Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en général mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !
Bonne lecture à vous tous… Aylala
Note : J'ai terminé de rédiger cette histoire en mai 2007. Il n'y a donc dans cette fiction AUCUNE INFORMATION concernant Harry Potter and the Deathly Hallows. Je n'ai fait qu'émettre des suppositions sur ce qui aurait pu se passer. Si par hasard j'avais deviné quelque chose, c'est que je possède un Troisième Œil très efficace !
Par respect pour les lecteurs qui n'ont pas encore eu la chance de lire le tome 7, je vous demande de ne faire AUCUNE ALLUSION au septième tome dans vos reviews… Ne gâchez pas le plaisir de ceux qui ne savent pas lire l'anglais svp !
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Ce qui aurait pu se passer
Chapitre cent trente huit : La tendresse entre mes bras
«
Petite fille aux yeux si doux
Dors tendrement
Auprès de
ta maman
(…)
Mon grand amour, mon beau joujou
Dors en
riant à tes rêves d'enfant
Car vois-tu jamais rien ne
remplacera
La tendresse qui te berce entre mes bras »
Joséphine
Baker ( Doudou)
- « Bonjour Lily ! Comment vas-tu ? »
- « Très bien professeur, merci » répondit poliment Lily en s'installant en face du bureau du professeur Dumbledore
- « Je suis content que tu ais pu venir aussi vite »
- « Vous savez, depuis que Jasire à été détruite, James est bien plus souvent à la maison. Je n'ai plus à m'inquiéter de trouver quelqu'un pour garder les enfants » répondit Lily avec un sourire triste.
Elle aurait bien sûr préféré que son mari passe plus de temps à la maison pour une autre raison.
- « Je suis sûr que James est ravi de passer un peu plus de temps avec ses enfants » souffla le professeur Dumbledore d'un air poli.
- « Oui » répondit simplement Lily
- « Et cela me permet en plus de pouvoir te voir pour discuter de choses sérieuses » annonça le professeur.
Lily se redressa alors immédiatement sur son siège. Ces derniers temps, elle n'avait pas été beaucoup mêlées à des choses sérieuses. Mais apparemment, le moment était venu pour elle de se rendre utile. Elle se sentait excitée à cette idée.
- « Quelles choses sérieuses, professeur ? » ne put s'empêcher de demander la jeune femme
- « Je vais t'expliquer tout cela en détail Lily » répondit le professeur en souriant.
Il croisa ses mains sur le bureau et plongea son regard pénétrant dans le sien un court instant avant de reprendre la parole.
- « Il y a plusieurs jours déjà que tu m'as remis ton rapport sur ta visite à l'orphelinat où Tom Jedusor à passer sa jeunesse. Je l'ai lu avec grand soin, pourtant je dois avouer que je ne pensais pas que j'y trouverais quelque chose que je ne savais pas déjà. »
- « Ça a été le cas ? » demanda Lily
- « Effectivement. Tu as recueillit des informations qui auraient pu sembler anodines de prime abord, mais c'est tout le contraire. »
Lily haussa un de ses sourcils. Elle avait beau repasser dans sa tête tous les souvenirs qu'elle avait de cette visite, elle ne voyait pas du tout quelle information avait pu se révéler intéressante. Elle avait au contraire eu l'impression d'avoir un peu perdu son temps.
- « Tu ne vois pas de quoi je parle n'est-ce pas ? » demanda le professeur en souriant
- « Non » avoua la jeune femme « La directrice de cet établissement ne m'a rien appris de surprenant… »
- « Pas surprenant non, mais important tout de même Lily, je te le garanti »
La jeune femme hocha la tête d'un air poliment surpris et attendit que son ancien directeur lui donne de plus amples informations.
- « Je lisais ton rapport, quand je suis tombé sur la liste des enfants qui avaient côtoyés le jeune Jedusor. Par curiosité, j'ai décidé d'y jeter un coup d'œil. Je l'ai consulté et certains noms me sont revenus en mémoire. J'ai donc une nouvelle fois consulté ma pensine. Les noms qui m'avaient paru familiers étaient ceux des enfants dont la directrice de cet orphelinat m'avait parlé le jour où j'ai rencontré Tom pour la première fois. Ces deux enfants, d'après Mrs Cole auraient eu des problèmes avec le jeune Tom. Selon ses propres dires, ils n'auraient jamais plus été les mêmes. Cela m'a fait réfléchir et en reprenant la liste de noms que tu as récupéré, j'ai été personnellement rendre visite à ces deux personnes, Amy Benson et Dennis Bishop, qui sont devenus des jeunes gens fort respectables. »
Lily buvait littéralement les paroles du professeur Dumbledore, impatiente de connaître la suite.
- « Ces deux personnes m'ont reçu fort aimablement, mais l'atmosphère c'est vite tendue quand j'ai évoqué Tom. Ils se sont tous les deux braqués et ont commencé par nier l'avoir connu. Mais j'ai tout de même réussit à les mettre en confiance au bout d'un moment. Ils ont alors bien voulu me raconter un peu de leur vie. Et figure toi Lily, que sur un souvenir d'enfant bien précis, ces deux personnes qui ne se sont pourtant pas revues depuis de très nombreuses années ont des témoignages semblables en tous points » expliqua le professeur Dumbledore.
Lily ne perdait pas une miette de ce que disait son ancien directeur. Elle n'avait qu'une hâte, qu'il continue.
