ? » s'écria cette dernière sans jeter un seul regard aux deux lits de la pièce, visiblement inquiète.
Lily avait du lui faire peur en leur demandant de venir précipitamment.
- « Elle reconnaît Neville ! » annonça-t-elle en souriant largement « Elle l'a reconnu dès qu'il l'a appelé Maman ! Elle a absolument voulu le prendre dans ses bras, elle l'a reconnu ! »
Augusta la fixa alors avec des yeux exorbités avant de se retourner précipitamment pour vérifier par elle-même ce qu'elle venait d'apprendre. En voyant le tableau qui se déroulait sous ses yeux, elle plaqua ses mains contre sa bouche pour étouffer un cri de surprise, d'heureuse surprise. Elle se mit alors à trembler et Lily se demanda si elle n'allait pas tomber dans les pommes. Elle fit alors un pas pour pouvoir intervenir si jamais elle défaillait. Mais Augusta semblait bien tenir le choc. Elle s'approcha d'Alice qui serrait encore son fils contre elle, respirant l'odeur de ses cheveux, lui embrassant le visage à de nombreuses reprises. Elle donnait l'impression de ne pas l'avoir vu depuis des années, ce qui était le cas en quelque sorte. Franck quand à lui ne les quittait pas des yeux. Il souriait largement, visiblement heureux. Lily se tourna alors vers Horace qui, les bras croisés regardait la scène d'un air ravi.
- « Je crois que nous sommes en train de vivre un moment exceptionnel » souffla-t-il
- « J'en suis sure » murmura Lily
Augusta avait maintenant enlacé sa belle-fille et son petit fils et elle pleurait abondamment.
- « C'est merveilleux ! » souffla-t-elle en se redressant.
Elle alla alors embrasser son fils et elle resta près de lui, assise sur le lit.
- « Vraiment merveilleux ! » repéta-t-elle, heureuse.
- « Et ce n'est qu'un début ! » lança joyeusement Horace « Ceci est un énorme progrès pour nous ! C'est surtout le signe que cette potion marche et que nous n'avons définitivement plus de soucis à nous faire pour cette lettre du Département de la Justice ! Ca marche ! Ils vont mieux, ils font des progrès… Quel plus bel exemple de réussite aurions nous pu avoir que ce magnifique acte d'amour d'une mère pour son fils ! »
Lily et Augusta hochèrent la tête d'un air entendu.
- « Nous allons donc poursuivre le protocole, et peut être même augmenter les doses de potion pour voir si nous n'obtiendrions pas de meilleurs résultats… » murmura Horace d'un air méditatif.
- « Tout ce que vous voudrez ! » lança Augusta, radieuse.
Lily regarda encore une fois Neville, qui était maintenant assis sur les genoux de sa mère, face à elle. Tous les deux ne faisaient que se regardait mais il y avait un réel échange entre eux. Lily eut un léger rire. Elle était plus convaincue que jamais que Franck et Alice feraient de nouveaux progrès, et elle avait hâte de rentrer chez elle pour partager la bonne nouvelle avec James…
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Assis à son bureau, le professeur Dumbledore fixait avec une attention toute particulière à la bague noire qu'il portait toujours autour de son bras noirci. Il paraissait mort calciné, mais il n'en était rien. Un examen médical approfondi de Mrs Pomfresh avait été très rassurant sur ce point. Le seul détail gênant dans toute cette histoire était que la bague ne voulait pas quitter son doigt. Il avait essayer par toutes sortes de moyen, des plus compliqués, comme des sortilèges d'ancienne magie, au plus simple, le bon vieux savon… Mais rien n'y avait fait. Il était toujours là, solidement arrimé sur son doigt. Il soupira et continua de l'observer. Il en ressentait les émanations magiques glisser sur sa peau noircie. Il était intrigué par cet objet et souhaitait ardemment en percé les mystères. Mais pour l'heure il n'en avait pas la possibilité. De toute façon, le plus important avait été réalisé. Il était entré en possession d'un nouvel Horcrux. Et même si celui-ci n'étais placé avec les autres, bien en sureté dans la salle dont lui seul avait l'accès, il n'en était pas moins extrêmement protégé. Il caressa doucement la pierre noire d'un des doigts de son autre main. Elle était tiède, il s'en dégageait continuellement une douce chaleur, ce qui était surprenant car elle avait plutôt l'air d'être aussi gelé que la glace.
