Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en général mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !
Bonne lecture à vous tous… Aylala
Note : J'ai terminé de rédiger cette histoire en mai 2007. Il n'y a donc dans cette fiction AUCUNE INFORMATION concernant Harry Potter and the Deathly Hallows. Je n'ai fait qu'émettre des suppositions sur ce qui aurait pu se passer. Si par hasard j'avais deviné quelque chose, c'est que je possède un Troisième Œil très efficace !
Par respect pour les lecteurs qui n'ont pas encore eu la chance de lire le tome 7, je vous demande de ne faire AUCUNE ALLUSION au septième tome dans vos reviews… Ne gâchez pas le plaisir de ceux qui ne savent pas lire l'anglais svp !
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Ce qui aurait pu se passer
Chapitre cent quarante cinq : Docteur Remus, Mister Lunard
«
Comme y a eu Gainsbourg et Gainsbarre
Y a le
Remus
et le
Lunard (…)
Un
côté blanc, un côté noir
Personne n'est
tout moche ou tout beau
Moitié ange et moitié
salaud
Et c'est ce que nous allons voir
Docteur
Remus,
Mister
Lunard
(…)
Remus
mérite les bravos car en amour et c'est sa gloire
Il est
tendre comme un agneau pour une seule et même histoire
Lunard
se frotte à toutes les peaux n'a que des aventures d'un
soir
Avec des canons, des cageots,
Lunard
serait-il un brin vicelard ? »
Renaud (Docteur Renaud,
Mister Renard)
- « Vous n'êtes qu'une bande d'incapables ! » s'emporta le Seigneur des Ténèbres en frappant de son poing sur la table.
Devant lui, quelques mangemorts, tous de jeunes recrues, le regardaient avec inquiétude et ils avaient bien raison. Lord Voldemort était en proie à une froide colère. Ils n'étaient que de misérables petits vers de terre, incapable de mener à bien la moindre mission. Il leur avait demandé de s'occuper du cas d'un vieil homme qui s'était publiquement prononcé contre Lui, mais ils avaient été tellement mauvais que non seulement le vieil homme avait réussit à l'enfuir, mais qu'en plus, deux de leurs camarades avaient été arrêtés par la Brigade des Aurors.
- « Vous mériteriez tous que je vous tue sur le champ pour votre incompétence ! Il était seul, il était vieux et vous n'arrivez pas à le tuer ! Mais que faut-il vous donner comme mission ! Récurer les écuelles ! » s'écria-t-il.
Tous se mirent à trembler devant lui dans la crainte qu'un châtiment ne leur soit attribué. Le Seigneur des Ténèbres aurait bien voulu les tuer, mais ces derniers temps, le recrutement se passait de moins en moins bien. Les jeunes avaient tout aussi peur de lui que de travailler pour lui et il avait dû avoir recours à des menaces pour faire entrer ces personnes dans ses rangs… Les jeunes idiots étaient prêt à tout pour sauver la vie de leur famille ou de leur petites amies… Les personnes aimantes étaient tellement prévisibles qu'il était presque trop simple de trouver un moyen de les convaincre de se faire poser la Marque des Ténèbres sur le bras. Mais en contrepartie, ils n'étaient pas de bons éléments. Ils répugnaient à tuer alors que le Seigneur des Ténèbres ne connaissait rien de plus grisant et de plus réjouissant.
- « Sortez ! Disparaissez de ma vue ! » lança-t-il d'une voix mauvaise « Je vous ferais connaître votre punition »
Comme un seul homme, les jeunes recrues se levèrent, s'inclinèrent devant lui et quittèrent la pièce. Lord Voldemort avait une idée, il allait confier à Bellatrix le soin de les punir, mais sans les tuer. La jeune femme savait faire preuve de beaucoup d'imagination et elle saurait trouver un châtiment exemplaire qui ne manquerait pas de donner à ces incapables le goût du travail bien fait. Il soupira et se leva à son tour pour faire quelques pas dans la pièce.
Depuis la mission à Poudlard, il était de très mauvaise humeur. Cela avait été un fiasco complet. Non seulement le professeur Dumbledore n'était pas mort, mais il avait perdu Barty Croupton et un autre mangemort de moindre importance. Il n'avait plus eu de contact avec Fenrir Greyback, mais ne se faisait pas de soucis là-dessus. Le lycanthrope aimait trop la violence et la haine pour rester éloigné de lui trop longtemps. Ce qui le perturbait beaucoup plus et le rendait très en colère, c'était surtout la disparition de deux personnes qu'il essayait de retrouver depuis lors…
A cet instant, on frappa à sa porte.
- « Entrez ! » lança-t-il d'un air menaçant.
Peter Pettigrow entra alors dans la pièce. Son bras d'argent scintillait sous la lumière blafarde de l'endroit. On aurait dit qu'il portait un gant tellement sa nouvelle main était semblable à l'ancienne.
- « Maître… » le salua-t-il en s'inclinant.
- « Y a-t-il du nouveau ? » demanda Voldemort.
- « Non Maître, toujours pas » couina Peter en se redressant « Nos informateurs sont tous revenus ce matin et aucun d'entre eux n'a retrouvé la trace de Narcissa »
- « Ce n'est pourtant pas possible ! Elle n'a pas pu s'envoler ! » s'emporta le Mage Noir.
- « Les recherches se poursuivent. Sa mère nous a dit l'avoir vu le lendemain de sa mission pour récupérer son fils mais n'a plus de nouvelle depuis… »
- « Il me la faut ! » hurla Voldemort « Elle a faillit à sa mission ! Elle doit payer ! »
- « Nous faisons tout ce que nous pouvons pour…. »
- « Ce n'est pas assez ! » trancha Voldemort d'un air grave.
Peter hocha la tête d'un air entendu.
- « Sinon ? »
- « Toujours aucune trace de Rogue » couina Peter d'une voix de plus en plus faible.
- « Mais où peut-il être ! » hurla à nouveau Voldemort « Tu es sûr qu'il n'a pas été capturé lors de la mission ! Il devait revenir dès le meurtre de Dumbledore commis »
- « Peut être se cache-t-il dans l'espoir de le tuer et qu'il reviendra après… » suggéra Peter.
- « Je l'espère pour lui ! Il n'a aucun intérêt à se présenter devant moi s'il n'a pas une raison valable à son absence ! Je ne tolère pas qu'on me désobéisse ! »
Peter hocha une nouvelle fois la tête et repris la parole.
- « Nos informateurs nous annoncent aussi qu'Igor Karkarroff n'a plus donné signe de vie depuis des semaines. Personne ne sait où il se trouve… »
- « QUOI ? » hurla Voldemort.
Que se passait-il avec ses plus fidèles mangemorts ! Pourquoi disparaissaient-ils tous d'un seul coup.
- « Mais comment est-ce possible ? » cracha-t-il.
- « Personne ne le sait et quelques uns des notre sont partis à sa recherche… »
Mais Voldemort ne l'écoutait plus. Il était dans une rage folle et fulminait de colère. Il entendit seulement la porte se refermer sur Peter qui, effrayé, avait du repartir pour ne pas subir ses foudres. Le Seigneur des Ténèbres poussa alors un cri de rage. La guerre n'était pas finie et il allait la gagner avec, ou sans ses meilleurs éléments !
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- « Tu vas rentrer tard ? »
Sirius arrêta de contempler d'un air absent la tasse de café qui se trouvait devant lui et regarda Océane qui le fixait, à l'autre bout de la table du petit déjeuner, le menton posé sur ses mains jointes.
- « Je ne sais pas » répondit-il « Tout va dépendre du temps que vont prendre nos rendez-vous » répondit le jeune homme.