- « Quel est ce souvenir professeur ? » demanda-t-elle avec curiosité.
Dumbledore eut un sourire énigmatique en se pencha un peu plus en avant.
- « Durant les vacances scolaires, la directrice de cet orphelinat avait pour habitude d'emmener ses jeunes pensionnaires sur la côté pour leur faire prendre le bon air de la mer. »
- « Dans le village de Yentown, c'est bien cela ? »
- « Tu as une très bonne mémoire, Lily » lui répondit le professeur Dumbledore. « Figure toi que Mrs Benson et Mr Bishop se rappellent tous les deux très bien de Tom. Il les terrifiait. Maintenant qu'ils sont adultes et qu'ils ignorent ce qu'est devenu Tom à présent, ils se livrent bien plus facilement qu'à l'époque. Ils m'ont tous les deux raconté que l'année de leur dix ans, lors de ces voyages annuels à Yentown, Tom les avait tous les deux forcé à l' accompagner en pleine nuit à l'extérieur du centre où ils résidaient. Ils ont tous les deux bien insisté sur le fait qu'ils n'avaient jamais eu envie de le suivre, mais qu'il savait les menacer et qu'ils n'avaient pas eu le choix. Tom les a alors mener jusqu'à une falaise très escarpée. Là, aucun des deux n'a su me dire comment mais ils se sont retrouvés au bout d'un moment dans une caverne en contrebas de la falaise. »
- « Vous pensez que Jedusor les aurait emmené là bas en utilisant la magie ? » demanda Lily
- « J'en suis pratiquement convaincu » souffla le professeur Dumbledore
- « Et que s'est-il passé dans cette caverne professeur ? »
- « Aucun d'eux n'a réussit à s'en souvenir. Ils ont eu tous les deux très peur, très froid et ne souhaitaient qu'une chose, quitter cet endroit. Ils n'ont pas non plus réussit à me dire combien de temps exactement ils ont erré avec Tom dans cette caverne. Puis tout aussi soudainement qu'ils se sont retrouvés dans cette antre, ils se sont retrouvés sur la lande. Tom n'était plus là, les deux enfants étaient seuls. Ils ont mis beaucoup de temps à retrouver le centre et une fois de retour, ils se sont bien évidemment fait réprimander par la directrice. Ils ont parlé de Tom, mais parait-il, il dormait comme un bienheureux dans son lit. Il a toujours nié avoir quitté le centre cette nuit là. Mrs Benson et Mr Bishop ont mis beaucoup de temps à se remettre de cette aventure. Ils ont été punis, mais pas Tom. A compter de ce jour et jusqu'à leur sortie de l'orphelinat, ils ont toujours soigneusement évité Tom »
- « C'est normal » souffla Lily « C'était une terreur… »
- « Je pense effectivement qu'il a compris très tôt qu'il avait quelque chose en plus que les autres et qu'il a vite appris tirer parti de ce potentiel pour asseoir sa supériorité par rapport aux autres »
- « C'est ce qu'il a toujours fait non ? »
- « Effectivement Lily » répondit le professeur Dumbledore.
- « Mais je ne comprends toujours pas pourquoi vous pensez que cette anecdote puisse avoir une telle importance. » avoua Lily d'un air poli.
- « Je vais y venir » murmura le professeur « Tu sais qu' Océane m'a suggéré, en voyant que notre quête des Horcruxes stagnait un peu, de chercher plutôt des endroits que Tom aurait aimé et dans lesquels il aurait caché ses fragments d'âmes »
- « Oui, je m'en souviens »
- « Et bien, je pense qu'il y a un Horcruxe caché dans une des cavernes qui se trouvent dans les falaises de Yentown » répondit le professeur Dumbledore.
- « Vraiment ?! »
- « Oui, j'ai été visiter cette région il y a quelques jours et j'ai réalisé à quel point elle peut renfermer une multitude de cachettes merveilleuses pour conserver un objet aussi précieux qu'un fragment d'âme »
- « Il aurait caché un Horcruxe en pleine nature ?! Dans un endroit sans protection ? » s'étonna Lily.
- « Je ne pense pas que Tom n'ait pas laissé de protection autour d'un objet aussi précieux qu'un Horcruxe, mais tu verras en voyant l'endroit qu'il est extrêmement difficile de se rendre dans ces cavernes sans utiliser la magie. »
- « Quand je le verrais ? » demanda Lily en souriant
- « Cela ne t'a pas échapper ! » plaisanta le vieux sorcier en lui rendant son sourire « En effet Lily, vu le travail que tu as fourni pour récupérer toutes ses informations, j'aimerais beaucoup que tu m'accompagnes pour aller récupérer cet Horcruxe »
- « Vraiment ? Vous voulez dire que je vais partir en mission avec vous ? » insista Lily.
Elle avait du mal à réaliser qu'on lui proposait une mission de cette importance. Depuis des années, à cause de ses grossesses rapprochées et de ses enfants en bas âge, on ne lui en avait plus confié qui comportaient le moindre risque. La jeune femme savait que c'était James qui ne cessait de demander au professeur Dumbledore de ne pas lui confier des missions qu'il jugeait un peu trop périlleuses. Cette fois, elle allait partir et avec le professeur Dumbledore. Elle ressentait un sentiment de fierté.
