Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en général mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !

Bonne lecture à vous tous… Aylala

Note : J'ai terminé de rédiger cette histoire en mai 2007. Il n'y a donc dans cette fiction AUCUNE INFORMATION concernant Harry Potter and the Deathly Hallows. Je n'ai fait qu'émettre des suppositions sur ce qui aurait pu se passer. Si par hasard j'avais deviné quelque chose, c'est que je possède un Troisième Œil très efficace !

Par respect pour les lecteurs qui n'ont pas encore eu la chance de lire le tome 7, je vous demande de ne faire AUCUNE ALLUSION au septième tome dans vos reviews… Ne gâchez pas le plaisir de ceux qui ne savent pas lire l'anglais svp !

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Ce qui aurait pu se passer

Chapitre cent quarante quatre : Tout le bonheur du monde


« On vous souhaite tout le bonheur du monde
Pour aujourd'hui comme pour demain
Que votre soleil éclaircisse l'ombre
Qu'il brille d'amour au quotidien
(…)
J'sais pas quel monde on vous laissera
On fait d'notre mieux seulement parfois
J'ose espérer que ça suffira
A assouvir votre insouciance et à apaiser notre conscience »
Sinsémilia

- « Mais vous n'allez rien faire ? » demanda Lily au professeur Dumbledore qui présidait la réunion de l'Ordre du Phoenix.

- « Dans l'état actuel des choses, je ne peux rien faire » répondit le vieux sorcier d'un air grave. « Le Ministère veut profiter des vacances scolaires pour mettre les choses au point »

- « Mais vous êtes toujours le Directeur de Poudlard non ? Elle n'était pas là qu'en remplacement ? » demanda James d'une voix grave.

- « C'est effectivement ce que j'avais cru comprendre, mais il semblerait que Miss Ombrage en ait décidé autrement » souffla le professeur.

- « Quelle horrible bonne femme ! » grogna Hagrid en frappant du poing sur la table la faisant trembler dangereusement.

Sirius tendit d'ailleurs la main pour empêcher son verre de tomber sur le sol et se mit à sourire. Cela faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas vu le Garde Chasse. Sa mission avait duré très longtemps, même le professeur Dumbledore avait commencé à se poser des questions. En tout cas, maintenant il était de retour et même s'il semblait dans un sale état, Sirius était content de le revoir.

- « Je vous promets professeur, je n'ai pas du tout aimé la manière dont elle m'a parlé… » continua Hagrid de sa grosse voix.

- « Dolorès n'aime qu'elle. Au mieux elle t'ignore au pire elle te méprise ! » grogna Remus d'une voix mauvaise en serrant les poings sur la table.

Sirius croisa alors le regard de James. Tous les deux avaient l'air grave. Remus était quelqu'un de très calme et de très conciliant. Le voir autant en colère contre quelqu'un était très rare. Dolorès Ombrage devait vraiment être une horrible femme. Remus ne l'avait jamais aimé, même du temps où il sortait avec Kathleen, et ce malgré tous les efforts qu'il avait fait… Cette femme devait être une vraie plaie.

- « Nous ne sommes pas ici pour parler de nos affinités avec Miss Ombrage » trancha le professeur Dumbledore d'une voix ferme.

- « Pourtant c'est bien elle le cœur du problème » lança Minerva McGonagall qui était assise non loin de lui. « Depuis qu'elle a prit ses fonctions, elle s'est mise en tête de tout régir. Elle a pris les commandes de l'école et je ne sais pas quels sont ses appuis au Ministère mais elle obtient toujours ce qu'elle veut »

- « Dolorès est très douée en ce qui concerne la manipulation » lança Remus d'un ton égal « Elle cerne rapidement la personnalité des personnes qui ont de l'influence et s'arrange toujours pour les caresser dans le sens du poil. C'est comme ça qu'elle obtient ce qu'elle veut en général »

- « Tu sembles bien la connaître ? » demanda McGonagall d'un air grave.

- « Oui, je suis une des rares personnes qu'elle n'a pas su cerner… Nous nous sommes détestés à l'instant même où nous nous sommes rencontrés » expliqua-t-il d'une voix tellement sévère que personne d'autre n'osa lui poser de questions sur la jeune femme.

Et ce n'était pas une mauvaise chose. Sirius n'aimait pas voir son ami aussi remonté, et apparemment, il n'était pas le seul, James avait l'air grave et Lily qui était la plus proche de lui avait posé sa main sur son bras pour l'inciter à se calmer.

- « Quelques soient les méthodes qu'elle utilise, elles sont efficaces. Mais je ne me laisserais pas faire. Tant que je serais vivant, je considèrerais Poudlard comme mon école et je ne laisserais personne la détruire » annonça le professeur Dumbledore d'une voix décidée.

- « Bien dit, professeur ! » s'exclama Hagrid en frappant une nouvelle fois sur la table.

Et Sirius rattrapa une nouvelle fois de justesse son verre.

- « Je vais tout d'abord prendre contact avec les membres du Conseil d'Administration puis s'il le faut vraiment, j'irai une nouvelle fois faire entendre mes propos dans le bureau du Ministre en personne. »

Sirius hocha la tête. Il savait que le professeur était capable de beaucoup de choses et n'était pas très inquiet pour lui. Bien sur, son éviction de Poudlard lui avait causé un choc, mais il avait tellement confiance sur la capacité du grand Albus Dumbledore à rebondir. Il retrouverait son poste, il en était convaincu.

- « D'ici là, il ne faut pas négliger la guerre qui sévit toujours. Plus que jamais je compte sur votre vigilance. Cette réunion est terminée, je vous communiquerais la date de notre prochain rendez-vous » décréta le vieux sorcier en se levant.

- « Professeur ! » lança alors Hagrid « Puis-je vous parler un moment ? »

- « Oui, mais pas longtemps. J'attends quelqu'un » lui répondit-il d'un air grave en l'entraînant dans un coin de la pièce.

- « Sirius ! » appela James en posant sa main sur son épaule « Tu rentres avec nous ? »

- « Oui »

- « Et toi Remus ? »

Le jeune homme se tourna vers eux d'un air pensif et mis quelques secondes avant de leur répondre.

- « Non »

- « Pourquoi ? Tu nous fui ? » plaisanta James en souriant.

- « Ne dis pas de bêtises ! » souffla le jeune homme en souriant « Ça fait longtemps que je n'ai pas rendu visite à Debae, j'avais prévu d'y aller ce soir »

James hocha la tête mais Sirius trouva son regard un peu étrange.

- « Tu l'as ramené ! » s'exclama le professeur Dumbledore d'une voix surprise.

Tout le monde se tourna vers le vieux sorcier qui fixait Hagrid avec surprise. Le demi géant avait l'air gêné et jetait de petits coups d'œil tout autour de lui. Le professeur baissa alors de ton, mais la discussion avait l'air de le surprendre.