- « Mais tu penses être là pour le déjeuner ? » demanda la jeune femme
- « Non ! On a prévu de manger sur le pouce sur le Chemin de Traverse avec James, on a des rendez-vous cette après midi… » soupira-t-il.
En effet, cela faisait presque deux mois que Jasire avait été détruite par Bellatrix et ses collègues. Quelques jours plus tôt, le rapport des experts de la brigade des Aurors était arrivé à Poudlard, leur annonçant ce qu'ils savaient déjà. Ils avaient été victimes d'un attentat mangemort et rien n'avait pu être sauvé. Mais maintenant qu'ils avaient ce papier en leur possession, ils pouvaient enfin commencer les démarches auprès des avocats et des assurances pour pouvoir, peut être se faire indemniser, mais en tout cas, remonter leur entreprise dès que ce serait possible.
- « Remus ne vient pas avec vous ? » demanda Océane.
- « Non, Dumbledore lui a demandé de faire une mission d'observation autour de Poudlard. Il n'aime pas l'idée que le château soit au main de l'autre folle et même s'il n'y a plus d'élèves pendant les vacances, il craint tout de même une attaque ». répondit Sirius.
- « Je vois » souffla la jeune femme « De toute façon, pour toute cette paperasse que vous allez faire, vous n'avez pas vraiment besoin de lui… »
- « Non en effet » répondit le
jeune homme en portant sa tasse à ses lèvres.
C'est
alors que des appels se firent entendre.
- « Maman ! Papa ! »
Lalyh les appelait depuis l'étage. Océane s'apprêtait à se lever, mais Sirius la devança.
- « Laisse, j'y vais ! Je ne la verrais pas beaucoup aujourd'hui » lança-t-il en passant près d'elle.
- « Comme tu veux » répondit Océane tandis qu'il quittait la cuisine
- « Maman ! Papa ! »
- « J'arrive ! » lança Sirius en s'approchant des escaliers.
Les cris cessèrent aussitôt. Le jeune homme monta les marches deux par deux pour arriver à l'étage. Avant de se rendre dans la chambre de Lalyh, il fit un détour par celle de sa petite sœur, pour vérifier que le bébé dormait encore. Mais les cris n'avaient pas perturbé le sommeil de Maelys qui dormait, la bouche légèrement entrouverte. Sirius se mit à sourire et caressa son petit poing serré du bout des doigts avant de la laisser dormir en paix et de rejoindre la chambre de Lalyh.
La petite fille était assise en tailleur sur son lit, l'oreille de la peluche lapin fermement tenue dans on petit poing dont le pouce était enfoncé dans sa bouche. Elle était torse nu et avait les yeux gonflé de sommeil. Sirius s'approcha doucement du lit et la petite fille se poussa un peu pour lui faire de la place. Comprenant les intentions de la fillette, la jeune homme s'allongea à ses côtés et Lalyh en fit de même. Sirius glissa son bras sur son petit ventre chaud et rond et posa un baiser sur son front.
- « Alors princesse ? » murmura-t-il en caressant de son autre main les cheveux en désordre de sa fille « Tu as fait un gros dodo ? »
Lalyh lui fit oui de la tête.
- « Et tu as fait de beaux rêves ? » demanda Sirius.
Cette fois la petite fille haussa les épaules et le jeune homme lui fit un clin d'œil. Il l'embrassa une nouvelle fois et se redressa.
- « Maman nous attend en bas. On y va ? »
Lalyh se redressa alors à son tour et lui tendit les bras pour qu'il la prenne à son cou. Sirius ne se fit pas prier. Il prit sa fille contre lui et sentit qu'elle posait sa tête sur son épaule tout doucement. Un bras qui soutenait ses fesses et un autre qui lui maintenait le dos, Sirius se leva doucement. Lalyh était comme lui. Elle avait beaucoup de mal à se réveiller le matin et elle était alors toute calme et très douce. Cela changeait de son caractère intrépide du reste de la journée. Le matin, Sirius avait l'impression que sa fille vivait dans un nuage cotonneux et il ne fallait pas la brusquer. Il ne s'en plaignait pas, il aimait énormément tous les moments de tendresse qu'il partageait avec elle. Il descendit les escaliers prudemment et se rendit dans la cuisine au moment où Océane posait devant la chaise haute de leur fille un grand bol de céréales.
- « Bonjour chérie » souffla Océane en s'approchant d'eux.
Elle embrassa leur fille et caressa ses cheveux tout doucement. Sirius alla alors l'asseoir dans sa chaise haute et lui enleva le lapin peluche des mains.
- « Ton lapin-qui-pue n'a pas besoin de manger lui ! » décréta-t-il en le posant sur la table, appuyé contre la brique de lait.
- « Tu veux une tartine ? » demanda alors Océane à sa fille qui lui fit oui de la tête.
Sirius les regarda alors toutes les deux en souriant. Dans les moments comme celui-ci, tous bêtes, il n'en revenait pas de la chance qu'il avait. Petit, il n'avait jamais partagé un repas avec ses parents et il ne se souvenait pas qu'on l'ait jamais réveillé en l'embrassant et en se montrant câlin avec lui. Pourtant pour lui, il n'y avait rien de plus important que de montrer à Océane et à ses filles à quel point il pouvait les aimer et combien elles étaient précieuses à ses yeux. Sa vraie fortune c'était elles… Il croisa alors le regard d'Océane, il lui adressa un clin d'œil et la jeune femme lui sourit.
- « Tiens chérie… » souffla-t-elle en tendant à Lalyh une tartine de confiture.
La fillette la saisit à pleine main, et la porta à sa bouche. Bientôt son visage fut aussi couvert de confiture que la tartine. Sirius s'en amusa et Océane soupira.
- « Tu ne devrais pas y aller toi ? » demanda alors la jeune femme.
- « Tu es si pressée de me voir partir ? »
- « Non, je ne voudrais pas que tu sois en retard, c'est tout ! » lui répondit Océane en souriant.
- « Tu as raison, je dois y aller. »
Sirius se leva et alla poser un baiser sur la tête de sa fille avant de s'approcher de sa femme. Il allait l'embrasser quand elle recula.
- « Je vais quand même t'accompagner jusqu'à la porte ! » souffla-t-elle.
Sirius se mit à sourire et lui fit signe qu'il la laissait passer devant. Laissant un moment Lalyh seule dans la cuisine, ils se rendirent tous les deux dans l'entrée. Là, il enlaça sa femme qui se blottit contre lui.
- « Essaye de ne pas rentrer trop tard ce soir. » murmura-t-elle « J'ai envie de passer un peu de temps avec toi… »
- « C'est promis, je rentrerais tôt… Moi aussi j'ai envie d'être avec toi ».
Ils s'embrassèrent alors, puis le jeune homme ouvrit la porte, réclama un nouveau baiser qu'il obtint sans beaucoup insisté et sortit de chez lui en refermant la porte. Il traversa son jardin et se rendit sur le chemin. Là, il s'appuya sur le petit mur qui encerclait sa maison et attendit que James veuille bien pointer le bout de son nez. Il n'eut pas à attendre très longtemps. James le rejoignit quelques minutes plus tard en souriant. Les deux amis se saluèrent et firent quelques pas avant de transplaner pour le Chemin de Traverse. Aucun d'entre eux ne parlaient, ils s'étaient déjà mis d'accord sur ce qu'ils allaient faire en tout premier lieu. Ils parcoururent donc un morceau de l'Allée sorcière avant de tourner dans une jolie rue de chaque côté de laquelle, de petits pavillons se dressaient. Ils marchèrent jusqu'au numéro 78 et frappèrent à la porte. Au bout de quelques secondes, la porte s'ouvrit et les deux amis se trouvèrent face à Lucrécia qui sembla très surprise de les voir.
