Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en général mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !
Bonne lecture à vous tous… Aylala
Note 1 : J'ai terminé de rédiger cette histoire en mai 2007. Il n'y a donc dans cette fiction AUCUNE INFORMATION concernant Harry Potter and the Deathly Hallows. Je n'ai fait qu'émettre des suppositions sur ce qui aurait pu se passer. Si par hasard j'avais deviné quelque chose, c'est que je possède un Troisième Œil très efficace !
Par respect pour les lecteurs qui n'ont pas encore eu la chance de lire le tome 7, je vous demande de ne faire AUCUNE ALLUSION au septième tome dans vos reviews… Ne gâchez pas le plaisir de ceux qui ne savent pas lire l'anglais svp !
Note 2: J'ai pris une grande décision, ou plutôt je me suis fixée un but : terminer la publication de ma fic avant la sortie en français de HP 7 en français ! Attendez vous donc à une publication beaucoup plus régulière et rapprochée ! -
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Ce qui aurait pu se passer
Chapitre cent trente sept : Un ange de plus
«
Un ange de plus entre nos bras
Que ta vie nouvelle
Toujours
soit plus belle »
Frederick François ( Petite Sarah)
- « AAAAAh ! »
Le cri fut suivit par le bruit d'un objet qui éclate avant que le silence ne revienne. Rodolphus soupira et quitta son journal des yeux. Il aperçut sur la vitre de la fenêtre des éclats d'argile se fracasser dans un crépitement. La porte du salon s'ouvrit alors et McNair entra dans la pièce.
- « C'est quoi ce bruit ? » demanda-t-il
- « Bellatrix » répondit Rodolphus.
Il vit son ami le regarder avec surprise avant d'ajouter.
- « Tu pourrais être plus précis ? »
- « Elle est comme ça depuis que nous somme revenu de l'entreprise de son cousin ! Elle est tellement furieuse qu'ils nous aient échappé qu'elle doit évacuer… » expliqua Rodolphus
- « Et elle n'a pas d'autre moyen pour évacuer ? » reprocha alors McNair.
Rodolphus lui lança alors un regard noir.
- « Enfin je veux dire… Un moyen un peu moins… bruyant »
McNair s'empêtrait dans ses explications et Rodolphus estima qu'il en avait assez entendu et se leva. Il passa devant son ami et quitta la pièce en abandonnant son journal sur le fauteuil qu'il venait de quitter. Il traversa rapidement l'entrée et quitta la maison. Il fit le tour de la demeure pour se rendre dans le jardin à l'arrière. Bellatrix s'y trouvait. Elle avait l'air déterminée et furieuse. Cette colère ne l'avait pas quitté depuis cette fameuse mission à Jasire. Et si, dans un premier temps, Rodolphus avait très bien compris la mauvaise humeur de sa femme, cela faisait deux jours désormais et cela commençait vraiment à bien faire. Il s'appuya contre le mur blanc de la maison, croisa ses bras sur sa poitrine et observa sa femme. Armée de sa baguette, elle faisait léviter des pots en argile qu'elle faisait s'envoler très haut. Puis elle les laissait tomber et là, en hurlant sa colère et sa frustration, elle jetait un sort au pot qui explosait en plein vol, des petits morceaux d'argile voltigeant un peu partout. Bellatrix abaissa alors sa baguette, elle était essoufflée et ne paraissait pas plus soulagée pour autant.
- « Tu ne crois pas que ça commence à bien faire ? » lui lança alors Rodolphus.
La jeune femme se tourna vers lui et lui lança un regard noir.
- « On t'entend depuis le salon ! »
Elle souffla et brandit une nouvelle fois sa baguette pour faire s'envoler un nouveau pot.
- « A quoi ça t'avances de faire ça ? » demanda Rodolphus en s'approchant d'elle en enfonçant ses mains dans ses poches.
- « Ça me défoule ! » lança la jeune femme
- « Ça va faire deux jours que tu te défoules » lui rappela le jeune homme tandis que sa femme faisait exploser le pot d'argile. « Tu devrais arrêter maintenant »
- « Non ! J'ai envie de continuer encore un peu ! »
- « Mais bon sang Bellatrix ! Pourquoi tu te mets dans des états pareils ! »
- « On était si près Rodolphus ! Si près ! On a faillit les avoir ! On les aurait eu si on n'avait pas perdu tant de temps au départ ! »
- « On ne pouvait pas savoir qu'ils avaient anticipé ce qu'on allait faire ! Notre technique a toujours parfaitement marché ! On ne pouvait pas… »
- « Si on pouvait ! Rodolphus, bien sur que si on pouvait ! » s'emporta alors Bellatrix.
Le jeune homme s'approcha alors d'elle et se redressa de toute sa hauteur pour lui montrer qu'il n'était absolument pas impressionné par son accès de colère. Depuis le temps qu'ils étaient mariés, il savait reconnaître les véritables accès de rage et de fureur et celui là n'en était pas un. Elle était tout simplement très vexée que son cousin et Potter lui aient échappés.