- « Qu'est-ce qu'il a encore fait ? » demanda Lily à voix basse

- « Il a sans doute ramené une grosse bébête répugnante… » lui répondit Sirius d'un air amusé

- « Venant de lui ça ne m'étonnerais même pas ! » murmura Remus en souriant.

Il se leva alors de sa chaise, et Sirius l'imita. James et Lily se joignirent à eux. Ils allaient quitter le Quartier Général de l'Ordre du Phoenix quand la porte s'ouvrit devant eux. Tous se figèrent. Devant eux se trouvait Severus Rogue. Ce dernier eu un mouvement de recul et tous les cinq se fixèrent un moment. Sirius, qui avait entendu le récit de Lily et Remus concernant ce qui s'était passé la nuit où Poudlard avait été attaqué sentit une vague de colère monter en lui. Il n'avait jamais porté le Serpentard dans son cœur, mais son comportement plus qu'ambigu de ces derniers temps l'incitait à encore plus de méfiance. James et lui avaient toujours pensé qu'il n'était pas digne de confiance et il l'avait prouvé en haut de la Tour d'Astronomie. Sirius sentit qu'à côté de lui, Remus serrait les poings.

- « Qu'est-ce que tu fais là ? » demanda soudain Lily d'une voix mauvaise « Comment oses-tu revenir ici ? »

Rarement Sirius avait vu la jeune femme aussi en colère. Et pour une fois que c'était elle qui avait des griefs contre Servilius, ni lui ni James n'allaient tenter de la calmer.

- « Tu ne crois pas que ta place n'est pas ici ! » continua-t-elle.

Le professeur Dumbledore fut alerté par la colère de la jeune femme. Il s'approcha d'elle et posa sa main sur son épaule.

- « Laisse Lily » murmura-t-il d'une voix grave.

- « Mais professeur… » s'indigna la jeune femme.

- « C'est moi qui lui ait demandé de venir » répondit le professeur d'une voix plus ferme. « Nous avons des choses à nous dire… »

Sirius le fixait avec surprise. Après ce qu'avait fait l'ancien Serpentard, il n'arrivait pas à croire qu'il pouvait encore lui faire confiance, car on le voyait dans les yeux du vieux sorcier.

- « Excuse moi Severus » lança-t-il alors au nouveau venu « Je pensais que nous serions seuls. Je ne pensais pas qu'il y aurait encore du monde »

- « Vous ne pensez pas sérieusement à rester seul avec lui ? » s'exclama Lily en se tournant vers lui « Il voulait vous tuer ! »

- « Je sais très bien à quoi m'en tenir avec Severus, Lily » lui répondit le professeur d'une voix douce mais ferme.

- « Mais… »

- « Lily ! Ce n'est pas la peine que nous en parlions, je sais ce que j'ai à faire. Vous alliez partir il me semble… »

Sirius grimaça en s'entendant congédier de la sorte. Mais le ton du professeur Dumbledore était sans appel. Sans plus attendre, il quittèrent donc le Quartier Général de l'Ordre du Phoenix sans ajouter un mot, mais en lançant des regards noirs à Rogue. Lorsque Remus passa à sa hauteur, l'ancien Serpentard baissa même les yeux d'un air passablement gêné tandis que le lycanthrope serrait un peu plus les poings. Sirius s'en étonna et se demanda s'il ne s'était pas passé quelque chose entre eux deux…

- « Sirius ? On y va ? » demanda James, tirant le jeune homme de ses pensées.

Sirius se tourna vers son ami et hocha la tête.

- « Salut Remus ! » lança-t-il avant que celui-ci disparaisse.

James, Lily et lui ne tardèrent pas à l'imiter et les trois amis se séparèrent sur le chemin qui séparait leurs deux maisons. Sirius entra chez lui en soupirant. Il avait passé la journée à courir à droite et à gauche et il n'était pas mécontent de rentrer chez lui. Il ne rêvait que d'une chose, se vautrer dans le canapé et ne plus s'en lever que pour aller dormir.

Il venait de refermer la porte d'entrée et s'apprêtait à enlever sa cape quand Océane apparut dans l'entrée.

- « Non attends ! » lui annonça-t-elle tandis qu'il allait défaire la première attache

Elle se mit à sourire et se glissa dans ses bras. Puis elle se mit sur la pointe des pieds, enfouit ses doigts dans sa tignasse brune et se mit à l'embrasser. Ce baiser était tellement fougueux que Sirius l'enlaça instinctivement et le lui rendit avec avidité. Il dura longtemps et les deux amoureux ne se séparèrent que lorsque le manque d'air se fit ressentir.

- « Waouh ! » souffla le jeune homme alors qu'Océane s'éloignait un peu de lui « Que me vaut un tel accueil ? »

- « Il faut que tu ressortes ! » murmura-t-elle avec un petit sourire désolé.

- « Quoi ?! » s'indigna le jeune homme « Mais je viens de rentrer ! »

- « Je sais, mais j'ai vraiment besoin qui tu ailles faire des courses… » souffla la jeune femme en se mettant à nouveau sur la pointe des pieds pour essayer de l'embrasser, mais Sirius recula sa tête.

Elle ne pensait tout de même pas réellement qu'elle n'avait qu'à l'embrasser pour lui faire faire tout ce qu'elle voulait ?!

- « Océane… J'ai passé la journée à faire des tas de trucs pour l'Ordre ou pour Jasire ! J'ai eu plein de rendez vous avec les assureurs et tout… C'est vraiment si pressé ? Ça ne peut pas attendre demain ? » soupira-t-il d'un air agacé.

- « On n'a plus de couches pour Maelys » répondit la jeune femme avec son petit sourire désolé

Sirius ferma les yeux et laissa partir sa tête en arrière en grognant.

- « S'il te plait… » murmura Océane « Elle ne va plus tarder à vouloir sa tétée, je ne peux pas y aller… »

Le jeune homme la regarda alors et soupira.

- « J'en ai pour dix minutes… » soupira-t-il.

- « Tu es un amour » souffla la jeune femme en souriant et en caressant sa joue de son pouce « Je te promets que je saurais me montrer reconnaissante »

- « J'espère ! » lança-t-il.

La jeune femme se mit à rire et posa un léger baiser sur ses lèvres.

- « A tout à l'heure » souffla-t-il en ouvrant à nouveau la porte et en quittant sa maison.

Une fois de dehors, il soupira et fit non de la tête. Il venait de se faire avoir en beauté. Il décida de transplaner aussitôt, pour ne pas perdre plus de temps. Plus vite il serait partit, plus vite il serait revenu, c'était de la logique élémentaire. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, le jeune homme se retrouva alors à Pré au Lard. Il se dirigea d'un bon pas dans le magasin d'articles pour bébés. Par chance, il était encore ouvert bien que la soirée vienne de débuter. Il était rare en effet, en cette période troublée, que les magasins restent ouverts lorsque la nuit tombait. Sirius se dépêcha donc d'entrer. Il se rendit directement dans le rayon des couches, prit un paquet, vérifia tout de même qu'il s'agissait des bonnes et se rendit à la caisse. Il paya rapidement et sortit de la boutique, impatient de retrouver enfin son canapé. Il fit quelques pas pour trouver un endroit plus tranquille pour transplaner quand une silhouette familière attira son attention.