- « James ? Sirius ? Bonjour ! » leur lança-t-elle
- « Bonjour Lucrécia » commença James « Nous sommes venus voir comment tu allais »
- « Je vais bien, merci. Mais je vous en prie, entrez… »
Elle s'effaça pour les laisser entrer et referma la porte derrière eux. La maisonnette était simple mais accueillante, on s'y sentait tout de suite à l'aise.
- « Suivez moi » leur demanda-t-elle en souriant.
Ils l'accompagnèrent dans un petit salon dans lequel un jeune homme terminait une tasse de café.
- « Je vous présente Allan, mon fiancé… » leur annonça-t-elle fièrement « Allan, je te présente deux de mes patrons ! Remus n'est pas venu ? »
- « Non, il avait du travail ailleurs » répondit Sirius en saluant le jeune homme d'un signe de tête.
Ce dernier avait l'air tout d'un coup très sérieux et les dévisageait d'un air grave. Peut-être que Lucrécia ne les avait pas décrit ainsi et qu'il était surpris de découvrir la vérité.
- « Je vous en prie, installez vous » invita Lucrécia en s'installant près de son fiancé. « Ça me fait plaisir de vous voir »
- « Nous aussi. Ça nous rassures de te voir en si bonne forme. Tu étais vraiment choquée après l'attaque… » lança James.
- « Oh oui ! Je l'ai ramassé à la petite cuillère ! Elle fait encore des cauchemars parfois… »
- « Allan ! » le coupa Lucrécia avant de se tourner vers les garçons « C'est vrai que j'ai eu du mal à m'en remettre, mais je vais mieux maintenant. En tout cas, j'ai bien cru que j'allais mourir ce jour là. Je ne remercierais jamais assez Remus de m'avoir sauvé. Et vous aussi bien sûr ! »
- « C'était naturel ! Nous n'allions tout de même pas t'abandonner ! » répondit Sirius d'un air grave.
- « Quoiqu'il en soit, je suis passée devant l'immeuble il y a quelques jours… Il ne reste plus rien pas vrai ? »
- « Absolument rien » soupira James « C'est d'ailleurs pour ça que nous sommes en ville aujourd'hui. Nous avons rendez vous avec un avocat et notre assureur pour voir comment nous pouvons relever Jasire »
- « Nous allons la remettre sur pied, mais cela nous demandera beaucoup de temps et on ne peut pas te donner d'échéance » continua Sirius « Alors nous sommes venus te dire que si tu trouvais une place ailleurs, nous ne t'en voudrons pas et si jamais lorsque Jasire sera à nouveau opérationnelle, tu as encore envie de travailler avec nous, nous serons ravis de t'accueillir »
- « C'est vrai ? Oh, merci les garçons ! Vous êtes adorables ! J'ai adoré travailler avec vous et je vais attendre avec impatience que Jasire re-fonctionne ! Je vous promets qu'à la seconde où il y aura du travail pour moi dans votre entreprise, je démissionnerais de là où je serais et je vous rejoindrais ! »
James et Sirius se mirent à sourire.
- « Quel enthousiasme ! » lança James d'un air amusé.
- « C'est un vrai plaisir de travailler pour vous ! Vous êtes les meilleurs patrons que j'ai jamais eu ! » leur assura la jeune femme
- « Nous aussi on a aimé travailler avec toi ! » lança Sirius « Tu fais partie des éléments incontournables pour la bonne marche de Jasire ! Tu es notre mémoire à tous ! Comment on aurait fait sans toi ? »
La jeune femme se mit à rire doucement.
- « Au fait » souffla James « Merci beaucoup pour ta petite carte pour l'anniversaire de Harry ! Ça nous a fait très plaisir ! »
- « Et pour celui de Lalyh et aussi pour la naissance de Maelys ! » renchérit Sirius.
- « Mais c'est normal ! Vos enfants sont si mignons ! J'espère que je pourrais voir Maelys bientôt… » répondit Lucrécia, visiblement gênée par tous ces remerciements.
- « Bien sûr ! Dès que ce sera possible » répondit Sirius.
Tous les quatre discutèrent encore quelques minutes devant une tasse de café avant que les garçons ne prennent congé. Lucrécia les remercia chaleureusement de leur visite et les deux garçons lui assurèrent qu'ils avaient été ravis de la revoir et surtout qu'elle se soit remise du choc de l'attaque. Une fois dans la rue, les deux amis se regardèrent en souriant.
- « C'est vraiment une gentille fille » souffla James.
- « Oui ! Mais j'ai l'impression que son fiancé n'était pas ravi de nous voir en vrai ! » plaisanta Sirius « Il avait dû nous imaginer hideux ! »
James se mit à rire.
- « Et dire que j'ai essayé de la caser avec Remus pendant un moment… » soupira Sirius.
- « Remus n'a pas besoin de toi pour se trouver une fille ! » répondit évasivement James avec un drôle de sourire qui n'échappa pas au jeune homme.
Il s'arrêta aussitôt de marcher et le fixa d'un air grave.
- « Quoi ? Qu'est-ce que j'ai dit ? » demanda James en s'arrêtant à son tour et en le fixant.
- « Tu sais un truc toi ! » lança Sirius d'un air grave.
James eut alors l'air gêné avant de le fixer à son tour d'un air surpris.
- « Eh ! Mais toi aussi tu sais un truc ! Et ne me dit pas le contraire ! » s'exclama-t-il.
- « Je suis effectivement au courant de quelque chose, mais j'ai promis à Remus de ne rien dire à personne » avoua Sirius.
- « Je lui ai promis exactement la même chose ! » souffla James.
Les deux garçons se regardèrent un moment avec la même impression étonnée avant d'éclater de rire.
- « Alors celle là c'est la meilleure ! » lança Sirius
- « Mais qu'est-ce qui lui est passé par la tête ! » souffla James « Remus a une copine ! »
- « Oui ! Je sais ! » s'exclama Sirius avant de se mettre une nouvelle fois à rire. « Mais je ne comprends pas pourquoi il nous le cache ?! »
- « Et surtout qu'il nous ait fait promettre de ne rien dire alors qu'on était tous les deux au courant ! Ça fait longtemps que tu le sais ? »
- « Quelques jours… Une semaine ou dix jour, je ne sais plus bien… » répondit Sirius.
- « Moi ça fait un peu plus longtemps… Je n'en reviens pas ! »
- « Moi non plus… »
- « Il ne voulait pas que les filles soient au courant… » commença James
- « Parce qu'il n'était pas sur de ses sentiments pour elle ! Il me l'a dit, mais si ça fait plusieurs semaines qu'il est avec elle… C'est bizarre ! »
- « Oui » souffla James.
Il y eut un petit moment de silence au cours duquel les deux amis reprirent leur route.
- « Elle est mignonne en plus » lança Sirius en se tournant vers James.
- « Je trouve aussi ! Et elle a l'air gentille et dynamique ! C'est ce qu'il faut à notre bon vieux Lunard ! » lui répondit-il
- « Oui ! Ça explique pourquoi il ne trouve plus le temps de passer ses soirées avec nous ! Il a des occupations bien plus intéressantes ! » railla Sirius.
- « Britany lui prend tout son temps libre ! » plaisanta James.
Sirius haussa un sourcil et se tourna vers son ami.
- « Elle s'appelle Cassandra… » lui rappela-t-il.