- « Si cela ne te pose pas de problème » lui lança le professeur Dumbledore. « Je comprendrais que tu préfères ne pas… »
- « Non ! Professeur, je serais ravie de faire cette mission avec vous ! Je serais efficace ! »
- « Je n'en ai jamais douté ! C'est d'ailleurs pour cela que je te le demande à toi. »
- « Quand partirons-nous ? » demanda Lily avec enthousiasme
- « Je ne le sais pas encore. J'ai beaucoup de chose à faire ces jours-ci »
- « De toute façon, je me tiendrais prête ! Prévenez moi quand nous partirons et je serais ici dans l'heure »
Le professeur se mit à rire doucement et la regarda en souriant.
- « Je suis ravi de l'entendre. »
Lily était contente, vraiment. Elle se sentait un peu revivre. Elle reprenait du service en quelque sorte, elle se sentait enfin de nouveau utile et elle était plus que prête pour cette mission.
- « J'espère que James ne m'en voudra pas de te donner à nouveau du travail » souffla alors le professeur Dumbledore.
La joie de Lily retomba un peu. James… Elle avait presque oublié qu'il faudrait lui en parler. Elle sentit alors que la discussion allait être difficile. Il était très protecteur avec elle et souvent elle aimait quand il faisait tout pour la préserver des difficultés. Mais par moment elle avait envie qu'il réalise qu'elle était une bonne sorcière et qu'elle savait se servir de sa baguette. Elle n'était plus une enfant et elle avait envie et besoin de prendre une place à part entière dans cette guerre.
- « Lily ? Ça ira ? » s'inquiéta le professeur Dumbledore
- « Oui, oui… Il me faudra juste beaucoup de diplomatie » lui assura la jeune femme en souriant
- « C'est évident, mais je sais que tu sauras lui faire comprendre les choses »
- « Il comprend toujours, mais parfois c'est un peu houleux » soupira Lily « Mais j'ai l'habitude maintenant ! »
Le professeur se mit alors à sourire et se leva.
- « Je suis sûr que tout se passera bien, maintenant Lily, je m'excuse de devoir te mettre à la porte, mais j'ai beaucoup de travail »
- « Je comprends » lança Lily en se levant à son tour
- « J'ai eu un rapport plutôt surprenant de la part de Zac Flent, un des lycanthropes qui observaient l'Allée des Embrumes. Il semblerait qu'il se passe des choses louches du côté de Barjow et Beurk »
- « Quel genre de chose ? » demanda Lily en s'approchant de la porte.
- « Je ne sais pas… Une femme très belle qui n'aurait à priori rien à y faire aurait fait une commande étrange. Il me faut enquêter un peu. Mais je doute que ce soit une information très importante »
- « En tout cas si j'en entends parler, je vous tiendrais au courant »
- « Merci beaucoup » répondit le professeur en souriant « Et excuse moi encore de devoir te congédier d'une manière aussi peu galante »
- « Je vous en prie professeur » lança Lily « De toute façon, j'ai moi-même rendez-vous chez les Londubat »
- « J'ai eu l'occasion d'aller rendre visite à Augusta il y a quelques jours. Les progrès qu'ont fait Franck et Alice sont remarquables. Tu peux vraiment être très fière de toi, tu as accompli un miracle. »
Lily se sentit rougir violemment et baissa les yeux.
- « Je n'ai pas fait cela toute seule. Horace Slughorn est pour beaucoup dans cette réussite !»
- « Horace est un très bon préparateur de potion, mais il n'a jamais eu ton intuition et si tu n'avais pas pressenti l'immense potentiel de cette potion et si tu ne t'y étais pas tant investi, je suis persuadé que Franck et Alice seraient encore à Ste Mangouste »
Lily était gênée, entendre tant de gentilles choses à son égard de la part de son ancien directeur lui faisait très plaisir, mais elle ne savait plus où se mettre.
- « Et bien, puisque tu es toi aussi pressée, je ne te retiendrais pas plus longtemps. Je te donnerais rapidement de mes nouvelles et tes instructions »
- « Je vais les attendre avec impatience ! » lui assura Lily
Le vieux sorcier lui adressa un sourire franc avant qu'elle ne quitte son bureau. La jeune femme ne s'attarda pas dans les couloirs de son ancienne école car elle n'était pas en avance pour son rendez-vous chez les Londubat. C'est donc sans attendre qu'elle transplana aussitôt les grilles du château franchies. Elle arriva devant la grande demeure d'Augusta, elle frappa à la porte et Winky ne tarda pas à lui ouvrir.
- « Bonjour, Mrs Potter » couina-t-elle en s'inclinant aussi bas que possible.
- « Bonjour Winky » répondit Lily en souriant « Augusta est là ? »
- « Elle est avec monsieur Franck et madame Alice » l'informa l'elfe en refermant la porte.
- « Très bien, je vais aller les rejoindre » lança Lily en prenant le chemin qui menait aux escaliers pour se rendre à l'étage quand un rire d'enfant attira son attention.
C'était un rire joyeux et franc, cristallin, qui se répandait dans toute la maison. Aussi loin qu'elle se souvienne, elle n'avait jamais entendu Neville rire ainsi, de si bon cœur. Intriguée, elle se retourna. Le rire venait du salon, c'est donc là que Lily décida de se rendre. Elle avança doucement et une fois qu'elle eut passé la porte, la surprise la figea sur place.
En face d'elle, sur un canapé très confortable, Franck était assis et sur ses genoux se tenait Neville qu'il faisait sauter. Le père et le fils avaient le même sourire radieux, c'était saisissant. En face d'eux, Alice les regardait avec adoration et tendresse tandis que Augusta les regardait, les larmes aux yeux. Ce fut elle qui remarqua en premier la présence de Lily.