- « Franchement Bella, je ne comprends pas pourquoi tu te mets dans un tel états ! Tu es persévérante, et déterminée ! Tu auras d'autres occasions de les avoir » lui lança-t-il
- « Ne dis pas n'importe quoi ! Tu sais très bien comme moi que c'était une occasion en or ! Une occasion qui ne se représentera plus ! Je ne suis pas stupide ! Je sais très bien que j'ai eu beaucoup de chance de trouver où ils travaillaient, je ne me fais pas d'illusions ! Et tu as très bien constaté comme moi qu'il n'y avait aucun indice qui pourrait nous indiqué où ils pourraient vivre ! »
- « Et alors ?! Tu as tout de même réussit à les retrouver une fois ! Tu y arriveras une deuxième fois ! J'ai confiance en toi ! »
- « Mais ça prends du temps ! Le Seigneur des Ténèbres n'attendra pas indéfiniment ! Cela fait déjà trop longtemps qu'il attend des résultats de ma part ! Il veut tellement cet enfant ! »
- « Tu n'es pas la seule à avoir échoué pour le retrouver ! » lui rappela Rodolphus
- « Ce n'est pas une raison et encore moins une excuse ! » grogna la jeune femme en lui tournant le dos « Je ne suis pas un mangemort comme les autres Rodolphus ! Je ne veux pas être comme les autres ! Je veux être la meilleure ! »
- « Mais tu es la meilleure ! Tu compte parmi les mangemorts les plus déterminés et les plus recherchés par les aurors ! Je suis sur que le Seigneur des Ténèbres le sait et… »
- « Que peux-tu bien savoir de ce que pense notre Maître ! » lui rétorqua-t-elle
- « Je suis persuadé qu'il a remarqué la valeur que tu avais en tant que mangemort ! C'est pour ça qu'il t'a confié tant de mission jusqu'à présent ! Et il continuera encore ! »
- « Il ne m'en confiera plus si je ne lui apporte pas ce qu'il cherche ! »
- « Il sait que la recherche de ce mioche est difficile ! »
Bellatrix grogna un peu et fit quelques pas dans le jardin. Rodolphus la regarda un moment avant de reprendre la parole.
- « Tu te focalises trop là-dessus ! Tu en arrives à négliger certaines choses importantes ! »
La jeune femme se retourna alors un air grave.
- « Si tu veux encore me dire que je te néglige… »
- « Je ne parle pas que de moi ! » lui lança son mari « Je parlais surtout de tes autres missions que tu négliges maintenant ! Tu faisais tellement de missions ! Tu étais tellement active ! Maintenant tu ne fais plus que penser au fils Potter ! Tu ne parles quasiment plus que de ça, on dirais que tu ne vis plus que pour ça ! Je me demande même si tu n'en rêves pas la nuit ! »
- « Et que proposes-tu ? » lui demanda-t-elle presque avec un air de défi.
- « Penses à autre chose bon sang ! Libère toi un peu de cette mission ! Fais en d'autre en parallèle ! Je n'aime pas te voir t'éteindre et te voir te fixer sur ça ! » lui lança-t-il enfin.
Cela faisait longtemps qu'il avait envie de lui dire ce qu'il avait sur le cœur depuis quelques temps déjà. Il espérait vraiment qu'elle comprendrait. Il ne voulait pas que sa femme ne pense à rien d'autre qu'à sa mission. Elle avait trop de potentiel pour le gâcher ainsi. Rodolphus était convaincu que Bellatrix était capable de faire de grandes choses et il voulait la pousser dans ce sens.
- « Tu as sans doute raison » souffla enfin Bellatrix « Je vais peut être faire d'autre choses… Ça m'aidera peut être à mieux avancer dans cette quête là… »
Rodolphus se mit à sourire. Sa femme avait l'air de s'être calmée et son message était passé, il n'en demandait pas plus.
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Océane prit une très grande inspiration tandis qu'elle pénétrait dans un petit bois très accueillant au bras de Sirius. En ce début du mois de juin, les journées étaient belles et agréables. C'était un moment idéal pour se promener un peu en famille. Ces derniers jours, tout le monde avait été très stressé, et se détendre et décompresser un peu allait faire du bien à tout le monde. Encore fallait-il y arriver… A côté d'elle, Sirius se tenait droit comme un « i », le visage fermé et les sourcils froncer. Océane soupira, mi agacée, mi amusée. Le jeune homme avait assez mal supporté quand il avait su que Leopoldus et Flumena allaient passer l'après midi avec eux. C'était la première fois depuis la gigantesque crise de jalousie qui avait conduit Océane à se rendre chez ses parents que Sirius et eux se revoyaient. Il restait entre eux, et particulièrement entre Sirius et Leopoldus une tension palpable que rien ne parvenait à dissiper. C'était ce qui expliquait le comportement si retenu du jeune homme. Tandis que Lalyh couraient en riant sur le chemin, à la poursuite d'un cerceau ensorcelé par son grand père pour rouler sans jamais tomber, Océane au bras de Sirius qui l'aidait à marcher se tenait à côté de ses parents et personne ne disait rien. Dans un sens, cela arrangeait la jeune femme qui n'aspirait qu'au calme maintenant que sa grossesse arrivait à son terme, mais, elle aurait voulu que les relations entre ses parents et son mari soient moins conflictuelles.
- « Ne la faites pas aller trop loin ! » grogna alors Sirius sans se tourner vers son beau-père « Vous ne voyez pas que nous arrivons à un croisement ! »
- « Je sais parfaitement ce que je fais ! » lui rétorqua Leopoldus d'un ton sec tandis qu'il forçait le cerceau à faire demi tour.
Lalyh se lança à nouveau à sa poursuite et ne tarda pas à les rejoindre.
- « Accore ça roule ! » lança-t-elle en souriant à son grand père tandis que celui-ci l'avait pris dans sa main.
- « Non, ton père pense que je vais te faire aller trop loin et peut être même te perdre dans les bois ! » railla un peu méchamment Leopoldus, s'attirant ainsi le regard sévère de son épouse.
- « Je n'ai jamais dit ça ! » se défendit Sirius en se tournant enfin vers lui.
Océane réalisa que c'était la première fois depuis l'arrivée de son père que Sirius le regardait.
- « Viens princesse… » ajouta le jeune homme en lui tendant la main.