- « Non, elle s'appelle Britany ! » assura James « Il me l'a présenté, l'autre matin chez lui ! »
- « Et moi il m'a présenté Cassandra tandis qu'il l'attendait devant chez elle… »
Encore une fois, les deux amis cessèrent de marcher et se fixèrent.
- « Où est l'embrouille ? » demanda James d'un air grave.
- « Il me semble évident qu'il ne nous a pas présenté la même fille… »
- « Tu crois qu'il aurait rompu et rencontré une autre fille entre ma rencontre et la tienne ? »
- « Possible… » souffla Sirius.
- « Ça expliquerait pourquoi il ne voulait pas qu'on s'en parle ! On vient de rompre notre promesse tous les deux ! » grogna James.
- « Mouais… » marmonna Sirius d'un air grave.
Le jeune homme avait une drôle de sensation, comme une sorte de pressentiment. Quelque chose lui disait que tout n'était pas aussi simple qu'une simple rupture et qu'une nouvelle rencontre. Il ne savait pas pourquoi, mais quelque chose lui disait que leur ami était en train de faire des bêtises de sa vie en ce moment. Il avait déjà remarquer un sensible changement dans le comportement de son ami, et s'il n'y avait jusqu'alors pas vraiment fait attention, tout cela lui semblait bien étrange maintenant. Il décida qu'il allait mettre tout cela au clair dès que possible.
- « Tu crois qu'on doit lui dire qu'on s'est tout dit ? » demanda James après un moment.
- « Je ne sais pas » lança Sirius « Je crois que j'irais lui parler ce soir »
- « Je voudrais bien venir avec toi mais Lily m'a dit qu'elle aurait besoin de moi absolument ce soir pour surveiller les petits » souffla James
- « Ce n'est pas grave » lança Sirius « J'irais seul ! »
- « Tu es sûr que tu ne veux pas remettre ça à plus tard ? » demanda le jeune homme.
Sirius fit non de la tête. Il voulait avoir une discussion avec Remus le plus tôt possible pour savoir si ses soupçons étaient fondés ou pas. L'absence de James faciliterait sans doute les choses.
- « Comme tu veux » lança alors James « Tu me diras comment il a réagit ? »
- « Bien sûr ! »
- « Bon, dans ce cas, essayons de penser à autre chose ! Nous avons une grosse journée devant nous, il faut rester concentré » déclara James.
Sirius hocha la tête et le suivit sur le Chemin de Traverse vers le lieu de leur premier rendez-vous.
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Lorsque Sirius eut refermé la porte d'entrée, Océane se précipita dans la cuisine. Là, par la fenêtre, elle observa son mari attendre James, appuyé sur le petit mur qui bordait leur jardin. Le jeune homme ne tarda pas à sortir de chez lui, les deux amis se saluèrent et marchèrent un peu avant de transplaner. Une fois certaine que les deux garçons étaient bien partis, la jeune femme se tourna vers Lalyh qui terminait son bol de céréales en en faisant tomber un peu partout autour d'elle.
- « Tu as fini chérie ? » demanda-t-elle en voyant sa fille repousser son bol.
- « Oui »
- « Alors on va se dépêcher d'aller s'habiller, et je t'emmène chez Tata Lily. Tu vas pouvoir jouer avec Harry et Syrielle, d'accord ? »
- « Oui ! » s'exclama la fillette en descendant de sa chaise haute grâce à de très nombreuses acrobaties, visiblement entièrement réveillée.
Laissant à Kana le soin de nettoyer la table du petit déjeuner, Océane prit la main poisseuse de confiture de sa fille et l'emmena à l'étage pour faire sa toilette. Lalyh se montra docile et fut rapidement propre et habillée, prête à partir. Océane se rendit alors dans la chambre de Maelys et se pencha au dessus de son berceau. La petite dormait à poing fermé et ne se réveilla pas quand sa mère la pris dans ses bras avant de la placer dans son couffin. Océane en attrapa alors les anses et retrouva Lalyh qui était redescendue dans le salon.
- « Allez, on y va ! » déclara-t-elle en faisant signe à sa fille de se rendre dans l'entrée.
Océane ouvrit la porte, agrippa la main de sa fille aînée, sortit, referma la porte du pied et traversa le chemin qui les séparait de la maison des Potter. Une fois dans le jardin, elle lâcha la main de Lalyh qui se mit à courir pour contourner la maison. Elle avait déjà fait coulisser avec difficulté la baie vitrée du salon quand la jeune femme la rejoint. A cette heure matinale, le salon était vide, mais Lalyh avait déjà prit le chemin de la cuisine en criant.
- « Bajour ! »
Océane se mit à sourire et regagna elle aussi la cuisine. Harry et Syrielle, tous les deux en pyjama, étaient assis l'un en face de l'autre en face de bols pleins de lait au chocolat fumant tandis que Lily donnait son biberon à Jack qui semblait à peine réveillé, à moitié allongé sur ses genoux.
- « Tiens donc ! » lança Lily en les voyant entrer « Vous êtes tombées de vos lits ? »
- « Pas vraiment » souffla Océane « J'ai un service à te demander »
- « Tout ce que tu veux ! » lui assura son amie.
- « Je peux te parler ? » demanda Océane.
Lily fronça les sourcils mais ne dit rien. Elle se leva, Jack solidement calé contre elle et aida Lalyh à prendre place sur la chaise qu'elle venait de quitter.
- « Vous restez bien sage d'accord ! Dobby vous surveille ! » lança-t-elle en quittant la cuisine tandis que l'elfe de maison apparaissait dans un « pop » sonore.
Océane suivit son ami jusque dans le salon, posa le couffin de Maelys près de la cheminée, éteinte à cette saison, et alla s'asseoir en face de Lily qui avait l'air très sérieuse. La jeune femme se lança.
- « J'ai besoin que tu me gardes les petites ce matin » annonça-t-elle.
- « Il n'y as pas de problème » répondit la jeune femme « Longtemps ? » demanda-t-elle tout de même en jetant un coup d'œil dans la direction du couffin.
- « Je ne sais pas » lui répondit Océane « Mais ne t'en fais pas, j'ai tiré mon lait et je t'en ai mis quatre biberons dans le sac à langer de Maelys. Tu n'auras pas de soucis de ce côté-là »
- « D'accord » répondit Lily « Et qu'est-ce qu'il y a d'autre ? »
Océane se mit à sourire doucement. Son amie savait toujours quand il se tramait quelque chose…
- « J'ai besoin que tu me prêtes la cape d'invisibilité de James » souffla alors Océane
- « Quoi ?! » s'exclama Lily en sursautant un peu et en la fixant avec de grands yeux ronds.
- « Je sais que tu sais où James la range et j'en ai vraiment besoin aujourd'hui Lily ! S'il te plait…. »
- « Mais Océane… Tu sais que James y tient plus que tout, c'était un cadeau de son père, il se la transmettent de génération en génération ! Je ne peux pas prendre cette décision. Pourquoi ne l'as-tu pas demander tout simplement à James ? »
- « Parce que si je la lui demande, il en parlera à Sirius et je ne veux pas qu'il soit au courant… » avoua Océane.
- « Au courant de quoi ? Océane, qu'est-ce que tu veux faire de cette cape ? » demanda Lily.
La jeune femme se mordit la lèvre. Elle ne voulait pas cacher quelque chose à son amie, mais elle ne voulait pas lui dire non plus ce qu'elle projetait de faire.
- « Je ne peux rien te dire, parce que sinon tu essaierais de m'en dissuader » finit-elle par répondre après un moment.
- « Océane, tu me fais peur. Que comptes-tu faire qu'il faille que tu caches à Sirius ? » insista Lily.