- « Oh te voilà enfin ! » s'exclama-t-elle « Tu as vu ? Regardes moi ça ! Ils sortent de leur chambre maintenant ! »
- « C'est merveilleux ! » souffla Lily en entrant dans la pièce.
- « Bajour ! » lança Neville en se mettant debout sur les genoux de son papa qui le tenait par la taille.
- « Jour Lily ! » lancèrent alors en cœur Franck et Alice en souriant.
Lily fit quelques pas et alla embrasser Alice qui lui tendait déjà les bras.
- « Comment te sens-tu aujourd'hui ? » lui demanda alors Lily.
Son amie se mit à sourire encore plus en hocha la tête.
- « Bi-bien… » parvint-elle a articuler.
Lily se redressa et se tourna vers Augusta.
- « Ils ont encore progressé ! » lança-t-elle en souriant
- « Oh oui ! » lui répondit la vieille femme. « C'est hier soir qu'ils ont décidé qu'ils ne voulaient plus passer leurs journées dans leur chambre. Sans rien me dire, ils sont allés dans la chambre de Neville pour jouer avec lui. Maintenant, je les laisse se promener un peu partout dans la maison. Mais j'ai eu du mal à leur faire comprendre qu'ils ne devaient pas aller dans le jardin. C'est bien trop dangereux encore »
- « Vous avez raison » répondit Lily « Ils réagissent bien à leur nouvelle dose de potion ? »
- « On dirait bien que oui. Les elfes n'ont remarqué aucune anomalie et ils sont visiblement en pleine forme »
- « C'est une excellente nouvelle ! S'ils réagissent aussi bien, nous allons vraiment bien avancer. C'est déjà formidable qu'ils nous comprennent aussi bien et qu'ils arrivent à prononcer quelques mots simples »
- « J'ai surpris Franck en train de s'entraîner à dire ''Neville''. Il a encore un peu de mal, mais il s'applique vraiment beaucoup. Alice à plus de facilité, mais elle réagit moins vite. C'est surprenant de voir qu'ils ne progressent pas de la même manière »
- « C'est normal, ils sont tous les deux différents » souffla Lily.
La jeune femme s'installa alors dans un fauteuil libre près du canapé. Neville la regardait en souriant.
- « Et toi mon grand ? Comment ça va ? »
- « Bien ! » répondit-il « Papa il zoue avec moi et Maman elle me fait des câlins ! »
- « C'est formidable ça » répondit Lily en souriant « Tu es content ? »
- « Cré beaucoup ! » affirma le petit garçon en se laissant tomber contre le torse de son papa qui posa son menton sur le haut de sa tête.
- « Tant mieux alors ! » assura Lily en souriant.
La jeune femme se tourna vers Augusta qui avait fait apparaître du thé dont elle lui tendit une tasse.
- « J'ai été très peinée d'apprendre ce qui était arrivé à Jasire » lança la vieille femme d'un air réellement désolé.
- « C'est un coup dur. James et les garçons avaient beaucoup donné d'eux même dans cette entreprise. Elle leur tenait vraiment à cœur. »
- « C'est désolant de voir de quoi sont capables ces mangemorts »
- « L'essentiel est que les garçons ont réussit à s'en sortir sains et saufs ainsi que leur secrétaire. Elle a été très choquée et a pris plusieurs semaines de vacances mais elle va se remettre. »
- « Comment réagit James ? »
- « C'est un coup dur pour lui. Il en souffre beaucoup, mais il n'en laisse rien paraître. Il fait face avec courage et volonté. Il est très courageux et très déterminé. Dès le lendemain de l'attaque, il reprenait ses dossiers pour voir s'il pouvait continuer à aider ses clients. D'ailleurs, il m'a demandé de vous dire que vous n'avez pas de soucis à vous faire, il continuera à financer les soins de Franck et Alice »
- « Oh Lily ! Il y a des choses plus importantes que l'argent ! Je me serais débrouillée si Jasire avait cessé de me fournir de l'argent ! Je pense avant tout à la santé de ton mari ! Il ne faut pas qu'il fasse passer son travail après nous ! »
- « James est lui aussi très impliqué dans notre projet et il souhaite la guérison rapide de Franck et Alice. Il ne vous prête pas cet argent par obligation, il a vraiment envie de le faire, ne vous en faites pas. Après tout, nous sommes tous dans le même bateau. Harry et Neville courent le même danger. Mais notre fils à la chance de nous avoir, en bonne santé, auprès de lui. Alors si nous pouvons faire quoique se soit pour rendre la vie de Neville plus agréable, c'est avec plaisir que nous le ferons »
- « Vous en avez déjà tellement fait Lily ! Tellement… » souffla Augusta visiblement émue « Comment pourrons-nous un jour vous remercier ? »
- « Je ne veux pas de remerciement ! Les progrès de Franck et Alice sont ma plus belle récompense » assura Lily en souriant.
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- « A, B, C, D, E, J, K… »
- « Non, non, non ! » s'exclama Hagrid en s'arrêtant net sur le sentier sur lequel ils se trouvaient Graup et lui.
Il se tourna vers ce dernier et le fixa d'un air sévère. Le géant s'arrêta à son tour.
- « Il faut que tu te concentres plus Graup ! On en a déjà parlé tout à l'heure ! Quelle lettre y a-t-il après le E ? » demanda-t-il en regardant bien haut pour pouvoir fixer son regard.