Lalyh ne se fit pas prier et se précipita pour prendre la main de son papa. Elle se mit alors à sautiller doucement.
- « Fais Woua Woua ? » demanda-t-elle en hochant la tête.
Sirius se tourna immédiatement vers Océane en souriant mais la jeune femme lui lança un regard sévère. Il ne pensait tout de même pas réellement à se transformer en Patmol devant ses parents ?! D'accord, il était désormais un animagus déclaré, mais elle n'avait pas envie de se lancer maintenant dans des explications aussi bien compliquées que mensongères pour expliquer le fait que son mari ait appris à 16 ans à se transformer en un grand chien noir…
- « Euh non princesse… Pas aujourd'hui, une autre fois… » répondit alors Sirius en se penchant pour la porter.
Il l'installa sur ses épaules et la petite fille s'agrippa à ses cheveux en souriant.
- « On va jouer à autre chose » souffla-t-il en souriant.
Océane le vit alors se tourner vers elle et lui adresser un clin d'œil.
- « Je te laisse un moment marcher seule… »
Il agrippa alors fermement les cuisses de leur fille et se mit à courir. Le rire de Lalyh transperça le silence de la forêt en une musique que Océane adorait.
- « Il est fou ! Si elle tombe, elle peut se rompre le cou ! » s'exclama Leopoldus d'un air sévère.
- « Elle ne tombera pas, Papa ! » soupira Océane « Sirius sait ce qu'il fait ! »
- « Qu'est-ce que c'est que ce jeu, le Woua Woua ? » demanda Flumena
- « Oh, c'est un jeu que Sirius à inventer » répondit laconiquement la jeune femme en souriant.
Elle adorait voir Lalyh jouer avec Patmol. Cela la faisait toujours beaucoup rire de voir ce gros chien noir plier sous les assauts d'une toute petite fille qui le malmenait sans le vouloir. Beaucoup de poils étaient arrachés dès lors qu'ils jouaient ensemble….
- « Nous avons une belle journée aujourd'hui » lança alors Flumena en souriant « C'est agréable d'être dehors… »
- « Très » répondit Océane en souriant « Ça me fait beaucoup de bien de prendre l'air, je ne suis pas beaucoup sortie ces derniers temps »
- « Tu avais besoin de repos » murmura Flumena en posant sa main sur son bras « En tout cas, je suis très contente de passer la journée avec Sirius et toi »
- « Mouais… Plus avec toi qu'avec lui mais enfin… »
- « Papa ! » s'indigna Océane en s'arrêtant net sur le chemin et en se tournant vers son père. « Je te rappelle que c'est de mon mari dont tu parles là ! »
- « Un mari assez peu prévenant vu l'état dans lequel il t'a mise l'autre fois… »
- « Je te défend de dire ça ! » s'insurgea Océane « Cette histoire ne regarde que Sirius et moi ! Et si je te dis que nous avons tout réglé, c'est que nous avons tout réglé et tu ne devrais même pas avoir de commentaires à faire là-dessus ! Par Merlin ! C'est trop vous demander que de vous comporter en adulte et d'arrêter de vous chercher sans arrêt ! »
- « Je ne suis pas le seul en cause ! »
- « Je sais que Sirius ne met pas non plus beaucoup du sien mais… Oh et puis zut ! Arrêtons de parler de ça, ça m'énerve ! » décréta la jeune femme.
- « Tu as raison, ne parlons pas de cela » souffla Flumena après avoir lancé un regard sévère à son mari.
Océane soupira. Quelque chose lui disait qu'il faudrait à sa mère et elle beaucoup de persuasion et de temps pour convaincre leurs maris respectifs de faire au moins semblant de s'apprécier un peu… C'est alors que Sirius revint, toujours en courant, et Lalyh toujours perchée sur ses épaules.
- « Accore ! Accore ! Accore ! » s'exclama-t-elle
- « Eh ! Cinq minute, ma belle ! On voit bien que ce n'est pas toi qui court ! » répondit le jeune homme légèrement essoufflé et les joues un peu rouge.
- « Oui et d'ailleurs si on veut qu'elle dorme bien cette nuit, ce serait bien que ce soit elle qui court ! » lança Océane
- « Mais tu es folle ?! Elle ne peut pas me porter ! » plaisanta Sirius en faisant descendre sa fille de son perchoir.
Océane se mit à sourire doucement et fit mine de ne pas avoir entendu le soupir agacé que son père venait de pousser.
- « On fait la course princesse ? » demanda alors Sirius.
En moins de temps qu'il ne fallut à la fillette pour répondre, elle s'était déjà élancée. Sirius, bien sur, courait moins vite qu'elle pour la laisser gagner.
- « C'est un grand enfant en fait… » plaisanta gentiment Flumena en les regardant s'éloigner.
- « Oh oui ! » lança Océane d'un air attendri.
La jeune femme se sentit alors un peu bizarre. Elle s'arrêta de marcher et c'est alors qu'elle sentit un liquide chaud se répandre sur ses cuisses et couler le long de ses jambes. Elle baissa les yeux sur le sol mais ne vit rien car elle portait une jupe longue, pourtant elle savait très bien ce qui était en train de se passer. Elle venait de perdre les eaux, Maelys n'allait pas tarder à arriver…
- « Oh ! » s'exclama-t-elle alors
- « Que se passe-t-il ?! » s'inquiéta Flumena en se précipitant vers elle « Il y a un problème ? »
- « Non… Mais appelle Sirius, je vient de perdre les eaux » annonça calmement la jeune femme avec un léger sourire que sa mère lui rendit.
Leopoldus quand à lui, devint d'un seul coup blême. Il se tourna de part et d'autre et lorsqu'il aperçut Sirius se précipita vers lui en courant.