- « Rien de dangereux ni de stupide, je te le jure ! Et il n'est pas question d'un autre homme non plus ! » lança-t-elle « C'est juste quelque chose qu'il faut que je fasse seule… Je t'en pris Lily ! Je sais que tu pourrais me prêter cette cape ! Je serais de retour avant James, il ne saura pas que je l'ai prise ! »
- « Tu me demandes de lui mentir ? »
- « Non, je te demandes juste de ne pas lui en parler… » souffla Océane.
Lily soupira.
- « Je te promets que c'est important ! Je ne te le demanderais pas sinon ! Je t'en prie Lily, j'ai besoin de ton aide et je te promets que tu seras la première au courant dès que je pourrais en parler, mais pour le moment je ne peux rien te dire… »
- « Parce que sinon je t'en empêcherais ? » demanda Lily.
- « Il y a des chances oui… »
- « Mais ce n'est pas dangereux ? »
- « Absolument pas ! Je ne prendrais pas le risque qu'il m'arrive du mal alors que mes filles ont besoin de moi… »
- « Et Sirius serait contre ? »
Océane baissa les yeux.
- « Je ne sais pas du tout ce qu'en penserais Sirius… » avoua la jeune femme « S'il te plait Lily, c'est important pour moi »
La jeune femme fixa alors son amie d'un air grave. Lily aussi la scrutait du regard. La jeune femme savait que son amie se ferait du soucis, mais tant qu'elle n'avait aucune piste, elle ne voulait pas lui dire ce qu'elle allait faire.
- « Ça a un rapport avec Tu-Sais-Qui, les Horcruxes, ou la guerre ? » demanda Lily
- « Non aucun ! » assura Océane.
- « Dans ce cas… » souffla Lily en se levant.
Océane sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine. Elle regarda son amie poser Jack sur le canapé et quitter le salon pour se rendre dans le bureau de James. Elle en revint quelques minutes après avec dans les bras la cape d'invisibilité, mais on voyait sur son visage qu'elle n'était pas encore sure de ce qu'elle allait faire.
- « Je te jure que j'en
prendrais grand soin » promis Océane « Et que je
serais de retour avant midi ! »
Lily la fixa et lui donna la
cape.
- « Si tu n'es pas de retour pour le déjeuner, je préviendrais Sirius aussitôt » lui souffla-t-elle.
- « Ce ne seras pas la peine, je serais là ! » lui assura la jeune femme.
- « Dis moi juste où tu comptes aller… »
- « Je resterais dans le Londres sorcier » souffla Océane.
Vaincue, Lily lui tendit le morceau d'étoffe et Océane alla prendre son amie dans ses bras.
- « Merci ! Merci beaucoup ! »
- « Je ne me sens pas fière de moi » souffla la jeune femme.
- « Ne t'inquiètes pas pour moi ! » lui répondit Océane.
Lily
haussa les sourcils d'un air sceptique mais ne fit aucun
commentaire. Océane alla alors embrasser Lalyh et lui expliqua
qu'elle la laissait chez sa tante pour la matinée, alla une
nouvelle fois remercier Lily en posant un baiser sur chacune de ses
joues et quitta la maison des Potter, la cape de James fermement
serrée contre elle.
Dès que ce fut possible, la
jeune femme transplana et atterri aussitôt devant le siège
de la Gazette du Sorcier. La jeune femme vérifia un moment que
personne ne faisait attention à elle puis se couvrit de la
cape. Invisible, elle traversa la rue qui la séparait de
l'entrée du bâtiment et entra dans le hall sans que
personne ne la remarque.
Océane du faire preuve d'une
grande vigilance pour ne pas se faire repérer. Beaucoup de
personnes passaient dans ce hall et la jeune femme devait faire
preuve de beaucoup de souplesse pour ne bousculer personne et
n'écraser aucun pied. Elle parvint pourtant sans encombre
jusqu'au petit couloir qui menait jusqu'au bureau de Rita
Skeeter. L'endroit était désert et Océane
glissa une de ses mains hors de la cape pour actionner la poignée
de la porte du bureau de la journaliste. Doucement, elle l'ouvrit
et passa sa tête dans l'ouverture. Le bureau était
vide. Océane se dépêcha donc d'entrer et
referma la porte avec soin.
Elle prit une grande inspiration. Ça y était ! Elle était parvenue jusqu'ici sans encombre, la partie la plus délicate de son plan était résolue. Maintenant, elle allait attendre patiemment le retour de la journaliste et une fois qu'elle serait dans la pièce, Océane s'enfermerait avec elle, ôterait la cape et aurait enfin de vive voix la discussion qu'elle voulait avoir avec elle depuis si longtemps.
La jeune femme n'avait pas pardonné à la journaliste le mauvais coup qu'elle lui avait joué et Océane comptait bien mettre les choses aux clairs avec elle. Désormais, elle n'était plus enceinte et rien de l'empêcherait de laisser éclater sa colère contre cette briseuse de ménage qui avait faillit détruire son couple. Océane savait déjà que rien de ce que pourrait dire la journaliste ne pourrait atténuer sa rancœur contre elle. Bien que se ne soit pas du tout dans son caractère, Océane rêvait de vengeance et la mise au point qu'elle avait envisagé avec elle était une punition bien douce en comparaison de la souffrance que ses articles avaient causé, non seulement à elle, mais aussi à Sirius et à leurs filles. Elle ne le lui pardonnerait jamais.
Postée dans un des coins du bureau, entre une étagère pleine de revues et la fenêtre, Océane attendit debout, sans bouger et en silence pendant près d'une heure quand des bruits de pas dans le couloir attirèrent son attention et lui signalèrent le retour de Rita dans son bureau. Mais aux bruits des voix qu'elle entendait, Océane comprit que la journaliste n'était pas seule. Elle se colla un peu plus contre le mur et regarda, le cœur battant à tout rompre la porte s'ouvrir à toute volée.
- « Puisque je vous dit que je n'ai aucune envie d'écrire un article sur ce sujet ! » cria Rita Skeeter à un homme qui se trouvait juste derrière elle.
- « Vous m'aviez promis Rita ! » s'exclama alors l'homme d'une voix mauvaise.
- « Je ne m'en souviens pas ! » répondit la jeune femme en essayant de refermer la porte, mais le pied de l'homme l'en empêcha.
- « Vous m'avez promis un article sur mon magasin de vêtements si je vous révélais des secrets sur Desdémone Stradi ! » tonna l'homme, rouge de colère.
Océane haussa un sourcil. Desdémone Stradi, la plus célèbre des cantatrices sorcières avait donc elle aussi fait les frais des manières journalistiques de Rita Skeeter…
- « Résultat, depuis la parution de votre article j'ai perdu ma principale cliente ! » vociféra l'homme « Je ne vous ai jamais dit que la diva ne rentrait plus dans aucune de ses robes depuis qu'elle fréquente ce fabriquant de nougat ! »
- « Vraiment ? » minauda Rita d'une voix faussement innocente « Et bien tans pis pour vous ! »
Elle essaya une nouvelle fois de refermer la porte, mais le pied de l'homme l'en empêchait toujours.
- « Vous me devez cet article ! Faites revenir des clientes chez moi ! » hurla l'homme.
- « Allez vous en ! »cria Rita.
Océane la vit alors très clairement tirer sa baguette de sa poche et jeter un sort à la jambe de l'homme qui retira son pied en hurlant de douleur. La journaliste referma alors sa porte à double tour et s'appuya sur cette dernière en soupirant.