Le jeune géant le dévisagea un moment avant de froncer les sourcils. Il se mit à réfléchir pendant quelques secondes. Il avait vraiment l'air très concentré ce qui fit sourire Hagrid. Mais à cet instant une mésange apparut d'entre les arbres et vint voleter devant ses yeux. Graup cessa immédiatement de se concentrer et loucha pour voir l'animal qui venait d'attirer son attention. Il tenta alors de saisir le volatile de ses grosses mains, mais l'oiseau volait trop vite pour lui et s'échappa à tire d'aile. Furieux de le voir partir, Graup laissa échapper un grondement sourd et se lança à la poursuite de la mésange. Il courut à travers les arbres qui bordaient le sentier, en arrachant un ou deux au passage, indifférent au bruit et aux dégâts qu'il causait.
- « GRAUP ! » hurla Hagrid « Graup ! Reviens tout de suite ! »
Mais le jeune géant ne l'écoutait pas, et continuait de s'éloigner du sentier à vive allure.
- « Par Merlin ! C'est pas vrai ! » grogna Hagrid en sortant sa baguette de sa poche et en s'élançant à la suite de son frère.
Il courut aussi vite qu'il le
pouvait. Aussi loin qu'il se souvienne, il avait toujours courut
beaucoup plus rapidement que ses camarades de son âge. Sa
carrure lui donnait davantage de puissance. Mais en face de son
frère, il faisait figure de gringalet. Il courut quelques
mètres et déjà il était essoufflé
tandis que Graup semblait encore très en forme et s'éloignait
de plus en plus. Hagrid su alors qu'il n'avait plus le choix et
s'arrêta. Il répugnait un peu à utiliser ce
genre de moyen contre son frère, mais depuis qu'ils
faisaient route ensemble, il s'était rendu compte que
c'était le seul moyen efficace quand il perdait le contrôle
de Graup comme c'était le cas ici.
Hagrid pointa donc sa
baguette vers son frère et articula bien distinctement:
- « Petrificus Totalus »
Un éclair bleuté quitta l'extrémité de sa baguette et alla frapper Graup qui tendait la main pour attraper l'oiseau. Heureusement pour l'animal, le géant se figea immédiatement et il pu s'enfuir à travers les arbres et bientôt ses piaillements apeurés ne furent plus que des murmures. Hagrid soupira, rangea sa baguette dans sa poche et s'approcha doucement de son frère. Il était immobile au milieu des bois telles une gigantesque statue de pierre. Il était figé dans une position étrange, main tendu en avant et regard déterminé.
- « Graup… Il faut que tu m'obéisses ! » lança Hagrid en se plaçant devant lui « Tu vas encore nous faire perdre beaucoup de temps si on ne peut pas s'éloigner des endroits déserts… »
Il tira alors une nouvelle fois sa baguette de sa poche et leva le sortilège. Graup recommença à s'animer. Il se redressa et regarda tout autour de lui. Il grogna un peu en voyant que sa proie lui avait échappé.
- « Graup ! » appela Hagrid avec douceur.
Mais je jeune géant ne semblait pas du tout se soucier de lui. Il regardait tout autour de lui, visiblement en quête d'un nouvel amusement.
- « Graup, écoute moi ! » continua Hagrid d'une voix un peu plus forte.
Le géant daigna alors enfin baisser les yeux vers lui.
- « Je sais que tu ne voulais pas partir comme ça pour m'embêter, que tu voulais juste jouer ! Mais il ne faut pas que tu quittes la route ! On a encore beaucoup de chemin à faire ! »
Mais déjà la géant ne l'écoutait plus.
- « Graup ! » appela Hagrid.
Le jeune géant baissa alors une nouvelle fois les yeux sur lui. D'un air agacé, il fit un petit geste de la main, comme s'il avait voulu chasser un insecte particulièrement agaçant. Malheureusement, ce fut Hagrid qui fit office d'insecte et le demi-géant se retrouva projeté dans les airs. Graup n'avait pas su maîtriser sa force et Hagrid se fracassa lourdement contre un arbre. Il sentit son dos craquer et l'arrière de crâne heurter violemment l'écorce. Il tomba ensuite sur le sol, le souffle coupé. Il mit un certain temps à reprendre ses esprits. Il avait mal et eut quelques difficulté à se remettre debout. Il passa sa main sur son visage et constata qu'il saignait. Il soupira. Ce n'était pas la première fois qu'il se blessait ainsi, mais il ne pouvait en vouloir à son petit frère. Il n'était encore qu'un enfant qui ne savait pas… contrôler sa force.
- « Ce n'est rien Graup ! Je vais bien ! » lança Hagrid pour rassurer son frère, mais le géant ne l'écoutait pas.
Il était occupé un peu plus loin à arracher un jeune arbre avant de le lancer un peu plus loin.
- « Je ne t'en veux pas ! Tu ne savais pas que ça allait me faire mal… » lança Hagrid en titubant vers lui.
Graup se baissa et le regarda sans aucune compassion. Pourtant Hagrid lui fit un grand sourire. Il prit son immense pouce dans sa main et tira un peu pour l'inciter à le suivre.
- « Allez viens ! Il nous reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant de retrouver Poudlard… Et j'aimerais bien passer voir Olympe aussi » ajouta-t-il dans un murmure.