- « Black ! Black ! »
- « Il s'appelle SIRIUS ! » lui hurla Océane tandis que sa mère la prenait par le bras.
- « Ne t'agite pas pour rien ! » mumura Flumena en souriant « Pendant un moment au moins, ils oublieront de se faire la guerre… »
La jeune femme se mit à sourire et il ne fallut que quelques secondes avant que Sirius ne se retrouve à ses côtés.
- « C'est vrai ? Le bébé arrive ? » demanda-t-il en souriant largement.
Il avait l'air moins stressé que pour la naissance de Lalyh, mais la jeune femme savait que cela ne durerait qu'un temps…
- « Oui, il faut qu'on aille à Ste Mangouste » lui répondit-elle
- « D'accord, laisse moi le temps d'aller déposer Lalyh chez James et… »
- « Non Sirius… Si tu ne veux pas que notre fille naisse dans cette forêt, il faut qu'on aille à Ste Mangouste maintenant ! »
Le sourire disparut immédiatement du visage du jeune homme qui la fixa avec inquiétude.
- « Déjà ?! »
Océane se contenta d'hocher la tête.
- « Mais qu'est-ce qu'on va faire de Lalyh ? » demanda Sirius en se tournant vers Leopoldus qui avait pris sa petite fille à son cou.
- « Nous allons la garder le temps qu'il faudra » assura Flumena en souriant « Ne vous inquiétez pas… »
Pourtant le regard que Sirius lança à Océane à cet instant là montrait bien qu'au contraire il s'inquiétait beaucoup. Océane ne savait pas si ce qui le stressait le plus était de savoir Lalyh avec son grand père ou s'il gardait en mémoire que quelques jours plus tôt, il avait failli se faire capturer par Bellatrix qui, plus que jamais cherchait leur trace, mais la solution était toute simple.
- « D'accord » souffla Océane « Mais restez bien à la maison dans ce cas. Je ne veux pas que Lalyh soit dépaysée » mentit-elle.
- « Oui, à la maison ! » acquiesça Sirius.
- « D'accord » répondit Flumena en souriant.
- « Et maintenant, il faut partir Sirius ! » souffla Océane.
Le jeune homme prit juste le temps d'embrasser sa fille et de la prendre dans ses bras pour qu'elle puisse aussi embrasser sa maman.
- « Ne t'inquiètes pas chérie » souffla Océane en caressant les cheveux de sa fille « Maman va à l'hôpital avec Papa et quand on reviendra, tu auras une petite sœur »
La fillette hocha la tête d'un air grave et se laissa déposer dans les bras de son grand père sans broncher. Océane sentit alors Sirius lui enlacer la taille et souffler « Et maintenant, c'est partit ! » avant de transplaner. La jeune femme se sentit partir et ce n'était déjà pas une sensation agréable en temps normal, alors cette fois ci c'était encore pire. Elle fut grandement soulagée de se sentir arriver devant Ste Mangouste . Mais cela l'avait beaucoup fatiguée et ses jambes ne la portaient plus. Heureusement que Sirius était là pour la soutenir car sinon, elle se serait sans doute écroulée sur le sol.
- « Ça va ? » demanda Sirius avec inquiétude
- « Je ne tiens plus debout » souffla Océane dont la tête tournait un peu.
- « Par Merlin ! » s'affola le jeune homme.
- « C'est rien, c'est le transplanage… » tenta de le rassurer la jeune femme alors qu'une nouvelle contraction la gagnait, la forçant à agripper son ventre de ses deux mains.
- « Tu dis cela uniquement pour me rassurer ! » gronda Sirius en se redressant. « S'il vous plait ! » hurla-t-il « S'il vous plait ! Une guérisseuse ! »
Océane aurait voulu lui dire qu'il ne fallait pas qu'il s'affole ainsi mais elle avait trop mal. Elle remarqua à peine la jeune femme en uniforme de Ste Mangouste accourir vers elle.
- « Que se passe-t-il ? » demanda la jeune femme en se penchant un peu pour la regarder
- « Ma femme ! Elle est en train d'accoucher ! Elle ne tient pas debout, elle ne se sent pas bien, elle a mal… »
- « C'est votre premier bébé ? » demanda la guérisseuse à Océane, visiblement sans se préoccuper de l'inquiétude de Sirius.
- « Non, le deuxième… » souffla Océane dont la douleur disparaissait peu à peu.
- « Très bien, vous savez donc ce qui vous attend » murmura la guérisseuse en souriant.
- « Vous allez vous occuper d'elle ? » demanda Sirius qui était très tendu.
- « Bien sur » répondit la guérisseuse en s'éloignant un peu.
Elle tira sa baguette de sa poche et fit immédiatement apparaître un brancard qui se mit à flotter à quelques dizaines de centimètres du sol.
- « Monsieur, vous voulez bien m'aider à l'installer là-dessus ? » demanda-t-elle en souriant à Sirius.
- « Oui, oui, bien sur… » répondit le jeune homme.
Océane sentit qu'il la prenait délicatement et qu'avec l'aide de la guérisseuse, il l'allongea sur le brancard. La jeune femme se sentait un peu mieux, mais elle savait très bien que cela ne durerait que le temps d'attendre la prochaine contraction.
- « Comment vous appelez vous ? » demanda la guérisseuse en s'approchant d'elle
- « Océane… Océane Black »
- « Et bien, Océane, nous allons nous dépêcher de rejoindre la salle de travail »
La jeune femme hocha la tête et tendit la main pour prendre celle de Sirius. Elle lui adressa le plus beau sourire qu'elle avait en réserve. Il esquissa quand à lui un faible sourire, il avait maintenant l'air aussi stressé que pour la naissance de Lalyh. Mais elle savait qu'il serait parfaitement à la hauteur et très présent pour elle comme toujours. Elle sentit les doigts de son mari s'enrouler autour des siens et tout de suite elle se sentit mieux. Immédiatement, le brancard s'élança dans les airs à la vitesse de quelqu'un marchant à pas vifs. Elle préféra fermer les yeux, allongée ainsi et à cette vitesse, elle avait un peu peur.