- « Vous ne vous en tirerez pas comme ça ! » hurla l'homme en tambourinant devant la porte « Je veux que vous répariez le préjudice que vous avez causé à mon établissement ! »
- « Ce n'est pas de ma faute si votre cliente vous a abandonné ! » lui rétorqua Rita.
- « Vous savez très bien que si ! Ouvrez ! Ouvrez ! » s'écria l'homme.
- « Vous pouvez toujours courir ! » lui cracha Rita en s'éloignant un peu de la porte.
- « Je ne partirais pas avant de vous avoir vu ! Je vais rester devant votre bureau ! Il faudra bien que vous sortiez un jour ! »
Rita se mit à rire doucement.
Océane fronça les sourcils. Elle avait fait la même chose quelques semaines plus tôt et pourtant, Rita avait réussit à s'enfuir mystérieusement. Cet épisode avait beaucoup frustré la jeune femme qui était curieuse de savoir comme la journaliste allait s'en sortir cette fois encore. Elle décida donc, de mettre pour quelques minutes sont projet de discussion à un peu plus tard, le temps de voir ce que la jeune femme allait faire.
Elle ne bougea donc pas quand Rita pris place à son bureau comme si de rien n'était et se mit à lire ses notes. Il se passa une très longue demi heure sans que rien ne se passe. Puis la journaliste se leva et s'approcha de la porte de son bureau. Elle jeta un sort permettant de voir à travers elle et Océane vit par-dessus son épaule que l'homme en colère était appuyé contre le mur du couloir, les bras croisés sur sa poitrine et une expression particulièrement belliqueuse dans le regard. Rita soupira.
- « C'est qu'il le fait vraiment ce gros lourdaud ! » grogna-t-elle en levant le sort.
Océane la vit alors s'approcher d'elle et cru un moment qu'elle allait être découverte, mais au lieu de cela, la journaliste ouvrit la fenêtre et passa sa tête à l'extérieur.
- « En plus il y a du vent ! » grogna-t-elle « Je vais avoir un mal de chien à me diriger ! »
Océane ne comprenait rien à ce qu'elle racontait mais ne la quittait pas des yeux. Elle ne pensait tout de même pas à passer par la fenêtre ! Océane y avait jeté un coup d'œil et faire cela se révèlerait être très dangereux. Elle se concentra alors sur Rita qui semblait en proie à une grande réflexion. Finalement après avoir jeter un dernier regard à la porte de son bureau, toujours fermée, la journaliste haussa les épaules et prit une grande inspiration avant… de se transformer en scarabée.
Océane retint de justesse le cri de surprise qui menaçait de jaillir de sa gorge. Elle n'en croyait pas ses yeux et pourtant ! A l'endroit même où se trouvait la jeune femme un instant plus tôt, un énorme scarabée voletait. Il tourna un moment dans les airs avant de se diriger vers la fenêtre ouverte et de s'en aller. Océane le regarda partir et resta un moment interdite. Elle aurait pu imaginer n'importe quoi mais pas ça !
Elle ôta la cape d'invisibilité et la plia dans un état second… Elle avait suffisamment de fois vu James et Sirius se transformer pour comprendre ce qui venait de se passer… Rita Skeeter était une animagus. Le souvenir d'un insecte venant s'emmêler dans ses cheveux à Jasire lors d'une de ses visites à Sirius lui revint à l'esprit et elle étouffa un grognement de rage. Dire que c'était elle qui avait demandé à son mari de ne pas le mettre dehors car il faisait trop froid ! Elle frappa sur l'étagère d'un poing rageur. Tout devenait clair et limpide dans son esprit. Voilà comment elle les avait espionné, voilà comment elle avait eu toutes ses informations sur Sirius et elle. Elle était encore plus en colère contre la journaliste.
C'était insensé ! Devenir animagus demandait beaucoup de travail et peu de sorcier y était arrivé. Or depuis qu'elle était avec Sirius, elle n'arrêtait pas d'en découvrir de nouveaux… C'est alors qu'une idée lui vint à l'esprit. La jeune femme se redressa et un sourire mauvais naquit sur son visage. Il fallait qu'elle sache. Ne réfléchissant pas une seconde de plus, elle se précipita vers la porte du bureau et l'ouvrit en trombe. L'homme qui attendait dans le couloir sursauta en la voyant sortir du bureau et s'apprêtait à parler quand Océane le coupa.
- « Elle s'est enfuie par la fenêtre »
La jeune femme se mit alors à courir et quitta le siège de la Gazette du Sorcier. Elle se sentait pousser des ailes et transplana aussitôt pour le Ministère. Là, elle entra dans le hall, demanda le Service des Archives au sorcier de l'accueil qui la renseigna et la jeune femme s'y rendit d'un bond pas. Elle ne voulait pas qu'on lui pose de question, aussi elle enfila une nouvelle fois la cape d'invisibilité et n'eut ainsi aucun mal à pénétrer dans la Salle des Archives. Elle se promena un moment dans les rayonnages remplis de vieux dossiers poussiéreux avant de trouver ce qui l'intéressait : « Relevé des sorciers animagus depuis 1348 ».
Océane passa sa main sur les vieux parchemins pour en ôter la poussière et parti à la recherche des documents les plus récent. Elle finit par les trouver et les enleva des étagères avec la plus grande précaution. De son doigt, elle suivit la liste des noms des personnes déclarées comme étant des animagus. Il y en avait dix encore en vie. Elle découvrit sans surprise le nom de Minerva McGonagall et ceux, inscrit plus récemment de Peter – dont le nom était encadré en rouge et la mention « recherché par le service des aurors » annotée juste en face- ,de James et de Sirius, mais aucune trace de Rita Skeeter.
- « Je te tiens, Skeeter ! » souffla Océane en souriant et en refermant le dossier avec soin.
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Remus se regarda un nouvelle fois dans le miroir et il était assez satisfait du résultat. Il avait bien fait de s'acheter cette nouvelle chemise. Elle avait coûté cher et il devrait sans doute manger des pâtes nature la dernière semaine du mois, mais cela valait le coup. Il se mit tout de même à soupirer comme à chaque fois qu'il pensait à l'état de son compte en banque qui n'était vraiment pas brillant…
Il n'avait jamais été riche, mais ces derniers temps, avec les différents emplois qu'il avait fait, il avait considérablement renfloué les caisses. Malheureusement le train de vie qu'il menait depuis plusieurs semaines alors qu'il était à nouveau sans emploi contribuait à réduire d'une manière importante le peu d'argent qu'il avait mis de côté, mais il s'en moquait. L'ancien Remus aurait sans doute été bien plus prudent. Il ne serait pas sortit, il aurait économisé pour le cas où cette période de chômage durerait trop longtemps, mais désormais, Remus n'était plus le même. Il en avait assez de la vie qu'il menait avant. Il s'était toujours efforcé d'être irréprochable pour faire oublier aux gens la terrible malédiction qui le frappait, mais rien n'y faisait. Il avait été rejeté, il avait souffert et il n'en pouvait plus. Il avait donc décidé de vivre au jour le jour et de ne plus se faire de soucis. Arriverait ce qui devait arriver, il verrait au moment. C'était la guerre, il ne savait pas de quoi demain serait fait et il ne voulait pas mourir avant d'avoir vécu.