Il fronça les sourcils pour mieux voir et s'assurer qu'il ne rêvait pas, mais ce n'était pas le cas. Remus se tenait de l'autre côté de la rue, adossé à un lampadaire. Sirius fut étonné. Il lui avait dit qu'il allait voir Debae ce soir… Il se trouvait pourtant loin de la maison des lycanthropes… Le jeune homme n'hésita pas une seconde et traversa la rue.

- « Qu'est-ce que tu fais là mon vieux ? » lança-t-il à son ami qui, surprit, sursauta en se retournant vers lui.

- « Et toi ? » répondit le jeune homme d'un air un peu gêné.

- « Ma femme me prends pour un elfe de maison ! » souffla Sirius en montrant le paquet de couches à son ami.

Remus esquissa un faible sourire et allait répondre quelque chose quand la porte de la maison qui longeait le trottoir s'ouvrit et qu'une jeune femme élégamment vêtue en sortit.

- « Voilà ! Je suis prête ! J'espère que je n'ai pas été trop longue ? »

Sirius la fixa un moment en haussant un sourcil, ne comprenant pas très bien à qui elle s'adressait. Ce n'est qu'en voyant son ami se retourner vers elle qu'il comprit.

- « Non, ça a été ! » lui assura-t-il.

- « Oh ! Je ne savais pas que tu étais avec quelqu'un » souffla la jeune femme en s'approchant.

- « C'est un de mes meilleurs amis. Cassandra, je te présente Sirius. Sirius, Cassandra… »

- « Je suis enchantée » lança la jeune femme en souriant.

- « Moi aussi » lui assura Sirius avec sincérité.

- « Euh, Cassie, ça t'ennuie de partir devant ? » demanda alors Remus « Je te rejoins dans cinq minutes ! »

- « Pas problème ! » assura la jeune femme « J'ai été contente de vous rencontrer » lança-t-elle enfin à Sirius qui hocha la tête.

- « Moi de même » répondit Sirius en la regardant s'éloigner.

La jeune femme était grande et ses longs cheveux châtain clair ondulaient jusque bas sur son dos. Elle était vraiment ravissante.

- « Sirius, avant que tu dises quoique ce soit, tu dois me promettre de ne rien dire à personne ! » souffla alors Remus.

- « Elle est très mignonne ta copine ! » répondit Sirius en souriant.

- « S'il te plait… »

- « Pourquoi faut-il que le fait que tu ne sois plus célibataire doive rester secret ? »

- « Je ne suis encore sûr de rien… Je ne veux pas aller trop vite ! » souffla le jeune homme « Et tu sais très bien que si les filles le savent… »

- « Les filles oui, mais James ? Je suis sûr qu'il sera enchanté de savoir que… »

- « Sirius ! J'ai dit personne ! Si tu n'avais pas eu de courses à faire, je ne te l'aurais pas dit à toi non plus ! »

- « D'accord ! » lança Sirius « Je ne dirais rien ! Mais je suis content pour toi, vieux ! »

- « Merci ! »

- « Bon, je te laisse, tu ne vas pas faire attendre Cassandra… » lança Sirius d'un ton suggestif.

Remus soupira.

- « Je plaisante ! Ça te rend susceptible une nouvelle relation amoureuse ! » lança le jeune homme en souriant.

- « Va donc ramener tes couches plutôt que de dire des âneries ! » grogna Remus d'un air amusé.

- « Bonne soirée Lunard ! » répondit Sirius avec un clin d'œil.

- « Ouais ! Va-t-en ! » souffla Remus en lui faisant signes de partir.

Un peu plus loin, la jeune femme commençait à s'impatienter.

- « A bientôt ! » lança Sirius sans bouger d'un pouce.

Remus soupira, haussa les épaules et lui tourna le dos. Le jeune homme le regarda s'éloigner en souriant et le vit enlacer la jeune femme par la taille avant de poursuivre sa route. Sirius était ravi. Son ami recommençait enfin à vivre, il était temps !

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- « Je suis navré Severus » souffla le professeur Dumbledore en refermant la porte du Quartier Général de l'Ordre du Phoenix sur Hagrid qui venait de quitter l'endroit

- « Ce n'est rien » lui assura le jeune homme en ôtant sa cape de voyage et en l'accrochant au portemanteau.

Le professeur restait silencieux et Severus était mal à l'aise. Il tenta autant que possible de le cacher et alla s'installer à la table sans prononcer un mot. Dumbledore le rejoignit et vint s'installer en face de lui.

- « Je dois t'avouer Severus » commença-t-il « que j'ai été très surpris de recevoir ta lettre hier »

- « Je m'en doute » répondit le jeune homme « Vous pensiez ne plus entendre parler de moi ? »

- « En réalité… Je n'avais pas encore vraiment réfléchit à tout cela. L'attaque de Poudlard a eu des conséquences que personnes ne pouvait imaginer, pas même Lord Voldemort et pourtant, elles peuvent
Être tout aussi néfastes… »

L'ancien Serpentard le regarda un moment d'un air sceptique, il ne voyait pas de quoi il voulait parler.

- « Dolorès Ombrage est désormais la directrice de l'école » souffla le vieux sorcier.

Severus grimaça. Cette grenouille avait autant les capacités de diriger une école que des verracrasses en avaient pour faire du Quidditch. Une ombre venait de s'abattre sur l'éducation de centaines d'enfants.

- « Mais là n'est pas le propos » continua Dumbledore « Je suppose que ce n'est pas pour te tenir au courant de la vie de Poudlard que tu m'as demandé cet entretien. »

- « Non en effet… Je suis venu parce que nous avons besoin de parler, j'ai besoin de vous expliquer mon geste de l'autre nuit » souffla Rogue « Quand je vous ai menacé »

- « Effectivement, je me rappelle avoir été tenu en joue par toi et je dois avouer que cela m'a surpris… »

- « Il faut que vous compreniez professeur ! Quand je vous ai menacé, c'était bien dans l'intention de vous tuer. Mais pas parce que j'en avais envie, encore moins parce que je voulais obéir au Seigneur des Ténèbres, mais parce que je ne voulais pas que Narcissa le fasse »

Severus retint son souffle quelques secondes. Le visage du vieux sorcier était impassible, il l'écoutait avec un intérêt poli.

- « Elle devait le faire, pour sauver son fils. Mais elle n'a jamais tué de sa vie et quand je l'ai vu sur ce toit vous menacer, j'ai su qu'elle n'y parviendrais pas »

- « Nous l'avons vu tous les deux Severus… » souffla Dumbledore.