- « Ça va aller Océane, nous serons bientôt dans la salle de travail et… »
Mais la jeune femme n'entendit pas la suite, une nouvelle contraction venait de la gagner et lui faisait horriblement mal. Cela dura plusieurs longues secondes avant qu'elle ne parvienne finalement à se détendre à nouveau. Son souffle était court et elle réalisa alors qu'elle venait de broyer la main de Sirius. Celui-ci grimaçait quand elle leva les yeux sur lui, mais arrêta dès que son regard croisa le sien. Elle pouffa de rire ce qui amusa beaucoup la guérisseuse.
- « Nous sommes arrivés Océane » lança la guérisseuse en ouvrant une porte vert pâle qui donnait sur une grande pièce blanche.
Le brancard s'arrêta juste à côté du lit et ensemble, Sirius et la guérisseuse la levèrent et l'installèrent sur le grand lit blanc qui se trouvait au centre de la pièce.
- « Monsieur Black ? » demanda la guérisseuse
- « Sirius » souffla Océane tandis que la guérisseuse souriait.
- « Sirius » reprit alors la guérisseuse « Visiblement, le travail a bien commencé. Je ne peux pas l'accoucher seule, il faut absolument que je réunisse une équipe. Je vais vous demander de rester ici, près d'elle »
- « Bien sur » assura Sirius
- « Il faudrait aussi que vous l'aidiez à enfiler cette blouse et que vous vous changiez vous-même » ajouta la guérisseuse en faisant apparaître sur une petite table un peu plus loin une petite pile de vêtements.
Sirius hocha la tête d'un air grave et tandis que la guérisseuse quittait la pièce, Océane le regarda se diriger vers les vêtements qui étaient apparus.
- « Ça va aller ? » demanda-t-il d'une voix qui tremblait malgré le fait qu'il essayait de le cacher
- « Oui, mais dépêche toi de m'enfiler cette blouse avant la prochaine contraction, chéri » répondit la jeune femme qui sentait déjà que ses douleurs n'allaient pas tarder à devenir beaucoup plus forte que ce qu'elles étaient pour le moment. Et déjà elle ne les supportait qu'à peine…
- « J'arrive… » souffla Sirius qui se rapprochait d'elle.
Il l'aida à
se déshabiller et à enfiler sa blouse avec la plus
grande douceur et la plus grande précaution avant de se vêtir
lui-même. Nue sous cette blouse large, la jeune femme ne se
sentait pas vraiment à l'aise, mais la présence de
son mari à ses côtés et l'arrivée
imminente du bébé lui fit bien vite oublier tout
cela.
Elle était arrivée à Ste Mangouste
depuis à peine une quinzaine de minutes quand toutes les
personnes nécessaires à ce que son accouchement se
passe dans les meilleures conditions possibles.
Océane avait déjà vécu cela une fois auparavant pourtant, elle n'arrivait pas à s'habituer à cette position très désagréable. A moitié couchée, à moitié assise, elle écoutait scrupuleusement les consignes de la sage mage qui lui demandait de pousser ou de respirer. Océane avait mal, très mal, mais elle essayait de se contenir. Près d'elle, Sirius ne cessait de lui tenir la main, replaçant de temps à autre une mèche de cheveux, collée par la sueur sur sa joue. Il lui soufflait des mots d'encouragement, des mots de soutien. Elle ne lui répondait qu'en serrant un peu plus fort sa main qu'elle tenait toujours dans la sienne. Le travail dura une vingtaine de minutes avant que la sage mage ne lui annonce:
- « Encore un tout petit effort madame et ce sera fini… »
Partagée entre la fatigue et les douleurs, mais surtout l'impatience de pouvoir serrer son bébé contre elle, Océane prit une grande inspiration avant de pousser de toutes les maigres forces qui lui restaient et c'est alors qu'un cri de nouveau né se fit entendre dans la salle. Essoufflée, exténuée, mais heureuse, Océane se laissa tomber en arrière sur l'énorme oreiller qui lui tenait le dos, un sourire radieux aux lèvres. Elle vit alors la sage mage poser sur son ventre une toute petite chose emmaillotée dans une serviette d'hôpital… Maelys. Océane la trouva magnifique. Ses tous petits poings étaient serrés et sa petite tête posée sur elle remuait au rythme de la respiration saccadée de sa maman. Sirius enlaça ses épaules et posa sa tête contre la sienne sans quitter leur fille des yeux.
- « Elle est parfaite » souffla-t-il en souriant.
Océane sentit des larmes lui monter aux yeux, elle les sécha du bout des doigts. C'est avec attendrissement qu'elle regarda Sirius, rayonnant de fierté, couper le cordon ombilical qui la retenait encore à son bébé et les vit tous les deux s'éloigner avec la sage mage pour le premier bain de la petite fille.
- « Ça va ? » lui demanda la guérisseuse qui l'avait prise en charge à son arrivée.
- « Oui » souffla Océane en saisissant le gobelet de potion fortifiante qu'elle lui tendait.