Il fut tiré de ses réflexions par un petit bruit aigu. L'horloge venait de lui signifier que l'heure de son rendez-vous était arrivée. Et ce n'était pas un rendez-vous qu'il pouvait se permettre de manquer. Les réunions du Conseil d'Administration de Poudlard ne pouvaient évidemment pas se dérouler sans le directeur de l'école. Il se leva donc de son bureau, se saisit d'une pile de parchemin qui contenait des documents de toutes sortes. Il récupéra également sa plus belle plume, et sans plus attendre, il quitta la pièce. Les réunions du Conseil d'Administration avaient lieu, suivant une tradition ancestrale qui remontait au temps des Quatre Fondateurs, dans une salle spécialement aménagé à cet effet. On l'appelait, sans originalité, la Salle des Conseils. Elle se trouvait un peu à l'écart de la zone du château où se concentraient les cours et les dortoirs, pour des raisons de calme sans doute. Le professeur Dumbledore s'y rendit d'un pas léger. Il ne mit que quelques minutes à atteindre sa destination. Comme toujours, il était le premier. Il pénétra donc sans plus de cérémonies dans la salle.
Elle était immense. Sur chaque mur se trouvait une tenture aux couleurs de chacune des maisons. Gryffondor faisait face à Serpentard, Serdaigle à Pouffsouffle… En son centre se trouvait une très grande table faite en vieux bois. Le bruit des pas du professeur sur le carrelage raisonnait sur les voûtes du toit, créant une léger musique dans ce lieu désert. Dumbledore se rendit à la place qui lui était réservé. En tant que directeur, il avait l'honneur de présider l'assemblée et était à ce titre placé en bout de table. Il venait de terminer de placer tous ses documents devant lui quand les premiers membres du Conseil firent leur entrée. Tous le saluèrent respectueusement avant de prendre leur place, s'évertuant à lui demander ce qui était arrivé à son bras. L leur répondit, comme à tous ceux qui lui avait posé la question, qu'il ne s'agissait qu'une banale erreur dans un sortilège, et le sujet fut clos. Certains se mirent alors à discuter entre eux, d'autres relisaient leurs notes. Au bout de dix minutes, la pièce était emplie des bruits des murmures des discussions qui se répercutaient en échos sur les murs. Lorsque tous les sièges furent occupés, signe qu'il ne manquait plus personne, le professeur Dumbledore tapota de sa baguette sur la table en bois. Peu à peu, les conversations cessèrent et les personnes présentes se tournèrent vers lui. C'est alors qu'il la vit. Debout, à l'autre bout de la table, près des deux représentants du Ministère se tenait une jeune femme qu'il ne se souvenait pas avoir rencontré auparavant. Elle était entièrement vêtue de rose, ce qui lui donnait plus une image de petite fille que de jeune femme. Elle tenait, serré contre son chemisier à dentelles une pochette en carton, rose également. Il la fixa d'un air grave, mais la jeune femme qui semblait tout aussi sérieuse que lui détourna le regard. Le silence était tombé sur l'assemblée. Tous attendaient qu'il prenne la parole. Le professeur Dumbledore se racla alors doucement la gorge et lança d'une voix forte et claire.
- « Bonjour à tous. Je suis content de tous vous retrouvez autour de cette table. J'espère que cette réunion, comme toutes celles qui ont eu lieu jusqu'à présent se passera bien. Avant de commencer ce conseil à fortement parlé, j'aimerais beaucoup offrir un siège à madame… » lança-t-il en faisant apparaître un fauteuil juste à côté de la jeune femme en rose « à qui je n'ai pas eu l'honneur d'être présenté » ajouta-t-il galamment pour souligner le moins grossièrement possible le fait que cette jeune personne qui semblait visiblement décidée à s'incrusté dans cette réunion et qui n'avait même pas pris la peine de se présenter.
- « Merci beaucoup professeur Dumbledore » minauda la jeune femme, ce qui lui donna un air agaçant « Je suis Dolorès Ombrage, je travaille au Département de Régulation des Créatures Magiques »
- « Je suis enchantée madame » lança Dumbledore du ton le plus aimable qu'il pu « Mais puis-je me permettre de vous demander la raison de votre présence parmi nous ? »
- « Oh bien sur ! » s'exclama la jeune femme avant d'émettre un rire dénué de toute joie qui lui donnait plus un air cruel qu'autre chose « Mais je pensais que vous aviez lu l'ordre du jour. Je viens en raison du troisième point dont vous allez discuter »
Dumbledore fronça les sourcils. Il se saisit rapidement du parchemin sur lequel était annoté les différents sujets qui seraient abordés lors de cette réunion. Il porta toute son attention sur le troisième point : « Sécurité au sein de l'établissement ». Il ne comprenait pas bien de quoi il était question. La sécurité de Poudlard ne posait aucun problème. Il avait à de nombreuses reprises prouver qu'il n'existait aucun endroit plus sur que Poudlard, il ne voyait pas pourquoi ce sujet revenait sur le tapis.