- « Si j'étais resté là sans intervenir, les autres mangemorts et Greyback auraient trouvé cela louche et s'il l'avaient appris au Seigneur des Ténèbres… Il se méfie encore un peu de moi vous savez… »

- « C'est le problème de chaque tyran… On a toujours peur de se faire renverser par ceux que l'on oppresse… » répondit Dumbledore.

- « Je n'ai pas eu le choix ! Je devais vous menacer pour sauver ma vie. Je vous aurais tué s'il l'avait fallut » avoua le jeune homme.

- « Je comprends parfaitement » souffla alors Dumbledore.

Surpris, Rogue le fixa un moment la bouche ouverte, sans rien dire.

- « Personne ne sait ce à quoi il est réellement capable pour sauver sa vie jusqu'à ce qu'il soit confronté à ce problème. Si pour te sauver, tu avais dû me tuer, je ne doute pas une seconde que tu l'eusses fait. D'autre en auraient fait autant. Je ne peux pas t'en vouloir d'avoir eu cette pensée. »

- « Mais je me dégoûtais ! Par Merlin professeur ! Si vous saviez comme je me suis haï à ce moment là ! Mais plus rien n'avait d'importance pour moi que de tout faire pour que le Seigneur des Ténèbres ne me tue pas… »

- « Quand tu as compris que les renforts de l'Ordre arrivaient et que les mangemorts seraient arrêté, qu'as-tu fait ? » demanda Dumbledore.

- « J'ai fui. Avant la fin des combats, pendant que Lupin entraînait Evans à l'écart, je suis parti. J'ai quitté le château et j'ai transplané pour Durmstrang »

- « Durmstrang ? » s'étonna Dumbledore.

- « Oui, il y a quelques temps, à mot couvert, Igor Karkarroff qui enseigne là bas m'a fait part de son intention de ne plus servir le Seigneur des Ténèbres. J'ignore pourquoi il m'en a parlé à moi, toujours est-il que je l'ai rejoint cette nuit là et que je me suis caché avec lui quelques jours. Nous nous sommes cachés dans la campagne, nous avons trouvé refuge dans une cabane au milieu des bois. Igor s'y trouve encore. Il refuse de continuer à servir le Seigneur des Ténèbres. Il veut arrêter de faire des choses qui le répugne. Moi, il fallait que je vous vois et que je vous explique mon geste. Je comprendrais très bien que vous ne vouliez plus de moi parmi les vôtres. Néanmoins, sachez quand même que je ne retournerais plus du côté du Seigneur des Ténèbres. Je ne veux plus jouer les agents doubles. Je me cacherais, et ils ne me retrouveront pas. J'irais rejoindre Igor s'il le faut… »

- « Es-tu certain que ton choix est fait ? » demanda Dumbledore.

- « Absolument ! En temps normal, jamais je n'aurais tenté d'atteindre à votre vie, mais les circonstances étaient telles que je l'ai fait et même si je regrette, je sais que j'ai fait ce que je devais faire sur le moment. » s'exclama le jeune homme.

- « Severus, tout le monde fait des erreurs, le plus important est de le reconnaître. C'est pour cela que j'ai aidé Narcissa Malefoy à se cacher et à sauver son fils et c'est pour cela que je continuerais à te faire confiance au sein de l'Ordre »

- « Vraiment ? »

- « Oui. Toute personne repentant sincèrement ses actes mérite le pardon. Je ne t'en veux pas pour ton geste Severus, car tu es venu me l'expliquer. Tu aurais rejoint le camp de Voldemort, je n'aurais pas eu cette clémence… »

- « Merci professeur ! Merci infiniment ! » s'exclama le jeune homme, soulagé.

- « Par contre, tu te rendras compte par toi-même que certains ont la rancune tenace… Ne leur en veux pas. Ils sont impliqués plus que n'importe qui dans cette guerre et le moindre faux pas peut leur être fatal »

Severus savait qu'il parlait des Potter et de leur bande. Il grimaça. Il avait déjà eu un avant goût de ce qu'il subirait la prochaine fois qu'ils se verraient grâce à la furie Evans.

- « C'est déjà un grand honneur de pouvoir continuer à rester parmi vous… » assura Severus avec sincérité.

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La pièce était très grande et comportait de larges fenêtres. Mais toute la lumière qui y entrait ne faisait que souligner le manque de chaleur et de convivialité de l'endroit. Il y avait très peu de meuble et les murs étaient nus, pour un peu on se serait cru dans une chambre d'hôpital. Appuyée contre le rebord d'une des fenêtres, Lily regardait l'extérieur perdue dans ses pensées, et tendue. Elle sursauta un peu quand elle sentit deux mains se poser sur ses épaules. Elle se retourna et se trouva face à son mari qui la fixait d'un air grave.

- « James, j'ai peur… » souffla-t-elle après un moment.

James se mit alors à sourire et pris ses mains dans les siennes.

- « Je ne vois aucune raison de t'inquiéter pourtant. » chuchota-t-il

Lily soupira et ses épaules s'affaissèrent.

- « Je ne comprends pas pourquoi tu stresses autant, ce n'est qu'un contrôle de routine » continua James avant de déposer un baiser sur le dos d'une de ses mains.

Lily lui adressa un faible sourire.

- « C'est vrai, mais j'ai toujours peur qu'on m'annonce que tout doit être stoppé. »

- « Lily, tu sais très bien qu'on n'abandonnera pas… » répondit James d'un air grave « Pas maintenant… »

- « Je sais… » murmura-t-elle.

- « Mais enfin ! » s'exclama alors Horace Slughorn « Combien de temps vont-ils encore nous faire attendre ?! »

- « Calmez vous Horace ! » demanda calmement mais fermement Augusta « Ça ne fera pas avancer les choses et vous stressez Franck et Alice ».

Lily regarda alors les deux malades. Ils se tenaient assis prêt de la porte. Un peu inquiets d'être là, ne comprenant pas bien ce qu'on attendait d'eux. C'était la première fois qu'ils sortaient de leur chambre depuis qu'ils avaient quitté Ste Mangouste et Lily comprenait parfaitement qu'ils se sentent un peu perdu. Mais, par chance, Augusta avait eu la bonne idée d'amener Neville avec elle. Au contact de leur fils, Franck et Alice avaient tout de même l'air bien plus sereins. Le petit garçon était d'ailleurs assis sur les genoux de son papa, lisant un livre pour enfant tandis qu'Alice lui caressait doucement les cheveux.

- « Regarde les Lily » souffla alors James à son oreille « Comment peux-tu croire une seule seconde que ton travail ne sera pas reconnu à sa juste valeur ? »

La jeune femme se sentit rougir et haussa timidement les épaules. A cet instant la porte s'ouvrit et la jeune femme sursauta. Elle se mit à scruter les personnes qui entraient dans la pièce tandis que James glissait sa main dans la sienne et la serrait doucement.