- « On va se dépêcher de s'occuper de vous, comme ça vous pourrez rapidement monter dans une des chambres et vous reposer. Vous devez avoir hâte de vous retrouver en famille »
Océane hocha la tête en souriant, mais se détourna bien vite d'elle car déjà, Sirius revenait vers elle, leur fille dans ses bras. Il la dévorait du regard et la jeune femme fut agréablement surprise de le voir déjà si à l'aise avec elle. Il lui avait fallut quelques jours pour être aussi serein avec Lalyh dans les bras. Délicatement, il s'approcha du lit et déposa Maelys au creux des bras d'Océane. Celle ci posa alors un baiser sur cette toute petite tête avant de se tourner vers Sirius pour l'embrasser à son tour très tendrement.
- « Tu réalises que c'est nous qui avons fait cette merveille ? » souffla Sirius en s'asseyant doucement sur le lit près d'elle.
- « Tu ne trouve pas qu'elle ressemble à Lalyh ? » souffla Océane qui s'était remis à contempler son petit ange.
- « Si… » murmura Sirius en souriant largement
Ils restèrent un court instant ainsi à admirer leur bébé quand la petite fille se mit à pleurer.
- « Elle a faim » souffla Sirius
- « Tu n'as pas perdu la main… » lui répondit Océane en souriant et en se redressant un peu mieux sur le lit après s'être assurée qu'elle tenait bien fermement son bébé contre elle. « Chéri, tu veux bien m'aider et me détacher le haut de cette blouse s'il te plait… »
La jeune femme sentit alors la main de son mari se poser très délicatement sur sa nuque et il la caressa un court instant avant de défaire le nœud qui retenait le tissu. Puis avec tout autant de douceur et de délicatesse, il la fit glisser sur ses épaules et la découvrit. Océane souriait devant tant de douceur et de tendresse de la part de son mari. Mais elle ne s'attarda pas à lui dire combien elle aimait quand il était comme cela avec elle, car Maelys ne pouvait pas attendre. Délicatement, elle guida la bouche de sa fille vers son sein et retrouva immédiatement les sensations qu'elle avait ressentit pour Lalyh. Mais cette fois-ci, elle se sentait plus sur d'elle. Elle savait ce qu'elle faisait, elle n'avait pas peur de mal faire ou de faire une bêtise et cette assurance réconfortante lui plaisait beaucoup. Elle sentit Sirius poser un baiser sur sa tempe et ferma les yeux. Elle était heureuse, vraiment heureuse.
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- « Bon, les Potter, on va y aller nous ! » déclara James en se levant de sa chaise.
Immédiatement, les deux petites têtes brunes de Harry et Syrielle qui étaient assis sur le lit d'Océane, se relevèrent et se tournèrent vers lui. Sirius souriait largement, il n'avait d'ailleurs pas cessé de le faire depuis que Maelys était née. Assis sur un fauteuil près de la fenêtre, il regardait Remus et la famille Potter aller embrasser une dernière fois Océane et Lalyh avant de se pencher au dessus du berceau du bébé pour lui adresser un dernier regard. Le jeune homme se leva alors.
- « Merci d'être venu les gars ! » lança-t-il à James et Remus qui se trouvaient près de lui
- « On n'aurait raté ça pour rien au monde, tu le sais bien ! » déclara Remus en lui tapotant l'épaule
- « Surtout moi qui vais enfin être parrain ! » souffla James en souriant avec fierté « Depuis le temps que j'attends cela ! »
- « Je suis content que ça te fasse plaisir. Pour Océane et moi c'était clair dès le départ que tu serais son parrain… »
- « Et oui ! Chacun son tour, vu qu'il ne restait plus que toi, ils ont bien été obligés de te choisir » plaisanta Remus en souriant tandis que James le regardait d'un air faussement vexé.
Sirius pouffa de rire.
- « Tu veux venir à la maison ce soir ? » demanda alors James en se tournant vers lui « Je sais que c'est pas marrant de se retrouver tout seul un soir comme celui là… »
- « Non merci, c'est gentil mais… » Sirius s'interrompit un moment pour jeter un regard à Lalyh qui, assise près de sa mère, souriait à sa marraine « … cette soirée, j'ai envie de ne la consacrer qu'à ma petite princesse »
- « Je comprends » assura James en souriant « Mais tu sais que si demain tu as envie de venir ici tout seul, tu peux déposer Lalyh à la maison »
- « Je sais, merci »
- « Bon, on va vraiment vous laisser maintenant » lança Remus en souriant « Et encore bravo mon vieux Patmol, ta fille est magnifique »
- « Je le sais aussi ! » répondit fièrement Sirius en souriant.
Après une dernière tournée d'embrassade avec tout ce petit monde, le jeune homme les regarda quitter un à un la chambre d'hôpital et se retrouva seul avec les trois femmes de sa vie. Océane serrait, blottie contre elle, Lalyh qui ne quittait pas du regard le petit berceau posé près du lit et dans lequel sa petite sœur dormait. Sirius s'approcha du lit et vint s'asseoir sur celui-ci.
- « Ça me fait plaisir qu'ils aient pu la voir ce soir… » souffla Sirius en fixant Maelys avec tendresse.
- « Et comme ils ont fait fuir mes parents vu le nombre qu'ils étaient, cela ne t'a pas déplu non plus… » murmura doucement Océane en souriant
Sirius pouffa et se tourna vers elle.
- « J'étais content qu'ils viennent parce qu'ils emmenaient Lalyh… Pour le reste, tu sais que ce n'est pas facile pour moi de… »
- « Je sais chéri. Pas la peine de parler de cela maintenant… »
- « Tu as raison »
Sirius pris alors Lalyh et l'installa sur ses genoux. La petite fille était ravie et souriait largement. Elle agrippa ses mains au rebord du berceau transparent et se pencha un peu.
- « Ça bébé sœur ? »
- « Oui ma princesse, c'est ta petite sœur. Tu vois comme elle est toute petite ? Il va falloir faire très attention avec elle, faire tout doucement » murmura Sirius en posant son menton sur la tête de sa fille.