Il se
sentit un peu rougir et tourna la tête pour que son frère
ne le voit pas. Il ne savait pas si cela serait possible, mais il
espérait vivement qu'il pourrait revoir la jolie française
dans un futur proche. Après avoir passé tant de temps
avec elle, sa compagnie lui manquait un peu. Certes, il avait Graup
mais ce n'était pas la même chose…
Graup se leva
alors et Hagrid l'entraîna à nouveau sur le sentier
désert.
- « Tu verras Graup ! Tu vas adorer Poudlard ! Et le professeur Dumbledore ! Et Aragog… »
Graup émit un léger grognement.
- « Il faut que tu sois prêt !! Alors Graup… Quelle lettre y a-t-il après le E ? »
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- « Attention… Et hop ! Un bébé dans les bras de son papa ! »
Océane releva la tête de la valise qu'elle était en train de remplir et se mit à sourire en voyant Sirius gazouiller devant Maelys qu'il tenait au creux de ses bras. Il la dévorait du regard en souriant et en caressant sa joue de son pouce.
- « Essaye de ne pas la réveiller s'il te plait… » murmura-t-elle en pliant sa chemise de nuit.
- « Ne t'en fait pas ! Elle dort à poing fermé ! »
- « Peut être, mais j'aimerais mieux être sûre qu'elle ne va pas demander sa tétée avant qu'on soit rendue à la maison. Lalyh ! Ne touche pas à ce tuyau ! »
La jeune femme vit sa fille sursauter et lâcher le tuyau de la perfusion avant de se retourner vers elle avec un large sourire angélique, comme si elle n'avait rien à se reprocher.
- « Viens plutôt par là chérie. » lança Océane en tendant la main à son aînée qui se dépêcha de venir la rejoindre en sautillant.
La jeune femme se pencha, attrapa sa fille sous les bras et la souleva pour l'asseoir sur le lit.
- « J'ai un cadeau pour toi mon ange » chuchota Océane en caressant la joue de sa fille.
- « Pou moi ? » s'étonna la fillette, visiblement ravie, en penchant la tête sur le côté.
- « Oui pour toi ma chérie… » Océane ouvrit alors le tiroir de la table de chevet de sa chambre d'hôpital et en sortit un paquet joliment emballé.
- « Oh ! » s'exclama Lalyh en frappant dans ses petites mains.
- « Et bien ma princesse ! Tu en as de la chance ! » souffla Sirius en venant s'asseoir près de sa fille sur le lit, Maelys toujours endormie dans ses bras.
Mais Lalyh ne semblait pas vraiment l'écouter. Elle avait prit le paquet sur ses genoux et arrachait avec de grands gestes de larges morceaux de papier coloré. Océane la regardait faire, se régalant de son enthousiasme, elle s'installa à côté d'elle et échangea avec Sirius un regard amusé.
- « Oh ! » s'écria alors la fillette en brandissant son cadeau « bébé ! »
Elle tenait dans ses mains une poupée en plastique qui souriait largement. Le bébé était nu et ses yeux se fermait quand on le penchait un peu.
- « C'est un garçon ! » lança Sirius en fixant Océane, un sourcil levé en signe d'amusement.
- « Tu ne m'a pas donné de fils, j'ai tout de même le droit d'en donner un à notre fille ! » déclara Océane avant de lui tirer la langue se qui fit rire le jeune homme.
- « Tu fais comme tu veux ma belle ! » lui répondit-il en souriant.
Océane se leva et alla s'accroupir devant Lalyh.
- « Alors ma chérie ? Tu aimes ton cadeau ? »
- « Vi ! Ça mon bébé à moi ! » déclara la fillette en plaquant la poupée contre son torse en souriant
- « Oui, on a toutes les deux notre bébé maintenant ! » souffla Océane en se relevant un peu pour poser un baiser sur son front.
- « Tu es bientôt prête Océane ? On a encore des papiers à remplir avant de pouvoir rentrer à la maison »
- « Bientôt ! » lui assura la jeune femme en se relevant. « J'ai encore deux ou trois petites choses à ranger et on pourra y aller ! »
Elle se dirigea alors vers sa valise qui était restée ouverte sur son lit. Elle termina d'y déposer ses affaires qu'elle avait posé sur le lit avant de regagner la petite salle de bain pour récupérer sa trousse de toilette. En revenant, elle ne pu s'empêcher de sourire. Elle s'appuya contre le mur et serra sa trousse de toilette contre elle. Devant elle, sur le lit se trouvaient Lalyh et Sirius, chacun avec un bébé dans les bras et tous les deux regardant ce qu'ils berçaient avec un regard attendri. C'était à la fois drôle et touchant. Océane se racla un peu la gorge et en même temps le père et la fille relevèrent la tête vers elle.
- « On y va ? » demanda-t-elle en souriant.
Sirius hocha la tête et la regarda enfoncer la trousse dans la valise en tassant bien pour faire en sorte que tout referme bien. Pendant ce temps, Lalyh se mit à genoux sur le lit, posa sa poupée à côté d'elle et tout doucement se pencha vers sa sœur qui dormait. Elle posa un baiser sur son front et se redressa.
- « A revoir Maliss ! » lança-t-elle en souriant.
Sirius releva la tête et Océane croisa son regard surpris. La jeune femme haussa alors un sourcil et mit sa main sur l'épaule de Lalyh qui se retourna vers elle.