- « Bonjour messieurs-dames » annonça une des personnes qui venaient d'entrer.

Lily lui rendit son salut du bout des lèvres.

- « Je me présente, je suis le Docteur Carritcher, je suis le directeur de Ste Mangouste » lança l'homme, il se tourna vers les autres personnes qui l'accompagnaient « Vous connaissez le professeur Jenner, qui dirige le service de Pathologie des Sortilèges »

L'homme salua l'assemblée d'un simple signe de tête. Devant de si sérieuses personnes, Lily se sentit un peu mal à l'aise. Elle sentit les mains de James se poser sur ses épaules et apprécia le geste de son mari pour la faire se sentir mieux.

- « Comme vous le savez, nous sommes ici pour constater l'évolution de l'état de santé de Franck et Alice Longdubat » reprit le Docteur Carritcher de sa voix monotone et un peu ennuyeuse. « Qui sont les personnes qui ont la charge de leur traitement ? »

Le cœur de Lily fit un bond dans sa poitrine et sentit que James l'encourageait d'une pression sur ses épaules.

- « Moi » répondit la jeune femme en faisant un pas en avant.

- « Ainsi que moi » lança à son tour Horace Slughorn en se levant de son siège.

- « Très bien. L'un d'entre vous a-t-il une quelconque qualification en ce qui concerne la médicomagie ? » demanda le Docteur Carritcher

- « Non » répondit Horace « Néanmoins j'ai longtemps été Maître des Potions et j'ai aussi travaillé de longues années dans un laboratoire de… »

- « Donc pas de qualification médicale » le coupa le docteur.

- « Mais nous avons surtout travaillé les potions » le reprit Horace, vexé de voir qu'on ne le considérait pas comme il l'aurait aimé.

- « Effectivement, j'ai vu dans les rapports que vous aviez travaillé sur une potion sans en référer aux autorités sanitaires, mais nous en reparlerons plus tard avec nos avocats »

Lily soupira. Elle n'aimait pas le ton dur et sévère de cet homme. Elle était suffisamment stressée comme ça.

- « Quelles sont les qualifications de Mrs Potter, concernant ce qui nous intéresse aujourd'hui ? » demanda alors le docteur en se tournant vers elle.

- « Non, je n'ai pas de qualification, ni en médicomagie, ni en potion, mais j'ai tout de même obtenu un Optimal à mes ASPICs » avoua Lily.

- « Donc, si je résume bien, monsieur et madame Londubat ont été soigné par deux personnes n'ayant aucune autorité en la matière ? » lança-t-il visiblement surpris.

- « C'est pour ça que j'étais contre le fait de les laisser partir ! » s'exclama le professeur Jenner d'une voix victorieuse.

- « Si je peux me permettre d'intervenir » lança alors Augusta d'une voix sévère « J'ai pris seule la décision d'enlever mes enfants de Ste Mangouste et c'est encore mon choix de les faire soigner par qui bon me semble. »

- « Effectivement, madame Londubat, néanmoins vous comprendrez que Ste Mangouste s'inquiète du devenir de ses anciens patients, surtout quand ceux-ci sont soignés par des traitements que nous qualifierons de… non orthodoxes »

- « C'est bien pour cela que nous sommes là » assura l'homme avec un sourire poli mais qui sonnait faux.

- « Dans ce cas, pourquoi perdons-nous notre temps en bavardages inutiles ? Ne devrions-nous pas plutôt nous intéresser à l'état de santé de Franck et Alice ? » demanda Augusta avec sévérité.

Lily ne pu s'empêcher de sourire. La vieille femme faisait preuve d'une autorité redoutable et aucunes des personnes présentes ne semblaient vouloir s'opposer à elle.

- « Parfait » lança alors le Docteur Carritcher « Où sont nos deux malades ? »

- « Anciens malades… » rectifia James.

- « Monsieur ? »

- « Je suis James Potter, c'est mon entreprise qui finance les soins du couple Londubat » annonça James avec sérieux « Et je vous fait simplement remarquer que Franck et Alice ne sont plus malades, ils ont fait des progrès très étonnants et sont en voie de guérison »

- « Monsieur Potter, je vous demanderais de bien vouloir laisser nos spécialistes en juger… » lui rétorqua le Directeur de Ste Mangouste avec dans la voix une once de dédain qui déplu particulièrement à Lily.
La jeune femme se renfrogna un peu.

- « Donc, comme je le disais, pourrions nous voir nos patients ? » demanda Carritcher.

- « Ils sont là ! » annonça Augusta en désignant le coin de la pièce où se trouvait la famille Londubat.

Alice et Franck étaient toujours assis côte à côte, Neville sur les genoux de son papa, et tous les trois regardaient les nouveaux venus avec une certaine curiosité mêlée à de la crainte. Ils n'aimaient pas beaucoup rencontrer de nouvelles personnes et celles-ci n'avaient pas l'air très sympathiques.

- « Franck, Alice… Dites bonjour aux médicomages… » leur souffla Augusta

- « Bonjour » répondirent en même temps Franck et Alice d'un air peu assuré.

- « Neville, soit un bon garçon, dis bonjour toi aussi » demanda Augusta.

- « Bajour monsieur » murmura-t-il.

Devant l'air un peu perdu du couple, Lily s'éloigna de son mari et se rapprocha d'eux. Franck et Alice l'accueillirent d'un sourire sincère, depuis le temps qu'elle les soignait, la jeune femme avait su tisser des liens de confiance avec eux.

- « Écoutez, ces messieurs sont des médicomages qui veulent seulement savoir si vous allez bien ! »

- « Va bien ! » lui assura Franck d'un air confiant.

- « Je sais » lui répondit Lily « Vous êtes en pleine forme et vous progressez de jour en jour, mais ces messieurs veulent s'en assurer par eux même. Ils vont juste vérifier notre travail à Horace et moi »

- « Toi docteur ! » lança Alice.

- « Non… Non, je ne suis pas docteur » répondit Lily en souriant « Moi, je vous soigne juste »

La jeune femme fronça les sourcils et hocha la tête. La nuance devait être compliquée à comprendre pour elle. Lily reprit.

- « Vous ne devez pas vous inquiéter, tout se passera bien. Et puis, je serais là, Augusta, Horace et James aussi… »

- « Et moi ? » demanda Neville qui ne perdait pas une miette de la conversation.

- « Et Neville aussi bien sûr ! » répondit Lily en souriant « C'est même toi le plus important mon grand ! » lui chuchota-t-elle comme un secret.

Le petit garçon se redressa alors, tout fier et se mit à sourire. Lily se redressa et se tourna vers les médicomages.

- « Voilà, ils sont prêts à faire vos tests. Mais je vous préviens tout de suite, ils sont tous les deux méfiants face aux personnes qu'ils ne connaissent pas. »

- « Nous les avons soignés pendant plusieurs mois ! » rétorqua le professeur Jenner d'un air pincé.