- « Fort bien… » souffla-t-il « Et bien madame, puisque vous vous êtes tout spécialement déplacé pour vous joindre à nous, et si les autres membres du Conseil sont d'accord, je propose que nous commencions par le point trois de l'ordre du jour… »
Il embrasa alors du regard la petite assemblée, tous acquiescèrent d'un signe de tête. Personne ne semblait être déranger par ce changement de dernières minutes.
- « Parfait » lança alors Dumbledore « Dans ce cas, Mrs Ombrage, la parole est à vous… »
Il croisa alors ses mains au dessus de la table et accorda toute son attention à la jeune femme. Cette dernière se leva et eut un petit rire qui ressembla grandement à un croassement. Elle étala alors consciencieusement ses parchemins devant elle, pourtant une fois qu'elle eut relevé les yeux, elle ne les baissa pas une seule fois. Apparemment, elle connaissait son sujet par cœur et était déterminée. Cela inquiéta un peu Dumbledore, mais il n'en montra rien.
- « Et bien professeur… » commença-t-elle « Je vous remercie tout d'abord de m'accueillir parmi vous »
Dumbledore lui adressa un léger signe de tête, bien qu'il pensait que la jeune femme était culottée de se conduire comme si elle avait été invitée.
- « Si je suis venue vous voir lors de ce Conseil, c'est qu'il y a peu de temps, j'ai été mise au courant d'une information de la plus haute importance. J'ai appris par le plus grand des hasards que Poudlard n'était plus un lieu entièrement sur pour nos jeunes têtes blondes. Bien évidemment, je suis soucieuse, comme tout le monde ici du bien être de nos jeunes, et j'aurais agit bien avant si je l'avais pu. Malheureusement, il ne fallait pas que je fasse les choses à la va-vite. J'ai donc du réunir tous les documents nécessaires, tous les textes de lois et tous les traités nécessaires, et j'y suis parvenue. J'ai donc maintenant tous les moyens pour rendre à cette école la sécurité qu'elle se glorifie d'avoir en toute circonstance ».
Elle avait l'air fier d'elle. Elle souriait et paraissait sure d'elle. Le professeur Dumbledore, lui ne comprenait pas bien.
- « Je vous prie de bien vouloir m'excuser madame Ombrage, mais j'ai bien peur de ne pas avoir saisit de quoi il s'agit. Mon école est un endroit parfaitement sur, j'en ai fait la preuve à de nombreuses reprises devant ce conseil. Ces derniers temps, j'ai même engagé une nouvelle équipe de jeune gens qui patrouillent aux abords de l'établissement pour renforcer encore plus la sécurité de nos étudiants et… »
- « Oh bien sur ! La sécurité extérieure du château et excellente et mérite d'être reconnue à sa juste valeur ! » le coupa Ombrage « Ce n'est pas cela dont je voulais parlé ! Je suis en mesure de vous apprendre que le danger vient de l'intérieur de l'établissement ! »
Un murmure surpris et choqué traversa l'assemblée. Le professeur Dumbledore resta silencieux mais n'en était pas moins soucieux. Il était loin de n'avoir rien à se reprocher. Mais il doutait fortement que cette jeune femme ait pu trouvé quelque chose de réellement compromettant.
- « Silence ! » réclama d'une voix posée le professeur tandis que les murmures des membres du Conseil s'élevaient de plus en plus fort « Silence ! Mrs Ombrage, auriez vous l'amabilité de préciser votre pensée, je ne comprends toujours pas de quoi il retourne ! »
La jeune femme semblait jubiler. Apparamment, elle attendait ce moment depuis longtemps et avec impatience. Elle donnait l'impression d'être une petite fille sur le point de faire du mal à une de ses camarades de classes, uniquement pour le plaisir.
- « Il y a dans votre équipe pédagogique une personne à qui on ne devrait pas confier des enfants, car il est extrêmement dangereux ! » annonça-t-elle fièrement.
- « Je ne vois pas de qui vous voulez parler, je réponds de mes professeurs comme de moi-même ! » lui assura Dumbledore.