- « Maelys rentre à la maison avec nous, mon ange. On ne la laisse pas ici. Ce n'est pas sa maison ! Sa place est avec Papa, toi et moi »
Lalyh hocha alors la tête.
- « On te l'a déjà expliqué princesse » continua Sirius d'une voix douce « maintenant on est quatre »
La petite fille haussa les épaules et glissa du lit, sa poupée fermement tenue dans sa main.
- « D'accord ! » lança-t-elle en souriant
Océane et Sirius échangèrent un sourire amusé avant de se mettre à rire doucement.
- « Tu me la passes ? » demanda alors Océane en désignant Maelys
- « Oh je ne l'ai pas beaucoup vu ce matin… » souffla Sirius en prenant son air de chien battu auquel il savait très bien qu'elle ne résistait pas.
Ce n'était rien d'autre qu'un moyen déloyal d'obtenir d'elle tout ce qu'il voulait.
- « D'accord, garde là ! Mais tu as triché ! » souffla-t-elle en prenant sa valise par la anse.
- « Absolument pas ! » lança Sirius avec mauvaise fois alors qu'il quittait la chambre.
- « Très bien ! On va dire que tu n'as pas triché, et puisque tu tiens tant à avoir notre fille dans tes bras, se sera toi qui ira la chercher cette nuit quand elle hurlera pour avoir le sein » décréta Océane avec un sourire malicieux.
Sirius laissa échapper un cri indigné et s'arrêta net au beau milieu du couloir. La jeune femme se retourna et lui fit son plus beau sourire.
- « Il y a un problème mon chéri ? » demanda-t-elle de son air le plus innocent.
- « Tu n'es qu'une manipulatrice ! » lança Sirius d'un air amusé en la rejoignant
- « Moi aussi je t'aime Sirius ! »souffla Océane en riant doucement.
- « Tu veux jouer à ça ? Tu ne sais pas à qui tu t'attaques on dirait ! »
- « Tu ne me fais absolument pas peur ! » lança Océane en attrapant au passage la main de Lalyh qui jusqu'alors marchait devant eux, sans vraiment ce soucier d'eux, toute occupée qu'elle était par sa nouvelle poupée.
- « C'est ce qu'on verra ! » souffla Sirius tout près de son oreille.
Mais son regard amusé et pétillant de malice contredisaient ses propos menaçants. Océane lui adressa un clin d'œil et c'est sans rien ajouter d'autre que la petite famille arriva au comptoir d'accueil de Ste Mangouste. Une sorcière se trouvait de l'autre côté et les accueillit avec un sourire aimable. Océane prit alors Lalyh dans ses bras et l'installa, assise sur le guichet. Elle était sure qu'ainsi sa fille ne partirait pas à l'aventure dans les couloirs de Ste Mangouste.
- « Bonjour » lança-t-elle alors poliment à la sorcière « Je viens signer mes papiers de départ »
- « Bien sur. Madame ? »
- « Black » souffla Océane en souriant tandis que Sirius se rapprochait d'elle en souriant
- « Très bien madame, voici les
documents… » lança la sorcière en lui tendant
trois feuilles roses et une plume.
Océane avait commencé
à remplir les formulaires quand la voix de Lalyh se fit
entendre.
- « Et ma ? »
La jeune femme se tourna vers sa fille qui fixait la sorcière d'un air grave, sa poupée calée contre elle.
- « Oh pardon madame ! » lança la sorcière en souriant largement « Comment tu t'appelles ? »
- « Lalyh B'ack ! » annonça fièrement la petite fille sous le regard attendri de ses parents.
- « Et bien, mademoiselle Black » commença la sorcière avec le plus grand sérieux en sortant un vieux formulaire et une plume « Voilà vos papiers, il faut signer ici… »
Lalyh se saisit de la plume qu'elle lui tendait et s'appliqua à gribouiller le document avec énormément de sérieux. Océane entendait Sirius rire doucement à ses côtés. Elle aussi regardait sa fille avec amusement, elle était tellement adorable.
- « Comment s'appelle votre fils madame ? » demanda la sorcière de l'accueil à Lalyh en récupérant son vieux formulaire et sa plume.
La petite fille se mit alors à réfléchir en levant les yeux au ciel avant de répondre d'une voix forte en souriant.
- « Nanou ! »
- « C'est un très joli prénom » souffla la sorcière en souriant.
- « Voilà » lança Océane qui venait de remplir le dernier formulaire « Merci beaucoup pour Lalyh… »
- « De rien » assura la sorcière en souriant et en récupérant tous les documents « Vous avez une petite fille adorable ! »
- « Merci » soufflèrent en même temps Océane et Sirius, qui souriaient avec fierté.
- « Au revoir Lalyh, au revoir Nanou ! » lança la sorcière d'accueil avant qu'Océane ne fasse descendre sa fille du comptoir.
- « A revoir madame ! » lança Lalyh en glissant sa main dans celle de sa maman.
- « Au revoir » salua aussi Océane, reconnaissante que cette jeune femme se soit prise au jeu de la petite fille.
Elle sentit que Sirius se rapprochait d'elle.