- « Maliss ! » lança alors joyeusement Lalyh en se redressant.
Sirius se mit à rire et répéta pour la millième fois au moins depuis qu'Océane et lui avaient choisi le prénom de leur fille.
- « Non Lalyh… C'est Ma-e-lys… »
- « Maaaaalisss » répéta la petite fille qui paraissait contente d'elle.
- « Elle n'y arrivera jamais ! » lança Sirius d'un air faussement désespéré.
- « D'ici qu'elle entre à Poudlard, je pense que si quand même ! » plaisanta Océane en souriant
Lalyh quitta alors les genoux de son père pour retourner se blottir contre sa maman. Celle-ci caressa doucement ses cheveux bruns et embrassa tendrement son petit front. Sirius souriait encore plus. En cet instant, il se demandait réellement s'il pourrait être plus heureux un jour. C'était l'un des plus beaux jours de sa vie qu'il était en train de vivre. La porte de la chambre s'ouvrit alors et une guérisseuse entra dans la pièce. Elle se mit à sourire à son tour en voyant le joli tableau qui s'affichait devant elle.
- « Comment ça se passe ? » demanda-t-elle en s'approchant du berceau de Maelys
- « Très bien » assura Océane en souriant tandis que Lalyh fixait cette femme qu'elle ne connaissait pas avec curiosité.
Sirius fronça les sourcil en voyant la guérisseuse tirer sa baguette de sa poche et la pointer vers sa fille.
- « Que faites vous ? » lui demanda-t-il avant qu'elle ait eu le temps de jeter le moindre sort.
- « Je vérifie que tout va bien… » la rassura la guérisseuse « Ne vous inquiétez pas, elle ne sentira rien, cela ne la réveillera même pas »
- « Tant mieux, parce que j'ai encore besoin de me reposer » souffla Océane
Sirius la regarda alors en souriant doucement. Elle avait les traits tirés mais elle paraissait tellement heureuse que cela ne se voyait presque pas.
- « Vous allez pouvoir dormir un peu » lança alors la guérisseuse « Les visites prennent fin dans à peine cinq minutes »
- « Déjà ?! » soupira Sirius
- « Oui, mais vous pourrez revenir demain matin dès que les visites des familles seront à nouveau autorisées » lança la guérisseuse qui s'était éloignée du berceau de Maelys « Elle va très bien » leur annonça-t-elle « C'est un beau bébé »
Sirius hocha la tête et Océane se mit à sourire.
- « Si vous avez besoin de quelques choses, madame Black, n'hésitez surtout pas et appeler une des guérisseuses de garde » annonça-t-elle avant de quitter la chambre.
- « Il va falloir partir… » souffla Sirius d'une voix un peu triste
- « Je sais » murmura Océane
- « Ça va être dur de passer la nuit sans toi en sachant que tu es ici avec le bébé… »
- « Ça ne sera pas facile pour moi non plus… »
- « Tu veux rire ?! Tu es tellement fatiguée que tu vas tomber comme une masse ! » plaisanta Sirius en se levant
- « Et Maelys se débrouillera pour manger toute seule ?! » rétorqua Océane en souriant « Je ne vais dormir que par tranche de trois heures ! »
- « La belle vie de jeunes parents recommence pour nous ! » souffla Sirius en faisant le tour du lit.
- « Tu regrettes ? »
- « Pas une seconde… »
Sirius qui était arrivé au niveau de la tête de la jeune femme se pencha alors pour l'embrasser tendrement.
- « On se revoit demain ma belle… » murmura Sirius en caressant tendrement ses cheveux blonds. « Lalyh, vient faire un bisou à Maman et on va rentrer à la maison »
- « Maman vient ! »
- « Non chérie. Moi je dois rester là pour me reposer avec Maelys. Je ne rentrerais à la maison que dans quelques jours… »
- « Non ! »
- « Je ne suis pas sûr que tu ais ton mot à dire princesse » souffla Sirius en l'incitant à s'approcher d'Océane.
La petite fille s'accrocha alors très fort au cou de sa maman et enfouit sa tête contre son cou.
- « Allons chérie, tu vas passer la soirée toute seule avec Papa ! Je suis sûre que vous allez bien vous amuser ! » murmura Océane en lui caressant les cheveux « Tu me raconteras tout ça demain d'accord ? »
Lalyh s'éloigna un peu d'elle mais semblait bouder un peu.
- « Je compte sur toi pour surveiller Papa, hein ? » souffla Océane en souriant « Pour qu'il ne fasse pas de bêtises »
Sirius se mit à sourire et prit sa fille à son cou. Il se pencha une nouvelle fois pour embrasser sa femme, puis alla en direction du berceau de Maelys pour caresser doucement du bout des doigts sa petite tête. Puis, avec un pincement au cœur, Lalyh bien blottie contre son torse, il quitta la chambre puis l'hôpital. Il ne préférait pas s'attarder sinon, il se sentait capable de se cacher dans les locaux pour pouvoir passer la nuit auprès de sa femme et de Maelys. Une fois dehors, il se retourna vers le bâtiment et soupira. Il sentit alors les petits doigts de Lalyh se serrer tendrement contre son cou et en souriant, il posa un baiser sur sa joue. Puis, il la saisit fermement par la taille et l'éloigna de lui en la tenant à bout de bras.