Il secoua la tête pour en chasser toutes ses mauvaises pensées. Il ne voulait plus penser à tout cela, il voulait juste profiter de sa soirée qui s'annonçait très agréable. Il avait donné rendez vous à 19h00 à Lauren. Il l'avait rencontré le matin même à Pré-au-Lard tandis qu'il prenait un café au Trois Balais. Il venait de terminer sa mission pour Dumbledore, une nouvelle équipe de lycanthropes était venu prendre sa relève et il avait eu envie de flâner un peu, il n'avait pas été déçu. Lauren était une très belle jeune femme, ses cheveux bruns coupés court lui donnaient un petit air espiègle et ses yeux d'un bleus presque violet étaient un véritable aimant à regard. Elle avait tout de suite plu à Remus qui n'avait alors eu qu'une seule envie, mettre du désordre dans ses épis trop bien coiffés et faire assombrir un peu plus son regard grâce à ses baisers fougueux. Il l'avait alors accosté, et ils avaient discuté une bonne partie de l'après midi. Remus s'était vite rendu compte à quel point cette jeune femme était sotte. Elle ne comprenait pas ses plaisanteries et n'avait pas beaucoup de conversation et cela malgré le fait qu'elle se vantait de suivre des études à l'Université de Magie de Londres. Remus l'avait écouté raconter ses bêtises sans faire aucun commentaire. Pour ce qu'il avait en tête, cette jeune femme n'avait pas besoin d'avoir inventé la Poudre de Cheminette. C'est pourquoi il l'avait invité le soir même. Après une soirée romantique dans un petit restaurant et une balade au clair de lune, la soirée s'annoncerait sans doute des plus agréables. Il se mit à sourire. Il se tourna vers l'horloge la plus proche et constata qu'il ne lui restait plus que dix minutes à attendre.
Pourtant on frappa à sa porte et cela le fit sursauter. Il fronça les sourcils mais se reprit vite. Elle était un peu en avance, mais il était prêt, alors il alla ouvrir, son sourire le plus séducteur aux lèvres. Il fut très surpris de se retrouver face à Sirius une fois la porte ouverte. Son sourire s'effaça pour faire place à un certain agacement. Il n'avait pas spécialement envie de voir ses amis ce soir là.
- « Salut Remus ! » lança le jeune homme en entrant dans l'appartement « Comment vas-tu ? »
- « Bien » répondit Remus en refermant la porte.
- « Comment s'est passé ta mission ce matin à Poudlard ? » demanda Sirius en prenant place sur une des chaises du studio.
- « Tranquille, comme toujours. Plus personne ne semble s'intéresser à Poudlard maintenant que les élèves n'y sont plus. Je pense que nos patrouilles seront bien plus efficace quand les cours auront repris » répondit Remus.
Il espérait en lui-même que son ami n'allait pas s'attarder trop longtemps…
- « Tu sors ce soir ? » demanda alors Sirius d'un air grave qui n'augura rien de bon au jeune homme.
- « Oui… Je me suis dit que ça pourrais être sympa d'aller boire quelques verres… » mentit Remus.
- « Tu y vas avec Cassandra ? » demanda alors son ami en le fixant de son regard perçant.
Remus avait la désagréable impression de subir un interrogatoire. Il détourna le regard, il ne voulait pas répondre, mais il ne voulait pas lui mentir non plus. Il était un de ses meilleurs amis après tout.
- « Tu veux boire quelque chose ? » proposa-t-il alors.
- « Oui ! Une Bierraubeurre si tu as » répondit le jeune homme sans cesser de le fixer.
Remus se rendit alors dans sa cuisine. Il ne se sentait pas à l'aise. Sirius n'était pas venu lui rendre une simple visite de courtoisie. Il était là pour une raison bien précise, il le sentait, mais n'arrivait pas à voir laquelle. Il ouvrit ses placards et allait se saisir d'une bouteille quand on frappa à la porte. Son cœur manqua un battement, ça devait être Lauren.
- « Laisse ! J'y vais ! » lança alors Sirius et cette fois ci, le cœur de Remus se mit à battre à une course folle.
Il aurait voulu lui crier de ne pas y aller, mais les mots moururent dans sa gorge et le temps qu'il réagisse, son ami saluait déjà la nouvelle venue.
- « Bonsoir mademoiselle ! »
- « Bonsoir » entendit Remus.
La voix de la jeune femme était hésitante.
- « J'ai dû me tromper… Je ne suis pas chez Remus Lupin ? » demanda-t-elle
- « Si, si ! C'est bien ici ! Je suis un de ses amis, Sirius… Enchanté, mademoiselle ? »
- « Lauren »
- « Lauren… » répéta Sirius avec une voix que Remus n'aimait pas. « Et bien Lauren, je vais vous demander d'attendre un moment. Je dois absolument parler à mon ami d'une chose qui ne peut pas attendre »
- « Mais nous devions aller dîner… »
- « Je suis navré mademoiselle, mais ce que j'ai a dire à Remus est très important. »
Remus entendit alors la porte se refermer et il sortit de la cuisine. Il était passablement en colère contre son ami. Cette jeune femme était son invitée ! De quel droit se permettait-il de la laisser sur le palier. Il allait protester mais Sirius le devança.
- « Et bien mon vieux ! Je constate que tu as bon goût, celle là aussi est charmante ! »
Remus ne répondit rien et posa la bouteille de Bierraubeurre sur la table.
- « Mais qu'est devenu Cassandra ? » demanda-t-il.
- « Ça n'allait pas entre nous, on avait aucun point commun, nous avons rompu » mentit Remus d'une traite.
- « Et avec Britany ? » demanda Sirius.
Remus sursauta et le fixa un moment d'un regard noir.
- « James n'a pas pu tenir sa langue ! » cracha-t-il
- « Moi non plus » l'informa le jeune homme « En fait tout est parti d'un quiproquo, nous pensions que nous parlions de la même personne »
Remus grogna un peu. Il savait qu'il était dangereux que ces amis l'aient surpris avec des jeunes femmes, la preuve en était maintenant faite.
- « Bon, si tu arrêtais de me raconter des cracks maintenant ! » demanda Sirius d'une voix ferme. « Tu n'es jamais sortit avec Cassandra, pas plus que tu ne sortais avec Britany et tout comme tu ne sortiras pas avec Lauren, je me trompe ? »
- « Je ne vois pas de quoi tu parles ! » mentit Remus.
- « Ne joue pas à l'autruche avec moi ! » rétorqua Sirius « Je sais très bien ce que tu fais pour la simple et bonne raison que je l'ai fait pendant des années !! »
Remus lui tourna alors le dos, préférant se concentrer sur la fenêtre.
- « Ose seulement me dire que je me trompe ! » le mit au défi Sirius « Ose me dire que se ne sont pas des filles d'un soir avec qui tu prends du bon temps ! »
- « Même si c'était le cas, en quoi ça te regarderait ? » demanda Remus
- « Ne fais pas le con, Remus ! » tonna Sirius.
La jeune homme se retourna alors et fixa son ami.
- « Tu es mal placer pour me faire des reproches Sirius ! Tu es comme moi ! »
- « Étais ! » le corrigea le jeune homme « Et c'est justement parce que je l'ai fais que je suis le mieux placé pour te faire des reproches ! Bon sang Remus ! Ouvre les yeux ! Tu as passé des années à me dire que je faisais une grosse connerie en traitant ces filles comme des marchandises et maintenant tu fais la même chose ! »
- « Et bien peut être que j'avais tort à l'époque ! »
- « Non ! Tu avais entièrement raison et c'est maintenant que tu es en train de faire fausse route ! »
- « Je m'amuse ! Bon sang ! J'ai pas le droit de m'amuser moi aussi ?! » s'indigna le jeune homme.
- « Si, bien sûr que si ! Mais pas comme ça ! » lui rétorqua Sirius « C'est pas toi Remus ! Ce genre de comportement ce n'est pas toi ! »
- « Peut être que j'ai envie que ça le devienne ! »
- « Tu veux vraiment devenir un imbécile qui se croit fort et viril parce qu'il peut avoir toutes les femmes qu'il veux ! Bon sang Remus ! Tu es mieux que ça ! »
- « Peut être pas ! » lui rétorqua Remus.