- « Réellement ?! » lui demanda Ombrage d'une voix hautaine, comme si elle était persuadée de connaître un secret que personne d'autre ne savait « Même de Remus Lupin, ce loup garou qui enseigne la Défense Contre les Forces du Mal ?! »
Dumbledore ne pu s'empêcher de tressaillir. Comment cette jeune femme avait osé ! Elle n'avait donc aucune considération pour les autres pour se permettre ainsi de dévoiler au grand jour une information telle que celle là ! Ce n'est qu'à cet instant qu'il comprit que la jeune femme avait extrêment bien calculé ses actes. Elle avait fait en sorte qu'un maximum de gens apprenne la lycanthropie de Remus. Pourquoi, il n'en savait rien, mais tout cela avait été minutieusement préparé.
- « Même monsieur Lupin. Il est un professeur remarquable dont les élèves disent le plus grand bien et dont les méthodes éducatives et pédagogiques ont été largement prouvées. » lança-t-il suffisamment fort pour couvrir les murmures de stupéfaction des autres personnes présentes dans la pièce.
Cette déclaration fut suivit d'un silence presque total. Dumbledore avait tous les regards fixés sur lui, mais lui, ne quittait pas des yeux la jeune femme qui le fusillait du regard.
- « C'est un monstre ! » cracha-t-elle méchamment.
- « Je ne vous permet pas d'insulter qui que se soit dans l'enceinte de mon école ! » la réprimanda-t-il sévèrement.
Elle blêmit de rage et serra les poings.
- « Vous le saviez ? » demanda-t-elle, presque haineuse.
- « Oh ! Vous pensiez m'apprendre la nouvelle ?! » ironisa-t-il « Vous pensiez que monsieur Lupin ne m'avait pas mis au courant de sa condition ? »
- « Et vous l'avez tout de même engagé ? En connaissance de cause ?! » s'étrangla-t-elle
- « Parfaitement. Monsieur Lupin n'est plus lui-même que quelques heures par mois. Le reste du temps, il est totalement apte à assurer la tâche qu'on lui a confié et dans laquelle il excelle » répondit posément le professeur Dumbledore.
- « Vous… »
Mais la jeune femme n'alla pas plus loin. Elle était visiblement hors d'elle et fulminait.
- « Il y a réellement un loup-garou dans l'école ? » demanda un membre du Conseil qui était un parent d'élève
- « Effectivement » avoua Dumbledore
Il ne servait plus à rien de cacher la vérité maintenant.
- « Mais c'est dangereux ! » lança-t-elle d'une voix blanche
- « Absolument pas. Le professeur Lupin est un homme responsable et particulièrement soucieux de la sécurité. Il sait que pour son bien et pour celui des élèves, il doit être prudent. Ses horaires ont été aménagé et jusqu'à présent, personne n'est jamais venu se plaindre de son travail »
- « Mais c'est une bête… » grogna un autre membre du Conseil.
- « Encore une fois, je vous demande instamment de ne manquer de respect à personne dans mon école » lança le professeur d'une voix menaçante.
Un silence gêné tomba sur la salle. Aux regards que les membres du Conseil échangèrent, Dumbledore su que malheureusement que les jours de Remus à Poudlard était compté. Il décida alors de tenter le tout pour le tout.
- « Vous avez ma parole que le professeur Lupin ne représente en rien une menace, maintenant que tout ceci est mis au clair, nous allons pouvoir passer au point suivant… »
- « Vous n'allez rien faire ?! » s'indigna Ombrage.
Dumbledore soupira et leva les yeux vers elle.
- « Non, il n'y a rien qui mérite qu'on y prête attention »
Il la vit alors se saisir d'un parchemin qu'elle brandit fièrement.
- « Vous n'avez pas le droit ! D'après l'article 72-B de la convention de partenariat avec les créatures dangereuses vous avez, et je cite ''interdiction d'employer une créature dangereuse ou potentiellement dangereuse dans un lieu public ou privé en contact avec des êtres vulnérables ou fragiles dont la liste est donnée en index'' . Seriez-vous surpris d'apprendre que des enfants et des adolescents entre dans la catégorie des être vulnérables et fragiles, professeur ? » demanda-t-elle d'un air mauvais.
Le professeur Dumbledore émit un grondement sourd et menaçant. Mais déjà une copie du parchemin circulait parmi les membres du Conseil.
- « Vous êtes en toute illégalité ! Vous ne pouvez plus continuer à employer Remus Lupin ! » s'écria-t-il, victorieuse.
Dumbledore ferma les yeux et soupira.