- « Vous les avez plutôt laissé dans l'état dans lequel ils étaient » grogna Augusta, suffisamment fort toutefois pour que tout le monde l'entende.

Les médicomages choisirent de l'ignorer et tous les trois s'avancèrent vers Franck et Alice. Neville les regardait avec méfiance, comme s'il craignait qu'il arrive quelque chose à ses parents. Lily décida de prendre les choses en main.

- « Neville, viens mon grand. Laisse les docteurs faire leur travail. Tu vas pouvoir regarder ton papa et ta maman montrer ce qu'ils savent faire… »

Le petit garçon la fixa un moment, l'air pensif avant de mettre sa petite main dans celle tendue de la jeune femme. Lily lui adressa un sourire et l'entraîna doucement vers James.

- « Tu veux bien t'occuper de lui ? » demanda-t-elle à son mari

- « Bien sûr ! Allez Neville, vérifions que tout se passe correctement » annonça le jeune homme en prenant le petit garçon à son cou.

Lily hocha doucement la tête et retourna près des médicomages.

- « Nous allons commencer par des tests simples. Monsieur Londubat… »

- « Appelez le Franck ! » le coupa Horace, un brin agacé.

- « Très bien » reprit Carritcher « Franck, pouvez vous s'il vous plait lever vos deux bras au dessus de votre tête »

Lily leva les yeux au ciel.

- « Pourquoi ? » demanda alors Franck.

Surprise, Lily se tourna vers le jeune homme en souriant largement.

- « Pardon ? » demanda Carritcher, lui aussi très étonné.

Pourtant pour la jeune femme tout était clair. Franck avait parfaitement compris ce qu'on lui demandait tout comme il avait compris à quel point cette demande était inutile… Il n'avait jamais fait ça avant, il progressait vraiment de jour en jour.

- « S'il te plait Franck » souffla alors Augusta qui elle aussi avait mieux compris que les médecins ce que son fils voulait dire « C'est pour montrer au docteur que tu comprends ce qu'il te dit »

- « Ah ! » lança le jeune homme en levant alors bien haut ses bras.

- « Bravo Papa ! » s'exclama alors Neville en frappant dans ses petites mains.

Lily ne put s'empêcher de rire doucement. James tapota doucement la tête du petit garçon.

- « Vous voyez qu'il nous comprend parfaitement ! » argua fièrement Augusta

- « Mais il comprenait sans doute quand il était parmi nous… » répondit le professeur Jenner sans conviction.

- « Peut être » répondit Lily « Mais ils ne réagissaient pas ! Maintenant ils sont capables de protester ! »

- « C'est vrai que c'est très impressionnant » souffla le docteur Carritcher « Et vous Alice, vous pourriez me dire chez qui vous habitez ? »

- « La maman de Franck » répondit Alice en adressant un sourire à Augusta qui posa sa main sur son épaule.

- « C'est bien ma chérie »

- « Et savez vous qui est ce petit garçon ? » demanda le médicomage en désignant Neville.

- « Neville ! » répondirent Franck et Alice en même temps.

Le docteur Carritcher se mit à sourire.

- « Bien sûr, mais par rapport à vous, qui est-ce ? »

Lily serra ses mains l'une contre l'autre. La question n'était pas évidente.

- « Mon bébé » souffla Alice avec tendresse.

- « D'accord, et ce monsieur à côté de vous ? »

La jeune femme se tourna alors vers Franck et posa avec douceur sa main sur sa joue, en souriant.

- « Mon amoureux… »

- « C'est excellent ! » assura le docteur en se tournant vers Augusta. « Leurs progrès sont ahurissants »

- « C'est ce que nous tentons de vous expliquer par cet entretien ! » répondit la vieille femme « Ils n'avançaient plus dans votre service, alors j'ai fait confiance à Lily, Horace et leur merveilleuse potion. Je ne le regrette absolument pas ! Plus les jours passent et plus ils se rapprochent de ce qu'ils étaient avant ! Oh bien sûr, je ne pense pas qu'on puisse un jour les faire redevenir comme avant leur attaque, mais je garde espoir qu'ils puissent un jour se débrouiller sans moi »

Lily hocha la tête. Elle aussi était confiante.

- « Mrs Londubat » reprit le professeur « Vous comprendrez que je vais devoir faire des prélèvements sanguins pour m'assurer qu'ils n'ont pas été contaminés par un quelconque poison, mais ce ne sera je pense qu'un contrôle de routine. Néanmoins, la législation me l'oblige »

- « Très bien » murmura Augusta.

- « Si vous le désirez, je peux même mettre à votre disposition un échantillon de notre potion » proposa Horace, en essayant de se mettre en avant

- « Merci beaucoup, monsieur Slughorn… Arrangez vous avec le professeur Jenner pour cela. »

- « Monsieur ? » demanda alors Augusta en s'adressant au directeur de Ste Mangouste « Va-t-il falloir faire retourner Franck et Alice à l'hôpital ? »

- « Je crains que nous n'ayons pas le choix » répondit le docteur Carritcher « Mais ce ne sera l'affaire que de quelques jours, le temps de faire des examens plus approfondis »

- « Je crains que cela ne les perturbe plus qu'autre chose » intervint Lily « Les changer d'environnement une nouvelle fois serait sans doute une erreur. Ils se sentent tellement bien chez Augusta ! »

Le directeur de l'établissement de soin caressa un long moment son menton avant de répondre.

- « Je crois que vous avez parfaitement raison Mrs Potter. Je vais leur faire une dérogation, ils seront admis à Ste Mangouste dans la matinée et pourront rentrer chez eux en fin d'après midi. Cela vous semble-t-il plus approprié ? »

- « Sans aucun doute ! » assura Lily

- « Et bien voilà, c'est réglé ! » lança le sorcier d'un air satisfait.

- « Et à partir de quand devront-ils commencer ? » demanda Augusta

- « Le plus tôt sera le mieux, mais c'est selon votre désir… »

- « Dans ce cas nous attendrons que l'anniversaire de Neville soit passé ! Ça fait tellement longtemps qu'il ne l'a pas fêter avec ses parents ! »

Lily se tourna alors vers son mari qui était semblait-il en grande conversation avec le petit Neville. Elle se mit à sourire. Le petit garçon avait fait preuve de beaucoup de courage ces derniers mois. Il n'avait pas eu la chance de vivre avec ses parents comme Harry. Alors la jeune femme était un peu fière d'avoir réussit à rendre à Franck et Alice un peu de leur conscience des choses au point de leur permettre de fêter l'anniversaire de leur fils, elle était vraiment très heureuse. Elle croisa ses doigts et posa ses mains contre son menton. Elle se mit à sourire largement et adressa un petit signe de tête à Alice qui semblait la regarder avec dans les yeux, ce qui ressemblait à de la reconnaissance.