- « J'ai fait appeler un taxi moldu » lui annonça-t-il
- « Tu es parfait ! » souffla la jeune femme
- « Je sais… » plaisanta Sirius en bombant le torse « Non, sérieusement, je n'aime pas m'enfermer dans ces engins de ferraille, mais c'est ce qu'il y a de mieux pour Maelys… »
- « C'est vrai. Et ce n'est après tout qu'un mauvais moment à passer. Je pense même que ça plaira à Lalyh ! »
- « C'est fort possible en effet… »
Tout en discutant, ils se retrouvèrent dehors. Océane serra un peu plus la main de sa fille dans la sienne. Elle ne voulait pas qu'elle puisse s'éloigner. Ils étaient très proches des quartiers moldus, de leurs rues et de leurs dangers. Ce n'était pas le moment que Lalyh joue aux aventurières. Au coin de la rue, une voiture portant un petit panneau « taxi » les attendait un peu plus loin. Sirius s'arrêta alors et se retourna vers elle.
- « Je vais devoir te confier notre bébé… » murmura-t-il en lui glissant Maelys, toujours endormie, dans les bras « Parce que je vais devoir payer ce chauffeur… Tu me feras penser à rembourser Lily, c'est à elle que j'ai emprunté l'argent. »
Océane hocha la tête et le regarda se pencher pour prendre Lalyh à son cou et s'éloigner vers le taxi d'un pas rapide. Lorsqu'elle le rejoignit, il avait déjà réglé la course et rangeait la monnaie dans la poche de son jean. Il l'aida à s'installer confortablement dans l'arrière du véhicule avant de venir la rejoindre et d'installer Lalyh sur ses genoux. A peine le taxi avait-il démarré qu' Océane vit son mari se tendre. Elle-même n'était pas du tout à l'aise. Mais les petits cris extasiés de Lalyh tandis que sous ses yeux défilait le Londres moldu les détournèrent de leurs appréhensions et ils furent surpris de voir que le trajet n'ait pas duré très longtemps. Il fallut encore beaucoup de patience à Sirius pour convaincre le chauffeur de taxi qu'ils ne s'étaient pas trompé d'adresse, mais finalement, une fois que le véhicule eut disparu au loin dans la rue, la petite famille rentra chez elle.
Océane était ravie, Maelys ne s'était
pas réveillée ce qui était une bonne chose.
Maintenant qu'elle était au calme, elle ne se réveillerait
plus avant d'avoir faim ce qui offrait encore une bonne heure de
répit à la jeune maman. Sirius fit apparaître
dans le bureau de la jeune femme le petit berceau douillet et blanc
du bébé et Océane la coucha délicatement.
Elle s'installa alors sur une chaise près d'elle et la
berça tout doucement. Après tout, Maelys venait de
changer d'environnement et elle se sentirait sans doute un peu
perdue en ne se réveillant pas à Ste Mangouste. Qui
sait ce qu'un bébé de cet âge était
capable de comprendre exactement ?
Elle était là
depuis quelques instant quand elle entendit la porte s'ouvrir.
Océane se retourna et vit entrer Lily qui souriait
largement.
- « Je vous ai vu rentrer tout à l'heure et je n'ai pas pu m'empêcher de venir… Je veux voir cette petite merveille ! »
Océane se mit à sourire et regarda son amie s'approcher du berceau.
- « Elle a un peu plus de cheveux que le jour où je l'ai vu à Ste Mangouste » souffla Lily en appuyant ses avant bras sur le berceau.
- « Oui, c'est vrai » murmura Océane en souriant avant d'observer attentivement le visage de son amie.
Elle avait l'air grave, même si elle souriait avec tendresse à son bébé endormi. Océane sentit que quelque chose la tracassait.
- « Lily, qu'est-ce qui se passe ? » demanda-t-elle
Elle vit son amie soupirer et la fixer en esquissant un faible sourire qui sonnait faux.
- « J'ai vu le professeur Dumbledore ce matin » annonça-t-elle avant de reporter son attention sur Maelys qui dormait toujours, les poings serrés près de son petit visage.
- « Et… »
- « Il pense avoir retrouver un Horcruxe grâce à mes recherches. Je pars en mission avec lui bientôt pour tenter de le retrouver. Je ne l'ai pas encore dit à James… » souffla Lily
- « Tu as peur qu'il le prenne mal ? » demanda doucement Océane
- « Je stresse rien qu'à l'idée de lui en parler » avoua la jeune femme « Il n'aime pas que je parte en mission et j'ai peur que ce soit un peu dangereux cette fois »
- « Mais tu seras avec le professeur Dumbledore » lui rappela Océane pour la rassurer un peu.
- « Oui, mais jamais James ne sera rassuré par cela ! » plaisanta un peu Lily
Océane lui adressa un sourire franc.
- « Il va insister pour que je n'y aille pas et je sens qu'on va se disputer… Par Merlin, j'ai horreur de ça ! »
- « Personne n'aime se fâcher avec son amoureux… » murmura Océane d'une voix douce
- « J'espère simplement qu'il ne m'en voudra pas trop. Après tout je suis aussi capable que n'importe qui de faire cette mission. J'ai très envie de la faire aussi ! Ça fait tellement longtemps que je n'ai rien fais de vraiment très important à cause des enfants et tout le reste… Oh je suis ravie de m'occuper de mes petits bouts de choux, mais j'ai tellement hâte que cette guerre se finisse »
- « Je sais » murmura Océane.
Il y eut un moment de silence puis les deux jeunes femmes échangèrent un regard grave.
- « Il est temps que j'y aille » murmura Lily
- « Bon courage »
- « Merci… Pour toi aussi. Avoir un nourrisson à la maison, je sais ce que c'est »
Océane se mit à sourire et après avoir jeté un dernier regard à Maelys, elles quittèrent la pièce.