- « Ça te dit de passer une super soirée avec ton Papa, ma princesse ? »
La petite fille se mit à sourire et hocha la tête. Sirius la posa alors sur le sol et, sa petite main fermement enfermée dans la sienne, il fit quelques pas avant de transplaner. Ils arrivèrent sur le Chemin de Traverse aussitôt. Sirius savait bien que ce n'était pas forcément la meilleure chose à faire dans l'état actuel des choses. Entre la guerre et la menace que représentait Bellatrix, il aurait été bien plus prudent que Sirius ramène Lalyh chez eux… Mais aujourd'hui était une grande et belle journée pour leur famille et le jeune homme n'avait pas le cœur d'enfermer sa petite princesse un jour pareil. Il voulait plus que tout la voir rire, la voir s'amuser… La voir heureuse surtout. Et puis, il n'allait pas la lâcher d'une semelle et il transplanerait avec elle à la moindre menace. Le jeune homme baissa d'ailleurs la tête pour regarder sa fille. Lalyh regardait tout autour d'elle, le nez en l'air, avec un air émerveillé. La ménagerie magique surtout l'attira tout particulièrement. Lalyh resta une bonne demi-heure à s'extasier devant toutes les sortes de bestioles magiques ou non. Sirius avait même du l'installer sur ses épaules pour qu'elle puisse mieux admirer une colonie de fées qui voletaient dans une cage transparente. Lorsque la fillette se lassa d'observer ces bestioles sans pouvoir les toucher, Sirius l'emmena, toujours installée sur ses épaules dans une pizzeria. Ils se partagèrent une gigantesque pizza puis une glace au chocolat surmontée d'une montagne de chantilly.
Sirius s'amusa énormément à voir le visage de sa petite princesse se barbouiller de chocolat et de chantilly au gré des cuillères qu'elle engloutissait. Il se mit à sourire quand elle posa un baiser collant de sucre sur sa joue. Ils firent une bagarre de serviettes en papier après s'être nettoyé consciencieusement. Puis, en chantant et en riant, Sirius conduisit sa fille jusqu'à un manège de chevaux de bois. La petite fille n'en avait jamais fait, et elle eut un peu peur au début, elle ne voulait pas quitter les bras de son père. Après avoir parlé un petit moment avec le gérant du manège, il parvint à le convaincre de le laisser faire un tour avec elle. Il installa sa fille sur une licorne et se plaça derrière elle. Il ne dû la maintenir que le temps que le manège se mette en marche, car comme il l'avait prévu, avec son comportement intrépide, Lalyh ne voulut pas qu'il la tienne. Dès le deuxième tour, le jeune homme était redescendu et s'était appuyé sur la barrière qui entourait le manège.
Il ne quittait pas sa fille des yeux. Elle riait et il était très content d'avoir réussit à lui faire plaisir. Il craignait tellement qu'elle croit qu'il l'aimait moins maintenant que sa sœur était là… Alors qu'il l'aimait chaque jour un peu plus. Plus elle grandissait, plus elle s'affirmait, plus il était fier d'elle et heureux d'être son papa.
Il laissa Lalyh s'amuser jusqu'à tard pour une fillette de cet âge. Il faisait déjà nuit quand il la reprit dans ses bras. Elle grogna un peu mais, la journée avait été longue et riche en émotion et elle ne tarda pas à bailler et à mettre son pouce dans sa bouche. Sa petite tête se posa sur son épaule et Sirius caressa doucement son petit dos. Il transplana pour Loutry Ste Chaspoule, mais pas trop près de leur maison. Il n'avait pas envie de se retrouver trop tôt dans cette grande maison qui lui semblerait bien trop vide sans Océane et sans Maelys. Il marcha donc tranquillement sur les chemins qui le menaient chez lui. Il sentait Lalyh s'abandonner de plus en plus contre lui et bientôt sa petite tête devint lourde et sa respiration devint calme et régulière. Elle venait de s'endormir. La nuit de ce début du mois de juin était douce et belle, le ciel était dégagé et Sirius ne craignait pas qu'elle prenne froid. Il respira bien profondément l'air de la nuit et profita du calme qui régnait tout autour de lui. Il sentait que désormais, le moindre moment de calme se ferait rare alors il voulait profiter de celui là.
Il finit tout de même par arrivé chez lui et la première chose qu'il fit, fut d'aller coucher sa fille. Il la déshabilla avec toutes les précautions du monde pour ne pas la réveiller, puis lui enfila son petit pyjama rose. Il posa un dernier baiser sur son front avant de la déposer dans son lit.
- « Papa… » souffla la fillette dans son sommeil
- « Dors ma princesse, je suis là… » murmura le jeune homme en la bordant.
Lalyh glissa une nouvelle fois son pouce dans sa bouche et serra bien fort dans son poing l'oreille de son lapin en peluche. Sirius la regarda dormir un moment avec tendresse avant de quitter sa chambre et de rejoindre la sienne. Il se déshabilla à la hâte et lança négligemment ses vêtements partout dans la pièce. Il s'approcha de son lit et s'y laissa tomber. La tête enfouie dans l'oreiller d'Océane, il prit une grande inspiration, se gorgeant de son odeur qu'il aimait tant. Il prit alors l'oreiller qu'il serra contre son torse et tenta de trouver le sommeil. Mais tant d'émotions se bousculaient dans sa tête, il était fatigué, heureux, excité de retrouver sa petite famille au complet, inquiet de la réaction qu'aurait Lalyh… Tout se bousculait tant dans sa tête et il savait que rien ne parviendrait à le calmer tant que sa femme ne serait pas à ses côtés pour le rassurer, pour calmer ses craintes. C'était dans les instants comme celui-ci qu'il se rendait compte combien il n'était rien sans elle… Cela le fit sourire… Il avait vraiment beaucoup changé pour réussir à admettre qu'il avait désespérément besoin de sa femme pour vivre heureux…
Il se mit à sourire et en attendant que son amoureuse revienne près de lui, il ferma les yeux et laissa le sommeil le gagner.