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- « Maman ! Maman ! Maman ! Maman ! Maman ! Maman ! »

- « Par Merlin, il ne peut pas penser à t'appeler de temps en temps ! » soupira Lily en se levant du transat dans lequel elle était installée et James la vit se tourner vers lui. « Tu ne voudrais pas y aller ? »

- « C'est toi qu'il a appelé mon cœur… » murmura James d'un air faussement désolé.

- « Tu te crois drôle ? » souffla la jeune femme s'éloignant de lui « Qu'est-ce qu'il y a Harry ? » lança-t-elle alors à leur fils.

Le jeune homme quand à lui se mit à sourire et s'étira tout en bâillant. Il se sentait d'humeur paresseuse cet après midi là. Il fallait tout de même dire que ces derniers jours, il avait beaucoup travaillé. Il ne s'était passé que trois jours depuis la visite des médicomages à Franck et Alice pourtant cela lui avait facilement paru le double ! Alors il était bien décidé à savourer autant que possible ce merveilleux après midi de cette magnifique journée… Celle qui célébrait les quatre ans de Harry.

James soupira. Son fils avait déjà quatre ans ! Il n'avait pas vu le temps passer. Il se revoyait encore dans cette chambre de Ste Mangouste être réticent à l'idée de le prendre dans ses bras, de peur de lui faire mal ou de le laisser tomber. Et voilà que maintenant, Harry était un petit garçon plein de vie, fort et en bonne santé. Cela lui avait fait bizarre le matin même quand il l'avait réalisé, mais cela lui était vite passé.

A cet instant, Jack poussa un petit gémissement. James tourna alors la tête dans la direction où se trouvait son fils. Allongé près de sa sœur sur une immense serviette éponge posée sur le sol à l'ombre d'un grand arbre, il dormait comme un bien heureux, seulement gêné par une mouche venu lui chatouiller le visage. L'insecte alla alors se poser sur la petite cuisse de Syrielle qui la chassa d'un geste de la main sans même prendre la peine de se réveiller. Le jeune homme les regarda avec tendresse. Ils étaient encore si petits, si innocents… et dire qu'eux aussi allaient grandir… Cela le fit soupirer.

- « Je ne sais pas chéri, il faut que tu demandes à Papa »

James se tourna alors vers Lily qui parlait à Harry en le tenant par la main. Le petit garçon avait encore les traces du drap imprimé sur la joue. Il avait été le seul à vouloir dormir à l'intérieur malgré la chaleur, il était maintenant couvert de sueur et avait les joue toutes rouges. Il se frottait les yeux ce qui lui donnait un petit air boudeur tout à fait adorable.

- « Qu'est-ce qu'il faut me demander ? » lança James en se redressant dans son transat.

- « Alors Harry ? » l'incita Lily d'une voix douce en caressant la tignasse brune du petit garçon.

- « Tu viens te baigner avec moi ? » demanda Harry d'une toute petite voix endormie.

- « Tu es sûr que tu ne veux pas te reposer encore un peu avant ? » demanda James en souriant

- « Nan ! » lui répondit le petit garçon d'un air décidé.

- « Alors va chercher ton maillot » déclara le jeune homme en souriant.

Harry lâcha immédiatement la main de sa maman et se précipita en courant vers une des chaises de jardin sur laquelle séchait son vêtement de bain.

- « Vous essayerez de ne pas faire trop de bruit » lança Lily en se réinstallant dans son transat « Je voudrais bien que les petits dorment encore un peu »

- « On sera sage » promis James.

- « Ne fais pas promesses que tu ne peux pas tenir » marmonna Lily en prenant une position plus confortable « Je sais très bien comment tu es avec lui quand tu joues ! »

James se mit à sourire. Elle avait tout à fait raison, mais il aimait tellement partager ces moments avec son fils qu'il laissait son enthousiaste prendre le dessus par moment.

- « Papa ! Tu viens ? » appela alors Harry.

Le petit garçon se tenait, entièrement nu et son maillot dans la main, juste au bord de la limite d'âge instauré par son père autour de la piscine. Devant l'évidente impatience de son fils, James se dépêcha d'aller le rejoindre. Même s'il était déjà prêt à plonger dans la piscine, il aida son fils à enfiler son maillot de bain, lui jeta un sort de protection contre le soleil et alla poser sa baguette et leurs lunettes un peu plus loin. Il dû faire très attention pour rejoindre son fils car il n'y voyait plus grand-chose. Il trouva tout de même sans mal la grande tache bleue qui représentait pour lui la piscine. Il s'installa sur le bord et pris Harry sur ses genoux.

- « J'ai pas mes bouées ! » s'exclama alors le petit garçon et s'accrochant à lui.

- « Tu comptes le dire à Maman ? » demanda James d'un air malicieux.

Harry hocha la tête.

- « Je vais te garder avec moi d'accord ? Comme ça, pas besoin de bouée ! Ça te va ? »

- « Vi ! » approuva avec enthousiasme le petit garçon.

James le cala alors contre son torse et lui recommanda de prendre une grande inspiration avant de se laisser tomber dans l'eau fraîche. Ils en ressortirent en criant et en riant et Lily dû les rappeler à l'ordre. Le jeune homme prit alors son fils à bout de bras et le fixa avec intensité.

- « Tu veux essayer de nager comme un grand ? » demanda-t-il

- « Ze suis trop petit ! » lui répondit Harry.

- « Mais non ! » lui assura James en souriant « Je suis sûr que tu y arriveras très bien ! En plus je serais tout à côté de toi pour t'aider ! Tu veux qu'on essaye ? »

- « D'accord ! » s'exclama le garçonnet.

James était très fier de son fils.

- « A trois, ok ? Un, deux, trois… »

Il lâcha alors son fils qui se débattit tant qu'il pu pour le rejoindre. Il n'était qu'à quelques centimètres de lui, mais il ne parvenait pas à avancer, ses mouvements étaient trop désordonnés. James le récupéra alors que sa tête se trouvait sous dix centimètre d'eau. Il se dépêcha de remonter à la surface le petit garçon qui avait bu la tasse. Il toussait fort et James cru même qu'il allait vomir. Penaud, il le sera contre lui et posa un baiser sur son front tout en caressant son petit dos.

- « Doucement chéri… C'est fini… » murmura-t-il à son oreille.

Le petit garçon réussit enfin à se calmer et à reprendre son souffle et le fixa avec intensité.

- « Encore ! » souffla-t-il.

- « Quoi ? Non mon grand ! »

- « Si ! Je veux nager ! » lança le petit garçon avec détermination « J'ai quarcre ans ! Je suis grand ! »

- « D'accord ! » répondit James, admiratif devant la volonté de son fils. « Mais cette fois, on va y aller plus doucement, je vais te tenir… »

Pendant près d'une demi heure, le jeune homme fit des allers-retours dans la piscine en maintenant bien Harry à la surface. Le petit garçon était ravi et sortit de l'eau pour aller annoncer à sa maman qu'il savait nager maintenant. Tandis que Lily le séchait, tout en l'écoutant narrer ses prouesses aquatiques en souriant, James alla s'accroupir auprès de la serviette sur laquelle ses deux plus jeunes enfants venaient de se réveiller.