Sirius le fixa un moment et soupira. Il bascula un peu sa tête en arrière et fixa le plafond un moment avant de plonger une nouvelle fois son regard dans le sien.
- « Bien sûr que si ! Remus, tu n'es pas un salaud ! Tu n'es pas comme j'ai pu l'être ! Tu es gentil, trop pour pouvoir faire intentionnellement du mal à quelqu'un ! »
- « J'en ai peut être marre d'être un gentil garçon ! Quand on voit ce que ça m'a apporté d'être patient et attentionné ! » grogna-t-il.
Il en avait assez qu'on le fasse souffrir, il ne voulait plus qu'on le rejette, il ne voulait plus avoir mal.
- « Ne dis pas ça ! Écoute Remus, moi aussi j'ai cru que la solution à tous mes problèmes s'étaient de vivre comme ça. Je sais à quel point c'est grisant de voir une fille se pâmer d'admiration devant vous. Je sais à quel point on se sent fort et sûr de soi mais c'est des conneries ça Remus ! La vérité c'est qu'en étant comme ça on est faible ! J'avais trop peur de m'investir pour de vrai dans une relation parce que je pensais que je ne méritais pas d'être aimé ! Toi tu ne pardonnes toujours pas à Kathleen de t'avoir jeté et tu ne veux plus souffrir ! C'est normal Remus ! Mais te conduire comme tu le fais ne sert à rien. Tu ne fais que masquer la souffrance un moment… Tu verras que si tu continues elle remontera à la surface à un moment ou un autre et que cette fois ce sera pire. »
Remus baissa les yeux. Le discours de son ami était criant de vérité et transpirait de sincérité. Il se sentit mal à l'aise.
- « Je sais que c'est dur Remus de ne pas être aimé et je sais que tu as envie d'être heureux. Mais ce n'est pas comme ça que tu vas y arriver. Je ne suis heureux que depuis que j'ai Océane parce que je sais que quoi que je fasse, elle m'aime. Je sais que même si je me laisse aller à être faible, elle sera toujours à mes côtés pour me soutenir. Tu la trouveras toi aussi Remus, cette fille qui te fera te sentir bien tout le temps. »
- « Non ! Je ne la trouverais pas parce qu'aucune femme ne voudra s'attacher à un monstre tel que moi ! »
- « Enlève toi tout de suite cette idée de la tête ! Tu n'es un loup-garou que les nuits de Pleines Lunes ! Je sais qu'il existe une femme qui supportera ça ! »
Remus fit non de la tête. Cela faisait longtemps qu'il n'y croyait plus.
- « Tu es un gentil garçon, Remus et tu es séduisant ! Combien de femmes rêveraient de rencontrer un homme comme toi ? Ça doit se compter par centaine ! Ne mis dit pas que dans le lot, il n'y en a aucune qui t'aimera malgré ton petit problème de fourrure ! »
- « Tu ne sais pas de quoi tu parles ! Qui voudrait d'un homme qui devient une bête sanguinaire ? Qui resterait avec quelqu'un qui peut vous tuer très facilement… Il ne suffit que d'une petite inattention pour qu'une catastrophe arrive ! Tu vois Sirius, ma rupture avec Kat m'aura au moins fait comprendre ça… Je suis égoïste de vouloir tomber amoureux ! »
- « Arrêtes de dire des conneries plus grosses que toi ! » soupira Sirius
Les deux amis se regardèrent un moment en silence avant que le jeune homme ne reprenne la parole.
- « Je n'ai pas le pouvoir de te faire changer d'opinion, Remus. La seule chose que je peux faire, c'est te prévenir. Courir les filles, on y prend très vite goût, plus vite qu'on ne le pense d'ailleurs. »
Remus hocha la tête, il l'avait déjà remarqué.
- « Et crois moi, c'est très difficile d'en sortir ! Tu vaux mieux que ça et tu le sais très bien… Je ne suis pas en train de te dire que tu ne dois pas rencontrer des filles, mais honnêtement… Cette Lauren qui attend devant ta porte, tu te vois faire ton avenir avec elle ? »
Remus soupira. Évidemment que non, il ne voyait pas plus loin que le lendemain matin avec elle…
- « Tu mérites une fille bien et je suis convaincue qu'elle existe » continua Sirius « J'ai trouvé la mienne, tu trouveras la tienne »
Remus baissa les yeux et entendit son ami se lever.
- « Voilà ce que j'étais venu te dire. Je n'en ai parlé à personne d'autre, c'est toi qui vois. Soit tu continues comme maintenant et tu prends le risque de passer un jour à côté de la perle rare, soit tu arrêtes et tu essayes d'être enfin vraiment heureux. Personne ne peux faire ce choix pour toi, mais quoi que tu décides, tu seras toujours mon ami et je serais toujours là si tu as besoin de moi » lança Sirius.
Remus ne releva pas la tête, se contentant de fixer le sol. Les paroles de son ami l'avaient touché, il avait compris certaines choses ce soir.
- « J'y vais. Au revoir Remus »
- « Au revoir » souffla le jeune homme sans lui adresser le moindre regard.
Il entendit les pas de son ami s'éloigner et la porte d'entrée s'ouvrir. D'autres pas se firent entendre suivit d'une voix douce et féminine.
- « Remus ? Tout va bien ? »
Le jeune homme releva la tête vers Lauren qui avait l'air soucieuse et lui adressa un maigre sourire. Sirius avait raison, la vie qu'il menait ne lui ressemblait pas. Il n'était plus un gamin, il était adulte et même si ce n'était pas facile tous les jours, il ne pouvait pas fuir cela. Il venait de comprendre qu'il n'avait pas le droit de jouer avec ces filles et qu'il ne pouvait pas continuer ainsi, même si cela signifiait pour lui qu'il passerait le reste de sa vie, seul…
- « Oui » souffla-t-il à la jeune femme qui attendait une réponse « Mais je suis désolé, il va falloir annuler notre soirée »
- « Oh ! Mais pourquoi ? » s'étonna la jeune femme.
- « Ce n'est pas une bonne idée » répondit Remus.
- « On se reverra un autre jour ? »
- « Non plus… Lauren, je ne suis pas celui qu'il te faut et ça ne collerait pas entre nous alors je préfère arrêter maintenant plutôt que faire une bêtise »
La jeune femme le fixa d'un air pincé, serra son sac contre elle et quitta l'appartement à grands pas en faisant claquer la porte d'entrée. Remus soupira. Il avait fait le bon choix, il le savait, Sirius avait eu raison de venir lui parler. Mais il se sentait si seul désormais… Il se leva et ôta sa chemise neuve et hors de prix. L'ancien Remus était de retour.
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Note:
Bien évidemment, j'ai modifié un peu la chanson de
Renaud : "Docteur Renaud, Mister Renard", dont les vraies paroles
sont :
«
Comme y a eu Gainsbourg et Gainsbarre
Y a le Renaud et le
Renard(…)
Un côté blanc, un côté
noir
Personne n'est tout moche ou tout beau
Moitié
ange et moitié salaud
Et c'est ce que nous allons
voir
Docteur Renaud, MisterRenard
(…)
Renaud mérite
les bravos car en amour et c'est sa gloire
Il est tendre comme
un agneau pour une seule et même histoire
Renard se frotte à
toutes les peaux n'a que des aventures d'un soir
Avec des
canons, des cageots, Renard serait-il un brin vicelard ? »