- « Coucou… » souffla-t-il doucement.

Syrielle se mis assise difficilement, le pouce toujours dans la bouche et le fixa. James lui sourit et le regard de la petite fille s'illumina… Le jeune homme était totalement fou de ce regard, il avait le pouvoir de le faire fondre. Quand elle le regardait comme ça, il était capable de céder à tous ses caprices. Par chance, elle ne l'avait pas encore compris.

- « Eh Syrielle ! » s'exclama alors Harry en venant les rejoindre et en se mettant à genoux face à sa petite sœur « Et ben Papa, il m'a fait nager tout seul ! »

- « Oh ! » s'exclama la fillette avec admiration

- « Et sans les bouées en plus ! » chuchota le petit garçon.

Et tandis que Harry entreprenait une nouvelle fois de raconter ses péripéties, James attrapa Jack qui tentait vainement d'attraper une chenille qui devait lui sembler très appétissante et retourna près de sa femme.

- « Non mais regarde le parader devant sa sœur, fier comme un coq ! » souffla Lily d'un air amusé en désignant Harry du menton.

- « Son attitude me rappelle quelqu'un mais je n'arrive plus à me souvenir qui… » plaisanta James en s'installant près d'elle et en faisant glisser le bébé entre eux deux.

Lily se mit à rire et posa sa main sur sa jambe.

- « Et bien et bien ! » lança soudain la voix de Sirius.

James leva à peine la tête et vit arriver dans leur direction toute la famille Black au complet. Il esquissa un sourire.

- « Joyeux anniversaire Harry ! » lança Sirius en s'approchant de son filleul

- « Merci ! » s'exclama le petit garçon en posant un baiser sur sa joue.

- « Bon anniversaire mon grand ! » souhaita Océane en l'embrassant à son tour. « On a laissé ton cadeau dans ton salon, tu vas le chercher ? » demanda-t-elle.

Elle n'eut pas besoin de le répéter deux fois, le petit garçon se précipita vers la maison en courant.

- « J'ai du mal à croire qu'il ait déjà quatre ans ! J'ai l'impression que hier encore il n'était qu'un bébé ! » soupira Sirius

- « Méfie toi ! Tu verras que Lalyh te fera le même coup ! » lança James en se redressant.

Le jeune homme haussa les épaules d'un air fataliste et fit apparaître deux chaises de sa baguette. Il en céda une à Océane, qui portait Maelys et s'installa sur la deuxième.

- « Remus t'a dit à quel heure il arriverait ? » demanda-t-il

- « Pour le dîner ! Il a dit qu'il ne voulait manquer l'anniversaire de Harry pour rien au monde ! » répondit Lily en prenant Jack sur ses genoux pour l'empêcher de descendre tout seul du transat.

- « Déjà qu'il n'était pas là l'an dernier… » murmura James.

- « Oh oui ! On s'en souvient de l'an dernier… » marmonna alors Sirius.

Des images d'un centre commercial en feu, de personnes blessées, d'enfants brûlés et Peter portant la cagoule des mangemorts revinrent à l'esprit de James, lui laissant un goût amer dans la bouche.

- « On est obligé de reparler de ça ? » demanda alors Océane.

- « Je ne crois pas non ! » lança Lily d'une voix décidée.

James hocha la tête. Les filles avaient raison, ressasser ce mauvais souvenir n'était pas une bonne chose. Il ne voulait pas se déprimer le jour de l'anniversaire de son fils. Justement, le petit garçon revenait vers eux en courant comme il pouvait, un gros paquet dans les mains.

- « Waouh Harry ! Qu'est-ce que c'est que ça ? » demanda Lily en souriant.

- « C'est mon cadeau de Tonton et Tata ! » annonça le petit garçon en s'installant en tailleur sur l'herbe à côté d'elle.

- « Tu as été bien gâté dis moi ! » répondit la jeune femme en le regardant déballer son cadeau.

Cela ne prit pas de temps et James vit son fils sortir avec joie une immense sphère transparente d'aspect plutôt mou dans laquelle de petites bulles colorées flottaient doucement.

- « C'est un ballon rebondissant » expliqua Sirius en souriant « Tu verras quand tu le lances il fait des bonds gigantesque ! »

Harry parut émerveillé. Il se leva aussitôt et donna un coup de pied dans le ballon qui partit à une vitesse folle, dans un tourbillon de couleur. Il se cogna contre un arbre avant de rebondir très loin toujours très vite. Le petit garçon courut à sa poursuite.

- « Et tu comptes nous rembourser tous les bibelots qu'il cassera avec ça ? » demanda Lily en souriant.

- « Pour votre anniversaire de mariage ! » plaisanta Sirius en lui lançant un clin d'œil « Mais le plus beau mon vieux Cornedrue c'est qu'il est adaptable en souaffle ! »

- « Vraiment ?! » s'exclama James.

- « Oh oui ! Tu aurais dû le voir dans le magasin ! Il était intenable quand il l'a essayé ! » soupira Océane en regardant son mari d'un air amusé.

Maelys se réveilla alors et se mit à pleurer.

- « Et bien ma chérie… » murmura la jeune femme « Qu'est-ce qui se passe ? Il est quelle heure s'il vous plait ? »

- « 16h00… » répondit James

- « Alors je sais ce qui se passe… Mademoiselle a faim. »

James vit alors son amie commencer à déboutonner son chemisier. Immédiatement, il détourna le regard. Il ne voulait pas voir le spectacle de sa filleule en train de manger. Il entendit Océane rire doucement.

- « Tu préfèrerais que j'aille ailleurs ? » demanda-t-elle.

- « Non ! Je vais attendre… » répondit le jeune homme sans la regarder, mais en souriant.

- « Ça peut prendre du temps… Sirius, prête moi ton T-shirt »

James vit son ami se dévêtir et tendre son vêtement.

- « C'est bon James ! » lança alors Océane.

Prudemment, le jeune homme se tourna et constata qu'elle avait couverte Maelys et la partie dénudée de sa poitrine, il la remercia d'un sourire. A cet instant, le nouveau ballon de Harry atterrit aux pieds de sa mère.

- « Harry ! Il y a des bébés ici !» gronda cette dernière « Va jouer plus loin ! Emmène Lalyh et Syrielle avec toi… »

- « D'accord… » répondit le petit garçon en récupérant son ballon et en se dépêchant d'aller rejoindre les deux fillettes qui étaient sagement assise un peu plus loin.

- « Sacré bonhomme… » souffla Sirius d'un air amusé

James regarda en souriant, son fils s'approcher des deux fillettes. Il était tellement fier de lui et tellement heureux de l'avoir dans sa vie. Alors il ferait tout pour que cela dure le plus longtemps possible.